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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 septembre 2025 14 minAutoproduit

Macron est le chaos : qu'il s'en aille !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Écoutez, le la journée d'aujourd'hui se présente d'ors et déjà comme un immense événement. C'est évidemment un événement syndical, mais tout le monde comprend compte tenu de son ampleur qu'il s'agit aussi d'un événement qui aura un impact politique et il sera à mon avis assez profond pour que personne ne puisse plus s'en débarrasser. Que veut-il dire ? et bien les syndicats en appelant à la grève et à la manifestation opposer sur la table un certain nombre de revendications dont on voit bien qu'elles sont incompatibles avec la ligne politique et celle de monsieur le cornu.

Dès lors, la question politique se la question syndicale se surcharge d'une question politique. C'est quel genre de gouvernement est capable de prendre en compte les revendications sociales ? C'est ça le plus important, voyez-vous.

Il pensait s'être débarrassé du problème de la retraite à 64 ans qui est passé de force sans qu'il ait jamais eu aucun vote parlementaire. La revoici qui vient sur la scène. Bien.

Alors, ça c'est l'événement de la journée. Il est certain qu'il y aura des prolongements syndicaux comme il y aura des prolongements politiques. Les prolongements politiques, puisque c'est notre domaine, euh je dois maintenant les évoquer.

Il est certain que ce qui se passe aujourd'hui est un renfort considérable pour le plan de marche qui est le nôtre. Monsieur le cornu à mon avis n'arrive à rien et c'était très prévisible. J'invite donc à ce qu'on sagré d'aller retour de prétendus dialogues qui n'en sont pas mais qui finissent par donner une impression de magouille générale qui écœur le peuple français.

Qu'on en finisse et que ils viennent comme c'est normal devant l'Assemblée et qu'il fasse le vote de confiance auquel s'est soumis son prédécesseur, monsieur Bairou. Après tout, si monsieur Bairrou l'a fait, pourquoi monsieur le cornu ne le ferait-il pas ? Et puis c'est la tradition parlementaire dans tous les pays du monde que voulez-vous ?

Un gouvernement arrive, il demande la confiance. Il ne l'a pas, il s'en va. Voilà.

Donc monsieur le cornus, il demande la confiance, ne l'aura pas. Pourquoi ? Parce que nous savons depuis ce matin que aussi bien Europe écologie les vert pour parler de la gauche d'abord ne votera pas à la confiance et dit que à juste titre d'ailleurs monsieur Rotaillot à lui tout seul est un motif de censure.

Et puis j'ai entendu aussi le parti socialiste dire alors il y a toujours une formule pour un rebel le biscuit hein. en l'état. Alors en l'état, il voterait la censure et bien ils voteront la censure parce que on ne voit pas pourquoi le pactage de monsieur le cornu changerait.

Donc nous aurons une gauche unie pour voter la censure. Si bien que monsieur le cornu va tenir à un petit fil, ce sera le rassemblement national. Alors peut-être que s'il paye bien, s'il donne des places pour le bureau de l'assemblée ou des choses de cette nature, il pourrait circonvenir le Rassemblement national.

Mais ce n'est pas certain pour lui. Dès lors, ou bien il fait le vote de confiance ou bien nous déposons la motion de censure que nous avons annoncé nous autres insoumis et nous sommes naturellement très heureux de penser que on se retrouvera tous pour voter la censure. Alors, il faut que cette comédie soit abrégée autant qu'on le peut et voici que le mieux serait que le vote intervienne le plus tôt possible.

Ça sera forcément au début de session parlementaire. en toute hypothèse que monsieur le cornu le veuille ou pas puisque nous avons le pouvoir de déposer cette notion de censure. Voilà.

Il y a pas de gouvernement encore. Il y a pas encore de gouvernement pour en même temps. Si, il y en a un, je vais vous le prouver.

Il y a un gouvernement parce que monsieur le cornu a dit qu'il retirait les de jours de férier, n'est-ce pas ? Qu'il comptait supprimer. Donc nous avons déjà obtenu une victoire.

Mais une victoire par rapport à quoi ? Au plan de monsieur Bairou. Si donc il retire, ça veut dire qu'il maintient le reste.

Donc il y a un premier ministre et un plan gouvernemental. Et bien pour être contre le reste du plan en Bairou, il faut être contre le gouvernement de monsieur le cornu. C'est donc une simplification très formaliste de dire il y a pas de gouvernement mais si il y a un gouvernement, il y a une ligne politique, il y a une volonté, vous le savez tous comme moi.

Tout ça tient à un personnage qui a décidé de de d'avancer sur la scène sa marionnette. Parce que comment comprendre qu'après avoir nié le résultat du vote en 2024, après avoir proposé successivement deux personnes qui n'avaient aucune légitimité pour gouverner le pays puisque représentant des formations politiques ultra minoritaires, il persiste et signes en nous en mettant un nouveau en plus en nous le présentant comme très proche de lui. Voilà.

Bon, on a tous compris et puis tout ça est un est une mystification. On nous parle de 40 milliards d'économie, mais l'homme qui vient d'être nommé premier ministre était le ministre des armées qui a annoncé que il allait mettre 150 milliards dans les armées. Alors, ils sont où ces 150 milliards ?

Voilà. Non, nous avons bien affaire à quelque chose de cohérent et le peuple français avec beaucoup de d'intelligence se déploie comme il faut, quand il faut et sous les formes qu'il faut. Au final, ça passera un gouvernement et un premier ministre issu de la gauche.

Pardon. Au final, ça passera par un gouvernement et un premier ministre issu de la gauche. Ben, ça n'aurait plus aucun sens à l'étape actuelle.

Comment voulez-vous faire un gouvernement issu de la gauche ? Déjà, l'appellation est, comme vous le savez, très frelaté pour beaucoup, mais comment ferait-il cela des mois après le résultat d'un vote qui a été nié et après que les organisations qui avaient d'abord signé le Nouveau Front populaire et son programme et passer tout ça par-dessus bord. Non, puis on en est plus au combine.

Que voulez-vous ? Peut-être que on aurait pu voir il y a quelques mois, mais là ça n'a plus aucun sens. Il faut que le premier ministre s'en aille, mais faut surtout que le président de la République, lui s'en aille parce que c'est lui le responsable de tout ça.

Et je vous rappelle qu'il a perdu toutes les élections depuis la sienne, n'est-ce pas ? Donc il a perdu trois fois et il a perdu quatre premiers ministres. Normalement, dans une ambiance, comment dire normale de démocratie, bah on en tire les conséquences.

Imaginez-vous que Degul est parti pour un pauvre référendum euh sur euh les régions et le Sénat et bon à la à la première secousse, ça a été terminé. Il a dit qu'il ne partira pas. Oui, mais on dit toujours que voulez-vous pas vous dire qu'il va partir, sinon il sait bien que demain il s'en va.

Donc il tâche de résister, c'est dans son rôle mais ça n'ira pas bien loin tout ça. La pente est prise et elle ira à son terme. Dit stratégie c'est le chaos.

Est-ce qu'aujourd'hui vous appelez à manifester dans le calme ? Alors déjà, c'est pas parce que quelqu'un le le m'accuse du chaos que il faut que je l'accepte parce que pour l'instant le chaos, mesdames et messieurs, ça ne peut pas être moi. Je ne gouverne pas, je ne suis pas le président de la République, je ne suis pas le premier ministre, je ne suis pas le dirigeant des syndicats et ni celui du 10 septembre.

Ce que vous observez, ce sont des faits pour lesquels nous proposons un dénouement. Alors, je sais que c'est devenu étrange pour une bonne partie de notre pays qu'on parle d'élection de démission de responsable mais pourtant c'est la vie. Le président, c'est lui le chaos et tout ce qui a lieu en ce moment est le résultat de son action à lui, pas la mienne.

Après, si on doit appeler chaos toute mobilisation sociale ou politique dans ce pays, mes amis, en ferme, c'est plus une démocratie, hein. C'est comme ça, il faut se faire à l'idée. Une dissolution, ça peut être ça peut être la solution.

Ça peut s'il y a une dissolution que vous vous fasse vous dira aux élections mais c'est pas la solution. La solution, c'est le départ du président de la République. Et vous savez tous comme moi que à partir d'un certain niveau de tension dans notre pays, à partir d'un certain niveau de désorganisation de l'industrie des finances, il faut en quelque sorte un moment refondateur.

Que voulez-vous ? Depuis 1958 maintenant, il y a une culture de la 5e République dans notre pays et l'élection présidentielle qui est par bien des côtés tout à fait disproportionné par le rôle qu'elle donne à un individu tout seul. Mais n'empêche, c'est comme ça, c'est dans la culture populaire.

On a besoin de un moment refondateur de renouveau. Des candidats s'avancent et disent "On va faire comme c, on va faire comme ça" pour répondre à tous les grands problèmes. Le pays fait son choix et souvent vous avez remarqué dans le passé que après avoir voté à la présidentielle, il vote à la législative en conformité pour donner du poids et du pouvoir.

C'est de ça à celui ou à celle qui est désignée élue dans l'élection. Voilà. Voilà ce dont on a besoin.

Ça sert à rien de tourner autour du pot avec des combinaisons politiciennes qui plus rien à voir avec la culture politique des Français. Vous savez ce qu'on vit en ce moment, c'est banal dans plein de pays. Mais les en France, ça passe plus.

On n'aime pas ça le le les arrangements entre parties qui vont contre leur propre programme, qui trahissent leurs meilleurs amis. Tout ça, c'est ça passe plus. Alors, tirons-en la conséquence que monsieur Macron s'en aille.

Le slogan Macron dégage et me paraît tout à fait adapté à la situation et conforme à ce qu'on observe dans les autres pays quand ça se présente comme ça. Et vous aimeriez le remplacer peut-être alors et le remplacer à faire quoi ? Vous avez vu la galère que c'est ?

Mais vous réfléchissez pas assez mon ami là où vous allez non voyons, restons sérieux en blaguant. Bien sûr, il faut un peu d'humour aussi parce que sinon on va mourir hein de tristesse. Bon, il faut qu'il s'en aille et je comprends que ça n'est pas dans sa manière de de voir la vie et le monde.

Mais voyez-vous, la France n'est pas euh une espèce de de de de jeu de société où on va d'un coup à l'autre. Et le président Macron a souvent cette vision de la France. Il la connaît mal.

Il ne connaît pas ses lenteurs et ses exaspérations qui sont des choses assez complexes hein. On connaît bien ça ici à Marseille mais lui non tout ça lui passe au-dessus de la tête. Il pense qu'il a fait un beau coup.

Alors c'est raté paf, il passe à un autre et ainsi de suite. Mais non sommes un grand peuple, une grande nation, ça se manie pas comme ça quoi. Voilà, j'espère que vous ayez répondu.

Surtout que le grand peuple perd confiance en la politique et dans les médias aussi. Vous avez remarqué la classe médiatique est presque autant vomie que la classe politique. Et je vais vous dire, je leur donne raison parce que je ne parle pas de la classe médiatique.

Je ne me permettrai pas cette audace devant vous. Vous êtes plus nombreux que moi. Mais pour ce qui est de la politique, le fêter est que que voulez-vous ?

D'où ressortent tous ces combinards ? Vous croyez que la l'espèce avait définitivement disparu ? Non.

Les revoilà tel qu'ils étaient sous la 4e République, prêt à s'entendre, s'arranger, se combiner, trahir ses voisins. Que voulez-vous que disent les gens ? Allez, qu'ils s'en aillent tous.

Et ben, je suis d'accord avec eux. Vive la 6e République. Alors madame, merci de me souffler la réponse que sans cela je n'aurais pas pu caser.

Il est évident que si vous y réfléchissez mais ne serait-ce que un instant vous vous dites "Bon d'accord monsieur Macron, mais vous êtes il invente pas la situation. Qu'est-ce qu'il a créé ? Le pouvoir excessif qu'il a." C'est donc la question de la 5e République et de la 6e.

Mais c'est comme ça en France, on n' jamais été capable de passer d'une organisation à une autre sans qu'il y ait une tension extrême. Bon ben, nous y voici. Autant regler la situation et commençons par démanteler ce qui donne une autorité excessive à une personne toute seule.

C'est la raison pour laquelle l'idée de la 6e République est en train de devenir une idée qui se répand alors que pendant longtemps, nous fumes les seuls à la défendre. Mais bon, ça se répand et on pourrait la corriger immédiatement cette 5e République avec une réforme qui est de créer le référendum révocatoire. C'est-à-dire s'il y a un certain nombre de gens qui le demandent et bien il y a un référendum pour révoquer un élu quel qu'il soit.

Ça existe dans plusieurs États des États-Unis, dans plusieurs pays du monde et ce serait une solution simple, démocratique et qui ne nécessiterait pas toute l'énergie qu'il faut déployer pour faire comprendre à quelqu'un qu'il est devenu un important hein. Voilà, monsieur Macron, vous avez appelé une mobilisation pacifique. Pourtant, le ministre de l'intérieur s'attend à des milliers d'éléments radicaux aujourd'hui.

Comment éviter les heures ? Je ne sais pas ce que nous savons nous et que je peux dire en regardant les gens dans les yeux. c'est que toute action violente ne sert qu'une seule et unique personne, monsieur Rotaillot, qui a besoin de la violence, qui a besoin des poubelle qui brûle, qui a besoin de tout ça pour affirmer son rôle de sauveur de je ne sais quoi.

En réalité, cet homme est une provocation ambulante et le président de la République ferait bien de le ramener à la raison. Qu'a-t dirigeant politique national qui passe son temps ? Vous avez vu à quoi ?

Exciter les uns contre les autres. à se taire quand il y a certains crimes euh euh islamophobes ou racistes euh qui n'ont pas l'air de le déranger plus que ça. Ensuite nous met en cause, je vous invite tous aussi à à la maîtrise euh de de ce que vous vous pouvez répondre quand même.

Cet homme a osé dire qu'il nous accusait solennellement des violences qui sont commises contre des policiers qui sont des faits de droits commun et pas des faits politiques. Il l'a fait, il a osé le faire. Cet homme est odieux.

Il représente une forme de notre pays racisineuse, méfiante contre tout et tout le monde et qui donne continuellement le sentiment de détester la vie. M.