Visite de Xi Jinping en France
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- 2:40Invité politiqueFait
« « une prise de conscience et à la défense d'une souveraineté européenne » face à Pékin, que la Commission européenne avait d'ailleurs qualifiée de rivale systémique. »
- 3:22Invité politiqueFait
« « Dans un monde avec des géants comme la Chine, la Russie ou nos partenaires comme les États-Unis, nous ne pouvons survivre que si nous sommes unis en tant qu'Union européenne ». »
- 4:46Invité politiqueFait
« Macron, lorsqu'il était ministre de l'Économie, il a vendu l'aéroport de Toulouse justement à des intérêts chinois. »
- 8:04Invité politiqueChiffre
« la Chine est devenue la première puissance économique industrielle du monde. »
- 11:27Invité politiqueFait
« « Mais attendez, vous me dites que vous faites un partenariat avec l'Allemagne. Mais il se trouve que j'ai reçu il y a trois mois le chancelier d'Allemagne, qui m'a dit qu'il fallait que j'achète les productions allemandes au lieu des productions françaises ». »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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(Générique) Eh bien bonsoir à toutes et à tous. Nous sommes ce soir le 25 mars 2019, jour du 12e anniversaire de la création de l'UPR et du 62e anniversaire du traité de Rome, au passage. Je voudrais vous parler dans ce bref exposé de la visite actuellement en cours du président chinois Xi Jinping en France. Cette visite a commencé par la Riviera – notamment – à Nice, où le président chinois, tout communiste qu'il soit, a logé à l'un des palaces de Nice qui s'appelle le Negresco. Et donc il y a eu une visite. Emmanuel Macron s'est rendu d'ailleurs sur la Riviera pour aller dîner – je crois – avec les épouses respectives avec le président chinois au bord de la Méditerranée.
Et puis aujourd'hui même, donc ce 25 mars, il y avait la visite officielle qui commençait pour le coup pour de bon. Je crois même que c'était une visite d'État avec notamment un dépôt de gerbe à l'Arc de Triomphe avec les deux présidents. Alors si je vous parle de ce voyage, c'est parce qu'il est très important, parce qu'il permet notamment de souligner – je sais pas comment dire – la dingoterie, en tout cas la schizophrénie complète du discours d'Emmanuel Macron et des dirigeants européens vis-à-vis de la Chine. On voit bien qu'il y a quand même quelque chose qui ne tourne plus rond. Pourquoi je dis ça ?
Parce que juste avant l'arrivée du président Xi Jinping, on a assisté à un concert de critiques émanant des dirigeants européens. Le commissaire européen allemand Günther Oettinger a dit – je le cite – « voir avec inquiétude qu'en Italie »... Suivez mon regard, l'Italie de Salvini et de Di Maio. « Qu'en Italie et dans d'autres pays européens, des infrastructures d'importance stratégique comme les réseaux d'électricité, les lignes ferroviaires à grande vitesse ou les ports ne sont plus dans des mains européennes mais dans des mains chinoises ». Et il a ajouté : « L'Europe a un besoin urgent » – urgent – « d'une stratégie pour la Chine, une stratégie digne de ce nom ».
Alors Emmanuel Macron n'était pas en reste. Lui, il a appelé – je le cite – à « une prise de conscience et à la défense d'une souveraineté européenne » face à Pékin, que la Commission européenne avait d'ailleurs qualifiée de rivale systémique. Rivale systémique, ça donne le sentiment quand même d'un conflit latent qui pourrait déboucher éventuellement un jour sur une guerre, du moins sur une guerre commerciale. Il y en a un qui n'y est pas allé de main morte non plus. C'est le ministre allemand des Affaires étrangères. Personne ne sait qui c'est. Il s'appelle Heiko Maas.
Il a déclaré au journal Welt am Sonntag – c'est le supplément du dimanche du grand journal allemand qui s'appelle Die Welt – – je le cite – : « Dans un monde avec des géants comme la Chine, la Russie ou nos partenaires comme les États-Unis, nous ne pouvons survivre que si nous sommes unis en tant qu'Union européenne ». Et il a ajouté d'ailleurs : « Si certains pays croient pouvoir faire de bonnes affaires avec les Chinois, ils seront surpris quand ils s'apercevront qu'ils sont devenus dépendants ».
Et puis il a au passage égratigné la Chine, comme d'habitude, en disant que c'était pas une démocratie libérale, faisant ainsi référence, bien sûr, au régime communiste chinois, aux atteintes des droits de l'homme qui sont régulièrement dénoncées par les ONG, tout particulièrement lorsqu'il y a d'ailleurs une rencontre entre le chef d'État français et le chef d'État chinois. C'est en général habituel. Et puis alors pour couronner le tout, Macron a prétendu trouver une position européenne unifiée avec Angela Merkel et Jean-Claude Juncker, qu'il a invités ce soir à l'Élysée. Alors comment on peut interpréter tout ça ? Moi, j'y vois là-dedans, quand même, une schizophrénie générale.
On a quand même un commissaire européen, un ministre des Affaires étrangères allemand, un président de la République française qui sont tous là à crier, sous l'air des lampions : « Il faut avoir une stratégie. », « Il n'est pas tolérable que la Chine puisse acheter des infrastructures. », etc. Mais qu'est-ce qu'ils font ? Macron, lorsqu'il était ministre de l'Économie, il a vendu l'aéroport de Toulouse justement à des intérêts chinois. On croit rêver. D'ailleurs, c'étaient des intérêts mafieux. Je ne cesse de rappeler depuis des mois et des mois qu'il y a plus de 120 châteaux dans le Bordelais – des châteaux viticoles – qui ont été vendus à des intérêts chinois.
On sait également que les Chinois, actuellement, rachètent des dizaines et des centaines d'hectares de terre dans la Beauce. On sait également que les Chinois rachètent maintenant des forêts et des arbres pour couper des arbres, les emporter en Chine, les traiter là-bas et éventuellement en faire des meubles. Alors comment peut-on dire une chose et faire le contraire ? En fait, Macron se moque du monde comme, d'ailleurs, les dirigeants européens. Lorsqu'ils reprochent par exemple à l'Italie d'avoir vendu des infrastructures à la Chine, ils pourraient reprocher la même chose à la France, au Portugal, à l'Espagne. Mais à qui la faute ? Deux choses.
D'une part, la décision constante qui figure dans les GOPÉ de la Commission européenne, ces décisions de la Commission qui imposent aux États membres de vendre leurs services publics, de les mettre en concurrence, de les privatiser. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est la libre circulation des mouvements de capitaux imposée par l'article 63 du TFUE. Ajoutons à cela que les pays d'Europe sont complètement désargentés par une quinzaine d'années de privations, pour ne pas dire depuis le traité de Maastricht. En fait, ça fait depuis 27 ans. Un quart de siècle de mesures récessives et de privations...
Ce qui fait qu'en fait, les fonds disponibles pour investir dans des privatisations sont très faibles en Europe occidentale. En revanche, ils sont très importants en Chine. En d'autres termes, ce que les Européens reprochent aux Chinois, c'est justement les décisions que les Européens ont prises. Ils ont pris la décision avec les traités européens de la libre circulation des mouvements de capitaux. Ils ont pris la décision, ce qui permet aux Chinois d'investir sans aucun contrôle. Ils ont pris la décision de demander à tous les États de privatiser leurs services publics.
Enfin, ils mènent des mesures récessives qui rendent quasiment insolvables les États d'Europe occidentale pour acheter ces services publics. En bref, je crois vraiment que les dirigeants européens sont victimes – je ne sais pas – d'une schizophrénie galopante. Ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens. Là-dedans, d'ailleurs, le président chinois, M. Xi Jinping, est arrivé d'ailleurs – vous l'avez vu sur les photos – avec la dignité de ce que l'on appelle en chinois le 天子 (Tiānzǐ), c'est-à-dire le fils du ciel. Il est à la tête d'un pays de plus d'1,4 milliard d'habitants, première puissance économique du monde désormais, du moins si on calcule en parité de pouvoir d'achat.
Avec le taux de change, c'est les États-Unis, dont le PIB est un peu supérieur. Mais en termes de parité de pouvoir d'achat, la Chine est devenue la première puissance économique industrielle du monde. Et d'ailleurs, le PIB américain n'a pas la même composition que le PIB chinois. Si l'on parle en termes de production de biens réels, en production de produits industriels, la Chine est de loin la première puissance industrielle du monde, ce qui d'ailleurs n'est pas tout à fait anormal quand c'est un pays qui compte 1,4 milliard d'habitants. C'est le pays le plus peuplé du monde, juste devant l'Inde.
Il est en train, d'ailleurs, de se réaliser la prophétie qu'avait faite Charles de Gaulle dans les années 60, au moment où il avait décidé de reconnaître la république populaire de Chine en 1964. Il avait dit qu'il n'était pas exclu qu'au siècle prochain – nous y sommes –, la Chine redevienne ce qu'elle a toujours été dans l'Histoire, c'est-à-dire la première puissance de l'univers.
Les spécialistes estiment qu'en l'an 0, à peu près à l'époque de la naissance du Christ, il y avait quelque chose comme environ 200 millions d'êtres humains vivant sur terre et environ 50 millions d'êtres humains vivant dans cet immense espace de l'Asie orientale qu'est devenu ensuite l'empire chinois puis la république populaire de Chine. C'est-à-dire qu'au début de l'ère chrétienne, les Chinois, les habitants de cette contrée représentaient à peu près 22 à 25% de la population humaine. Et c'est toujours vrai 2019 ans après. Alors qu'est-ce que l'on peut dire face à tout ça ?
On peut dire déjà que ça suffit, ces déclarations contradictoires qui consistent à vouloir trouver une unité européenne là où elle n'existe pas. J'ai déjà eu l'occasion de répéter, d'expliquer plusieurs fois l'expérience que j'ai – moi – de la Chine, lorsque j'avais accompagné Jacques Chirac en 1986 en Chine, où nous étions allés voir l'usine de fabrication de voitures PSA de Citroën à Wuhan, où l'entreprise française PSA a une coentreprise avec un partenaire chinois qui s'appelle Dong Feng. Mais au même moment, les Allemands de Volkswagen ont leur propre coentreprise avec un autre partenaire chinois. Et les Italiens de Fiat ont leur propre coentreprise avec un autre partenaire chinois.
En d'autres termes, dire qu'il y a une unité européenne, dire qu'il y a une souveraineté européenne, c'est se payer de mots. Ça ne correspond à rien. C'est le contraire de la réalité. J'ai déjà expliqué aussi comment, lorsque j'avais accompagné Jacques Chirac et que nous avions été reçus par l'antéprédécesseur de Xi Jinping, le président Jiang Zemin... Comment Jacques Chirac avait fait pression auprès du président de la République populaire de Chine de l'époque en 1996 pour que l'on vende le TGV français à la Chine au détriment de la proposition allemande de l'ICE de chez Siemens.
Et j'ai déjà raconté comment le président chinois avait dit : « Mais attendez, vous me dites que vous faites un partenariat avec l'Allemagne. Mais il se trouve que j'ai reçu il y a trois mois le chancelier d'Allemagne, qui m'a dit qu'il fallait que j'achète les productions allemandes au lieu des productions françaises, que j'achète l'ICE de chez Siemens ». En d'autres termes, on a des dirigeants européens qui se lamentent sans aucune signification. Il n'est pas possible d'avoir une position commune européenne vis-à-vis de la Chine, parce que les pays d'Europe ont des intérêts industriels, économiques antagonistes les uns par rapport aux autres.
Je dirais non seulement que ça n'est pas possible, mais qu'en plus de ça, ça n'est pas souhaitable. Pourquoi vouloir absolument avoir une logique de bloc, de bloc économique et commercial européen contre le bloc chinois ? Qui est-ce qui ne voit pas qu'il se cache derrière cela des idées nauséabondes, les idées nauséabondes du péril jaune, les idées nauséabondes du choc des civilisations, les idées nauséabondes d'un monde blanc qui aurait vocation à s'opposer au méchant Chinois avec leurs maléfices, etc., etc. ? Arrêtons avec ces schémas de panique, de peur hérités des siècles antérieurs.
En réalité, la France doit avoir un partenariat avec la Chine comme, d'ailleurs, l'Allemagne doit avoir un partenariat avec la république populaire de Chine. Et il est complètement absurde de vouloir contre rime et raison, contre la réalité elle-même avoir une politique commune italo-franco-hispano-luso-germano-néerlando-polono – etc. – vis-à-vis de la Chine ? Ça ne marche pas. Ça ne pourra pas marcher. Je note d'ailleurs qu'on apprenait ce soir même que le président chinois venait de signer un méga-contrat d'achat d'Airbus, pour – je crois – 300 Airbus. Je crois qu'il n'y a jamais eu autant d'achats d'Airbus. Il a signé ça en France. Et je note d'ailleurs au passage que M.
Macron, évidemment, roule des mécaniques sur le thème : « Cocorico, nous avons vendu des Airbus ». Mais je rappelle au passage que M. Macron, en agissant de la sorte, en fait, se met en avant, et va probablement montrer que c'est le partenariat entre l'Europe et la Chine. Je rappelle qu'Airbus n'a aucun rapport avec la construction européenne. Airbus est une coopération internationale. Et d'ailleurs, il est vraisemblable... Il faudrait que l'on examine le détail de ce contrat. Il est extrêmement vraisemblable que ce contrat va comporter de nouveaux transferts de technologie depuis le consortium Airbus à destination de la Chine. Je rappelle que d'ores et déjà, les Airbus A320...
C'est d'ailleurs de ventes d'Airbus A320 qu'il s'agit. Il y a déjà une usine de la péninsule de Qingdao qui fabrique déjà, qui monte déjà sur le montage d'Airbus A320. Ça veut donc dire qu'au-delà du corocico et de la présentation, on continue à faire des affaires avec la Chine. D'ailleurs, la moitié des pays de l'UE ne sont pas dans le consortium Airbus, alors que dans Airbus, vous avez des entreprises américaines, par exemple, ou vous avez des fournisseurs russes, ou vous avez des fournisseurs japonais ou singapouriens ou australiens. Il s'agit d'une coopération internationale. Et puis cette vente va avoir lieu avec la Chine.
Et la Chine va évidemment en profiter pour développer ses propres modèles d'avions, comme elle a développé d'ailleurs ses propres modèles de TGV après la vente des premiers TGV venus d'Europe. Je rajoute d'ailleurs au passage que la décision récente de la Commission européenne de refuser la fusion entre Alstom et Siemens a prouvé qu'il n'y avait aucune volonté de la Commission européenne de trouver un pôle de résistance européen vis-à-vis du grand fabricant ferroviaire CRRC. Ainsi donc, moi, je me réjouis de ce voyage du président chinois. La Chine est en train de devenir la première puissance mondiale. Elle l'est déjà du point de vue industriel et économique.
Son arsenal militaire ne cesse de progresser, puisqu'en l'an 2000, les dépenses militaires chinoises correspondaient à peu près à 1% – un petit pour cent seulement – des dépenses militaires américaines. Et aujourd'hui, elles ont dû dépasser 20% des dépenses militaires américaines. La Chine est en train de devenir une très grande puissance militaire également. Les rodomontades de M. Macron, qui annonçait qu'il voulait encadrer la Chine, la pousser vers des règlements multilatéraux, etc., c'est ridicule. Voilà. M. Macron, vous êtes encore une fois grotesque. Vous feriez mieux de faire ce que Charles de Gaulle avait commencé de faire avec un grand succès en 1964.
C'est-à-dire arrêter de parler du concept de souveraineté européenne qui n'existe pas, arrêter de faire semblant comme si nous avions les mêmes intérêts économiques et commerciaux que les Allemands, mais développer un partenariat franco-chinois mutuellement profitable pour tout le monde, par exemple en favorisant l'apprentissage de la langue de Molière en Chine, puisqu'en Chine, nous avons – comme c'est le cas d'ailleurs dans beaucoup de pays du monde et en particulier en Extrême-Orient – une renommée, une réputation qui concerne d'abord et avant tout la culture, le raffinement, la civilisation, la bonne chère, les bons vins, les spiritueux, etc., etc.
C'est là que nous avons des points forts. Et tous les produits de luxe... Allons-y. Continuons vers ça. Développons l'apprentissage de la langue française, parce que les Allemands n'ont pas les mêmes atouts. Et en Chine, il y a certainement beaucoup plus d'appétence de la part des Chinois pour apprendre la langue française qui par ailleurs se développe très rapidement au niveau mondial – en particulier en Afrique – que pour la langue de Goethe, que pour l'allemand.
Ainsi, nous serons à même de développer le troisième millénaire avec un pays comme la république populaire de Chine, avec laquelle nous aurons enfin cessé de nous raconter des sornettes, et avec laquelle nous pourrons avoir un partenariat bilatéral mutuellement profitable. D'ailleurs, je signale au passage que le fait que Macron ait convié Mme Merkel et M. Drunker à venir discuter avec le président chinois Xi Jinping est... Je sais pas comment qualifier ça. C'est délirant. C'est délirant. Les Chinois, comme beaucoup de peuples du monde, apprécient et ne jugent qu'en fonction des rapports de force.
La République française a des atouts fondamentaux en matière internationale : le siège permanent au Conseil de sécurité à égalité avec la république populaire de Chine. L'Allemagne ne l'a pas. Mais M. Macron fait tout son possible pour le donner à l'Allemagne. La République française a une force nucléaire qui est tout à fait respectable et respectée. L'Allemagne ne l'a pas. Et M. Macron essaie de tout faire pour la donner à l'Allemagne. Et maintenant, voilà que le président chinois se rend à Paris. Et M. Macron, tel un petit gamin, demande à une femme plus âgée que lui de venir le chaperonner. Décidément, c'est un problème psychiatrique qu'il doit avoir.
Mme Merkel doit être là pour tenir la chandelle. Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Est-ce que l'on imagine Charles de Gaulle ou même Georges Pompidou ou même François Mitterrand, lorsqu'ils recevaient... Enfin ça n'avait pas été le cas du temps de Charles de Gaulle. Mais lorsqu'ils avaient des contacts avec les plus hauts dignitaires chinois... Georges Pompidou avait rencontré – je crois – Mao Zedong. Est-ce qu'on les imagine en train de dire : « Attendez, je ne peux pas aller faire pipi sans avoir le garde-chiourme qui est le chancelier d'Allemagne ». M. Macron, encore une fois, vous avez rabaissé la puissance, le prestige de la France pour rien.
Et je suis persuadé que dans son for intérieur, le président chinois vous méprise profondément. (Générique)
François Asselineau