Marion Maréchal, députée européenne, affirme "ne pas faire confiance à la justice française"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
– Bonjour à tous, bonjour Marion Maréchal. La députée européenne, présidente du parti Identité Liberté. Merci d'être avec nous ce matin.
À mes côtés, Amandie Natalaya, éditorialiste politique BFM TV et Ludovic Wiggen de la Tribune. Dimanche, le partenaire de notre rendez-vous. Alors on le disait à l'instant, la France fait face à une vague de canicules majeures. 35 départements en alerte rouge.
C'est 26 millions de personnes qui sont concernées. Le gouvernement affirme par la vote la ministre de la Santé qu'il n'y aura pas de main qui tremble, s'il faut fermer les écoles on fermera les écoles. Est-ce que vous par exemple considérez que désormais dans ces conditions là il faut fermer les écoles ?
Mais ce qui me dérange si vous voulez avec ce gouvernement c'est qu'on est toujours dans la communication d'urgence et de dernière minute ça veut dire que ok qu'on prenne des mesures d'urgence là pour pallier au fait qu'on ait pris un retard considérable pour de pures raisons dogmatiques idéologiques parce qu'on a refusé depuis des décennies d'équiper nos écoles, nos hôpitaux, nos maisons de retraite de climatisation ok mais ça si vous voulez...
Vous pensez que c'est dogmatique plus qu'un manque d'argent pour le faire ? Je pense que c'est absolument dogmatique, il y a une criminalisation, une diabolisation de la climatisation depuis maintenant des décennies on est très en retard y compris par rapport à de nombreux pays européens je veux dire l l'équipement moyen en Italie c'est à peu près 50 % pour l'ensemble des foyers, en France on est à 25%, on pourrait même aller au-delà en faisant référence au Japon où c'est 91 % donc à un moment donné il faut savoir, on est face à un bouleversement et un réchauffement climatique, c 'est avéré ça va se multiplier donc de deux choses l'une, soit on regarde ça et on prend des mesures en catastrophe comme c'est le cas aujourd'hui en fermant les écoles et en mettant les parents qui travaillent en grande difficulté, soit on s adapte, voilà et on accepte de s'adapter par la technologie qui est à notre disposition et notamment évidemment par un grand plan climatisation parce que les plus touchés aujourd'hui ce sont les plus vulnérables, ce sont nos enfants, ce sont nos personnes âgées et ce sont nos malade et ça c'est absolument inadmissible. Vous allez renvoyer vos enfants à l'école vous ?
Alors il se trouve que j'ai de la chance figurez-vous parce que le maire, moi ma petite est à l'école publique, il se trouve que le maire moins dogmatique que la moyenne a équipé au moins on va dire les salles communes de climatisation donc les enfants soient au moins préservés de ce point de vue là mais j'ai de la chance voilà parce qu'il ya beaucoup de parents pour lesquels ça n'est pas le cas si ça n'était pas le cas je me poserais la question oui bien évidemment et si vous voulez alors on parle du coup de ce plan d'équipement et à juste titre parce qu'il nous faudrait un million de climatiseurs pour pouvoir équiper l'ensemble des écoles et hôpitaux et EHPAD. C'est à peu près 3 milliards d'euros par an. Je me permets une équivalence, puisqu'on entend beaucoup en ce moment parler d'une agence qui s'appelle l'ADEME, qui est en charge de la transition écologique, qui milite ardemment et médiatiquement contre un plan de climatisation et précisément le budget de cette agence.
Ils disent en tout cas on ne peut pas tout climatiser, ça pourrait faire augmenter la température moyenne, ils ne disent pas qu'ils sont frontalement opposés à la – Oui, oui. J'aimerais bien d'ailleurs savoir si leurs propres bureaux sont climatisés ou pas ou s'ils travaillent à 45 degrés, ça m'intéresserait. En tout cas, le budget de cette agence est précisément 3 milliards d'euros par an. 3 milliards d'euros par an pour une agence quand même, précisons-le, qui est bien souvent un recueil de militants écolos assez radicaux, qui fait doublon d'ailleurs avec énormément de compétences d'autres agences voire de l'Etat elle-même, qui a un budget d'ailleurs de fonctionnement absolument considérable, un budget de communication, d'études qu'on pourrait aussi interroger.
Donc voilà, moi je pense qu'il y a parfois des priorités. Il me semble que ce serait plus utile, voyez-vous, que ces milliards aillent dans un grand plan de climatisation qu'essentiellement dans le budget de fonctionnement de l'ADEME. – Malgré tout la climatisation, la climatisation a des inconvénients, Guillaume, il faisait allusion, l'air chaud que ça renvoie à l'extérieur peut créer des îlots de chaleur.
Ça a un coût aussi, comment aider les foyers les plus modestes à se climatiser ? Ce n'est pas non plus la panacée, la climatisation. – Alors vous savez, il y a des choses qui existent, puisqu'en l'occurrence, à travers la prime Rénov', vous savez, qui est une aide d'État, on finance les pompes à chaleur.
Or, voyez-vous, il y a des pompes à chaleur réversibles, c'est-à-dire qu'ils font à la fois chauffage et climatisation. Or, ces fameuses ponts, pour l'essentiel, sortent de ces aides d équipement. Donc déjà, assez facilement avec des choses qui existent, on pourrait revoir le périmètre pour aider les foyers à s'équiper.
Ensuite, en ce qui concerne les fameuses études qui nous sont avancées, donc les plus alarmistes venant précisément de l'agence dont je vient de vous parler il y a des contre-études qui sont beaucoup moins alarmistes donc il ya manifestement un débat et surtout quand on se pense sur le sujet moi je suis pas une grande spécialiste mais enfin je lis les études là dessus il ya des réponses technologiques ça veut C'est-à-dire que ce n'est pas la même chose, par exemple, de placer une climatisation sur le toit d'un immeuble que de le mettre à un étage. Et donc les conséquences en termes de réchauffement liées à ce que vous venez d'évoquer sont déjà moindres. Mais à un moment donné, encore faut-il qu'il y ait une volonté politique et qu'on travaille ensemble sur le sujet et qu'il y ait une forme, j'ai envie de dire, de foi dans le génie humain.
C'est-à-dire qu'on ne peut pas à chaque fois, face à ce sujet écologique et climatique, être dans l'interdiction, la punition, la diabolisation, la terreur. Acceptons d'aller vers des solutions scientifiques, technologiques, alors même qu'on a aujourd'hui déjà à notre disposition une nouvelle génération de climatiseurs qui a beaucoup moins d'impact négatif sur la question de l'environnement. Ce qu'évoquait Ludovic est intéressant parce que ça ça devient un sujet politique.
Par exemple, Jean-Luc Mélenchon, effectivement, a mis en garde contre une généralisation de la climatisation. Il a dit, je le cite, allez mettre la clim partout, vous allez voir le résultat. Moi, je ne mets pas mon gosse ou ma petite fille ou mon arrière petite fille, là où il y a de la climatisation du matin au soir.
Oui d'accord, on voyait d'ailleurs que je vous parlais tout à l'heure de dogme écologique, la déclaration de Jean-Luc Mélenchon en est la démonstration, enfin voilà une fois de plus on a des pays développés qui sont nos voisins frontaliers, qui sont beaucoup plus équipés que nous. Bon, je n'ai pas l'impression que ce soit un drame, y compris d'ailleurs sur le fameux réchauffement des centres-villes dont on parle. Et une fois de plus, quelle solution ?
Moi, je veux bien qu'on me disent cela, mais une fois plus, quelle solution ? Parce que la chaleur sur les personnes vulnérables et notamment les personnes âgées en maison de retraite, c'est une aggravation du taux de mortalité. Donc est-ce qu'on est prêts à payer ce coût-là à partir du moment où on sait que les canicules vont se se multipliaient et vont s'allonger.
Personnellement, moi non. Le pendant quand même, c'est aussi est-ce que vous croyez au réchauffement climatique ? Je crois que vous avez déjà indiqué par le passé que oui.
Est-ce que vous pensez qu'on peut encore faire quelque chose pour éviter que ça s'aggrave aujourd'hui quelle serait votre plan ? Parce qu'en général, ce n'est pas une priorité dont vous faites état. Moi, je n'ai évidemment aucun problème à admettre factuellement qu'il y a un bouleversement et un réchauffement climatique.
D'ailleurs, preuve en est, je suis pour m'y adapter. Maintenant, j'essaye d'avoir une réponse énergétique et économique cohérente que je n'ai pas toujours vu en face, c'est-à-dire quand on sait qu'aujourd'hui la moitié des émanations de gaz à effet de serre en France viennent des importations, ça questionne aussi un modèle économique qui consiste à à les produire ailleurs et ensuite importer sur le sol français. Est-ce que vous considérez que c'est l'action de l'homme qui est à l'origine de ce que nous sommes en train de vivre ?
Indéniablement, il y a une part, ça c'est vrai. Maintenant il y a un débat scientifique sur quel est le niveau de cette part, personne n'a absolument la réponse. Et votre conviction, c'est quoi mais je ne suis pas un scientifique, j'aurais du mal à vous dire 14%, 25%, ce serait mentir.
Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il faut agir de ce point de vue-là. Moi, je n'ai aucune difficulté d'ailleurs, bien au contraire, à défendre les énergies décarbonées. Je suis une adepte du développement et du soutien au nucléaire depuis des décennies, quand beaucoup ont essayé de l'abandonner.
Je suis une grande défenseuse de la géothermie qui pourrait d'ailleurs apporter des réponses à la fois sur le chaud et sur le froid. On a des ressources dans notre sous sols qui sont exceptionnels et dans lesquels on sous-investit totalement. Voilà, encore pour ça, faut-il avoir une vision de long terme et ne pas s'enfermer dans le tout renouvelable dont on voit les limites chaque jour ?
Amandie. À court terme aujourd'hui, c'est la fête de la musique ce soir. Dans 35 départements, ceux qui sont en vigilance rouge, après une réunion gouvernementale, il a été décidé d'interdire la consommation d'alcool.
Mais la fête de la musique est maintenue dans de nombreuses villes. Certaines ont fait le choix de l'annuler par exemple Poitiers, Boulogne ou encore Brive est-ce qu'il fallait l'annuler pour vous au niveau national ? On ne va pas s'arrêter de vivre non plus parce qu'il y a des fortes chaleurs on peut compter quand même un minima sur la responsabilité individuelle des gens qui ne font pas n'importe quoi maintenant que l'alcool puisse être interdit pour éviter qu'il puisse y avoir des débordements ou des fragilités supplémentaires, ça je peux l'entendre mais on ne va pas mettre le pays à l'arrêt.
Une fois de plus il s'agit d'ailleurs aussi de soutenir la productivité et quelle est la productivité dans une entreprise, dans une école quand on travaille sous des chaleurs insupportables. Proposition très concrète qui est faite ce matin par Marine Tondelier. Les écologistes lancent une pétition pour réclamer la mise en place d'un congé climatique, 5 jours par an maximum, notamment pour protéger de la canicule, les travailleurs particulièrement exposés.
Est-ce que vous allez signer cette pétition des écologistes ? Un congé climatique, oui ou non ? Non, je ne vais pas la signer mais j'ai bien compris de toute façon que je ne sais pas tout le programme des les écolos et de l'extrême-gouche dans ce pays consistaient à en foutre le moins possible parce qu'entre le congé climatique, le congé musstruel, le congé mal de tête, le congé bon en fait en cumulé je ne sais pas quand est-ce que ces gens vont travailler donc je ne sais pas comment ils vont soutenir leur transition écologique puisqu'à un moment donné il faut quand même produire et créer de l'argent pour avoir des rentrées voilà donc je trouve ça je trouve ça grotesque, je trouve ça absurde mais comme tout ce qu'ont proposé les écologistes depuis des décennies et qui nous conduisent d'ailleurs dans cette situation qui fait que maintenant on est mis dos au mur parce que le magistère moral des écolos c'est lui aujourd'hui qui fait que nous sommes dans cette situation.
Après il y a des métiers qui sont vraiment impossibles à travailler on voit dans la situation actuelle elle met ses propositions à la table parce que quand on voit 40 45 degrés ceux qui nous écoutent disent peut-être c'est pas inutile de pouvoir s'adapter à cela mais de fait mais à un moment donné vous comprenez bien que de toute façon les employeurs sont responsables ils sont responsables de leurs employés y compris parfois sur le plan pénal s'ils les mettent en danger donc évidemment que dans certaines professions je pense notamment aux travaux publics, les employeurs de toute façon prennent des dispositions quand ils voient qu'ils ont des employés en situation de vulnérabilité. Donc je veux dire, arrêtons maintenant la démagogie permanente sur ce sujet parce qu'une fois de plus, je pense que la société est suffisamment responsable, il y a suffisamment de dispositifs aujourd'hui pour permettre de nous protéger. Quand on vous entend, est-ce qu'à vos yeux la question écologique, la question climatique doit être une question prioritaire de la prochaine élection présidentielle ?
Ça doit être une des questions pour une raison simple, c'est qu'au-delà de la préservation bien légitime de nos environnements, de nos écosystèmes, de notre biodiversité, ça touche aussi à la question de l'indépendance et de l'autonomie. Parce que derrière cette question de l'écologie, vous le voyez bien à travers la climatisation, c'est la question de l'approvisionnement énergétique. Et là, c'est vrai qu'il y a un grand choix de société à faire.
Est-ce qu'on continue à aller d'ailleurs sous la pression de l'Union européenne et on travaille pour inverser cela vers de plus en plus de renouvelables avec des taux de productivité insatisfaisant un coût qui est là encore très important et une forme d'incompatibilité même technique avec le nucléaire parce qu'on sait qu'aujourd'hui, bon on ne va pas revenir dans le détail, mais on est obligé de comment dire d'arrêter ponctuellement les centrales pour permettre au flux du renouvelable de passer ce qui est… Mais donc pour vous, il faut freiner les énergies renouvelables ? Je pense qu'il faut réorienter ces centaines de milliards d'euros que nous mettons vers l'éolien et le solaire vers d'autres types une fois de plus d d'énergie pas seulement d'ailleurs sur la question de l'électricité à au delà du nucléaire et au delà de la contre sens la géothermie mais même sur la question aujourd'hui du biocarburant là aussi où on a pris du retard pour des raisons dogmatiques des raisons idéologiques des raisons idéologique, alors qu'on a des solutions souveraines qui sont là et qui non seulement répondent à la question écologique des émissions de gaz à effet de serre liées aux fossiles, mais qui de surcroît limitent notre dépendance à l'égard du gaz algérien ou du gln américain qui est aujourd'hui même un sujet budgétaire en fait mario maréchal ça va être l'un des moments extrêmement fort de la semaine qui s'ouvre dans les prochaines heures et bien les Des conclusions, des inspections qui ont été diligentées à la suite des dysfonctionnements qui ont été observés autour du drame qui a provoqué la mort de la jeune Liana. Ces conclusions vont être publiées, rendues publiques.
Ça le ministre de la Justice l'avait annoncée ce matin nos confrères de la tribune dimanche révèle plusieurs de ses premières conclusions le document met notamment en avant une série de défaillances graves qui a amené au fait que jirôme barla n'ait jamais été poursuivi le rapport pointe tout le temps qui a été perdu notamment lors de la dernière plainte déposée en août dernier par la maire de Rosa qui accuse Jérôme Barrelia de viol. Autre élément qui est mis en avant, ce rapport révèle que lorsqu'une plainte est arrivée en papier, il n'y a pas de caractère d d'urgence au Parquet d'Auchlepli n'était ouvert que trois semaines plus tard. Qui est responsable de tout ça, Marion Maréchal?
Alors déjà, sans surprise, il y a indéniablement une succession de responsabilités individuelles dans ce dossier et il faudra évidemment que les responsables en répondent. Ça me paraît absolument évident. Mais j'ai envie de vous dire que dans cette affaire, il y en a qui a retourné l'estomac de toute la France et à juste titre.
Il ne faut pas s'arrêter au cas précis, si je puis dire, de ces responsabilités individuelles dont certains pourront dire qu'elles sont circonstancielles, elles sont ponctuelles. Le cas, il y en a, il est révélateur et on le voit à travers toutes vos émissions, d'ailleurs depuis maintenant quelques semaines, d'une faillite systémique de la justice en France. Et c'est là où il n'y a pas seulement une responsabilité individuelle de l'OPJ, du procureur ou je ne sais quoi, il y a une responsabilité politique.
Quand je dis qu'il y a une faillite systémique, on est quand même dans un système, il faut bien le comprendre, chiffre à la pluie, dans lequel un délacant a peu de chances d'être arrêté. Une fois qu'il est arrêté, il a peu de chances d'être condamné à de la prison. S'il est condamné à de la prison, il a peu de chances d'aller derrière les barreaux.
Et si à l'issue de tout ça, il va derrière les barreaux, il a peu de chances de faire l'intégralité de la La peine pour laquelle il a été condamné. Donc on est en fait face à un système dans lequel les familles sont abandonnées avec de mémoire ces 2 ,7 millions de plaintes en attente dont certaines depuis plus de 3 ans, y compris pour des violences aggravées, y compris pour des viols aggravés qui ne sont pas traités. C'est 10 000 peines de prison chaque année qui ne sont pas exécutées depuis plus de 36 mois, donc des gens qui sont condamnés et qui ne vont pas aujourd'hui en prison.
Et c'est en moyenne une peine de prison qui est exécutée à peu près à 62 % du total pour ceux qui vont derrière les barreaux. Donc pourquoi je vous dis ça ? Parce que je crois qu'on se trompe à réduire ce débat uniquement à la question des moyens.
Parce que c'est un peu, vous voyez...
Qu'on ne fait pas. Non mais je dis pas vous, vous ! Vous, on voit bien dans le débat...
Ce que vous venez de dire prouve précisément qu'il y a un manque énorme de moyens. C'est quand même parce que la justice est sous l'eau que les plaintes traînent Oui mais je vais vous dire c'est ça où j'aimerais en venir c'est que je pense qu'on passerait à côté du sujet si on réduisait justement ce débat à la question des moyens et j'ai bien vu d'ailleurs que c'était un peu la tentation du politique en ce moment, je vois Gérald Darmanin faire la tournée de tous les plateaux. Alors moins je crois pour sauver la justice que pour se sauver lui-même.
Lui-même dit que c'est un problème de moyens. Lui-même pointe plutôt une responsabilité...
Oui enfin si si bien sûr, parce que quand on l'interroge là-dessus et qu'on dit mais finalement quel est le problème derrière il dit bah oui il y a un problème de moyens d'ailleurs j'ai augmenté mais ce qui est vrai c'est que si vous voulez Gérald Darmanin aujourd'hui donc qui faim de prendre ce sujet à bras le col c'est quand même le même Gérald Darmanin qui l'été dernier a passé des consignes en sous Est-il feint de le prendre à bras le corps ? Vous ne pensez pas sincère ? Quand je vois ce même ministre, il y a à peine un an de cela, l'été dernier, passer des consignes en sous-marin pour faire libérer de manière anticipée des prisonniers, pour éviter d'avoir à gérer la surpopulation carcérale durant l'été et qu'on retrouve avec 800 détenus qui sont libérés ainsi remis dans la nature ce qui est un record à l'époque quand on voit ce même gérald darmanin il est quelques semaines de cela passer une circulaire dans le dit que doréne qui dit que dorénavant il Il ne veut plus qu'il y ait des matelas placés au sol et que cette circulaire a pour conséquence potentielle de faire libérer pas moins de 6 000 détenus.
J'interroge en fait, c'est quoi ? C'est le Gérald Darmanin de l'été dernier qui manifestement se place du du côté du bien-être des prisonniers ? Ou c'est le Gérald Darmanin d'aujourd'hui qui explique qu'il veut reprendre les choses en main ?
Vous pensez toujours qu'il doit quitter son poste ? Je pense qu'il aurait dû quitter 15 fois son poste. Il comptait quand il était ministre de l Sur le problème de la justice, vous n'avez pas conclu si ce ne sont pas les moyens, c'est quoi ?
C'est-à-dire qu'on pointait l'idéologie du laxisme. Précisément, je pense qu'il y a plusieurs sujets. Un, la question, j'ai envie de dire presque plus idéologique du laxisme.
Moi, je considère que le laxisme n'est pas un mythe dans l'application des peines au-delà une fois plus des moyens. Quand je vois que là j'ai le chiffre ici, en moyenne, un condamné écope d'à peu près 20 % de la peine maximale prévue par le code pénal. C'est à dire qu'on a un Un code pénal aujourd'hui qui prévoit des peines, dans l'ensemble, plutôt très fermes.
Mais la réalité de la pratique, c'est que les magistrats font des peines très faibles par rapport au potentiel. Ils font des peines individualisées en tout cas, qui reposent sur l L'histoire de chacun, sur le monde de places de prison aussi. Moi j'interroge la manière dont est lue cette individuation.
Je vous donne un exemple très concret. Rien que cette semaine à Châteauroux, il y a une décision de justice qui a été rendue. Il y a un mineur de 15 ans, donc un enfant de 15 ans, qui a était frappé, lynché, tabassé, humilié, séquestré, filmé avec son téléphone.
Les images ont été publiées. Et les deux mineurs en question, à l'origine de cette agression, ont écopé de cinq mois de prison avec sursis, c'est-à-dire rien. Et ce genre de...
Pardon, mais excusez-moi, ce genre de décision, il y en a des centaines et des centaines par an. Alors justement, comment on fait pour changer les choses ? Si on revient sur la question des crimes sexuels, parce que ce que vous évoquez là Qu'est-ce que vous proposez, vous, en la matière pour lutter contre les délinquants ?
Oui, non mais excusez-moi, parce que vous me dites que ce n'est pas tout à fait le même sujet, mais c'est un sujet global. Quand je vous explique qu'il y a du laxisme, qu'il y a un manque de moyens, ok, mais qu'il y a aussi du laxisme, voire même qu'il y a une politisation de la justice, parce que je finis juste là-dessus et je vous réponds juste après sur les peines, les agressions sexuelles et les viols. Moi, je vais vous dire, 62 % des Français ne font pas confiance à la justice.
Je ne fais pas confiance à la justice française. Je ne fais pas confiance à la justice française. Je ne fais pas confiance à la justice française.
Quand je vois le cas que je viens de vous donner là, quand je vois que dans l'affaire Crépole, le procureur ne retient pas, cette semaine-là encore, le cas de bande organisée, de préméditation, de racisme anti blancs alors qu'il y a eu des témoins de cela, qu'on a des jeunes qui ont fait un aller-retour sur une heure pour aller chercher des couteaux et qui étaient déjà connus des services de police. C'est pas la fin de l'état de droit quand on dit je ne crois plus en la justice ? Ah bah ça interroge en tout cas, ça interroge sur la nécessité de faire quelque chose parce que moi je vous le dis franchement, là je suis la mère du gamin de 15 ans qui a subi ce qu'il a subi et je vois les deux jeunes se balader encore aujourd'hui libre dans la ville, je pense qu'il doit me traverser dans la tête des choses assez terribles.
Et donc moi, en tant que responsable politique, je ne veux pas que nous arrivions à la guerre du tous contre tous où les gens se font justice eux-mêmes. – Donc vous dites ceux qui se font justice eux-mêmes, je le comprends tout à fait, c'est ce que vous dites. – Je n'ai pas dit que je l'encourageais, je n'ai pas dit qu'évidemment je voulais le le justifier, mais je le comprends.
Je le comprends. À un moment donné...
C'est interdit par la loi. Mais évidemment. Mais comment ne pas comprendre ?
C'est ça que je suis en train de vous dire. Avez-vous entendu les témoignages dans le cadre de l'affaire Liana où on a des gens qui ont porté plainte pour des viols avérés sur le plan médical sur leurs enfants et qui ont aujourd'hui des gens qu'ils croisent encore dans la rue. C'est insupportable.
C'est quoi la traduction concrète, si vous étiez au pouvoir, quand on dit « je ne crois pas à la justice aujourd'hui », « je n'ai pas confiance en la justice ». D'abord, ça peut inquiéter certains. Et ensuite vous feriez quoi ?
Il y a plusieurs traductions. Sur les crimes sexuels, concrètement sur les enfants. La première déjà c' c'est évidemment de traiter en urgence la question de la disponibilité carcérale parce que c' Ça devrait évidemment être un chantier ultra prioritaire.
La première chose qu'on peut faire, ça se fait, les Belges le font, les Norvégiens le font avec les Pays-Bas notamment, c'est louer des places de prison à des pays européens, frontaliers d'une autre. Je veux dire, ça c'est une solution d'urgence immédiate qui nous permettrait de pallier au moins à court terme à cette difficulté. Comment on protège mieux nos enfants ?
Excusez-moi, mais déjà ça c'est une manière de les protéger. Vous savez quand les gens sont derrière les barreaux, déjà en général ils violent et ils agressent moins. Donc moi, je crois à la dimension protectrice de la prison.
Ensuite, il faut abaisser l'âge de la responsabilité pénale. On a un droit aujourd'hui pénal qui n'est plus adapté. On parle d'ailleurs des violences et des agressions sexuelles.
On voit des mineurs de plus en plus jeunes qui sont également concernés et qui ne sont pas punis à la hauteur de la gravité des faits. Ensuite, il faut responsabilité davantage les parents. Je ne vais pas vous surprendre, c'est une mesure que je porte depuis longtemps.
À un moment donné, quand il y a une faillite manifeste dans l'éducation, la surveillance de ces enfants mineurs, il faut que les parents puissent en payer le prix, y compris bien sûr dans la restriction des aides sociales dont ils bénéficieraient. Et puis à mon avis maintenant, ce à quoi il faut se pencher pour lutter justement contre cette tentation du laxisme, c'est les peines minimales. On a dans notre code pénal des peines maximales.
Autorisons qu'il y ait des peines minimales en deçà desquelles on ne peut pas aller. Quand on agresse, tabasse, humilie un jeune, pardon, mais on ne peut pas avoir 5 mois de prison et exorcise, ça n'est pas possible. Un point précis sur la question des crimes sexuels, est-ce que vous êtes favorable à la castration sans consentement, à la castration chimique bien sûr, sans consentement, que propose Bruno Retailleau par exemple Moi je suis ouverte à toute proposition évidemment qui permette de limiter la dangerosité de ce type de profil, donc je ne suis pas opposée du tout à cette proposition mais je crains qu'elle soit insuffisante. et qu'au-delà de ça, la question c'est d'abord celle de l'enfermement et poser aussi la question de l'enfermement à vie.
Parce que ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui, on a très peu de cas de perpétuité réelle, et donc probablement faudrait-il là aussi élargir le champ. Et vous dites, Marion Maréchal, comprendre les Français qui se font justice eux-mêmes...
Elle dit comprendre les Français qui ont cette tentation, qui veulent se faire justice eux-mêmes, pas qu'ils se font justice eux-mêmes, Heureusement, ce n'est pas le cas pour l'instant. Par ailleurs, il y a beaucoup de Français aussi qui sont en faveur. Ils le disent du retour de la peine de mort pour les crimes commis contre les enfants.
Est-ce que c'est également votre position ? Alors moi, j'ai toujours été opposé à la peine de mort. N'y voyez pas là une tentation de laxisme du tout, puisque je défends une fois de plus la perpétuité réelle, vous l'avez compris.
Mais c'est vrai que je n'ai jamais été philosophiquement à l'aise avec l'idée de donner droit de vie ou de mort à des magistrats, même si elle reste tout à fait résiduelle, l'erreur judiciaire ça existe, et en l'espèce elle serait évidemment irréversible. Maintenant, moi, je vais vous dire que je n'ai pas de tabou là-dessus, c'est-à-dire C'est-à-dire que s'il devait y avoir un grand débat national, s'il devait y avoir un référendum et qu'in fine cette décision soit remise au peuple français, je serais pour le soutenir. Parce que je pense que ça fait partie des grands débats de société.
Si vous étiez au pouvoir, vous organiseriez ce référendum ou pas ? Parce qu'il faut décider de l'organiser. En l'occurrence, on s'en remettra ensemble au projet qui sera remis dans quelques semaines par le corps national présidentiel.
Mais moi je vous dis à titre individuel ce que j'en pense. Si à un moment donné ce débat devait être mis sur la table pour des raisons par le biais référendaire. Au contraire, je pense que je tiendrai cette initiative parce que ça permet de remettre le débat de la justice sur la table.
Mais vous voteriez non ? Moi personnellement, j'y suis opposée. Maintenant, j'ai envie de vous dire au-delà de ça, puisqu'on parlait de la politisation de la Il faut aussi interroger, qu'on parlait de la responsabilité individuelle des magistrats.
Il faut aussi poser la question, moi je crois, de la syndicalisation aujourd'hui de la magistrature. Vous êtes toujours favorable à son interdiction ? Exactement.
C'est pour ça que j'allais y venir parce que pour le coup c'est une proposition que je défends depuis longtemps. Je considère qu'aujourd'hui avoir des syndicats ultra-politisés, engagés dans le débat public politique d'extrême gauche comme les syndicats de la magistrature qui représentent, excusez-moi, jusqu'à 50 des magistrats à Paris, c'est un sujet gravissime. Gravissime pour justement la confiance que nous posons dans la justice et je vois d'ailleurs à travers cela, je l'ai vu dans le communiqué du syndicat de la magistrature ou dans le communiqué du conseil supérieur de la magistrature sur l'affaire Liana.
Pardon, mais un corporatisme qui est insupportable dans l'affaire Liana. Il y a deux lignes dans ces communiqués de compassion et il y a un pavé comme ça pour expliquer qu'on ne touche pas au juge, que c'est de la démagogie, que le politique n'a rien à dire au juge. Excusez-moi mais être magistrat dans notre pays c'est être indépendant mais ce n'est pas être intouchable, ce n'est pas être irresponsable.
Il y a un candidat à la présidentielle qui s'interroge aussi sur le bien fondé de la syndicalisation des magistrats, c'est Edouard Philippe. Vous y voyez un signe encourageant ? Écoutez je suis très contente qu'Edouard Philippe rejoigne ma proposition si vous voulez que je vous dise.
Voilà mais c'est vrai que oui ce débat doit être posé et je crois qu'au-delà de ça doit être aussi posée la question aujourd'hui du fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature, vous savez qui est l'organe qui donc juge les juges parce que c'est vrai qu'une fois de plus les juges qui sont élus dans ce conseil sont élus sur liste syndicale donc ils sont redevables à leurs électeurs. Moi je crois beaucoup plus un système de tirage au sort qui serait me semble -t-il beaucoup plus...
Vous êtes sur la proposition de Bruno Retailleau qui dit qu'il faut aussi que des citoyens tirés au sort puissent avec des magistrats décider de sanctions. Alors il y a déjà des citoyens qui siègent dans ce conseil supérieur de la magistrature, pourquoi pas là aussi tirer au sort. En tout cas ce qui est sûr c'est qu'il faut décorréler...
Comment dire ? Enfin il faut que ceux qui jugent les juges ne soient pas redevables à ces mêmes juges. Donc ça à mon avis c'est une piste parce que il y a un problème dans cette incapacité de la profession à sanctionner pour des fautes professionnelles des magistrats.
Et moi il y a une affaire qui m'a beaucoup choqué cette semaine, qui interroge aussi sur la politisation de la justice, c'est la condamnation d'Éric Tegner. Donc patron de frontières qui a été condamné sur la base d'un texte qui au départ était censé condamner, enfin, comment dire, qui était le résultat, vous savez, de l'assassinat de Samuel Paty par un tchétchène islamiste, et bien ce même texte a été utilisé pour condamner un chef de médias de droite. Et le juge en question est un militant de gauche.
On vérifiera ça. Vous pouvez tout à fait le vérifier. Un militant de gauche revendiqué qui aurait évidemment dû être récusé dans cette affaire.
On va vérifier ça effectivement de très près. Dans un instant, vous nous direz quelle sera votre place dans la future campagne présidentielle qui se dessine à tout de suite. FM Politique, notre invité Marion Maréchal.
Petite précision que j'apporte. Vous évoquiez il y a quelques instants la condamnation d'Éric Tegner à 6 mois de prison avec sursis pour divulgation de données personnelles d'avocats, ce qui effectivement est condamnable. Je précise Puisque des magistrats ont été menacés depuis et que le magistrat en question a décidé de porter plainte.
C'est une information qui nous a été communiquée dans la journée d'hier. En en matière...
Vous précisez ça, mais du coup, vous permettez-moi de répondre. Parce que là, en l'occurrence, sur cette affaire, il y a donc Eric Tegner qui, en effet, dans le cadre d'une enquête sur l'immigration, dénonce le business qui est fait autour du droit des étrangers par un certain nombre d'avocats qui ont une activité publique, qui ont même été récompensés d'ailleurs pour ça, qui sont des militants activistes par ailleurs. À aucun moment il ne divulgue des informations personnelles de type adresse, à aucun moment évidemment il n'incite à quoi que ce soit.
Donc je veux dire déjà on est quand même très loin de l'incitation et ce que vous passez complètement sous silence malgré tout, c'est la polémique qui naît du profil du juge une fois de plus on va pas on a un juge qui explique qu'il prend des positions on va pas rentrer excusez – On vérifiera, on va vérifier, on va prendre le temps de vérifier. – Vous pouvez tout vérifier, ce juge a écrit un livre, où il dénonce la justice blanche. – C'est important de préciser effectivement que ce magistrat dit avoir été l objet de menace, c'est qu'il a décidé de porter plainte.
En matière de... – Juste, on a le droit de critiquer une décision de justice. – Bien sûr. – Voilà, c'est sur quoi on devait tomber d – Alors justement, en matière de justice, vous l'évoquiez, dans quelques jours, dans moins de 15 jours, désormais sera rendue la décision concernant votre tante Marine Le Pen.
Elle saura si elle peut ou non se présenter à la prochaine élection présidentielle, est-ce qu'à vos yeux il est probable ou improbable qu'elle puisse être candidate à la prochaine élection présidentielle ? Écoutez, je ne peux pas vous faire valoir des statistiques. Je ne suis pas dans le secret évidemment du tribunal.
Je ne peux que vous faire valoir un un espoir, l'espoir de voir cette candidate qui se prépare maintenant depuis des décennies porter la voix du camp national parce que évidemment je crois qu'aujourd'hui elle a toutes les qualités que lui reconnaissent d'ailleurs les Français pour être un chef d'État et qu'au moins, j'ai envie de vous dire, quel que soit in fine le candidat qui sera choisi, Marine Le Pen ou Jordan Bardella, nous avons la chance, nous, au sein du camp national d'être déjà en ordre de marche, d'être alignés là où tous les autres multiplient les candidatures et sont incapables, finalement, de donner une voix face quand même à une menace qui est une menace historique et existentielle que représente le projet de Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, dont je vous dis aujourd'hui qu'il y a des chances tout à fait probables qu'il se califie au second tour de l'élection présidentielle. Vous pensez qu'il se rende au second tour Moi je pense que c'est une hypothèse tout à fait vraisemblable et qu'à ce titre-là il n'y a pas de temps pour les guerres d'égo pour les aventures sans lendemain pour les impasses électorales et moi j'aurais souhaité que dès maintenant nous soyons le plus rassemblés possible parce que c'est une question de, j'ai envie de dire, de vie ou de mort pour notre pays dans les mois à venir. Est-ce que vous êtes convaincu que Jordan Bardella sera un bon candidat de substitution ?
Est-ce qu'il aura l'expérience nécessaire au moment de L'élection aura 31 ans, il n'a jamais été ministre, il n'a jamais été maire. Est-ce que ça suffit pour être un bon président de la République ? – Oui, oui, écoutez, moi je travaille avec lui maintenant depuis un certain nombre de mois.
Je le vois d'ailleurs progresser de jour en jour. Je vois un homme qui a parfaitement conscience de l'enjeu. Ce n'est pas toujours vrai en politique.
On a souvent des égos démesurés qui marchent un peu sur l'eau. Ce n'est pas le cas de Jordan Bardella. Je sais, pour y être associé, qu'il y a un travail extrêmement exigeant, fait sur le programme présidentiel qui sera présenté dans quelques semaines.
Et je vois surtout cette volonté à laquelle je souhaite participer de s'entourer d'une équipe la plus large possible, la plus variée, la plus expérimenté, et qu'à ce titre je crois que nous avons toutes les cartes en main pour pouvoir l'emporter. Et j'ai juste fini par là et j'ai même envie de vous dire, parce qu'il faut quand même que les Français en aient conscience, nous sommes aujourd'hui la seule famille politique qui est à la fois en capacité de gagner l'élection présidentielle, et d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale. Ça n'est pas le cas du centre avec Édouard Philippe, ça n'est pas le cas de l'extrême -gauche avec Jean-Luc Mélenchon.
C'est pas possible de dire pour l'instant, mais en tout cas, dans les médias, en quoi les campagnes seraient différentes selon que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Si c'est Jordan Bardella, ça change quoi ? Je ne vais pas vous faire de la prospective.
Je ne sais pas, puisque je ne sais pas aujourd'hui quelle stratégie...
Je ne sais pas aujourd'hui quelle est la stratégie qu'ils vont décliner. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une différence d'incarnation. Ce serait ridicule de le puisque nous sommes face à un homme de 30 ans et à une femme de 50 et quelques, et que le parcours n'est pas tout à fait évidemment le même.
Donc à partir de là il y aura une incarnation différente. Mais là où je tiens à rassurer les journalistes qui semblent très prolixes, sur les coins à mettre entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, je vais vous dire qu'il y a un juge de paix très simple qui va arriver dans quelques mois, c'est le programme présidentiel. Le programme présidentiel qui sera l'objet des discussions, des négociations internes au parti avec les alliés, et qui sera finalement le projet qu'on va présenter aux Français, derrière lequel seront Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Donc il n'y aura pas de sujet de divergence, de dissonance ou de désaccord. Mais on a vu qu'entre eux, les lignes n'étaient pas toujours similaires. Par exemple, sur la question des retraites, ils ne défendent pas tout à fait la même Même chose, Marine Le Pen, un retour à la retraite à 62 ans.
Jordan Bardella plaide pour qu'il n'y ait plus d'âge de départ fixe. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'extrapolations et parfois de réductions. Parce que j'ai débattu il n'y a pas très longtemps avec Jean Philippe Tanguy qui est monsieur économiste si je puis dire à l'Assemblée nationale qui est un proche de Marine Le Pen et même sur un sujet dont certains disent qu'il serait totalement irruptif au Rassemblement national, qu'est la retraite par capitalisation que je défends moi depuis Depuis longtemps, j'ai vu Jean-Philippe Tanguy expliquer que ce n'était évidemment pas un tabou et que le fonds souverain de Marine Le Pen avait aussi vocation à répondre à ce potentiel besoin de capitalisation.
Donc voilà, et j'ai envie de dire, même si admettons que Guy puisse y avoir des sensibilités différentes entre les deux, dans leur manière d'apporter des propositions. Manifestement, ils trouveront la manière de se rencontrer dans ce programme présidentiel. Et vous, quel sera votre rôle dans cette campagne Vous l'évoquiez.
Déjà, moi je vais porter le courant qui est le mien, qui a aussi sa singularité. Je vais tâcher de lui donner aussi un maximum d'espace et je vais tâcher d'aller convaincre des Français qui ne sont peut-être pas encore totalement convaincu qu'il se retrouverait peut-être pas totalement aujourd'hui au rassemblement national vous pourriez être la première ministre de jean dan bardela moi je vous savez je refuse absolument de commencer à se distribuer les postes je trouve ça un peu grotesque un an avant Alors même comme vous l'avez dit tout à l'heure, madame, qu'on n'a pas encore gagné et on n'a pas encore la majorité de commencer à distribuer les postes. Donc moi je vais vous dire avant ça, je vais être toute à mon engagement pour cette campagne, faire en sorte que nous gagnons, essayer d'apporter aussi dans cette campagne le réseau européen dont je dispose, ce qui me semble c'est pas un petit sujet.
Moi je suis une alliée de Giorgia Belloni qui est quand même porteuse d'un certain nombre de succès au niveau italien et européen. Et puis ensuite on fera le maximum en espérant que ça suffise. Est-ce que l'exposition du couple de Jordan Bardella avec Maria Carolina de Bourbonde et de Sicile peut être un handicap pour celui-ci ?
Je vais vous dire je m'en fous complètement. Le français aime bien savoir qui est la campagne d'un éventuel futur président. Cette espèce d'obsession pour cette une de Paris match mais je veux dire franchement je vous assure je pense que c'est une obsession de journaliste parce que je crois que les français se fichent pas mal de la vie privée de Jordan Bardella et que Jordan Bardella il est comme nous tous je vais vous dire moi aussi j'en ai moi mon couple avec mon mari actuel a été outé dans la presse people voilà et je peux vous dire de manière beaucoup moins flatteuse que pour Jordan Bardella et Marie-Carolina Montfort et de Sicile voilà eh bien je vais vous dire avec le recul on en est tous à se demander s'il faut pas mieux organiser finalement ses sorties et assumer puisque de toute façon quand on est un responsable politique aujourd'hui on n'a plus le droit à une vie privée voilà donc je vais pas lui faire le reproche alors qu'il est en couple et amoureux bah d'avoir bah fait valoir fait voilà cela et je trouve objectivement totalement grotesque les espèces d'accusations aujourd'hui de la gauche qui attaque sur l'angle ah bah oui certains élus et les j'ai des questions je pense qu'honnêtement vu l'histoire du camp national, vu son engagement objectivement résolu auprès des classes populaires françaises depuis des décennies.
Je pense que c'est un mauvais procès. Mario Maréchal, il y a un des thèmes qui vont être un des thèmes principaux de cette élection présidentielle. On voit, c'est la question de l'immigration.
Ce matin, dans les colonnes de la Tribune dimanche, Edouard Philippe donne une interview dans laquelle il dit que la France pourrait avoir vocation à avoir recours à la solution de ce qu'on appelle en quelque sorte les hotspots. C'est la conséquence d'un texte qui a été votée cette semaine au Parlement européen, qui s'appelle le règlement retour, qui autorise les États à renvoyer une partie de migrants clandestins qui sont déboutés du doigt d'asile dans des centres de rétention situés dans des pays hors de l'Union européenne, avec lesquels, eh bien, les pays auraient passé des accords. Est-ce que vous y voyez un bon signe quand vous voyez qu'Édouard Philippe dit pourquoi pas ?
Comme vous, j'ai regardé le meeting de Bruno Retailleau et j'ai vu au premier rang Gérard Larcher, Valérie Pécresse, M. Barouin et je me suis vraiment demandé, je pense comme la plupart des Français de droite, mais cet homme-là va-t-il vraiment mettre en place le programme ferme en matière migratoire qu'il défend avec ces gens-là ? Voilà, moi je vous le dis, je n'y crois pas.
Je pense que quand c c'est ça votre équipe qui a failli et qui a plutôt dévendu l'inverse jusqu'ici. Je ne crois pas à la possibilité d'une véritable rupture. Et vous parliez du règlement retour, et c'est heureux parce qu'en effet c'est une victoire historique.
Édouard Philippe dans les tribunes dimanche dit pourquoi pas la France pourrait avoir vocation à utiliser cela alors très bien sauf que moi je note quand même une chose au Parlement européen c'est que le vote il a été permis parce que nous avons voté ensemble donc mon groupe ECR avec les LR et avec le groupe du rassemblement national par contre une chose que j'ai noté c'est que l'immense majorité des macronistes au Parlement européen n'ont pas voté les députés horizon ce règlement l'ont votée la deuxième fois pas la première intéressant voilà donc moi j'ai envie de dire à Bruno Retailleau à François-Xavier Bellamy à ses états-majors du LR qui je pense objectivement je remets pas en cause leur sincérité j'ai envie de leur dire mais tirer les conclusions ça veut dire qu'au Parlement européen vous Vous faites la coalition des droites avec le camp national. Vous obtenez des résultats et au niveau national, vous continuez finalement de refuser cette alliance, voire même pire, vous faites des alliances aux municipales avec les macronistes. Justement, vous parlez de Bruno Retailleau qui a tenu hier son premier grand meeting, est-ce qu'avec lui vous souhaiteriez faire une alliance ?
Est-ce que vous tendez la main à certains républicains ? Exactement ce que je suis en train de vous dire. Je leur ai dit, mettez en cohérence vos alliances au niveau européen avec vos alliances au niveau national.
Arrêtez de vous enfermer comme l'a fait Bruno Retailleau, municipal, dans cette espèce de zèle du ni-ni, ni Rassemblement National, ni LFI. Mais avec quels Républicains vous verriez travailler ? Avec quel responsable de droite ?
Si j'écoute Bruno Retailleau et qu'il est sincère dans ce qu'il dit, ce que je Je crois. Qu'est-ce qui aujourd'hui est irréconciliable entre lui et moi, ou lui et le camp national au sensage ? Objectivement rien.
Je veux dire, à certains égards, parfois je me sens même plus proche de lui sur la ligne que d'autres au sein du camp national. C'est-à-dire Vous vous sentez plus proche de Bruno Retailleau que de Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Ne paniquez pas, tout va bien.
Ce que je suis en train de vous dire, c'est que dans certaines propositions, il y a des choses que défend Bruno Retailleau et que je partage, par exemple la retraite par capitalisation, que ne défend pas une partie du camp national. C'est ça que je veux dire. Donc en fait, moi, je ne comprends pas ce que je dis idéologiquement nous empêcherait de travailler ensemble, si ce n'est une fois de plus des petites logiques partisanes, des petits calculs électoraux dans lesquels on arrive au bout.
Je dis si vraiment, et je le crois, on a une menace de la France insoumise, de Bali-Bagayoko et de tout ce que ça induit face à nous, à un moment donné, il faut que cette droite prête ses responsabilités, qu'elle fasse la distinction entre l'adversaire existentiel et l'allié potentiel. Et quand on est à 8 % dans les sondages, bon ben on en tire les conclusions. Voilà.
Quand on voit vous évoquer à l'instant, je cite un combat de la droite contre la France insoumise, vous citiez, abonnéciant Bagui Bagayoko, le maire et les filles de Saint qui, cette semaine, a expliqué notamment dans l'opinion qu'on pouvait siffler la Marseillaise. Il s'est expliqué en disant que c'était un droit de réplique populaire parce que les enfants, dit-il, de ceux qui sont ici, dans les grands stades, sont aussi citoyens aussi de là Il s'expliquait un, il a dit qu'il ne fallait pas réduire justement ces gens qui peuvent siffler la Marseillaise à des ennemis de la France ou à des gens qui ne seraient pas pleinement français. Pourquoi vous n'entendez pas cela ?
Cette nuance de sa part. Moi je ne suis absolument pas dupe de qui est Bali Bagayoko. Bali Bagayoko, c'est un militant radical d'extrême gauche, racialiste et islamo-gauchiste.
Mais il fait à chaque fois ce que fait très qui a été élu par les habitants. Et c'est bien malheureux et ça dit beaucoup de choses de la situation de cette ville. Mais il fait la même chose que fait Jean-Luc Mélenchon à chaque fois, c'est-à-dire qu'il sort une horreur, voilà, et puis ensuite il va faire le tour des plateaux de télévision pour dire que ce n'est pas du tout tout ce qu'il a voulu dire.
Moi, je vous le dis, siffler la Marseillaise, ça n'est pas faire valoir des opinions géopolitiques ou sociales. C'est siffler la France. Voilà.
Et quand, pour reprendre cette fameuse épisode Jacques Chirac en 2002, quitte les tribunes du stade dans un match entre la France et l'Algérie, dans lequel les supporters algériens sifflent la Marseillaise. Excusez-moi de vous dire que les supporters algériens, ils ne sifflent pas pour des revendications géopolitiques. Voilà.
Ils sifflent la France. et tout ce qu'incarne la Marseillaise. Donc évidemment que cet élu de la République, cette légitimation encore plus grave, légitime une haine et un rejet anti-français.
Est-ce que la France insoumise est républicaine ou anti-républicaine Je ne sais pas, on se pose la question. Parce que si la République, c'est la République une et indivisible, ce ne sont pas des gens qui veulent la République une et indivisible. Ils n'ont pas un projet bienveillant et inclusif.
Ce sont des gens qui surfent sur un communautarisme totalement assumé, qui soufflent sur les braises de la haine anti-française, du ressentiment postcolonial, du racisme anti-blanc de manière totalement décomplexée. Bali Bagayoko, c'est un homme qui explique que le projet de la Nouvelle France, je cite, c'est le remplacement des vieilles couches blanches. Il a dit ça comme ça ?
Oui, il a dit ça comme ça. On regardera s'il a dit exactement...
Aucun problème. Il l'a dit dans un podcast. Jean-Luc Mélenchon lui parle de grand planressement des générations, il avait précisé les – Oui, voilà, des remplacements des tout blancs tout moches. – Des générations il avait dit. – Ça vous vous en souvenez, des tout blancs tout moches.
Voilà, donc oui évidemment qu'en sous-texte on comprend très bien et quand on regarde tout ce que déclarent aujourd'hui les députés LFI, il n'y a aucune ambiguïté possible. Donc moi je vais vous dire, je ne veux pas accompagner ce récit qui est celui de Bali Bagayoko et je crois qu'aujourd'hui c'est une menace existentielle et on revient au sujet de tout à l'heure d'où la nécessité de se rassembler. Vous débattriez avec lui ?
Vous débattriez avec lui ? Vous débattriez avec lui ? Vous débattriez avec lui Bien sûr.
Moi je débattre avec qui veut, je lance souvent d'ailleurs des demandes de débat. On lui lance l'invitation, on organisera ici même un débat entre vous-même et Bali Bagayoko. On le voit qu'il y a, on le disait à la question de l'immigration, il y a aussi les questions des thèmes de société qui seront présents dans l l'élection présidentielle et un thème de société qui est assez clivant, qui reflint cette semaine à l'Assemblée Ludovic.
Oui c'est la fin de vie, la proposition de loi sur l'aide à mourir revient en débat à l'Assemblée Nationale, tout indique que ce texte sera adopté aux alentours du 14 juillet. Est-ce que si votre camp arrive au pouvoir l'année prochaine, est-ce que vous abrogerez cette réforme de société ? Ah bah moi je plaide évidemment pour, et d'ailleurs c'est la position de Marine Le Pen et c'est la position de Jordan Bardella, donc je crois que de ce point de vue Il n'y a pas de débat, puisque les chefs d'état-major du corps national sont tous opposés à cette loi, qui sera à la fin l'une des lois les plus permissives du monde. je dois dire que moi je suis j'ai pas les mots face à cette loi parce qu'elle me terrifie elle m'attriste parce que je sais que ce sera d'abord une loi d'abord et avant tout pour les pauvres et les plus vulnérables c'est-à-dire tous ceux qui n'ont pas accès aujourd'hui à des soins palliatifs, tous ceux qui vivent isolés, tous ceux qui ont un handicap, tous ceux qui sont dans des déserts médicaux et qui est évidemment faute de pouvoir être correctement pris en charge.
Parce que je rappelle qu'on a aujourd'hui 500 personnes par an qui qui meurent sans être pris en charge par des soins palliatifs, demanderont l'euthanasie parce que ce sera l'une des manières les moins douloureuses de partir. Et moi quand je regarde aujourd'hui dans les pays où ça a déjà été télégaliser les motivations, notamment dans les pays anglo-saxons, des personnes qui demandent l'euthanasie et que je vois des personnes âgées dire « Je demande l'euthanasie parce que je ne veux pas être un poids pour ma famille. » Mais je vous assure, ça me donne envie de pleurer.
Je me dis en fait c'est des gens qui demain vont porter la responsabilité de rester en vie, qui vont se dire voilà je coûte tant d'argent à mes enfants, à mes petits-enfants, il vaudrait mieux que je meure. Mais enfin mais qu'est-ce que c'est que ce...
Enfin je sais pas jusqu'ici toute la société se mobilisait quand quelqu'un voulait se suicider et aujourd'hui maintenant on les accompagne. Ça veut dire donc on arrête d'appeler les camions de pompier quand quelqu'un veut se jeter d'un pont. Alors, c'est une rupture anthropologique majeure et la réalité, je vous le dis, c'est qu'aujourd'hui, ça n'est que le début.
Demain, ce sera donc des mineurs...
Mais c'est très émineré, des pathologies graves, un cas de médecin...
Mais madame, le problème, si vous voulez, c'est que c'était exactement...
N'importe qui, il ne peut pas dire je veux...
C'était exactement la même chose au début des pays qui ont légalisé. Et le résultat, notamment en Belgique, mais pas que, au Canada ou ailleurs, c'est qu'à partir du moment où on a légalisé l'euthanasie, on parle d'ailleurs jamais d'euthanasie et de suicide assisté dans la loi, ce trésor les orwellien. Eh bien, le résultat, c'est qu'ensuite on a élargi.
On a élargi aux handicapés, on a élargi aux mineurs, on a élargi aux maladies psychiatriques et c'est ainsi qu'en Belgique, une femme de 25 ans a été euthanasiée parce qu'elle était traumatisée à la suite d'un attentat Et si votre camp l'emporte l'an prochain, il y a d'autres réformes sociétales dont vous souhaiteriez la bourgation ? Déjà, il y a une chose sur laquelle on va se battre ardemment c'est l'offensive pro-GPA à laquelle on est en train d'assister parce qu'aujourd'hui on voit bien que Gabriel Attal, mais pas que, veut faire de ce combat l'un de ces grands combats dits sociétaux qui là pour moi encore est une aberration. On est sur un contrat qui touche à la vie et à l'enfant, on est sur la marchandisation du corps de la femme.
Alors on essaye de nous vendre ça en GPA éthique, je ne crois pas à la GPA éthique, du moins j'y croirais le jour où une femme riche prêtera son ventre pour sa femme de ménage. Jusqu'ici, je crois que ça n'a pas trop existé. Donc ça, ça fait partie évidemment des grands sujets sur lesquels nous allons bien sûr nous mobiliser et nous empêcherons coûte que coûte d'avancer vers cette rupture anthropologique une fois de plus.
Marion Maréchal, vous étiez à Washington pour l'investiture de Donald Trump, le président américain qui a signé cette semaine un accord, en tout cas les discussions s'engagent avec les Iraniens, y compris aux Etats-Unis. Certains disent que c'est une forme de défaite américaine, est-ce que vous dites « je me suis trompée, j'aurais jamais dû le soutenir ? » Ah non, mais moi, je vais vous dire, j'ai toujours eu le même discours sur les Américains et sur les Donald Trump, puisque, en fait, moi, ce que je constate, c'est qu'il n'y a pas de véritable rupture, en réalité, dans l'administration Trump et les précédentes, vis-à-vis des intérêts français.
La seule chose, c'est que Trump affiche la couleur, il est brut de décroffage. Vous voyez ce qui s'est passé en Iran ? Le résultat de ces...
Moi j'étais contre cette intervention, donc je ne peux pas vous dire plus. Je n'ai surtout pas souhaité que la France aille dedans, si ce n'est pour respecter les accords de défense avec les alliés du Golfe. Mais est-ce que ça finit par une capitulation de Trump ?
Par contre, j'ai envie de vous dire, on verra dans 60 jours ce qu'il en est, mais moi je trouve que c'était une erreur fondamentale que d'aller vers cela. Donc je n'ai aucun problème à le dire. Maintenant je vous le dis d'un point de vue européen et français.
Ce qui me fait peur, si vous voulez, dans cette affaire, c'est que dans deux ans, si Donald Trump était amené à perdre les élections, ce qui est tout à fait possible, qu'on ait la tentation et que de nombreux pays européens aient la tentation de faire « Ouh là là, c'est bon, Trump est parti, on reprend les choses comme avant, on se remet gentiment et rondement en bons petits vassaux militaires, numériques, économiques des États-Unis. On sort de cette logique qui est celle aujourd aujourd'hui, bienvenue au niveau européen de défendre une préférence européenne et de tendre vers l'autonomie et l'indépendance. Ce serait une erreur fatale.
Il faut dépasser le sujet de Donald Trump. Les Américains aussi alliés soient-ils sur un certain nombre de sujets. Restent des concurrents féroces dont les intérêts ne sont pas toujours alignés avec les nôtres.
Et donc j'espère, j'espère que le passage de Donald Trump servira de leçon durable à toutes ces élites européennes. En tout cas, j'oeuvrerai pour. Et quand vous vous voyez...
Pardon, Amandine ? Non, non, mais j'allais dire, qu'est-ce qui vous empêche, cela dit, d'être critique sur ce que fait Donald Trump ? On voit par exemple, votre âgé de Georgia Meloni se désolidarise complètement de Trump et dit d'ailleurs, ça m'annuie d'être votre amie.
Je ne veux pas être plus critique que ça, je vous dis que c'était une erreur que cette intervention en Iran. Il vous déçoit. Non mais ce n'est pas qu'il me déçoit si vous voulez parce que moi je ne suis pas américaine donc je n'ai pas voté pour lui.
Mais moi je fais la part des choses, j'ai aucun problème à dire que sur la politique intérieure, il y a des choses que je partage avec Donald Trump. Ce serait ridicule de dire le contraire sur le fait de vouloir réduire l'immigration, de lutter plus efficacement contre l'immigration clandestine, dans la lutte contre le narcotrafic, dans la lutte contre le wokisme. Tout ça, évidemment, nous l'avons en commun et ce Ce serait ridicule de le nier.
Maintenant, je fais la part des choses avec le Trump extérieur. Et je le dis une fois de plus, ce que nous vivons aujourd'hui avec Donald Trump n'est pas nouveau. Quand sous Biden, nous avions...
J'ai oublié le Le terme, il y a eu l'affaire AUKUS, il y a eu l'amende de BNP Paribas, il y a eu l'affaire Snowden, mais il y a eu l'inflation revolution hat, exactement, on cherchait le terme, qui était aussi un sabotage complet de l'économie européenne. Bizarrement, Bizarre blanc, personne n'avait rien à dire Voilà, et donc je le dis Soyons cohérents, que ce soit une administration Démocrate ou une administration républicaine Donald Trump ou pas Donald Trump Bah en fait nous sommes des Européens Nous sommes des français. Et donc, à ce titre, c'est d'abord en tant qu'Européens et Français qu'on doit raisonner.
Et donc, c'est la grande leçon, me semble-t-il, qu'il faut garder. Et l'autre leçon, pardon, c'est la question aussi de notre autonomie en matière de défense. Voilà.
Et ça, c'est le grand enjeu des années à venir que nous allons devoir défendre, nous aussi, à Paris comme à Bruxelles. – Mario Maréchal, on a évoqué au début de cette interview la situation évidemment climatique en France avec près de 26 millions de Français qui sont concernés aujourd'hui par cette alerte rouge. À l On apprend par la voix du ministre de l'éducation que 845 écoles et collèges seront fermées lundi. 845 écoles et collèges fermer lundi. 1 800 autres aménageront leurs horaires.
Oui, je vais faire le même commentaire que ce que j'ai fait en ce début d'émission, c'est-à-dire que je trouve ça affligeant qu'on se retrouve pour des raisons démagogiques par refus de climatisation dans cette situation parce qu'il faut comprendre que derrière ça, même si c'est C'est une décision, on va dire, légitime pour les enfants, bien sûr. C'est une désorganisation familiale totale pour les parents qui travaillent. Je pense que c'est extrêmement compliqué.
Donc ce qui serait bien, c'est que le gouvernement de temps en temps arrête la communication par à-coups en fonction de l l'actualité, mais c'est capable de temps en temps d'aller au bout d'une idée. Et s'ils sont d'accord, comme ils semblent le dire pour un grand plan de climatisation, d'ailleurs proposé par Marine Le Pen depuis longtemps, on en attend maintenant la couleur. Voilà.
Merci beaucoup Marion Maréchal d'avoir été notre invité, Ludovic Amandil. Merci d'avoir été à mes côtés ce mastin. Vous restez bien sûr sur BFM tout au long de cette journée.
On va vous informer sur cette canicule qui touche la France, qui va continuer de la toucher pendant plusieurs jours à l'instant. Donc le ministre de l'éducation, ça vous concerne certainement, qui annonce que 845 écoles et collèges seront fermées lundi. 1800 autres aménageront leurs horaires dans un instant.
Cette affaire suivante avec Loïc Besson et Dominique Rizet. A très vite.
Marion Maréchal