Manifestation interdite à Concorde le 17 octobre : “La préfecture tente de museler la jeunesse”
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:59OuverteRéponse partielle
Pourquoi avoir interdit la manifestation à Concorde ?
- 3:42OuverteÉludée
Pourquoi refuser les lieux de pouvoir ?
- 5:59OuverteRéponse directe
La jeunesse s'essouffle-t-elle ?
- 7:57OuverteRéponse directe
Pourquoi cette colère contre le gouvernement ?
- 8:40ComplaisanteRéponse directe
Comprenez-vous la colère des manifestants ?
- 9:20RelanceRéponse partielle
Qui fait monter la tension ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:50Fait
« il y a de l'argent pour les budgets pour la guerre mais il y aurait pas d'argent pour l'éducation, pour la santé »
- 6:36Fait
« ils ont le Cornu a annoncé que toutes les manifestations seraient autorisées et au final, on voit que ce n'est pas le cas »
- 7:20Fait
« aujourd'hui le monde nous regarde. Alors oui, nous allons continuer cette mobilisation et nous allons nous rejoindre à toutes les autres organisations »
- 7:57Fait
« Les bâtis scolaires, ils tombent dans des états de ignobles, c'est c'est insalubre »
- 11:40Fait
« La manifestation et la rue, c'est autant la démocratie que que les urnes »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
compte tenu du fait que les mesures de sécurité n'étaient pas totalement et loin s'en faut réunies pour assurer euh euh un cortège et une déambulation en toute sécurité sur l'un des trajets, sur l'un des requérants. Donc, j'ai pris un arrêté d'interdiction euh d'interdiction euh de de de manifester euh pour autant euh depuis plusieurs jours, nous sommes évidemment extrêmement ouverts et travaillons avec l'ensemble euh des requérants de façon à trouver un bon équilibre qui euh doit conduire et doit permettre à ce que la manifestation évidemment se déroule, mais qu'elle se déroule bien parce que si la sécurité des manifestants nous importe, bien évidemment, si euh nous
veillons à ce que euh les manifestations ne soient pas émaillées euh malheureusement, comme on l'a vu euh mardi dernier euh de de de faits euh qui euh conduisent à ce qu'il y ait des blessés, évidemment dans les rangs des manifestants, mais aussi dans les rangs euh des policiers en nombre extrêmement important et pour des blessures parfois extrêmement importantes. Il nous importe aussi de veiller à ce que les Parisennes et les Parisiens puissent vaquer à leurs occupations normalement euh parce qu'ils sont plusieurs millions à venir travailler, à habiter, mais aussi des touristes à venir visiter notre belle ville, notre belle capitale. Et donc, il est aussi de mon devoir de faire en sorte que tout ceci puisse se dérouler en totale sécurité pour les uns et pour
les autres. Donc, pour le moment, nous n'avons pas euh un accord global sur un cortège, un itinéraire. Nous y travaillons euh et je remercie celles et ceux qui euh s'y emploient euh parce que je peux vous dire que des efforts sont faits euh de part et d'autre en tout cas pour au moins une partie de celles et ceux qui euh souhaitent manifester et je pense que en tout cas, je l'espère très sincèrement, que nous arriverons à trouver un un itinéraire qui permette de concilier euh les besoins euh constitutionnels, en tout cas, le la Constitution le permet, de manifester, ce qui est tout à fait normal, mais aussi d'assurer euh la sécurité des uns et des autres, de celles et ceux qui manifestent, bien évidemment, et puis celles et ceux qui euh vivent également
euh dans Paris. Voilà ce que je voulais vous dire. En tout cas, euh nous sommes nous nous sommes donnés pour parvenir à un accord. Je répondrai pas à des questions, simplement pour vous dire que nous sommes très investis et très soucieux de permettre à tout le monde de pouvoir manifester, mais dans le dans le calme et dans le respect des uns et des autres. Merci beaucoup. Écoutez, déjà nous on trouve que c'est pas normal que ça soit le préfet qui commence à la conférence de presse. Voilà, j'étais euh pour le comité de mobilisation interfac de l'assemblée générale interfac d'Île-de-France qui représente euh ben en fait la quasi-totalité des universités euh aujourd'hui qui sont mobilisées en Île-de-France. Euh nous on dit une chose simple, aujourd'hui euh là le
gouvernement le Cornu nous dit que toutes les manifestations euh seront autorisées, mais en fait euh les manifestations qui se dirigent vers les lieux de pouvoir sont refusées. Ça, on trouve que c'est pas normal. Voilà, parce qu'aujourd'hui il y a une colère qui existe, qui est très importante de la part de la jeunesse lycéenne, étudiante, et on invite le monde du travail à rejoindre cette mobilisation, et on veut pouvoir aller manifester, oui, au plus proche des lieux de pouvoir pour leur faire comprendre par un autre nombre aujourd'hui notre détermination, notre colère, nos revendications et le fait qu'on lâchera pas. Donc on a eu des discussions aujourd'hui avec la préfecture, puisque le mandat euh de l'assemblée générale interfac c'est d'aller manifester en direction de
Concorde. On a tout proposé, euh Concorde, Opéra, Madeleine, même Richelieu-Drouot, et euh aujourd'hui il y a tous les prétextes qui sont utilisés pour essayer de refuser, c'est des prétextes qui sont bidons. Donc nous, on partira à la manifestation samedi en direction de Bastille, euh de manière conjointe avec l'intersyndicale, celle de Place d'Italie, la représentée notamment par la CGT et d'autres organisations euh qui ont été présentes, avec euh les camarades gilets jaunes et avec l'interfac Île-de-France. On partira en direction de Bastille, et euh on maintient la demande de pouvoir aller la proposition qu'on a faite, et où il y a eu aucune réponse de la part de la préfecture euh pour euh euh argumenter la raison pour laquelle ça serait refusé, c'est d'aller à Place de la
Bourse. Euh voilà, donc on maintient cette question-là, et on dit quand même on insiste, il faut aujourd'hui laisser euh notamment la jeunesse, les gens qui se mobilisent, aller manifester dans des lieux de pouvoir. Aujourd'hui, il y a une hypocrisie qui vise à dire que les manifestations seront acceptées et au final, elles sont toutes refusées avec des faux prétextes. Donc merci à vous. que vous vouliez Bastille ? Bastille direction Bourse et on passera par République conjointement, on fera cortège commun toutes et tous ensemble de République en passant par de Bastille en passant par République et d'aller jusqu'à Bourse. Et quel Vous pouvez donner votre nom et votre organisation s'il vous ? Copélia Moreau pour le comité de mobilisation interfac Île-de-France.
À quoi vous voulez qu'elle ressemble cette journée de demain pendant la la mobilisation, la manifestation de demain mais aussi plus généralement l'ensemble de Qu'elle continue d'être d'être massive, il faut que cette journée de manifestation samedi 17 octobre, il faut que ça soit un moment de regroupement où toutes et tous ensemble on s'y mette que ça soit les lycéens les les lycéennes, les étudiants étudiantes mais le monde du travail, les gilets jaunes toutes et tous ensemble, il faut qu'on fasse front parce qu'aujourd'hui on a des revendications qui sont communes. On a la question du manque de moyens, on a la question du prix de l'essence, la hausse du coût de la vie et pendant que pendant ce temps-là le CAC 40 fait des chiffres records, il y a de l'argent pour les
budgets pour la guerre mais il y aurait pas d'argent pour l'éducation, pour la santé, tout ça c'est un scandale et la jeunesse aujourd'hui se mobilise pour dire qu'on en peut plus. On veut mettre fin à cette société et on va réussir à gagner mais pour ça il faut qu'on se mette toutes et tous ensemble et il faut que ça soit le début d'une grève générale et qu'on pose le problème d'une manifestation massive ce samedi mais que ça soit le point de départ pour ensuite se poser le problème de faire grève reconductible toutes et tous ensemble jusqu'à ce qu'on gagne sur nos revendications et qu'on mette un coup à la logique aujourd'hui du profit qu'ils essaient de nous imposer. C'est ça la démonstration qu'on veut faire samedi prochain. Je rappelle quand même que mardi dernier on était 50000
manifestants et manifestantes étudiants étudiantes au départ de Hôtel de Ville et c'est que le début, on continuera toutes et tous ensemble. Merci à vous. Bonjour. La prochaine La prochaine assemblée générale interfac a lieu aujourd'hui à 17h place de la République. Voilà qui est par ailleurs un rassemblement qui est déposé qui est accepté par la préfecture donc on invite vraiment tous les étudiants étudiantes à venir nombreux et nombreuses. On était quasiment 2000 sur la place de la République et cette manifestation qui avait voté pour la manifestation d'Hôtel de Ville qui a été une réussite, 50000 manifestants et manifestantes. Donc on se retrouve en assemblée générale interfac étudiante Île-de-France aujourd'hui à 17h place de la République et parce que le gouvernement essaie de
dire que la jeunesse s'essouffle, la jeunesse fait tout l'inverse, elle est en train de s'organiser. Dimanche, ce dimanche, il y a une première coordination nationale étudiante qui va avoir lieu à Grenoble et c'est que le début, il y en aura d'autres. Il y a une coordination nationale lycéenne qui a lieu depuis plusieurs semaines maintenant. Il faut qu'on continue de se concerter toutes et tous ensemble et y compris avec le monde du travail. Bonjour. Bonjour à tous. Bonjour à toutes et tous, Riad Rani pour l'Union Syndicale Lycéenne. Vous l'avez vu, la honte s'est exprimée aujourd'hui. La préfecture et le pouvoir tente de museler cette jeunesse et comme l'a dit aussi bien avant Copélia, ils ont le Cornu a annoncé que toutes les manifestations seraient autorisées
et au final, on voit que ce n'est pas le cas. Or oui, je rejoins une partie de de ses propos et nous nous appelons aussi à 14h place de la Bastille parce que oui, il y en a marre. Il y en a marre que nos revendications ne soient pas entendues par ce pouvoir où en réalité, c'est que des irresponsables aujourd'hui qui sont à la tête de ce gouvernement. J'ai entendu monsieur Luneau tout à l'heure dire que pour le 17, il allait réautoriser les grenades et les lancers de LBD. Ce mec est une honte, ce ministre est une honte et c'est un irresponsable. Je l'appelle tout de suite à revenir sur ses positions immédiatement parce que c'est pas comme ça qu'on qu'on qu'on s'adresse à sa jeunesse. Aujourd'hui, la jeunesse de ce pays est maltraitée, elle est réprimée. À longueur de temps, on entend les
lycéens et lycéennes, on entend ce gouvernement dire qu'elles s'expriment pas, qu'elles s'engagent pas, qu'elles se politisent pas. Mais quand elles le font, on les réprime. Et aujourd'hui, le monde nous regarde. Alors oui, nous allons continuer cette mobilisation et nous allons nous rejoindre à toutes les autres organisations à 14h place de la Bastille. Et il y a aussi une tentative de ce gouvernement de diviser la jeunesse. Sauf que la jeunesse ne fait qu'un dans cette mobilisation. Il y a les rejoint, elle est rejoint et aujourd'hui nous rejoignons les gilets jaunes dans la mobilisation parce que oui, il y en a marre, il y en a marre des coûts de la vie qui augmentent, tout augmente sauf les salaires. Les bâtis scolaires, ils tombent dans des états de
ignobles, c'est c'est insalubre. Les toilettes, les sanitaires, les les les salles de classe, c'est nous ne pouvons plus endurer ces ces conditions-là et c'est pour ça que j'appelle les lycéens et lycéennes, étudiants et étudiantes et les Français et Françaises et toutes celles et ceux qui se sentent concernés à nous rejoindre 14h place de la Bastille. Est-ce que pour vous demain c'est encore Excusez-moi, on va faire d'abord les prises de parole et ensuite on répondra. Riyad Rani, président de l'USL. R Y A D R A N I On vient d'entendre Riyad Rani le le président de l'Union syndicale lycéenne dont vous faites partie Marius Ménil, vous comprenez son sa colère là alors que effectivement le préfet a dit qu'il y avait pas d'accord sur un itinéraire
mais a priori il va y avoir une entente. Mais bien sûr que je comprends sa colère, c'est-à-dire que nous on veut juste manifester. En fait ça fait 3 semaines qu'on se mobilise, 3 semaines qu'on n'est pas écouté sur nos revendications. Donc la colère elle monte et là on essaie même de nous empêcher de manifester pacifiquement dans Paris. Donc effectivement, on appelle tout le monde à se joindre à nous à 14h à place à Bastille, pas seulement les lycéens et lycéennes, tout le monde, tous les Français et toutes les Françaises pour nous soutenir et pour que nos revendications soient enfin écoutées. C'est c'est normal à Nuke Fourmigué de d'empêcher les manifestants d'aller vers les lieux de pouvoir comme la ? Mais pardon mais là qui fait monter la ? On parle de désescalade exigée des forces
de l'ordre et qu'elles pratiquent dès que c'est possible. Mais là, on n'a pas d'interdiction de manifester, on a simplement un compromis qui essaie de se faire entre la volonté de manifester et encore une fois d'autres intérêts à préserver. Donc ça va être effectivement les lieux de pouvoir, ça va être le commerce, ça va être surtout la liberté d'aller et venir des parisiens et de tous ceux qui fréquentent la ville. Euh enfin à un moment, il y a pas d'interdiction, faut faut arrêter de mentir comme ça sur sur les plateaux, sur les ondes, il y a pas d'interdiction, il y a une demande de modifier l'itinéraire, c'est pas pareil. Oui, je crois que c'est euh c'est important de de le préciser. Euh il y a pas de les les manifestations sont autorisées, c'est ce que dit Sébastien
Le Cornu, c'est ce que vient de redire sont autorisées. déclarées, mais elles sont soumises effectivement à une validation de la part de la préfecture de police euh à Paris et de et des préfets en en euh partout ailleurs en France puisque l'idée et Patrice For l'a rappelé, c'est aussi que les parisiens qui travaillent euh demain puissent aller travailler, que les touristes qui sont présents puissent euh se déplacer euh dans Paris, que effectivement les commerces puissent puissent ouvrir et donc il y a euh une difficulté, un nœud là, on va voir comment ça va se régler euh autour du parcours euh de cette manifestation. Euh vous avez envie euh de d'aller près des lieux de pouvoir, donc près de la de l'Élysée, près de en allant à la place de la Concorde, on se rapproche
effectivement de l'Assemblée nationale et de l'Élysée. Là, les autorités disent non, ça ça n'est pas possible, c'est prendre euh trop de risques. Euh ils proposent un autre parcours et pour le moment euh les les organisations euh syndicales étudiantes et lycéennes euh s'y opposent. Donc on va voir comment tout cela évolue, mais je crois qu'effectivement qu'on peut pas dire que les manifestations sont interdites. En revanche, pour le moment, vous ne trouvez pas euh d'accord sur euh le parcours de ces euh de ces rassemblements. Bah là, il y a c'est si important d'aller jusqu'à la ? Bah nous, on a envie d'aller vers les lieux de pouvoir pour leur montrer qu'on est nombreux et parce que pour l'instant, on a l'impression qu'ils nous ignorent, ils nous écoutent pas.
Les ministres vont vous regarder euh Sébastien Le Cornu, Édouard Geffray même Emmanuel Macron, ils vont tous regarder ce qui se passe demain. c'est pas suffisant de nous regarder, nous on veut être écoutés. Ça fait 3 semaines, je vous l'ai dit. Et donc bah effectivement là, ils enfin si, ils nous interdisent de faire sur ce parcours et c'est pas à eux de décider où on ira. Donc nous, je dis enfin je dis à tout le monde, euh il faut être nombreux euh place de la Bastille et on va leur montrer euh et on voit que là en fait, ils ont peur ils ont peur parce qu'ils voient que ce mouvement prend beaucoup d'ampleur. Dès qu'il y a convergence des luttes, le pouvoir a peur et ils ont raison parce qu'on va être très nombreux et on va enfin être écoutés. Anouk ?
Les lieux de pouvoir, c'est les lieux de la démocratie, en fait. Voyez ce qu'ils incarnent. Donc après, ben, c'est des c'est des ça va être les parlementaires élus, ça va être le président élu, il y aura des élections l'année prochaine qui vont peut-être rebattre les cartes. En attendant, ils incarnent la démocratie. Donc la police ne veut pas prendre le risque que ces lieux de pouvoir et surtout de démocratie soient mis à mal par des casseurs et par des black blocks, tout simplement. La manifestation et la rue, c'est autant la démocratie que que les urnes. Ah, je crois pas, monsieur. Dans un système démocratique avec un suffrage universel, on n'interdit pas les manifestations. C'est les urnes qui parlent. donc je pense qu'il faut arrêter de dire que la manifestation est interdite, elle
n'est pas interdite. Non, on n'a pas de lieu parce qu'ils nous refusent le lieu qu'on propose. elle n'est pas interdite. si l'itinéraire n'est pas autorisé, l'itinéraire que vous voulez emprunter n'est pas autorisé, est-ce que vous allez le l'emprunter quand ? Ben, nous, de toute façon, ce qu'on veut, c'est une manifestation avec du du monde et un un parcours défini pour que les gens puissent nous rejoindre. Donc, bien sûr, il y aura il y aura une manifestation. Pour l'instant, c'est annoncé 14h place de la Bastille. Mais nous, on aura une manifestation, on va pas rentrer chez nous parce qu'on nous interdit de manifester. Il y aura pas d'interdiction de Il y aura pas d'interdiction de manifester, on il y a des propositions, évidemment, de de de parcours, on verra si les les
les syndicats étudiants et lycéens sont d'accord. En tout cas, on suivra cette journée de mobilisation, ce sera demain sur l'antenne de de France Info.