Menace de dissolution : Roland Lescure appelle les groupes politiques à "éviter un blocage"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Roland l'escur. Nombreux sujets à à aborder avec vous. On va parler notamment de de du président qui retrouve son pouvoir de dissoudre aujourd'hui qui évoque déjà son potentiel retour pour quand ?
Pour 2032 par exemple. Mais les députés le député les républicains Olivier Marlex est mort hier. Je voulais que nous commencions par cela.
Il a mis fin à ses jours. On a eu la confirmation hier soir. Il avait présidé le groupe LR.
C'était un spécialiste de l'industrie. Sujet que vous connaissez bien. Vous l'avez côtoyé sur les bandes de l'assemblée en commission.
C'est ça. Oui. Écoutez, moi j'étais à l'assemblée hier en en hémicycle quand la nouvelle de sa disparition a commencé à circuler comme une onde choc avant même que ce soit rendu public.
C'est évidemment une tristesse profonde qui m'habite aujourd'hui. J'ai j'ai eu l'occasion de débattre avec Olivier Marlex notamment sur les sujets industriels énergétiques. On était pas souvent d'accord, c'est le moment des débats vigoureux mais toujours avec un verbe précis extrêmement aiguisé, un humour assez aiguisé également, souvent un peu pince sans rire, qui était difficile du coup à combattre ou à débattre.
Ça a été ça a été vraiment des débats intéressants. Il était encore la semaine dernière en commission des lois dont je fais partie aujourd'hui pour présenter une loi qui sera voté cet après-midi. Aujourd'hui, c'est c'est vraiment une tristesse absolue.
Je pense évidemment à ses à ses collègues et ses amis républicains à l'Assemblée ailleurs. Je pense surtout, puisque vous l'avez dit, il a mis fin à ses jours, c'est un drame personnel poignant à ses proches, à sa famille, à ses compagnes, à ses filles. Euh aujourd'hui, c'est vraiment extrêmement triste.
Oui. Dernière question, on a entendu voilà dans les hommages des gens qui évoquaient la brutalité, la dureté de la vie politique, de l'engagement politique. Vous ressentez cela vous aussi ?
Écoutez, c'est la vie qui est dure. Euh franchement, je ferai pas plus de commentaires sur les raisons qui ont pu l'amener à commettre ce geste. La vie c'est dur, la vie politique c'est pas facile non plus, je vous le confirme.
Euh Roland l'escur, le chef de l'État peut de nouveau agiter cette menace d'une dissolution. il a retrouvé ce pouvoir précisément depuis ce matin, 1 an après. Que lui dites-vous aujourd'hui ?
Surtout pas. Bah, on va essayer d'éviter en tout cas. Alors, ça dépend pas que de lui, hein, c'est sa prérogative institutionnelle, mais je suis à peu près convaincu que il n'utilisera pas si s'il n'a pas à le faire.
Donc, faut éviter un blocage. Faut éviter un blocage qui malheureusement est aujourd'hui possible. Moi, je suis extrêmement préoccupé aujourd'hui de la séquence budgétaire qui s'ouvre.
On va devoir prendre des décisions difficiles. Il y a deux manières de prendre des décisions difficiles. Soit on arrive à les prendre ensemble au sein d'une Assemblée nationale qui débat avec des gens qui sont prêts à faire des compromis.
Faire des compromis, ça fait mal. Et donc il faut être prêt à faire des avancées chacun nous les socialistes, pourquoi pas les écologistes, les communistes, les membres de la droite républicaine de manière à ce qu'on puisse voter un budget qui j'espère nous éloignera de de l'écueil parce que je pense qu'aujourd'hui on n'est pas loin du mur. Justement vous dites faut éviter un blocage.
Emmanuel Macron n'a pas exclu d'avoir recours à une dissolution. Il dit, "Je vais pas me priver d'un pouvoir constitutionnel si les oppositions bloquaient euh la la la vie politique, est-ce que c'est pas la situation dans laquelle on est ? Est-ce qu'on n'est pas dans une impasse ?" Et quand vous voyez ces réformes à l'arrêt, ce parlement fragmenté, ce gouvernement affaibli, vous vous dites pas finalement, on aurait peut-être intérêt à dissoudre.
Non, non, je me dis pas ça parce que je reste convaincu qu'il y a une alternative à ça. Ce risque, il existe aujourd'hui effectivement, c'est que au fond, on soit tous plus ou moins dans l'opposition. qu'on attende les bras croisés, que le gouvernement nous fasse des propositions, l'oracle va parler le 15 juillet et puis dans la foulée, on sera tous amenés, qu'on soit dans la majorité ou dans l'opposition à réagir et à critiquer telle ou telle mesure.
Dans tous les pays du monde, si on avait une assemblée comme on a aujourd'hui en France, les gens se mettraient autour de la table, loin des plateaux télé d'ailleurs pour trouver un compromis notamment sur le budget. Vous savez que hier la France a emprunté sur les marchés un taux supérieur à l'Italie. C'est pas arrivé depuis des années.
Ça doit nous interpeller ça. On est aujourd'hui face à un risque que la dette française ne prenne plus ne trouve plus en tout cas preneur à des taux adéquats sur les marchés financiers. Pourquoi ?
Parce qu'aujourd'hui il y a des investisseurs qui nous disent "Mais mettez-vous d'accord ?" Un peu d'ailleurs comme les Français nous l'ont dit, mais précisément pour que tout le monde se mette d'accord, le président de la République a un rôle institutionnel. Qu'est-ce qui change entre hier où il n'avait pas de pouvoir de dissolution et ce matin dans le rapport de force entre l'Élysée, le gouvernement et l'Assemblée pour aller dans le sens de compromis ?
Écoutez, je pense qu'aujourd'hui on n' pas intérêt à une dissolution. Donc, on pourrait je dirais qualifier la dissolution comme une espèce d'arme de dissuasion qui devrait nous amener encore plus à être responsable. Mais ça redonne du poids au président.
On n'est pas des on n'est pas des enfants. Moi je pense qu'aujourd'hui face à une situation internationale totalement bouleversée, face à des conflits mondiaux qui sont en train de monter en puissance partout, face qu'un un risque économique et on y reviendra sans doute un risque écologique qui est de plus en plus pregnant, on va juste attendre une menace de dissolution pour se réveiller. Non, moi j'ai vraiment envie de dire à l'ensemble des groupes politiques aujourd'hui, franchement réveillons-nous, on a autre chose à faire que de débattre de telle ou telle petite mesure qui permettra d'emporter une petite victoire.
On fait face à un défi énorme. Moi, j'ai l'impression aujourd'hui qu'on est un peu comme dans le Titanic, on joue du violon et l'iceberg se rapproche. Vraiment, il est encore temps de l'éviter l'iceberg.
Mais on a besoin que tout le monde soit rendez-vous. Nous les premiers hein, je jette la pierre à personne mais que tous les partis dit républicains fassent preuve de responsabilité, je pense que c'est essentiel. Roland lesc, on va écouter le président de la République qui était au meeting des jeunes avec Macron devenu les jeunes en marche, c'était samedi soir à Paris.
Écoutez, je suis là pour vous dire, j'ai encore besoin de vous et je compte sur vous pour les 2 ans qui viennent chaque jour. Mais j'ai aussi besoin de vous pour dans 2 ans, pour dans 5 ans, pour dans 10 ans parce que vous serez là et parce que comptez sur moi, je serai là avec vous. Ça fait longtemps que vous l'aviez pas entendu comme ça le président.
Non, ça doit vous rappeler des souvenirs. Oui, oui, ça rappelle des souvenirs effectivement. Et qu'est-ce que ça veut dire ?
Je serai là dans 5 ans ? J'aurai besoin de vous dans 5 ans, dans 10 ans ? Oh, écoutez, c'était l'anniversaire des jeunes avec Macron.
Ça faisait 10 ans qu'ils étaient là. Il leur a dit qu'il serait dans son là eux aussi dans dans les 10 ans qui viennent et je pense que ce qu'il dit c'est qu'il va pas se désintéresser de la vie politique et ça ça ne me surprend pas. C'est pas tout à fait ça qui dit Roland Lescur parce que par exemple Emmanuel Macron a été interrogé m sur TF1 par Gill Boulot qui lui a demandé s'il excluait de se représenter en 2032 et Emmanuel Macron a refusé d'exclure cette option.
Il a dit qu'il n'y avait pas encore réfléchi. Il avait aussi qualifié à l'été 2023 de funestes conneries la règle constitutionnelle qui l'empêche de de faire plus que deux mandats successifs. Donc c'est bien qu'il y pense à un retour un potentiel 3e mandat.
Moi je je suis pas dans ses pensées. Je suis pas dans ses pensées mais franchement aujourd'hui qu'on se projette sur 2032 2037 personnellement je trouve ça un peu décalé par rapport aux urgences auxquelles on fait face. Mais ce sont les propos du président qui nous amène à vous poser cette question.
Il y a aujourd'hui beaucoup de gens qui souhaitent présider qui se projettent sur 2027. Euh moi j'ai l'impression qu'aujourd'hui l'essentiel quand même c'est comment on gouverne la France, comment on fait face à cette triple crise à laquelle on fait face. une crise économique possible, une crise financière possible, une crise écologique qui est déjà là et à laquelle je rajoute quand même une crise politique qui est loin d'être résolue.
Donc moi personnellement, vous savez en 2032, j'auraiis 65 ans. Je serai sans doute passé à autre chose. Donc je ne serai peut-être pas avec les james, en tout cas je ne serai plus jeune avec Macron depuis très longtemps en 2032.
Moi, je me concentre sur les 18 mois qui viennent qui sont extrêmement risqués, extrêmement préoccupants et sur lequel on a vraiment besoin que tout le monde prenne ses responsabilités. Vous entends, vous dites c'est décalé, il y a un décalage pour ne pas dire un abîme entre ce bilan contesté du président, ce gouvernement affaibli, un président pas populaire, un pays qui ne fonctionne pas. Et on a on a le sentiment que ce qui galvanise le chef de l'État aussi aujourd'hui, c'est de se dire qu'il pourrait revenir.
Mais vous avez parlé du bilan, moi je suis évidemment beaucoup moins sévère que vous semblez l'être quand vous évoquez les commentaires des uns et des autres qui le qualifient. On n'a pas tout bien fait depuis 7 ans, mais on a un chômage au plus bas. On a un chômage des jeunes au plus bas.
On a plus d'apprentis en France qu'on en a jamais eu. On a réussi à rendre la France attractive. Et moi ma préoccupation, mon inquiétude, c'est que dans les 2 ans qui viennent, on détricote ça.
On a fait des efforts sur l'environnement, peut-être pas assez selon certains qu'on avait jamais fait auparavant. On a baissé les gaz à effet de serre tout en créant de l'emploi notamment dans les industries de la nouvelle la nouvelle économie et et de la technologie. On fait face à une révolution massive qui est celle de l'intelligence artificielle.
Pour moi, c'est ça qui compte les 18 mois qui viennent. Donc vous dites au président arrêtez de parler de ça pour l'instant. Mais il a aussi parlé des 2 ans qui viennent.
Je pense qu'il a insisté et si j'ai bien compris, il s'y implique pas mal ces temps-ci dans les de ans qui viennent et je pense qu'il a raison. Il s' impliqu un peu trop peut-être. Non non, je pense qu'il a raison de suivre ça de près parce que je pense c'est important.
On a des sujets parce que vous on évoquait l'Assemblée nationale qui est qui est fractionnée avec ce nouveau pouvoir de dissolution. Il y a aussi ce gouvernement auquel participent évidemment les macronistes au côté des républicains. Vous disiez que vous aviez avancé sur des sujets écologi écologique.
Mais il y a en ce moment même des sujets qui fracturent le gouvernement. On peut parler de la loi du plomb, euh la réintroduction d'un pesticide très contesté qui pourrait être adopté aujourd'hui. On peut parler aussi des énergies renouvelables.
Bruno Rotaillot qui signe une tribune pour demander l'arrêt des subventions publiques pour les énergies renouvelables. Ce gouvernement il tu il tira à et à diar. Moi ce qui me gêne sur l'exemple que vous venez de donner c'est le mélange des gens.
Bruno Retaillot il est ministre de l'intérieur, il s'occupe de la sécurité des Français. De ce point de vue-là, je pense qu'il a pas mal de travail. Il est aussi président et par ailleurs, il est président des Républicains et il commence à se projeter, j'ai l'impression sur 2027 avec des prises de position que moi je réprouve personnellement mais qui surtout je pense ne sont pas du niveau de ce que doit être la prise de parole d'un ministre de gouvernement qui est censé être solidaire des politiques qu'on met en œuvre y compris d'ailleurs de la mise en œuvre des technologies de l'environnement.
Mais vous voulez je vous dise ce qui me gêne le plus moi c'est que le fameux soir du moratoire qui a été voté à l'Assemblée nationale les premiers appels que j'ai eu. Moratoir sur les énergies renouvelables. On va arrêter de planter des madéoliennes et des panneaux solaires en France.
Les premiers appels que j'ai eu, c'étaient pas des militants écolos, c'était des chefs d'entreprise. Au Havre, il y a une grande entreprise allemande, Siemens Gamesa, qui est en train de construire une usine pour y assembler des peséoliennes et des turbines éoliennes géantes qu'on va installer au large de nos côtes. Si on arrête de les installer en France, ben on arrêtera de les assembler en France et ce sera des centaines d'emplois industriels au Havres qui sont détruits.
J'espère que Bruno Retaillot a ça en tête quand il publie ce genre de tribune en essayant de se projeter sur 2027. il peut rester au gouvernement dans ces conditions. Moi, je je je suis convaincu que j'allais dire présider ou gouverner, il faut choisir.
Si vous voulez présider, et c'est tout à fait à votre honneur de vous projeter vers une élection importante qui va permettre de trancher des débats importants, et ben concentrez-vous sur ça. En attendant, il faut que ceux qui gouvernent se concentrent sur une chose. Les 18 mois qui viennent, on fait face à des défis majeurs.
Je pense qu'il faut séparer les deux. En France, tout le monde veut présider, personne veut gouverner. que ceux qui gouvernent se concentrent là-dessus comme l'a dit le président de la République d'ailleurs dans leur axe parce qu'ils ont tous une verticale qui sont des défis majeurs.
Je pense qu'on peut pas faire le mélange des gens. Moi je pense qu'il faut vraiment séparer ceux qui veulent présider tant mieux pour eux. Travailler le fond et proposez-nous un projet qui mérite d'être élu.
Et en attendant que ceux qui gouvernent se concentrent sur le gouvernement. Il y a une dérive populiste de LR ou pas ? Il y a une dérive populiste mondiale.
Enfin moi je le vois, vous le savez, je suis député des Français d'Amérique du Nord. Elle est mondiale et face à une un tsunami populiste réactionnaire auquel on fait face, vous avez deux solutions. Soit vous prenez la vague et vous surfez, soit vous résistez en proposant une alternative.
Moi, je serai toujours dans le camp de ceux qui proposent une alternative qui évitent de trouver des solutions simples à des problèmes complexes et qui sont prêts aujourd'hui à montrer que l'Europe, elle a une réponse positive face à ses défis économiques, technologiques, écologiques. L'Europe doit avoir sa voix et cette voix làà c'est pas celle du populisme, c'est pas celle de la réaction, c'est celle du progrès et c'est celle du développement économique qui doit réussir à tous. Roland l'Escure, on vous retrouve dans une minute le temps de laisser passer le fil info.
Il est 8h46 Maurine Tunard. Un millier de pompiers mobilisés dans l'UDE pour lutter contre le feu. Il n'est toujours pas fixé.
Le vent se lève sur le patron des pompiers du département. L'incendie qui s'est déclaré hier après-midi a déjà parcouru 2000 hectares de végétation. La circulation est impossible dans les 200 sur une partie de lauf entre Narbon et Sijan.
Dans le sud des États-Unis, dans l'état du Texas, les secours s'activent encore pour tenter de retrouver une vingtaine de personnes portées disparues. Après des inondations, ce weekend, le bilan humain est déjà très lourd, 104 morts dont 28 enfants. La perpétuité incompressible pour Michael Kyolo, l'auteur de l'attaque au couteau contre deux surveillants de la prison de condé sur Sart dans Lord, c'était en 2019.
Il s'agit de la plus lourde peine prévue par le code pénal. Michel Kyolo a revendiqué son acte et son adhésion à l'idéologie djihadiste. La 4e étape du Tour de France va conduire les coureurs d'Amien à Ro 174 km au total.
Après une 3è étape plus que mouvementée avec des chutes nombreuses et spectaculaires, le premier maillot jaune de ce Tour de France, Jasper Philipsen, a dû abandonner. France info le 8 trance info Agath Lambré Jérôme Chapu avec Roland l'escur ex-ministre de l'industrie député renaissance des Français d'Amérique du Nord au moins 100 personnes sont mortes dans des crues soudaines au Texas route effondrée pont arraché vous qui êtes l'élu des Français qui vivent là-bas est-ce que vous savez si certains de nos compatriotes sont concernés est-ce que vous avez des nouvelles alors j'ai échangé avec la consule générale Valérie Baraban au Texas à ce stade, il y a pas de victimes françaises, il y a pas de Français qui sont concernés, y compris par les évacuations. Il y avait eu des grosses inondation à Houston il y a il y a quelques années, c'était en 2018 où à l'époque beaucoup de Français avaient été touchés.
Cette fois-ci, les Français sont épargnés. En revanche, vous l'avez dit, les tax les Texans ne sont pas on a on a on a plus de 100 victimes. On a des dizaines de personnes déplacées au confinés, des jeunes qui sont morts dans une crue historique 8 m de hausse du niveau de la rivière en quelques minutes qui suivait une période de sécheresse extrêmement dure.
Ça a toujours été une région sujette à ce type d'intempérie, mais là on dépasse toutes les limites et ça doit évidemment nous alerter. Et il y a beaucoup de questions autour de cet événement mal prévu selon des témoignages qui disent qu' des habitants qui affirme qu'il n'avait reçu aucune alerte sur cette montée brutale des eau. Alors, il y a la météo nationale qui avait mise en garde mais les messages auraient été mal relayés et la presse américaine met en cause notamment 600 postes qui ont disparu depuis le début de l'année.
Résultat des coupes drastiques de Donald Trump. Une enquête le dira, mais peut-être que cette politique un peu aveugle et brutale du président américain peut-être à l'origine de cela. Oui, enfin comme vous l'avez dit, c'est c'est difficile d'avoir les détails.
Je sais qu'il y a des alertes SMS qui ont été envoyées assez rapidement aux habitants de la région pour leur indiquer que la la crue était sans doute plus sévère qu'attendue. Euh l'alerte n'était pas au niveau de l'intensité euh du désastre qui est intervenu. Est-ce que s'il y avait eu les employés de météo USA qui avaient quitté leur poste, quelle semaine auparavant le résultat aurait été différent ?
C'est difficile à dire. Mais ce qui est clair en tout cas, c'est que quand vous regardez toutes les données, le nombre de catastrophes naturelles, d'ampleurs exceptionnelles dans le monde est en train d'exploser. Et donc face à ça, je pense qu'il faut plutôt investir dans la science, investir dans les dispositifs d'alerte, utiliser nouvelles technologies pour essayer à la fois d'en limiter les effets et de prévenir les victimes de manière à en limiter le nombre.
Et ça c'est clairement pas le sentier que prennent les États-Unis d'Amérique aujourd'hui par et et l'homme qui a été aux commande pendant 3 mois pour couper dans les dépenses, c'est Elon Musk et je voudrais qu'on qu'on l'évoque avec vous ce matin Roland l'escur parce qu'Elon Musk qui est désormais quelque peu brouillé avec Donald Trump annonce ce weekend la création de sa propre formation politique le parti de l'Amérique. Qu'est-ce que c'est ? C'est une vengeance.
Vous qui connaissez bien le personnage. Écoutez, la seule chose qui est sûre, c'est qu'il ne sera pas président des États-Unis Amérique parce qu'il n'est pas né sur le sol américain. Donc ça, au moins, on peut évacuer cette hypothèse.
Le fantasme du 3è parti aux États-Unis, ça fait des décennies qu'il existe, il revient régulièrement. On a eu des candidats indépendants qui l'ont porté. Lui, c'est ce qu'il dit. qui dit "Je veux créer un troisème parti entre les républicains, les démocrates.
Vous vous dites c'est pas la culture du pays. C'est pas la culture, c'est pas la tradition, c'est pas les institutions avec des primaire qui là-bas fonctionnent et qui ont tendance à ramasser les deux partis démocratiques républicains autour de autour de candidats. Ce qui est vrai, vous l'avez dit, c'est que la lune de miel entre Elon Musk et Donald Trump, gardez-moi un petit s'il vous plaît, elle est terminée.
Franchement qu'on a deux animaux politiques et médiatiques assez particuliers. La nouvelle de la nuit quand même, c'est que l'action Tesla a baissé de près de 10 % quand il a annoncé ça. Ceci a un lien avec cela ?
Mais bien sûr, évidemment. Aujourd'hui, les investisseurs lui disent "Écoutez, les véhicules chinois électriques arrivent par millions, concentrez-vous sur vos affaires et arrêtez de faire de la politique." C'est pour ça qu'on se demande pourquoi il y retourne.
Parce que Tesla avait déjà baissé quand il était au DOGE, le département de l'efficacité gouvernementale. Donc il quitte le gouvernement et il remet ça. C'est en fait, il faut pas chercher la rationalité avec ce type de personn. et je me garderai bien de l'aide, mais je pense qu'on est dans un registre personnel sans doute du domaine psychologique, psychanalytique voire psychiatrique et que et qu'effectivement je ne suis pas sûr que les États-Unis s'en porteront mieux, mais en tout cas aujourd'hui la capacité, on parlait de populisme tout à l'heure, qu'un certain nombre d'hommes d'État ou pas d'État ont à vouloir occuper la scène médiatique jour après jour en racontant à peu près tout et son contraire du jour au lendemain.
Aujourd'hui, ça tue la politique. Je suis pas sûr que ça fasse beaucoup de bien à la société. Dernière question Roland Lescure en visite à Washington.
Benjamin Netaniaou, le premier ministre israélien a annoncé qu'il proposait Donald Trump pour le prix Nobel de la paix en tant que député des Français d'Amérique du Nord. Vous en pensez quoi ? Ben, j'en pense que ça fait 6 mois que je le prévois.
Je suis intimement persuadé que un des objectifs explicites de Donald Trump, c'est d'avoir le prix Nobel de la paix. Il est jaloux que Barack Obama l'ait eu avant lui et voilà pour l'instant on a le chef d'état pakistanais et le chef d'état israélien qui l'ont proposé. Je suis pas sûr que ça suffise à faire un consensus.
La question qui se pose en fait c'est est-ce qu'il aura des résultats ? Moi, vous le savez, je suis très critique sur Donald Trump mais franchement s'il arrive à faire la paix au Moyen-Orient, je serai le premier à reconnaître que c'était bienvenu. Pour l'instant, malheureusement, non, mais on en est pas là aujourd'hui.
Il avait promis de régler la guerre en Ukraine en 24 heures. On en est loin. Et cesser le feu à Gaza, c'est peut-être pour demain, mais c'est pas pour aujourd'hui.
Donc, on en est pas là. Merci beaucoup. Roland l'escure, ancien ministre de l'industrie, député Renaissance des Français d'Amérique du Nord.
Vous étiez ce matin l'invité du 830 France [Musique]
Roland Lescure