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Discours / meetingyoutube.com· 31 mai 2026 85 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Juan BRANCO Conférence à Nîmes 23 mai 2026 HD / Quelle France pour 2027 ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 46 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05:21OuverteRéponse partielle

    Sur l'univers souverainiste : peut-on rassembler ces mouvances (12% potentiel) ?

  • 1:06:49OuverteRéponse directe

    L'effondrement viendra-t-il de l'étranger (Allemagne, AFD) ?

  • 1:07:06ComplaisanteRéponse partielle

    Que pensent Rufin, Russell ou Gluxman de ce mouvement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:29Invité politiqueFait
    « J'avais prévenu très tôt de l'effondrement que générerait Manuel Macron dans ce pays parce que en gros, on avait essayé de me faire rentrer au sein de la Macronie dès 2012-23. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Elle me dit de venir à Saint-toin, un endroit que je connaissais pas. Et je me retrouve sans comprendre pourquoi ou comment. Donc j'avais 22 ans à l'époque, face à un cadavre. »
  • 7:48Invité politiqueFait
    « Il est devenu secrétaire d'état aux affaires européennes. Il a négocié ce nouveau texte. Ils l'ont fait adopter par le parlement dans une constitution un peu bancale. »
  • 11:18Invité politiqueFait
    « Je fais un poste sur lui après qu'il soit venu donner une conférence à Science pour dire qu'il était en train d'être construit comme personnage qui demain prendrait la direction de notre pays et qu'il y aurait quelque chose de catastrophique quant au fait que ça arrive. »
  • 11:59Invité politiqueFait
    « Je finis en 2018, j'aurais aimé que ce texte ne soit pas prophétique avec crépuscule où j'introduis le successeur d'Emmanuel Macron que personne ne connaît alors en disant voilà il voilà ce qui s'est passé, les oligarques Xavier Niel tout ça ce qu'ils ont fait voilà ce qui va se passer et je parle je dédie le tiers du livre à un garnement un peu insupportable que vous avez appris à connaître entre-temps qui s'appelle Gabriel Atal »
  • 14:44Invité politiqueFait
    « Édouard Philippe a fait une stelle pour Richard Descoin au Havre dont il est maire parce que il a obtenu de faire construire une antenne de sciences pot au Havre et en échange, il avait notamment obtenu de faire recruter sa femme à Sciencep un poste qui pour lequel elle n'avait pas de mérite particulier »
  • 23:59Invité politiqueFait
    « Moi, je pense qu'aujourd'hui euh le maintien de ce clivage artificiel avec non pas l'extrême droite mais le RN en particulier a une visée électorale. »
  • 29:42Invité politiqueFait
    « Il est impossible pour moi aujourd'hui d'avoir une gauche qui soit véritablement de gauche si on ne sort pas de l'Union européenne. »
  • 31:03Invité politiqueFait
    « Sauf que si dansé elle est complètement frelatée parce que elle dépend des décisions qui sont prises par les équipes de Zara, Primar, chiines qui dessine pour le monde entier les mêmes vêtements dans des territoires qui n'ont rien à voir avec notre culture, avec notre histoire »
  • 32:19Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que il ne propose qu'une augmentation de la dépense qui crée de la dépendance vis-à-vis des institutions financières étrangères parce que il ne propose pas de la création de la valeur ajoutée chez nous. »
  • 34:51Invité politiqueFait
    « On le voit bien évidemment à force de détruire toute l'industrie de proposer cette économie de service que promettait Doministre Oscan, on se retrouve à sec et quand on se retrouve à sec et bien on commence à taper dans l'épargne »
  • 36:11Invité politiqueFait
    « Et combien de centaines de milliers de personnes ont fraudé en rajoutant à ça des charges supplémentaires ? et il y a eu aucune poursuite sérieuse sur le FSE »
  • 38:45Invité politiqueFait
    « Le fait pour tout français comme en Suisse de pouvoir faire la loi lui-même à travers le référendum d'initiative citoyenne. »
  • 52:41Invité politiqueFait
    « La résistance française qui a sorti les nazis de France ? Est-ce que vous pensez vraiment que face à une force idéologique contraire qui prendrait les reines de l'État, vous avez une quelconque chance à travers des batailles de rue ? »
  • 1:01:20Invité politiqueFait
    « Vous êtes un peu en train de devenir Macron »
  • 1:19:45Invité politiqueFait
    « Bardella et Atal, ils font des vidéos TikTok pour essayer d'atteindre ce 60 70 % »

Temps de parole

  • Juan Branco100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:04
Juan Branco

Bonjour, moi c'est Emmanuel, je suis la référente de la [musique] Ricard. Voilà, bien écouté comme l'a dit monsieur Branco, bonjour à tous. Merci d'être [musique] présent aujourd'hui malgré des qui ont été un beau cours et puis la Feria. Merci également au Spot pour son accueil et sa flexibilité. Ils ont été super. Euh bon, plusieurs personnes se sont mobilisées pour que ça puisse arriver. Ils ont donné beaucoup de leur temps pour cet événement et je leur remercie énormément.

Euh nous allons maintenant laisser la la parole à monsieur Branco qui va donc faire une conférence débat sur la France en 2027 et après il y aura un temps de question ou voilà et vous aurez le temps de pouvoir poser vos questions. Bonne conférence à tous. Merci beaucoup. Merci. Donc merci d'être là. C'est un moment important parce que ça me permet de vous présenter en quelques mots le mouvement qu'on a créé des ruches. On est quasiment 30000 aujourd'hui dans sur tout le territoire.

On a décidé de s'organiser de façon autonome à l'échelle locale sur la base d'un certain nombre de principes et de guides qu'on a qu'on a mis en œuvre et avec une proposition pour essayer de sauver ce pays et de le le sortir de l'ornière dans laquelle nos très chers dirigeants l'ont l'ont placé. Alors, vous me connaissez peut-être pour certains, pour d'autres pas du tout. Euh j'imagine que si vous êtes plutôt que d'être à la feria, c'est peut-être parce que vous avez une idée de où vous mettez les pieds. En [grognement] quelques mots, moi j'ai passé 10 dernières années de ma vie comme avocat, essayer de défendre des gens qui étaient attaqués par le pouvoir.

J'avais prévenu très tôt de l'effondrement que générerait Manuel Macron dans ce pays parce que en gros, on avait essayé de me faire rentrer au sein de la Macronie dès 2012-23. J'avais eu la chance ou la malchance d'être à Sciencepo à un moment où cette institution était dirigée par un homme qui s'appelait Richard Descoin qui est subitement mort en avril 2012 au moment où il y avait les élections et qui avait constitué qui avait fait Sciencepo un des principaux lieux de réseau et de pouvoir du petit Paris.

Il recrutait des professeurs dans l'institution en échange de leur faveur de soutien au sein de l'appareil d'État et il avait développé la maison de façon à coloniser un peu les beaux quartiers de Paris, les 6e et 7e arrondissement et la transformer en une alternative à d'autres espaces de pouvoir comme les nains et cetera. Et donc il s'était un peu antiché de moi. Il pensait que j'étais un bon élève parce que j'avais fait Normal Suporganisais plein d'activités et autres et il avait essayé de me faire travailler Nicolas Sarkozi.

Je pense qu'il avait mal compris qui j'étais au moment où il essayait de devenir ministre de l'éducation de de Nicolas SarkoZine, de l'éducation nationale et je m'étais fâché avec lui. Et quelques mois avant euh avant sa mort, il avait commencé [grognement] à se faire attaquer très violemment par Media Park et d'autres organes de presse dans un cadre de règlement de compte comme on en connaît régulièrement dans le petit Paris.

Et c'est quelqu'un qui m'avait appris à ne pas donner de valeur à mon parcours universitaire, ne pas donner de valeur au fait d'avoir réussi les concours à Science Po à Normal et cetera et qui m'avait appris à contextualiser tout ça au regard des origines sociales de chacun et de comprendre que c'était plutôt un privilège que j'avais eu que d'avoir à un moment la possibilité d'étudier, d'avoir ces formations là plutôt que la reconnaissance d'un quelconque mérite.

Je considérais que je lui devais quand même quelque chose et je m'étais rapproché de lui à ce moment où il était en difficulté et il préparait beaucoup de réforme, il voulait essayer de s'en sortir, de se sauver et pour ça de changer l'institution. Je sais pas s'il s'est suicidé ou s'il est vraiment mort accidentellement comme on l'a dit. Il m'a écrit la veille de sa mort qu'il avait rêvé de moi, ce qui s'était jamais permis de faire évidemment jusqu'alors. Et il meurt le lendemain à New York. Vous vous souvenez peut-être de cet épisode parce qu'il avait été largement médiatisé. Barack Obama lui avait rendu hommage.

Euh, il y avait quand même quelque chose d'assez sordide, visiblement lié à à ce qu'à l'époque on appelait pas encore du Kemsexe, mais en tout cas des activités euh que la morale pourrait réprouver. Et immédiatement après sa mort, son entourage et en l'occurrence sa femme me sollicite pour à l'époque je comprends pas trop mais pour rendre hommage à Richard Descoin donc lors de la messe qui allait être organisée à Saint-Sulpis devant tous les ministres de la République, le président devait venir, tous les étudiants et cetera. Et euh dès que le corps est rapatrié, quelques jours plus tard, elle me dit de venir à Saint-toin, un endroit que je connaissais pas.

Et je me retrouve sans comprendre pourquoi ou comment. Donc j'avais 22 ans à l'époque, face à un cadavre. Et je comprends pas pourquoi elle me montre le cadavre de son mari, pourquoi elle me dit de venir au funérarium. Enfin, j'étais encore étudiant de l'institution et je vois à côté un requin qui est en train de pleurer, complètement dévasté qui s'appelait Laurent Bigorn. vous savez, c'est celui qui est a dirigé l'Institut Montigne qui est c'est une sorte d'institution qui permet au 440 de faire du lobbing et d'influencer les politiciens et qui a été le créateur d'Enmarche avec sa femme.

En marche, le parti d'Emmanuel Macron a été créé dans son dans son appartement et qui a été l' échappé belle mais il a été quand même condamné parce qu'il avait essayé de droguer sa belle- sœur et collaboratrice pour pour coucher avec elle. Et euh il était découvert qu'il consommait 1 g de cocaïne par jour, enfin des des 1 à 4 g de cocaïne par jour. Bon, des des histoires complètement délirante tout en occupant une une position très importante au sein de Science Pau. Et en réalité, j'ai mis des années à comprendre ce qui s'était joué pendant cette période.

Mais ce qu'ils étaient en train de faire, c'était de reconstituer les réseaux de pouvoir que des coins avaient créés et s'assurer qu'il ne il ne se dissiperait pas avec sa mort. C'est-à-dire qu'ils étaient comme un peu comme il y a quand un proche à nous meurt et qu'il faut gérer l'héritage, aller chez le notaire et cetera quand on en a.

Euh eux, ils ont fait la même chose mais à l'échelle des réseaux, des personnes qui avaient de l'influence, du pouvoir et ils ont essay ils essayaiit de reconstituer tout ça, de s'assurer de la fidélité de chacun que personne euh ne se dissocie de la figure du défunt, donc ne commence à porter des propos critiques, à révéler des choses qui pourraient être embarrassantes. La première chose qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont fermé à clé le bureau euh à sciences et ils ont tout vidé. Voyez ? Donc pour essayer et après capter tout ça et quand vous constituez des réseaux de pouvoir, bah il vous faut une tête de pont et donc ils ont commencé à chercher leur tête de pont.

Alors évidemment ça allait pas être moi à 22 ans. Moi ils ont commencé à me proposer à travailler à Ber à la PE. Tout d'un coup on commence à vous donner plein d'options différentes et vous comprenez pas trop trop ce qui vous arrive.

Et en fait la tête de pont est très rapidement devenue Emmanuel Macron qui était encore connu à cette époque-là mais qui avait déjà donné des cours à ScienceP justement via des coins à Bigorne qui était un jeune inspecteur des finances qui travaillait alors avec Jean-Pierre Jouillet qui était qui dont vous ne vous souvenez pas j'espère pour vous et pour votre santé mentale mais qui était la personne un des cadres socialistes le plus proche ami de François Hollande ils avaient fait les nains ensemble et ils avaient interverti leur poste parce que Hollande voulait faire de la politique donc il voulait a beaucoup travaillé.

Donc il lui avait laissé son poste à l'inspection des finances et il était parti à la Cour des comptes. Ils avaient inversé comme ça mais déjà à 22 ans dans l'idée de construire une carrière politique qui les amènerait à la tête du pouvoir. J'ai rencontré un un ami de François Hollande de l'époque qui me raconte les dîners dans lesquels à 22 23 ans, il se répartait les répartissait les postes de ministres qui se donneraient quand quand l'un ou l'autre deviendrait président.

Et donc Jean-Pierre Jouillet qui était le meilleur ami de François Hollande est passé à la postérité parce qu'il a trahi la gauche à laquelle il était censé appartenir pour devenir ministre de Nicolas Sarkozi et pas n'importe quel ministre. le ministre qui a fait passer le traité simplifié sur l'Union européenne qui a permis de renverser le vote de 2005 sur la Constitution de l'Union européenne et de faire adopter ce texte qu'on avait rejeté à la majorité du peuple français. Il est devenu secrétaire d'état aux affaires européennes. Il a négocié ce nouveau texte. Ils l'ont fait adopter par le parlement dans une constitution un peu bancale.

Et donc, ils ont ouvert la porte à ce en même temps en réalité qui faisait que on découvrait à travers eux que ce qui comptait n'était pas les idées mais le fait de se perpétuer, de se maintenir au pouvoir quoi qu'il en coûte. Et s'il fallait passer de la gauche à la droite et d'ailleurs des coins c'était pareil. des coins avait été historiquement quelqu'un du parti socialiste et il s'était montré prête à tout renier pour devenir ministre de l'éducation nationale de SarkoZi pendant pendant 2 ans. Et en réalité Emmanuel Macron ce qu'il a fait c'est seulement traduire une réalité au sein de ce pouvoir.

Il l'a traduite et il a mise en mot et il l'a vendu au peuple français comme un dépassement de clivage qui était artificiel mais qui en réalité ne consistait qu'à fusionner ces élitesl travailler ensemble pour servir leurs propres intérêts. Et donc euh Emmanuel Macron va s'appuyer sur tout l'héritage de Richard Descin sur toute cette institution puissante qui avait beaucoup beaucoup de salariés donc qui permettait de créer des fidélités diverses. Des gens par exemple comme Ludovic Schaker qui euh était un chargé de mission de coins, un ancien de la DGSE aussi et qui est celui qui va faire disparaître le coffre de Benala euh au moment de l'affaire Benala.

[grognement] Bigorne, je vous en ai parlé. La femme de Jean-Pierre Jouillet, c'est Brigitte Téting donc l'héritière des champagnes TTING qui va ouvrir les portes du 440 et du milieu des milieux d'affaires à Emmanuel Macron pendant que Jean-Pierre Jouillet lui permet de lui faire présenter les différents politiciens qui vont faire sa carrière. Atali évidemment que vous connaissez. Tout ça nî au 27 rue Saint- Guillaume où moi comme un comme un enfant un peu perdu, naïf, je me suis retrouvé par hasard parce que comment j'avais rencontré Richard Desquan ? J'avais fait un court-métrage avec des amis. On l'avait croisé dans la rue alors qu'il allait à Sciencep.

On l'avait invité à la à la à la projection et il nous avait invité en retour dans son restaurant privé parce qu'ils ont un restaurant privé les directeurs de science pour il faut que vous le sachiez avec des majord d'hommes en livré avec les grands blancs. On avait découvert ça donc à 19 ans et [grognement] j'avais une amie qui était rentrée à Sciencepo via les les conventions d'éducation prioritaire, vous savez, qui permettent au lycée les plus les plus fragiles d'envoyer des des étudiants dans les grandes écoles. et elle venait des Antilles de de Saint-Martin. Donc vous imaginez que pour elle ce qu'elle était en train de découvrir à Paris c'était la la 5e dimension.

Et du coup elle se retrouve dans ce déjeuner et elle à un moment elle demande à Descoin mais mais si on se pose c'est une entreprise familiale ou tellement en fait tout était hors sol mais un niveau stratosphérique et qu'elle ne comprenait pas ce qu'on fichait dans dans ce restaurant privé. Donc très rapidement, ça me permet de comprendre qui est Emmanuel Macron et à quel point en fait ces gens sont dangereux.

Et donc la première fois que je préviens sur la catastrophe qui viendrait s'il arrivait au pouvoir, c'est dans un poste Facebook à l'époque, c'est ce que j'avais comme instrument en 2013 et je fais un poste sur lui après qu'il soit venu donner une conférence à Science pour dire qu'il était en train d'être construit comme personnage qui demain prendrait la direction de notre pays et qu'il y aurait quelque chose de catastrophique quant au fait que ça arrive. rebelote au moment de son élection.

Je vous passe sur tous les avertissements que je donne sur les réseaux sociaux, mais en juillet 2017, je publie un texte s'appelle contre Macron qui là explique que cet homme va générer de la violence politique dans notre pays au-delà des désaccords idéologiques qu'on peut avoir. La façon dont il arrive au pouvoir que donc j'ai suivi intimement en connaissant toutes les personnes qui lui ont aidé était tellement illégitime qu'elle générait une crispation très forte au sein du corps social et qu'il n'avait pas d'ancrage en fait en France sur les territoires et ce qui ça allait généré et j'annonce des mouvements de type gilet jaune je suis un revu à l'époque que vous pourrez revoir.

Et je finis en 2018, j'aurais aimé que ce texte ne soit pas prophétique avec crépuscule où j'introduis le successeur d'Emmanuel Macron que personne ne connaît alors en disant voilà il voilà ce qui s'est passé, les oligarques Xavier Niel tout ça ce qu'ils ont fait voilà ce qui va se passer et je parle je dédie le tiers du livre à un garnement un peu insupportable que vous avez appris à connaître entre-temps qui s'appelle Gabriel Atal et ce texte n'est à quel point C'est difficile de de dire de dire la vérité en fait et juste de transmettre des informations au grand public à Paris et donc du coup dans le reste de la France Parochel.

Ce texte naî d'un refus de Natacha Poloni qui à l'époque dirigeait Marianne de publier un article sur ce sujet. Elle elle m'adorait. On avait fait un entretien et cetera et là je lui écris ce texte en lui disant bon voilà ce qui s'est passé pour Macron. Voilà ce qui va se passer avec. et elle me répond "Mais ce type, tout le monde s'en fiche, vous devez avoir un problème avec lui. Ça doit être la seule raison pour laquelle vous écrivez sur lui." Et c'est exactement ce que tout le monde m'a répété dans les au sein du Petit Paris, dans les années qui ont suivi.

"Non, mais vous devez faire une fixation obsessionnelle sur lui, il y a aucune raison de s'intéresser à cette personne." Et lui entre-temps, ce n'est pas qu'il a construit son ascension, c'est qu'on a construit son ascension et que peu à peu, en fait, on lui a donné de l'espace pour s'assurer qu'il devienne celui qui nous qui permette au système de se perpétuiter perpétuer pardon. Perpétuer, c'est de la chaleur. Quel que soit euh quels que soient les désirs véritables du peuple français.

Et vous connaissez tous les méthodes qui sont impliquées dans ce domaine, que ce soit la justice, que ce soi les campagnes médiatiques, que ce soi les manipulations euh de touchantin la vie personnelle avec cette idée qui consiste à un moment donné créer un vide qui fasse que quand bien même on soit pas très euh en adoration ou très satisfait ou très convaincu par la personne qu'on nous présente, on se dise qu'il y a que c'est un mal mineur en comparaison à l'alternative et donc on joue toujours par ce rapport de défaut A pour permettre la propulsion de ces individus.

Donc quelques années plus tard, malheureusement le temps m'a donné raison et on se retrouve avec une configuration parce que l'autre personnage dont je parlais déjà un peu mais bon lui était déjà premier ministre c'était Édouard Philippe. Édouard Philippe qui ce n'est pas un hasard était complètement inséré dans les réseaux des coins aussi. C'est pour ça d'ailleurs qu'il va devenir premier ministre alors que personne le connaissait à l'époque et c'est pour ça aussi que je le connais malheureusement.

Édouard Philippe a fait une stelle pour Richard Descoin au Havre dont il est maire parce que il a obtenu de faire construire une antenne de sciences pot au Havre et en échange, il avait notamment obtenu de faire recruter sa femme à Sciencep un poste qui pour lequel elle n'avait pas de mérite particulier et elle a été de la même façon que Emmanuel Macron et quelques autres intégrés à ces réseaux-là.

Ce qui fait qu'au moment où il doit choisir un premier ministre, Emmanuel Macron alors qu'il n'a pas d'expérience politique particulière, qui vient de créer un parti où personne n'est encore là, que tout le monde finalement dans l'espace institutionnel le rejette, il finit par se rabattre sur cet individu qu'il a rencontré par ces voieslà et qui surtout est présenté comme une garantie de fidélité et d'accord en terme idéologique [grognement] avec lui par toutes ces personnes dont je viens de vous parler. Donc on a aujourd'hui évidemment et ça c'est très important que vous en ayez conscience un système où tous ces individus ne compent pas vraiment.

Ils ne sont justement pas vraiment des individualités. Gabrial, Édouard Philippe, Emmanuel Macron, ils ont tous un peu ils ont des caractéristiques psychologiques, familiales, des histoires un peu différentes, mais fondamentalement, ils sont des instruments au service du maintien de l'ordre existant et ils sont façonnés de telle façon à ce que l'on sache à peu près dans quelle direction va aller le pays s'ils sont choisis. Ce qui fait que nos oligarques préférés, ceux qui détiennent les médias, les Xavier, les Bernard Arnaud et autres, qui doivent le moment venu peser pour qu'on favorise plutôt l'un que l'autre, cela peuvent se permettre de les soutenir de façon multiple.

Par exemple, Xavier Niel a été un des acteurs fondamentaux de l'émergence d'Emmanuel Macron, mais il avait donné les 7000 € que peuvent donner les les gens les plus riches dans ce pays aux politiciens, à François Fillon. Ils se couvrent, voyez, ils soutiennent plusieurs candidats parce qu'ils savent très bien que la guerre politique peut créer des sous-bressaux d'hivers. Et c'est ce qui s'était passé en 2017. Et ils veulent s'assurer d'avoir la sympathie de tous ceux qui à un moment donné pourront préserver leurs intérêts à terme.

Donc aujourd'hui, ce à quoi vous assistez, c'est à une course de petits chevaux qui est organisée où on essaie de capter le monopole de la légitimité à incarner le pays. La Gabriatal par exemple, il a annoncé sa candidature hier. il y avait plus de journalistes que que de Français ou même que le nombre de personnes que vous êtes aujourd'hui ici alors qu'il a dépensé des centaines de milliers d'euros pour organiser cet événement-là. Et euh non seulement il y avait plus de journalistes, mais ils ont très bien compris la chose.

Ils ont organisé une caravane sur plusieurs jours avec ces 10 journalistes qui sont tous en train de poster des petites vidéos sur Twitter, TikTok et cetera où on le voit manger de la Ligo, de de la saucisse et autres. Donc on investit massivement pour leur donner de l'importance et de la visibilité jusqu'à ce que vous ne vous posiez plus la question de pourquoi il arrivé là, est-ce qu'il est légitime être là et ainsi de suite. Sauf que bah vous le voyez bien, c'est que peu à peu le cheptel voit sa qualité s'appauvrir à mesure qu'il s'autorproduit dans des conditions quelque peu incestueuses et que de moins en moins on arrive à croire au fables qu'il nous raconte.

De moins en moins en voyant Gabriel Tal, en voyant Édouard Philippe, on voit des gens avec un talent extraordinaire qui seraient supérieur aux nôtres qui ferait que on puisse leur accorder une confiance quand même nos idées seraient dissemblantes. [raclement de gorge] Donc on est dans cette situation là où en fait le système est en train de s'effondrer. Et qu'est-ce qu'il faut faire dans des dans des circonstances comme celle-ci ? Bah, il faut aller voir ailleurs.

Et si ça consiste à aller voir ce qu'on a jusqu'ici démonisé et essayer de construire au sein de ce système de pouvoir là qui était considéré comme l'horreur absolue des alternatives qui puissent être convaincantes parce que finalement ils ont jamais été au pouvoir, parce qu'ils ont jamais eu à démontrer leur nullité, et bien on investira dans ce domaineel. Et c'est ce qui s'est passé avec Jordan Bardella. Jordan Bardella c'est très intéressant. C'est quelqu'un dans la dernière opération de promotion don le résultat m'apparaît quelque peu incertain mais avec la princesse Carolina Bourbon des de Siciles.

Je pense que je l'ai dit correctement [rires] a été organisé par le duopol Bernard Arnaud Xavier Niel. Donc exactement le même qui avait organisé l'opération Emmanuel Macron. Paris match racheté après Multe Sous Bressaut par Bernard Arnaud avec comme autrice anonymisée parce qu'elle a quand même un peu honte Laurence Piot qui a été pendant très longtemps la directrice de Closer et qui était la directrice de Closer au moment où ils ont propulsé Brigitte Emmanuel Macron avec les fausses paparadzad dans toute la presse pipole. Ça c'est d'un côté.

et de l'autre Xavier Niel que Jordan Bardella avait appelé il y a quelques semaines quelques semaines avant l'opération pour lui demander de retirer ses paparadis qui lui courit après alors que les rumeurs commençaient à agrandir sur sa relation avec la princesse.

Et là là normalement vous me dites mais pourquoi Xavier Niel qui est censé avoir un opérateur téléphonique a des paparadis c'està dire quoi il a des pas paradis Xavier Niel a racheté Mimi Marchand est-ce que vous connaissez Mimi Marchand oui ça j'en suis un peu fier parce que j'ai quand même un peu contribué [rires] je suis pas sûr que j'aurais eu un une un tel enthousiasme il y a 10 ans à l'énoncer de nom donc Mchand qui était vous le savez maintenant du coup la détentrice de l'agence de comme bestim image qui est celle qui a fait au sens photographique du terme toutes les paparzad avec Brigitte et et Emmanuel.

[grognement] Mimi elle est elle est folle de rage parce que Xza lui a demandé de ne pas prendre en photo la princesse et Jordan et du coup quelqu'un d'autre en a profité et ils ont confié ça à Stéphane Sébastien Vogela qui est celui qui avait fait la paparadzat de de François Hollande et Julie Gaillet. Je suis désolé de vous passer par tous ces méandres mais mais ça vous permet de comprendre en fait la disposition de pouvoir. Donc en gros bard appel en lui disant tu as intérêt à nous lâcher les basques parce que sinon ça va mal se passer quand j'arriverai au pouvoir. Niel évidemment obéit tout de suite parce que son argent et sa fortune ne dépendent que de son rapport au pouvoir.

C'est tout sauf c'est des génies ces gens-là. C'est pour ça qu'on se propose de les envoyer aux îles cargelen pour qu'ils reconstruisent les îles cargelen et qu'ils nous démontrent leur leur capacité à construire de zéro des fortunes. C'est des très belles îles au large de de l'Antarctique pour ceux qui ne connaissent pas. Ça c'est ça c'est pour Xavier Niel.

Et en fait du coup Xavier Niel se rend compte et Marchand se rendent compte que en réalité c'était pas parce qu'ils voulaient protéger leur intimité mais tout simplement parce qu'ils voulaient monter leur opération de communication plutôt avec d'autres personnes et en l'occurrence donc c'est le mélange de Bernard Arnaud et des réseaux Sarkozy parce que Sébastien Vagila est un des très proches de Carla Bruni et en fait c'était Sarkozy et Carla Bruni qui avaiit torpillé François Hollande avec cette paparadzade en s'appuyant notamment sur des employés de l'Élysée qui leur auraient été resté fidèles et qui leur donn donner les informations sur les petites incartades extraconjugales de du président de la République.

Donc vous avez une sorte de fusion de réseau donc avec Nicolas SarkoZite qui [raclement de gorge] bientôt depuis la santé va pouvoir continuer à se comporter en parin de la République française de façon quasi officielle qui reçoit beaucoup Jordan Bardella, Gabriatal et cetera pour leur distiller des bons conseils mais surtout leur donner des points d'appui au sein de cette oligarchie qu'il connaît depuis qu'il est maire de Neil donc depuis qu'il avait 27 ans où il a rencontré Martin Bru Garno Lagarder qui sont devenus les parins de de ses enfants, leur ces témoins de mariage, Bernard Arnaud, qu'il avait déjà mobilisé au service d'Emmanuel Macron en espérant que ça le sauverait d'un point de vue judiciaire et que maintenant il essaie de mobiliser à la fois du côté bah de celui qui a le plus de chance Bardella mais aussi éventuellement saiton jamais du côté de Atal et compagnie qu'il reçoit de plus en plus pour pour avoir une deuxième possibilité de s'en sortir le cas échéant.

Et au [grognement] milieu de tout ça, vous avez quelqu'un qui n'est pas insignifiant en terme de pouvoir, même si il est insignifiant tout court, Emmanuel Macron, qui euh contemplant son crépuscule est en train d'essayer d'organiser son retour en 2032, mais aussi et peut-être surtout parce qu'il est un peu plus jeune que les autres, sa survie et notamment sa survie judiciaire et qui donc a profité de tout ce qui s'est passé après 2024 et la dissolution pour prendre le contrôle sur l'appareil d'État en multipliant les nominations Marc Guillaume au Conseil d'État, des procureurs généraux en veux-tu en voilà de façon à s'assurer que tous ces gens-là n'aient pas l'idée de s'attaquer à lui lorsque l'alternance interviendra l'année prochaine.

Et Emmanuel Macron a tout intérêt à ce que Jordan Bardella soit élu parce que il aurait ainsi un la possibilité de démontrer entre guillemets que tous ceux qui ont tenté le battre de le battre n'étaient pas capable de le faire et donc lui-même se reposer en alternative en 2032. Mais aussi, il a aussi intérêt à cela parce que il sait qu'il bénéficiera d'une forme de complaisance de la part du Rassemblement national qui a tout sauf intérêt à jouer la rupture s'ils arrivent au pouvoir l'année prochaine.

Et c'est là où moi j'ai un désaccord profond avec le discours qui est tenu aujourd'hui par la gauche institutionnelle et notamment la France insoumise qui à force de diaboliser euh le Rassemblement national ne comprend pas que c'est devenu un parti de pouvoir de droite comme les autres qui en fait c'est complètement inséré dans les réseaux de pouvoir du petit Paris qui lui apporte leur soutien en échange de concession programmatique sur tout ce que l'on sait. Donc ils ont renoncé à sortir de l'Union européenne, ils ont renoncé à avoir une politique sociale, ce qui promettait pendant des années sous Marine Le Pen.

Ils ont accepté de lâcher le cachéan Marine Le Pen si elle est éliminée définitivement en juillet. et ils ont fait monter ce Jordan Bardella qui ne veut plus sortir de l'OTAN, qui veut s'aligner sur les la politique en terme de relation internationale des États-Unis et qui donc maintenant est complètement inséré dans les réseaux Trump parce que la famille Bourbon des deux Siciles est évidemment très proche de cette ultra classe sociale qui dans laquelle Trump s'inscrit. En gros, les bourbons des deux Siciles vont quasiment tous les mois à Maralago qui est donc la villa de Floride où est où où où vit Donald Trump lorsqu'il est pas dans la Maison Blanche.

Et d'ailleurs, ce n'est pas pour rien si Jordan Bardella et Marine Le Pen ont été reçus à l'ambassade des États-Unis mois, donc alors que la relation n'était pas officialisée, mais par l'ambassadeur des États-Unis qui n'est d'autre qui n'est autre pardon que le le gendre le le père du beau-fils de Donald Trump, Charles Kchner, il s'appelle et qui en fait est un ami proche des des bourbons des deux Siciles.

C'est-à-dire que ce qu'elles sont en train de faire cette belle famille, c'est commencer à insérer à rompre l'isolement dans lequel le Rassemblement national était placé, notamment à l'échelle internationale et l'insérer dans tous ces réseaux de droite libéral voire de droite réactionnaires qui sont aujourd'hui au pouvoir dans beaucoup de dans beaucoup de pays, qu'ils seront bientôt au Royaume-Uni, qui sont déjà aux États-Unis, qui sont en Hongrie et ainsi de suite pour justement leur donner la suffisante pour pouvoir demain gouverner le pays.

et stabiliser un pôle réactionnaire de droite dur en France à partir de à partir de 2027 et Bardé là pour cela, il est prêt à toutes les concessions et en réalité les a déjà faites. De sorte que distinguer ce que serait un gouvernement Bardella d'un gouvernement Macron va être difficile, je vous le promets. Ça va être compliqué à vivre aussi parce que ça va créer une reconfiguration si celui-ci gagne. Parce que il faudra bien admettre que le continuum de pouvoir qui existe depuis 2017 et en réalité au moins depuis 2007, depuis la première élection de Nicolas Sarkozi, n'a pas subi de changement radical et ne s'apprête pas à changer radicalement.

Moi, je pense qu'aujourd'hui euh le maintien de ce clivage artificiel avec non pas l'extrême droite mais le RN en particulier a une visée électorale. C'est-à-dire on on reprend ces dynamiques qui existaient auparavant et qui permettaient de se mobiliser, qui avait permis de faire battre monsieur Le Pen en 2002 et cetera mais on y croit. [rires] Joyeux ta discothèque. [raclement de gorge] C'est pas ton anniversaire. Démocratie participative sur sur les lumières. J'aime beaucoup. [rires] Et ben oui.

Bref, tout ça pour vous dire que je pense que on est en train de tomber dans un énorme piège euh qui à force de dialectiser de façon extraordinairement radicale avec une force politique qui par ailleurs commence à être majoritaire dans l'opinion, ce qui est pas définitif mais en tout cas qui a ce stade l'it. On se coupe d'une écoute de la part d'un certain une certaine partie de cette population sans pour autant avoir la capacité un à les convaincre et deux à apparaître comme entendable parce que apparaissant comme violent, stigmatisant et cetera.

Et [grognement] je pense qu'en fait cette dialectique qui permet de resserrer autour de la France insoumise l'électorat de gauche euh est catastrophante sur le moyen et le long terme parce que on se retrouve avec d'ailleurs sans donner de beaucoup de valeur au sondage mais ils peuvent être des indicateurs euh par exemple pour 2027 des estimations où Bardella battrait à 70 30 % Mélenchon au deuxème tour. Et qu'est-ce que ça implique ? C'est pas tant qu'il faille croire en les sondages. Mais quels sont les deux seuls candidats qui selon ces sondeurs seraient en mesure de battre Bardella comme par hasard Philippe et Atal. Donc quelle est la dynamique qui va se mettre en place là d'ici 2027 ?

à mesure qu'on se rapproche de 2027, le vote utile va devenir le vote à tal Philippe et si ceux-ci sont suffisamment intelligent pour mettre un peu d'autres dans leur vin sur la dernière ligne droite, leur objectif va être de vous séduire. vous pour qui aujourd'hui c'est complètement inconcevable de voter pour eux en vous disant que si vous votez pour Mélenchon ou pour un autre candidat au premier tour en 2027, vous assurerez la victoire du Rassembl national au 2e parce qu'il les écraserait et qui donc il faudra choisir le candidat le mieux placé au deuxème tour dès le premier tour et donc que ce choix-là devra se porter sur un de ces candidats entre guillemets raisonnable.

Cette dynamique là, c'est paradoxalement celle que met en œuvre Jean-Luc Mélenchon au sein de sa propre famille politique. Il faut que vous me choisissez moi, cert pour mes idées, mais aussi parce que je suis le seul à pouvoir battre et cetera. Moi, ce qu'on essaie de faire avec ce mouvement et et tout ce qu'on essaie de construire autour, c'est d'essayer de rompre avec cette dynamique là. C'est dire en réalité ce système est fait de telle façon qu'on vous piégera si on vous fait rentrer dans des logiques de cet ordre là. Si on vous commence à vous faire réfléchir à votre utile un an avant les présidentiels, vous êtes déjà fichu.

Si vous êtes prêt à renoncer à un certain nombre de propositions fondamental et celles que l'on porte, elles sont très importantes et elles sont peut-être difficiles à porter dans l'espace public, mais il faut que vous les les entendiez. Il est impossible pour moi aujourd'hui d'avoir une gauche qui soit véritablement de gauche si on ne sort pas de l'Union européenne. Il est impossible aujourd'hui est d'accord. On est d'accord.

[applaudissements] Si on ne recrée pas des barrières douanières, écologiques, sociales [raclement de gorge] qui permettent de mettre fin à la concurrence des loyales que mettant en œuvre des grandes entreprises qui esclavagissent des gens à des milliers de kilomètres de chez nous, un, il sera impossible de prétendre à une quelconque éthique ou morale. D'accord ?

Parce que c'est que notre bien-être matériel dépend de l'exploitation de personnes qu'on ne voit plus, qui du coup pour nous n'existent plus, mais qui en réalité sont celles qui permettent à une grande partie du peuple français de pouvoir continuer à s'habiller, pas au sens d'avoir froid et encore, mais de se distinguer, d'avoir une identité en propre.

Sauf que si dansé elle est complètement frelatée parce que elle dépend des décisions qui sont prises par les équipes de Zara, Primar, chiines qui dessine pour le monde entier les mêmes vêtements dans des territoires qui n'ont rien à voir avec notre culture, avec notre histoire et qui donc en fait finissent par nous nous uniformiser, nous homogénéiser et finir par créer une crise identitaire sur laquelle prospère le Rassemblement national.

Et quand vous êtes face à une crise identitaire qui est réelle aujourd'hui, comme celle que l'on connaît aujourd'hui, parce qu'en réalité ce que l'on met, ce qui nous rassemble et ce qui nous fait nous ressembler n'est plus défini positivement, et bien on laisse la porte à des gens pour la définir négativement. Et ils le font comment ? Ils le font par le bouc émissaire de la figure de l'étranger, de l'immigration et cetera.

à défaut de pouvoir avoir une proposition identitaire positive, quelque chose qui nous unisse tous et qui fasse que voilà être français dire que être français c'est cruit autour de ces pôles-là avec ces fondements industriels, économiques, esthétiques, culinaire et cetera, et bien on aura une fierté qui nous permettra non seulement d'attraire mais aussi d'intégrer les personnes qui viennent d'autres cultures. Et bien, on se retrouve dans la dynamique de violence politique qui consiste à dire bah non, le problème c'est ceux qui ne s'intègrent pas, ceux qu'onintègre pas. et la solution c'est de les fracasser. Donc on nourrit en fait des dynamiques qui sont catastrophantes pour le pays.

Aujourd'hui, pour moi, l'offre politique euh telle qu'elle est elle apparaît à gauche, c'est ce que je qualifie de gauche Zara, c'est-à-dire une gauche qui ne renonce pas à la mondialisation, mais qui par contre vous promet de vous battre pour que vous puissiez consommer un peu plus de produits qui sont fabriqués à des milliers de kilomètres de chez vous, qui ne propose pas de réelles solutions d'industrialisation et cetera. Ça c'est Arnaud Montebourg qui le dit bien, même s'il le fait de façon cynique et que j'ai du mal à supporter le personnage médiatique qu'il est devenu.

Euh c'est-à-dire que il ne propose qu'une augmentation de la dépense qui crée de la dépendance vis-à-vis des institutions financières étrangères parce que il ne propose pas de la création de la valeur ajoutée chez nous. On ne réindustrialise pas le pays si on ne ferme pas nos frontières d'un point de vue économique pour s'assurer qu'on ne soit pas en concurrence avec des gens qui sont payés 10 fois moins que les salariés français. C'est c'est une chose qui est de l'ordre de l'évidence mais qu'on essaie de contourner. Pourquoi ?

Et je peux comprendre qu'une force politique qui cherche à gouverner dans un an et qui du coup est prise dans les limites de la course au discours pour séduire au maximum regarde les sondages et se rend compte qu'une majorité des Français aujourd'hui est pro Union européenne. Parce qu'en terme de communication, l'Union européenne a bien marché entre Erasmus, l'euro, le fait qu'il aille pu changer d'argent ou présenter son passeport aux frontières pour voyager. Ça a permis à toute une classe moyenne et supérieure de se sentir plus à l'aise au sein du continent.

Et c'est sûr que le discours sur la paix commence à s'effondrer avec ce qui se passe en Ukraine et voir on commence à se rendre compte que c'était peut-être un piège dans lequel on est tombé parce que ça voudrait dire que peut-être demain il faudrait entrer en guerre avec une puissance nucléaire comme la Russie pour sauver l'identité lituanienne d'un peuple qui par ailleurs a été pendant des siècles soit ukrainien soit russe soit justement polonais ou l'hyanien en étant un grand empire.

Donc en gros des problématiques qui n'affectent pas directement la France, qui n'affectent pas directement nos enjeux vitaux et pour lesquels notre appartenance à l'Union européenne fait que potentiellement on pourrait rentrer dans une escalade de violence assez similaire à celle qu'a connu le monde avant la Première Guerre mondiale ou du fait de jeu d'alliance successive à cause de quelque chose qui se passe en Serbie. On se retrouve à faire la guerre à l'Allemagne avec l'Angleterre qui est de notre côté avec toute une série de dynamiques qui amène à la mort de millions de personnes. Donc même le discours sur l'appel de l'Union européenne commence à devenir difficilement.

Le discours aussi sur le modèle à la fois économique et sociétal lui aussi commence à devenir difficilement entendable que ce soit à cause des crises différentes qu'on a connu que ce soit le Covid, la crise de 2008 qui a dévasté la jeunesse, que ce soit la crise migratoire et que 50000 personnes qui sont mortes en Méditerranée centrale à cause des politiques qui ont été adoptées par l'Union européenne sans que par ailleurs on est adopté on est on est investi pour accueillir ceux qui venaient donc avec cette création de désordre et de et de violence et de crise patient au sein de la population les uns envers les autres et de façon générale une efficacité grandissante d'un point de vue économique.

On le voit bien évidemment à force de détruire toute l'industrie de proposer cette économie de service que promettait Doministre Oscan, on se retrouve à sec et quand on se retrouve à sec et bien on commence à taper dans l'épargne et quand on commence à taper dans l'épargne c'est-à-dire qu'on investit moins, c'està-dire qu'on a encore moins de tissus industriel et productif, on a un chômage qui va recommencer à remonter parce que là il avait baissé le temps des subventions COVID.

pendant quelques années qu'on on va payer ça aussi typiquement quand en 2021 en 2020 pardon 2 mois après l'adoption des différentes aides qui sont je sur Sud Radio à l'époque pour dire mais on va payer ces milliards qu'on est en train de nous distribuer il faudrait absolument qu'on arrête maintenant comment ça se fait qu'on a des dirigeants politiques qui plutôt que de lancer des grands investissements dans l'énergie dans l'intelligence artificielle et cetera, décide juste de nous distribuer à tous de l'argent de telle sorte que parce que c'était l'année après crépuscule et que on avait vendu beaucoup de livres grâce à vous 150000.

Moi, j'avais le droit à plus de 10000 € par mois que j'ai pas demandé. Mais c'est-à-dire que je disais mais qui a besoin de 10000 € par mois en tant qu'individu pour vivre payé directement par l'État, par virement tous les mois. Et combien de centaines de milliers de personnes ont fraudé en rajoutant à ça des charges supplémentaires ?

et il y a eu aucune poursuite sérieuse sur le FSE comme avant ça avait été le cas par toute cette sorte de en fait de relâchement qui est un peu le fruit d'une forme de de culture justement du confort lié à cette mondialisation qui nous a permis d'avoir beaucoup d'argent qui est rentré dans le pays pendant une période et où on a fini par oublier l'effort que cela demandait de générer des ressources. Je pense qu'il faut rompre avec de façon radicale. Alors certes, c'est pas forcément très reluisant. C'està dire qu'on va resserrer les boulons sur toute une série de domaines où jusqu'ici il y avait des grandes largeurs. Et il va falloir essayer par exemple, je vous donne un exemple, les mutuel.

Les mutuels, c'est des milliards d'euros chaque année qui partent en frais de gestion. Alors, on peut aller à l'extrême. C'était le canard enchaîné qui révélait que les voitures de fonction des dirigeants d'une mutuelle à Bordeaux, c'était des Porsches. Ça existe. Mais de façon structurelle, vous avez la sécurité sociale, c'est 5 % de frais de gestion. Les mutuels, c'est 20 25 %. Pourquoi est-ce qu'on a des mutuels ? Pourquoi est-ce qu'on n' pas un grand service universel de soins, de sécurité sociale qui soit géré par l'État et qui offre à chacun d'entre nous la possibilité de vivre en bonne santé ? Pourquoi est-ce qu'on fait partir des milliards d'euros dans le privé ?

Mais quelle est la force politique qui va avoir le courage de proposer ça ? En fait, il faut être complètement fou comme nous et un peu suicidaire. C'est-à-dire en fait n'avoir aucun intérêt direct dans le système politique existant, pas avoir de députés, pas avoir besoin de députés, pas avoir d'élus pour dire "Nous ce qu'on veut faire c'est on veut arriver au pouvoir, proposer des référendums." Donc on on courtcircuite le parlement, on va pas commencer à négocier à l'Assemblée nationale, au Sénat et cetera sur des principes de base. Le fait pour tout français comme en Suisse de pouvoir faire la loi lui-même à travers le référendum d'initiative citoyenne.

le fait d'avoir des mandats impératifs et révocatoires qui font que à tout moment quand vous êtes trompé sur quelqu'un bah vous pouvez le sortir, qui font qu'à tout moment lorsque quelqu'un qui par ailleurs était une bonne personne commence à prendre une décision qui est un peu suspecte à tout hasard quand ils ont tenté de privatiser l'aéroport de Paris et alors il vous expliquaient qu'il fallait absolument faire rentrer 10 milliards d'euros dans les caisses de l'État et que ça justifiait que bon quelques années plus tard et 1000 milliards de dépenses publiques en plus on a compris que c'était pas vraiment la raison.

En réalité, le seul objectif c'était d'enrichir des banques d'affaires et des intermédiaires qui auraient tiré des bénéfices de la privatisation encore une fois de nos instruments d'état. Et en réalité, en fait la la question qui est la plus importante après celle-ci qui est celle de la sortie au nom de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN, pour moi elle doit être posée cette question aux citoyens français. C'est qu'il faut pas qu'il y a quelqu'un qui arrive en disant "Je vais le faire".

Elle doit être posée tout d'abord parce que à cause de ces grâce à ces instruments dont je vous ai parlé, les gens ont fini par oublier le vote de 2005, oublier l'escroquerie qu'ils ont subi et aujourd'hui ils sont majoritairement pour cette Union européenne. Et donc si aujourd'hui vous faisiez un vote sur cette question, vous perdriez. Et c'est ce qui explique que tant le RAssemblée nationale que la France insoumise est renoncé à cette proposition. Le Rassemblée nationale voulait sortir. La France insoumise, vous souvenez, proposer le plan B en 2017. Ils ont renoncé en 2022.

Depuis 2022, ils ont décidé qu'en fait ça serait, j'imagine que le calcul qui était fait, c'était que s'ils veulent gagner au second tour, ils sont obligés de essayer de trouver une forme d'espace majoritaire qui leur permettent de gagner. Nous, on est juste des citoyens qui ont en fait qui qui voulont porter nos idées. Donc, on propose cette idée un peu intermédiaire qui est celle de rendre la parole à 6 mois au peuple français. Et entre-temps, on fait quelque chose et ça je suis content qu'il y a de plus en plus de forces politiques qui la qui la soutiennent euh qui est le nettoyage oligarchique.

Donc pas que se débarrasser de Boloré parce que ça aussi si on parle des fautes que la gauche commet à l'égard euh d'elle-même finalement euh la la le fait de se centrer sur Boloré mais c'est tous les oligarques qu'il faut sortir. Oui. Vous avez pas vous cette obsession qu'on a sur Boloré en particulier parce qu'il est un ennemi idéologique et c'est vrai qu'il en est un et c'est vrai qu'il porte des des paroles qui l'instrumentent pour servir ses intérêts tout en étant parfaitement hypocrite.

C'està-dire il va exploiter des ressources en Afrique tout en prétendant que l'immigration serait le premier problème de la France alors que c'est ce qui génère justement la misère qui fait venir des Sénégalais par exemple par milliers dans notre pays. Bon, on pourrait détailler mais on a pas besoin en réalité, on le sait.

Euh on sait que tout ça est instrumental, que tout ça est hypocrite et que tout ça est juste un jeu de pouvoir comme quand il a soutenu Zemour en 2022, en 2021 pardon, pour euh convaincre Emmanuel Macron de l'aider à céder ses ports à MSC, donc à une grande entreprise internationale et quand il a obtenu, bah Zemour s'effondré parce qu'il avait plus l'accès euh à ses bédias comme il avait jusqu'alors. Tout ça est pourri non seulement par l'idée mais par le principe même. Ces gens-là n'ont pas décidé de ce que l'on sait parce que s'ils décident de ce que l'on sait, ils décident de ce que l'on vote.

Et si à un moment donné, on pense qu'on peut en profiter, on devient le dame don de la farce parce que c'est eux qui détiennent à la toute fin la laisse. Vous voyez, c'est eux qui à la fin décident de resserrer ou de relâcher. Et Emmanuel Macron, l'a bien compris mais sauf qu'il est pris comme il a été il est arrivé au pouvoir comme ça grâce à l'appui de de ceux dont je vous ai parlé et notamment de Patrick Drahi. Et bien quand il a senti que la chose commença à à se fragiliser, au lieu d'essayer de proposer une refonte du système pour éviter que ça à se reproduire, il a juste fait rentrer de nouveaux acteurs dans le marché des oligarques.

notamment, vous le connaissez parce qu'il est il est pas loin, monsieur Saadé, Rodolphe Saadé qui est devenu tout-puissant grâce à la crise du Covid parce qu'il a fait plus presque 60 milliards d'euros de bénéfices de bénéfices he pas de chiffre d'affaires de bénéfices en 4 ans dans une entreprise la CMA CGM qui a été offerte à sa famille par l'État. C'est l'État qui sous Chiraak sauve la CMA CGM pour la donner à la famille SAD et dont la famille SAD est actionnaire à 75 %. Donc 75 % de ces bénéfices sont allés directement entre leurs mains.

Et là Emmanuel Macron qui se croit intelligent, il s'est dit alors que l'on commençait tous à se dire bah qu'il faudrait bien récupérer cet argent qui nous faisait besoin 60 milliards d'euros, c'est le budget de l'éducation nationale. Ça vous permet de doubler pendant un an le nombre de professeurs dans tout le pays, de diviser par deux le nombre d'élèves dans toutes les classes de France. Je dis, on est sur des sur des ordres de grandeur de ce de cette nature là. Ça change le destin d'un peuple. Et bien pour essayer de parer à tout ça, il lui demande d'investir de façon patriotique au service de la France une partie de cet argent.

Et donc il va avoir cet investissement patriotique est très utile pour la France. Monsieur Sadé, il va mettre quasiment 2 milliards d'euros dans BFM. Pourquoi ? Parce que l'oligarque précédent Patrick Dra en fait était ruiné parce qu'il avait racheté BFM et tout ça pour faire plaisir à Macron et Hollande et pour les mettre au service de leurs ambitions en échange de l'autorisation de racheter SFR. Et il avait racheté SFR, il avait licencié 2000 personnes. Il pensait que ça suffirait à rentabiliser l'investissement et à rembourser les prêts de près de 50 milliards d'euros là encore de tête qu'il avait auprès de Goldman Sax et compagnie.

ça a pas suffi donc il est obligé de se désengager et donc Rodol Saadé vient pour prendre le relais et il met deux petits milliards lui sans avoir besoin de s'endetter. Vous imaginez ce que ça veut dire qu'il y a des il y a une personne dans le monde qui a pu accumuler 50 milliards de dettes à titre personnel. Le le niveau de folie dans lequel ce système est rentré.

Donc nous, on pense qu'il est très important en fait qu'on rende la parole au peuple sur ces questions et notamment sur la question de l'Union européenne, de l'euro et et de l'OTAN parce que c'est l'avenir de nos enfants là pour le coup, leur capacité à vivre sans mourir sur un front tué par des drones à quelques milliers de kilomètres de chez nous. Et on considère que si on ne le fait pas, toutes les promesses qui sont proposées aujourd'hui, notamment par la France insoumise, mais ça sera le cas par toutes les autres forces politiques, euh ne pourront pas être concrétisé.

ne pourront pas être concrétisé parce que vous ferez face au mur du financement, vous ferez face au mur de la désindustrialisation liée à la concurrence effrainée que l'on vous infligera et vous aurez pas de moyens dans un pays qui est qui est déjà sans croissance, qui a déjà le poids en fait de 40 années de mauvaise gestion jusqu'ici, les moyens de retourner ce rapport de force.

vous êtes obligé en fait de produire cette rupture et notre force politique est là pour provocation à faire pression sur toutes les autres forces politiques de façon à ce que si on arrive pas à recueillir les 500 parrainages d'ici 2027 qu'à minima on soit suffisamment puissant pour leur imposer cette ce changement de configuration et qu'il soit obligé de prendre en compte ses demandes et ses exigences. Euh je pense et je pense honnêtement que c'est lié à ça. Cette dynamique a déjà commencé à porter ses fruits.

Je suis convaincu que notre radicalité dans les moyens à mettre en œuvre sur la question oligarchique a amené à cette actualisation d'il y a 2 jours de Jean-Luc Mélenchon sur la question des médias où il propose maintenant euh une expropriation sèche particulièrement radicale qu'il n'avait jamais énoncé en ces termes jusqu'als. Et il faut qu'on act en fait il faut qu'on pousse l'ensemble des forces politiques à se réactualiser à partir de là.

Il faut que le RN à un moment donné soit obligé de s'interroger sur les déficiences et sur en fait le vide de son programme politique et et qu'on fasse avec chaque force comme ça en existant par nous-même sans chercher à rentrer dans des structures qui sont déjà en fait complètement verrouillées et où il est très difficile d'émerger. Et donc c'est pour ça que je suis venu à NIM. J'ai je suis venu en fait essayer de convaincre ce nouveau maire qui avait assisté à chacune de mes conférences animes jusqu'ici de me donner son parrainage ou alors qu'il défend la candidature unitaire de la gauche. C'est sa position.

parce que par ailleurs, je pense qu'on fait partie des rares personnes à pouvoir être entendu sur l'ensemble du spectre politique. Queles que soient les raisons qui ont amené les uns les autres à adopter leur leur stratégie politique jusqu'aujourd'hui, ils se sont isolés d'une partie de la société française et j'ai été très très dur avec Jean-Luc Mélenchon sur l'affaire de rank à cause de ça. Je sais que ça a généré beaucoup de questions et et beaucoup d'interrogations sur le pourquoi de cette prise de position. Il y avait deux fondements et je finirai peut-être là-dessus à cette prise de position.

La première, c'est que mon engagement politique au sens le plus profond du terme se construit à partir des gilets jaunes. Et les gilets jaunes, c'est le dernier moment où en tant que peuple, on a vraiment réussi à les inquiéter à la fois physiquement avec des personnes qui avaient prépositionné l'hélicoptère à l'Élysée.

Vous vous souvenez de Emmanuel Macron qui est la veille de l'acte 4 craignait véritablement qu'on rentre à l'Élysée avec des élite politique qui tremblaient tant que déjà vous souvenez alors je sais pas si vous souvenez c en entre l'acte 2 et 3 dans mon souvenir ils avaient fait venir Marine Le Pen pour qu'elle s'adresse sur TF1 au 20h un regard face caméra pour dire au peuple français qu'elle était prête à prendre la relève donc ils étaient déjà tout de suite en train en fait de préparer la prê donc et on a réussi à leur faire peur pourquoi quoi ?

Parce qu'on éétait pas divisé dans des chapelles idéologiques parce que ça allait de l'antif jusqu'au royaliste et que parfois ça se fritait au sein des manifestations mais que fondamentalement en réalité on avait réussi à accrocher des gens qui étaient déconnectés complètement du politique. On les avait amené à entamer un rapport de force à l'égard du gouvernement et de l'État. Et ça bah ça ça a généré beaucoup de crispation et c'est surtout ça qui a généré la violence de la répression qui s'en est suivi parce queils ont compris que là il y avait quelque chose qui qui risquait de se passer. Ça c'était la première raison.

La deuxième c'est qu'à l'inverse toute violence horizontale au sein de la société ne fait que les renforcer. Il s'amuse de ce spectacle. Il s'amuse de du spectacle qui consiste à soit au point de qu'on se haïse au point d'être prêt à se donner la mort. plutôt [raclement de gorge] que de trouver des façons de rompre d'abord avec le système qui génère cette haine, cette division, ces clivage artificiel avant ensuite de rentrer dans cette rupture. Et ça c'est une question stratégique fondamentale. D'abord la démocratie ou d'abord nos idées ? Est-ce qu'on fait primer d'abord la victoire de nos idées à nous quitte à accroître l'éclivage ? C'est un peu le système représentatif tel qu'il existe.

il suffit qu'on est 50 % plus 1 et on arrive au pouvoir et donc on joue le rapport de force quit à ce que 10 ans plus tard d'autres aille dans l'autre sens avec tout ce que ça entraîne en terme de perte ou est-ce que d'abord on pose les fondements d'une démocratie où tous puissent être entendus à égalité sans qu'il y ait d'influence des puissances de l'argent sans qu'il y ait d'influence d'intérêts privés sans qu'il y ait des fabrications oligarchiques teles qu'on les connaît et ensuite dans cette arène nouvellement créée on organise la confrontation dans cette arène nouvellement créée on se sur toutes les questions économiques, qu'importe.

Et le troisème point, c'est évidemment au-delà de la question tactique stratégique, la question éthique. On n'incite pas à la violence les uns envers les autres.

Moi, j'ai pris beaucoup de risque pendant ces 10 années et je l'ai payé très cher parce que j'ai incité à la mise en place d'un rapport de force à l'égard du pouvoir et j'étais très critiqué pour ça parce que des petits bourgeois du 6e arrondissement disaient "Ouais, mais il envoie le peuple à la mort, il est en train de mettre en danger des gens comme s'ils en avaient quelque chose à faire et comme si le peuple avait besoin que moi j'envoie à la mort les gens." Ce que j'essayais de faire moi, c'était d'expliciter les raisons qui amenaient les gens à se montrer prêt à défier.

des forces de l'ordre prêt à être tenté de prendre des préfectures, prêt à se mobiliser comme ils l'ont fait pendant des années pendant les jeunes. J'ai essayé de mettre en mot ces éléments, ces intuitions, ces impulsions puissantes qui ont traversé le corps français pour les donner à comprendre à ceux qui ne les vivaient pas. Et j'utilisais toujours cette phrase de Jean Genet : "Il n'y a pas plus violent que la rose qui naî au moment où elle fait éclater son bourgeon en expliquant que la violence en fait est omniprésente dans la société et que c'est pas parce qu'elle est visible.

à l'époque, je parlais beaucoup des 15000 morts par an lié au chômage que générait ce système qui ne sont pas des morts que l'on comptabilise comme des morts politiques et qui pourtant le sent le sont et je mettais ça en contraste de la supposée violence des manifestants pendant ces pendant ces événements. Donc ne pensez pas que je viens vers vous les mains pures, enceinte ni touche donner des leçons morales sur les méthodes qu'il faut utiliser politiquement et cetera.

Mais pensez que alimenter des gamins dans une lutte qui est perdue d'avance par ailleurs si on rentre dans ce domaineel de confrontation directe avec d'autres gamins, queles que soient des oppositions fondamentales qu'ils puissent avoir sur la perception du monde et cetera. jusqu'au point de les fracasser à terre et de leur arracher leurs instruments vitaux et de les faire mourir en quelques heures. Que tout cela puisse être légitimable ou entendable par le reste de la population française. Et c'est là où on a à la fois une éthique, une erreur éthique et morale et une erreur politique.

Et pensez que tout cela va donner quelque chose de positif, de constructif à l'échelle politique, c'est se mettre le doigt dans l'œil. Et là, il faut moi je lance un avertissement à à à tous ceux d'entre vous qui étant encore inscrit dans ces espace idéologique se nourrissent de ce discours notamment lié je pense à un très grand historien à Chaputu qui qui font des paralysmes avec les années 30 et cetera. Pour moi, il y a un aspect dangereux à cette dimension là. D'une part, au-delà des des accords ou désaccords qu'on peut avoir avec lui, c'est que du coup c'est un très bon instrument pour ne pas regarder ses propres insuffisances.

C'est un très bon instrument pour finir par se convaincre qu'en réalité, on a raison quoi qu'il en coûte et un, ne pas avoir à entendre une partie croissante de la population qui est en train de se déraciner de nous, se fossiliser et s'isoler d'elle. Et d'autre part et d'autre part quoi ? Est-ce que c'est la résistance française qui a sorti les nazis de France ?

Est-ce que vous pensez vraiment que face à une force idéologique contraire qui prendrait les reines de l'État, vous avez une quelconque chance à travers des batailles de rue, à travers des On sait très bien que si on rentre dans cette dynamique là, on se fera complètement écraser et que la seule façon qu'on a eu de libérer ce peuple lors de ces épisodes historiques, encore une fois au-delà des outrances, des comparaisons et cetera, c'est parce qu'il y a eu des armées puissantes qui de l'étranger est constituée à l'étranger, notamment des armées colonial qui ont pu rentrer sur le territoire avec des alliés et qui ont sorti ceux qui avaient pris le pouvoir.

C'est pas le peuple français qui a pu s'organiser dans une dynamique de répression de surveillance. Ça n'arrive jamais. Ça n'arrive jamais. Et au contraire, un pouvoir qui est en train de monter comme celui auquel on est confronté du Rassemblement national arrivera avec une solité extraordinairement forte. La seule façon de sortir des gens qui s'installent au pouvoir, c'est quand ils commencent à défaillir. Eux, ils commencent à naître. Donc, c'est pas du tout la bonne stratégie si on veut la suivre.

Et par ailleurs, et par ailleurs, cet aveuglement qui nous empêche de réfléchir à nos propres aporis, à pourquoi est-ce qu'on a cessé justement sur l'Union européenne et cetera d'avoir le courage de tenir des discours puissants, et bien, il nous amène à des absurdités. Enfin, excusez-moi, mais euh ces exemples historiques dont on parle des années 30, ils se fondent sur l'existence de millions de personnes qui avaient été au front, de centaines de milliers de personnes qui appartenaient à des organisations paramilitaires armées jusqu'au dents et qui tenaient le territoire. C'est comme ça que sont nés les fascismes et le nazisme.

On n plus du tout dans une configuration comme celle-ci et on est face à une force politique qui aujourd'hui au contraire c'est complètement institutionnalisé, complètement normalisé et qui n'a qu'un objectif, c'est de prolonger ce qui existe déjà.

Et comment est-ce que nous avec l'histérisation de nos discours qui prend ancrage dans ce qui nous avait permis en 2022, en 2002 de renverser la donne et cetera, comment vous voulez qu'on soit entendable à l'égard du reste de la population qui du coup se sent visé par ces outrances qui se sent comparé en tant que population au nazi des années 30 et cetera alors qu'ils considèrent qu'ils sont juste en train de voter pour des gens qui sont en réalité les continuateurs d'un système qu'ils veulent perpétuer.

Cet échec qui permet certes de solidifier et d'ancrer une force politique au premier tour condamne au deuxème tour mais condamne aussi de façon plus générale pour structurer une force politique à plus long terme. Et donc des initiatives comme la nôtre, je crois ACP au libre arbitre, en fait, elles naissent du vide laissé par ces stratégies là et par la nécessité pour des gens normaux à un moment donné de se reconstituer dans un engagement politique qui soit qui passe par d'autres voies et qui reviennent aux problématiques fondamentales qui sont celles que je vous ai exposé.

Voilà, c'était une conférence qui était plutôt pédagogique, pas du tout meetinguesque ou militantesque, mais c'était pour vous donner quelques éléments d'analyse et d'ancrage pour comprendre pourquoi est-ce qu'on s'est lancer dans cette aventure, pourquoi est-ce que on s'est dit parce que c'est le dernier point et c'est le délire absolu dans lequel on est plongé. Donc on est 30000, on a 0 €. Euh on est face à des gens qui ont entre 20 et 40 millions d'euros et on y croit et on croit vraiment qu'à un moment donné on va pouvoir emporter cette manche et on va pouvoir changer le pays. On va pouvoir rendre le le pouvoir au peuple.

Et donc par exemple pour les parrainages qu'on essaie de récolter, c'est des citoyens comme vous et comme moi qui passent des coups de fil au maire. On a créé une sorte de site sur lequel vous pouvez vous inscrire et qui vont les chercher uns après les autres. sans qu'on ait un le moindre euro à mettre pour le faire.

Et euh contrairement aux politiciens euh qui vivent perchés sur leur territoire, bah ça force à moi et à ceux qui entre guillemets dirigent ce mouvement bah à passer des coups de fil à aller les chercher, à se déplacer un peu partout sur le territoire, à écouter des mères de toute petite commune qui nous expliquent qu'il y a tel problème, tel autre problème, qu'il y a tel acronyme qui sont en train de découvrir. Moi, ce qui est fascinant avec les nouveaux maires c'est le niveau d'angoisse qu'ils ont à l'égard des acronymes. Vous savez, les acronymes, c'est un instrument de domination.

Euh quand quelqu'un commence à vous parler un acronyme, c'est que il essaie de soit de vous la mettre à l'envers, soit de montrer une forme de supériorité, soit qu'il est tellement absorbé par le système qu'il se rend même plus compte du délire dans lequel.

[rires] Et donc là, les maires de commune de 1000 2000 habitants découvrent qu'ils doivent lire je sais pas combien de dizaines de vice-présidents, de syndicats d'IX de je sais pas quoi de Donc il découvrent la folie du système dans lequel ils sont et ils sont attendent d'interrocuteurs qui viennent aussi leur dire on veut repartir de cette expérience- là pour alléger tout ça, pour simplifier tout ça et pour éviter que la politique soit devenue quelque chose ou dans un pays quand même pourtant avec un niveau d'engagement extraordinaire comme l' France, on ne sache même plus ce que fait un maire et on narrive pas à savoir ce que à quoi sert un conseil régional, à quoi sert un conseil départemental et si on travaille pas directement dans des secteurs qui sont en lien avec ces autorités, on se retrouve à ne plus du coup évidemment savoir pourquoi on vote et quand vous êtes élu maire et vous découvrez maintenant dans la plupart des cas en tout cas quand vous êtes maire de petites communes que vous n'avez aucun pouvoir parce que tout est réparti dans des intercommunalités dans des communalités de communes sur lesquelles il n'y a aucun contrôle démocratique et on connaissait en fait à toutes les échelles.

à l'échelle de l'État même c'est des agences qui font une grande partie du travail. Vous voyez, c'est des agences qui sont autonomes des ministères. Ce qui fait qu'en fait nos politiciens, leur marge de manœuvre réelle, au-delà du fait qu'ils soient fondamentalement incompétent, ça on est tous d'accord, il y a pas besoin de revenir dessus, leur marge de manœuvre réelle sur le est quasiment nulle.

Et donc on est dans un moment où entre ça et le fait que quand vous êtes élu président de la République, Jean-Luc Mélenchon, Bardella, Atal ou Philippe, la première chose qu'ils vont devoir faire en mai 2027, ça va après la visite cérémoniale en Allemagne, ça va être d'aller à Bruxelles pour rencontrer 27 chefs d'État et de gouvernement leur dire voilà, moi j'étais lu sur ce programme et là il y a quelqu'un, un fonctionnaire qui va lui dire "D'accord, ben écoute, il y a la moitié des choses dans ce programme que tu ne peux pas faire et il y a l'autre moitié que tu peux faire à condition d'avoir l'unanimité des 27.

Les 27 qui vont de l'extrême droite à la gauche disons la gauche social-démocrate à la Sanchez. OK. OK. Et donc là si vous êtes très optimiste et vous croyez beaucoup en vous et vous arrivez quand même avec la force d'avoir été élu président de la France et cetera, et vous avez intérêt à avoir été bien élu dans ce cas-là et vous avez intérêt à avoir une majorité à l'Assemblée nationale derrière aussi. en sachant que vous l'aurez pas au Sénat. Donc que déjà en fait, y compris sur votre propre territoire, vous êtes à vous êtes à mi-chemin de là où vous devriez être. Et donc sur la moitié des choses que vous pouvez encore faire, il y a peut-être un/ers ou un/4 qui reste.

Bon, pas mal un/4 sur un premier quinquenard, on va [grognement] sauf que derrière OK, le chef d'État de gouvernement dit oui, d'accord. Bon bah, j'envoie maintenant on confie ça à nos ministres. Là, c'est le Conseil de l'Union européenne. Vous étiez au Conseil européen, vous rentrez au Conseil de l'Union européenne parce qu'il faut savoir les amis he si vous voulez changer les choses dans le système, vous êtes au Conseil d'Union européenne là pareil là éventuellement vous pouvez voter la majorité qualifiée mais bon chaque ministre a son agenda.

Entre-temps, peut-être qu'il y a une élection, peut-être que le ministre n'appartient pas à la même famille politique dans votre domaine parce que c'est des des des gouvernements de coalition. Mais bon, allez, vous sauvez les 3/4 du quart qui restait. Très bien. Après, il y a les comités techniques. Après, il faut les faire adopter. Vous allez penser par le Parlement ou par référendum, les 27 hein. Non, non, non, non, non. Faut d'abord aller voir la Commission européenne qui est celle qui a l'initiative législative. C'est c'est elle qui dépose les textes pour les faire adopter.

Vous vous avez juste convaincu vos copains d'aller dire voir la Commission européenne lui dire "Non, il faut faire ça." Sauf que la Commission européenne va vous dire "Bah non, moi c'est moi j'étais élu sur le mandat du Parlement européen d'il y a 4 ans et ce mandat du Parlement européen bah il ressemblait pas à votre couleur politique hein. Donc je vais attendre les prochaines élections du Parlement européen. Arrivent les prochaines élections et là il faut que vos idées soient représentées de façon majoritaire sur l'ensemble des pays de l'Union européenne. Donc là, vous en êtes déjà 3 4 5 ans après de votre mandat, vous avez pas fait grand-chose.

Si ce que vous avez fait entre-temps, c'est continuer à remplir les poches des copains à Paris pour les calmer en faisant des privatisations des je sais pas quoi nana. Vous adoptez des lois un peu spectacles sur le cyberharcèlement, sur je sais pas quoi pour vous jouer sur la l'émotion pour un peu calmer tout le monde pour essayer de dévier le tir. Mais entre-temps, faut payer faut payer des taux d'intérêt qui grimpent, une économie qui redémarre pas, faut chercher des investissements que vous arrivez pas à trouver. Donc bah vous essayez de réduire le nombre de fonctionnaires et de dépenses publiques pour essayer de décrocher un peu d'argent.

Bon bref, vous êtes un peu en train de devenir Macron quoi. Et là à ce moment là, non mais c'est là où vous comprenez qu'il y a la personne mais en fait il y a avant tout l'adhésion de cette personne à ce système et le poids du système sur cette personne. Et quand bien même vous réussissez à finir par convaincre la Commission européenne qui est c'est elle qui tient la plume qui finit du coup par convaincre le Parlement européen. Vous obtenez une majorité parlement européen. Là il faut ratifier.

Et là, entre-temps, pour le coup, il y a eu des changements de chef d'état et de gouvernement, il y a eu des changements de majorité au parlement et il faut repartir sur comment est-ce que je fais pour les faire adopter quand même. Bon, est-ce que vous pensez vraiment que quiconque et donc il y a quelque chose de l'ordre de l'impossible mais surtout de la trahison à promettre des véritables ruptures en respectant ce cadre là ? Et alors la seule question c'est une évidence quand je vous le dis comme ça, mais c'est comment réussir à faire porter ce discours ? à l'attention du reste du peuple français. C'est ça notre enjeu aujourd'hui.

Donc il y a le travail de fourmis de chacun d'entre nous et la nécessité queon s'engage de la même façon que vous avez pris le temps de vous enfermer alors qu'il fait beau, même s'il commence à faire un peu chaud et et d'aller à la Feria de de faire cet effort dans vos relations interindividuelles, de ne pas souffrir qu'on vous dise c'est quoi les ruches ? C'est qui Brco ? Brco c'est le violeur, pourquoi je sais pas quoi ? voyez de d'avoir cette force morale qui est compliquée ou branco c'est le fachot qui soutient de rank et je sais pas quoi.

Voyez dire bon ok coco, on va se calmer, on va prendre 3 minutes de prendre sur soi parce que souvent on vient en politique aussi pour faire du lien et pour se faire reconnaître même quand on n'est pas des dégénérés psychopathes qui cherchent le pouvoir à tout prix. Il y a quand même cette idée de de se relier à l'autre, vous voyez, de trouver dans le regard de l'autre quelque chose qui se fasse se sentir mieux parce qu'on se dit "Ah tiens, il y a il y a quelqu'un là qui pense un peu comme moi, donc j'ai pas complètement tort, je suis pas fou." Et on est des êtres bimétiques, on est des êtres qui se déterminent toujours en rapport à son environnement.

Ça c'est le premier effort et nous notre effort c'est d'obtenir assez rapidement les 500 parrainage pour pouvoir se retrouver dans les médias institutionnels avec un rapport de force et pour pouvoir dire ses évidences à l'échelle consommée de façon massive que sont encore les médias mainstream.

Et si on arrive à articuler les deux, si on arrive à convaincre des gens de se joindre à nous, non pas contre qui que ce soit, mais à un moment donné parce que l'occupation de cet espace va devenir nécessaire pour irriguer les autres, pour nourrir positivement les autres de toute cette expérience qu'on a eu, de ces résultats de lutte pendant des années, et bien peut-être qu'on arrivera progressivement à produire des bascules. Et après, ça peut s'accélérer très vite. Ça peut s'accélérer très vite parce que vous voyez bien la qualité moyenne du débat public.

les effondrements peuvent intervenir et on a tout intérêt à avoir une armée de réserve qui à un moment donné soit prête à prendre le relais plutôt qu'à croiser les doigts en espérant que donc cette mobilisation et cet engagement, il est important. On a commencé sur une structuration qui est complètement autonome que vous avez réussi à mettre en œuvre ici et dans quasiment départements aujourd'hui.

Et il va falloir à un moment donné, voilà, commencer à passer la seconde, commencer en allant chercher les maires à irriguer le territoire au-delà des grandes villes parce que évidemment le plus facile c'est de se rencontrer dans les grandes villes pour commencer mais peu à peu construire en fait sur l'ensemble de cet espace social quelque chose qui fasse bourgeonner ce pays et permettre de le sauver. Voilà. [applaudissements]

1:04:41
Non speech

[applaudissements]

1:04:46
Juan Branco

Et si vous me donnez cette chance là, je vous ferai des mélanchons à partir de janvier en meeting et je vous passionnerai de cette façon. Là, on est sur des formes douces et et un peu c'est pas pédagogique mais enfin voyez de de naissance mutuelle. En plus, on est dans des espaces qui nous permettent de le faire. On est plus à l'horizontale et à égalité. Mais c'est vrai que et c'est c'est l'aspect un peu dangereux et déshumanis de la politique, si on veut passer la seconde, il va falloir massifier ce que je disais à Toulouse où j'étais on était 300. On se fait tellement censurer de partout qu'on s'est retrouvé dans un cabaret. C'était très rigolo et très sympathique.

Euh et j'aurais dit bah la prochaine fois en septembre, il faut qu'on soit 3000. Et donc avec et on sera 3000 mais avec 300 qui auront entendu un discours comme celui-ci et qui pourront structurer une foule où on aura un discours un peu plus direct et emphatique sans sans devenir populiste ou menaçant. Question. Voilà, [rires] il est le temps des questions ou échange. On en prend deux ou trois par bloc. OK. Bonjour. Euh d'abord merci pour la clarté de votre exposé. C'est la première fois que je vous écoute vraiment et à part les réseaux sociaux. Donc j'ai trouvé ça très intéressant. Alors moi j'ai deux questions en réalité. La première qui concerne l'univers souverainiste.

Il y a plusieurs mouvances mais il y a surtout des idées communes, j'ai l'impression. Donc, est-ce qu'il y a pas moyen de réussir à rassembler tous ces gens-là qui euh peu au prou pourraient arriver euh d'après les premières estimation de sondage à 12 % de voix pour les présidentiels ? Ça c'est ma première question. Ma deuxième question, ça ça rapport à quelque chose que vous avez dit tout à l'heure qui concerne l'Europe et vous avez dit oui, les Français sont plutôt globalement attachés à l'Europe.

Alors, je suis d'accord avec vous, mais est-ce que vous pensez pas que de toute façon l'effondrement va venir venir de l'étranger et notamment grâce à nos amis allemands parce que l'AFD est en train de faire une percée absolument phénoménale. Il y a toute chance pour que Alice Veidel se retrouve au pouvoir dans quelques temps et pour elle clairement lexit c'est son objectif numéro 1. Voilà mes deux questions. [grognement] Oui, bonjour. Euh moi je voudrais savoir ce que pensent des gens comme Rufin Russell ou ou Gluxman de de ce mouvement s'ils atterèrent s'il y a des [rires] Je pense qu'on est entre entre la fourmie et le cafard dans la liste de trucs exterminés.

[rires] Euh bon, je je vais répondre euh au aux trois questions. Euh j'ai cette chance et je considère vraiment que c'est une chance, ça me vaut beaucoup d'ennemis dans dans ma famille politique d'origine, d'être entendu très loin dans des sphères politiques qui pourraient sembler complètement antinomique les unes avec les [raclement de gorge] autres. Donc je touche à des gens qui se sont considérés d'extrême droite, y compris d'extrême droite dure. Des gens qui ont pu appartenir à l'action française, qui ont pu appartenir à des mouvements qui sont qui sont radicaux.

Et je touche à des gens qui sont très à gauche, très à l'extrême gauche et d'ailleurs selon Wikipédia, je suis d'extrême gauche parce qu'il fait peur au maire. Donc euh [grognement][rires] si euh si vous voulez leur dire que le média considère que je suis rouge brun, ça pourrait peut-être aider à à Non, mais plus sérieusement euh les parcours, les constructions intellectuelles et idéologiques que l'on peut tous avoir, elles sont très affectées par le contexte et par l'expérience. Et c'est pas pour rien que les pouvoirs basculent et les populations basculent de forces politiques qui appartiennent parfois à des orientations radicalement différente en peu de temps.

Ce qu'on essaie de construire ici, c'est un socle qui permet en fait d'être entendu par tous. Donc c'estàdire on on fait cet effort qui est très difficile en France en 25 26 de ne pas alimenter des clivages qui aujourd'hui sont principalement structurés autour des questions sociétales. La gauche social-démocrate a survécu à sa trahison à l'égard de ses valeurs, de ses structures intellectuelles, marxistes, post-marxiste et cetera en basculant sur le sociétal.

Moi, [raclement de gorge] je l'ai vécu en tant qu'espagnol avec Zapatero qui était donc le leader du PSOE, l'équivalent du PS euh qui a adopté des politiques très libérales mais qui en même temps euh a beaucoup centré sa défense enfin pardon son engagement sur la défense des minorités et cetera. Ce qui en soit n'est pas n'est rien reprochable. Ce qui est reprochable c'est d'en faire dans un sens ou dans l'autre des instruments de clivage au sein de la société.

Et moi ma ma thèse en en en droit et philosophie portait sur les violences politiques, les violences de masse et j'ai essayé de comprendre parce que j'ai travaillé à cour pintationale parce que j'ai travaillé ensuite au 14 sur la Syrie, parce que j'avais j'étais passionné de philosophie politique. Qu'est-ce qui amène à la violence dans la société ? Et paradoxalement, si je ne renie pas en tant que moyen l'usage de la violence, il n'est qu'à condition qui serve une fin qui est la réduction structurelle des violences au sein d'une société. La politique ne sert qu'à ça.

Si on investit autant de temps d'énergie et d'argent pour financer un personnel politique et cetera, c'est pour réduire la conflictualité. Si on s'est constitué en tant que société, c'est pour créer des institutions qui allaient à notre place résoudre des conflits pour éviter qu'on se fracasse la tête. Les dernières études archéologiques sur l'origine voire paléanthropologique sur l'humanité montre que les dans les cadavres qui sontouetrouv retrouvés pardon dans les squelettes, il y a une proportion de 20 à 30 % de crânes qui ont des traces de coûts et une grande partie de coûts mortels.

Donc imaginez ça vouit dire que il y avait 20 ou 30% de la population qui mourrait du fait d'une conflictualité. Ça c'est l'origine de l'humanité et la civilisation c'est des centaines de milliers d'années passé à trouver des mécanisme régulateur pour réduire et apaiser cette conflictualité. Donc il faut pas la renier parce que nier le conflit bah c'est comme dans une famille ça finit par faire tout exploser. Mais il faut trouver des moyens de la gérer sans créer plus de dommage que que l'origine du désaccord. Et donc toute ma réflexion politique a toujours reposé sur l'idée de trouver des forme harmonieuse et consensuell.

Or, c'est complètement contradictoire avec le fait d'avoir des propulsions rapides en temps comme politique. Vous voyez, la meilleure façon d'exister dans l'espace politique, c'est la guéger Ruffin Mélenchon sur les questions récentes. C'est les propositions de Gabriel sur la GPA. C'est à l'inverse ce que fait le RN enfin ce que faisait le RN parce qu'ils le font de moins en moins sur la bouqué misérisation des musulmans, des migrants et cetera, des juifs à l'époque.

Donc tout l'enjeu pour moi, c'est comment est-ce qu'on arrive à construire une force politique qui n'est pas besoin de jouer le jeu de la minorité contre la majorité en positif ou en négatif et tout simplement proposer des des idées qui résolvent les problématiques auxquelles on est confronté de façon commune la plupart du temps. Et donc en réalité ça passe par ce travail de réflexion. On est le seul les seuls aujourd'hui on a 650 propositions et quand vous lisez tous les programmes politiques tous he je les ai tous lu. La la quasi totalité de leur programme c'est des déclarations d'intention. C'est des choses assez générales avec des ordres de grandeur dans le meilleur des cas.

Si vous venez de lire notre projet sur le site des ruches, c'est 600 propositions d'une technicité mais presque affolante mais qui vont vous repassionner du politique parce que vous voyez des gens qui sont préoccupés d'une chose, c'est comment régler domaine par domaine, question par question les défaillances principales de notre société. Est-ce que ça implique de supprimer 300 taxes et impôts ? Parce que c'est devenu très compliqué de créer de la valeur quand on est un petit entrepreneur, quand on est un artisan. Est-ce que c'est pas censé être de gauche ou de droite ? J'en sais rien.

Non, mais on pense que là, il y en a 300 dont une grande majorité par exemple coûte plus cher à prélever que ce qui rapporte. On supprime. Est-ce qu'il faut supprimer des mutuels à l'inverse alors que ça va mettre en difficulté 30 40000 personnes dont des personnes qui ont des grandes influences médiatiques et autres et que le système mutualiste s'inscrit dans une grande histoire de la gauche qui en fait a été parfaitement dévoyé. C'est de gauche, c'est de droite, qu'importe. On propose et on avance comme ça étape par étape dans la dans une forme de dialogue parce que les 30000 euh membres sur le Discord en fait font des amendements en permanence. Dis mais là, il y a un problème.

Pour vous dire à quel point j'étais perché quand j'ai commencé ce travail, c en 2021 parce que c'est la suite naturelle des gilets jaunes. Ma grande question c'était pourquoi est-ce qu'on est pas rentré à l'Élysée ? Qu'est-ce qu'il a fait ? J'y étais he moi. Donc on était à 100 m de l'Élysée et les gendarmes il reculaient. C'est vrai. C'est pas nous. C'est pas c'est pas qu'il y avait le barrage ultime, on est le boss final dans Tken 45.

Enfin non, c'est c'est il y a un moment donné où on n' pas osé faire ce geste là et on n' pas osé d'une part parce qu'en fait en réalité toutes les autres forces sociales nous avaient abandonné y compris et c'est important de le dire les syndicats et oui et oui et d'autre part parce qu'on avait un un complexe d'infériorité on se sentait pas légitime. On se sentait pas légitime.

on n'était pas prêt parce qu'en fait très majorita très majoritairement il s'agissait de personnes qui n'avaient jamais eu d'engagement politique qui venait près que ce soit par désespoir que ce soit par croyance qu'importe mais en tout cas ils avaient pas cette cette base commune et c'est le problème de réunir des antifas royalistes bah c'est qu'il faut quand même qu'il y ait un peu de discussion avant qu'on finisse par se mettre d'accord sur un tron commun quo parce que a priori le point de départ est pas génial pas pas très pas accordé Et donc c'est de là que très rapidement, spontanément, de façon horizontale, on commençait à naître les idées de référendum lisatif citoyenne, demande impératif et révocatoire notamment grâce au travail de personnes comme euh comme les ateliers constituants, Étienne Chir et cetera.

Et donc moi, j'essayé de prolonger ce travail pendant les années qui ont suivi à partir de 2021. Et donc je commence avec une base de 300 propositions, mais vous allez vous allez vouloir m triper en place publique. Il y avait un équivalent des aid des feu parce que moi ma ma famille politique àquelle euh je suis resté sensible à l'époque pensait que c'était une bonne proposition. Les écolos pensaient qu'il fallait en passer par des mesures de contrainte sur la population et cetera. Je peux vous dire que quand on a sorti le programme et qu'on a eu un sacré succès hein parce qu'il y a quand même eu 10 millions de vues sur Twitter, enfin ça vraiment circulé dans tout le pays.

La vague de haine que je me suis pris quand les gens ont découvert que parmi les 300 propositions, il y a CCI. Bon ben c'est très productif et aujourd'hui on en est à la 9e version et en fait à chaque fois on affine un peu plus et on se trompe et si on avait fait comme ils le font tous c'est ils font d'abord entre eux leur programme puis après ils le proposent et ils comptent sur quoi ? Il compte sur le fait que dans les débats sur les plateaux de télé, il y a des gens qui aillent rentrer dans le détail et qui leur disent "Mais là, il y a un problème." Évidemment que ça n'arrivera pas.

Donc du coup, ils arrivent avec leur conviction, avec leur leur tête de nœud qui leur ont fait, leur proposition qui ont fait qui vont maintenant faire du chat GPT pour savoir ce qui se fait en Norvège, pour l'impolanter en France comme si comme si c'était exactement pareil. C'est de là que viennent les ADFU. Euh évidemment qu'ils vont faire des erreurs, mais ils vont pas faire des erreurs comme nous aujourd'hui. À un moment où non seulement ça ne coûte rien mais au contraire ça nous nourrit mutuellement parce que ça nous force à réfléchir, à remettre en question et cetera.

Ils vont les faire au pouvoir et ils vont créer des catastrophes au pouvoir qui vont pas être rattrapables ou qui vont l'être qu'un qu'un prix très élevé. Et donc on a adopté cette méthode qui est très simple, très modeste comme ça. On délibère, on amende, on délibère, on amende, on repropose, on redélibère, on amende et euh et on pense arriver à 10e. Donc il y a la 9e version qui arrive maintenant et on espère arriver à 10e dans quelques mois. On a ralenti le rythme. C'est comme les blockchain, je sais pas pour ceux qui connaissent un peu la crypto, au début, c'était très facile de créer des des des bitcoin parce qu'il suffit, il y avait pas besoin de beaucoup de puissance de calcul.

Et le système en fait, il est euh il est exponentiel comme ça. Aujourd'hui, ça prend des mois pour fabriquer un Bitcoin là où ça prenait quelques secondes. Bah nous c'est pareil à mesure qu'on avance dans l'élaboration du projet, qu'il est plus dense, qu'il est plus complexe, bien on met plus de temps à l'actualiser parce qu'on va pas remettre en question tout ce qui a été fait jusqu'à on essaie d'ajuster. Et l'idée c'est que donc on actualisait toutes les deux semaines puis après tous les deux mois et maintenant c'est on aura une seule dernière version avant avant 2027. Et donc ça répond à la question sur les souverainistes.

Moi, je parle à des gens auxquels des gens comme Assolino, Philippo et cetera non seulement ne parleraiit jamais mais qu'il considère comme des ennemis fondamentaux. et vice-versa. Vous voyez, Philippo il a été porte-parole du Rassemblement national pour une grande partie de la pour une partie de la population française, c'est d'office un facteur excluant quant au fait d'écouter. De la même façon que quand je vais voir des maires qui me connaissent pas et qui voi sur ma page Wikipédia d'extrême gauche, il y a un truc faisant de bah non d'office.

Moi, je peux pas vous parener parce que je peux pas dire à mon village de 1000 habitants qui a complètement basculé au RN combien même moi je sois pas euh étiqueté, je peux je peux pas je pourrais pas leur expliquer que quelqu'un d'extrême gauche enfin que je parenne quelqu'un d'extrême gauche. Et donc l'idée c'est qu'on infiltre par le bas, qu'en fait qu'on on relâche la question des étiquettes, qu'on ne se pose pas la question à ce niveau-là, qu'on se construise en citoyen et seulement à la fin à un moment donné, il y aura un effet dynamique très naturel de celui qui est en meilleure position, bah sera en position de l'pporter.

Et ça ça répond aussi à toutes les questions qui disent mais avec ventre candidature bah ça d'ailleurs ça va être la réponse que je vais donner au maire de Nî quand il va me dire mais moi je peux pas parce que je suis pour une une candidature unique unitaire et cetera je dire mais laissez les choses se faire laissez les choses se faire Mélenchon et Amon ils étaient à égalité au moment où ils sont présentés et puis à un moment donné c'est les gens qui ont décidé qu'il fallait en soutenir l'un plutôt que de l'autre et le problème n'est pas l'accès au second tour aujourd'hui. Le problème c'est de l'emporter.

C'est de réussir à construire une majorité et c'est pas de l'emporter parce qu'on est dans la technique politicienne ou la stratégie de vote ou je sais pas quoi. C'est de construire une offre politique qui puisse être entendable par 60 70 % des Français. C'est ça. C'est pour ça qu'il faut qu'on se batte aujourd'hui. Bardella et Atal, ils font des vidéos TikTok pour essayer d'atteindre ce 60 70 %. Et ça marche. Manger des Haribo sur TikTok, ça marche. Donc nous, on a deux choix. Soit on commence à me faire manger des Haribo, mais il va falloir que je fasse beaucoup de sona pour pour compenser.

Soit on arrête de prendre les gens pour des idiots et on fait le pari de l'intelligence collective et on fait le pari du travail et de l'effort chacun d'entre nous. On prend le temps d'aller voir le projet, de le lire, de le partager, pas en mode je vais te parler de politique et cetera, on pourra aller voir les autres. Mais écoute, nous on a décidé de faire les choses différemment, de passer par la com, de passer par l'argent, de passer par les agences, les médias mainstream et cetera. On commence par le bas, on se rencontre, on échange, on se nourrit, on apprend à se faire confiance. Cétait l'autre problème des gilets jaunes. On se faisait pas confiance mutuellement.

C'était la crise de légitimité venait de là. On était pas sûr qu'on serait en mesure de prendre le pouvoir. Quand en janvier, ils ouvrent les portes de Benjamin Griv. Outre le fait qu'ils avaient un peu bu, il y a il y a eu un effet de peur immédiate quant au fait de se retrouver au siège du porte-parola du gouvernement.

Si on était madré et structuré politiquement comme on l'était dans les années 30 ou dans les années 60, je peux vous dire qu'il y aurait eu dans le lot ceux qui auraient pris le bureau, ils auraient pris les caméras qui étaient présentes, les réseaux qui sont là, ils auraient ils auraient hijacké, ils auraient fait une sorte de similique coup d'état qui aurait donné à ce geste une portée non plus seulement carnavalesque mais politiquement extraordinairement puissante. On était pas du tout prêt.

Et donc, il faut aussi qu'on ait cette modestie de comprendre qu'on n'est pas du tout prêt et qu'on est en large partie responsable euh de ce qui est en train de nous arriver parce que ne pas être prêt fait que en face ils peuvent faire n'importe quoi et qu'on a été très longtemps consommateur de politique et qu'il faut qu'on redevienne acteur. Mais pour redevenir acteur, il faut bosser.

Il faut qu'une partie du temps libre qu'on a, on le passe à organiser des choses, à apprendre, à lire, à faire cet effort immense qui consiste à lire un moment où tout est fait pour nous efficérer la le cerveau et la pensée et recommencer à partir de ces lectures-là à se considérer comme étant en mesure de devenir les porte-paroles de nos propres idées et peu à peu à émerger dans l'espace politique pour incarner un changement et pas seulement dépendre de celui qui viendra vous prêcher sa bonne parole de temps entend encore une fois et sur l'Europe vas-yend reposez votre question oui la question que j'avais posée concernant ce qui se passe par exemple en Allemagne la FD Ah oui oui.

Alors oui pardon ça c'est une question importante. Je je vais être beaucoup plus court. Euh, je vais Écoutez, on est le fruit, je suis je suis assez marxiste en ce sens-là, on est le fruit de des rapports de force de de nos époques et des conditions matérielles qui qui les enfantentent. Donc il est encore une fois évident que je suis pas un génie venu anticiper sur les temps venant grâce à une parole prophétique. Ce simple événement qu'on est en train de vivre est le fruit de ces rapports de force qui nous amène tout d'un coup à nous intéresser à des sujets qui il y a 10 ans peut-être étaient moins préignants chez nous.

Donc c'est exactement pareil pour la dynamique souverainiste qu'on est en train de connaître. Elle est le fruit de cette époque, elle est le fruit dans beaucoup de pays. Et donc ce qu'on est en train de faire, c'est juste de tenter en fait l'intelligence consiste à anticiper suffisamment pour ne pas se prendre le mur du réel et de ses rapports de force dont je parle, mais d'essayer à temps d'ajuster le parcours collectif pour s'assurer que ça se fasse que que ça se fasse au moindre coût. Et et donc parce que en effet la question des contraintes imposées par la mondialisation va s'imposer à toutes les forces politiques elles soient proeuropéennes ou antie-européennes.

Et et donc en réalité mon désaccord par exemple avec Mélenchon, il est avant tout d'intelligence. C'est j'anticipe sur son crash quand bien même il serait élu. de la même façon qu'on peut anticiper sur le non crash du Assembl national qui parce que lui va décider de ne rien changer ne créera qu'une trajectoire douce d'effondrement qu'on a connu depuis 20 ans douce à l'échelle du système. C'està-dire qu'on aura que une baisse tendantielle à la fois économique, une accroissement des tensions et cetera, mais sans rupture radicale a priori. Et donc nous l'idée c'est on se place entre ces différentes alternatives. Je parle et Gabriel Atal et Philippe, c'est à peu près la même chose.

Et au milieu de ça, on essaie au contraire de faire que ce soit un chemin qui soit fleurissant. Je reviens à la ro à la rose qui naî justement qu'elle finisse par naître et que ça reste pas juste le processus violent de croissance qui finisse par atrophifier. Et donc si on enclenche cette dynamique et bien on captera une partie de cette dynamique fascisante qu'on est en train de connaître en Allemagne et on la redirigera parce qu'on montrera qu'il est possible de faire autrement et qu'il y a des forces qui sont à l'écoute des difficultés de la population et qui sont prêtes à y répondre sans avoir pour autant à générer des violences politiques d'une quelconque nature que ce soit.

Mais c'est exactement comme j'appelais à que je prévenais sur la question [musique] du conflit russo-rainien. On va le payer pendant des décennies parce qu'on a pas eu l'intelligence de prendre nos distances à temps de ce qui était en train de se passer dans ce territoire. [musique] không?