Nicolas Dupont-Aignan invité de TV Libertés
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:55OuverteRéponse directe
Vous êtes tête de liste pour la liste de Debout la France, dont vous êtes également le président.
- 11:29OuverteRéponse directe
Comment sortir de cette crise, selon vous ?
- 15:45OuverteRéponse directe
Quelles sont les propositions des gilets jaunes que vous avez souhaité mettre en avant ?
- 19:26OuverteRéponse directe
Vous avez saisi la commission des sondages à cause d'un sondage Elab qui vous donne entre 3,5 et 4%.
- 21:43OuverteRéponse directe
Vous avez fait une alliance avec Marine Le Pen en 2017. Qu'en est-il aujourd'hui ?
- 27:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la présence de Marie-Josie Mermann voilée dans une mosquée vous évoque ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« On voit que le pouvoir, Emmanuel Macron et Christophe Castaner, en fait ont une jouissance maladive à la violence, à la division, au pourrissement. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Ce pouvoir ne se maintient au pouvoir qu'en manipulant l'opinion. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Christophe Castaner est à la fois incompétent et dangereux. »
- 7:47Invité politiqueChiffre
« Il y a eu plus de 1000 actes christianophobes dans notre pays en 2018. »
- 13:10Invité politiquePromesse
« En luttant contre les fausses cartes vitales, j'économise 14 milliards. »
- 13:25Invité politiquePromesse
« Je les rends aux retraités pour rétablir les pensions de retraite dès 2019, aux bas salaires, aux services publics en zone rurale. »
- 20:21Invité politiqueChiffre
« L'IFOP, 3 semaines avant l'élection, 3 semaines pour la région Grand Est, en 2014. On a fini à plus de 4. »
- 28:19Invité politiquePromesse
« Moi, je suis pour l'expulsion des mosquées salafistes. »
- 29:35Invité politiquePromesse
« Je propose l'Europe des nations libres et des coopérations à géométrie variable sur des projets scientifiques. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan74 %
- Présentateur13 %
- ?5 %
- Invité5 %
- Locuteur non identifié3 %
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Bonjour
à tous, bienvenue dans ce nouveau numéro du samedi politique. Dans l'actualité de cette semaine, la mobilisation du 1er mai et les intox du gouvernement, et puis bien sûr, les élections européennes du 26 mai prochain.
Ce
qui a été fait sur l'hôpital est scandaleux. On voit que le pouvoir, Emmanuel Macron et Christophe Castaner, en fait ont une jouissance maladive à la violence, à la division, au pourrissement.
Et
comme il n'y
avait
rien eu ce week-end, il fallait inventer quelque chose. Alors ils ont inventé cet épisode de la salle pétrière. C'est la fake news permanente. Et c'est terrible parce qu'en fait, ce pouvoir ne se maintient au pouvoir qu'en manipulant l'opinion. D'ailleurs, il a gagné l'élection en manipulant l'opinion.
Et
à m'écouter aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour monsieur.
Bonjour madame.
Merci
d'être avec nous. Alors vous êtes tête de liste pour la liste de Debout la France, dont vous êtes également le président. Alors pour commencer, Nicolas Dupont-Aignan, on va revenir sur le traditionnel défilé du 1er mai. Mais cette année,
c
'était également l'anniversaire d'Alexandre Benalla, puisqu'il avait brillé par ses exploits sur la place de la Contrescarpe il y a un an. Cette année, 2019, on se souviendra d'un autre élément de l'actualité. Évidemment, c'est la fameuse attaque de l'hôpital de la Pitié-Salle-Pétrière. Et avant de vous donner la parole, je vous propose de regarder quelques tweets qui font référence à
cet
événement. Ici, à la Pitié-Salle-Pétrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l'ordre. Elles sont la fierté de la République. Intrusion à la Pitié-Salle-Pétrière. La discussion n'était pas possible, raconte la directrice de l'hôpital.
L
'attaque de la Pitié-Salle-Pétrière de APHP hier est inadmissible et scandaleuse. Un niveau de plus a été franchi dans la violence et la bêtise soutient entier au personnel. Prudence. Dans quelques heures, on découvrira que la soi-disant attaque de l'hôpital de la Pitié-Salle-Pétrière est une manipulation du système, comme la guerre avec le pseudo-saccage de l'hôpital des enfants malades.
Ça
a été très court. On ne s'est pas senti en danger plus que ça. Vous avez l'air marqué maintenant
?
Non, je n'ai pas l'air marqué. Je suis étonnée que ça... Voilà, c'est une manifestation. On a agi, on a fait au mieux. Et voilà, on ne s'est pas senti en danger plus que ça.
L
'affaire
de l'hôpital de la Pitié-Salle-Pétrière nous interpelle et doit nous garder des manipulations médiatiques, surtout dans l'atmosphère délétère qui règne aujourd'hui en France. Castaner, ministre de l'Intérieur, va devoir s'expliquer sur ses déclarations hâtives. Mensonge d'État sur l'effet de l'hôpital de la Pitié-Salle-Pétrière. Aucun casseur, mais simplement des manifestants apeurés, tentant d'échapper aux forces de l'ordre, les pourchassants pour les tabasser. Allez les médias, diffusez les vidéos, rétablissez la vérité. C'est votre travail, non ?
Je
rappelle que pour casser un hôpital public, le plus simple est d'appliquer le programme d'Emmanuel Macron. Hashtag jeudi conseil, hashtag de rien.
Alors,
mis à part ce petit trait d'humour de Guillaume Meurice, qu'est-ce que vous évoque cette affaire absolument incroyable
? Cela
m'évoque qu'on est dans un pays de fous.
Il
y a suffisamment de violence pour ne
pas
en inventer.
Et
cela m'évoque que Christophe Castaner est à la fois incompétent
et
dangereux.
Parce
que le rôle d'un ministre de l'Intérieur, c'est d'assurer l'ordre public,
de
lutter contre les casseurs, les milices d'extrême-gauche, les anarchistes, qui pourrissent tous les samedis depuis des mois,
qui
font que nos commerçants n'en peuvent plus, que la vie économique s'arrête,
et
d'arrêter d'instrumentaliser les violences qu'ils laissent faire pour salir un mouvement qui, initialement, était profondément pacifique, celui des Gilets jaunes, et qui, en province, est resté totalement pacifique, à l'exception de certaines villes où les extrêmes-gauches est laissé comme ça. Et moi, j'en ai plus qu'assez de ces manipulations. Ce qui a été fait sur l'hôpital est scandaleux. Parce que ça s'était bien passé. Les forces de l'ordre avaient pu contenir les manifestants partout. Et en fait, on voit que le pouvoir, Emmanuel Macron et Christophe Castaner, en fait, ont une jouissance maladive à la violence, à la division, au pourrissement.
Et
comme il n'y avait rien eu ce week-end, il fallait inventer quelque chose. Alors ils ont inventé cet épisode de la salle pétrière, où ce n
'est
pas du tout ce qui a été dit. Et là, vraiment, il y
a
une responsabilité écrasante de certains médias qui se font les relais du pouvoir
et
qui décrédibilisent nos forces de l'ordre. Parce que, moi, ce qui m'affole,
j
'ai beaucoup d'amis, je soutiens les forces de l'ordre, et c'est que les forces de l'ordre n'en peuvent plus du rôle
que
leur fait jouer Christophe Castaner. C'est-à-dire qu'il
y a
une sorte de privatisation des forces de l'ordre au service de Christophe Castaner et du pouvoir. Or, ce sont les forces de l'ordre de la République. Donc, moi, j'aimerais vraiment que ce petit jeu cesse et je demande la démission de Christophe Castaner. Trop, c'est trop.
C
'est insupportable, ce qui se passe.
Alors,
ce qui est amusant aussi, c'est qu'on a vu depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, le gouvernement vouloir à tout prix lutter contre ce qu'ils appellent les fake news. Finalement, on se retrouve devant un gouvernement qui, là, n'est quand même pas très loin de la fake news.
Mais en permanence. C'est la fake news permanente.
Et
c'est terrible parce qu'en fait, ce pouvoir ne se maintient au pouvoir qu'en manipulant l'opinion. D'ailleurs, il a gagné l'élection en manipulant l'opinion.
C
'est-à-dire en se faisant passer pour ce qu'il n'était pas. En utilisant les affaires judiciaires à géométrie variable. Donc, c'est un pouvoir qui est né de la manipulation de l'opinion, qui se maintient par la manipulation de l'opinion, et qui, malgré le renfort de certains de vos confrères qui ne font pas honneur à la profession, n'a qu'un soutien très modeste. des Français. Puisque, suite à la conférence de presse remontrée, montrée, montrée, le one-man-show permanent, il y a 73% des Français qui n'ont pas été convaincus. Donc, vous imaginez l'état de désastre dans lequel on vit. C'est un bateau ivre. C'est très grave, ce qui se passe. On est à deux ans.
On va fêter le deuxième anniversaire seulement.
Et
moi, au-delà de tous ces épisodes, ce qui me fait de la peine, c'est de voir l'activité économique qui décline, c'est de voir qu'on dresse les Français les uns contre les autres, alors qu'on devrait les rassembler. Et puis, relever les défis de la nation. Prenons un peu de hauteur. Prenons un peu de hauteur. On a des gens très médiocres au pouvoir en ce moment. Très médiocres.
Alors
justement, parlons de médiocrité et de fake news, on a également entendu un gros mot brandi par de nombreux médias et de nombreux politiques de la majorité. C'est le mot complotiste. Un mot qui vous a été plus
ou moins
attribué, notamment par Nathalie Loiseau, après l'affaire de Notre-Dame. Donc je vous propose que les téléspectateurs redécouvrent ces images.
Beaucoup de gens dans la rue m'ont dit ce matin, dites bien à la télé qu'on veut savoir pourquoi c'est arrivé, est-ce que c'est un accident, est-ce que c'est un attentat, et comment on protège le monument historique.
Et vous m'avez demandé si certains avaient rompu l'Union Nationale. Eh bien écoutez, oui, Dupont-Aignan qui a tout de suite dit on nous cache tout, on nous dit rien. Écoutez, vraiment deux claques. Deux
claques,
il ne sait rien.
Deux claques, c'est effrayant. Qu'est-ce que j'ai dit de mal
?
J'ai dit, formulé une question
qu
'en démocratie, on doit pouvoir formuler. Je n'ai visé personne, j'ai simplement dit ce que des millions de Français ont pensé. Enfin, il y a eu plus de 1000 actes christianophobes dans notre pays en 2018.
Il
y a 3 ans, des bonbonnes de gaz ont été découvertes devant Notre-Dame. À Saint-Denis, il y a eu des dégradations scandaleuses. À Saint-Sulpice, un incendie criminel.
Et
je n
'ai
pas le droit, moi, élu de la République et de la Nation,
de
dire
pourquoi,
pourquoi, alors que ça flambait toujours, le pouvoir a tout de suite dit, c'est un accident,
il
n
'y a
rien à circuler, il n
'y a
rien à voir. Eh bien, je suis désolé. La réaction hystérique, hystérique, de beaucoup de journalistes, et de Mme Loiseau, et de M. Castaner, m'incite à penser, oui, maintenant qu'on nous cache beaucoup de choses. Et je ne lâcherai rien. Et ce qui me fait de la peine, quand même, franchement,
c
'est que je suis le seul homme politique qui a eu le courage de poser cette question.
Et
que tous sont aux abris. Je n'entends personne. Personne. Jean-Marie Le Pen lui a affirmé
que c'était
un accident,
et que ce n'était pas
un accident.
Mais
personne.
Tout le monde est aux abris. Mais enfin, où on vit ? Moi, je veux une commission d'enquête parlementaire. Je ne dis pas que
c
'est un accident, c'est un attentat, c'est un acte de malveillance. Je dis,
je
veux savoir la vérité. Je veux savoir
pourquoi
les tours ont été fermées plus tôt ce jour-là. Je veux savoir pourquoi M. Mouton, celui qui connaît le mieux la cathédrale, architecte des monuments historiques, qui a géré le programme de sécurité a disparu de France. Mais qui n'était plus en poste. Oui, mais qui quand même connaît cet édifice. Je veux savoir pourquoi les parlementaires n
'ont
pas le droit de faire une commission d'enquête. Nous serions aux Etats-Unis, en Allemagne, dans toute démocratie. Et d'ailleurs,
je
veux savoir pourquoi on me fait ce procès d'intention. C'est un procès en sorcellerie. Je suis crucifié parce que j'ai osé dire ce que pensent tous les Français. Et je veux remercier les milliers de Français qui m'ont écrit.
Et
je veux dire que la mobilisation continue. Parce que moi, je saurai la vérité un jour. Et les Français ont le droit de la savoir. Et par ailleurs, je voudrais qu'on se mobilise.
J'ai
lancé une pétition pour que Notre-Dame soit reconstruite à l'identique. Car, je ne sais pas si vous entendez la petite musique, M. Riester qui, dans le journal, dit « Il ne
faut
pas être frileux, il faut peut-être un geste architectural. » M. Macron qui dit « Il faudra un geste peut-être architectural contemporain. » Un concours international lancé. Une loi d'exception pour se passer des monuments historiques. Ce matin, dans un journal populaire,
«
Dix projets pour transformer Notre-Dame en Disneyland.
»
Mais c'est très grave. Parce que moi, je ne veux pas que Notre-Dame soit mutilée une deuxième fois. Vous savez,
j
'ai été avec ma fille pendant la nuit sur les ponts de Notre-Dame, autour.
Il
y avait une ferveur incroyable. Et pour les Parisiens, pour les croyants, pour le monde entier,
«
On n'a pas le droit de saccager Notre-Dame une deuxième fois. »
Ce
n
'est
pas possible. Et je ne voudrais pas vraiment que Notre-Dame devienne une sorte de Disneyland. Ce serait la deuxième mort de Notre-Dame. Donc vraiment, moi, je vais me battre. Et j'invite tous ceux qui partagent cela à se battre avec nous. Parce que je n'entends pas grand monde. Je n'entends pas les Républicains. Je n'entends pas le Rassemblement National. Je n'entends personne. Que des quelques individualités. On est très isolés. Et j'ai besoin du soutien des Français dans cette affaire.
Alors
Nicolas Dupoignet, on revient à présent au contexte politique. On l'a dit, le 1er mai a montré une mobilisation relativement importante. Composée en grande partie de gilets jaunes dans les cortèges. Ça fait désormais 25 semaines consécutives que les gilets jaunes sont mobilisés. On a vu qu'Emmanuel Macron avait fait une conférence de presse pour prononcer quelques propositions qui, visiblement, n'ont pas convaincu les Français. Comment sortir de cette crise, selon vous
? En
regardant les choses en face. D'abord, la crise des gilets jaunes, elle a muté. Les vrais gilets jaunes,
ils
manifestent quasiment plus. Parce qu'ils en ont ras-le-bol des violences. Et moi, je le dis d'ailleurs d
'une manière générale. Du moins pas dans la capitale, en tout cas. Voilà.
On peut être sur un rond-point tranquille. Mais il faut arrêter les manifestations qui donnent prétexte au Black Bloc et au gouvernement pour dresser les Français. Les commerçants n'en peuvent plus. Donc moi, je dis très clairement, moi qui étais un des soutiens des gilets jaunes, je dis stop aux manifestations. La seule manifestation
qu
'il faut utiliser, c'est celle qui prend 15 minutes
et
qui consiste à voter le 26 mai.
Et
après le 26 mai, on verra. Mais en attendant, je crois qu'il faut apaiser les choses. Les Français ont besoin de travailler. En revanche, la crise des gilets jaunes,
le
début de la crise est toujours autant légitime. L'essence est hors de prix.
Ceux
qui prennent leur voiture pour aller travailler, les travailleurs, les artisans, les salariés n'en peuvent plus parce qu'ils payent des péages qui s'apparentent à du vol. Les salaires nets sont très faibles. Et on ne peut pas augmenter le salaire brut parce que sinon les entreprises vont faire faillite. Donc ça veut dire qu'il faut faire des économies. Et à Debout la France, nous sommes les seules, Élise Blaise, à avoir dit, si on veut résoudre la crise des gilets jaunes, c'est-à-dire rendre du pouvoir d'achat aux Français, il faut faire des économies.
Et
je propose 32 milliards d'économies en supprimant le versement à l'Union européenne de 9 milliards, qui est une folie pour financer les délocalisations de nos emplois, ça n
'a
pas d'intérêt, en luttant contre l'immigration et en arrêtant toute aide sociale pendant 5 ans à tout immigré qui arrive sur le sol français, j'économise 5 milliards. En luttant contre les fausses cartes vitales, j'économise 14 milliards. Et en réduisant le train de vie de l'État et en supprimant les dépenses excessives. Eh bien c'est 32 milliards, Élise Blaise. Alors on a une marge de manœuvre.
Si
on supprime les gaspillages, on a une marge de manœuvre. Et je les rends aux retraités pour rétablir les pensions de retraite dès 2019, aux bas salaires, aux services publics en zone rurale. C'est-à-dire qu'on fait un transfert entre les profiteurs du haut et du bas vers ceux qui bossent.
C
'est ça l'enjeu. Et pourquoi Emmanuel Macron n'y arrive pas
? Parce
qu'il ne veut pas s'attaquer au gaspillage public. Parce qu'il ne veut pas changer l'Union Européenne. Donc
il
n
'y
arrive pas. Il prend d'une main, il le rend aux autres, il le redonne. Et plus personne n'y comprend rien, il n
'y
a plus aucune crédibilité. Donc l'enjeu, il est maintenant de soutenir ceux qui ont des idées claires. Il est aussi d'aller voter aux Européennes. Parce que souvent je vois des gens qui me disaient, écœurés, ras-le-bol, on ne
va
plus voter. Mais j'en dis, mais arrêtez, si vous ne votez pas, Macron va en reprendre pour trois ans.
Il
faut mettre un coup d'arrêt. Et il faut mettre un coup d'arrêt avec une alternative politique. Et c'est ce que nous proposons.
Ce ne
sont
pas les élections européennes qui vont mettre un coup
d'arrêt à la
présidence française.
Écoutez, imaginez qu'il
y ait
80% de votants au lieu de 40. Et imaginez que la liste de Mme Loiseau fasse 10% des voix ou 8%. Et que les listes qui présentent des alternatives aient un vrai succès.
En
fonction des préférences de chacun. Je crois que ça changerait plus de choses que de manifester et d'avoir des black box qui viennent casser les vitrines. Donc ce que je veux dire, c'est qu'à un moment,
il
faut que les Français soient cohérents.
Et
je suis désolé de le dire un peu brutalement.
Moi,
j'adore, j'ai soutenu les retraités, les artisans qui manifestaient calmement sur les ronds-points. Benjamin Cauchy nous a rejoint. Mais Benjamin Cauchy comme moi, on dit maintenant,
si
on passe des heures sur un rond-point
et
qu'on ne
va
pas voter, on ne va rien changer. Et le pouvoir est très fragile. Il faut lui mettre un gros coup sur la tête. Et il faut surtout avoir un programme alternatif. Et je pense présenter une liste européenne avec des alliés européens sérieux qui peut vraiment changer les choses parce que moi, je veux voter contre le budget européen pour récupérer 9 milliards d'euros.
Et
je demande aux Français de regarder les programmes, les personnalités, de s'intéresser à ce vote
parce
que ce vote peut être très utile pour leur vie quotidienne.
Alors justement, si on regarde votre programme, Nicolas Dupont-Aignan, vous nous avez expliqué que Benjamin Cauchy, une des figures des gilets jaunes vers Toulouse, a rejoint votre liste, il est numéro 9. Quelles sont les propositions des gilets jaunes que vous avez souhaité mettre en avant, reprendre à votre compte
?
Très simplement,
ne
plus verser 11 milliards par an net, c'est
-à
-dire la différence entre ce qu'on verse et ce qu
'on
reçoit à l'Union européenne, et économiser 9 milliards sur ces 11, on laisse 2 milliards pour l'Union européenne, et les 9, je les rends aux retraités, aux classes moyennes, aux allocations familiales pour nos familles, à ceux qui bossent et qui servent le pays. Parce qu'il faut récompenser le travail dans notre pays. Deuxièmement, le référendum d'initiative citoyenne. Écoutez,
est
-ce que les Suisses sont mal gouvernés
?
Les Suisses, pas de taux de chômage, protection, sécurité, budget en équilibre,
et
parce qu
'on
leur a fait confiance. Alors moi, je dis aux Français, ne votez pas pour ceux qui ont créé les problèmes. Et je suis désolé de le dire, je vois beaucoup nos concurrents, moi je vous parle franchement, je vois M. Bellamy, parce que je sais qu'il
y a
des électeurs de droite qui s'intéressent à M. Bellamy, mais je leur dis, c'est une imposture, parce que les Républicains et M. Bellamy soutiennent M. Juncker, ils ont voté le pacte de Marrakech en avril 2018, ils ont pris les centristes qui veulent un budget fédéral, ils travaillent avec les socialistes au Parlement européen, tandis que nous, à Debout la France, on est clair,
et
moi je ne comprends pas comment on peut s'enthousiasmer, entre guillemets, pour un candidat
qui
dit exactement le contraire,
volontairement
ou involontairement, mais là c'est un mensonge répété, le contraire de ce que font les députés UMP républicains au Parlement de Strasbourg. Il y
a
un moment... C'est peut-être tout
simplement un tournant politique.
Mais ce serait un tournant, ce serait magnifique, et j'en serais ravi franchement. Mais M. Bellamy a dit, je préférerais toujours l'Europe de M. Macron et de M. Juncker
à
celle de M. Orban. Eh bien moi, c'est différent, j'ai été en Hongrie, j'ai vu ce qu'ils ont fait, protection des frontières, défense de toute civilisation, je crois qu'il ne
faut
pas se tromper. Ça fait quand même des
années...
C'est peut
-être tout simplement une
opinion personnelle. Finalement, Nadine Morano n'a pas voté contre Viktor Orban
au Parlement européen. Elle est sur la
liste des
républicains. Oui, c'est la
Libye, ce que j'appelle.
Hortefeux aussi
? Non, Hortefeux a voté tous les textes. Il a voté la répartition des migrants. Il a voté le pacte de Marrakech. M. Dangean, troisième de liste de M. Bellamy, a voté les 14 milliards de crédits pour la Turquie, pour la préadhésion, le 4 février en commission, le lendemain de la conférence de presse de M. Bellamy et de M. Wauquiez, disant qu'on est contre l'élargissement. Alors moi, je veux bien qu'on fasse tout et le contraire de tout, mais moi, j'ai trop subi ça à droite pendant des années. Et si j'ai quitté l'UMP, c'est parce que j'en ai marre de voir les électeurs cocu et trahi. Et je dis aux électeurs qui sont séduits à nouveau, ne vous laissez pas avoir.
Je suis désolé d'être brutal, d'être clair, mais la politique, c'est la transparence, c'est la démocratie. Et une voix pour M. Bellamy, c'est une demi-voix pour M. Macron. C'est ça, la réalité. Parce qu'ils travaillent ensemble au Parlement. Et moi,
je
ne
peux
pas l'accepter.
Parce
que je ne peux pas regarder dans la glace un électeur si je sais
qu
'ils vont faire l'inverse.
Et
je dis vraiment aux électeurs de s'intéresser à cette élection, parce que notre avenir migratoire,
le
pouvoir d'achat, la sécurité, dépendent de décisions européennes.
Et
cette élection, elle est vitale pour le pays.
Et
après, il n
'y a
plus d'élection pendant trois ans, d'élection nationale.
Donc
on va en reprendre pour longtemps. Attention.
Alors,
depuis quelques semaines, Nicolas Dupont-Aignan, les sondages vous indiquent en dessous de la barre des 5%, le seuil fatidique pour obtenir des élus au Parlement européen. Et il y a quelques jours, vous avez fait savoir que vous aviez saisi la commission des sondages, notamment à cause d'un sondage Elab qui vous donne entre 3,5 et 4% selon la présence ou non des Gilets jaunes. Oui,
parce que j'en ai un peu assez des manipulations des sondages. Et je vous lis un sondage, 4%. Je regarde, ah, c'est curieux, dans la notice des labs, 6% chez les femmes, 5% chez les hommes.
Alors,
vous allez me dire, comment on peut avoir 6% chez les femmes, 5% chez les hommes et 4% à la fin ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut que les Français sachent que les sondages sont corrigés par les instituts de sondage.
Et
comme par hasard, le sondage de Dupont-Aignan, il est corrigé à la baisse.
Pour
que les Français se disent, ah, on ne
va
pas voter pour lui, il
n
'aura pas les 5. Eh
bien,
pas de pot, je suis bien au-delà de 5. Et je vois très bien la manœuvre
qui
consiste à enfermer les Français dans les partis traditionnels
pour
continuer comme avant. Eh bien, moi, je dis aux Français, on sera bien au-delà de 5, près de 10%. Et aidez-moi, au contraire, à changer la vie politique. Et n'écoutez pas ces faux sondages. Vous savez, je me souviens d'une élection européenne, on me mettait à 0,5. Vous imaginez la déprime, 0,5. L'IFOP, 3 semaines avant l'élection, 3 semaines pour la région Grand Est, en 2014. On a fini à plus de 4.
Si
on m'avait mis au vrai score de 4,
on
aurait fini bien plus haut. Et c'est pourquoi ils font ça. Et je dis aux Français, mais pensez par vous-même. Regardez pas les sondages. Votez. C'est une élection proportionnelle à un tour. Il n
'y a
pas de gagnant de perdant.
C
'est d'envoyer à Strasbourg les meilleurs pour défendre la France et changer le fonctionnement de l'Europe. Je me présente comme chef de parti. Je suis le seul. Mme Le Pen ne se présente pas. M. Wauquiez ne se présente pas. Donc, aidez quelqu'un qui va... François Asselineau. ...qui va se battre là-bas. Et après, choisissez. Vous avez l'embarras du choix. Il y a des européistes. Mme Loiseau et M. Bellamy votent pareil à Strasbourg.
Ils
se présentent séparément parce qu'il y
a
des nuances. Je le comprends, il y
a
des nuances. Moi, il y
a
des nuances avec le Rassemblement National, avec M. Asselineau. Il y a le choix. Aidez à ce qu'il
y ait
des bons députés européens à Strasbourg. Et puis, continuons le combat ensuite pour unir la droite. Pour unir. J'ai tout essayé. Ce n
'est
pas facile. Mais on y arrive. Il y
a
le CNIP. Bruno Nord, président du Centre National des Indépendants et Paysans. Et sur ma liste, il y
a
des conseillers régionaux, anciennement du Rassemblement National. Il y a deux députés, anciennement républicains. J'ai essayé de rassembler des personnalités différentes. Notre liste est vraiment sérieuse. Il y
a
un beau programme. Il y
a
des alliés, 23 parties.
Voilà,
maintenant, c'est aux Français de choisir.
Alors, justement, à ce sujet, on le sait, évidemment, vous avez fait une alliance avec Marine Le Pen, une alliance de gouvernement dans l'entre-deux-tours de la présidentielle
de
2017. Ensuite, vous avez lancé l'initiative Les Amoureux de la France pour lancer, encore une fois, un grand rassemblement. Parmi les personnalités à vos côtés dans ce cadre,
il
y avait Jean-Frédéric Poisson, le président du PCD. Aux surprises, au moment de l'annonce de votre liste pour les élections européennes, Jean-Frédéric Poisson ne figurait pas dessus. Je l'ai reçu. Donc, je vous propose d'écouter ce qu'il me disait à cette occasion.
On
nous a évacués parce que, dans l'entourage de Dupont-Aignan, et Dupont-Aignan lui-même, on n'aime pas les chrétiens. Je n
'ai
jamais eu l'intention de monter des dissidents, j'avais un accord politique. Les accusations qui sont portées contre nous sont du mensonge, organisé comme à la plus belle époque de l'Union soviétique, on savait le faire,
c
'est-à-dire le Kremlin donnait à la Pravda un certain nombre de noms, de personnages supposés dissidents, la Pravda les publiait, et le lendemain, le Kremlin arrêtait des dissidents en expliquant que leur nom était dans la Pravda. Il y a là un homme qui est incapable de tenir un engagement, qui ne sait pas ce que c'est que le respect de la parole donnée, qui ne comprend pas que, comment dire, le rassemblement, c'est autre chose que la capacité de rassembler debout la France. Nous avions là une occasion de perturber
l
'équilibre des forces politiques, entre guillemets, qui est perdant, et que nous allons retrouver, si les choses restent en l'État en 2022, pour le résultat absolument identique à celui de 2017, c'est-à-dire que M. Macron sera réélu.
Bon,
grosse ambiance.
Je n'avais pas entendu, et je ne
veux
pas polémiquer. Simplement, la seule chose que je dis, c'est que c'est vrai que j'ai tout tenté pour qu
'il y ait
un rassemblement. Ce rassemblement, il demeure sur ma liste, avec Bruno Nord, président du Centre national des indépendants et paysans, Marie-Josie Mermann, d'autres personnalités du Rassemblement national, des gens de la société civile. C'est vrai qu'il y
a
eu un problème avec Jean-Frédéric. J'ai beaucoup de mal à rentrer dans des polémiques parce que je ne
veux
pas faire ce qu'il a fait à mon égard. Mais, simplement, il s'est exclu de lui-même parce qu'il a voulu faire une liste concurrente avec Mme Gave.
Ce qu
'il a toujours nié. Oui, mais moi, j'ai... Et même la Pravda, ce n
'est
pas moi, c'est le Figaro qui l'a dit. Et le journaliste du Figaro que je connais, que je connais comme vous, qui est quelqu'un de très impartial, Charles Sapin, avait tous les éléments, et tout le monde l'a su à Paris. Moi, j'ai un principe. Et puis, ça m'a blessé sur les chrétiens parce que s'il
y
a quelqu'un... Enfin, bon, passons. Mais je ne brandis pas, comment dire... On m'a appris à l'école chrétienne que la loyauté,
c
'était une valeur aussi de la chrétienté. Voilà. Donc, je ne
veux
pas polémiquer. Je garde sur les idées de Jean-Frédéric beaucoup de respect.
Il
n
'a
pas du tout été loyal avec les amoureux de la France. C'est notre point de vue, mais pas le seul,
le
mien. Et je vais vous dire, si Jean-Frédéric avait raison, Bruno Nord
ne
serait pas sur ma liste, Jean-Louis Masson ne serait pas le sénateur masson dernier de ma liste, tout le monde ne serait pas resté, ils seraient tous partis avec lui en disant que j'étais un horrible personnage, ce qui n
'est
pas le cas, je crois. En tout cas, moi, je vais vous dire, ma main est toujours tendue avec les uns les autres à condition qu'il y
ait
de la loyauté. parce qu'au-delà de l'affaire Poisson,
si
les Français ne font plus confiance en la politique,
c
'est parce qu'il y a ces disputes
et
ces petites histoires.
Et c
'est un peu scisif. Parfois, j
'ai
l'impression de pousser le rocher. J'ai été le seul à soutenir Marine Le Pen au second tour. Toute la droite
qui
se dit aujourd'hui pour l'Union et qui me tombe dessus
et
qui me critique en permanence, je lis quand même beaucoup de choses, ils étaient tous aux abris et ils ont tous été voter Macron et soutenir Macron. Les Wauquiez, Bellamy et tout ça, ils étaient tous à soutenir Macron. Et moi, j'étais le seul à prendre le risque de soutenir Marine Le Pen et je ne l'assume et je ne le regrette pas. En revanche, j'ai voulu simplement qu'on tire les leçons de l'échec du second tour, qu'on élargisse les choses et j'ai réussi partiellement, mais pas totalement. Il
y
a eu l'affaire Poisson, il y a eu l'affaire Gave.
C
'est un long chemin l'Union. Mais ce que je veux dire aux Français de droite,
c
'est qu'un jour on y arrivera.
Il y
a des épisodes, il y
a
des disputes, il y
a
des portes qui claquent, mais un jour on y arrivera parce que le choix est très simple. Soit on réunit tout le monde. Vous savez, j'avais même essayé de réunir Le Pen et Wauquiez, moi je ne
suis
pas arrivé. Ils ont chacun voulu leur truc. Le problème,
c
'est que Le Pen croit qu'elle gagnera seul. Wauquiez croit qu
'il
gagnera seul. Et entre les deux, beaucoup de gens qui tirent la couverture à eux. Moi, j'ai essayé de faire une liste d'union. Elle n'est pas aussi unie qu'on aurait voulu, mais elle n
'est
quand même pas mal.
Et
je suis convaincu
que
c'est la bonne démarche. Et cette liste déjà entre Debout la France, le CNIP, le sénateur Masson, les autres, elle va déjà permettre d'envoyer à Bruxelles et à Strasbourg des députés qui vont faire le boulot. Et après, inlassablement, Élise Blaise, je retendrai la main à Laurent Wauquiez, je retendrai la main à Marine Le Pen et je leur dirai,
en
2022, il n
'y a
qu'une issue. C'est
un
travail en commun si on veut battre Macron. Sinon, la France va disparaître. Parce que là, c'est la question de la disparition de la France qui est en jeu. Et donc, voilà, il y a des échecs, il y a des réussites, c'est un long chemin. Mais il ne
faut
jamais se décourager.
Alors, on l'a compris tout à
l
'heure, Nicolas Dupont-Aignan, vous accusiez quelque peu les Républicains de jouer un double jeu, finalement, entre les actes et la parole. Vous vous affichez souvent comme un ennemi du communautarisme islamique, notamment. en quatrième position,
vous
l'avez évoqué tout à l'heure, Marie-Josie Mermann, on la voyait en 2014 alors qu'elle brigait la mairie de Metz. Elle s'était rendue, voilée, dans une mosquée pour faire un discours. Qu'est-ce que ça vous évoque ?
Eh bien, je lui en ai parlé. Je vais être très franc avec vous. Je lui ai dit, mais qu'est-ce que ça fait ce jour-là
?
Et je lui ai dit, est-ce que tu le referais ? Elle m'a dit, c
'est
le regret de ma vie. Je suis arrivé, je suis rentré dans un dieu de culte. Quand je vais, vous allez à la synagogue pour une manifestation, on vous met une kippa sur la tête, on m'a mis un voile. Elle m'a dit, je me suis senti humilié et quand je suis sorti, j'ai regretté ce que j'avais dit. J'ai regretté profondément. Et elle a voté contre le Tchador. Elle a voté pour toutes les lois féministes. Et depuis, elle n'a jamais, jamais reproduit cela. Et c'est une militante de l'égalité des sexes et du droit des femmes. Elle a été présidente pendant dix ans de la délégation des droits des femmes de l'Assemblée. Alors je lui ai pardonné. Voilà.
Et je lui ai dit, voilà, parce que je pense que c'est quelqu'un de valeur. Et certains ennemis ont utilisé cette vidéo comme ils auraient pu utiliser la vidéo de n'importe quel homme politique qui a mis une kippa en allant dans une synagogue ou de quelqu'un qui... Mais simplement, elle ne l'a jamais recommencé. Voilà. Et je vais être très clair. Moi, je suis pour l'expulsion des mosquées salafistes. Je suis intransigeant là-dessus. Et donc, je peux vous assurer que s'il y avait le moindre doute sur Marie-Jo Zimmermann, je ne l'aurais jamais pris sur ma liste. Voilà. C'est clair, net, précis. Parce que là-dessus, ce n
'est
pas négociable. Et je vais vous dire, c'est le grand péril. Et si j'ai pris la position que j'ai prise sur Notre-Dame aussi, c'est parce que j'en ai assez qu'on ne parle pas des attaques contre les chrétiens. Et c'est pour ça que ça m'a fait beaucoup de peine, la phrase de Jean-Frédéric.
C
'est parce que la foi relève de la sphère privée.
On
n
'a
pas à étaler sa foi en public. Mais en revanche, on a à défendre notre culture, notre civilisation. Et je pense qu'aujourd'hui, l'État est faible.
Et
c'est lié à l'Europe.
Et
c'est ce que je dis aussi à M. Bellamy, qui parle souvent de civilisation. Il a raison. Mais je lui dis, la civilisation, comment on la protège quand vos colistiers votent les crédits à la Turquie
? Comment
on la protège quand, par exemple, la Cour de justice des droits de l'homme impose la GPA en France ?
Parce
que les Républicains ont voté
le
traité de Lisbonne.
Et
je veux dire aux Français qui m'écoutent, c'est qu
'on
ne peut pas sauver la France
et
sauver la civilisation européenne si on ne change pas l'Union européenne radicalement, si on ne renégocie pas, si on ne remplace pas les traités par une autre Europe. Et je propose l'Europe des nations libres
et
des coopérations à géométrie variable sur des projets scientifiques, c'est-à
-dire
à 3 ou 4 pays. Mais on arrête avec la Cour de justice la Commission. Ce n
'est
pas possible. Les lois françaises doivent avoir la primauté.
Et comment on arrive à imposer ces changements ?
Deux choses. D'abord, ça ne peut être qu'un chef d'État, donc une élection présidentielle, qui arrive et qui dit maintenant, c'est fini, je n'applique plus le règlement de copropriété, on renégocie tout. Mais l'élection européenne est importante parce que si on envoie à Strasbourg des députés qui voteront contre le budget, qui seront alliés, comme je le suis, avec les Polonais, à
le groupe ECR,
qui est le premier groupe quand on vote Debout la France, on a des relais dans 23 parties. Et ce sera peut-être le premier groupe du Parlement. Et donc, c'est la politique des petits pas, le long chemin du combat politique. Et je le dis souvent parce qu
'il
y a beaucoup d'électeurs, vous savez, qui viennent nous voir, de gens de droite qui sont découragés.
Et
je leur dis, oui, c'est décourageant parfois. Mais on se bat et on remonte sur le cheval indéfiniment jusqu'à la victoire. Vous savez la belle phrase de Clémenceau, j'adore cette phrase de Clémenceau qui disait toujours ceux qui gagnent, c'est ceux qui luttent plus que les autres un quart d
'heure
de plus. Jusqu'au dernier quart d'heure. Eh bien moi, je suis de ce bois-là, j'en prends plein les figures en ce moment, mais je tiens et je ne tiens pas pour moi parce que moi, je suis déjà député. Je tiens pour qu'on ait des députés européens sérieux et qu'on n'enferme pas la France dans un futur duel comme en 2017. Et Macron, on le voit bien, essaie d'enfermer les Français, il n'y aurait que deux votes possibles. Non, il y a le choix. Il y a le choix. Votez en fonction de vos convictions. Il n
'y
a qu'un tour,
c
'est de la proportionnelle.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan.
Merci à vous.
Merci à tous de nous avoir suivis. N'oubliez pas de partager, de commenter, de liker cette vidéo en attendant de se retrouver la semaine prochaine.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan