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interviewBFMTV — BFM Politique· 18 septembre 2022 42 min

Marion Maréchal, vice-présidente exécutive de Reconquête - 18/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Et notre invité jusqu'à 13h, c'est Marion Maréchal. On va parler d'actualité politique, des retraites, de la fin de vie, de l'immigration. Mais d'abord, je voulais avoir votre commentaire sur cette information qu'on donnait à l'instant, cette décision du député insoumis Adrien Quatennens de se mettre en retrait de ses fonctions à la tête du parti. Alors qu'il est donné comme possible successeur de Jean-Luc Mélenchon, il admet avoir été violent avec son épouse, il admet notamment lui avoir donné une gifle. Est-ce que vous comprenez cette décision ?

Est-ce que vous pensez que c'est naturel qu'un responsable politique se mette en retrait de ses fonctions après avoir été accusé de violence comme ça ?

0:39
Marion Maréchal

Alors moi, je trouve ça assez digne de sa part de se mettre en retrait pour protéger son mouvement, la réputation de son mouvement. Après, c'est vrai que de manière générale, je ne suis pas de celle qui pousse et met la pression de manière systématique pour que les gens démissionnent ou soient condamnés médiatiquement avant même que les enquêtes aient eu lieu et qu'on ait véritablement une décision judiciaire. Ce qui est d'autant plus que dans l'affaire, manifestement, sa femme en déposant la main courante, elle-même avait demandé à ce qu'il n'y avait pas d'enquête qui soit menée par les policiers. Donc, c'est toujours très délicat.

On est dans quelque chose d'intime qui relève de violences intraconjugales. Donc, je ne veux pas porter de jugement là-dessus. Mais bon, disons que je comprends sa décision, même si, une fois de plus, je n'aime pas quand le tribunal politique ou médiatique condamne avant le tribunal judiciaire.

1:22
Intervenant

Oui, parce qu'il y a deux choses. Vous dites, il ne faut pas tribunal médiatique et autres. Par rapport à ce qu'il dit avoir fait, est-ce qu'avoir donné une gifle à sa femme, est-ce que tout cela peut lui permettre de continuer à agir ? Certes, il ne sera plus coordinateur de la France Insouzise, mais est-ce que pour vous, c'est quelque chose qui est rédhibitoire par rapport à son engagement politique ?

1:41
Marion Maréchal

Je vais vous dire, évidemment, que je ne vais pas le féliciter d'avoir donné une gifle à sa femme et qu'il ait pu y avoir des violences au sein de son couple. C'est regrettable, déplorable et condamnable. Après, je ne suis pas dans leur intimité. Je ne sais pas quel est le... On parle de violences mutuelles, d'agressivités mutuelles. Je ne sais pas quel est le contexte. Je n'aime pas être dans une... Je suis toujours mal à l'aise dans l'idée d'être dans un jugement moral vis-à-vis d'une situation que je ne connais pas et qui relève du personnel et de l'intime, même si spontanément de ce qu'on apprend et de ce qu'on lit. Je ne vais pas vous dire que je trouve ça bien.

C'est vrai que, de manière générale, la gauche nous a souvent habitués à avoir de très belles postures morales sur le féminisme et on se rend compte, et on l'a vu à plusieurs occasions, et je ne parle pas spécifiquement de cette affaire, que les mots et les postures ne suivaient pas toujours dans la vie et dans les relations avec les femmes.

2:26
Présentateur

Vous voulez dire qu'il y a une hypocrisie, parfois, de responsables politiques ?

2:28
Marion Maréchal

Je trouve ça amusant quand on fait parfois des procès à la famille politique qui est la mienne sur le plan du féminisme ou du respect des femmes et que, dans le même temps, on voit plus souvent, de manière générale, dans la vie politique en tout cas, des affaires qui viennent de la gauche. On se souvient tous de Dominique Strauss-Kahn, on se souvient de ce responsable de l'UNEF. On a beaucoup d'affaires en tête où c'est vrai que, parfois, les mots et les postures ne correspondent pas toujours aux attitudes, mais, une fois de plus, là, on est dans quelque chose qui relève de l'intime et du personnel. Donc, je me garderai de tout jugement moral et personnel.

2:57
Présentateur

Alors, on va parler des retraites. Première question de Benjamin.

3:00
Intervenant

Oui, Emmanuel Macron semble donc décider à engager une réforme des retraites avec une hypothèse qui semble tenir la corde, celle de passer par le budget de la Sécurité sociale, donc, dès ce mois d'octobre, par voie d'amendement. Est-ce que, pour vous, c'est une méthode brutale pour réformer les retraites, comme ce que l'on peut entendre chez certains opposants et parfois dans la majorité ?

3:17
Marion Maréchal

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'elle est précipitée, que c'est un sujet structurel important qui suscite beaucoup de passion. La première chose, déjà, c'est qu'il y a une bonne nouvelle, c'est qu'il a abandonné la première version de la réforme qu'il comptait mettre en place, c'est-à-dire un régime, vous vous souvenez, universel, à point, qui était une espèce de grand délire technocratique. 2017, c'était plus sa promesse de 2022. Exactement, mais c'est intéressant de voir, et ce n'est pas uniquement sur ce sujet, la capacité qu'a Emmanuel Macron à faire des embardés idéologiques assez spectaculaires, parce qu'on passe du tout au tout.

Là, on revient sur une réforme qui est, on va dire, un petit peu plus classique, dont on n'a pas encore tous les tenants et les aboutissants. Donc, ne me demandez pas si je la soutiens en tant que telle, parce que je n'en ai pas encore le détail et le contenu. Ce qui touche à l'allongement éventuel de la durée, le report de l'âge légal à la retraite, m'apparaît être une des solutions pour répondre au déficit entre le nombre d'actifs de cotisants et le nombre de retraités.

Néanmoins, et c'est là qu'il va falloir être attentif, cette proposition ne peut être efficace et ne peut être juste que si elle s'inscrit en parallèle avec une politique de l'emploi, une politique de la natalité, et qu'elle traite aussi la question des petites retraites. Manifestement, ce sera le cas, on verra en détail.

4:26
Intervenant

Néanmoins, sur la méthode, vous dites, c'est précipité, parce qu'eux répondent, il faut y aller, il faut aller vite, il faut résorber le déficit des retraites, et donc, s'il faut agir dès le mois d'octobre, faisons-le.

4:36
Marion Maréchal

Pourquoi c'est précipité ? Pour une raison simple, parce qu'Emmanuel Macron avait commencé, en effet, à relancer ce sujet des retraites dans une nouvelle idée de la réforme pendant la campagne présidentielle. Il a ensuite rétro-bédalé, souvenez-vous, à l'entre-deux-tours, parce que j'imagine qu'à ce moment-là...

4:48
Intervenant

Il a dit, on passe de 65, on fera une cause de l'Orient à 64, et il a continué à dire qu'il fallait reposer la légale.

4:53
Marion Maréchal

Oui, il avait de nouveau changé, si vous voulez, de propositions, parce que j'imagine qu'il essayait d'envoyer des signaux à la gauche pour espérer obtenir un meilleur score au second tour face à Marine Le Pen. Et là, on repart vers une formule de réforme des retraites, sans en avoir les tenants et les aboutissants, et de façon précipitée, sans qu'il n'y ait eu cette promesse de concertation dont il nous bassine à longueur de journée depuis qu'il est président de la République.

Donc, oui, je ne suis pas très à l'aise avec la réforme, et je pense par ailleurs qu'une fois de plus, le préalable UTT, d'abord, d'avoir une vraie vision sur une politique de natalité et d'emploi qu'on n'a pas vue jusqu'alors. On entend beaucoup parler de la réforme, par exemple, de la formation professionnelle. Il y a eu encore un débat il y a quelques semaines sur le fait qu'il y avait énormément de métiers, et EDF n'y fait pas exception, où il n'y avait pas aujourd'hui de personnes formées pour répondre aux besoins. On aurait aimé d'abord pouvoir avoir une réponse avant de se lancer sur davantage d'efforts demandée aux Français.

5:43
Présentateur

Est-ce que vous vous rappeliez sa position ou ses positions successives pendant la campagne présidentielle ? Éric Zemmour lui proposait un passage de l'âge d'égal à 64 ans, c'est-à-dire la position qu'a défendu Emmanuel Macron dans l'entre-deux-tours. Vous craignez qu'il ne revienne sur cette proposition d'âge d'égal à 64 ans et qu'il joue davantage, par exemple, sur la durée de cotisation ?

5:59
Marion Maréchal

A priori, à l'heure où on parle, ce n'est pas le cas. Je pense que, pour le coup, toucher la durée de cotisation ne serait pas la bonne formule, d'autant plus que l'on sait, il faut quand même en avoir conscience, qu'aujourd'hui, avec des parcours professionnels saccadés, les Français ont de plus en plus de mal à arriver à l'âge légal de la retraite avec les trimestres de cotisation nécessaires. Ce que je crois, en revanche, et ça, ça va être intéressant de voir comment il se positionne, c'est qu'il me semblerait juste de remettre aussi à plat les différences structurelles qu'il y a entre les régimes publics et les régimes privés. Pourquoi ? Parce que nous avons...

6:32
Présentateur

Fin des régimes spéciaux, on peut simplifier.

6:34
Marion Maréchal

Certains régimes spéciaux, en effet, qui, selon moi, surtout ce désétablissement public ne se justifient plus, mais au-delà de ça, peut-être voir comment on peut rapprocher des systèmes où on a, par exemple, vous savez, sur le calcul des pensions de retraite, les 25 meilleures années qui sont prises en compte dans le privé et les six derniers mois pour le privé. Sûrement, y a-t-il là... Le public. Le public, pardon. Sûrement, y a-t-il là la nécessité de trouver un rapprochement qui soit plus exigeant pour le privé et en même temps plus avantageux...

Pardon, plus exigeant pour le public et plus avantageux pour le privé parce que, tout simplement, aujourd'hui, ça, c'est les chiffres de l'IFRAP, le régime de retraite publique est structurellement déficitaire. On est à peu près à 15 milliards par an de déficit de mémoire alors même que les projections pour le régime privé sont plus optimistes de la part du fameux Conseil d'orientation des retraites. Donc, voilà, il y a beaucoup de sujets en suspens et c'est vrai qu'à l'heure où on parle,

7:26
Présentateur

on est encore dans le flou complet. Vous évoquez une méthode précipitée. Ce matin, François Bayrou à la une du Parisien qui fait pourtant partie de la majorité, François Bayrou, il lance un avertissement en disant je suis opposé à tout passage en force. Est-ce que si le gouvernement devait utiliser le 49.3 pour faire passer cette réforme, ce serait un problème selon vous ? Est-ce que ce serait de nature à créer de la tension dans le pays ?

7:48
Marion Maréchal

Oui, très certainement et c'est d'ailleurs vraisemblablement ce qu'il adviendra s'il avance trop vite sur le sujet sans véritable concertation et sans une fois de plus une vision globale sur notamment la question de l'emploi. Le 49.3 pour forcer finalement la construction d'une majorité artificielle et c'est vrai qu'en l'état des circonstances, quand l'Assemblée nationale est aussi diverse qu'elle l'est aujourd'hui, on aurait aimé et espéré qu'elle soit davantage entendue. Et je pense qu'Emmanuel Macron a davantage pris l'habitude lors du mandat précédent de voir une Assemblée finalement totalement servile et qu'il a du mal à tenir compte du nouveau contexte politique.

8:28
Intervenant

Il y a quand même un paradoxe. Un, vous dites, au fond, il faut la faire cette réforme même si, attention, 64 ans, deux.

8:32
Marion Maréchal

Je dis, c'est une des mesures à défendre. Dans la façon

8:37
Intervenant

de promettre l'exercice du pouvoir chez Éric Zemmour, c'était plutôt un exercice du pouvoir bonapartiste. On ne vous a pas beaucoup entendu pendant la campagne présentielle parler de concertation. Et là, vous dites, attention, il ne faut pas brutaliser. Est-ce qu'au fond, il n'y a pas une forme de clarté de la part d'Emmanuel Macron à dire qu'on y va ?

8:50
Marion Maréchal

Les Français ont quand même envoyé un signal important lorsqu'ils ont envoyé à l'Assemblée nationale des groupes aujourd'hui plus importants qu'ils ne l'étaient par le passé. Je pense notamment aux groupes du Rassemblement National. On voit bien la coalition de la NUPES aussi aujourd'hui qui représente une force politique importante. Donc, il y a un signal qui a été envoyé par les Français qui ont considéré qu'ils ne voulaient pas donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron. Donc, à partir de là, il est important que le Président, dans sa manière de gouverner, en tienne compte. Il n'a pas un blanc-seing.

Quand on est sur des sujets aussi à la fois sensibles et importants pour le pays que la réforme des retraites, on pourrait attendre de sa part, en effet, d'un changement d'attitude politique qui change de ce à quoi il nous a habitués durant les cinq dernières années.

9:30
Présentateur

On va parler d'immigration. C'est une annonce qui a été faite ou plutôt une confirmation qui a été faite par Emmanuel Macron cette semaine. Il y aura un projet de loi d'immigration au début de l'année 2023. L'un des aspects, c'est le rétablissement d'une forme de double peine. C'est-à-dire que des condamnés étrangers pour des actes graves après avoir purgé leur peine pourraient être expulsés donc qui reviendraient sur cette décision prise par Nicolas Sarkozy il y a une vingtaine d'années lorsqu'il a été mis dans l'intérieur.

Est-ce que ça va dans le bon sens et est-ce que sur ce point-là Marine Le Pen lorsqu'elle était sur ce plateau en juillet avait dit « Moi, mille fois oui, je suis prêt, je suis prête à voter éventuellement certains aspects de cette loi s'ils vont dans le bon sens. » Est-ce que selon vous, vous pourriez, vous, même si vous n'êtes pas à l'Assemblée nationale, accompagner cette loi sur l'immigration sur certains aspects comme celui-là ?

10:13
Marion Maréchal

Quand on est un élu de la République présent à l'Assemblée nationale, il apparaît logique qu'on vote un certain nombre de choses quand elles vont dans le bon sens. Il est évident que s'il y a véritablement le rétablissement de cette double peine, il faut la voter tout simplement parce que la France n'a pas vocation à accueillir et à maintenir sur son sol des personnes qui ont sciemment violé ces lois et donc mis à mal les bonnes conditions d'accueil qui leur ont été offertes donc à partir de là, ça ne me choque pas que Marine Le Pen ait pu dire cela.

10:42
Présentateur

On va évoquer un autre plan de cette loi d'immigration avec Pauline. Oui, puisqu'Emmanuel Macron il a aussi plaidé cette semaine dans le même cadre pour une meilleure répartition des réfugiés accueillis sur le territoire en évoquant notamment les espaces ruraux où ils sont en train de perdre la population. Est-ce que c'est une bonne solution selon vous pour mieux intégrer ces réfugiés ?

11:03
Marion Maréchal

Ce qui me dérange dans cette proposition qui n'est pas nouvelle, souvenez-vous, on avait eu le même genre de proposition qui avait d'ailleurs été en partie appliquée au moment où on avait eu la crise des réfugiés syriens notamment mais pas que. C'est le préalable dans lequel on se positionne. C'est-à-dire que le préalable c'est qu'on considère que l'immigration n'est pas maîtrisable. Donc à partir du moment où ce n'est pas maîtrisable, la seule solution c'est de répartir cette immigration non maîtrisée.

Donc ça c'est le premier préalable qui me dérange parce que Dieu sait qu'il y aurait des choses à faire pour réduire l'immigration dans notre pays bien au-delà d'ailleurs de la loi immigration telle qu'elle se dessine. La deuxième chose qui me dérange beaucoup c'est qu'on va donc exporter dans ces territoires les problématiques liées à l'immigration qu'on connaît déjà dans d'autres territoires notamment plus urbains et notamment sur le plan de la sécurité. Je crois qu'aujourd'hui il n'est plus à démontrer puisque Gérald Darmanin lui-même en donne les chiffres et la démonstration le lien entre immigration et insécurité.

Et enfin et c'est là où je trouve ce raisonnement absurde c'est que si les Français sont partis de ces villages c'est qu'il y avait une raison. S'ils sont partis c'est parce que la plupart du temps il n'y avait plus d'emplois que la ligne de train qui permettait d'y avoir accès à fermer que les services publics ont déserté qu'on est dans des déserts médicaux que les commerces ont fini par fermer les uns après les autres. Si les Français sont partis de ces territoires que demain les migrants qui y seront mis ils resteront durablement alors même que les conditions de vie sont pas présentes.

12:22
Intervenant

Le président de la République parle notamment de ceux qui obtiennent un titre d'asile de réfugiés. Est-ce que ce n'est pas comment dire ?

12:28
Marion Maréchal

Ça ne régle pas le problème que je viens de venir. Est-ce qu'il n'y a pas

12:31
Intervenant

une forme de logique à simplement dire que sur un nombre total de réfugiés par an on fait en sorte de les répartir sur tout le territoire pour éviter qu'il n'y ait des concentrations de réfugiés à tel ou tel endroit ? C'est une forme de logique non ?

12:42
Marion Maréchal

Non je ne crois pas déjà parce qu'une fois de plus ça ne traite pas la question du dévoiement du droit d'asile aujourd'hui. Mais ça c'est un autre sujet on ne parle pas d'immigration illégale là on parle de gens qui obtiennent un titre d'asile qui sont des réfugiés. C'est le sujet de base ça veut dire qu'aujourd'hui le droit d'asile est très largement et trop largement donné.

Ça c'est une chose le droit d'asile la conception en tout cas que je m'en fais et que nous nous en faisons c'est d'abord un droit extrêmement restreint qui devrait être d'abord accordé à des réfugiés politiques dans des circonstances très particulières et aujourd'hui c'est devenu non seulement une nouvelle filière d'immigration illégale vous le savez 80% des déboutés de ce droit d'asile en réalité finissent par rester sur le territoire français et nous avons dans ces octrois plusieurs dizaines de milliers de personnes qui finissent par obtenir ce titre. Or moi je raisonne à l'inverse.

13:23
Présentateur

Il y a beaucoup d'Afghans aujourd'hui. Si les Afghans sont répartis par exemple dans des départements où ils manquent de population

13:28
Marion Maréchal

Je raisonne à l'inverse de vous. C'est-à-dire que vous vous dites ils sont là ils ont obtenu ce titre de séjour donc il faut pouvoir les répartir. Moi je vous dis ils ne doivent pas pour l'essentiel obtenir ce titre de séjour.

13:36
Intervenant

Alors à qui vous enlevez ce titre de séjour ? Qui aujourd'hui dans les populations à qui on donne un titre de réfugié vous considérez qu'ils ne le méritent pas

13:43
Marion Maréchal

concrètement ? Eh bien je vous dis je ne crois pas que le droit d'asile doive être dédié aux personnes qui sont dans un cadre socio-économique par exemple.

13:50
Intervenant

Quand on vient d'Afghanistan ce n'est pas un cadre socio-économique ?

13:52
Marion Maréchal

Je vais y aller laissez-moi finir. Vous avez à peu près 250 millions de personnes aujourd'hui dans le monde qui sont dans des pays ou des territoires qui sont en guerre. Est-ce qu'aujourd'hui le droit d'asile a vocation à être accordé à ces 250 millions de personnes ?

14:03
Présentateur

Je ne le crois pas. Les femmes afghanes aujourd'hui on leur accorde de façon assez naturelle le droit d'asile en France parce qu'elles sont menacées

14:09
Marion Maréchal

On pourrait parler du Yémen on pourrait parler d'un certain nombre de pays d'Afrique qui aujourd'hui sont confrontés on pourrait parler de l'Arménie je ne crois pas que la vocation de la France tout simplement parce que

14:17
Présentateur

les femmes ne sont pas les moyens

14:19
Marion Maréchal

Non mais pardon ce qui est extraordinaire c'est qu'on explique donc c'est à la France d'accueillir les Afghans réfugiés Très bien Est-ce qu'à un moment donné C'est principalement souvent elles Est-ce qu'à un moment donné on peut considérer que nos capacités d'accueil sont dépassées parce que nous n'arrivons plus sur le plan économique à les accueillir dans de bonnes conditions à leur offrir un travail à les assimiler et donc à lutter à côté de cela avec l'insécurité qui en découle et donc est-ce qu'on peut aussi demander à ce que ce soit les pays de ces zones géographiques limitrophes qui accueillent prioritairement ces pays chose qui n'est pas toujours faite disons-le je crois qu'aujourd'hui la France n'a pas vocation une fois de plus à être l'un des premiers destinataires des pays des populations pardon qui sont frappées par la guerre ou des problèmes socio-économiques importants

15:02
Présentateur

Vous parliez à l'instant des OQTF c'est-à-dire des obligations de quitter le territoire français les déboutés de droit d'asile qui donc doivent être expulsés le problème c'est souvent les pays d'origine ne veulent pas les reprendre ne veulent pas délivrer le laisser-passer consulaire Est-ce que le gouvernement a fait

15:15
Marion Maréchal

Oui il y a 5% des obligations sur le territoire français qui sont véritablement appliquées

15:18
Présentateur

Les résultats sont un peu en hausse ces derniers mois notamment parce qu'il y a eu une politique un peu plus de rapport de force avec des pays du Maghreb Est-ce que ça va dans le bon sens ou est-ce qu'il faut remettre à plat cette politique ?

15:29
Marion Maréchal

Après il faut quand même préciser qu'il y a sous le mandat d'Emmanuel Macron eu plus de naturalisation que d'expulsion ce qui est quand même à relever puisque c'est le président de l'immigration légale et illégale d'ailleurs record sous son mandat il n'y a jamais eu autant de titres de séjour accordés que sous la mandature d'Emmanuel Macron dans la période récente donc c'est quand même quelque chose d'assez frappant il n'y a jamais eu autant de demandeurs d'asile c'est quelque chose d'assez spectaculaire on a quasiment 100 000 demandeurs d'asile de plus depuis les années 2000 donc c'est quand même quelque chose d'assez frappant et où il n'y a pas de réponse une fois de plus structurelle moi je crois que sur la question de migratoire il y a évidemment la question du droit d'asile mais qui est un des aspects mais il y a aussi la question des incitations à l'immigration notamment sur le plan social lui-même admet que nous avons une politique sociale extrêmement généreuse que vous soyez finalement avec ou sans papier la générosité de la France s'offre à vous

16:22
Intervenant

ça veut dire qu'on retire toute possibilité de percevoir des allocations quand on est étranger sur le territoire français ?

16:27
Marion Maréchal

Non ce n'est pas aussi caricatural que cela en revanche ce qui est certain c'est que quand vous arrivez de manière illégale sur le territoire français il m'apparaît logique que vous ne puissiez pas bénéficier sur l'argent public de la solidarité des français bon ça c'est la première chose pour l'immigration illégale en ce qui concerne l'immigration légale je crois qu'il y a des aides qui ont vocation à être réservées prioritairement aux personnes de nationalité française je pense notamment aux aides au logement aux allocations familiales et puis il y a à côté de cela d'autres types d'assurance comme l'assurance chômage où là il ne m'apparaît pas illégitime qu'après un certain nombre d'années de cotisations sur le territoire les personnes de nationalité étrangère légalement sur le territoire puissent avoir aussi accès à ce chômage mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui vu notre situation économique il faut absolument réserver d'abord l'aide aux français avant d'ouvrir cette générosité à l'ensemble de l'humanité

17:17
Présentateur

Marion Maréchal on se retrouve dans quelques minutes après la publicité on parlera notamment de la fin de vie et des questions énergétiques qui préoccupent les français à tout de suite Marion Maréchal vice-présidente de Reconquête et l'invité de BFM Politique aujourd'hui on a parlé des retraites on a parlé de l'immigration on va parler d'un autre sujet d'actualité important la fin de vie Emmanuel Macron l'a évoqué cette semaine et une question de Benjamin

17:42
Intervenant

Oui absolument Emmanuel Macron a annoncé le lancement d'une convention citoyenne sur ce sujet en vue d'une possible loi d'ici la fin d'année 2023 après un avis favorable du comité d'éthique question simple est-ce que c'est selon vous la bonne méthode pour aborder ce sujet sensible ?

17:56
Marion Maréchal

Alors déjà échappons au langage orwellien parlons d'euthanasie puisque c'est d'euthanasie dont il s'agit et pas seulement de fin de vie

18:01
Intervenant

de fin de vie

18:02
Marion Maréchal

comme on dit comme on dit joliment et poétiquement disons les choses crûment que les français sachent de ce dont on parle

18:07
Intervenant

C'est pas que l'euthanasie en l'occurrence parce que le suicide d'assister c'est pas précisément

18:10
Marion Maréchal

l'euthanasie Et vous me parlez de ça équivaut à une euthanasie pardon vous injectez un produit qui va tuer quelqu'un de manière volontaire La méthode ce qui me dérange dans la méthode au-delà de comment dire de la manière dont il va associer les gens pour aboutir à une concertation c'est le fait qu'on se pose cette question-là alors qu'aujourd'hui il y a à peu près deux tiers des français qui en ont besoin qui n'ont pas accès aux soins palliatifs qu'il y a à peu près 27 départements qui sont intégralement privés de soins palliatifs donc on est en train de constater qu'aujourd'hui il y a une défaillance majeure de notre pays dans l'accompagnement de la souffrance et des derniers moments des personnes justement en fin de vie dans une grande partie du territoire et au lieu de traiter ce sujet fondamental

18:51
Intervenant

Le comité d'éthique là-dessus est clair il dit on peut avancer sur la loi l'euthanasie suicidatistique à condition d'investir massivement dans les soins palliatifs donc les deux vont de pair

18:58
Marion Maréchal

et bien je ne crois pas je crois que déjà la priorité devrait d'abord être cela ensuite je vous le dis franchement pour moi il y a une question de principe et qui a des conséquences extrêmement concrètes si demain vous remettez en cause l'interdit de tuer parce que c'est ça dont on parle disons les choses crûment vous savez quand ça commence vous ne savez pas où ça s'arrête et parlons du modèle belge puisque Emmanuel Macron lui-même a présenté la loi belge sur l'euthanasie comme un modèle sur lequel nous avons à peu près 20 ans de recul aujourd'hui en Belgique c'est à peu près 1 décès sur 40 qui sont concernés par l'euthanasie c'est à dire qu'on est très loin des situations exceptionnelles telles qu'on ne le présente aujourd'hui et d'ailleurs ça ne fait que s'amplifier depuis que cela existe ça avait commencé par concerner les personnes malades qui n'avaient pas de perspective de rédemption dans un premier temps ensuite ça a été étendu aux personnes atteintes d'un certain nombre de pathologies psychologiques notamment la dépression l'autisme peuvent être concernés ça a ensuite été étendu aux personnes atteintes de polypathologies c'est à dire de plusieurs pathologies qui ne sont pas mortelles ensuite ça a été étendu aux mineurs et aujourd'hui il y a un débat en Belgique pour savoir s'il faudrait étendre cette euthanasie aux personnes atteintes d'Alzheimer donc vous voyez ce qui me terrifie là-dedans c'est qu'on va vers une question absolument abyssale dont on ne maîtrise pas je crois totalement les conséquences

20:15
Intervenant

en Belgique on parle de 2600 euthanasies par an simplement pour que les gens aient les chiffres et pas non plus de

20:21
Marion Maréchal

non non mais c'est vous vous vérifiez c'est aujourd'hui une surcurrence

20:24
Intervenant

2600 par an

20:25
Marion Maréchal

et c'est très intéressant parce que moi je vois un paradoxe dans nos sociétés c'est à dire que quand une personne se jette d'un pont je pense qu'on se félicite tous que la société envoie les pompiers le SAMU pour aller la secourir et la remettre sur le droit chemin en revanche quand la personne est dans son lit en train de vous demander de mourir personne ne semble rien avoir à redire et tout le monde finalement se résigne à donner la mort à cette personne donc je crois qu'il y a véritablement une forme de paradoxe qui me dérange et je vous le dis franchement je crois que c'est extrêmement dangereux je ne peux pas m'empêcher de penser moi-même j'ai des grands-parents et je pense qu'on les a tous entendus tenir ce discours-là un jour ou l'autre de manger à ces personnes âgées qui se retrouvent dans les EHPAD et qui à un moment donné se diront finalement je suis un poids pour ma famille et qui du coup n'ayant pas envie de mourir finiront par faire ce choix parce qu'elles auront peur de représenter un poids pour leurs proches et je trouve que leur laisser cette perspective-là est absolument inhumain

21:21
Présentateur

voilà je n'ai pas d'autres mots quand le comité d'éthique juge possible de légaliser une aide active à mourir il pose aussi des conditions très strictes ce n'est pas des garanties suffisantes selon vous ça veut dire que vous êtes opposé à toute évolution

21:33
Marion Maréchal

de la loi sur la fin de juin je ne donne aucun crédit à ce comité d'éthique aucun je vous le donne aucun puisqu'il a changé d'avis il faut savoir qu'il y a quelques années il avait expliqué qu'il était contre défavorable à la légalisation de l'euthanasie en quelques années seulement il a donc abouti à la décision que vous venez d'énoncer et je donne d'autant moins de crédit que j'ai lu il y a quelques années une interview de monsieur Delfraissy donc le président de ce comité d'éthique qui explique qu'il ne sait pas ce qu'est le bien et le mal qu'il n'est pas là pour définir le bien et le mal qu'il est là simplement pour accompagner un état d'opinion dans la société au regard des connaissances scientifiques qu'il n'y a aucune valeur absolue qu'il n'y a aucune valeur intangible qu'elles sont toutes finalement relatives donc sincèrement je ne vois pas quelle plus-value apporte ce comité d'éthique puisqu'il ne fait finalement qu'acter en état de l'opinion est-il en un instant T

22:20
Présentateur

Marion Maréchel on va parler d'énergie et de la guerre en Ukraine dans un instant mais nouveauté dans cette émission dans BFM Politique au milieu de l'émission on vous donne la possibilité de choisir des photos de commenter des photos c'est la nouveauté on a trois photos pour vous vous allez les voir trois photos qui vont s'afficher derrière nous voici trois photos vous les voyez je vais vous demander de choisir deux d'entre elles

22:42
Marion Maréchal

elles n'ont pas de lien entre elles

22:43
Présentateur

elles n'ont pas de lien entre elles la première

22:45
Marion Maréchal

on va prendre les funérailles

22:48
Présentateur

concrètement qu'est-ce qui vous inspire cette émotion des britanniques ces heures de queue parfois plus de 12h ou 15h de queue pour aller rendre hommage à la reine Elisabeth qu'est-ce que ça dit de ce pays et peut-être aussi de son identité qui le Royaume-Uni comme la France connaît des questions des doutes autour de son identité

23:07
Marion Maréchal

je trouve ça extrêmement touchant ça n'est pas mon histoire et ça n'est pas ma reine mais c'est vrai qu'elle représente une époque finalement qui se ferme avec elle et je dois dire que je crois que ça révèle ce besoin qu'ont les peuples de mystique c'est-à-dire que et c'est peut-être ce qui manque d'une certaine manière parfois au peuple français c'est-à-dire que ce qui est fort dans le régime monarchique et parlementaire britannique c'est qu'il y a les partis qui s'écharpent se divisent votent les lois mais il y a cette monarchie sur laquelle se retrouvent tous les britanniques quelles que soient finalement leurs idées quelles que soient leurs origines quel que soit leur âge et c'est une manière finalement d'incarner l'unité du peuple britannique

23:48
Intervenant

au-delà des clivages il manque à la France la figure du roi

23:51
Marion Maréchal

je pense que c'est ce qu'il voulait un peu signifier mais je trouve ça beau qu'il puisse y avoir une institution sur laquelle tous les britanniques se retrouvent quelles que soient leurs idées politiques quelles que soient leurs origines la monarchie

24:00
Présentateur

ça peut être un système moderne pour une démocratie

24:03
Marion Maréchal

la preuve c'est qu'il n'y a pas d'antinomie le régime monarchie britannique fonctionne très bien c'est plutôt une démocratie vivace qui a réussi même à mettre en oeuvre le Brexit ce qui n'était pas chose aisée disons-le donc non non je crois que c'est pas un anti-modèle en tout cas ce qui est sûr c'est que ça révèle et la passion des français d'une certaine manière pour ces funérailles et pour cette reine révèle bien que oui il y a peut-être je sais pas une petite once de nostalgie chez les français

24:30
Présentateur

alors il y a deux autres photos je demande d'en choisir une il y a une photo de Sandrine Rousseau il y a une photo de Jean-Marie Le Pen

24:35
Marion Maréchal

photo très flatteuse de Jean-Marie Le Pen d'ailleurs même à moi il me fait peur sur cette photo donc je vais choisir Sandrine Rousseau

24:39
Présentateur

alors une question de Pauline est-ce que vous diriez comme Sandrine Rousseau députée écolo que la valeur travail c'est quand même une valeur de droite

24:49
Marion Maréchal

non je ne dirais pas ça parce que Sandrine Rousseau je pense a fait des provocations stupides finalement sa marque de fabrique pour pouvoir exister dans le débat public quoi que ça n'est peut-être même pas fait exprès mais en tout cas ça semble finir par être une stratégie à force de répétition

25:06
Présentateur

c'est peut-être efficace elle est au centre du débat à gauche

25:08
Marion Maréchal

c'est manifestement efficace elle inscrit cette parole d'ailleurs dans un réflexion plus globale sur vous savez le droit à la paresse qui est une vieille idée de gauche qui avait été théorisée par le gendre de Karl Marx comme quoi à gauche on ne se refait pas finalement les références restent toujours peu ou prou les mêmes et on oublie d'ailleurs derrière cette idée du droit à la paresse que le droit à la paresse va être financé par ceux qui travaillent parce que ceux qui finalement ne travaillent pas et donc sont au crochet de la société doivent bien être accompagnés par des gens qui eux vont devoir produire pour pouvoir permettre ce droit à la paresse donc je pense que c'est surtout une énorme bêtise le travail n'est ni de droite ni de gauche dans la mesure du possible il se doit évidemment d'être digne adapté et de servir la société au sens large donc je ne sais pas Sandrine Rousseau a encore frappé en tout cas le droit à la bêtise est définitivement une valeur de gauche

25:57
Présentateur

vous n'avez pas choisi la photo c'est dommage on avait une question

26:01
Marion Maréchal

j'imagine que ça vous a du coup vous allez me poser quand même

26:04
Présentateur

on va d'abord parler d'énergie parce que parmi l'actualité politique de la semaine il y a eu ces annonces du gouvernement sur le bouclier tarifaire qui va être prolongé en 2023 à cette occasion vous avez dénoncé je cite une politique du chèque puisqu'il y aura aussi des chèques énergie pour les plus modestes qu'est-ce qu'il aurait fallu faire selon vous et question subidaire qui doit faire le plus d'efforts en termes d'économie d'énergie l'État les entreprises ou les particuliers

26:27
Marion Maréchal

non si vous voulez ce que je déplore dans cette situation c'est qu'on se retrouve dans une inversion de charge de la responsabilité ça veut dire que si nous sommes aujourd'hui dans cette situation de pénurie au-delà de la question de la guerre en Ukraine parce qu'il y a des choix politiques concrets qui ont été faits on ne va pas y revenir

26:40
Présentateur

ça a été largement débattu le sabotage

26:42
Marion Maréchal

le sabotage de notre filière nucléaire et d'autres décisions qui maintenant sont derrière nous fort heureusement mais souvenez-vous quand même qu'avant qu'avant qu'Emmanuel Macron ne soit réélu il s'agissait de démanteler EDF donc de fragiliser avec le fameux projet Hercule aujourd'hui en stand-by ou peut-être abandonné qui aurait encore fragilisé ce grand champion national donc on est aujourd'hui dans une situation de dépendance très largement due à la soumission à l'idéologie écolo à laquelle n'a pas échappé Emmanuel Macron qui nous rend du coup responsables comment dire de l'incompétence et de la défaillance de nos gouvernants mais aussi responsables de la défaillance des gouvernants allemands puisque nous allons devoir nous retrouver solidaires et leur fournir le constat

27:22
Intervenant

on l'entend si demain vous étiez au pouvoir qu'est-ce que vous diriez aux français aux particuliers aux entreprises est-ce que vous leur diriez attention baissez votre chauffage attention prenez moins l'avion pourquoi pas attention allez moins vite sur l'autoroute concrètement quel message je vous réponds pour passer l'hiver

27:37
Marion Maréchal

je vous réponds je tente de vous répondre sur ce sujet éminemment complexe où il n'y a pas toujours malheureusement de solution miracle à offrir il y a selon moi deux réponses possibles il y a une réponse de court terme qui évidemment implique puisqu'on est dos au mur maintenant d'aider au maximum nos particuliers les particuliers et nos entreprises pour éviter la faillite générale notamment de notre industrie donc ça je ne suis pas choqué par cette idée d'aide immédiate je pense d'ailleurs que le modèle hispano-portugais pour faire simple était un modèle intéressant ça veut dire vous avez vu

28:05
Présentateur

la faune électricité pour les entreprises

28:06
Marion Maréchal

alors ça et surtout il subventionne le prix du gaz puisque vous savez que le prix du gaz est corrélé au prix de l'électricité il subventionne le prix du gaz pour faire baisser en fait le prix de l'électricité et il demande en parallèle la solidarité de producteurs d'électricité non gazier c'est-à-dire notamment les producteurs d'énergie renouvelable

28:22
Présentateur

c'est lié notamment au fait que géographiquement la péninsule ibérique est dans une situation qui n'est pas exactement la même que la France au milieu de l'Europe

28:28
Marion Maréchal

vous avez totalement raison et on va y revenir donc on pourrait demander en effet le soutien de ces producteurs d'énergie renouvelable qui ne sont pas toujours ceux qu'on imagine vous savez peut-être que vous l'ignorez peut-être mais Ikea est un comment dire possède comment dire des des usines de production d'énergie renouvelable pour l'électricité et donc il pourrait être un contributeur exceptionnel solidaire pour pouvoir accompagner ses aides immédiates et ensuite dans un deuxième temps se pose pourquoi pas la question de la sortie du marché commun de l'électricité mais il y a des préalables qui ne se font pas d'un claquement de doigts parce que ce marché commun de l'électricité est ce qui nous permet aujourd'hui d'importer de l'électricité de l'étranger or comme nous sommes aujourd'hui en pénurie on n'a pas le luxe de pouvoir en sortir immédiatement donc il y a deux préalables le premier c'est de retrouver une autonomie maximale et donc la reconstruction d'un parc nucléaire performant et la deuxième chose c'est de sortir aussi d'un système de concurrence ça veut dire de retrouver un champion national qui est le monopole de la production et de la distribution à savoir EDF donc vous voyez c'est quand même des conditions lourdes et donc ça demande une vision sur le moyen long terme finalement

29:31
Présentateur

Estimez-vous aussi qu'il faudrait renoncer aux sanctions contre la Russie pour pouvoir acheter des hydrocarbures à Moscou et desserrer un peu cet état

29:38
Marion Maréchal

Alors je crois que ce qu'il faut dire aux Français c'est qu'il n'y a aucune solution alternative à la Russie qui soit totalement économiquement et moralement totalement acceptable Je m'explique c'est-à-dire que si vous renoncez au gaz russe pour des raisons tout à fait légitimes de soutien à l'Ukraine dans le cadre de la guerre que nous connaissons l'alternative c'est quoi ? C'est le gaz qatarie on ne peut pas dire que ce soit une grande démocratie respectueuse des droits de l'homme Le Qatar n'a pas

30:05
Intervenant

envahit l'Ukraine

30:06
Marion Maréchal

Oui d'accord mais enfin c'est quand même pas une des grandes démocraties respectueuses des droits de l'homme et on parlera peut-être davantage au moment de la Coupe du Monde

30:13
Présentateur

Vous pouvez coter d'ailleurs la Coupe du Monde Pardon ? Vous pouvez coter la Coupe du Monde puisque vous en parlez

30:17
Marion Maréchal

Moi je ne suis pas très à l'aise je ne suis pas très à l'aise je vais vous le dire franchement pour différentes raisons Il y a les questions climatiques mais il y a aussi les questions des conditions dans lesquelles les infrastructures ont été construites

30:29
Présentateur

Il y a beaucoup de morts Oui

30:30
Marion Maréchal

on parle de ça d'un revers de main c'est juste de l'esclavagisme moderne avec des morts comme vous l'avez relevé

30:38
Présentateur

Est-ce que le président de la République ou la mise des sports doit aller là-bas ?

30:40
Marion Maréchal

Si on devait être cohérent oui je pense qu'on pourrait boycotter honnêtement ça ne me choquerait pas

30:44
Intervenant

Seulement les pouvoirs publics ou aussi les équipes ?

30:47
Marion Maréchal

Je ne suis pas sportif de haut niveau Ils n'ont pas choisi

30:50
Intervenant

eux

30:50
Présentateur

Je pense qu'ils n'en sont pas

30:54
Marion Maréchal

responsables Mais je ne serais pas choquée qu'il y ait un signal politique envoyé Vous estimez que le président

30:58
Présentateur

ou la ministre des sports ne devraient pas y aller ?

31:01
Marion Maréchal

Oui je pense que ça peut être un signal Je ne me choquerais pas en tout cas qu'il y ait un symbole politique fort qui soit envoyé eu égard à la manière dont ces infrastructures ont été construites Oui on revient sur la Russie Le Qatar L'alternative c'est quoi ?

L'Azerbaïdjan Vous avez vu que la présidente de la Commission européenne est allée doubler la quantité d'importation de gaz azérie alors même que l'Azerbaïdjan puisqu'on parle de pays souverains envahis est actuellement et depuis déjà plusieurs années en train d'envahir et d'occuper illégalement un pays souverain qui est l'Arménie qui est une démocratie quand l'Azerbaïdjan est une dictature sans que manifestement les pouvoirs publics ne s'en émeufent suffisamment pour renoncer

31:40
Intervenant

Rassemblement National France Insoumise disent qu'il faut arrêter les sanctions sur les hydrocarbures parce que ça sert à rien et parce que ça pénalise les Français Est-ce que vous pensez la même chose ? C'est exactement

31:47
Marion Maréchal

ce que je suis en train de vous dire c'est-à-dire qu'on n'a pas de solution alternative parfaitement satisfaisante et je crois qu'aujourd'hui on ne peut pas aller au-delà c'est-à-dire qu'on nous explique tous les jours les journalistes nous interrogent en disant mais qu'est-ce qu'on doit faire de plus pour aider l'Ukraine mais à un moment donné je veux dire on est en train quand même de donner un coup extrêmement violent à notre économie avec cette situation et à nos concitoyens précaires on est en train de mettre à genoux notre industrie on est sur la crête de la cobelligérance en Ukraine je veux dire l'étape supplémentaire pardon mais c'est la troisième guerre mondiale en fait c'est la troisième guerre mondiale donc je crois qu'aujourd'hui l'Europe et la France en particulier ne peut pas aller au-delà la réponse elle doit venir et elle ne peut venir aujourd'hui que des Ukrainiens

32:27
Présentateur

mais pas en deçà

32:28
Marion Maréchal

que des Ukrainiens

32:28
Présentateur

vous n'appelez pas à ce qu'il y a en tout cas

32:31
Marion Maréchal

ce qui est sûr sur la partie énergétique vu l'état de notre dépendance parce que nous n'avons pas de gaz sous nos pieds et vu les alternatives je ne serais pas choqué qu'on desserre un peu l'étau avec la Russie au moins sur le court terme parce que je ne crois pas que ce soit aux Français de payer pour cette guerre russo-ukrainienne et je le dis d'autant plus qu'on a l'impression qu'on parle de choses complètement abstraites mais derrière les faillites d'entreprises c'est des vies brisées je veux dire c'est des centaines si ce n'est des milliers de Français qui peuvent se retrouver au chômage dos au mur à ne plus pouvoir nourrir leur famille donc bon moi je crois que la responsabilité des hommes politiques français c'est d'abord de défendre l'intérêt de leurs concitoyens

33:08
Présentateur

Marion Maréchal vous êtes vice-présidente de Reconquête je voudrais vous soumettre une phrase prononcée par Marine Le Pen présidente du Rassemblement National dans West France ce week-end je cite à propos de Reconquête ce parti est déconnecté des problèmes quotidiens des Français il peut continuer à vivoter pendant des années c'est ce que dit Marion euh pardon excusez-moi la plus Marine Le Pen

33:28
Marion Maréchal

vous ne m'avez pas Jean-Marie déjà

33:29
Présentateur

excusez-moi pour ce lapsus est-ce qu'il n'y a pas quand même une partie de vrai est-ce qu'au fond Reconquête n'a pas et c'est peut-être l'une des raisons de l'échec obligatif n'a pas semblé déconnecté des problèmes quotidiens des Français en tout cas beaucoup de Français notamment de Français des classes populaires ont préféré voter pour le Rassemblement National plutôt que pour Reconquête aux législatives est-ce qu'elle ne prend pas là une faiblesse de Reconquête ?

33:49
Marion Maréchal

je pense que cette question pourrait davantage être posée aux Républicains puisque en l'occurrence Valérie Pécresse a fait un million de voix de moins qu'Éric Zemmour

33:56
Intervenant

ah oui ils ont des élus à la salle

33:57
Marion Maréchal

oui d'accord enfin d'ailleurs des élus souvent aux élections locales qui sont les premiers à cacher vous savez leur logo les Républicains parce qu'il ne fait pas bon être estampillé Républicain pendant les élections en tout cas et dont la moitié on a pas voté mais est-ce que c'est pas

34:09
Présentateur

un parti bourgeois au fond Reconquête un parti urbain bourgeois peut-être élitiste en tout cas perçu comme ça par une partie des Français

34:14
Marion Maréchal

pourquoi je reviens sur ce procès-là parce que je trouve ça étonnant qu'on pose la question de la légitimité de l'existence de Reconquête dans le débat public alors qu'on ne se la pose jamais par exemple pour les écolos ou les Républicains

34:24
Présentateur

non on parle de l'efficacité dérisoire aux élections de porter le message

34:27
Marion Maréchal

je réponds sur cette phrase que je trouve un peu méprisante c'est un peu dommage parce que le Front National la phrase de Marine Le Pen vous la trouvez méprisante oui je pense que le Front National n'a pas toujours fait 20, 25, 27% vous savez on parle de Jean-Marie Le Pen Jean-Marie Le Pen il a commencé la vie politique en faisant 0,74% aux élections donc je veux dire je trouve que cet argument est totalement antinomique avec l'idée que je me fais de la politique qui implique constance pugnacité et temps long pour s'inscrire dans le paysage politique donc non je ne crois pas du tout que ce soit un parti bourgeois tel que vous le dites je pense que c'est un parti qui a une vraie singularité de ligne sur l'économie notamment c'est vrai par rapport au Rassemblement National qui est une approche peut-être moins étatiste qui veut s'attacher davantage à valoriser le travail à lutter contre l'assistanat que ne le ferait le Rassemblement National je ne crois pas que ce soit une logique de bourgeois je pense que c'est une logique de français qui se lèvent le matin qui ont envie de vivre de leur travail et qui n'ont pas envie de porter à bout de bras les aides sociales pour ceux qui ont le droit à la paresse dont parle Sandrine Rousseau

35:23
Intervenant

Mario Marchal dans deux ans il y aura les élections européennes question simple est-ce que vous serez peut-être de liste pour Reconquête ?

35:29
Marion Maréchal

Rien n'est décidé à l'heure actuelle

35:30
Intervenant

est-ce que c'est une possibilité ?

35:32
Marion Maréchal

J'ai été interrogée par vos confrères j'ai dit que cela m'intéressait mais je crois qu'il y a d'abord un préalable urgent pour Reconquête c'est déjà de définir quel sera notre projet européen c'est ce qui m'intéresse et je pense que c'est l'essentiel ensuite en ce qui concerne la tête de liste pour faire simple

35:47
Intervenant

c'est Éric Zemmour ou vous

35:47
Marion Maréchal

non mais en ce qui concerne la tête de liste c'est une décision qui sera prise de manière collective ensemble le moment venu je crois qu'on n'y est pas du tout ni moi ni Éric ne sommes dans cet agenda pour le moment il n'y a absolument aucune concurrence parce que je vois bien en ce moment qu'il y a une petite tentative de mise en concurrence je vous le dis une fois plus c'est une décision qu'on prendra ensemble la concurrence existe partout et elle est parfois une saine émulation

36:13
Présentateur

il y a aussi une concurrence en ce moment au Rassemblement National puisque les adhérents doivent choisir entre Louis Alliot et Jordan Bardella pour la présidence du parti est-ce que vous avez une préférence est-ce que l'élection de l'un ou l'autre rendrait plus facile un éventuel travail en commun avec votre parti

36:27
Marion Maréchal

si vous voulez la difficulté c'est que quand il y a une compétition interne dans un mouvement en principe c'est une compétition de ligne et de stratégie or aujourd'hui on se rend compte qu'entre Jordan Bardella et Louis Alliot c'est moins une différence de ligne qu'une différence de parcours et d'images

36:44
Intervenant

on dit qu'il échange avec Stanislas Rigaud les proches de Louis Alliot disent ah oui Jordan Bardella lui il ne pourrait plus se rapprocher d'Éric Zemmour

36:51
Marion Maréchal

on dit qu'il n'est plus ceci cela mais en tout cas dans les déclarations que j'ai vues je n'ai pas vu un projet radicalement différent de celui de Louis Alliot ce qu'il faut quand même noter c'est qu'il semble acter pour tout le monde et eux au premier plan puisqu'ils l'ont dit répété que Marine Le Pen sera la candidate en 2027 donc en réalité c'est elle qui restera le chef politique

37:09
Intervenant

vous avez un doute là-dessus sur la possibilité qu'elle soit candidate en 2027 ?

37:12
Marion Maréchal

je pense qu'à l'heure actuelle c'est acté dans la tête de tout le monde alors après 5 ans c'est lourd mais de fait c'est elle qui restera la chef politique si c'est elle la candidate en 2027 donc je veux dire que ce soit Jordan Bardella ou Louis Alliot

37:21
Intervenant

elle a dit circonstances exceptionnelles elle continue à le dire

37:24
Marion Maréchal

elle l'avait dit de toute façon avant l'élection de 2027 ce qui est certain je pense qu'en plus la situation est suffisamment grave je ne sais pas ce qui représenterait des circonstances exceptionnelles mais qu'importe ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui lui comme Jordan Bardella comme Louis Alliot semble acter le fait qu'ils seront là pour faire tourner la machine comme j'ai pu l'entendre plus que pour porter un véritable projet et une véritable stratégie

37:46
Présentateur

Marion Maréchal il nous reste 3 minutes je crois qu'on parle de ce qui se passe en Italie ou ce qui va se passer dimanche prochain puisqu'il y a des élections législatives c'est une situation politique très complexe mais tous les sondages indiquent qu'il devrait y avoir une coalition au pouvoir une coalition de droite et de plusieurs parties d'extrême droite au fond c'est l'union des droites qui pourrait gagner c'était la ligne que défendait Erisément dans cette élection présidentielle qui n'a fait que 7% est-ce que quelle leçon vous tirez de ce qui se passe en Italie en ce moment est-ce que finalement c'est le chemin que vous aimeriez suivre l'union de reconquête du Rassemblement National et peut-être de LR et c'est la condition pour arriver au pouvoir

38:20
Marion Maréchal

Oui puisque c'est une ligne que je défendais même lorsque j'étais députée au sein du Front National et j'étais d'ailleurs et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'en étais partie parce que je continue je pense et je continue de penser que dans nos institutions on ne peut pas gagner seul et qu'ils font donc travailler avec des forces complémentaires qui gardent chacune leur spécificité mais qui sont amenés à travailler ensemble l'exemple italien en est un excellent exemple ça n'est pas nouveau vous savez qu'en Italie au niveau régional local comme au niveau national ces coalitions à droite

38:47
Présentateur

la ligue a déjà été au pouvoir avec des ministres

38:50
Marion Maréchal

Exactement on parle de l'Italie on pourrait aussi parler de la Suède qui est aussi un exemple extrêmement récent d'une coalition des droites qui a fini par accéder au pouvoir pour pouvoir gouverner ensemble j'espère et ce sera le rôle de Reconquête dans les années à venir de promouvoir cette stratégie pour qu'on puisse y aboutir à un moment donné

39:06
Présentateur

On voit bien qu'en Suède par exemple le parti d'extrême droite risque de rester aux portes du gouvernement et de n'être finalement qu'un soutien au Parlement parce que justement les autres partis n'en veulent pas Alors moi déjà

39:16
Marion Maréchal

je réfute ce terme d'extrême droite parce que je ne crois pas que ni Georgia Meloni ni les démocrates suédois ne soient

39:23
Présentateur

Georgia Meloni avait dit en 1996 à France 3 moi je crois que Mussolini c'était un bon politicien

39:27
Marion Maréchal

Vous trouveriez aussi des déclarations de Berlusconi qui pourraient vous surprendre sur le sujet et pourtant il est censé représenter le centre droit ça c'est on va dire la vie politique

39:34
Présentateur

La vie politique italienne a des particularités

39:40
Marion Maréchal

là-dessus qui je pense sont difficilement compréhensibles du point de vue français

39:44
Présentateur

Et on va préciser pour que les téléspectateurs que votre époux est eurodéputé de ce parti Fratelli d'Italia au Parlement européen

39:50
Marion Maréchal

Exactement Je suis totalement parti pris Non c'est pas ce que vous voulez dire

39:53
Présentateur

Je suis disé pour les téléspectateurs

39:54
Intervenant

Les deux exemples que vous avez cités italiens et suédois la particularité de Fratelli d'Italia et des démocrates de Suède c'est que sur les questions internationales Georgia Meloni elle est atlantiste elle soutient à fond l'Ukraine les sanctions contre la Russie en Suède les démocrates de Suède ont soutenu l'adhésion de la Suède à l'OTAN est-ce qu'au fond ça ne montre pas que l'un des obstacles que vous avez ce sont vos positions géopolitiques Et quoi ?

40:16
Marion Maréchal

Et quoi ? Parce que c'est pas assez normal que selon les pays Vous voyez bien

40:18
Intervenant

Éric Zemmour lui-même a dit que pendant la campagne présidentielle ce qu'il avait impacté c'était ce qu'il avait dit sur la Russie ses précédentes déclarations sur les réfugiés ukrainiens sur les sanctions Non mais

40:27
Marion Maréchal

ce que je vous ai dit là c'est que je vous ai dit qu'il y avait un modèle dont on pouvait s'inspirer qui était l'idée de travailler ensemble au sein d'une coalition Mais sur le fond rien Je ne vous ai pas dit que les positions de Georgia Meloni dont je me sens personnellement plus proche dans le cadre de cette coalition se confondent totalement avec les positions de reconquête comme celles des démocrates de Suède se confondent totalement avec celles de reconquête Ce serait absurde Ce sont des pays différents avec des intérêts différents et avec des contraintes différentes Donc ça c'est tout à fait normal qu'il y ait des divergences Je ne crois pas du tout que ce soit la question internationale qui ait empêché cette idée de la coalition Je pense qu'il y a eu des calculs électoraux de partis à court terme Et personne n'en veut en l'état en France Mais tout à fait Et donc ça va être l'une des missions de reconquête parmi d'autres On va peut-être y revenir pour justement faire avancer cette idée et cette nécessité de travailler ensemble parce que je crois que nous ne pouvons pas avoir le luxe après 5 ans de François Hollande après 10 ans d'Emmanuel Macron de passer à côté lors de la prochaine élection présidentielle cette possibilité d'arriver au pouvoir

41:20
Présentateur

On aura l'occasion de revenir sur 2027 dans de prochaines émissions de BFM politique puisqu'on va se retrouver dans un instant Et on précise aussi pour être expliciteur que vous pourrez suivre le discours de Marine Le Pen le discours de rentrée à 14h30 Merci Marion-Marie Stalvis présidente de Reconquête d'avoir été l'invité de BFM TV ce dimanche