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interviewLa France insoumise· 16 juin 2026 6 min

La casse de l'industrie doit cesser !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci d'abord, merci de nous donner la parole et évidemment je voudrais apporter euh le soutien de la France assoumise, notre soutien à tous les salariés qui sont mobilisés aujourd'hui, en particulier aux salariés qui sont en grève et qui sont confrontés à des méthodes qui sont des méthodes de voyou de la direction qui vise à les intimider, à les réprimer, à leur faire peur et donc leur dire qu'on salue leur courage et qu'on salue leur détermination et que si la direction utilise ses méthodes aujourd'hui, c'est parce qu'elle a peur et elle a peur du développement du mouvement et elle a peur qu'il y ait de plus en plus de salariés qui rejoignent la grève parce qu'elle sait que c'est ça qui peut l'obliger à reculer. Donc bravo à celles et ceux qui sont mobilisés depuis plusieurs mois et évidemment vous pouvez compter sur notre soutien. Je voudrais aussi bien sûr soutenir l'ensemble des salariés de la filière de manière générale qui ont pris la parole avant nous.

Vous le savez, depuis maintenant des années et des années, on assiste à une destruction qui a une destruction méthodique de l'ensemble de la filière automobile et de manière plus générale malheureusement dans certain nombre de nos filières industrielles et ça ça se fait dans le silence avec la passivité et la complicité des gouvernements successifs qui laisse l'ensemble de ces emplois être détruits et l'ensemble de ces de ces industries être démantelées. et ils le font avec des objectifs de rentabilité qui prim en permanence sur les objectifs sociaux, sur les objectifs humains et sur les objectifs de souveraineté. Enfin, ici, on est en train de parler d'une entreprise qui touche des millions d'euros d'aide publique, qui au moment de la crise sanitaire a touché des plans de filière et des plans de soutien à la filière automobile, de l'aide au chômage partiel avec des entreprises dans lequelles vous avez parmi les actionnaires la banque publique d'investissement, des instructions publiques, des instruments publics et vous avez aucun moment un gouvernement qui est capable de taper du point sur la table et qui est capable de dire ça c'est pas possible, vous allez pas supprimer ces emplois et vous allez pas détruire ses bassins de vie et ben c'est insupportable.

Et donc oui, bien sûr que c'est la mobilisation des travailleuses et des travailleurs qui permettra de changer les choses et que vous avez notre appui et notre soutien sur ce sujet. Et de ce point de vue-là, il y a des appels à la solidarité qui ont été lancés. solidarité financière, vous pouvez compter sur nous pour faire tourner les caisses, les collectes parce que évidemment il faut que la solidarité, elle soit totale.

Et demain, je vous annonce queà l'Assemblée nationale, par la voix de notre camarade député Beréranger Serpellera le gouvernement sur la situation de Stellantis et pour demander que l'ensemble des emplois soit préservés ici à Cellantis et de manière plus générale dans l'ensemble de la filière automobile. Et ensuite, vous l'avez dit à plusieurs d'entre vous, il faut marcher sur les deux jambes. C'est l'expression qui a été utilisée et d'abord c'est le soutien évidemment à la mobilisation qui compte mais puisque il y a un certain nombre de propositions politiques qui ont été posé sur la table et ben je crois qu'il faut faire preuve de clarté.

Alors vous avez dit il faut la responsabilité sociale des donneurs d'ordre sur les sous-traitants. Oui, il la faut. Et nous appuyons et nous soutenons la proposition de loi qui a été travaillée notamment par les syndicalistes de GMES pour la responsabilité sociale des travailleurs.

Vous avez dit il faut conditionner les aides publiques versées par l'État aux entreprises. Oui, il faut conditionner les aides publiques versées par l'État aux entreprises. Et donc ce que l'engagement comprend, c'est de soutenir évidemment le fait qu'il ne peut plus y avoir une entreprise qui continue à toucher de l'argent public quand elle détruit des emplois ou quand elle détruit des filières industrielles.

Vous avez dit il faut un moratoire sur les suppressions d'emploi. Nous on dit il faut l'interdiction des licenciements boursiers parce que c'est pas normal qu'une entreprise qui verse des dividendes elle puisse supprimer des emplois. Et puis vous avez dit il faut porter un projet de réindustrialisation de développement d'une filière automobile française.

Et il y a un projet qui a été travaillé par les syndicalistes, par les travailleurs, par les travailleuses. Et donc évidemment qu'il faut soutenir ce projet notamment le développement d'une petite voiture électrique. Écoutezmoi, j'entends à longueur de plateau et à longueur d'antenne des dirigeants politiques qui viennent vous dire il faut des politiques d'électrification, il faut du leasing social pour faire en sorte que les gens qui ont pas beaucoup d'argent, ils puissent avoir accès à une voiture électrique.

Mais ça va être quoi le leasing social des voitures électriques si on n'est pas capable de produire des voitures électriques en France qui sont des petites voitures accessibles aux catégories populaires, ça sera du vent et l'électrification, ça sera du vent. Donc voilà ce qu'il faut faire ensemble. Soutien à votre lutte.

Absolu soutien soutien total. Vous pouvez compter sur notre appui, sur notre détermination. Bravo à vous et bon courage pour la suite de ce combat. [applaudissements][acclamation] Juste, [acclamation] je veux finir avec un mot. [rires] Un mot parce que Asis, tu le sais, on a mené la bataille pour ma France.

C'était l'année dernière. Ça était extrêmement dur, un plan de licenciement massif. Et je sais pas s'il y a des des camarades aujourd'hui de MA France, mais ce que je veux dire, c'est un immense bravo à tous les salariés en lutte de la filière automobile.

Évidemment, à tous ceux qui ont déjà fermé et à ceux qui luttent aujourd'hui. Je pense à Valéo, je pense à Forvia, je pense à Rena, à Stellantis, à Valor et à tant d'autres. Je vais vous dire juste une chose.

Vous savez qu'hier on a publié on a on a j'ai publié un rapport. On a fait une commission d'enquête parlementaire de 6 mois sur les fonds prédateurs. Stellant, c'est le cas.

C'est Amundi, c'est Vanguard, c'est Black Rock. Voilà qui a pris la main, qui est à à capturer l'entreprise talentiste. Ils ne veulent qu'une chose, ça vous l'avez dit, c'est le fric.

Oui, sachez qu'à Valor, quand même à Valor Bordeaux, Mutarè a même mis la main sur la caisse de prèretite des salariés. Voilà jusqu'où ça va. Alors, je vous le dis, nous n'arriverons à rien sans désarmer cette finance prédatrice.

Nous n'arriverons à rien si nous n'avons pas enfin une banque publique avec un fond public pour aider, pour aller dans le capital des entreprises dont nous avons besoin. Comptez sur nous. Nous allons nous battre pour la production et contre la finance. [acclamation] Amen.