Pour l'autonomie de la Corse : Ugo Bernalicis sur LCP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Quelle autonomie pour la Corse ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi ce texte introduirait-il une logique identitaire dans la Constitution ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ajouter historique, culturel et linguistique à l'insularité ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Que répondriez-vous à ceux qui craignent une dérive mafieuse ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Quelle est la réaction du gouvernement sur la proposition de loi contre les violences sexuelles ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quels sont les points clés de la réforme sur la sécurité adoptée aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Journaliste (LCP)Fait
« C'est la première fois qu'une autonomie serait accordée à un territoire métropolitain. »
- 5:00Benjamin MorelFait
« Ce texte va introduire une logique identitaire dans notre Constitution. »
- 5:30Benjamin MorelFait
« Vous créez avec ça deux catégories de français. »
- 15:00Benjamin MorelFait
« C'est une inversion complète des bases de l'état de droit. »
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Il y a un proverbe corse qui dit "On ne parle pas des choses qui fâchent." Et bien ce soir, on va en parler quand même parce que ça s'appelle la question qui fâche et que les députés vont se pencher toute la semaine sur ce projet de loi du gouvernement qui vise à inscrire le statut d'autonomie de la Corse dans la Constitution française. C'est la première fois qu'une autonomie serait accordée à un territoire métropolitain.
Et on en parle avec vous ce soir Laurent Marcangli. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes député horizon de Corse du Sud. Merci d'être là au côté d'Hugo Bernalicis. Bonsoir.
Député insoumis de l'autre bout de la France du Nord. Merci de votre présence et bonsoir Benjamin Morel. Bonsoir.
Toujours constitutionnaliste Benjamin. Et vous avez signé il y a quelques jours une tribune retentissante dans libération intitulée "N'introduisons pas le racisme et la discrimination dans la constitution". Je laisse Hélène Bond duel vous poser la question qui fâche.
Quelle autonomie pour la Corse ? C'est la question qui fâche ce soir, celle à laquelle vont devoir répondre les parlementaires. L'autonomie, une revendication de longue date des militants nationaliste Corse et à laquelle Emmanuel Macron ouvre la porte en mars 2022.
À l'époque, le militant indépendantiste Ivan Colona, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfetac, décède en prison suite à une violente agression. La jeunesse Corse embrase les rues de Lille et le président charge son ministre de l'intérieur de ramener le calme en échange d'une promesse d'autonomie. J'ai moi-même proposé à la demande du président de la République ce matin que nous allions peut-être vers l'autonomie.
Donc je crois qu'on peut dire qu'on essaie à la demande du président de la République française de fermer une page et d'ouvrir dans l'avenir un dialogue construit. Le processus Bova est lancé. Le projet de loi sur l'autonomie de la Corse prévoit que l'île puisse adapter les lois et les règlements à son statut spécifique. un statut lié à ses intérêts propres dit le texte, son insularité méditerranéenne, sa communauté historique, linguistique, culturelle ayant développé un lien singulier à sa terre, par exemple dans le domaine des transports, de du développement du territoire ou bien sûr dans le domaine du statut de la langue corse ou de la lutte contre la spéculation puisque vous savez que dans l'île la spéculation fait des ravages.
Une région autonome au sein de la République. Les députés ont 4 jours pour débattre et se mettre d'accord sur le projet de loi. S'il est adopté à l'Assemblée, il arriverait au Sénat l'automne puis devrait être voté au Congrès de Versailles en fin d'année.
Un texte au chemin long et incertain pour l'autonomie. Alors la question qui fâche la voici. La Corse deviendra-t-elle un territoire à part dans la Constitution ?
Laurent Marcangélie Gill Siméoni, l'ancien président de l'exécutif Corse dit que c'est un rendez-vous avec l'histoire. C'est ce que vous dites aussi. Évidemment que c'est un rendez-vous avec l'histoire.
C'est pas tous les jours que vous avez un débat au Parlement sur une modification de la Constitution qui concerne le territoire dont vous êtes élu, don vous êtes un enfant dans lequel vous avez grandi et dans lequel vous avez fait tant de projets. C'est son cas, c'est le mien également. Donc aujourd'hui, nous sommes dans un moment au regard de l'histoire de la Corse, mais je le pense également et je serai pas démenti à mon avis par les autres personnes qui sont sur ce plateau, un rendez-vous important au regard de ce que cela représente pour le texte fondamental qui est la constitution, pour l'histoire constitutionnelle de la France et pour le regard que nous portons sur la manière d'administrer au mieux des territoires en fonction de leur spécificité, de leur singularité puisque que c'est de cela dont il s'agit.
Benjamin Morel, je le disais, vous avez signé à quelques jours une tribune particulièrement sévère dans laquelle vous dites en substance que ce texte va introduire une logique identitaire dans notre Constitution. Pourquoi ? J'en ai signé également un autre dans le monde avec d'autres collègues he Anne Levad, Olivier Beau, Michel Troper et cetera parce qu'en effet parmi les constitutionnalistes, on s'inquiète beaucoup aujourd'hui de ce texte.
Comment est-ce qu'on définit en droit le communautarisme ? Pour définir le communautarisme en droit, on utilise la décision du Conseil constitutionnel du 15 juin 1999. Le communautarisme, c'est le fait d'accorder à un groupe eu égard à des à des particularités culturelles, linguistiques, religieuses, des droits particuliers qui et bien font varier ses droits par rapport aux autres citoyens.
Que consciise ce texte ? Une communauté culturelle, linguistique, historique et il en déduit des droits. C'est textaux.
Il y a bien le terme communauté dans le terme communauté mais à la rigueur même s'il sautit, ça ne poserait ça ne règlerait pas tout. En fait, c'est culturel, historique, linguistique. Vous créez avec ça deux catégories de français.
Vous savez, moi je suis enseignant et quand j'ai un étudiant qui mooir qui me fait "Monsieur Morel, monsieur Morel, je veux que mes droits droits sont les droits de ma communauté soient reconnus." Je lui dis depuis la nuit du 4 août 1789, ça devrait parler à monsieur le député, et bien il n'y a qu'une catégorie de français hors situation colonial et donc dans ce cadre-là ta communauté n'est pas reconnue mais aucune communauté n'est reconnue parce que la seule communauté reconnue c'est la communauté des citoyens fondée sur des valeurs universelles. Si demain je peux plus répondre quoi, ça je réponds quoi ?
Ben, je dois lui répondre écoute, voilà, il y a une communauté qui est reconnue dans la constitution, la communauté culturelle, historique, linguistique, corse. La tienne a tout autant le droit de citer et donc je lui accorde également des droits. H on sort de la définition de la République, on sort en effet et c'est pour ça que ça ne concerne pas que la Corse, on est dans une logique communautarienne.
Soit je lui dis "Ben écoute, ta communauté à toi, elle sent pas très bon. Elle a pas la bonne couleur, pas la bonne religion, pas la bonne langue et donc elle aura moins de droit. Ça veut dire que je reconnais des communautés et que je les hiérarchise.
Et ça juridiquement bah c'est la définition du racisme. Hugo Bernalis que voteront les insoumis ? Euh déjà je vais peut-être un peu revenir sur ce qui vient d'être dit qui est quand même une charge relativement lourde et même provoquante, je dirais en tout cas à l'égard de ceux qui ont réclamé ce texte et de ceux qui aujourd'hui le le défendent et le et le proposent.
Je ne suis pas sûr qu'il soit mu par un objectif de de racisme étant entendu que dans la rédaction qui est proposée là, monsieur Morel, vous êtes constitutionnaliste et vous avez bien vous avez je vais je vais faire une phrase complète si ça vous dérange pas, je vous ai pas interrompu et c'est pas l'envie qui m'en a manqué et moi aussi. Voilà. Euh donc euh il y a un principe bien sûr, bien sûr, mais voilà, on va fixer les règles tout de suite.
Ce sera ce sera parfait pour la suite. Euh il y a un principe de subsidiarité euh euh c'est-à-dire que euh le peuple corse n'est pas en dehors euh du peuple français. D'ailleurs, j'aurais préféré une formule peuple corse composante du peuple français euh soit en passant.
Euh mais l'ordre juridique qui est établi, c'est qu'il y aura une loi organique qui définira ce qu'auront au droit cores euh comme en matière de compétences. loi organique qui sera un vote simple de l'Assemblée nationale et du Sénat, enfin du Parlement, une majorité simple et qui peut être faite et défaite au gré des majorités successive. Donc donc expliquer qu'il y aurait des droits euh euh alors qu'ils sont subsidiaires en réalité euh pour les Corse par rapport au droit euh national dans la dans le le texte qui est proposé.
C'est pas de l'indépendance euh et c'est pas non plus euh de l'autonomie euh qui serait qui se construirait contre la République à mon avis. Et c'est pourquoi aujourd'hui nous sommes sur une position et je vous je profite pour vous répondre aujourd'hui d'abstention parce que on a quand même effectivement des remarques qui sont mis sur la table qui interroge au regard de l'égalité parce que si vous demandez si c'était un rendez-vous avec l'histoire, j'ai l'impression plutôt que c'est un rendez-vous avec la devise républicaine, liberté, égalité, fraternité et comment tout cela se réalise. Pourquoi ?
Parce que aujourd'hui la devise liberté, égalité, fraternité produit des inégalités en Corse et produit un non respect d'un certain nombre de princiz-moi. Qu'est-ce qui en quoi est-ce une spécificité Corse ? J'y viens, j'y viens, j'y viens.
Mais encore une fois, si vous m'interrompez moi et pas les autres, on va passer le droit de poser des questions, j'en pose à tout le monde. J'ai j'ai voilà, je mets en place un certain nombre de règles dès le départ. À mon avis, c'est mieux pour tout le monde, surtout sur ce genre de de débat où chaque mot a son importance.
C'est une accumulation de spécificité qu'il y a en Corse et c'est ça qui fait la spécificité et la singularité de la Corse. Et vous avez à la fois une île, à la fois des montagnes, à la fois une langue, à la fois un peuple, à la fois des difficultés économiques et des inégalités avec le continent, une discontinuité. Bref, donc je c'est l'ensemble qui fait la spécificité de de la Corse et franchement, je comprends que d'un point de vue du droit, on puisse soutenir des arguments tels qu' ont été donnés par monsieur Morel.
Mais d'abord nous faisons ici de la politique, pas du droit et nous réglons d'abord des problèmes politiques. Est-ce que la gauche d'habitude ne combat pas les distinctions fondées sur l'origine ? C'est pas du tout ça.
Mais mais bah si on est originaire de Corse, on aura des droits qu'on a pas en étant des continentu par exemple. Peut être peux être amené non pas mieux que d'autres mais quand même avec une forme d'expérience qui est du à ce que je suis. euh c'est-à-dire un élu de la Corse, un homme qui a décidé de s'établir en Corse parce qu'il y est né, parce qu'il y a grandi avec des convictions républicaines que je ne veux pas me voir reprocher par qui que ce soit.
Euh nous sommes une île h et cela justifie les discussions que nous avons. Ça c'est une très bonne remarque et c'est bien cela qui aujourd'hui à mon avis est au cœur de tout. une île, la seule île région métropolitaine du pays.
Et de mon point de vue, puisque je ne suis pas militant nationaliste, autonomiste ou indépendantiste, je n'ai jamais été, je n'ai pas vocation à le devenir. Je considère que tout est là, c'est-à-dire une île qui de par le fait qu'elle est une île, une île de montagne, un enchevêtement de montagne rencontre des contraintes des contraintes démographiques, économiques sur les transports, sur l'énergie et que l'application des textes définies par le législateur au niveau national et de certains règlements définis par le gouvernement ne sont pas parfois applicables en Corse. et j'ajoute et je conclurai et je conclurai parce que c'est aussi important et je peux le faire encore plus fortement que d'autres puisque je suis un adversaire politique de ceux qui gouvernent qui dirigent la Corse aujourd'hui.
Je les ai combattu. C'est la seule élection que j'ai perdu. Mais je voudrais comprendre que pourra faire la Corse qu'elle ne peut pas faire aujourd'hui avec quand même dire aux Corse qui ont voté en 2014, en 2015, en 2017, en 2021 qui ont encore réélu des maires à Bastia, Porto Vécio, des députés parfois trois sur qu autonomistes revendiquant un process d'autonomie pour la Corse que leur vote au bout du compte ça sert à rien.
On pe argument du coup je partage, on peut revenir quand même un peu sur la question de l'insularité parce que ça en effet c'est intéressant, c'est dans le texte. Mais dans ce cas-là, pourquoi ajouter historique, culturel et linguistique ? Et là, il y a rien à voir avec l'insularité par ailleurs, vous n'arrêtez pas de dire qu'il y a un statut insulaire en Méditerranée.
C'est pas vrai. La Crète n'est pas autonome. Les Balears sont autonomes mais moins que la Catalogne.
Quant à la Sicile, elle est moins autonome que le Val d'daust. Par ailleurs, ici, on donne un statut à la Corse qui sera un statut de plus grande autonomie par rapport à la Réunion qui est également une île si je ne m'abuse berceré par un autre océan et même que la Polynésie qui est un archipel qui lui aussi s'étend dans un autre océan. Donc l'argumentaire est un prétexte sur ce que ne peut pas faire la collectivité.
Vous avez mon qui est intervenu chez vos confrères ce matin qui a dit "Écoutez, le gros problème c'est ce que vous évoquez, c'est de concilier la loi littorale et la loi montagne. Et on peut pas le faire avec la loi. On peut le faire avec la loi.
Il y a eu un amendement qui a été adopté dans le casadre de la loi élan qui aujourd'hui permet de le faire seulement à la collectivité pour pouvoir conciller les deux devrait mettre à jour ce qu'on appelle leaduc. Autrement dit l'organisation générale qui permet d'appliquer la loi au niveau des communes. Elle l'a toujours pas fait.
Et donc vous voyez que là le problème c'est pas tant la loi, c'est pas le grand méchant état jacobin blabla. En fait c'est la collectivité qui sur ce sujet et ben fait pas son job. Laurent Marcangelie, il y a une vraie interrogation par ailleurs.
On parlait de la future loi organique qui déboucherait ensuite si ce projet de loi a été adopté. Il y a une vraie interrogation quand même sur le périmètre des domaines qui seront ouverts aux dérogations. On parle de tourisme, on parle d'aménagement du territoire, on parle de développement économique.
Mais je vais être assez rapide. Euh d'abord euh le texte, il est pas voté. Dans notre Constitution, le Parlement, il est souverain pour modifier la Constitution.
Il y a une écriture de départ et cette écriture, vous savez, il y a un long chemin encore et le chemin parcouru déjà depuis le départ est long. C'est mettre à la table des Laurent Marcangelli Horizon des Jean-Jacques Panounzi LR avec Gill Siméoni ou avec des indépendantistes et c'est aboutir à un accord politique. Je pense que sur une île qui s'est quand même quelquefois distingué pour parler politique autrement que dans les assemblées délibérantes, si vous voyez ce que je veux dire, c'est quand même un progrès.
Et par ailleurs, pour celles et ceux qui seraient aujourd'hui inquiet du phénomène de contagion que cela pourrait créer, et bien monsieur Morel, voyez-vous, c'est l'insularité qui l'empêchera. Donc je vois très bien ce que parce que l'Alsace n'est pas une île parce que je pense que le Pays Basque n'est pas une île. Et bien oui, ben et bien ça sera le rôle du législateur de fixer les normes euh et notamment la norme la plus fondamentale d'entre elles.
Et je vois bien que l'argument de l'insularité vous déplaît mais il s'avère que l'argument de l'insularité en ce qui me concerne pour moi, eu égard à l'expérience de vie qui est la mienne et d'élu local et nationale qui est la mienne m'a amené à cheminer vers un accord politique qui consiste également à sortir d'une situation de blocage parce que nous sommes aujourd'hui en train d'écrire un nouveau cycle. il peut être malheureux comme il peut être heureux pour la Corse. Je je voudrais ajouter la raison pour laquelle on n'est pas sur une question de considération de racisme.
On serait sur une question de considération raciste ou même communautariste si la communauté corse qu'on définissait se définissait par exemple par un droit du sang héréditaire depuis des quatre générations et que pour bénéficier de ce droit spécifique qu'on aura en Corse, il faut être de cela. Non, ce qu'on va décider c'est que toute personne qui est en Corse, toute personne qui est en Corse sera sous le régime juridique euh applicable en Corse. Euh euh voilà.
Point. C'est pas plus compliqué que ça. Euh donc si si effectivement si on Non non non, c'est pas un sophisme.
Non, c'est pas un sophisme. Arrêtez de dire ça. C'est on est en train de débattre sérieusement.
Donc si vous voulez en choses, comme ça vous y prenez bien. Si on veut prendre les choses sérieusement, on fait pas ça. On fait pas ça parce que il n'est pas prévu de toucher à 1 cm carr du périmètre régalien.
D'accord ? La nationalité, l'état civil et tout ce qui s'enit, c'est du régalien. C'est marqué noir sur blanc dans l'amendement qui a été soutenu par tout le monde qui fait un accord entre tout le monde tout le monde.
Donc je veux bien qu'on se fasse plaisir en se jetant des fantasmes à la figure mais discutons de ce on est en train de discuter. Et je voudrais vous dire, monsieur Moel, que en bon jacobin, je suis allé voir les débats en 1790 entre un certain camarade Maximilian Robespierre et un certain Pascal Paoli qui a été reçu en grande pompe dans le club de la constituante géré par les par les Jacobins et Maximilien Robespierre disait "Généreux citoyens, vous avez défendu la liberté dans un temps où nous n'osions l'espérer encore. Vous avez souffert pour elle, vous triomphez avec elle.
Votre triomphe est le nôtre. Unissons-nous pour le conserver toujours que c'est l'âge d'ennemi demi palis d'effroid à la vue de cette sainte confédération qui d'une extrémité à l'autre de l'Europe doit raller sous ces entadards tous les amis de la raison, de l'humanité, de la vertu et commencer son discours en remerciant la présence du peuple corque. Moi je suis un bon jacobin.
De deux choses l'une. Alors si vous reprenez, vous êtes donc pour l'indivisibilité de la République. L'indivisibilité de la République depuis la nuit du 4 août 1789, c'est l'indivisibilité du législateur.
On n'a jamais remis en cause ça. Sauf Napoléon quand il a dit les colonies c'est pas pareil. Si vous donnez une autonomie législative et ça c'est un principe fondamental qui a été voté par la constituante et par la convention et bien à ce moment-là vous faites de la Corse juridiquement un statut qui ressemble au statut coloniaux.
Si vous prenez la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Calédonie est un statut aujourd'hui de territoire en boîte décolonisation, l'Xcit, l'ONU, la CEDH les accords de NER. Sur ce que vous dites ensuite. Et bien la réalité c'est que sur ces sujets, en effet, le régalien serait garanti.
L'éducation, vous êtes attaché aux droits sociaux, je crois. C'est pas du régalien. La santé c'est pas du régalien.
C'est le bloc de constitutionnalité les Ah oui, mais justement alors revenons là-dessus parce que quand même là-dessus, il y a quand même pas mal de confusions en terme de droit constitutionnel. Que permet de faire ce texte ? Ce per le ce texte permet eu égard à des prérogatives historiques, culturelles, linguistiques.
Et donc en effet, ça discrimine certains français d'atténuer l'application de certains droits. C'est pour ça qu'on a besoin de ce texte. Sinon, il y aurait pas besoin de modifier la constitution.
Deuxème élément, vous nous dites et le gouvernement dit que tout sera bordé et borné par la loi organique. Mais comment ça fonctionne ce qu'on appelle la hiérarchie des normes ? Les droits fondamentaux sont dans la constitution et ils s'imposent au législateur.
Qu'est-ce qu'on nous dit là ? On nous dit on va remettre en cause les droits fondamentaux dans la Constitution, mais ne vous inquiétez pas derrière la loi organique viendra faire que ce sera pas trop grave. C'est une inversion complète des bases de l'état de droit.
Et là, c'est pour ça que aujourd'hui vous ne trouverez pas vraiment de juris qui vous dira que ce texte même des juristes qui peuvent être pour plus de décentralisation, plus girondin, même pour une forme d'autonomie que ce texte peut-être un bon texte. C'est une horreur juridique. Laurent Marcangellie, un mot.
Tout à l'heure, Benjamin Morel a parlé de la Sicile. Quid de la dérive mafieuse que craignent certains et notamment François Xavier Scoli député LR de Haut Corse qui estime que le texte initial ouvre la voie à un risque de pression sur les élus Corse notamment de la criminalité organisée. Il y a même le collectif antimafia Massi Moussousini qui est allé dans son sens hier et qui a exigé des garanties solides.
Que leur répondez-vous ? Je leur réponds que la dérive criminelle qui frappe l'accord, c'est une réalité bien ancienne qui n'attend pas une discussion au sujet de l'autonomie pour pouvoir malheureusement s'inviter au débat. Et je vous rappelle comme nous l'avons voté en en commission des lois pour avis que les compétences régaliennes liées au pénal, liées à la justice, lié aux forces de police et de gendarmerie ne sont en aucun cas remises en cause dans ce processus.
Moi, je veux dire à celles et ceux qui nous regardent et qui nous écoutent que si c'était un processus d'autodétermination ou d'indépendance tel qu'on a pu le vivre dans notre pays, il fut un temps et dans d'autres endroits avec toutes les douleurs que cela apporte, je ne pense pas que je me trouverai du côté de ceux qui demandent une issue politique. Et je conclurai là-dessus, les écritures de beau sont à commencement. Le parlement est souverain.
Les débats vont commencer tout à l'heure, notamment sur les amendements et ça sera au Parlement. décrire le constituant légitime, souverain, mais également aux élus de la Corse dans leur diversité d'accepter de relever le défi. Et ça c'est là tout le débat et toute la difficulté à laquelle nous sommes confrontés depuis le début.
Et c'est d'un débat que nous suivrons évidemment dans chaque voie compte jusqu'au congrès de Versailles qui doit réunir les 3è des parlementaires. Il encore du travail. Il y a le principe de nos régression qui sera en discussion dans la soirée.
Oui. Oui. Oui.
Oui. Mais à surveiller à surveiller de près parce qu'on on créerait quelque chose dans dans notre droit constitutionnel qui qui plaira à tous les professeurs de droit constitutionnels dans les années à venir avec de la jurisprudence qui qui sera attaché, j'en suis sûr. Mais c'est aussi une solution politique, un certain nombre effectivement de choses qui ont été mises sur la table et et on est là pour y répondre intelligemment.
Donc tous ceux qui défendent un c avis sont pas dans le vrai. Merci à votre invitation. Vous restez là tout de suite, c'est Bourbon Express, c'est le journal de l'Assemblée.
Tout ce qui s'est passé aujourd'hui ici avec Marco Pomier. Je l'ai fait rester vouir. Bonsoir Marco.
On commence dans ce Bourbon Express avec les les questions gouvernement cet après-midi et un gouvernement bah toujours sous la pression des députés après l'affaire Liana et dans la lutte contre les les violences sexistes et sexuelles. Oui, l'émotion après la mort de Liana ne retombe pas. Le sujet s'est de nouveau invité cet après-midi pendant la séance de questions au gouvernement 24h après la rencontre entre Sébastien Lecnu et les députés partisan proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles commises à l'encontre des femmes et des enfants.
Cet après-midi, la socialiste Marie José Allemand a réclamé un calendrier précis pour examiner ce texte. Réponse du gouvernement. Tout ce qui doit encore être fait pour protéger les enfants victimes de violence sexuelle, pour protéger les femmes victimes de violence sexuelle sera fait dans la loi dans chacun des ministères évidemment engagés et évidemment sur la question des moyens.
Nous nous y sommes engagés de manière très claire et nous nous y tiendrons. Madame, nous demandons une date pour l'étude de cette loi. Depuis la mort de Liana, 6200 enfants ont été violés.
Il me semble que ça presse. Dès la semaine prochaine, nous nous retrouvons avec l'ensemble des députés engagés sur la loi intégrale. C'est la raison pour laquelle dès le lendemain de l'avis qui sera rendue par le Conseil d'État, nous nous réunirons à nouveau et nous y travaillerons tous les tésislés nécessaires de manière à continuer à agir, à continuer à nous mobiliser.
Vous l'avez entendu, le gouvernement attend donc l'avis du Conseil d'État sur cette proposition de loi intégrale pour fixer un calendrier plus précis. Hier soir sur ce plateau, le député modè Balanan, partisan de ce texte, évoqué un possible examen à l'automne en même temps que les discussions budgétaire. Et puis ça y est, Marco, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi pour renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat.
Oui, après le Sénat, hier, l'Assemblée a approuvé en fin d'après-midi le texte porté par le député macroniste Charles Rodel. Adoption à une large majorité avec les voix du bloc central, de la droite et du RN, toute la gauche a voté contre. Le texte prévoit notamment d'allonger la rétention administrative jusqu'à 210 jours contre 90 aujourd'hui pour les étrangers jugés dangereux et qui font l'objet d'une OQTF une obligation de quitter le territoire.
On poursuit avec de l'art. Une nouvelle œuvre a été inaugurée aujourd'hui à l'assemblée. Alors si vous passez devant le palais Bourbon sur lesqu à Paris, vous ne pouvez pas la rater.
Oui, parce qu'il s'agit d'une immense fresque installée sur la colonade de l'assemblée. Vous la voyez, Marianne Rêve. C'est le nom de cette œuvre inaugurée ce matin par la présidente de l'Assemblée et son auteur 7 l'un des artistes de rue les plus reconnus en France.
Son installation met en scène une mariane contemporaine tournée vers l'hémicycle chargé de disséminer, je cite, les graines de la liberté et vous l'avez dit he difficile de passer à côté. La fresque est visible depuis la place de la Concorde et les quê scènes. Alors, d'un point de vue de mon ego, c'est très bien hein, je vais être vu par tout le monde.
Mais euh oui, moi je pense que l'art de toute façon, c'est ce que je fais en général, c'est peindre sur les murs. Euh c'est fait pour être vu dans la rue. C'est intéressant que les institutions s'appellent à nous et se rendre compte que un art populaire est aussi intéressant que des choses qui vont être plus intellectuelles ou intellectualisé, qu'on puisse parler à tout le monde.
Et là, c'est de l'art qui parle à tous. Alors, c'est pas évident que ça parle à tout le monde parce que cette œuvre, elle est déjà critiquée, hein. Oui.
Et notamment par Jean-Philippe Tangy, hein, dans un tweet, le député Eren a dénoncer une éème croûte et une mocheté imposée par Yel Brun Pivé. Alors, la présidente de l'assemblée, bah bien sûr, elle a répondu. Regardez, qu'est-ce que vous dites gouvern ?
J'ai dit il s connait en croûte. OK. Ah, super.
On passe du coup à la réaction de Yel pour une PIV. À chaque fois qu'il est question de culture, votre premier réflexe est le mépris pour les œuvres, pour les artistes et aujourd'hui pour ce qu'elle représente, bref que l'on aime ou pas hein cette œuvre, elle restera visible jusqu'au 28 septembre. Comme dit Laurent Marcangelie, l'art c'est quand même quelque chose de très papa qui avait une galerie d'art, il m'a toujours appris, il faut regarder avec toute la subjectivité une œuvre d'art quelle qu'elle soit.
Bon, on termine avec du sport avec le mondial de foot. Ça commence bientôt là. J'espère que ça va être plus consensuel.
Euh oui, la France face au Sénégal ce soir. Euh c'est un peu cornélien pour les députés là ce soir, non ? Oui, parce que ce soir à 21h30, bah l'Assemblée, elle continue justement l'examen de la réforme constitutionnelle sur la Corse.
Alors, suivre le match ou les débats, bah c'est un vrai dilemme he pour les fans du ballon rond. De nombreux députés ont tout prévu, les fans du ballon rond justement au micro d'Antoine Palos et Vabignon. Ah, ce soir, je serai euh en fan zone à Sarcel dans ma circonscription.
Donc pour encourager l'équipe de France. Tout à fait. Je serai en hémicycle.
Ça empêche pas d'ailleurs de de filer, aller voir à côté ce qui se passe pendant le match. Malheureusement, je suivrai sur mon téléphone le résultat du match. Je suis en déplacement, donc je fais en hémicycle jusqu'à 20h et ensuite oui, je vais suivre un peu le foot de façon assez évidente.
B, on fera un peu d'iquuité. C'est on a prévu de regarder le match depuis une des salles du groupe socialiste, la salle Léon Bloom qui est pas très loin de l'hémicycle. Mais déjà 30 minutes de regard en intentiel puisque de 21h à 21h30, on est pas en séance et après un regard attentif.
Je sais de faire de choses à la fois. Il sait faire de choses à la fois. Bah oui.
Et vous, vous allez réussir à faire deux choses à la fois ce soir ? Écoutez, vous avez la discussion générale qui va durer un peu de temps. Donc on sera pas dans le la discussion des amendements.
Donc on pourra être un peu plus distrait je pense pendant la discussion générale que si on était dans une discussion du texte. On est d'accord que vous n'avez pas le droit de suivre le match sur votre téléphone dans l'hémicycle hein ? Wou !
Le droit dans l'hémicycle, c'est très relatif. Ça dépend de qui juge. Ah, vous voyez ?
D'accord. Et je parle je parle en connaissance des puisque j'ai cumulé trois sanctions pour faire des live Twitch depuis les musiques. Donc vous savez Non, mais cela dit, il y a beaucoup de députés qui nous ont confié aujourd'hui qui regardaient quand même sur leur portable en même temps à l'esc.
Vous savez, nous sommes des hommes et des femmes comme les autres. Allez-y, donnez-nous un pronostic alors on va voir si vous êtes bon. 2-0 pour la France.
Allez, un 31 31 pour la France. Pour la France pour la France, oui, pardon, ça me semble évident. J'en profite pour vous inviter à écouter le nouveau podcast de LCP.
Les matchs du pouvoir, c'est raconté par Jean-Pierre Graskien. C'est savoureux, c'est consacré aux précédentes coupe du monde de foot depuis 1934 quand le ballon rond devient un outil de propagande. Vraiment, aller y jeter une oreille, c'est savoureux.
Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de Chaque Voicte. Merci Fanny, on vous écoute demain matin sur France Info 7h51 et merci David et merci à vous de nous avoir suivi. Chaque voix contre revient demain en direct à 19h30.
Excellente soirée sur la 8.
Ugo Bernalicis