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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 25 février 2024 89 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

[Direct] 🔴 Emission spéciale Salon de l'agriculture 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 44 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Johann Barbe, la colère des agriculteurs est-elle justifiée ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Laurence Marandola, ces violences sont-elles justifiées ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Dominique Charger, la communication d'Emmanuel Macron a-t-elle aggravé la crise ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    François Pursegle, cette visite est-elle historique ?

  • 15:00RelanceRéponse partielle

    Johann Barbe, comment expliquer l'échec des lois Égalim ?

  • 18:00RelanceRéponse directe

    Laurence Marandola, les annonces suffisent-elles à résoudre la crise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « faut pas adresser un portrait catastropiste de notre agriculture »
  • 8:00Emmanuel MacronFait
    « la ferme France elle reste forte elle produit quand je regarde les choses la plupart des filières elles produisent pour nos besoins voire elles exportent »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « on peut pas couper la France du reste du monde ni même de l'Europe »
  • 13:00Johann BarbeFait
    « la colère agricole est justifiée à l'heure où on se parle »
  • 15:00Johann BarbeFait
    « nos réseaux sont dehors depuis plus de 3 mois pour se faire entendre »
  • 17:00Johann BarbeFait
    « Emmanuel Macron a pris ses responsabilités d'annuler ce grand débat »
  • 39:00Johann BarbeFait
    « on a trop d'agriculteurs qui ne veulent plus transmettre leurs outils parce qu'ils n'en ont pas vécu pendant 40 années ils ont pas sorti un salaire décent »
  • 3:00inconnuChiffre
    « le budget alimentaire des Français il n'a fait que baisser il a perdu 15 % »
  • 5:00inconnuFait
    « il y a derrière ça une notion de perte de sens pour les agriculteurs et d'avoir l'impression d'être floué »
  • 6:00inconnuFait
    « Emmanuel Macron vient sur le Salon de l'Agriculture pour caresser le cul des vaches »
  • 8:00François PatriaPromesse
    « il a dit produire protéger installer »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] [Musique] [Musique] je vous retrouve tous les matins à 7h30 dans bonjour chez vous 1h30 pour tout savoir de l'actualité prê che vous les infos parlementaires avec le sénateur du jour à 8h la grande interview politique avec la presse régionale et à 8h20 dans le club des territoires l'analyse de nos experts et l'actualité dans nos régions rendez-vous donc du lundi au vendredi à [Musique] 7h30 [Musique] bonjour à tous très heureux de vous retrouver sur Public Sénat ici en direct du Salon International de l'Agriculture à la Porte de Versailles à Paris les équipes de Public Sénat avec nos partenaires de la coopération agricole sont mobilisés pour vous faire vivre cet événement et mieux comprendre les défis qui se posent actuellement à l'agriculture française alors ce salon de l'agriculture il s'ouvre cette année dans un contexte très particulier en pleine crise agricole les agriculteurs fr frçais qui expriment leur colère sur cette difficulté à tirer un revenu digne de leur métier et la visite aujourd'hui du président de la République Emmanuel Macron se passe sous très haute tension des affrontements ont eu lieu entre des agriculteurs et les forces de l'ordre l'ouverture du salon a même été reporté de quelques heures ce matin le président de la République qui a inauguré l'événement sous les Hué des agriculteurs alors pour en parler aujourd'hui j'accueille sur ce plateau Johann barbe bonjour bonjour vous êtes porte-parole de la FNSEA le principal premier syndicat agricole français j'accueille également Laurence Marandola bonjour bonjour vous êtes porte-parole du syndicat la Confédération paysane Dominique Charger est également sur ce plateau bonjour bonjour vous êtes président de la coopération agricole qui représente les coopératives agricoles françaises et puis j'accueille également François pursegle bonjour bonjour vous êtes sociologue chercheur associé au cvipof et professeur à l'agro Toulouse et puis vous êtes auteur avec Bertrand Hervieux du livre intitulé une agriculture sans agriculteur alors pour et bien prendre le pou de cette visite sous haute tension du président de la République Emmanuel Macron au salon de l'agriculture on va retrouver notre journaliste Quentin Calmet dans les allées du salon bonjour Quentin bonjour Alex bonjour à tous alors Quentin expliquez-nous déjà où on est la visite actuellement du président de la République ici au salon manuel Macron qui se trouve dans votre hall le hall où il y a le plateau de Public Sénat le hall 4 qui est le hall plus institutionnel celui des syndicats celui du ministère d'agriculture Emmanuel Macron qui est en train de déjeuner donc on a plus d'image depuis plusieurs minutes mais il devrait reprendre ensuite sa déambulation dans ce hall Emmanuel Macron qui a passé la plus grosse partie de sa journée ici dans le hall 1 le principal hall celui où il y a les bêtes les animaux de la ferme dans une ambiance encore jamais vue on peut le dire au son culture car le hall était tout simplement fermé mais il y avait des agriculteurs pour échanger avec le chef chef de l'État et dans une ambiance très tendue vous le disiez Alex parce que autour du cordon de sécurité du chef de l'État il y avait des éleveurs des agriculteurs qui poussaiit qui sifflait qui essaait de parler avec le chef de l'État mais aussi qui essaie de et bien un peu déranger son déplacement à l'intérieur de la bulle de sécurité le président de la République a pu échanger avec certains éleveurs certains agriculteurs il a essayé de répondre à pas mal de questions essay de défendre la ferme France on l'écoute faut pas adresser un portrait catastropiste de notre agriculture non non je pardon non mais on s'écoute juste faut partir des il y a des gens qui sont en très grande difficulté en vrai on les entend pas on les entend pas et il y a pas non plus je vous ai écouté vous allez pouvez m'écouter je dis juste qu' a une réalité qui est là la ferme France elle reste forte elle produit quand je regarde les choses la plupart des filières elles produisent pour nos besoins voire elles exportent et c'est aussi pour ça qu'on peut pas couper la France du reste du monde ni même de l'Europe voilà on a donc vu à ces propos du chef de l'État mais autour il y avait ces agriculteurs qui étaient très en colère on peut le dire avec ses sifflets ses bousculades pas sûr que pour l'heure le message du chef de l'État soit arrivé jusqu'à eux en tout cas ici dans le Hain tout s'est calmé progressivement pourquoi parce que depuis 14h le public peut à nouveau rentrer dans ce ha très important AC qui est l'un des plus visités et ça a fait forcément redescendre la tension ici et oui le salon d'agriculture c'est aussi une une fête et une rencontre entre les français et nos agriculteurs alors on va revenir sur cette visite très perturbée très chahutée du président de la République dans ce salon de l'agriculture Johann barbe est-ce que cette tension mise par les agriculteurs voire même cette violence on a vu des affrontements avec les policiers notamment ce matin est-ce qu'elle est justifiée au vu de la colère agricole ou alors est-ce que vous la condamnez très bien oui la colère agricole est justifiée à l'heure où on se parle parce que effectivement nos réseaux sont dehors depuis plus de 3 mois pour se faire entendre et surtout obtenir du gouvernement une reconnaissance pleine entière que l'agriculture est en crise et qu'il faut agir rapidement après la violence on la condamne comme on l'a toujours fait derrière ce qui s'est passé ce matin le président de la République a provoqué quand même en fin de semaine dernière en en annonçant depuis l'Élysée que les soulèvements de la terre seraient invités ici c'était impossible notamment un grand débat qu'il voulait organiser av un grandbat qui devait être organisé entre les agriculteurs et le président auquel on avait dit participer une fois qu'on a su qu'il y avait des ONG environnmentalistes qui nous attaque régulièrement sur nos exploitations ou carrément dans nos champs c'était impossible de pouvoir débattre donc on avait dit ne pas y participer derrière Emmanuel Macron a pris ses responsabilités d'annuler ce grand débat et donc forcément nos agriculteurs qui voulaient discuter avec Emmanuel Macron parce qu'on en a quand même qui voulaient lui parler leur prouver qu'ils étaient vraiment en cris sur leur ferme ont décidé de forcer l'entrée pour pouvoir aller parler direct Emmanuel Macron ce matin donc en fait Emmanuel Macron a mis un peu d'huile sur le feu avec ce grand débat que certains qualifient d'opération de de communication et qui a été annulé au final bah le l'huile sur le feu c'est lui qui a décidé de des invités après il a dit que c'était pas lui que c'était une erreur de l'Élysée ça on peut pas l'entendre peut pas entendre des erreurs à l'Élysée on est un syndicat en responsabilité et on fait des propositions donc on pouvait pas se permettre une simple réponse comme ça de l'Élysée par contre derrière ce qu'on voulait nous c'était quand même de de condamner l'attitude d'Emmanuel Macron d'avoir quand même entre guillemets pris en otage tous les concitoyens qui sont venus à notre rencontre et qui voulaient aller dans le Hain depuis ce matin et qui ne pouvaient pas y rentrer ça c'est inadmissible selon vous ça gâche le début de ce salon de l'agriculture pour le public Laurence Marandola une réaction à ces tensions ces violences autour de la visite du président de la République est-ce qu'elles sont justifiées ou est-ce que c'est pas la bonne méthode alors la colère elle est très présente ça on le savait jouer avec la colère des agriculteurs ne pas y répondre ça c'est extrêm ere et bon la question du grand débat c'est presque un non sujet je voudrais dire parce que l'enjeu fondamental et pas qu'aujourd'hui au salon mais tous les jours et dans les jours qui viennent alors c'était hautement symbolique aujourd'hui c'est bien ce qu'on attend du gouvernement l'ensemble des agriculteurs c'est des réponses très concrètes aux propositions aux revendications qui ont été posées depuis des semaines très fortes autour du revenu et des prix c'était ça l'important voilà le grand débat ça étit un énorme cafouillage mais c'est pas le sujet le sujet c'est comment aujourd'hui hier aujourd'hui demain le gouvernement apporte des réponses et change les règles pour que les agriculteurs nous puissions vivre de notre travail avec des prix du revenu de la transition et on va parler de ces sujets de fond et de ces réponses à apporter à la crise agricole mais d'abord on va réagir à cette visite historique du président de la République on a rarement vu un président aussi chahuté face à des agriculteurs ici au salon Dominique chargé est-ce que vous diriez que c'est aussi dû à la communication ratée d'Emmanuel Macron autour de cet événement car on le rappelle le gouvernement avait il y a quelques jours fait des annonces qui avait fait retomber la colère agricole et là ça repart non mais ça vient d'être dit je pense qu'il y a effectivement énormément de maladresse sur les 48 dernières heures de la part du service je sais pas si c'est la communication ou le service qui organise l'événement pour le président de la République mais c'est vrai que organiser d'abord un grand débat qu'on pourrait qualifier de société à l'occasion de ce salon d'agriculture dans le moment de tension de colère et d'attente de réponse très concrète par rapport au problématiques et l'exercice de nos métiers était probablement ni le moment ni le lieu ici c'est le salon des agriculteurs et il faut apporter des réponses et avoir des échanges avec les agriculteurs je crois que c'est ce qui était souhaité au niveau du débat il a l'organisation de l'Élysée a souhaité élargir ce débat et effectivement c'était ni le lieu ni le moment ça cond je pense qu'il y a une difficulté aujourd'hui de la part du gouvernement et peut-être des services de l'É à comprendre la situation dans laquelle nous sommes c'est-à-dire que ce qui est revendiqué ça vient d'être dit c'est un problème de revenu un problème de prix et finalement nous vivons dans un carcan réglementaire dans un carcan législatif qui contraint énormément les agriculteurs dans l'exercice de leur métier et quelque chose qu'on dit pas assez on a aussi une société aujourd'hui qui systématiquement ou en tout cas presque systématiquement a une attitude extrêmement véhément voire de de contestation de tout ce que sont les activités du monde agricole alors que nous sommes ceux qui les nourrissent et il y a une difficulté de plus en plus forte de la part de la société à comprendre le lien entre l'exigence de son du contenu de son assiette est ce que ça engendre en terme de production et c'est ça qu'il faut réhabiliter donc ce débat il est peut-être pas inutile viendra peut-être en son temps mais ça n'était pas le temps du salon et je pense que nous avons beaucoup de sujets à traiter d'ici là pour envisager ce type de débat François purse si on prend un peu de recul une visite autant chahuté d'un président au salon d' culture ça n'est jamais arrivé non c'est c'est inoui disons que elle prenait pas ces formes là ces visites de voir des des CRS au salon qui qui se battent avec des agriculteur on jamais vu ça j'en ai pas eu connaissance de ma part donc il y a eu de toute façon des visites dit un peu voilà chahuté mouvementé hein le mouvement au salon n'est pas complètement nouveau c'est c'est c'est l'ampleur que ça prend aujourd'hui et c'est aussi une ampleur qui est alimentée par une des formes de contestation protéiforme et la place de l'ensemble des organisations syndicales aussi dans ce mouvement est assez inédite Johann Barb Dominique charger parlait de l'image des agriculteurs qui est parfois décrié par certains mouvements même si on le rappelle les Français sont quand même très attachés à leurs agriculteurs qui nourrissent le pays mais quand même c'est violent ces images est-ce que ça ne risque pas d'écorner aussi l'image de nos producteurs ça risque d'écorner forcément notre image mais derrière on sait très bien que la détresse elle est elle est grande et profonde elle date pas d'hier et malheureusement elle a elle a éclaté au salon de l'agriculture nous avions en responsabilité décidé de de de ne pas assister à ce grand débat parce qu'on savait bien qu'il était polémique et et d'ailleurs on parle même pas des annonces du président de la République j'ai envie de dire pour l'instant tout le monde est focalisé sur ce passé non mais c'est dans la dans la tête de tous les Français c'est ce qui s'est passé ce matin c'est ce qu'on a entendu c'est aussi ce qui s'est passé après parce que l'entrée c'est quelque chose mais de bloquer le Hin jusque 14h c'est inédit décaler même la coupure du ruban ce matin donc ça veut bien dire qu'il y avait un malaise il y avait peut-être un manque de préparation des services de l'Élysée aussi les agriculteurs étaient là depuis hier soir donc on avait dit qu'on serait présent qu'on mettrait la pression jusqu'au bout jusqu'aux ouvertures ma fois il y a arrivé des choses qui sont qui était peut-être un moment plus forcément maîtrisé mais la base est vraiment perturbée aujourd'hui et a besoin de réponse concrète et je pense qu'on les a encore pas eu Laurence Marandola pourtant le gouvernement a multiplié les annonces Emmanuel Macron en a également fait de nouvelles aujourd'hui mais avec en fait ce n'est pas la la quantité des annonces qui permet de résoudre cette crise agricole on l'impression que ça ça ne fonctionne pas alors effectivement on a eu une vague on est à la 3e ou 4e vague d'annonce ce matin il y a eu des annonces importantes ce matin il faut qu'on y revienne sur le fond mais effectivement euh c'est pas la la masse d'annonces qui fait qu'on est qu'on touche le cœur des difficultés des problématiques je pense que c'est ça que ça révèle et d'ailleurs aujourd'hui c'est pas la fin des annonces que nous a dit le président Macron ce matin il a annoncé plusieurs choses il nous a donné rendez-vous aussi dans les semaines qui viennent et je pense que tous ici en responsabilité on savait bien que cette feuille de route il faudrait du temps pour la tracer il y a des urgences sur les fermes ça c'est indispensable chos qui doivent être décliné dans les jours qui viennent pour certaines fermes mais des changements structurels profonds parce que c'est ça à la Confédération paysane qu'on a beaucoup réclamé aussi enfin c'est même proposé parce qu'il y a pas d'autre façon de donner un avenir à l'agriculture que de changer des choses en profondeur au-delà des traitements d'urgence qui sont nécessaires aussi il fallait un petit peu de temps pour asseoir ses chantiers ça on l'entend donc aujourd'hui ce moment il y aura du chantier dans les jours qui viennent et et si ce gouvernement prend pas la mesure ces virages ex extrêmement important sur le fond à prendre ça implique beaucoup de choses sur les prix sur la PAC sur sur des réformes profondes ça la colère elle reviendra un jour ou l'autre et je pense que c'est absolument pas souhaitable pour personne et d'abord pour les agriculteurs on a besoin d'avancer de réponses et d'être rassuré et d'avoir un chemin qui s'offre à nous plus clair pour garantir de pouvoir vivre de notre travail de rester nombreux de pas laisser des agriculteurs sur le bord du chemin et de perdre des gens en chemin c'est de ça qu'on parle et bien justement on va parler du fond de prise agricole et des revendications des agriculteurs dans cette crise quels sont les enjeux de ce salon d'agriculture les explications de Fabien Réard rarement un salon de l'agriculture aura suscité autant d'attentes après avoir crié leur colère les agriculteurs réclame des actes en particulier sur la question du revenu agricole alors que 18 % des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté selon l'INC on a énormément d'agriculteurs qui sont très très mal financièrement et aujourd'hui il y a des gens qui ne peuvent pas aller jusqu'à leur prochaine moisson parce que ils sont à sec au niveau trésorerie et ces gens-là il faut les aider si on ne veut pas qu'il dépose au bilan ou bien qu' est ou qu' se suicide puisquon est une des profession où il y a le plus de suicide dans une 4è salve d'annonce aux agriculteurs Gabriel hatal a promis de renforcer d'ici l'été la loi égalim qui doit en théorie garantir un juste revenu aux agriculteurs à l'avant-veille du salon le ministre de l'Agriculture a mis la pression sur la grande distribution c'est quand même des gens qui sont allés à longueur de plateau nous expliquer au moins à l'automne que le bon prix c'était le bas prix et que s'il trouvaient pas des produits français ils iraient à l'étranger pas sétonné que ça produise quelques interrogations dans le monde agricole le gouvernement promet aussi de mettre le paquet sur la simplification administrative l'autre grande revendication du monde agricole de nouvelles mesures notamment sur les droits de succession ou encore la réglementation sur les ha devrait figurer dans un futur projet de loi sur l'agriculture main de fois repoussé qu'on arrête en permanence de nous empêcher au quotidien nos métiers avec des règlesormes qui ne sont plus tenables de faire notre boulot donc ça dans un continent je le dis aussi où les niveaux de durabilité sont les plus élevés parmi les autres questions sensibles la réduction de l'utilisation des pesticides un nouveau plan écopyo moins contraignant devrait être publié lors du salon malgré la levée de bouclier des ONG environnementales beaucoup de demandes de la part des agriculteurs dans ce contexte de crise mais il y a quand même un enjeu cale dans cette situation c'est l'impossibilité de tirer un revenu descent du métier d'agriculteur Dominique charger le gouvernement depuis le premier quinquen d'Emmanuel Macron d'ailleurs depuis 2017 a multiplier les lois égalim pour essayer de rééquilibrer les négociations entre les agriculteur l'industrie agroalimentaire également la la grande distribution ça ne marche pas c'est un constat d'échec non ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne pas pour plusieurs raisons c'est que on est de toute façon historiquement sous le couvert d'une réglementation qui s'appelle LME mais je crois pas que ce soit important enfin on va pas en parler ici qui de toute façon rendait jusqu'à un passé récent la mécanique des négociation commerciale forcément déflationniste donc les entreprises que je représente ont perdu à peu près 10 % de leur marge hein et donc de leur capacité à rémunérer les agriculteurs ne serait-ce que par le jeu déflationniste de ces règles de marché on a vécu des moments depuis ce temps-là des moments qu'on avait jamais connu il y a eu la guerre enfin il y a eu le le covid il y a eu la guerre en Ukraine on a vécu donc l'inflation et ça a complètement perturbé ce que je sais aujourd'hui c'est ce qui était dit c'est que on voit tous les jours la production française décliné baissé au profit d'importation qui sont des produits qui ne respectent pas les standards et les règles de production que nous appliquons en France j'ai quelques exemples les agriculteurs ont fait la montée en gamme on a développé la production bio on a développé la production sous laabelle ce que je constate aujourd'hui c'est que sur ces productions nos ateliers de production sont vides ils sont vides parce que nous n'avons plus les consommateurs pour des questions de pouvoir d'achat et qu'ils se sont massivement reportés sur les deux dernières années sur des consommations qui sont plus des produits standard des produits d'entrée de gamme et de moyenne gamme sur lesquels nous ne sommes plus présents et donc on a évidemment une question à se poser sur notre capacité à pouvoir apporter aux consommateurs la consommation les produits de consommation qu'il souhait quel que soi les moments de consommation quels que soi les choix de consommation adap sans doute à leur capacité à payer le prix et de mettre en adéquation notre production agricole aujourd'hui on a ce décalage qui va qui va falloir traîner et on a effectivement une grande distribution et je pourrais ajouter une mécanique d'appel d'offre dans la restauration hors domicile c'estàd toute la restauration collective qui sont aujourd'hui dans des logiques qui nous conduisent sans arrêt avec la pression qui nous est mise à ne pas pouvoir tirer la valeur de la production la sanctuirisation de la matière première agricole a eu beaucoup de mal à être respecté la plupart du temps n'a pas été respecté dans les négociations qui viennent de se conclure François pursel comment vous expliquez l'échec ces dernières années du gouvernement et bien d'arriver àtirer un revenu décent pour les agriculteurs bah écoutez moi je pense que cette crise elle incarne aussi la crise d'un modèle d'une exploitation familiale qui ne rejette pas les normes ne rejette pas la réglementation mais qui est interpellé par une exigence réglementaire qui ne colle plus finalement avec ses aspirations c'està-dire que il y a une quête de sens de sens agronomique de sens social de sens économique à la norme donc il pas il y a pas un rejet de la norme les agriculteurs sont producteurs de normes il faut pas l'oublier à travers des cahiers des charges mais l'exigence réglementaire elle est plus difficile à prendre en charge dans une exploitation agricole qui se pense désarmé humainement désarmé économiquement désarmés technologiquement n'oublions pas que 200000 d'entre eux auront l'âge de partir à la retraite et n'oublions pas que finalement la prise en charge d'exigences qui relèvent d'un secteur industriel ou commercial et qui s'applique à des entreprises dans lesquelles aujourd'hui il y a des problèmes non pas seulement de revenus mais de trésorerie est plus difficile à prendre en charge alors il y a la question des normes est-ce que il y a aussi la question de l'cosystème et du rapport de force avec les industriels la grande distribution pour pour négocier les prix Dominique charger en parler on a quand même vécu une période d'inflation de hausse des prix de l'alimentation et en même temps une baisse des prix une trajectoire déflationniste des prix qui sont offerts aux agriculteurs et puis il y a une question de consentement aussi à payer à payer c'est monter en gamme parce que les agriculteurs et notamment dans la région Occitanie he dont je viens ont fait des choix des choix de transition et la valeur est pas forcément toujours au rendez-vous les clients sont pas toujours présents dans ces boutiques de producteurs qui ont été créés qui ont nécessité des investissement et donc finalement on a aussi les agriculteurs qui prennent de plein fouet et bien des difficultés à à transiter c'est pas un refus de la transition c'est un difficultés à prendre en charge cette transition au mieux alors sur cette cette question du prix pour l'agriculteur et bien Emmanuel Macron aujourd'hui a évoqué la notion de prix plancher pour les produits agricoles dans les négociations commerciales avec l'industrie et la grande distribution et on va voir une réaction d'agricultrice au micro de Quentin Calmet voilà je suis avec edit Mac bonjour edit vous êtes éleveuse dans le Nord vous vous dites cette accueil ce matin des éleveurs et des agriculteurs d'Emmanuel Macron il aurait pu s'en douter de toute façon je pense qu'il était préparé parce que depuis quelques semaines maintenant avec les manifestations qui avaient déjà été menées on entendait depuis un bon moment l'ultimatum que ça allait être les réponses allaientêtre apportées au salon de l'agriculture donc ça y est on y est euh c'est sûr que pour nous en tant qu'éleveur c'est un salon c'est un démarrage un peu particulier parce que ce matin avoir le hall 1 vide voilà qui on explique c'est le hall où on est en ce moment avec toutes les les vaches avec effectivement beaucoup de d'animaux qui sont souvent très attendus du public le plus grand hall et qui a été fermé jusqu'à 14h jusqu'à 14h oui comment est-ce que c'est historique on peut le dire oui c'est historique parce c'est vrai que c'était quand même très impressionnantir certaines personnes ce que je veux surtout faire passer comme message c'est qu'aujourd'hui jusqu'à maintenant l'opinion publique nous soutenait dans nos dans nos revendication et il fallait surtout pas que ça aille justement à gâché cette image qui était vraiment bien perçu jusqu'à présent ou et donc je pense que le public nous comprend mais parfois oui l'agacement de certaines personnes la révolte de certaines personnes on sait que des gens sont au bout mais il faut pouvoir avoir du dialogue et puis pouvoir s'exprimer sans pour autant aller dans la violence parmi les annonces on retient cette idée d'un prix plancher oui qu'est-ce que vous en pensez c'est une annonce qui pourrait tout changer ou qu'est-ce que vous en avez pensé quand l'annonce du prix plancher elle a été faite c'est vrai que ça peut ça peut en effet aider mais je pense que il y a encore beaucoup beaucoup de travail faut pas oublier que les problèmes qu'on revendique aujourd'hui il datent depuis plusieurs années et donc maintenant pouvoir se mettre autour de la table c'est très bien mais il arrive un moment où je veux dire de la compassion en disant on vous comprend dans votre motié on sait que c'est pas facile il y a un moment ça nous agace donc c'est vrai qu'il est urgent urgent de prendre des solutions et bien merci merci eDIT pour cette réaction sur micro public merci merci beaucoup Quentin Johann Barb une réaction à cette annonce du président de la République il a évoqué des prix planchers pour les productions agricoles ça peut être la solution alors je vois pas comment on peut appliquer les prix planchés aujourd'hui et je voudrais pas non plus qu'on pense que le prix plancher ça soit le prix aussi maximum quoi c'est ça la vraie question enfin Dominique a évoqué pas mal de de sujets sur la montée en gamme j'imagine qu'avec des prix planchés ça va être compliqué c'est pour ça que nous à la FNS et aux jeunes agriculteurs on préfère parler d'indicateur de coût de production ou coût de revient parce que allez me parler d'un prix plan je sais pas comment je l'applique comment je fais pour aller sur des marchés européens il nous il nous a dit tout est son contraire ce matin monsieur Macron parce que quand il nous parle qu'il faut qu'on soit une force à l'exportation avec des prix planchés je sais pas comment je fais donc moi je je resterai agriculteur effectivement je vais défendre encore le revenu mais c'est pas ces annonces d' prix plancher qui nous permettront d'assurer la le revenu des agriculteurs je voudrais rebondir aussi sur notre modèle di familial parce que c'est peut-être ça qui pèse quand même sur les les agriculteurs le modèle familial c'est quoi ça veut dire que tout repose sur l'agriculteur aussi bien le stress on va dire de de l'investissement donc sur les épaules le stress du travail le stress règlementaire le stress de l'administration qui vient nous contrôler qui veut nous contrôler qui nous dit vous avez pas rempli le papier dans tel délai donc aujourd'hui notre modèle familial qu'on a tant défendu et qu'on veut encore faire vivre ben il faut peut-être qu'on l'adapte parce que c'est des hommes et des femmes qui font le travail dans les exploitation et aujourd'hui on n pas de directeur financier sur nos exploitations on n pas de directeur sur la paperasse et tout ça on fait tout donc ce que vous dites c'est faut finir avec la petite agriculture familiale et aller vers groses entreprison arrête de nous faire porter la charge PAP prace qui sert à rien et c'est ça qu'on demande dans la simplification administrative c'est ça qui nous faut aujourd'hui il faut nous laisser le droit d'entreprendre sur nos exploitation nous accompagner sur la transmission des exploitations pour que cette charge financière soit plus supportée tout seul par le jeune qui s'installe mais qu'elle soit peut-être un peu plus collective un peu plus large et derrière on a un système coopératif qui doit aussi aider à cette installation transmiss aujourd'hui malheureusement nous ce qu'on déplore c'est qu'on a trop d'agriculteurs qui ne veulent plus transmettre leurs outils parce qu'ils n'en ont pas vécu pendant 40 années ils ont pas sorti un salaire décent donc ils veulent plus transmettre donc changeons pas de modèle d'agriculture mais changeons de dogmatique et amenons du revenu dans nos fermes pour transmettre et installer demain merci Laurence marandol est-ce que les prix planchés ça peut être une solution pour garantir un revenu pour les agriculteur alors en tout cas c'est c'est une voie indispensable je vois pas comment on peut avoir du revenu s'il y a pas des prix minimum garanties on peut les appeler prix plancher parce que quand même ce qu'on vient de se dire ce constat il est terrifiant de se dire que depuis longtemps beaucoup d'agriculteurs vivent en vendant des produits en dessà du coût de production sans obtenir de rémunération c'est ça qui est pas tenable c'est pour ça qu'on peut pas transmettre nos fermes aussi c'est pour ça qu'on a de grandes difficultés à faire face aux enjeux de transition de faire changer les pratiques donc je vois pas comment aujourd'hui on peut se priver d'un mécanisme qui permettent d'avoir un prix on va l'appeler plancher comme l'a dit Emmanuel Macron ça va pas être simple mais c'est indispensable et les indicateurs coût de production on les a on les a en lait les interprofessions ont fait le travail on les a aujourd'hui ça reste je pense que c'est c'est extrêmement simple à comprendre extrêmement scandaleux aujourd'hui on sait l'Institut de l'Élevage je vais parler du lait parce que c'est vraiment très simple on sait ce que c'est qu'un coup de production on sait ce que c'est qu'un coup de production avec la rémunération d'un éleveur et les négociations commerciales ont terminé en de ça de ce prix on continue à dire euh les gars vous allez continuer à travailler sans vous rémunérer donc il faut dire STOP à ce système c'est pour ça que la Confédération paysane apporter des mesures très fortes sur le prix c'est pas simple mais c'est indispensable je pense qu'on peut pas regarder euh nos adhérents les agriculteur dans les yeux si on garantit pas un mécanisme de rémunération de notre travail c'est de ça qu'on parle avec un prix plancher le le chantier il va falloir l'affronter il y en a eu en Europe jusqu'à il y a peu hein jusqu'en 92 des prix minimum garantis c'est des mécanismes qui sont possibles qui sont possibles en France et qui sont possibles à l'échelle européenne et que d'autres pays extrêmement libéraux appliquent également Dominique chargé vous parliez de cette trajectoire déflationniste ça veut dire que mécaniquement et bien le prix de la production agricole diminue dans les négociations est-ce que ce prix plancher et bien les coopératives agricoles disent oui banco alors on dit que la nécessité de rémunérer les agriculteurs au juste prix qui correspond à leur coût de production et à vivre dignement nos métiers c'est évidemment l'objectif qu'on doit tous poursuivre moi la difficulté que j'ai à comprendre le mécanisme des prix planchés c'est comment est-ce que je peux le répercuter tout au long de la chaîne aujourd'hui on voit que c'est pas possible donc nous aurons soit besoin de d'une réglementation et de qui nous permettra de pouvoir le répercuter tout au long de la chaîne c'estàdire que ce prix plancher ne pourra pas être discuté tout au long de la chaîne ça veut dire aussi que la question du consentement à payer de la façon dont on répond le mieux aux besoins de nos compatriotes est posé ça veut dire que il ne faut pas que ça se retourne contre l'agriculture française parce que c'est vraiment le risque c'est un peu ce qu'on a vécu c'estàdire que si nous nous isolons trop par des mécanismes particuliers on voit la production agricole française qui baisse et des importations qui montent pour combler ce qu'on est plus capable de faire attendez je veux quand même terminer le propos ça c'est la première solution la deuxième c'est qu'effectivement ça peut nous ramener 30 ans en arrière dans les années 90 ça existé on avait des prix planchés des mécanismes d'in mais c'est une autre économie agricole qui dont il a été fait le choix de l'abandonner pour des raisons purement financières et dogmatique quelque part sur le plan économique et si on doit y revenir ça veut quand même juste dire que ça ne peut s'appliquer qu'à l'échelle européenne et que ça veut dire qu'il faut mettre dire 26 autres pays d'accord et c'est pas gagné c'est pas gagné il faut quand même se battre pour trouver des solutions mais en l'état actuel les choses décrét quelque part sur le plan national des pr des prix planchés sera quelque chose qui sera compliqué à mettre en place ça veut pas dire qu'il faut pas travailler sur la façon dont on peut tout au long de la chaîne répercuter la valeur de la production agricole correspondant à la rémunération d'un des agriculteurs François pursegle à la base Emmanuel Macron est connu pour être un libéral il croit en la force du marché dans l'économie là il propose des prix planchés pour les agriculteurs on revient en arrière onevient au socialisme écoutez je suis je suis pas économiste he je suis sociologue donc je pense que de toute façon les réponses ne seront pas simplement politiques on a on est face à une crise également morale une crise de confiance une crise de défiance donc c'est pas à coup de de mesure de toute façon qui relèverait d'une politique économique qu'on va résoudre tous les problèmes actuels je pense que aujourd'hui on a des situations d'assignation on a des situations de grande pauvreté auquel on répondra avec des politiques sociales on a des questions qui relèvent de politique territorial aujourd'hui vous savez une exploitation agricole c'est quoi c'est tout à la fois une entreprise artisanale et commerciale une entreprise patrimoniale ou industrielle donc on ne va pas pouvoir de toute façon répondre avec un seul outil à toutes ces questions et d'autant plus que ces questions ne relèvent pas simplement du politique ou de la politique elle relève aussi de la capacité qu'on aura à répondre à cette défiance merci beaucoup Johann barbe je vais vous libérer he merci beaucoup d'être venu sur le plateau de Public Sénat on va parler normes environnemental puisque c'est aussi l'objet des revendications des agriculteurs dans cette crise agricole et d'ailleurs Emmanuel Macron s'est exprimé aujourd'hui lu sur sa promesse ancienne qu'il avait faite au début du premier quinena et bien d'arrêter avec le glyphosate alors il n'a pas tenu cette promesse et selon lui il n'aurait pas dû la faire écoutez l'agriculture de conservation en fait moimême je l'ai dit j'avais dit on fera Sorra totalement du c'éit une bêse g c'est BSE parce que AG ou bêtise d'abord parce que la science a changé il y a d'autres rapports qui ont été fait après qui on montré la dangerosité était pas le même et surtout qu'on avait pas de substitut mais je prends l'exemple de l'agriculture de conservation même pour la biodiversité le climat c'est mieux de faire d'avoir un peu de glyphosate que de devoir retourner les sols ou d'avoir d'autres techniques même mécaniques qui détruisent beaucoup plus la biodiversité qui vont [ __ ] en l'air tous les vers et les écosystèmes qui sont constitués et ça moi je l'ai vu avec des exploitants agricoles qui sont à fond pour la transition donc c'est plus simple que les grands chiffres les grands débats qu'on a parfois voilà pour cette déclaration d'Emmanuel Macron sur le glyphosate j'accueille sur ce plateau franc Laborde bonjour bonjour vous êtes président de l'Association des producteurs de maïs et également président de la la FDSEA des Pyrénées Atlantique une réaction sur sur les les pesticides est-ce qu'il faut faire une une posuse environnementale au niveau de l'agriculture pour redonner de l'air aux agriculteurs il faut surtout ne pas faire des promesses que l'on ne pourrait pas trenir euh si vous voyez la référence à laquelle je fais et et et le le reportage que vous venez de de parler GL euh à ce à ce stade à ce stade nous avons un choix de société un choix de philosophie agricole et d'orientation de la politique agricole politique stratégique agricole donc ce qu'il faut ce qu'il faut c'est évidemment qu'il faut tendre vers l'utilisation de moyens de production moins impactant sur le milieu mais ce qu'il faut aussi en même temps pour emprunter une expression qui n'est pas la mienne il faut pouvoir continuer à produire c'est-à-dire c'est-à-dire que il faut chercher toutes les solutions qui sont moins impactantes vis-à-vis du milieu concernant les moyens dont on donne aux agriculteurs pour produire et le temps de que ces solutions émergent il faut continuer à pouvoir utiliser ce dont nous disposons est-ce que certaines normes environnementales ont freiné cette production agricole alors bien évidemment que certaines normes notamment qui viennent en suce de la réglementation européenne ont freiné ont pénalisé la production agricole mais qui dit pénaliser la production agricole dit pénaliser la production au champ dit pénaliser l'économie dans notre territoire l'économie lié au grains aux productions de viande vous savez que derrière un champ il y a de la collecte il y a du transport il y a un il y a des animaux qui mangent des grains il y a un abattoir tout ça dans certains de nos territoires et moi je viens d'un territoire très rural les pyené Atlantique les land tout ça ça représente de l'économie et de la valeur ajoutée sur le territoire et il faut arrêter de détruire cette économie au plus près des territoires Laurence Marandola quand on voit que certains agriculteurs dans cette crise agricole dénonce le poids des normes environnementales et que on a même eu la suspension de certaines normes sur les jachères sur les pesticides est-ce que c'est la bonne méthode est-ce qu'on va dans sur le bon chemin alors la simplification administrative une chose euh s'affranchir de certaines normes protectrices en est une autre je voudrais dire deux choses la première rappeler l'épisode dramatique du chlor d'cone où souscouvert de maintenir de la production on est arrivé à des situations de santé publique extrêmement catastrophique pour les populations des Antilles et l'argument il était celui qu'on viententendre à savoir il faut qu'on maintienne la production de banane dans les Antilles alors je dis pas qu'on va répliquer cette situation mais c'est quand même ce genre d'arguments qui nous amené à des grandes catastrophes l'autre chose essentielle pour nous c'est que on a perdu des années des années de recherche d'alternative écofyo c'est 2008 ça fait 15 ans et franchement depuis 15 ans il a les efforts écofyo un plan pour baisser l'utilisation des pesticides un plan avec un objectif de réduction des pesticides et d'accompagnement des agriculteurs de formation et tout 15 ans 15 ans avec des moyens public colossaux et qui ont pas permis en 15 ans de dégager il y a eu des avancées mais pas suffisant pour justement arriver à baisser significativement et proposer aux agriculteurs une transition pour utiliser moins de produits phytosanitaires et ces 15 ans ont était perdu parce que la priorité a pas été de se dire on recherche des alternatives on est toujours toujours à freiner des pieds quand il s'agit de de d'essayer d'avancer sur ces questions là et c'est du temps de perdu c'est du temps de perdu pour la santé des agriculteurs je veux le redire les premières victimes des produits phytosanitaires c'est d'abord les agriculteurs et leurs familles après il y a la PO la pollution d'eau donc on peut pas continuer à se mettre en pause et à pas avancer sur ce sujet et à pas chercher de façon très volontariste des solutions Dominique charg est-ce que les normes environnementales sont l'une des causes de cette crise agricole aujourd'hui en fait notre problème c'est pas de renoncer aux transitions les urgences sont là et il faut qu'on en tienne compte le changement climatique on est les premiers à l'observer et en être les victimes donc les adaptations doit les faire celle de la protection de nos milieux que ce soit on est les premiers aussi à devoir le faire donc les transitions agroécologiques la la période ne doit ne peut pas être un renoncement aux transitions agroécologiqu ce que nous demandons c'est une adaptation du temps et des moyens parce qu'aujourd'hui on crée effectivement de l'interdiction sans solution alternative qui fonctionne et ça ça entraîne des catastrophes économiques et on peut même à ce jeulà et c'est très important de souligner mettre des filières en péril et lorsqu'on a mis une filière en péril et bien bien c'est quelque chose qu'on reconstruit pas en tout cas pas facilement deuxè point c'est que on adapte le temps et les moyens les moyens c'est de l'innovation c'est de la recherche on doit y mettre des moyens et on doit aussi c'est un peu un angle mort aujourd'hui du gouvernement prévoir la façon dont on va pouvoir déployer c'estàdire transférer ces innovations vers les exploitations parce que les transitions écologique c'est répondre à pratiquement une stratégie dans un écosystème qui est une stratégie par exploitation donc il va falloir mettre tout un réseau de conseillers des formations comme ça a été dit et ce que je déplore moi aujourd'hui c'est que l'on a interdit par un processus aussi dogmatique à nos coopératives de pouvoir faire cet accompagnement global vers les exploitants agricoles et que nous demandons aujourd'hui à ce que nos coopératives puissent revenir sur cet accompagnement global des agriculteurs dans leurs exploitations et dans la mise en œuvre des transitions parce que c'est important pour nous pour bâtir des filières et bâtir des filières qui soi en capacité de répondre aux besoins alimentaires de nos consommateurs donc intégrer les coopératives pour mieux accompagner les agriculteurs ça peut être une mesure qui sera intégrée dans la future loi d'orientation agricole qu'on demande c'est que les conseillers de nos coopératives 10000 conseillers pour les coopérative agricole puissent aujourd'hui réintégrer le conseil auprès des agriculteurs pour pouvoir les accompagner dans leur transition qui parfois d'ailleurs dans les solutions réintégreront du chimique parce qu'on aura pas d'autres solution mais c'est notre mission c'est d'accompagner sur des trajectoires économiques qui privilégieront toutes les solutions alternatives et un recours Infiné si c'est pas on peut pas faire autrement au chimique François pursgle cette colère agricole elle s'exprime aussi car il y a un sentiment d'abandon de la part des agriculteurs le sentiment de ne pas être assez accompagné face à des normes environnementales face à une transition écologique affichée et en face il y a pas forcément les les alternatives et les moyens pour pour la réussir cette transition nécessaire d'investir dans la formation la recherche ça a été dit mais aussi dans la restructuration des exploitations pour qu'ell puisse prendre en charge plus facilement cette exigence réglementaire qui pèse on l'a dit tout à l'heure sur ces familles qui ont du mal à trouver des bras aussi et puis des têtes des compétences pour mettre en œuvre finalement ces grandes attentes ces grands enjeux il y a un défi aussi des structures donc de l'appareil de développement agricole des chambres d'agriculture je pense que plus que jamais elles sont attendues plus que jamais ces organisations sont nécessaires en terme d'action à l'échelle des territoires si tenter qu'on leur en donne les moyens alors dans sa visite du salon de la culture Emmanuel Macron à fait une are annonce he sur ces discussions qui sont parfois houleuses avec les agriculteurs et avec les syndicats agricoles et bien il propose une nouvelle réunion dans 3 semaines à l'Élysée on l'écoute mais je dis là la priorité du moment c'est que vos collègues puissent être lâchés c'est que du coup le calme soit là et c'est que tout le monde permettre que le salon s'ouvrecord Laurence Marandola est-ce que la Confédération périsane sera à ce nouveau rendez-vous d'Emmanuel Macron dans 3 semaines c'est ce qui nous a dit ce matin à l'occasion du petit-déjeuner effectivement une réunion aux alentours du 15 mars avec les filières pour faire un point alors c'est bien de faire des points on aimerait ça va être indispensable que précédemment on puisse avoir l'ensemble des éléments sur la table pour pouvoir y travailler et pouvoir être le plus efficace possible le 15 mars ou aux alentours du 15 mars euh voilà il faut vraiment avancer que les choses se concrétisent sur les différentes annonces qui ont été faites aujourd'hui celles du prix et les autres il va falloir continuer tous ensemble à travailler et pouvoir le faire tous autour de la table l'ensemble des organisations syndicales et des des autres partenaires Franck Laborde et pourtant les réunions se sont multiplié entre l'exécutif et les syndicats agricoles he ces dernières semaines une un nouveau rendez-vous est nécessaire dans 3 semaines pour parler filière filière par filière le président de la République sait bien que pour la FNSA pour les producteurs de beauvin pour les producteurs de maïs de poulet euh nos revendications sont claires il y en a 120 elles sont été elles ont été couché sur un document elles ont été transmises au gouvernement euh je je je je ne crois pas que une une réunion une grand messe passez-moi l'expression mais soit nécessaire moi je je je tiens quand même à à à à décrire ce qui se passe aujourd'hui aujourd'hui le président de la République court après les organisations agricoles ferme des halls actuellement le hall dans lequel nous nous trouvons est fermé au public parce que le Président de la République veut en toute quiétude pouvoir s'exprimer il a fait de même ce matin sur le hall 1 le hall des animaux où bon nombre je voyais des enfants qui attendaient avec leurs parents de pouvoir voir les animaux c'est c'est pas ça qu'on attend ce que l'on attend c'est des réponses à nos 120 demandes et des réponses précises claires et sans tarder mais les réponses elles ont été données notamment par Gabriel Atal ça avait permis il y a une dizaine de jours de lever les barrages d'agriculteur sur les routes qu'est-ce qu'il faut de plus pourquoi le pas qu'est-ce qu'il manque en terme de mesure concrtement aujourd'hui les réponses ne sont pas claires ne sont pas précises il y a des effets d'annonce qui sont faits au rythme de tous les 4 5 jours mais c'est pas précis je vais vous donner un exemple dans concernant les céréales et plus particulièr le maïs le gouvernement dit défendre une clause de sauvegarde sur les importations européennes venant d'Ukraine il dit vouloir la défendre nous nous savons nous savons que malheureusement cette semaine dans les dans les structures européennes le gouvernement français n'a pas défendu cette position qui est clairement identifiée donc au travail messieur donc les producteurs de maïs français pour l'instant sont un peu laisser pour compte c'est ce que vous dites exactement merci merci à tous les quatre d'avoir participé à ce débat à cette première partie d'émission sur les enjeux politiques du Salon de l'Agriculture et sur la visite très chahutée sous extrême tension Emmanuel Macron ici au salon de l'agriculture et bien justement Quentin Calmet est allé à la rencontre d'un agriculteur qui a rencontré le président voilà on est à quelques encablures du pool avec Patrick soignac bonjour Patrick bonjour vous avez pu vous approcher du Pr répuique échanger avec lui qu'est-ce que vous retenez de cette séquence dans un contexte un peu tendu il y a les U autour il y a des mouvement de full autour c'est particulier quand même he comme ouverture de salon c'est très particulier depuis que je participe au salon c'est la première fois que je vois ce contexte là au sein du salon avvec tant de garde de CRS dans le salon on avait l'habitude de les voirextérieur mais jamais dedans et j'étais très étonné de pouvoir approcher le président en tête à tête pouvoir partager mon avec lui alors justement qu'est-ce qui s'est dit vous c'est vous qui lui avez parlé ou c'était lui qui avait des choses à vous dire comment ça s'est passé ben c'est on s'est parlé enfin un l'autre comme on parle et euh on a surtout fait remonter le message qui pense aux éleveurs en priorité parce qu'on était les Oubliés un peu de son premier plan vousmême vous êtes éleveur de Brac je le précise on est éleveur en Lazer de vach au brac et dans les tout ce qui était de mesures prises on a toujours été les Oubliés donc j'ai fait remonter l'information qui pense à nous aujourd'hui et alors justement est-ce qu'il a eu l'occasion de vous répondre qu'est-ce qu'il vous a dit il m'a dit j'y pense j oui mais il pensait faut le dire et le faire voilà j'ai pu le lui dire personnellement comment comprendre cet énervement général depuis ce matin ces tensions très viv à l'inauguration c'est récurrent d'avoir des revendications des agriculteurs mais expliquez que ça explosait comme ça matin comment comment on l'explique ben on l'explique parce que le ralb il est pas de stané ça dure un moment et aujourd'hui on arriveve au niveau de l'inflation et tout ça on arrive à un point où on pe pu s'en sortir donc c'est sûr que les les revendications sont passées aujourd'hui pour essayer de faire passer le message au niveau du salon bon après c'est un salon plus qui pour rencontrer le le consommateur mais CIT peut-être pas trop loin de raller là mais bon voilà cétait ouais dernière question Patrick avec vous qu'est-ce que vous dites au président de la République il faut qu'il continue qu'il fasse comme ça le plus long longtemps possible cette journée ou comment est-ce que voilà comment est-ce que vous voyez le reste de son parcours aujourd'hui mais aujourd'hui son parcours c'est c'est bien ce qu'il fait mais j'espère pour lui queà la suite de ça il aura des réponses parce qu' alors là après je suis pas mettre la situation merci beaucoup merci Patrick pour cette réaction publiqueci merci beaucoup merci Quentin et donc une visite d'Emmanuel Macron le président de la République très chahuté sous haute tension dans ce premier jour du Salon International de l'Agriculture puisque je le rappelle il y a eu des affrontements entre policiers et agriculteurs en marge de la visite du président de la République qui a inauguré l'événement sous les ué des agriculteurs alors pour parler des enjeux politiques de ce salon j'accueille sur ce plateau Benoît bitau bonjour bonjour à vous vous êtes député européen écologiste et également agriculteur j'accueille également François patria bonjour vous êtes sénateur et président du groupe RDPI Renaissance au Sénat bonjour à vous également Véronique lefloc bonjour vous êtes présidente du syndicat de la Coordination rurale et puis j'accueille sur ce plateau Sébastien Winsor bonjour bonjour vous êtes président des chambres d'agriculture François patria on va commencer avec vous une réaction à ce qu'on peut qualifier quand même de visite inédite pour un président de la République on n jamais vu un président aussi chahuté on a jamais vu des CRS se battre avec des agriculteurs au salon comment vous l'expliquez est-ce que ça traduit une colère contre Emmanuel Macron et le fait qu'il n'arrive pas à répondre aux attentes des agricul d'abord je vais relactiviser un peu tout cela parce que moi des salons j'en fais depuis 50 ans j'y suis venu en tant qu'éleveur au fice d'éleveur il y a bien longtemps je suis venu en tant que vétérinaire en tant que ministre en tant que président de région je peux vous assurer que les salons c'est jamais tranquille et quand vous dites que c'est très chahuté d'abord ce matin une partie les gens ont chahuté une partie du public mais l'immense majorité des gens que j'ai croisé dans les allées et ils sont très très nombreux aujourd'hui n'ont pas manifesté n'ont pas hé et n'ont pas quiiflé le président de la République deè chose j'ai connu l'époque des côas laitiers j'avais en face de moi François Guillaume qui me disait qu'on avait tout faux gouvernement à l'époque qu'il fallait pas mettre en place les cô latier qu' fallait laisser au paysans le droit de produire c'était violent j'ai connu 93 mise en place de la pack les agriculteurs qui ne voulaient pas de la PAC qui voulaient pas des références de production qui voulait pas tout ça et paradoxalement 10 ans après ces mêmes syndicats me demander tous les deux de ne pas revenir sur les côtas laitiers de ne par venir sur la PAC j'ai le sentiment aujourd'hui une fois de plus en écoutant Emmanuel Macron d'avoir 10 ans d'avance donc pour vous c'est finalement une visite dans dans le fil de l'histoire il y a des crises agricoles et ça en fait parti non c'est une visite mouvementée bousculée avec desu effectivement parce que le président a pris la j'allais dire il a pris la dimension de la crise et dans le même temps j'ai connu beaucoup de président de la République ceux qui venaient ceux qui n venaient pas ceux qui venaient il y venaient plus en touriste en dégustateur alors que là on a un président qui vient de façon studieuse qui vient qui discute avec toutes les filières qui apporte des réponses Véronique lefloc un président qui vient de de façon studieuse pour reprendre les mots de François patria est-ce que vous diriez qu'il a un peu mis de de l'huile sur le feu ces derniers jours est ce qui explique l'explosion de la colère dans ce salon alors déjà la colère dans ce salon c'est l'expression de 30 années d'accumulation de déficit dans nos exploitations et de non remise en cause du système dans lequel on a été conduit celui de la politique agricole commune et de sa réforme de 92 pourquoi une telle encore aujourd'hui malgré les annonces envers Emmanuel Macron je pense que Emmanuel Macron est-ce que c'est dû à sa personne à sa manière de communiquer alors c'est pas le c'est pas contre la personne c'est contre son modèle il est inscrit dans une agriculture globalisée mondialisé et ça on n'a pas le sentiment qu'il veuille faire marche arrière il est avec le en même temps le en même temps la souveraineté alimentaire française mais aussi européenne tout est en même temps et là-dessus quand il parle de produire plus et d'être protégé on ne se sent pas protégé on va parler hein de cette question de la souveraineté alimentaire française qui fait partie d'une des des lignes notamment de votre syndicat la Coordination rurale et justement une question sur votre syndicat on a vu beaucoup de bonnets jaunes de la Coordination rurale dans les affrontements avec les policiers est-ce que vous condamnez ces violences ou est-ce qu'elles sont justifiées justement c'est quand le vase est plein il débordent et tout ça les agriculteurs sont montés de d'un peu partout ici au SAL long pour exprimer cette colère et même si à moi on demande d'essayer de calmer nos agriculteurs je pense que quand le vase est plein il faut qu'il déborde il faut que cette expression de la colère sorte et qu'elle soit comprise et que plus vite on interviendra pour justement montrer qu'on l'a comprise alors chacun repartira en toute sérénité continuer à produire dans leurs exploitation et ça aujourd'hui malheureusement ça n'est pas compris donc en fait vous justifiez ces actions et le fait que certains un membre de votre syndicat a voulu exclure le président de de ce salon alors je pense que à l'arrivée tout le monde n'était pas forcément adhérant ils sont venus prendre une cotisation sur le stand de la Coordination Rurale ils ont récupéré un bonnet jaune et aujourd'hui c'est l'expression après les bonnets rouges on a les bonnets jaunes en tout cas j'espère qu'on finira par être comprendre j'ai être compris j'espère qu'on définira tous ensemble un nouveau modèle pour l'agriculture qui s'inscrivve dans le plus long terme et qui soit un modèle qui donne de la visibilité aux jeunes quand ils s'installent mais juste pour qu'on comprenne bien vous justifier ces violences qu'on a vu notamment ce matin avec les policiers si on veut pas discuter si on peut pas discuter si on narrive pas à se faire comprendre c'est là où on en arrive on peut pas dire ça une réaction franisat pas dire ça tous les syndicats ont été reçus au cours de ces de mois à la fois à Matignon et à l'Élysée à plusieurs reprises alors s'ils disent on peut pas dialoguer on peut pas se faire entendre do entendre les syndicats on étendu encore 3h mardi soir à l'isée même j'ai pas souvenir que d'autres présidents a reçu les syndicat agricole 3h 4h et de façon répétée simultané en temps donc peut pas dire qu'on n pas entendu je sais bien qu'on répète la même chose on peut parler madame et je vous entends bien du modèle agricole qui doit être français qui doit êre dépensé demain mais on y reviendra ensuite je vais laisser les autres merci beno bito quand vous attendez et bien Véronique lefloc de la Coordination Rurale dire que finalement c'est violent c'est tension autour de la visite du président de la République et bien c'est l'expression L d'une colère est-ce que vous la comprenez moi je suis jamais candidat à ce que les discussions se déroulent dans la violence en revanche effectivement moi ce que je comprends de la crise du moment c'est que Monsieur Macron raisonne réfléchit apporte des solutions comme si on était dans une crise conjoncturelle l'exemple de l'avance de trésorerie ça va dans des situations conjoncturelles le sujet c'est qu'on a une crise structurelle qui a été porté par la façon dont on a construit la politique agricole commune depuis 30 ans et qui fait que aujourd'hui on a une une politique agricole commune qui n'est pas au rendez-vous de l'histoire sur les sujets du climat de la santé et de la biodiversité dont les premières victimes vont être les agriculteurs et l'agriculture mais qui au-delà de ça fait que on a 20 % des agriculteurs qui collectent 80 % des aides c'est une donnée européenne c'est même 81 %. et et et ça veut dire en creux que les 80 % d'agriculteurs qui restent ne se répartissent que les 20 % de miettes queont que auront laissé C ces grosses structures et l'erreur de Monsieur Macron et c'est pour ça que la base des agriculteurs ne se reconnaît pas dans dans dans les propositions qui sont faites c'est qu'il discut précisément avec ces 20 % là avec ceux qui sont les grands bénéficiaires de cette politique injuste inéquitable et qui n'est pas au rendez-vous de l'Histoire et donc c'est ça qui explique que que les annonces qui ont été faites même s'il y a eu des des des rendez-vous on peut entendre mais pas écouter et et et c'est ça que je reproche à Monsieur Macron c'est que il n'apporte pas les réponses attendues par la base et il continue de discuter avec les 20 % qui sont les grands bénéficiaires de cette pâack inéquitable injuste et qui n'est pas écologique il y a plusieurs modèles agricoles qui s'opposent en ce moment sur ce plateau Sébastien Winsor je voudrais d'abord vous entendre sur votre réaction he quand vous voyez ça a quand même l'impression d'être inédit un président de la République autant chahuter autant siffler dans sa venue au salon de l'agriculture avec des halls même fermés au public ça a traduit une crise historique et des réponses non satisfaisantes alors ça traduit une crise historique pas autour de la lutte des agriculteurs les uns contre les autres par rapport au modèle ça craduit une crise historique avec un sujet de rémunération et de prix et en particulier sur des filières comme les fruits et légumes sur sur la viticulture mais globalement euh il y a derrière ça une notion de perte de sens pour les agriculteurs et d'avoir l'impression d'être floué le discours du président la République en 2017 c'est la montée en gamme et je pense que oui c'était un bout de solution pour quelques agriculteurs mais aujourd'hui depuis le début de l'inflation le budget alimentaire des Français il n'a fait que baisser il a perdu 15 % et donc quand les agriculteurs ont fait l'effort de monter en gamme ce qui a augmenté leur prix et qu'on ne les protège pas par rapport à des produits d'importation et que les produits d'importation qui rentrent moins cher sont ceux qui sont choisis par le consommateur le consommateur le le l'agriculteur français il a un peu l'impression d'avoir été floué dans la direction dans laquelle on l'a emmené autour de cette montée en gamme quand on n pas capable de le de le protéger derrière donc ça ça génère une incompréhension une notion de perte de sens majeure chez l'agriculteur le deuxième point qui amène probablement ces éléments de colère aussi c'est probablement de temps en temps des des éléments d'incohérence dans les politiques publiques qui ont qui ont pu être amenés voir des éléments très contradictoires où on traite tous les sujets en silo et où on amène des injonctions aux agriculteurs pour l'illustrer je vais prendre un exemple la culture du cols on a dit au agriculteurs faut utiliser moins d'insecticides et cetera on a travaillé les chambres les instituts techniques à trouveré des solutions on en trouve une qui est d'amener des petites dose d'engrais à l'automne pour permettre au colsa de grossir plus vite qu'il n'est mangé par l'insecte d'où plus besoin d'utiliser d'insecticide sauf que le jour où l'agriculteur veut la mettre en place on lui dit ah ben non désolé mais dans le cadre de la directive nitrate c'est interdit mais ça ce sont des éléments où les agriculteurs ont l'impression d'avoir fait ce qu'on leur a demandé et derrière on on leur amène des choses qui permettent pas de comprendre alors derrière ça génère de la colère je peux pas être cautionné être favorable aux éléments de de violence qu'on a pu voir il y a pas de débat mais pour pour que cette violence ça s'exprime pas il faut écouter les agriculteurs il aurait fallu les laisser parler et puis il faut surtout les écouter mais faut surtout j'allais dire répondre à ce qu'on a écouté et amener des solutions notamment par exemple sur les éléments de simplification où on a remonté une liste impressionnante je pense que dans ces éléments de simplification il faut qu'il y en ait de mis en place immédiatement on va parler he des réponses à apportter à cette crise agricole et on va écouter les agriculteurs en colère on va retrouver Quentin Calmet dans les allées du salon qui est avec un éleveur très énervé autour de la visite du président de la République sa place c'est pas ici et honnêtement il a rien à faire ici ça fait 3 mois qu'on est sur les ronds-points qu'on manifeste qu'on bloque les autoroutes et là ce qu'il fait aujourd'hui c'est clairement se [ __ ] de notre gueule pourquoi parce que il y en a marre il vient ici il caresse le cul des vaches pendant que nous fait lesco sur le c'est tout c'est on demande à être à parler avec lui il veut jamais ou alors quand il veut il est toujours contre donc ça ne peut pas marcher comme ça si ça continue ce sera plus le salon d'agriculture sera le musée tout le monde va mourir nous on mangera bien mais tout le monde va manger à la merde Véronique le floc une réaction à cette colère qui s'exprime de la part de cet éleveur avant de changer la politique agricole et définir celle que l'on veut avancer dans les discussions si on n'est pas d'accord sur ces bases là François patria on est en période de campagne politique hein de campagne des élections européennes et on a l'impression que ce débat autour de la crise agricole il devient vraiment politique avec une vision qui est notamment exprimée par Madame lefloc de défendre vraiment une souveraineté alimentaire française avec beaucoup de protectionnisme quit à sortir des règles européennes et puis de l'autre et bien du côté d'Emmanuel Macron toujours cette défense de l'Europe d'un marché européen de certaines règles aussi de de la mondialisation c'est c'est ce ce débat qui est en train de s'illustrer aujourd'huion so en période électorale vous l'avez compris avec la période du ton tout ça favorisait la montée en puissance de la contestation et des manifestations qu'on a eu je l'entends bien j'entends aussi des syndicats qui aujourd'hui sont des viatiques du rassemblement national et qui accueilleront demain les bras ouverts monsieur Bardella j'entends aussi qui n'apporte pas de solution je le dis comme tel je le dis comme tel parce que je le ressens je connais en particulier des gens du lgaron de chez vous madame qui sont ouvertement candidats sur la liste du rassemblement national mais qu'importe d'autres ont été sur d'autres listes je le dis comme tel mais tout à l'heure ce que j'entendais madame qui pour laquelle je partage une partie de de ces propos parce que c'est bien du modèle agricole français qu'il faut parler et on parle du modèle agricole français de celui des années 70 qui était de l'exploitation familiale à visage humain qui aujourd'hui doit être totalement révisé et je vais m'expliquer mais quand j'entends monsieur dire qu'Emmanuel Macron vient sur le Salon de l'Agriculture pour caresser le cul des vaches justement c'est le seul qui ne le fait pas qu'est-ce qu'il fait Emmanuel Macron il va de stand en stand rencontrer filière en filière toutes les filières une par une et dire qu'il ne vous écoute pas j'ai entendu un grand débat ce matin et qui n'apporte pas de réponse ce matin j'étais avec vous quand le président de la République s'est exprimé dans une forme de grand débat avec les syndicats agricoles pendant 2h et demi il a écouté des récriminations rémanentes et redondantes parfois il a apporté des réponses il a dit c'est vrai il a dit produire protéger installer il a dit comme tel il a dit voilà les voilà les leçons que je trace et voilà les méthodes que je veux démoner mais il a dit dans le même temps il est revenu sur sur les pontif habituels comment voulez-vous pouvoir ne plus importer espérer exporter comment exp des porcs comment exporter des fromages comment exporter des du vin et dire aujourd'hui que toute l'agriculture va mal c'est faire du mal à l'agriculture française il y a des éleveurs des agriculteurs des maréchés qui vont mal il y a des gens qui sont passés en bio et qui souffrent aujourd'hui il y a des gens qui respectent mais dans dans le même temps il y a une agriculture qui se porte bien qui va bien on a l'impression qu'elle est totalement occulté aujourd'hui par un discours défétiste niliste et agrobaching qui nuit à l'agriculture française vous disiez que la Coordination rurale et bien véhiculait les idées du rassemblement national et bien justement u Macron a parlé du programme du rassemblement national sur ces questions agricoles regardez ce qu'il en pense vous avez des gens qui sont là avec un projet politique c'est de servir le rassemblement national de faire demain ou aprèsdemain une ha d'honneur pour les dirigeants du Front national entendu bien sûr et de mener une campagne politique l'agriculture française elle mérite mieux que de la mauvaise politique et elle mérite mieux que leur projet de décroissance et de bêtises qui consiste à expliquer aux gens que la solution ce serait de sortir de l'europeem national c'estit parti du frexit de la sortie de l'euro maintenant c'est les transformistes du frxit et je vais vous dire s'il y a pas d'Europe il y a pas d'agriculture ça la réalité pour vous c'est le rassemblement national qui est aussi derrière ça moi je suis pas à la fin de 6 semaine je sais où il habitent Véronique lefloc une réaction est-ce qu'il y a le rassemblement national qui est derrière pour pousser vos revendications alors je ne sais pas si j'ai entendu que le rassembl rassemblement nationale était pour une politique de décroissance nous au contraire on la constate aujourd'hui et on voudrait une politique agricole de croissance ce qu'Emmanuel Macron dit c'est que sortir du marché des règles européennes et ben ça va provoquer de la décroissance pour notre agriculture alors nous on veut une protection du marché on veut rester dans l'Europe on veut cette exception agriculturelle sortir l'agriculture des accords de l'OMC arrête d'être la monnaie d'échange de tous les accords de libre échange on ne peut pas concevoir quand vous lisez un communiqué de presse sur le site de l'ambassade de France à Wellington que les accords de libre échange avec la nouvelle Zélande vont être favorables à 24 sociétés du C40 on ne peut pas accepter d'avoir des agneaux des moutons qui vont rentrer pour la finance de nos sociétés du C 40 on n'est pas on n pas cette variable d'ajustement c'est notre conception de l'agriculture on nourrit d'abord les Français on s'inscrit dans la transition écologique avec des échanges minorés seulement ceux qui sont utiles et et et qui s'inscrivent dans une demande que l'on a en face benoî bitau ça doit être compliqué quand on est écologiste d'arriver à se positionner dans ce débat politique en pleine élection européenne un débat qui est vraiment sur la la souveraineté entre un modèle qui veut continuer à exporter pour la majorité présidentielle un modèle plutôt du côté du rassemblement national qui veut arrêter voilà toutes les règles de de libre échange comment on fait pour les écologistes pour pour se positionner alors c'est tout sauf compliqué pour nous he c'est tout sauf compliqué c'est même en tout cas pour se faire entendre c'est c'est c'est même inédit c'est-à-dire que ce que nous proposons nous les écologistes font la démonstration que que fait la démonstration que on a les réponses pour sortir l'agriculture de la mauvaise horniè dans laquelle on en disait sauf qu'on était pas entendu là aujourd'hui on a des bouques émissaires des punching ball qui s'appellent l'Europe qui s'appelleent les écologistes alors quand on facile selon vous bah bien sûr ça ça permet de détourner la responsabilité de ceux qui sont au pouvoir depuis 30 ans et qui ne veulent pas assumer la responsabilité des dérives qu'on constate depuis 30 ans et qui déplace le débat sur l'Europe sur les écologistes donc là quand on est paysan députés européens écolog effectivement on a pour une fois l'occasion de présenter de présenter notre notre stratégie et notre projet pour pour l'agriculture moi je la difficulté avec Monsieur Macron c'est qu'on voit là toutes les limites du en même temps c'est-à-dire que moi quand j'écoute monsieur Macron j'ai envie de lui dire chich sauf que les amis de Monsieur Macron au Parlement européen et je suis bien placé pour les observer sont partisans des accords de libre échange il manque pas une seule vois quand on parle d'un accord de libre échange avec la Nouvelle-Zélande quand les écologist pas sur le Mercosur en tout cas Emmanuel Macron mer je vais vous ressortir la voting card c'est-à-dire que quand on on on on propose un rejet du Mercosur au Parlement européen et c'est nous les écologistes qui le proposons il y a pas une voix du rassemblement national pas une voix des républicains pas une voix de la République en marche qui manque pour repousser le rejet de de l'accord du Mercosur donc il faut faire attention à ce qu'on raconte à la tribune et ce qui se passe moment des travaux pratiques au Parlement européen les les les amis de Monsieur Macron ont tous refusé de rejeter les accords de du Mercosur au dernier vote qu'on a eu sur le sujet donc à un moment donné ça suffit quoi et puis cette idée de de de penser et c'est le en même temps encore et et et ce logiciel extrêmement libéral qui dit mais on peut on peut pas s'empêcher d'importer si on veut exporter mais on peut continuer d'exporter et d'importer sans accord de libre échange les accords de libre échange ils sont juste là pour essayer d'orienter des taxes douignère les négocier mais ça n'empêche pas de de de faire des échanges à l'échelon planétaire je viens d'une région où on produit un produit avec lequel je suis pas fâché d'ailleurs qui s'appelle le cognac je peux vous assurer que les producteurs de Cognac ils vendent du cognac partout dans le monde même où il y a pas des accord de libre échange donc ça c'est de la poudre aux yeux et c'est mais en revanche faire de l'agriculture la variable d'ajustement et la monnaie d'échange pour pourvoir vendre des grosses automobiles allemandes des avions de la technologie ça c'est un supportable et je je finis avec la Nouvelle-Zélande on va importer 38000 tonnes de viande ovine de la Nouvelle-Zélande 20000 km on peut pas faire plus loin 20000 km 38000 tonnes c'est l'équivalent de la moitié de la production de la viande auovine en France est-ce qu'on avait besoin d'importer de la viande auovine en Europe est-ce qu'on a besoin de faire ça est-ce qu'on a besoin d'importer globalement des productions que les producteurs européens savent faire sauf à imaginer que ce soit la monnaie d'échange pour vendre des grosses automobiles à l'autre bout de la planète et bien ça c'est c'est insupportable on peut plus continuer comme ça et c'est pas en faisant moins d'Europe qu'on s'en sortira c'est au contraire en faisant plus d' faisant moins d'écologie c'est en faisant plus d'écologie qu'on y arrivera Sébastien Winsor est-ce que de faire de l'Europe qui parfois fait la promotion de certains accords de libre échange de faire de l'Europe la cause de ce problème agricole c'est pas un peu facile alors c'est sûrement un peu facile mais c'est quand même une des causes après je voudrais qu'on mette pas tout sur les accords de libre échange les accords de libre échange le mercosour il y a pas de débat il faut le bloquer et moi je veux pas faire de la politique je veux soutenir tousux expquer ça aux députés qui sont de la République en marche au Parlement européen quand même faudra le exp il faut soutenir il faut je vous F je vous fais réagir après il faut soutir tous ceux qui veulent bloquer les accords du mercosour et la France doit continuer à essayer d'être leader pour bloquer ses accords du mercosour mais tout ne s'arrête pas aux accords du Mercosur le vrai sujet de l'Europe ça a été longtemps comment elle amène des normes qui s'impose aux agriculteurs français et qu'on nimpose pas de temps en temps d'ailleurs dans les autres pays ça à cause de déclinaison française ou plus généralement sur des produits d'importation l'Europe elle n'arrive pas à mettre en place ce qu'on a appelé les caus miroir elle a pas voulu les mettre en place dans un certain nombre d'accordou pas monsieur de Normandie j'étais aux négociations de la PAC on voulaitett des clauses miroir dans la PAC Normandie qui les EMP non monsieur de Normandie pousé la mise en place de ces clauses miroirur refuser un certain nombre de ces clauses miroires en tout cas mon seul point c'est quand l'Europe ne refuse de mettre des clauses miroires et donc de protéger les agriculteurs français ou européens face aux importations ça n'est pas possible il faut choisir soit on est capable de protéger l'agriculteur français quand on lui met des normes soit on met pas de normes parce qu'on est pas capable de le protéger juste pour pour finir peut-être sur ce point-là ne me faites pas dire le contraire de ce que je veux dire on a besoin d'une Europe qui accompagne vous savez la grande majorité des exportations des produits français ou des importations je vais prendre l'exemple de la volaille on était produit on était exportateur de 800000 tonnes de volaill il y a 20 ans on est importateur de 400000 tonnes aujourd'hui ce ne sont quasiment que des importations européennes et donc on a un sujet d'harmonisation des règles y compris à l'intérieur de l'Europe et ça c'est pas forcément un sujet européen c'est aussi un sujet de déclinaison par pays François patria est-ce qu'Emmanuel Macron a défendu ces dernières années une Europe trop libérale avec certains accords de libre échange et qui a causé du tort à l'agriculture française qui est-ce qui a fait avancer les choses en Europe depuis 7 ans sinon chef de l'État qui qui est-ce qui celui a gagné à chaque fois en Europe sinon le chef de l'État contrairement à ses prédécesseurs quand le président a redit ce matin devant le monde agricole depuis que je suis élu je m'oppose et j'étais même le seul à me faire engueuler parce que je me pose au mercousur seul contre tous les chefs merur on vach avec P d'Amérique latine même sur le Mercosur n'oublions pas qu'il y a là un marché de 850 millions de consommateurs et qu'avant de jeter le prop comme ça faut réfléchir malgré tout deuxième chose réponds à Monsieur jeux réponds à Monsieur sur le sur le cognac il dit qu'elle est la région du cognac tout se porte bien je viens à l'instant de passer je viens de passer à l'instant stand des des cupeux des spiritueux il vient de me dire une chose Monsieur batria il faut tout de suite intervenir parce que maintenant depuis que le gouvernement justement a dit qu'on acheté trop de voiture en Chine et qu'on allait construire des voitures électriques en France le cognac c'est catastrophe en Chine aujourd'hui catastrophe on pourra plus en vendre et on va baisser de 70 % notre vente donc voyez il faut des accords de libre échange il faut un marché équilibré il faut des clauses il faut des clauses miroires et quand sur le plan écopito le chef de l'État dit aujourd'hui pourquoi surexposer notre territoire en ayant des normes supplémentaires à celles des Européens maintenant on aura un barem écofito qui sera le même pour nous pour la Belgique pour l'Allemagne pour l'Italie pour l'Espagne et pour les autres ce qui ne nous mettront pas en concurrence déloyale donc moi je pense aujourd'hui que le chef de l'État y compris sur l'Europe d'abord sur l'Europe d'abord sur les échanges et pensé qu'il faut exporter aujourd'hui d'accord avec le Canada tellement contesté qu'aujourd'hui le Parti communiste veut qu'on sur lequel on délibère au Sénat il est favorable à la France aujourd'hui favoir la France en matière de fromage en matière de vin en matière de produits on a contesté l'accord on a on a on a on a consibablement critiquer cet accord pour montrer aujourd'hui qu'en fin de compte il est positif pour la France et pour l'agriculture française l'accord de libre échange le Canada est positif pour l'riculture française rappelé ce matin par le chef de l'État Véronique lefloc finalement quand on écoute François patria les accords de libre échange ça permet aussi d'apporter une certaine croissance à des filières pour exporter tout n'est pas acheté dans ces accords alors déjà je vais revenir est a je je r alors déjà sur les accords de Mercosur je voudrais juste signaler qu'Emmanuel Macron n'a pas enlevé son mandat qu'il a donné à la Commission européenne pour l'instant c'est suspendu la négociation est supend c'est suspendu mais il a pas enlevé le mandat s'il voulait rompre mettre fin à ses accords de libre échange il enlevé le mandat toutes les politiques agricoles de développement que ça soit du Brésil que ça soit d'Argentine sont lancé sur des développements des productions agricole que ça soit le PC la volaille et le beauin tout ça c'est prévu pour aller quelque part ça viendra chez nous ensuite je voudrais répondre sur les importations par rapport à la volaille bien sûr qu'on a des importations qui viennent essentiellement d'Europe mais pourquoi parce que nous avons des importations à partir de feur qui sont ici en France mais qui sont aussi implantés ailleurs en Europe et donc quand on nous dit que les importations de volail rentrent en France à des prix inférieurs à ce que nous nous exportons c'est faux il suffit de regarder les chiffres des douanes donc pour ça ça implique plus de contrôle parce que d'avoir des oligopoles et qui maîtrisent ces marchés on est juste en train de faire mourir nos producteur sur le territoire français donc là-dessus c'est pas possible donc les accords de libre échange n'ont qu'une seule cons séquence c'est d'importer des baisses de prix en France donc on ne peut pas aller dans ce sens alors on a parlé du libre échange comme potentielle cause de cette crise agricole on va maintenant évoquer les normes environnementales et on va notamment rester sur cet angle européen on est en période de campagne des élections européennes puisque Emmanuel Macron aujourd'hui dans sa visite du salon a indiqué qu'il voulait revoir le programme européen de la ferme à la fourchette qui impose de nouv de nouvelles règles environnementales au agriculteurs on va l'écouter moi j'ai trois objectifs pour la ferme française trois et c'est les mêmes que je vais porter à l'Europe c'est nourrir et donc il faut assumer de produire voilà et donc ça je vous le dis très clairement je veux non mais je produis je veux qu'on produise qu'on continue de produire je je veux lutter contre la décapitalisation avec vous et je veux l'assumer au niveau européen c'est pour ça qu'on a demandé de revenenir de rouvrir farm to fork non au moins 4 % parce qu'on en a besoin pour nous français pour nous Européens mais on doit participer à nourrir la planète on a 8 milliards d'habitants sur ces 8 milliards a 2 milliards qui se nourrissent pas bien 1 milliards qui se nourrit quasiment pas du tout donc il y a un potentiel pour continuer tu venir Emmanuel Macron qui a donc évoqué les 4 % du programme de la ferme à la fourchette alors juste pour l'expliquer c'est cette obligation européenne d'avoir 4 % déjà cher sur les terres agricoles chaque année et cette obligation elle a été suspendue notamment pour pouvoir produire plus dans cette crise agricole vous le regrettez Benoît bitau ce ce type de mesure ce type de de pause environnementale pour satisfaire les agriculteurs ben il faut savoir de quoi on parle c'est-à-dire que les 4 % de jacher sont éligibles les murets les bosquet les Mar les ha donc en vérité ces 4 % ne représentent pas des surfaces qui qui étaient des surfaces productives et donc reculer sur ces 4 % c'est juste une hérésie c'est-à-dire que ces 4 % représentent aussi des réservoirs de biodiversité dont on a a besoin pour aller polliniser des colzas dont parlait monsieur Winsor ou des tournesol que avril Sophie proteol serura acheté il faudra des pollinisateurs il faudra des zones où les pollinisateurs peuvent se réfugier pour un moment donné polliniser ces récoltes là en vérité et on a déjà du recul puisqu'on avait déjà la dérogation des 4 % en 2023 libérer ces 4 % ça libère 0,5 % des surfaces agricoles 0,5 % qui ne sont pas des murets des bosquets des des ou des mars et et et et et les agriculteurs son sont pas des imbéciles les agriculteurs si c'est 0,5 % ils les ont pas concentrés sur les surfaces qui ont les plus gros potentiel agronomique donc libérer ces zonesl qui sont déterminantes pour soutenir l'agriculture et bien c'est juste une hérésie et c'est si la branche sur laquelle on est assis et heureusement qu'il y a des normes environnementales pour protéger les les pollinisateurs par exemple mais aussi pour protéger des belles appellations on parlait du cognac tout à l'heure s'il y avait pas des normes européenne on on on pourrait faire du cognac partout dans le monde on fait du cognac qu'à cognac on fait du Rockfort qu'à Rockfort et donc c'est ça qui protège aussi l'identité l'authenticité des produits qu'on met en avant pour pour l'agriculture française et européenne Sébastien Winsor Emmanuel Macron défend défend une forme de de pause environnementale he ce sont d'ailleurs ces mots sur certaines règles européennes benoî bito a parlé déjà cher on peut aussi évoquer le fait que la Commission européenne et bien a abandonné l'objectif de réduire de 50 % l'utilisation des pesticides d'ici à 2030 ça veut dire que ces normes environnementales européennes c'est vraiment la cause de cette crise agricole c'est un des élément de la cause de la crise agricole mais si je reviens sur les 4 % ça peut paraître pas beaucoup quand on dit on a 4 % de jcher sauf que souvenez-vous dans le monde agricole le revenu c'est entre 1 et 2 % du capital que l'agriculteur a investi et un moment où l'Europe a importé l'année dernière 23 millions de tonnes de céréales pourquoi on interdit au producteurs européens de de de produire ces céréales et je trouve que la mesure qui a permis de remettre en production ces zon là elle était utile nécessaire elle va permettre à l'Europe d'avoir de la souveraineté alimentaire à l'Europe d'amener du blé pour ses consommateurs et puis c'est pas pour autant que je vais avoir arracher les ha ou boucher les marques qui sont chez moi et donc je pense que si ça peut permettre de donner un petit bout de revenu dans une période un peu compliquée c'était une mesure bienvenue même quand même François patria est-ce que Emmanuel Macron est en train d'abandonner ses ambitions écologiques sur l'agriculture globalement sur les normes en général faut comprendre vous avez parlé tout à l'heure du cols et de l'azote j'étais le plus gros département producteur de colza en Côte d'Or il y avait ça aujourd'hui on a interdit des molécules je peux comprendre par ailleurs sans donner de solution moyen en quoi la production de colsa du département de la cô d'or a disparu il y en a plus parce que il y a de la grande altise et que on peut plus voy quoi qu'est-ce qu'on fait c'est là la l'ineeptie desnme on importe des colsas d'Europe centrale traités avec les produits qu'on interdit chez nous vous imaginez un peu deuxème exemple là il s'agit de norme social les les vignes en Bourgogne étaient fait par des vendangeurs qui étaient des autotones et que les que les vignerons logeaient on a mis des normes sociales pour loger les vend dangeurs tellement difficilees que les vignerons ne veulent plus les loger moyen en quoi aujourd'hui ils sont logés de façon insalubre dans des camping au bord de l'autoroute au bord de à côté on a on est arrivé au contraire de ce qu'on a voulu avec des normes donc je crois que le président a raison aujourd'hui de dire révisons l'ensemble des normes qui sont parfois contreproductives faisons avancer les choses on le fait dans l'intelligence en discussion sur le terrain entre le préfet et les producteurs c'est une bonne chose les normes européennes quand même les le logement des vigorons mais c'est les log social faut aller voir Monsieur Macron justement lui en parler parce que pas européen dans norme social une bonne partie de de quelques quelquesunes sont peut-être dépendante du préfet local quand même pour être en ce moment en plein dans la remontée des sujets la discussion avec nos préfets une grande majorité de ces sujets nécessite des prises de décisions ou des décrets et cetera par le gouvernement quelquesunes de la loi qui seront peut-être dans la loi mais il y a urgence à donner quelques signaux moi je vais vous en citer une par exemple qui est l'obligation pour un agriculteur d'implanter une interculture dans une période où même s'il fait sec et qui sait qu' cette interculture elle ne lèvera c'est quand même la peau sur écopyo ou la peau sur la stratégie de la ferme à la fourchette les 50 % c'est aussi une mesure économique moi je suis désolé je viens d'une zone où la la la zone atelier de Chizé fait la démonstration qu'en réduisant de 50 % des pesticides on on ne baisse pas la productivité donc on n'impacte pas la souveraineté alimentaire donc on peut réduire de 50 % les pesticides et et et et réduire de 50 % les pesticides ça ça peut baisser un peu la productivité non si on a pas les alternatives au pestid mais mais justement je parle de réduire de 50 % ce que nous montrent les études comme la zone atelier de Chizé ce que nous montre les l'étude Exploreur dans les territoires ultramarins c'est qu'en réduisant de 50 % on ne baisse pas la productivité je répète on ne baisse pas la productivité donc on ne menace pas la souveraineté alimentaire sauf que ça ramène 200 € par hectare réparant et sur une structure céréalière d'une centaine d'hctare moyenne en France et bien c'est c'est plus 20000 € par an c'est une vraie mesure économique et bien une réaction de de Véronique lefloc quand on poursuit ses objectifs de baisse de pesticides et bien sur certains aspects on ne baisse pas forcément la productivité vous êtes d'accord bah écoutez moi j'aimerais si c'était si simple que ça ça se serait depuis longtemps en tout cas ce qu'on peut remettre en cause c'est cette politique agricole commune et toutes les mesures de simplification aujourd'hui touche de près ou de loin les bonnes pratiques les BCAE que ça soit les prairieson peut expliquer les et bonne conditionnalité environnementale donc aujourd'hui toutes C mesures de dérogation que l'on fait que ça soit pour la jachè que ça soit pour les prairies que ça soit pour les intercultures nous montre que cette pâack est totalement à revoir et si elle ne convient pas à la France on voit aussi vu les manifestations partout en Europe c'est qu'elle ne convient pas aux autres États-membres non plus donc nous ce que l'on veut au niveau de la Coordination Rurale c'est une réforme anticipée de cette politique agricole qu'on reparte sur un nouveau modèle pour 10 ans pour qu'on ait de la visibilité et que l'on connaisse les règles du jeu et cette pâack elle est mauvaise depuis très longtemps cette pâack nous a fait quitter l'agronomie pour aller vers certaines productions choisies en fonction des aides qui étaient lié à des cultures et c'est ainsi qu'on a perdu des productions comme le cols c'est ainsi qu'on a perdu des assolements qui étaient les vrais assolements de nos exploitations quand on raisonnait Écon attendez von s'il n'avait pas s'il n'y avait pas la la politique la politique agricole commune europ quand même bien les agriculteurs français auraient encore plus de difficultés ils ont besoin de cette Pax alors cette politique agricole commune a eu quel effet si on regarde 25 ans en arrière le chiffre d'affaires de la ferme France on le réévalue de l'inflation on est exactement au chiffre d'affaires de la ferme France aujourd'hui en incluant les 8 et5i 9 milliards d'êes de la PAC ça veut bien dire que ces 8 et demi ces 9 milliards sont allés dans la poche des industriels et quand beno abitau nous dit que la pack est mal répartie oui elle n'est pas mal répartie entre les agriculteurs elle va en partie à l'export parce que quand on exporte des céréales quand on exporte des produits laitiers aujourd'hui on exporte nos aides de la PAC et ça c'est 50 % des aides de la PAC qui en théorie vont dans la poche des agriculteurs mais non puisque c'est exporté donc ça n'est même pas resté dans la poche des agriculteurs% exactement François patria beaucoup d'aide de cette politique agricole commune européenne et finalement ça ne va pas dans la poche de no agriculteurs français que la pque méritetre révisée je le pense je suis pas sûr que le syndicat majoritaire en France soit très favorable parce que les aides de la PAC sont basées sur des références historiques la fnso les références historiques elles sont basées sur des rendements antérieurs avant la réforme de la PAC ce qui fait qu'un céréalier de Bassin parisien touche 300 € de l'hectare aujourd'hui quand un céréalier d'un bassin plus riche du Massif Central waror touche 150 € de l'hectare doncor il produit moins et en voi il a moins l'hctare j'ai compris que le syndicat majoritaire en France était pas très favorable à ce qu'on change les donnes aujourd'hui alors qu'on pourrait effectivement faire en sorte de donner peut-être un peu moins là où il y a la productivité là où on peut produire aujourd'hui et donner un peu plus là on produit plus aujourdhui donc ce que vous dites c'est que la FNSA le principal syndicat agricole en France a aussi une responsabilité dans l'échec de ce système j'ai pas dit dans l'échec dans la répartition juste pour le coup pour le coup on a fait une convergence des aides on est plus sur des aides historique on a fait converger les aides on est arrivé à un niveau de convergence on on est arrivé un niveau de convergence sur les aides où il reste plus que 10 % de l'écart qu'on avait historiquement combien on touche un en île- defance combien dit-moi ditle dit non mais ditle d'abord c'est différent d'une ferme à l'autre il y a pas de chiffr voilày en moyenne ditesle je sais combien on touche en moyenne en île defance je sais combien on touche sur le plate de çaut dire que la dernière révision pr agriculteur il y a pas une production aujourd'hui qui a pas des difficultés de revenus les céréales dans les zones intermédiaires ont des difficultés de revenus l'élevage a des difficultés de revenu les les fruits et légumes ont des difficultés de revenu moi si vous savez me dire à qui j'enlève de l'argent pour le donner à qui je je l'entends mais en tout cas je connais personne qui a trop d'argent dans le monde agricole et qui gagne grassement sa vie le sujet est-ce qu'il n'y pas des grosses exploitationsj mais le sujet à un moment c'est pas de faire vivre l'agriculture par des AES c'est d'arriver à faire en sorte qu'on revalorise les prix d'ACh consomateur consommateur le consommateur ne peut pas systématiquement faire ses arbitrag budjtair sur l'alimentaire juste à la simple fluctuation des cours de la Bourse de Chicago heureusement qu'on a des politique publique comme filet de sécurité pour éviter les fluctuations cours de Chicago soit un peu soit un peu comment dire arrondi parce que sinon si on on est dans cette logique ultralibérale et que le revenu des agriculteurs n'est constitué que par ce que qui se passe à la Bourse de Chicago je peux vous dire qu'il va y en avoir beaucoup moins qu' en a encore aujourd'hui vous parle pas de la Bourse de Chicago si on parle de la bio par exemple la bio elle est pas côté en bourse aujourd'hui l'agriculture biologique c'est un des secteurs qui est le plus en difficulté pourquoi parce que le consommateur s'est détourné de l'agriculture biologique si on pense que uniquement avec des subventions on arrivera à compenser à redresser l'agriculture biologique je pense que c'est c'est un leur par contre je dis pas qu'il faut pas accompagner les agriculteurs biologiques ceux qu'on a accompagné à la conversion il faut probablement de façon conjoncturelle mettre des aides pour les aider et les sortir du Maras le deuxème sujet c'est d'accompagner consommateur pour que le consommateur accepte de mettre un peu plus dans son budget alimentire allez pour conclure cette émission on va retrouver Quentin calm Quentin est-ce qu'on peut faire le bilan de cette visite très mouvementée très chautée du président oui Alexandre on peut le dire en un mot hein c'était une journée historique mais aussi une journée chaotique en deux mots donc mais on n jamais vu autant de tension autour du salonagriculture autour de de cette inauguration du chef de l'État qui a donc pu inaugurer ce salon à 13h30 mais sous les U on retiendra ses annonces notamment sur un plan de trésorerie d'urgence pour les agriculteurs il il va également évoquer l'instauration de PRIP plancher filière par filière ou encore vouloir reconnaître l'riculture comme d'intérêt général majeur he tout comme l'environn par exemple mais ces annonces ont-elles suffit à coller cette suffit à calmer cette colère très importante c'est ce qu'on va voir dans les prochains jours salon qui s'ouvre aujourd'hui et qui termine dimanche prochain merci beaucoup Quentin Véronique lefloc le président de la République qui a annoncé une nouvelle réunion avec les syndicats les acteurs du monde agricole dans 3 semaines à l'Élysée la Coordination Rurale y sera bien sûr nous espérons nous comptions beaucoup sur ces intersyndicales nous aurions aimé qu'elles aient débuté bien plus tôt pour au moins avoir déjà résolu avant le salon de l'agriculture tous ces problèmes de trésorerie et queles que soient les catégories de production touchées et c'est la fin de cette émission rapidement Fran Pat je Rapp j'entends tellement de Macron baching sur les plateaux quel est le président qui a mis en place égaline qui est-ce qui a mis l'assurance récolte qui est-ce qui a monté les retraites qui est-ce qui a mis France 2030 personne n'a fait comme lui avant lui donc merci à tous merci à tous les quatre d'avoir participer à ce débat avec un petit peu de mouvement forcément