Jean-Philippe Tanguy : "Emmanuel Macron essaie de couillonner les Français !" (RTL)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Philippe Tanguy.
- 0:10RelanceRéponse partielle
Jordan Bardella n'a pas eu de mots assez forts pour dire du bien de Marine Le Pen. On aurait presque dit une passation de pouvoir hier, non ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Le procès en appel de Marine Le Pen va s'ouvrir aujourd'hui avec un enjeu majeur. Est-ce que vous y croyez encore ?
- 2:03RelanceRéponse partielle
Si elle est innocente, si c'est une non-affaire, pourquoi douze personnes condamnées en première instance ont-elles décidé de ne pas faire appel ?
- 2:32RelanceRéponse partielle
Si demain, vous étiez condamné par la justice, vous trouveriez ça injuste, vous diriez « Non, je suis fatigué, je le prends à la condamnation, salut ! »
- 2:55FerméeRéponse directe
Il paraît qu'elle vous a interdit de venir, vous les parlementaires, pendant le procès, c'est vrai ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« Non, au contraire. J'ai trouvé que c'était des mots naturels. »
- 0:36Invité politiqueChiffre
« les sondages qui placent Jordan Bardella et Marine Le Pen dans les personnalités les plus populaires de France. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Donc moi, je sais qu'elle est innocente, elle a particulièrement confiance en elle. »
- 1:48Invité politiqueFait
« C'est une non-affaire ? Oui, moi j'ai toujours pensé que c'était une non-affaire. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Bon, c'est de lassitude. »
- 2:18Invité politiqueChiffre
« C'est très long, cette affaire, ça fait dix ans. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Parce qu'on n'est pas d'accord, c'est des menteurs. »
- 4:29Invité politiqueFait
« Il ne s'est pas battu du tout. »
- 4:39Invité politiqueChiffre
« elle a augmenté de 7 milliards au 1er janvier. »
- 4:47Invité politiqueChiffre
« elle passe de 23 à 30 milliards. »
- 5:04Invité politiqueFait
« quand je suis, je cite, couillonné par un traité, je ne me laisse pas couillonner. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron essaie de couillonner les Français, les agriculteurs qui résistent. »
- 7:20Invité politiqueFait
« aujourd'hui, on ne nous propose que des impôts, que des dépenses. »
- 7:23Invité politiqueChiffre
« on est passé d'un déficit de 16 à 24 milliards d'euros. »
- 7:56Invité politiquePromesse
« il faut faire 100 milliards d'économies. »
- 8:00Invité politiquePromesse
« il faut faire au moins 140 milliards d'économies nettes »
- 8:23Invité politiqueChiffre
« il a augmenté l'impôt sur le revenu de 1,5 milliard d'euros. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy75 %
- Présentateur25 %
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Il est député de la Somme et président délégué du groupe RN à l'Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, donc l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Philippe Tanguy. Bonjour, bonne année à vos auditeurs. Bonne année à vous. Soutien total, force, amitié. Jordan Bardella n'a pas eu de mots assez forts pour dire du bien de Marine Le Pen. On aurait presque dit une passation de pouvoir hier, non ?
Non, au contraire. J'ai trouvé que c'était des mots naturels. Et Jordan, comment dire, défendait l'ensemble de la position du groupe et de nos élus, et la solidarité avec Marine Le Pen et puis les autres prévenus.
Il n'y a pas qu'il manquait juste, je me voyais déjà en haut de l'affiche d'Aznavour et le tableau était complet, j'ai mauvais esprit.
Je ne vois pas comment il pourrait être plus en haut de l'affiche. En tout cas, on est très fiers et on voit ça avec beaucoup d'humilité, les sondages qui placent Jordan Bardella et Marine Le Pen dans les personnalités les plus populaires de France. Donc, il n'y a pas de raison de chercher des histoires là où il n'y en a pas. Il y a suffisamment de problèmes dans le pays, monsieur Soto, pour en inventer au RN. Et par ailleurs, ça n'intéresse pas grand monde. C'est lui le boss ? C'est lui qui tient la baraque ? Il est président du RN. Je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes, si vous voulez.
Il est président du RN, donc c'est le chef du RN et c'est Marine Le Pen, la chef de notre famille politique. Si vous voulez tout savoir, hier, on a une cérémonie de vœux ensuite de tous les parlementaires avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui était assez émouvante d'ailleurs, qui montre que c'est vrai qu'il y a une petite distinction entre le RN et les autres partis, c'est qu'il y a un côté familial, le RN, amical, nous sommes un groupe solidaire. Je pense qu'on le voit au Parlement, on vote d'un bloc, on pense d'un bloc, on agit d'un bloc. Pour l'intérêt de nos convictions. Et puis c'est les Français qui s'en jugent.
Ce qui est sûr, c'est que le procès en appel de Marine Le Pen va s'ouvrir aujourd'hui avec un enjeu majeur. Donc pour celle qui a déjà été candidate trois fois à la présidentielle, aura-t-elle ou non le droit de concourir l'année prochaine ? Est-ce que vous y croyez encore ? Totalement. Sincèrement, or et les bancs de l'année. Ah oui, non, c'est pas bon.
Vous le ventez pas ça. Non, mais j'ai plein de défauts, mais franchement, la langue de bois, c'est pas le genre de la maison. Donc moi, je sais qu'elle est innocente, elle a particulièrement confiance en elle. Elle est innocente ? Bah oui, c'est ma conviction. C'est une non-affaire ? Oui, moi j'ai toujours pensé que c'était une non-affaire. Mais ça, c'est la justice qui décidera, c'est pas moi. Moi, ma conviction, c'est qu'elle est innocente de ce qu'on lui reproche. Qu'est-ce qu'on reproche aussi à nos amis ? Parce que Marine Le Pen n'est pas toute seule dans cette injuste affaire.
Non, il y aura douze personnes qui sont douze prévenues. Mais si elle est innocente, si c'est une non-affaire, pourquoi douze personnes qui ont été condamnées en première instance ont-elles décidé de ne pas faire appel ? Ont-elles accepté leur condamnation ?
Bon, c'est de lassitude. On en a parlé avec elles. Moi, je n'ai pas parlé à leur place. Oui, vous savez, les procédures, moi j'en ai connues quelques-unes. C'est très long, cette affaire, ça fait dix ans. Vous avez des gens qui ont une famille, une vie, qui veulent passer à autre chose, même si la décision est injuste. Vous n'avez personne qui a reconnu... Pardon, Jean-Philippe Tanguil, je vous permets de... Je ne peux pas parler à leur place aussi. Non, mais moi, je vous pose une question à vous.
Si demain, vous étiez condamné par la justice, vous trouviez ça injuste, vous diriez « Non, je suis fatigué, je le prends à la condamnation, salut ! »
Ce n'est pas mon caractère. Non, mais ce n'est pas mon caractère. Et visiblement, et j'en suis très fier, ce n'est pas du tout le caractère de Marine Le Pen ou de Louis Alliot. Mais vous avez des gens qui sont en cette affaire, qui ne sont pas des politiques, qui ne sont pas à compass de force. Politiques, dont ceux qui ont été condamnés, qui ont accepté...
Pas beaucoup, non. Bon, quand même. Non, je ne crois pas. Non ? Bon. Il paraît qu'elle vous a interdit de venir, vous les parlementaires, pendant le procès, c'est vrai ou pas ? Elle ne nous a pas interdit.
Elle vous a demandé de pas venir. Voilà, elle considère qu'effectivement, il n'y a pas à médiatiser outre mesure, si on peut dire, cette affaire, et qu'elle est en charge de cette affaire avec les autres prévenus, et que nous, en tant que parlementaires, on a beaucoup de dossiers à l'Assemblée nationale, les agriculteurs qui manifestent, et je les soutiens aujourd'hui à l'Assemblée nationale. On a le budget qui revient, avec cette pantomime, cette matière...
On s'est profil bas sur le procès, visiblement.
Non, écoutez, il y a eu nos voeux la veille. Alors, si on faisait profil bas sur ce procès, on ne ferait pas les voeux de Jordan-Marcelin et de Marine Le Pen, la veille du procès. On n'est pas complètement débile, M. Soto, donc si on voulait cacher les choses, ou passer outre, on ne ferait pas les voeux, avec toute la presse française et internationale, la veille du procès. Donc, on assume totalement, je réponds à vos questions, mais je ne peux pas répondre à la place de ceux qui ne sont pas là.
Bon, pendant le procès, la vie politique, vous l'évoquiez, va se poursuivre. Le RN a déposé comme éléphi une motion de censure contre le gouvernement pour protester contre le Mercosur. Mais pourquoi ? Pourquoi vouloir censurer un gouvernement sur un sujet sur lequel vous êtes d'accord avec lui ?
Parce qu'on n'est pas d'accord, c'est des menteurs. Ils sont contre le Mercosur, vous aussi ? Non, mais on peut dire des choses, on peut prendre des postures. Vous voyez, M. Guetta, hier, député macroniste au Parlement européen, il a avoué le truc. Il a dit, oui, bon là, les agriculteurs ne sont pas très contents, mais ils verront à moyen et à long terme, c'est un bon accord. Et c'est la vraie position de Emmanuel Macron qui a eu peur, sans doute, de l'assumer publiquement, mais la position d'Emmanuel Macron sur le libre-échange en général...
Il s'est battu quand même, non ? Sur le Mercosur, non ? Il ne s'est pas battu du tout.
C'est du cinéma ? C'est du cinéma intégral. Parce que la façon de se battre quand on est la France, c'est suspendre la contribution de la France financière à l'Union européenne, ce n'est pas de l'augmenter de 7 milliards. Parce qu'elle a augmenté de 7 milliards au 1er janvier. Donc, quand vous négociez et que vous voulez un rapport de force, vous n'augmentez pas votre contribution de 30% puisqu'elle passe de 23 à 30 milliards. Est-ce que vous souhaitez... Ce n'est pas la façon de négocier des gaullistes que je prétends incarner avec d'autres aujourd'hui. Le général de Gaulle avait dit politique de la chaise vide sur la PAC, sur la politique agricole commune et sur la politique commerciale.
Et d'ailleurs, vous avez des très bons éléments de langage de l'époque, enfin, des citations du général qui disaient quand je suis, je cite, couillonné par un traité, je ne me laisse pas couillonner. Donc, le général de Gaulle ne se laissait pas couillonner. Emmanuel Macron essaie de couillonner les Français, les agriculteurs qui résistent. Et j'en suis très fier. Moi, je suis très fier d'être Français. Définitivement, un peuple qui ne se laisse pas faire, y compris quand son président essaie de le manipuler.
Est-ce que vous souhaitez, comme Xavier Bertrand l'a demandé ici même, que la France saisisse la Cour de justice de l'Union Européenne ? Vous le soutenez là-dessus ou pas ?
Je soutiens, pourquoi pas ? Mais j'ai peu d'espoir dans la Cour. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas illégal. C'est là aussi la manipulation des politiciens qui ont gouverné la France depuis 40 ans. J'entendais M. Langlais qui parlait de Maastricht. Maastricht, effectivement, on a abandonné notre souveraineté monétaire. Il n'y a pas que l'indépendance de la Banque centrale. Il y a aussi la non-indépendance de la France désormais. Oui, à l'époque, pour reprendre les dossiers, on n'a pas vraiment dit ça aux Français. On n'aura pas dit, par exemple, qu'ils n'étaient plus du tout souverains sur la politique commerciale.
Vous verrez, vous ferez un grand jury, vous aurez plus de temps pour vous expliquer. Moi, je vais commencer sur les agriculteurs, si vous voulez bien.
Oui, mais on a menti aux Français puisqu'on leur dit « Oui, c'est illégal, ce n'est pas illégal. » Il y a un trait de la politique commerciale et de la compétence de la Commission européenne. Les dirigeants français, depuis 20 ans, ont donné un mandat à Ursula Wendelayen. Coucou. Oui, mais donc, ce n'est pas illégal, pour répondre à votre question.
Je le regrette. Les tracteurs sont entrés de nouveau dans Paris, aujourd'hui, la FNSA. J'étais intrigué par une photo de vous postée sur les réseaux sociaux. On vous voit avec un bonnet de la coordination rurale sur la tête. C'était mignon. C'est de la bonne vieille récup à l'ancienne, ça ? Pas du tout.
D'ailleurs, vous n'avez eu aucun agriculteur qui a protesté. Mais je ne dis pas qu'ils protestent. Au contraire, ils sont contents. Mais la récup, parce que ce n'était pas sincère, j'ai croisé des agriculteurs de la Meuse, d'ailleurs. Ils m'ont proposé ce bonnet. Ils ont dit « On fait une photo sympa. » C'est eux qui l'ont postée. J'ai récupéré une photo que les agriculteurs ont postée. Ce n'est pas de la récup. Je suis désolé, ce n'est pas sympa de dire ça. Parce que ce n'est pas vrai. Pardon si je ne suis pas sympa.
Dans toutes les manifestations contre la réforme des retraites, réforme que vous combattiez, vous disiez qu'il y a deux choses différentes. Il y a la rue, il y a les mobilisations. Et nous, c'est le champ politique. On ne mélange pas les deux. Là, sur les agriculteurs, on sent que vous êtes plus pronts à aller sur le terrain avec eux, non ?
C'est sûr qu'on doit résister à ma nature pour ne pas aller sur les blocages avec eux. C'est vrai que ma nature serait plutôt de y aller et de me battre avec eux frontalement. Mais on représente tout le monde, tous les syndicats. Mais je les ai croisés. Je ne vais quand même pas refuser de les soutenir des gens que je croise.
Sur le budget, on va évacuer ça en une question. Je crois qu'il revient dans l'hémicycle tout à l'heure. On reviendrait. Est-ce que, quelle que soit la question, la nature de la copie, votre réponse à vous sera non ?
Oui, parce qu'aujourd'hui, on ne nous propose que des impôts, que des dépenses. Ce qui s'est passé sur la sécurité sociale, on est passé d'un déficit de 16 à 24 milliards d'euros. Tout ce petit monde achète le maintien de sa place, de son siège, avec de la dette, donc des impôts à court ou à moyen terme. Et vous dites quoi, là ?
1,493 et des ordonnances et qu'on en finisse ?
Je dis que tout ce petit monde doit reconnaître qu'ils sont incapables de gérer les finances de la France. Dissolution, élection, et que chaque force politique présente un plan de redressement des finances publiques aux Françaises et aux Français. Parce qu'à la dernière dissolution, on a parlé de tout, sauf de la crise des finances publiques. C'était déjà le cas pourtant. J'avais dit à l'époque, on avait dit au Rassemblement National, il faut faire 100 milliards d'économies. Maintenant, il faut faire au moins 140 milliards d'économies nettes, tellement ils ont été encore mauvais, aggravant encore les dépenses publiques et les impôts en même temps.
Donc c'est quand même très fort de réussir à augmenter à la fois les dépenses, les impôts et la dette. Ça, c'est le social-macronisme et les LR, le roi des faux-culs, avec M. Rotaillot. On a les couillons, on a les faux-culs. Non, non, non, non. Je n'ai pas dit qu'on nous couillonne, on nous ment. M. Rotaillot, il nous couillonne aussi sur les impôts parce qu'il dit, je suis contre les impôts et au Sénat, il a augmenté l'impôt sur le revenu de 1,5 milliard d'euros. Tout le monde peut vérifier.
Merci beaucoup à vous. Bonne journée.
Jean-Philippe Tanguy