đŽ Les ministres des Finances et des Comptes publics prĂ©sentent le projet de loi spĂ©ciale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 42 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00RelanceRéponse partielle
Pouvez-vous nous garantir que la loi spéciale ne permettra pas finalement de faire des économies que vous n'avez pas pu faire accepter à cette assemblée ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Par ailleurs, vous vous ĂȘtes refusĂ© Ă reporter des crĂ©dits en l'absence de loi de finance. Quel est le montant des crĂ©dits qui pourraient ĂȘtre reportĂ©s l'annĂ©e prochaine ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Seriez-vous disposé à déposer un projet de loi pour prolonger des crédits d'impÎts urgents ?
- 18:00RelanceRéponse partielle
à combien estimez-vous le coût de la loi spéciale pour 2026 ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement a-t-il envisagé une lecture moins restrictive pour l'ouverture des crédits budgétaires ?
- 22:00OuverteRéponse partielle
Quelle est la balance financiÚre entre les dépenses maintenues et les économies réalisées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Ministre de l'économieFait
« La loi spĂ©ciale ne peut pas modifier les barĂȘmes d'impĂŽts ou prolonger des dispositifs fiscaux de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. »
- 10:00Ministre de l'économiePromesse
« Nous devons converger de maniÚre à ce que le déficit des administrations publiques françaises soit au maximum de 5 % l'année prochaine. »
- 12:00Ministre de l'action et des comptes publicsFait
« La loi spéciale ne permet pas d'engager des investissements supplémentaires. »
- 0:30Chiffre
« « Si on va vite vers un budget voté, au fond, on peut faire 5 %, on peut y arriver. » »
- 1:00Chiffre
« « Nous ne pourvons pas recruter 1600 magistrats greffiers et agents pénitentiaires. » »
- 1:30Chiffre
« « Nous ne pouvons pas commander à hauteur de 30 milliards d'euros de nouveaux équipements pour les armées. » »
- 2:30Fait
« « Les services votés représentent le minimum de crédit que le gouvernement juge indispensable. » »
- 1:30Jean Didier BergerChiffre
« Si la loi spéciale devait s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2026 qu'on arriverait à 6 % de déficit public. »
- 2:00?Fait
« Ce n'est pas un accident, c'est la conséquence directe de l'aveuglement budgétaire que nous dénoncions. »
- 5:00?Fait
« Si vous n'avez pas les crédits, vous ne pouvez pas engager des nouvelles commandes. »
- 7:00?Chiffre
« Si on avait aucun texte et qu'on laissait tout dériver, on serait à 6 % de déficit. »
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Ouais, faudrait que ça change. Nous, c'est trÚs my Oui, je suis bien. Bien chers collÚgues, on reçoit monsieur Roland l'escur, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique et madame Amélie de Montchalin, ministre de l'action et des comptes publics, qui viennent nous présenter le projet de loi spéciale autorisant à continuer à percevoir les impÎts conformément à ce que prévoit le point 2 de l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finances qui a été présentée en conseiller du ministre il y a quelques heures.
Ce projet devait devrait ĂȘtre inscrit lors du jour de la sĂ©ance publique demain aprĂšs-midi Ă 15h. Le dĂ©lai de dĂ©pĂŽt des amendements pour la sĂ©ance publique sera fixĂ© Ă 13h demain. Compte tenu de ces passages en de ce passage en sĂ©ance pardon, j'ai fixĂ© comme dĂ©lai de dĂ©pĂŽt des amendements pour l'examen en commission Ă 8h30 demain matin, ce qui nous permettra d'examiner le texte dĂšs 9h30.
Je vous rappelle que mĂȘme si intitulĂ© du je suis pas sĂ»r qu'il y ait 50000 amendements. Enfin, de toute façon, il y a pas d'autres choix. Je vous rappelle que mĂȘme si l'intitulĂ© du projet de loi ne comporte pas les mots lois de finance, il s'agit bien d'une des catĂ©gories loi de finance prĂ©vue par la LOL.
Comme le relevait le Conseil constitutionnel dans sa dĂ©cision numĂ©ro 79-1100 dĂ©cĂšs du 30 dĂ©cembre 1979, un tel texte constitue, je cite, un Ă©lĂ©ment dĂ©tachĂ©, prĂ©alable et temporaire de la loi de finance de l'annĂ©e. Ce texte doit ainsi permettre d'autoriser Ă continuer Ă percevoir les impĂŽts existants jusqu'au vote de la loi de finance de l'annĂ©e et il ouvrira au gouvernement la possibilitĂ© d'ouvrir par dĂ©cret les crĂ©dits budgĂ©taires nĂ©cessaires pour poursuivre l'exĂ©cution des services publics dans les conditions qui ont Ă©tĂ© approuvĂ©es l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. La principale diffĂ©rence avec le texte prĂ©sentĂ© l'annĂ©e derniĂšre est le fait qu'il n'est pas nĂ©cessaire de prĂ©voir un article relatif au plafond d'emprunt de la COS dans la mesure oĂč Ă l'inverse de l'annĂ©e derniĂšre la loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale pour 2026 a fait l'objet d'une adoption dĂ©finitive avant la fin de l'annĂ©e.
Madame monsieur le ministre vous avez la parole. Merci monsieur le prĂ©sident. Madame la ministre cher AmĂ©li monsieur le prĂ©sident de la commission des des finances Ăric Coerrel.
Monsieur le rapporteur gĂ©nĂ©ral Philippe Juvin. Mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s, je voudrais d'abord vous remercier d'ĂȘtre lĂ ce soir pour un moment qui je pense est un moment important mais reconnaissons-le qui se dĂ©roule dans une semaine oĂč on aurait pu Ă©ventuellement avoir volontĂ© de faire autre chose, d'ĂȘtre avec nos familles dans les derniers jours qui prĂ©cĂšdent les fĂȘtes de fin d'annĂ©e. Et vraiment sincĂšrement, je vous je vous remercie d'ĂȘtre lĂ .
Je pense c'est un moment important. C'est un moment qui suit un processus inédit et qui ouvre un processus qui lui ne l'est pas puisqu'on a connu ça l'année derniÚre mais qui je pense est un processus aussi important. Le 14 octobre dernier, nous étions devant vous déjà réunis en en commission des finances.
Ăa a l'air d'ĂȘtre il y a une Ă©ternitĂ©. C'Ă©tait Ă peine il y a plus de 2 mois. Euh et nous avions prĂ©sentĂ© un projet de loi de finance et un projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale que nous venions de prĂ©senter en conseil des ministres.
Nous sommes devant vous ce soir pour vous présenter, vous l'avez dit, monsieur le président de la commission, ce projet de loi spécial. Depuis le 14 octobre, la méthode inédite annoncée par le Premier ministre à l'époque a permis au débat sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 de se tenir et d'aboutir à son vote et à son adoption par les deux chambres. Cette réussite crée un précédent.
Elle démontre que nous sommes capables de faire converger nos positions et je suis convaincu qu'elle trace une voie pour les futurs débats budgétaires. En revanche, vous le savez, vous y étiez. Les discussions à l'Assemblée nationale n'ont pas permis d'aller au bout de l'examen du projet de loi de finance pour 2026.
L'AssemblĂ©e nationale n'a pas pu examiner la partie dĂ©pense, dites la partie 2 du texte et dĂ©finir le budget qu'elle souhaitait. En mĂȘme plus, elle a plutĂŽt dĂ©fini le budget qu'elle ne souhaitait pas puisque vous avez rejetĂ© Ă une trĂšs trĂšs large majoritĂ©, presque unanime la partie. L'Ă©chec de la commission mixte paritaire de vendredi dernier relĂšve sans doute de divergence politique pardon, mais aussi et sans doute surtout de ce travail inachevĂ©.
Nous apprenons en marchant notre culture politique évolue. Prenons ces quelques semaines supplémentaires pour réussir à faire comme de nombreuses autres démocraties trouver un compromis budgétaire. Mais attention, je vois poindre ici ou là une certaine accoutumance à la loi spéciale.
Dire que le monde va s'Ă©crouler avec la loi spĂ©ciale serait Ă©videmment mentir, mais dire que nous pouvons nous en contenter plus que quelques jours ou quelques semaines serait un dĂ©ni. La zoie spĂ©ciale nous offre simplement le temps nĂ©cessaire pour prolonger les dĂ©bats et nous permettre d'aller au bout de l'examen du texte. C'est la route de secours qui nous permet de faire les quelques kilomĂštres qui nous Ă©loignent du lieu oĂč on pourra enfin chausser de nouvelle roue et entamer l'annĂ©e 2026 avec un buncher.
Dans notre situation, du fait de des délais et d'échec de la commission mixte paritaire, le projet de loi spéciale est un passage obligé. Vous l'avez vu, 16 pages, trois articles. Ce n'est évidemment pas un budget à proprement parler.
Il poursuit trois seuls objectifs : continuer Ă lever l'impĂŽt, garantir les ressources nĂ©cessaires au bon fonctionnement de nos collectivitĂ©s locales et permettre Ă l'Ătat de continuer Ă Ă©mettre de la dette afin d'assurer la continuitĂ© des services publics et de l'action de l'Ătat. Je prĂ©cise, vous le savez, que cette loi spĂ©ciale n'Ă©quivaut pas Ă la reconduction du budget de l'annĂ©e derniĂšre, la mise en Ćuvre de la loi spĂ©ciale ainsi que des dĂ©crets de services votĂ©s revient Ă ouvrir le minimum de crĂ©dit, le minimum de crĂ©dit que le gouvernement juge indispensable pour poursuivre l'exĂ©cution des services publics dans les conditions qui ont Ă©tĂ© approuvĂ©es l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente par le parlement. Je rappelle par ailleurs que la loi spĂ©ciale ne peut pas modifier les barĂȘmes d'impĂŽts ou prolonger des dispositifs fiscaux de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
Le Conseil d'Ătat Ă©tait trĂšs clair sur ce point dans son avis rendu l'annĂ©e derniĂšre sur le projet de loi spĂ©ciale. Il l'a rappelĂ© dans son avis sur le prĂ©sent projet. Jeel Ă©galement, c'est important que la loi spĂ©ciale ne permet pas d'engager des investissements supplĂ©mentaires, que ce soit des investissements dans l'informatique quantique, dans le soutien au secteur auronautique, dans le secteur automobile.
Le guichet Ă Prime Brenov, vous avez eu l'occasion de l'entendre un certain nombre de fois de la bouche de notre collĂšgue ministre du logement ne pourra pas rĂ©ouvrir tant qu'on sera en loi spĂ©ciale. Les investissements des armĂ©es que vous avez votĂ© Ă une trĂšs large majoritĂ© lors d'un dĂ©bat la semaine derniĂšre. le prolongement, la garantie Ă l'Ătat de la garantie Ă l'Ătat pardon Ă l'AFD pour la Nouvelle-CalĂ©donie, la garantie antimeute, la garantie de lunque, tout ça Ă©videmment dans la loi spĂ©ciale, ça n'est pas possible.
C'est pourquoi il nous semble Ă©videmment important de poursuivre le travail, de l'accĂ©lĂ©rer et de dĂ©b et de dĂ©boucher trĂšs rapidement dĂšs le mois de janvier sur un budget qui nous espĂ©ron pourrait ĂȘtre votĂ©. Je rappelle ensuite qu'Ă l'issue de l'examen par le SĂ©nat projet de loi de finance, Ă l'issue de la navette qui vous a vu adopter un projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale qui a vu le SĂ©nat adopter un projet de budget, le dĂ©ficit public serait de 5,3 % du produit intĂ©rieur brut pour l'ensemble des administrations publiques. C'est Ă©videmment inacceptable.
J'ai eu l'occasion de le dire à vos collÚgues sénateurs, je vous le redis ce soir. Nous devons converger de maniÚre à ce que le déficit des administrations publiques françaises soit au maximum de 5 % l'année prochaine. Il en va de notre crédibilité vis-à -vis de nos investisseurs, vis-à -vis de nos partenaires européens, mais aussi, j'en suis convaincu, vis-à -vis de nos concitoyens.
Comme l'annĂ©e derniĂšre, donc la loi spĂ©ciale ne peut ĂȘtre qu'une solution provisoire. C'est un texte de jonction, un pensement temporaire. Son maintien au-delĂ de janvier risquerait de fragiliser grandement l'Ă©conomie française parce qu'il introduirait des incertitudes.
Incertitude sur les finances publiques et sur le niveau de déficit, j'en ai parlé. Incertitude pour nos chefs d'entreprise qui souhaitent trÚs vite finaliser leur projet d'investissement. Incertitude évidemment aussi pour nos concitoyens qui ont besoin de savoir les dispositions dans nos budgets qui les concernent, ce soit sur les dispositions fiscales ou autres.
Ăa introduirait Ă©videmment de l'incertitude sur la croissance. Je vous rappelle que la croissance jusqu'Ă prĂ©sent a Ă©tĂ© au rendez-vous. Nous serons trĂšs vraisemblablement en ligne, voire mĂȘme sans doute au-dessus en 2025 au-dessus des prĂ©visions de croissance que nous vous avions prĂ©sentĂ© il y a quelques mois et nous sommes aujourd'hui bien engagĂ©s pour que l'annĂ©e 2026 reste une annĂ©e de croissance Ă©galement.
C'est donc toutes ces raisons qui me conduisent Ă vous engager Ă finaliser rapidement nos travaux. Nous reprendons le travail lĂ oĂč il s'est arrĂȘtĂ© afin de converger au mois de janvier vers un budget qui puisse ĂȘtre adoptĂ©. Nous devons poursuivre nos efforts pour maintenir le dĂ©ficit sous les 5 % je le rappelle. seuil qui nous permet de rester sur la trajectoire nous ramenant en dessous de 3 % de dĂ©ficit Ă l'horizon 2029 et de stabiliser ainsi il sera temp notre dette publique.
Mesdames et messieurs les députés, cet objectif est ambitieux. Je suis convaincu qu'il est atteignable. C'est notre devoir de l'atteindre.
Merci monsieur le président. Merci Méline Mchel. Merci beaucoup monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur général, mesdames et messieurs les députés.
Effectivement, la commission mix paritaire qui s'Ă©tait rĂ©unie vendredi dernier pour dĂ©battre et faire convergence sur le projet de loi de finance 2026 n'a pas Ă©tĂ© conclusive. Le gouvernement en prend acte et prend donc aujourd'hui ses responsabilitĂ©s. Monsieur le rapporteur gĂ©nĂ©ral, ce matin, vous avez indiquĂ©, malgrĂ© cette issue que vous Ă©tiez prĂšs du but. et mĂȘme Ă quelques jours d'un compromis sur le projet de loi de finance.
C'est pourquoi conformĂ©ment Ă la Constitution, nous prĂ©sentons nous prĂ©sentons aujourd'hui un projet de loi spĂ©cial pour nous donner collectivement ces quelques jours supplĂ©mentaires pour donner au plus vite un budget Ă la France puisque c'est une nĂ©cessitĂ© vitale pour notre pays. J'ai dĂ©jĂ eu l'occasion de le dire, une loi spĂ©ciale n'est pas un budget, ce n'est pas un choix politique, c'est au fond un non choix pour notre pays et c'est un non choix que je crois que notre pays ne peut se permettre. En effet, ce service minimum a Ă©tĂ© pensĂ© dans le cas d'un processus budgĂ©taire Ă l'arrĂȘt et il ne rĂ©pond ni aux urgences ni aux exigences des Français.
Alors, je suis le savez Ă©lu d'Ăle-de-Fance et les parlementaires franculiens mais les autres aussi le savent. Quand les transports publics sont en grĂšve, on dit qu'on passe en service minimum. Est-ce que ça satisfait les usagers ?
On peut en douter. Et je crois que pour la France, c'est au fond pareil. Une France au ralenti, personne n'en veut.
Une France impuissante dans son champ national ou dans la compĂ©tition internationale, personne, ici, je le sais, ne le souhaite. Et au fond, nous ne pouvons faire ni la grĂšve, ni la trĂȘve du compromis quand l'intĂ©rĂȘt des Français, l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, l'intĂ©rĂȘt de notre pays est en jeu. Et Ă ce service minimum correspond, je le dis ici sans en phase, mais des risques maximums.
Monsieur le prĂ©sident CCrel, vous avez demandĂ© par voie de presse et vous me l'avez demandĂ© Ă©galement que nous arrĂȘtions, je cite de dramatiser la loi spĂ©ciale. Je dois vous dire ici qu'il n'est en aucun cas question de dramatisation, mais plutĂŽt de vous prĂ©senter trĂšs simplement les risques que nous en courons et que nous avons dĂ©jĂ d'ailleurs subi au dĂ©but de l'annĂ©e 2025 enant toute transparence. le risque de ne pas pouvoir rĂ©pondre aux urgences des Français, le risque de ne pas pouvoir investir et le risque de laisser le pays immobile alors que tout autour de nous va trĂšs vite.
Et vous le savez, un service minimum n'a de sens que s'il est trÚs court et surtout qu'une sortie de service minimum s'organise. Un provisoire qui dure, c'est l'image de la politique qui, je crois, hérisse le plus nos compatriotes. Et ce provisoire, je crois, serait indigne d'un grand pays comme la France. s'il venait à s'installer.
La loi spĂ©ciale, cela a Ă©tĂ© dit, vous le savez, ne comporte aujourd'hui que trois articles. Le premier pour prĂ©lever les impĂŽts existant, le deuxiĂšme pour reconduire la les prĂ©lĂšvements sur recette de l'Ătat au profit des collectivitĂ©s territoriales selon les conditions prĂ©vues par la loi de finance de 2025 et le troisĂšme qui autorise des opĂ©rations d'emprunt et de gestion de la dette et de la trĂ©sorerie de l'Ătat. En rĂ©sumĂ©, nous servons le service minimum et nous servons le service de la dette.
Donc c'est la dette elle seule ou si peu. Vous savez que le dĂ©cret qui ouvrira les crĂ©dits qui sont dit les crĂ©dits dit de service votĂ© complĂštera ce dispositif. TrĂšs concrĂštement lĂ aussi sans chercher Ă dramatiser mais je crois que nous devons faire Ćuvre de transparence.
Qu'est-ce que ça veut dire pour le Français au 1er janvier ? les ce qu' a dit c'est d'abord l'arrĂȘt des investissements nouveaux et ce qui voudra dire que les armĂ©es ne pourront pas passer de commandes nouvelles. Elles pourront payer les engagements passĂ©s, elles ne pourront pas payer les commandes, elles ne pourront passer d'ailleurs les commandes nouvelles.
Ensuite, c'est la suspension des dĂ©penses discrĂ©tionnaires. Une dĂ©pense discrĂ©tionnaire, c'est un mĂ©canisme qui n'est pas encadrĂ© par une loi ou un rĂšglement. C'est donc tout ce que l'Ătat et ses opĂ©rateurs versent en gĂ©nĂ©ral en instruisant des dossiers sans avoir l'obligation rĂ©glementaire de le faire.
Un exemple, donner une aide Ă l'embauche Ă un apprenti quand on a une PME de moins de 250 salariĂ©s, c'est un rĂšglement qui oblige l'Ătat le verser. Inversement, octroyer une aide, ma prime rĂ©nove Ă une famille qui souhaite rĂ©nover son logement. Il n'y a pas d'obligation rĂ©glementaire Ă verser.
C'est donc suspendu. Donc plus d'engagement de dotation d'investissement pour les collectivités, plus d'engagement et de nouveaux appels à projet de France 2030, un une interruption du versement aux associations quand ce ne sont pas des dotations de fonctionnement dans le cas d'une délégation de charge pour services public. une absence de fond d'urgence de soutien par exemple au viticulteur trÚ conséquence sur les recrutement public certains pourraient se dire voilà donc la bonne nouvelle tant attendue pour ceux qui veulent réduire les effectifs en pratique cela surtout interrompt les rééquilibrages au profit des politiques des politiques publiques prioritaires.
Ăa a donc un intĂ©rĂȘt RH nul, un intĂ©rĂȘt pour l'efficacitĂ© de de nos politiques nul et un intĂ©rĂȘt pour nos finances publiques nul. TrĂšs concrĂštement, je vous donne un exemple. La rĂ©forme de la formation des enseignants est donc suspendue jusqu'Ă l'adoption d'un budget 2026 avec des consĂ©quences directes sur les concours de recrutement du printemps.
Autre exemple, nous ne pouvons pas lancer de nouvelles vagues de recrutement de surveillance pénitentiaire pourtant nécessaire pour faire fonctionner les nouvelles prisons qui ouvriront dans l'année alors que nous savons que la surpopulation carcérale est un énorme enjeu. DerniÚre conséquences, les conséquences fiscales. En l'absence de budget pour 2026.
Ce sont donc les rÚgles prévues pour 2025 qui continuent s'appliquer. TrÚs concrÚtement, le barÚme de l'impÎt sur le revenu jusqu'à nouvel ordre et donc le barem de l'année 2025. Il n'est donc pas indexé.
Ce qui veut dire qu'en l'absence d'un projet qui devienne une loi de finance pour 2026, une hausse mĂ©canique pour les mĂ©nages interviendra et 200000 foyers supplĂ©mentaires entreront dans l'impĂŽt sur le revenu. Je crois que beaucoup d'entre vous par vos votes ont d'ailleurs montrĂ© lors de la premiĂšre lecture ne pas vouloir ni souhaiter cela. DeuxiĂšme consĂ©quence, un certain nombre de mesures dites de rendement ne pourront pas ĂȘtre mises en Ćuvre et cela donc pĂšsera nĂ©gativement sur les recettes de l'Ătat.
TrĂšs concrĂštement, la rĂ©forme de l'abattement des 10 % pour les retraitĂ©s, quelle qu'en soit la forme, quelle qu'en soit la forme, ne pourra plus ĂȘtre mise en Ćuvre puisqu'elle dĂ©pendait d'une adoption en 2025 pour que sur la base des revenus 2025, il y ait des consĂ©quences sur l'impĂŽt 2026. Enfin, un certain nombre de dispositions essentielles pour soutenir notre activitĂ© ne pourront pas ĂȘtre mises en Ćuvre tout de suite. Il faudrait qu'il y ait un budget.
Un exemple, le statut du bailleur privĂ© qui a fait l'objet d'un travail transpartisan ne pourra ĂȘtre mise en Ćuvre avant Ă©videmment l'adoption d'un budget. Je veux donc rappeler ici car j'entends parfois le contraire que la loi spĂ©ciale ou les services votĂ©s ferait faire mĂ©caniquement des Ă©conomies. En 2025, nous l'avons vu, l'absence de rĂ©forme structurelle sur les fameux rĂšglements ou lois qui nous obligent Ă verser des montant d'aide ou de transfert sont en fait plus puissants, gĂ©nĂšrent plus de dĂ©penses que Ă©videmment les mesures d'Ă©conomie qui pourraient ĂȘtre prises et l'impact sur les recettes de l'Ătat est par ailleurs nĂ©gatif.
Je rappelle Ă©galement que les impĂŽts dit temporaires par dĂ©finition ne s'appliquent pas s'il n'y a pas de projet de loi de finance. Au fond, dit en français peut-ĂȘtre plus courant, maĂźtriser nos finances publiques par l'inaction est un leur, c'est une illusion. Cela ne fonctionne pas.
La seule maniĂšre de rĂ©duire durablement le dĂ©ficit, c'est d'avoir un budget des objetifs clairs, assumĂ©s, comme nous l'avons fait l'an dernier avec Ăric Lombard en vous prĂ©sentant un objectif de 5,4 % en fĂ©vrier 2025, objectif qui sera tenu en 2025. Alors Ă©videmment, nous saurons rĂ©pondre aux urgences absolues. Nous l'avons fait l'an dernier Ă Mayotte, mais l'urgence absolue ne peut pas devenir la norme de gestion d'un pays.
Est-ce que au fond un budget pour gérer uniquement les urgences vitales ? Est-ce que les Français nous demandent ? Je ne crois pas.
Que ce soit pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, c'est dĂ©jĂ trop long. Donc mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s, nous allons Ă©videmment rĂ©pondre Ă toutes vos questions. Nous allons surtout et je crois que c'est aussi votre dĂ©sir, ne pas acter qu'il y ait grĂšve ou trĂȘve du compromis.
La trĂȘve de NoĂ«l ne doit pas ĂȘtre une trĂȘve de la responsabilitĂ© car chaque jour de loi spĂ©ciale dĂ©but 2026 sera un jour de trop. Un chemin de compromis a Ă©tĂ© trouvĂ© sur le projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale. Un compromis a Ă©tĂ© trouvĂ© sur le projet de loi de finance de fin de gestion.
Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas en trouver un pour notre loi de finance. Nous avons l'ente obligation de donner Ă la France un budget et vous trouverez, vous le savez, le gouvernement, le premier ministre, Roland Escur et moi-mĂȘme et l'ensemble des ministres Ă votre disposition pour y parvenir. Peut-ĂȘtre d'ailleurs encore davantage dans les prochains jours oĂč nous n'avons collectivement qu'un seul objectif, par responsabilitĂ©, par sĂ©rieux budgĂ©taire et par respect envers les Français, celui de doter notre pays d'un cadre budgĂ©taire qui nous permette de donner Ă l'annĂ©e 2026 une autre saveur que celle du service minimum.
Je vous remercie. Merci. Donc chers collĂšgues, ce que je vous propose c'est qu'on va poser des questions mais aussi faire les DG par rapport Ă ce budget.
Donc je donnerai la parole à tous les groupes et en commençant par le président de la commission des finances et le rapporteur et on proposera des réponses à chaque fois au ministre. Bon, la premiÚre chose que je voudrais dire, c'est que je vous écoute à Monchalin, mais je crois que ce qui ne doit pas devenir la norme, ce n'est pas les faits mais la cause. Voilà , ce qui doit pas devenir la norme dans ce pays, c'est le fait qu'on ait un gouvernement minoritaire qui essaie d'imposer des politiques minoritaires.
Il me semble que la loi spéciale découle de cette situation anormale pour une démocratie. La seconde chose, c'est que je l'ai souvent dit, vous avez de maniÚre assez remarquable un ton et un fond de de dans le discours qui laisse penser que une évidence qui ne l'est pas est présentée de maniÚre comme la la seule réalité possible. Bon, je ne suis pas d'accord avec ça et pour ma part, je considÚre que la loi spéciale est bien un budget.
C'est un budget de secours certes, mais c'est un budget. Et le service minimum dont vous parlez euh il a cette particularitĂ© que c'est un service minimum dĂ©cidĂ© euh de maniĂšre trĂšs subjective et qui a pour seul intĂ©rĂȘt en rĂ©alitĂ© et c'est ce que vous prononcez Ă nouveau qui avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© fait l'an dernier, de nous dire Ă quel point on doit accĂ©lĂ©rer pour finalement accepter n'importe quel budget qui serait meilleur que forcĂ©ment la loi spĂ©ciale et le plus rapidement possible. Donc je pense que ce discours-lĂ , moi je ne l'entends pas de la mĂȘme maniĂšre.
Je sais que vous allez le renouveler, mais je vais essayer de montrer pourquoi. Et pour reprendre peut-ĂȘtre l'expression euh du ministre l'Escure, c'est une route de secours, je suis d'accord, mais une route secours, si elle est bien gonflĂ©e, elle permet tant qu'elle a faire de la route de rouler Ă une vitesse normale et non pas forcĂ©ment Ă une vitesse Ă un service minimum. Si si si.
Oui, la galette. Mais on peut peut-ĂȘtre penser que la galette n'est pas forcĂ©ment optimum d'un point de vue de sĂ©curitĂ©. Bien.
Au début de l'année 2025, vous aviez poursuivi la stratégie gouvernement Barnier déjà pour éviter à tout prix une nouvelle censure et vous aviez déjà dramatisé les conséquences d'une absence de budget. Vous aviez ainsi invoqué par exemple un coût de la censure qui s'élevait à 12 milliards d'euros. J'observe que ce coût il a jamais été prouvé.
D'une part, la premiĂšre moitiĂ© de ces 12 milliards correspondaiit Ă des mesures d'Ă©conomie proposĂ©es par Michel Barnier, heureusement non mis en Ćuvre comme la sous-indexation des retraites pour 3,6 milliards ou encore l'augmentation du nombre de jours de carence pour les fonctionnaires. Le gouvernement incluait Ă©galement dans ce coĂ»t des mesures en recette dont dont l'absence de mise en Ćuvre Ă partir du 1er janvier 2025 a rĂ©ait induit une impossibilitĂ© Ă encaisser des recettes nouvelles. la LFI pour 2025 a montrĂ© que cet argument Ă©tait faux puisque de nouvelles impositions ont pu ĂȘtre créées mĂȘme aprĂšs le 1er janvier.
Le mécanisme d'accompte a ainsi permis de déjouer le principe de non rétroactivité. Par ailleurs, il est tout à fait possible d'augmenter les recettes sans loi de finance. Une loi ordinaire suffit.
D'autre part, les 6 milliards complémentaires étaient justifiés par la perte de croissance de 0,2 points de PIB lié à la chute de Barnier, de monsieur Barnier. Or, cette baisse s'expliquée surtout par l'environnement international et par les mauvais résultats de la politique économique des gouvernements précédents qui ont pu stimuler l'activité. et l'INC a d'ailleurs conclu la semaine derniÚre qu'une loi spéciale, je cite, aurait peu d'impact sur la conjoncture économique à court terme.
VoilĂ , je suis revenu sur ces 12 milliards parce que c'est Ă peu prĂšs la rĂ©ponse qu'on nous fait toujours par rapport au coĂ»t supposĂ© de la loi spĂ©ciale l'an dernier. On voit qu'on qu'on est bien loin d'un coĂ»t qui pourrait ĂȘtre imputĂ© Ă la seule loi spĂ©ciale. Je voudrais donc vous interroger sur le prĂ©tendu coĂ»t de cette loi spĂ©ciale.
à combien l'estimez-vous pour 2026 ? S'il résulte de l'absence d'économie, je le considÚre souhaitable, une loi spéciale est plus favorable au ministÚre et aux collectivités locales. Elle aurait également été plus favorable à la sécurité sociale en l'absence d'adoption.
Je rappelle effectivement que la progression de l'ondame a Ă©tĂ© contenue Ă 3,1 % dans le PLFSS, soit finalement Ă niveau infĂ©rieur Ă sa progression Ă l'absence de PLFSS comme le montre une note venue du ministĂšre de l'Ă©conomie dĂ©but octobre qui dit indique que l'accroissement naturel de Londame sans PLFSS aurait Ă©tĂ© de 3,5 % euh pour l'annĂ©e prochaine. Je crains toutefois que vous profitiez du rĂ©gime des services votĂ©s pour imposer des baisses de dĂ©penses. Pour l'application de la loi spĂ©ciale, vous avez fait un choix contestable en dĂ©but d'annĂ©e en mettant en Ćuvre un blocage des crĂ©dits.
La circulaire barnier du 12 décembre 2024 prévoyait effectivement une dérégulation budgétaire renforcée. Je rappelle pour pour rappel que vous avez raison à le ministre de dire qu'il n'y a que trois articles dans la loi, mais il y a aussi, vous le savez, les décrets qui vont fixer les dépenses qui donnent, j'allais dire toute la matiÚre à cette loi. Vous auriez pu mettre fin à cette régulateur régulation budgétaire renforcée.
L'article 45 de la LOF ne prĂ©voit effectivement pas une gestion austĂ©ritaire. Pour ĂȘtre exact, je vais citer l'article. Les services votĂ©s reprĂ©sentent le minimum de crĂ©dit que le gouvernement juge indispensable pour poursuivre l'exĂ©cution des services publics dans les conditions qui ont Ă©tĂ© approuvĂ©es l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente par le parlement.
Il ne dit pas plus mais il ne dit pas moins que ça. Il n'est donc pas question dans la LOL de limiter les dĂ©penses seulement de maintenir le niveau de satisfaction des besoins Ă celui de 2025 et on on conviendra les uns et les autres que le terme juge indispensable peut-ĂȘtre trĂšs subjectif et peut justement servir Ă©ventuellement Ă des dessins de dramatisation. Dans ce cas, ouvrir des crĂ©dits pour rĂ©munĂ©rer les agents, voir recruter pour en remplacer ou maintenir ma prime rĂ©nuve est tout Ă fait possible dĂšs lors que les crĂ©dits avaient Ă©tĂ© engagĂ©s en 2025.
Il est nĂ©cessaire de rĂ©pondre aux besoins et la loi spĂ©ciale ne l'interdit pas. Au contraire, c'est son rĂŽle. Vous prĂ©valez Ă©galement la loi spĂ©ciale pour ne pas indexer sur l'inflation le barĂȘme de l'impĂŽt sur le revenu, ce qui devrait faire rentrer 200000 contribuable dans l'impĂŽt.
Je pense qu'il est pourtant tout à fait possible de le faire et qu'il serait intéressant d'avoir l'avis du Conseil constitutionnel une bonne fois pour toute sur cette question. En effet, l'objet de la loi spéciale est de permettre le maintien d'un cadre fiscal inchangé jusqu'à l'adoption d'un proche de loi de finance en 2026. Or, neutraliser l'inflation, c'est bien conserver le cadre fiscal inchangé si on parle là du périmÚtre des contribuables concerné.
C'est d'ailleurs pour cette raison que je vais dĂ©poser les amendements pour indexer le barĂȘme, mais aussi pour prolonger la contribution exceptionnelle sur les entreprises et la contribution diffĂ©rentielle sur les revenus dont je rappelle qu'elle avait Ă©tĂ© votĂ©e l'an dernier. Je comprends que le choix de rĂ©duire au maximum les dĂ©penses est un moyen utile pour inciter les parlementaires Ă voter au plus vite un budget. Mais je trouve que c'est une façon quelque part de faire un chantage pour accĂ©lĂ©rer les dĂ©bats et finalement nous inciter Ă prendre un texte mĂȘme si nous nous ne l'estimons pas optimum qui a des consĂ©quences regrettables pour la population.
Je termine donc sur mes questions. Pouvez-vous donc nous garantir que la loi spĂ©ciale ne permettra pas finalement de faire des Ă©conomies que vous n'avez pas pu faire accepter Ă cette assemblĂ©e la note de vos services indiquait effectivement je parle toujours de la note de dĂ©but octobre qu'une loi spĂ©ciale pourrait permettre au moins 5 milliards d'Ă©conomies supplĂ©mentaires par rapport au texte initial afin de parer Ă l'hypothĂšse oĂč la loi de finance ne pourrait pas ĂȘtre promulguĂ©e dans un dĂ©lai aussi rapide en dĂ©but d'annĂ©e. Ne faudrait-il pas privilĂ©gier une lecture moins restrictive pour l'ouverture par dĂ©cret des crĂ©dits budgĂ©taires ?
Dans le cas contraire, comment le vous comment le justifier-vous ? DeuxĂšme question. Par ailleurs, vous vous ĂȘtes refusĂ© Ă reporter des crĂ©dits en l'absence de loi de finance, mais il s'agissait d'une lecture trĂšs sĂ©vĂšre de l'article 15 de la LOF que vous avez retenu pour rĂ©pondre Ă une question qui ne s'Ă©tait jamais posĂ©e auparavant.
Je voudrais donc connaĂźtre le montant des crĂ©dits qui pourrait ĂȘtre reportĂ©s l'annĂ©e prochaine en l'absence de loi de finance. Ceci ne pourrait-il pas finalement dĂ©financer ? au moins en partie les 6 milliards de dĂ©penses supplĂ©mentaires que vous proposiez pour la dĂ©fense en 2026.
Et enfin, derniĂšre question. Comme je voulais indiquer, nul besoin d'une loi de finance pour prĂ©voir de nouvelles recettes ou reconduire des crĂ©dits d'impĂŽts comme l'adoption de la loi de finance initiale pour 2026 n'interviendra pas avant plusieurs mois. Un certain nombre de dispositions fiscales ne pourront pas entrer en vigueur alors qu'elle revĂȘte un caractĂšre urgent.
C'est notamment le cas de la prorogation de plusieurs réductions d'impÎts et crédit d'impÎts venant à expiration le 31 décembre, notamment le crédit d'impÎt bio. Je ne suis sûrement pas le seul à penser que ces dispositions devraient bénéficier au contribuable le plus rapidement possible. Il me semble donc souhaitable qu'un projet de loi qui comporterait de telles mesures soit rapidement déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale.
Nous l'avions proposĂ© avec Charles de Courson l'an dernier sans rĂ©ponse de Matignon alors mĂȘme que tout cela Ă©tait tout Ă fait possible et cohĂ©rent en vue d'une adoption dans le bref dans le plus bref dĂ©lai. Seriez-vous disposĂ© Ă dĂ©poser un tel texte ? VoilĂ mes rĂ©flexions et mes trois questions sur quelque chose qui est certes temporaire mais qui pourrait fonctionner de maniĂšre normale si on ne voulait pas s'en servir pour un chantage.
Merci. Merci monsieur le président. Je vais dire quelques mots et je laisserai évidemment la ministre compléter sur toutes les questions techniques et et précises que vous avez posé.
Je ne franchement je rebondraai pas sur votre dernier mot qui est un terme de de chantage. Je pense qu'on s'en serait tous passé de cette loi spéciale volontiers. Et si on avait pu ensemble converger vers un texte votable par les deux assemblées, je pense qu'on aurait tous été heureux de passer notre soirée à faire autre chose aujourd'hui.
La réalité, c'est que pour les raisons que nous avons mentionné notre discussion générale, les chambres n'ont pas été capables dans les temps à parti de voter un budget et que nous sommes convaincus avec d'autres puisque j'ai entendu un certain nombre de prises de paroles publique ces derniers jours et notamment du rapporteur général, on est convaincu qu'on peut y arriver. Alors, on peut y arriver. On vote une loi spéciale pour gagner du temps.
Dire que c'est le doig spéciale, j'allais dire c'est un budget comme les autres. Non, c'est une route de secours mais qui ressemble plus à effectivement une galette qui permet de conduire aller à 70 80 et encore à l'heure et pas trÚs longtemps. La réalité c'est que si on veut ensemble choisir des priorités budgétaires, il faut un budget, pas une loi spéciale si on veut ensemble choisir des priorités fiscales.
Il faut un budget, pas une loi spéciale. Si on veut laisser dériver un budget sur la base de cette loi spéciale qui clairement contraint un certain nombre de dépenses et n'en contraint pas d'autres pour des raisons purement, j'allais dire comptables, mais il faut une loi spéciale et pas un budget. euh l'année derniÚre.
Alors, c'est vrai que c'est difficile de sĂ©parer ce qui relevait de la loi spĂ©ciale et ce qui relevait de la censure et de la chute d'un gouvernement. Mais clairement, l'Ă©conomie française s'est arrĂȘtĂ©e. On a eu 0,1 % de croissance au premier trimestre.
Là , vous savez que depuis la croissance a retrouvé des couleurs et qu'on est aujourd'hui sur des rythmes de de croissance qui sont tout à fait honorables, meilleurs que l'Allemagne, l'Italie, la zone euro et cetera. Et c'est ça qu'il faut préserver. Et donc soit on considÚre qu'on contraint l'économie française en certes réduisant des dépenses, mais c'est le paradoxe de la loi spéciale, tout en augmentant le déficit parce qu'on va se retrouver dans une tendance d'entrée en 2026 qui est au fond celle qu'on a en 2025 et zéro impÎt supplémentaire.
Donc on ne rĂ©duira pas le dĂ©ficit, on rĂ©duira certaines dĂ©penses indispensables, on ninvestira plus dans l'Ă©conomie et on laissera d'autres dĂ©penses dĂ©filĂ© alors que collectivement vous avez sans doute vous auriez peut-ĂȘtre souhaitĂ© les freiner. Donc clairement pour nous c'est une solution qui ne peut-ĂȘtre qu'une solution extrĂȘmement temporaire qui doit nous permettre de discuter et de converger trĂšs vite vers un budget qui sera le nĂŽtre. Peut-ĂȘtre pas le nĂŽtre Ă tous monsieur le prĂ©sident mais qui sera le nĂŽtre et le vĂŽtre.
Merci monsieur le président. Si vous permettez quelques éléments. Bon, vous l'avez lu la phrase, monsieur le président, vous avez dit c'est le minimum de crédit permettant d'assurant les services public et la jurispureance, la doctrine nous dit que le minimum de crédit, c'est ce qui permet d'assurer la continuité de l'action publique.
Le minimum de crĂ©dit, c'est donc ce qui au fond serait contestĂ© au cas oĂč nous le ferions pas. Et pour contester une non dĂ©pense, il faut qu'il y ait un rĂšglement et une loi qui vous oblige Ă dĂ©penser. Je pense qu'on est on est assez clair sur notre interprĂ©tation des choses.
DeuxĂšme Ă©lĂ©ment et je veux tort le coup Ă une fake news. Il y a aujourd'hui 80000 dossiers qui ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s Ă l'ANA pour ma prime Rennove. Les dossiers qui ont Ă©tĂ© validĂ©s mais qui n'ont pas encore Ă©tĂ© payĂ©s le seront Ă©videmment puisque quand on a une dĂ©pense engagĂ©e ou prĂ©-engagĂ©e Ă©videmment les crĂ©dits de paiement et d'ailleurs c'est pour ça qu'on ouvre quand mĂȘme des crĂ©dits pour qu'on puisse payer les engagements.
Je vous donne un autre exemple. On parle beaucoup du porte-avion. Un certain nombre d'engagements on été pris en 2026 25 pour ce porteavion.
Et donc Ă partir du moment oĂč il y a des engagements, des autorisations d'engagement, c'est bien une autorisation qui est faite, nous devons dĂšs lors dĂ©clencher les crĂ©dits de paiement. En revanche, nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dĂ©penses d'investissement. Nous pouvons pas prendre de nouvelles autorisations d'engagement.
Nous pouvons pas ouvrir de nouveaux euh guichets ou nouveaux dossiers. Et donc c'est ça, c'est lĂ toute la subiditĂ©. On va pas arrĂȘter le pays sur ce qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© prĂ©engagĂ©, mais on ne peut pas lancer de nouveaux projets.
DeuxÚme élément, monsieur le président, vous dites c'est un chantage. Moi, je vais vous répondre trÚs calmement. Le pire des budgets, c'est l'absence de budget.
Le pire des budgets, c'est un c'est le rĂ©gime dans lequel nous entrons ou quand vous ĂȘtes ministre de l'Ă©ducation nationale, vous ne pouvez pas lancer le concours qui rĂ©forme la formation des enseignants. C'est quand vous ĂȘtes ministre de l'agriculture, vous ne pouvez pas enclencher le plan d'aide au viticulteur. C'est quand vous ĂȘtes ministre des armĂ©es, vous ne pouvez pas lancer de nouveaux projets sur des frĂ©gates ou des avions.
Et je peux vous faire une trĂšs longue liste qui vous montre bien que le pire des budgets, c'est pas le budget qui sera celui du compromis. Le pire des budgets, c'est l'absence de budget. Et donc mon sujet, c'est pas le chantage.
Mon sujet, c'est je crois nous tous, c'est comment au fond on sort d'une forme d'incertitude et de service minimum. Vous avez dit ensuite, monsieur le prĂ©sident, une note qui m'a Ă©tĂ© remontĂ©e dit qu'effectivement, on peut faire des Ă©conomies. Ah bah, je vais vous dire oĂč elles sont ces Ă©conomies.
Aux armées, dans les ministÚres sous la de programmation. 200 millions pour la justice, 600 millions pour le ministÚre de l'intérieur. Et je dois le dire, un certain nombre d'économies sont des économies temporaires puisque nous suspendons un certain nombre de nichets.
Mais je vous donne un exemple, l'aide à la décarbonation des sites industriels, c'est prÚs prÚs d'un milliard d'euros qui qui sont à engager. Ah bah, c'est sûr que je peux faire des économies. Enfin bon, si Arcelor et tous les grands sites industriels sont en difficulté, on va pas faire beaucoup d'économie parce qu'ensuite on aura des chÎmeurs, des faillites et ensuite évidemment une activité économique en Berne.
Donc c'est pas parce qu'il y a des suspensions de dĂ©penses, mĂȘme si on devait les annuler et je ne souhaite pas, qu'on ferait en net Ă la fin de l'annĂ©e des Ă©conomies. Dernier point, vous avez parlĂ© des reports. Oui, il faut une loi de finance initiale pour faire des reports.
C'est d'ailleurs pour ça qu'on a un article 58 dans le projet de loi de finances de 2026 qui nous dit à la fois qu'on doit qu'on peut majorer au-delà de 3 % certains programmes qui pourraient avoir des reports supérieurs et par ailleurs qu'on lisse les programmes qui peuvent faire l'objet de report supérieur à peu prÚs une vingtaine désormais. C'est ce qui a été voté au Sénat. Dernier point sur les crédits d'impÎts, le gouvernement en 2025, je me souviens, c'est la premiÚre chose que j'ai signé, voyez, quand je suis arrivé dans mon ministÚre, le 23 décembre 2024 peut engager ce qu'on appelle une lettre de couverture en 10 ans.
Je vous donne un exemple sur le crĂ©dit d'impĂŽt pour l'agriculture biologique. Je vous le dis parce qu'on va le faire avec probablement Annie Jeunev dans les heures qui viennent. On peut trĂšs bien dire le gouvernement fait ce qu'on appelle une lettre de couverture pour que les dĂ©penses affĂ©rentes au crĂ©dit d'impĂŽt biologique qui serait prise avant l'adoption de la loi de finance 2026 en considĂ©rant que ce crĂ©dit d'impĂŽt va ĂȘtre prolongĂ© sont bien Ă©ligibles au crĂ©dit d'impĂŽt parce que sinon ce ne serait que les dĂ©penses qui auraient Ă©tĂ© engagĂ©es aprĂšs l'adoption enfin plutĂŽt aprĂšs la promulgation de la loi de finance 2026 dit autrement on va dire 2025 sur un certain nombre de dispositions de crĂ©dit d'impĂŽt on a dit les dĂ©penses entre le 1er janvier et le 14 fĂ©vrier seront bien Ă©ligibles Ă des crĂ©dits d'impĂŽts de maniĂšre rĂ©troactive puisque c'est dans l'intĂ©rĂȘt du contribuable mĂȘme si en l'occurrence la loi de finance a Ă©tĂ© promulguĂ©e 14 fĂ©vrier.
Donc sur un certain nombre de dispositifs monsieur Cocrel il y a pas besoin de faire des amendements à la loi spéciale c'est un engagement du gouvernement pour sécuriser un certain nombre de procédures dans l'attente d'un projet de loi. Mais le mot clé de la phrase c'est dans l'attente d'un projet de loi. Si ce projet de loi n'advient jamais, bah le crédit d'impÎt biologique ne sera jamais validé et auquel cas les dépenses qui interviendront d'ici là ne seront pas non plus couverte.
Au fond, je pense que les Français comprennent trĂšs bien, le gouvernement peut faciliter, peut accompagner, mais Ă un moment donnĂ©, il lui faut un acte juridique pour pouvoir agir. Et donc, c'est comme ça qu'on peut se dire qu'on a pas besoin effectivement d'amendement Ă la loi spĂ©ciale, mais il faut quand mĂȘme se dire que c'est pas un chantage. un moment donnĂ©, il faut bien voyez dans le ministĂšre dont j'ai la charge qu'on engage l'argent des Français conformĂ©ment Ă un cadre qui rĂ©pond depuis 1789 Ă ce que vous avez vous la responsabilitĂ© parlementaire de faire, c'est de faire au fond Ćuvre de crĂ©er le consentement Ă l'impĂŽt.
Et contrairement à ce qu'on pense, le consentement à l'impÎt c'est pas que les gens veuillent payer des impÎts, c'est que leur représentant en ait défini le périmÚtre et le taux. C'est votre responsabilité et depuis 1789, ça n'a pas changé. OK, merci.
Pour ĂȘtre trĂšs clair, remarquez que je n'ai pas dit qu'il fallait c'Ă©tait un budget de secours, je pas dit qu'il fallait pas de budget du tout. Je prĂ©cise quand mĂȘme. Euh, monsieur le rapporteur gĂ©nĂ©ral.
Merci monsieur le président, madame la ministre, monsieur le ministre, mes chers collÚgues. Bon, tout d'abord sur la CMP, qu'est-ce qu'une CMP conclusive ? C'est une CMP, non pas qu' se met d'accord sur un texte, ça c'est relativement facile.
On peut se mettre d'accord sur un texte. C'est une CP qui se prit d'accord qui se mettrait d'accord sur un texte susceptible lui-mĂȘme avec une probabilitĂ© Ă©levĂ©e d'ĂȘtre votĂ© dans les mĂȘme terme par l'AssemblĂ©e et par le SĂ©nat. Elle est lĂ toute la difficultĂ©.
Est-ce que nous Ă©tions capables de nous mettre d'accord sur un texte et sur un texte capable lui-mĂȘme d'ĂȘtre votĂ© dans les mĂȘmes termes par l'AssemblĂ©e et le SĂ©nat ? Probablement pas. Il nous a manquĂ© du temps.
Je rappelle que le Sénat a voté son texte lundi dernier, il y a 7 jours. Nous avions euh 263 articles. Certes, nous avions débuté la discussion en CMP avant le vote final du Sénat, mais évidemment le temps nous a manqué et les députés de cette de cette commission qui avait travaillé de de plusieurs bancs sur un texte ont avancé, on se sont fait des compromis mutuels.
Bref, si je veux dire si je le si je soulligne ce point, c'est que je considĂšre que nous ne partons pas de zĂ©ro. C'estĂ d qu'il y a un travail qui a Ă©tĂ© fait et ce travail, il va probablement sur ce cas, je l'espĂšre nous permettre peut-ĂȘtre d'aller plus vite dans la future discussion budgĂ©taire. En fait, nous sommes assez proches de ce qui s'est passĂ© avec le PLFSS.
Le PLFSS a connu une CMP non conclusive il y a 15 jours, mais eux avaient du temps derriĂšre alors que nous avions le la deadline du 23 dĂ©cembre qui nous empĂȘchait. Ce que je veux dire, c'est que ce qui est fait n'est plus Ă faire, en tout cas je l'espĂšre dans les discussions que nous avons eu ensemble. DeuxiĂšme point sur le la loi spĂ©ciale, il y a une discussion sur au fond jusqu'oĂč on peut aller avec une loi spĂ©ciale.
Vous venez d'avoir un dĂ©bat madame, monsieur le ministre et monsieur le prĂ©sident de la commission. Je je lis le Conseil d'Ătat dans son avis de 2024 relatif Ă l'interprĂ©tation de l'article 47 de la Constitution, de l'article 45 de l'Alvf. La finalitĂ© de la loi spĂ©ciale, je cite, est de permettre qu'intervienne en temps utile, c'est-Ă -dire avant le dĂ©but de l'exercice budgĂ©taire Ă venir, les seules mesures les seules mesures d'ordre financier nĂ©cessaires pour assurer la continuitĂ© de la vie nationale dans l'attente de l'adoption de la loi de finance initiale de l'annĂ©e.
Donc on voit bien qu'il y a ces deux critĂšres des seules mesures pour assurer la continuitĂ© d'une part et d'autre part dans la deuxiĂšme partie de la phrase dans l'attente de l'adoption de la loi de finance initiale de l'annĂ©e. Je le dis parce que c'est vrai qu'on peut-ĂȘtre tentĂ© par un exercice intellectuel qui consisterait Ă dire au fond on a une loi spĂ©ciale, on va essayer de tenir avec. On voit bien qu'on est sur une loi qui est par dĂ©finition transitoire.
D'ailleurs, le Conseil constitutionnel lui-mĂȘme dans un avis de 1979 rappelle que la loi spĂ©ciale, je le cite, constitue un Ă©lĂ©ment dĂ©tachĂ©, prĂ©alable et temporaire temporaire de la loi de finance. Le gouvernement ouvre par dĂ©cret les crĂ©dits se rapportant donc au seul service votĂ© qui ne reprĂ©sente et je le cite, j'ouvre le guillemet que le minimum le minimum de crĂ©dit que le gouvernement juge indispensable pour poursuivre l'exĂ©cution des services publics. Donc on est sur une vision enfin moi je suis sur une vision qui est plutĂŽt restrictive.
Est-ce que c'est une catastrophe ? Alors évidemment on entend tous les commentateurs s'exciter en disant c'est épouvantable ce qui nous arrive. Bon, d'abord, je vous rappelle que les CMP non conclusives depuis 2012 jusqu'en 2026, il n'y a eu que deux CMP conclusives sur une loi de finance.
Premier point, certes, il faut Ă©videmment l'avouer, euh aucune euh je je sors l'exercice de l'annĂ©e derniĂšre qui Ă©tait un peu particulier Ă©videmment euh ne se les CMP non conclusif n'Ă©taient pas euh frappĂ©s du saut euh de du terme du du 23 dĂ©cembre tel que nous l'avons, mais une CMP conclusive, c'est quelque chose qui est qui arrive bien entendu, mĂȘme si la loi spĂ©ciale n'Ă©tait pas utile pour les raisons que je viens de dire. Donc cela Ă©tant dit, j'ai j'ai trois questions peut-ĂȘtre Ă poser, monsieur le ministre ou madame la ministre. D'abord, nous allons reprendre une discussion budgĂ©taire, commission puis pliniĂšre.
Quel est l'objectif de PIB de déficit que vous fixez désormais au gouvernement, sachant que aprÚs la copie du Sénat, puisque nous partons de la copie du Sénat, nous sommes à 5,3. Je rappelle que l'exercice initial, on était plutÎt sur 46 voire 47 dans un second temps. Là , nous sommes à 5,3. 2Ú question, l'agenda. l'agenda il y a un lundi 5 janvier et le bruit court que nous pourrions nous réunir en commission le lundi 5 janvier pour commencer la discussion budgétaire ici si nous nous réunissons le lundi 5 janvier ça signifie qu'il y a une deadline de dépÎt des amendements ouais c'est ça le 31 décembre à 20h ce midi sera là pour vous assurer que les amendements ont bien été posés bien sûr donc je je je m'interroge sur la faisabilité du lundi 5 janvier Et j'aimerais que nous puissions avoir une discussion avec vous sur ce point.
Et puis 3Ăš question, l'annĂ©e derniĂšre, il y avait eu loi spĂ©ciale, un dĂ©cret, un arrĂȘtĂ© avec l'ouverture de 25 et de 50 % des crĂ©dits et deux circulaires dont une au mois de janvier. Et je voudrais savoir si nous partons et vous comptez partir sur la mĂȘme le mĂȘme armement rĂ©glementaire. VoilĂ mes trois questions.
Monsieur le ministre, madame la ministre. Merci. Rapidement, merci monsieur le rapporteur général. votre premiÚre question.
Bon, sur la croissance, on garde un objectif d'un % qui est celui que nous avions fixé à la mi-octobre. Euh cette prévision qui apparaissait plutÎt optimiste au vu d'un certain nombre de commentaires et de prévisions alternatives à l'époque apparaßt aujourd'hui comme raisonnable. Les prévisions, ça va, ça vient.
Nous nous souhaitons garder le cap. Il faut reconnaßtre que jusqu'à présent l'économie française a bien tenu et donc on sera sans doute au-dessus de 07 en 2025 et nous l'espérons autour de 1 en en 2026. Et concernant le déficit, je l'ai mentionné dans mon intervention liminaire, il faut pas aller au-delà de 5.
Alors, le projet de loi de financement, la loi en fait de financement de la sĂ©curitĂ© sociale que vous avez votĂ©, il faut le reconnaĂźtre, fait que mĂȘme si vous votiez dans les termes identiques, le projet de loi de finance que nous avons prĂ©sentĂ© le 14 octobre dernier, on sera Ă 5. Moi, j'ai envie de vous donner ça comme objectif, pas parce que ça me fait plaisir, mais parce que je pense c'est indispensable pour deux raisons. Un, parce que notre objectif est et doit rester un dĂ©ficit infĂ©rieur Ă 3 % en 2029 et pour moi 5 % c'est le maximum qui nous permet encore de garder ce sentier crĂ©dible.
Et ça, Ă©videmment, c'est important parce que c'est le projet et le programme qu'on a dĂ©posĂ© Ă la Commission europĂ©enne, mais c'est surtout, je le rĂ©pĂšte, un projet, un programme qui nous permet de stabiliser la dette publique en 2029. Je pense que c'est un minimum qu'on doit pouvoir partager ici de pouvoir stabiliser notre dette publique en 2029. Et l'autre raison pour laquelle je vous dis que 5 pour moi c'est un lafond a pas dĂ©passĂ©, ben c'est que aujourd'hui ce chiffre est extrĂȘmement ancrĂ©.
Moi j'ai entendu un certain nombre de groupes parlementaires le mentionner et je tiens Ă les fĂ©liciter parce qu'il fut un temps oĂč en France le dĂ©ficit public n'Ă©tait sans doute pas le premier objectif de beaucoup. de c'est un en phase avec les prĂ©visions de la Commission europĂ©enne qui prĂ©voit 4,9 % de dĂ©ficit pour la France en 2026. C'est en phase avec les principales prĂ©visions dont on peut disposer aujourd'hui et c'est surtout ce que nous demande de faire nos crĂ©anciers qui considĂšrent lĂ encore qu'une rĂ©duction du dĂ©ficit de 04 points sur une annĂ©e est Ă la fois, je le rĂ©pĂšte, ambitieux mais atteignable.
Voilà , 5 % pas plus s'il vous plaßt. Et si vous faites moins ça m'ira aussi. Alors euh bon, je crois que sur le la cible, on est on est tous d'accord et c'est bien l'engagement que je souhaite également mettre au service de l'ambition collective qui est la nÎtre, c'est tout à la fois de réduire nos dépenses et de n'avoir un recours à la fiscalité que quand elle s'impose.
Je crois que la taxe petit colis par exemple, bon c'est une fiscalité qu'on peut considérer comme nécessaire pour protéger notre économie et surtout nous donner les moyens de contrÎler euh les éléments qui rentrent dans notre pays. Sur l'agenda, euh ce n'est pas au gouvernement de définir les horaires de réunion de l'Assemblée. Il y a un lieu qui permet au gouvernement et au Parlement de converger.
LĂ aussi, ça s'appelle la confĂ©rence des prĂ©sidents. Ăvidemment, le gouvernement va se remettre Ă la bonne organisation des travaux. Mais si je le dis en dehors du cadre de la procĂ©dure et de dĂ©cision, il me semble que pour les Français notre Ćuvre collective est bien de ne perdre aucune minute, aucune journĂ©e, aucune semaine pour trouver ce compromis qui remette notre pays dans un cadre clair.
Tout manque de clartĂ© sur notre capacitĂ© Ă dire ce que sera ce budget, ce sera de l'incertitude. Ce sera du retard d'investissement, du retard de dĂ©cision, ce sera l'Ă©pargne en plus, on l'a vu au dĂ©but de l'annĂ©e 2025 avec un ressaut d'Ă©pargne extrĂȘmement fort. Donc moi, en tout cas, je peux vous le redire.
Tout le gouvernement, le premier ministre, tous nos services, tous nos cabinets, tous nos administrations et je tiens ici à les remercier sont à votre disposition. Nous sommes à votre service. Nous sommes là pour évidemment chiffrer, préciser, regarder avec vous, trouver les voix et moyens d'atteindre les objectifs qui seront évidemment ceux du parlement.
Mais je crois que nous ne devons perdre aucune minute. Pour ce qui est maintenant, monsieur le rapporteur général, de la maniÚre dont nous allons procéder, le décret dit des services votés sera bien publié avant le 31 décembre. Deux circulaires, une du premier ministre et une de ma part seront publié au moment de la promulgation de la loi spéciale.
Un arrĂȘtĂ© de gestion sera aussi publiĂ© Ă la suite du dĂ©cret sur les services votĂ©s et nous aurons une circulaire spĂ©cifique sur l'application pour les collectivitĂ©s. Et je veux le dire ici, mesdames et messieurs dĂ©putĂ©s, nous aurons en comparaison Ă la circulaire et au circulaire de l'an dernier des rĂšgles beaucoup plus claires pour les opĂ©rateurs et les agences, notamment pour bien rappeler que les mĂȘmes rĂšgles s'appliquent aux opĂ©rateurs et aux agences, qu'il s'agisse des crĂ©dits qui leur sont dĂ©volu et transfĂ©rĂ©s par les ministĂšres et leur tutelle ou que qu'il s'agisse de leur fonds propre pour que les mĂȘmes rĂšgles s'appliquent Ă l'ensemble de leurs ressources. puisque la pratique l'an dernier avait manifestement montrĂ© que ce point n'avait pas Ă©tĂ© toujours trĂšs clair.
Juste une petite rĂ©action Ă le ministre que avait dit sur la question du dĂ©pĂŽt d'amendement sur l'idĂ©e les Français attendent et cetera. Je crois qu'on est une commission, on est une assemblĂ©e nationale des administrateurs, des collaborateurs qui n'ont pas les inĂ© sur le temps pour examiner ce budget depuis des mois et des mois. Et je vous rappelle que le droit du travail existe et que ce n'est pas vrai que on peut d'un claquement de doigt expliquer que finalement on se on s on se comment dire euh la question des des des congĂ©s parlementaires par exemple des fĂȘtes et de ce qui de ce qui est recouvert par le droit de travail.
Je parle pas de nous dĂ©putĂ©s he je parle des gens qui travaillent avec nous. Euh ça c'est quelque chose qui peut pas ĂȘtre contournĂ©. Donc ça me semble ça l'argument en gros les gens attendent et maintenant on est dans cette situation donc qu'importe la maniĂšre ça se fait c'est un argument qui peut pas ĂȘtre entendu et je pense que ce que vous avez prĂ©vu comme calendrier je suis d'accord avec le rapporteur gĂ©nĂ©ral me semble pour le moins impossible Ă tenir.
Euh monsieur Tangi. Merci monsieur le président. Monsieur madame la ministre.
Ăcoutez, vous savez les sur les trois premiers trimestres de 2025, la dette augmentĂ© de prĂšs de 180 milliards d'euros. Alors, c'est passĂ© un peu Ă l'AS puisque vous ĂȘtes, il faut bien dire, les champions de la diversion main dans la main avec le SĂ©nat pour perdre les Français dans des digressions qu'il est effectivement trĂšs dur de suivre quand on a une vraie vie, une vraie famille et un vrai travail pour vivre, essayer de vivre ou de survivre Ă vos dĂ©cisions plus absurdes les unes que les autres. Mais vous n'avez aucun brevet de bonne gestion.
La rĂ©alitĂ© c'est que la dette est dans un phĂ©nomĂšne boule de neige d'emballement. Vous ne savez pas comment l'arrĂȘter et je pense que vous ĂȘtes incapable de l'arrĂȘter. Donc tout ce qui permet en fait de limiter votre pouvoir de nuisance Ă la tĂȘte de l'Ătat est bel et bon.
Et donc, il est bel et bon de ne pas encore ĂȘtre arrivĂ© Ă une un compromis entre les LR, vous et les socialistes, pour crĂ©er plus de dĂ©ficit, plus d'impĂŽts et plus de dĂ©penses parce que c'est quand mĂȘme une performance absolument incroyable comme on a pu le voir avec la sĂ©curitĂ© sociale que vous arriviez alors qu'on nous a bassinĂ© de la point de vue de la propagande de monsieur Berou sur une crise budgĂ©taire et bien mĂȘme dans une annĂ©e de crise budgĂ©taire, vous avez le le l'incroyable talent pour faire du dĂ©ficit public en plus mais avec une augmentation ation d'apĂŽt et avec des augmentations concomitantes de dĂ©penses. C'est absolument incroyable. LĂ , il y a pas seulement plus de dĂ©ficit, il y a aussi toujours plus d'impĂŽts.
Et c'est pour ça qu'il faut Ă©videmment vous faire barrage. Alors, on fera barrage, faut bien le dire, sans beaucoup d'illusion parce que tout ça est effectivement une comĂ©die. Vous ĂȘtes presque dĂ©jĂ d'accord avec les socialistes.
Les LR sont déjà presque d'accord pour s'humilier une nouvelle fois. Je regrette que la commission mixparitaire ne soit pas filmée. Si ça avait été filmé, qu'aurait vu qu'aurait vu nos compatriotes, c'est vraiment le fond de cuve du systÚme.
Un systÚme qui est au bout du rouleau, qui n'y arrive plus, qui n'y arrive plus, qui n'y arrive plus, qui n'arrive plus à cacher son incompétence et qui en vient supplier le gouvernement de faire un 493 pour que vraiment ce gouvernement fasse ce que les parlementaires du systÚme n'arrivent pas à faire. Donc évidemment, j'ai aucune question à vous poser puisque il n'y a que des mensonges pour cacher votre faillite, votre faillite, plus de dettes, plus d'impÎts. C'est ça que vous préparez pour la France.
Merci Jean René, je vais prendre si vous voulez bien, je là , j'ai compris qu' j'ai pas compris qu'il y avait pas de question mais je vais prendre deux par deux. Je casov Merci monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre. D'abord, je voudrais vous dire que le groupe B regrette sincÚrement qu'il n'y ait pas de de loi et que la CMP n'est pas été conclusive et je peux dire que nous avons mis toute notre énergie, toute notre bonne volonté pour aboutir à un texte.
Nous avons tout fait pour y aboutir et je voudrais saluer le travail du rapporteur général du budget de l'Assemblée nationale qui a travaillé dans cette esprit sur la loi spéciale ça n'est que qu'un pisal. Nous sommes tous d'accord par rapport à ça. Je crois que nous devons tout faire pour travailler et faire en sorte que le plus vite possible nous ayons un un budget pour remplacer cette loi spéciale.
Et monsieur le prĂ©sident insoumis de la commission des finances, je suis quand mĂȘme assez surpris. Vous avez tout fait depuis des semaines et des mois pour vous opposer au budget avec vos alliĂ©s de fait du Rassemblement national. tout fait pour qu'il n'y ait pas de budget et maintenant vous vous plignez des consĂ©quences de ne pas avoir de budget.
Vous fiez de découvrir les conséquences de ce qu'est la loi spéciale. Et bien euh je m'en étonne et euh il fallait réfléchir avant plutÎt que de vous opposer systématiquement au budget. Madame la ministre, monsieur le ministre, j'ai deux questions.
La premiĂšre vous avez fait une liste des effets positifs et des effets nĂ©gatifs d'une certaine maniĂšre. Est-ce que vous avez une idĂ©e de de la balance ? financiĂšre euh des dĂ©penses qui vont continuer Ă augmenter et des Ă©conomies qu'on fait d'une certaine maniĂšre de mauvaises Ă©conomies, vous l'avez prĂ©cisĂ© mais voilĂ quelle est la balance aujourd'hui si on est alors c'est difficile de savoir si on ça va dĂ©pendre du du temps que va durer cette loi spĂ©ciale mais si on fait si elle dure un mois 2 mois quelle va ĂȘtre la consĂ©quence financiĂšre et mon deuxiĂšme point je voudrais dire que notre groupe est aussi extrĂȘmement attachĂ© au 5 % de dĂ©ficit et dire Ă l'ensemble de mes collĂšgues que 01 point de dĂ©ficit, ça peut paraĂźtre pas grand-chose 51 plutĂŽt que 5 01 point de dĂ©ficit, ce sont, milliards d'intĂ©rĂȘts supplĂ©mentaires sur 10 ans.
Je rĂ©pĂšte, 01 de dĂ©ficit, ce sont 3,5 milliards d'intĂ©rĂȘt supplĂ©mentaires sur 10 ans. Merci euh madame le ministre monsieur ministre, je vais ĂȘtre trĂšs trĂšs rapide, je veux pas commenter trop longuement les assertions du du dĂ©putĂ© Tangui puisqu'il y avait pas de questions dans sa question. lui rappeler quand mĂȘme qu'aujourd'hui effectivement il y a deux sortes de parlementaires.
Il y a des parlementaires qui dans la douleur sont prĂȘts Ă travailler un compromis parce que au fond nous sommes dans une assemblĂ©e dans nous sommes dans une assemblĂ©e vous ĂȘtes dans une assemblĂ©e constituĂ©e de 11 groupes parlementaires dont aucun et de loin n'a la majoritĂ©. Donc vous pouvez voter tout seul. D'ailleurs, vous avez votĂ© tout seul beaucoup de choses, y compris des horreurs que je ne rappellerai pas.
Mais la rĂ©alitĂ© c'est que si on veut un budget dans cette assemblĂ©e disparate qui est la vĂŽtre et que les Français ont choisi, il va falloir nĂ©gocier et faire des compromis. Et oui, je monsieur le dĂ©putĂ©, parole d'expert, je considĂšre que je fais partie des experts en compromis et que vous faites partie plutĂŽt des experts en fiscalitĂ© absolue et euh contre tout, vous ĂȘtes contre tout. Ben nous, on cherche des gens qui visent Ă Ă converger et je remercie le dĂ©putĂ© Cazzenu de faire partie de cela puisque il l'a lui-mĂȘme mentionnĂ©.
Les effets de la loi Casneuve, de la loi pardon de la loi spéciale, monsieur Casneuve, j'allais dire ça dépend évidemment ça dépend, vous l'avez dit, de la durée et ça dépend aussi des incertitudes que la loi va générer parce que ça va avoir des impacts comptables. Mais je le répÚte, si on va vite vers un budget voté, au fond, on peut faire 5 %, on peut y arriver. Plus ça dure, plus les incertitudes sur les agents économiques, entreprise, ménage, les marchés financiers. les investisseurs plus elles sont grandes.
Vraiment si on va vite, j'espÚre qu'on l'aura vite oublié. Plus ça dure, plus ça va nous coûter y compris en croissance les amis et en emploi. Monsieur le président, moi je voulais répondre au député Tangi.
Vous dites que vous voulez limiter notre pouvoir de nuisance. Moi, je vais vous donner un exemple des nuisances que les Français vont ressentir parce qu'il n'y aura pas de budget. Nous ne pourvons pas recruter 1600 magistrats greffiers et agents pénitentiaires.
Je pense que la nuisance, elle est plutÎt là . Nous ne pouvons pas commander à hauteur de 30 milliards d'euros de nouveaux équipements pour les armées. La nuisance, elle est plutÎt là .
Nous ne pouvons pas, je continue hein, par exemple, mettre en place une garantie émeute pour protéger les actifs des Français. La nuisance, elle est là . Nous ne pouvons pas sur les enjeux de transport moderniser les outils de la direction générale de l'aviation civile.
La nuisance, elle est là . Nous ne pouvons pas dans le cadre des enjeux énergétiques financer le réacteur Julovitz sur le nucléaire. La nuisance, elle est là .
Nous ne pouvons pas et bien évidemment bloquer soutenir les viticulteurs avec le nouveau guichet de soutien à l'arrachage des vignes. La nuisance, elle est là . Nous ne pouvons pas ouvrir de nouvelles brigades de gendarmerie.
Nous ne pouvons pas renouveler le parc automobile des policiers. VoilĂ la nuisance. La nuisance, monsieur Tanguy, c'est pas d'avoir un budget.
La nuisance, c'est de faire croire aux Français qu'on travaille pour eux qu'on bloque le compromis. Et donc, je pense qu'il faut là aussi modérer nos propos. Nous travaillons tous pour les Français.
En tout cas, vous avez tous Ă©tĂ© Ă©lus pour le faire. Nous n'avons pas les mĂȘmes idĂ©es, nous avons des dĂ©saccords, mais on doit pouvoir ĂȘtre d'accord sur quelque chose, c'est que la nuisance pour les Français, c'est qu'un certain nombre de choses qu'ils attendent et qui font consensus et qui font consensus dans cette assemblĂ©e ne puisse pas ĂȘtre dĂ©ployĂ© en l'absence d'une loi de finance. Faut quand mĂȘme faire attention juste Ă une chose, je rĂ©ponds Ă Jean RenĂ© CasdĆuv aussi sur son c'est que ce n'est pas parce que on est dans une situation anormale de gouvernement minoritaire que les seules oppositions valables pour ce gouvernement, c'est des oppositions qui s'opposent plus.
VoilĂ . sur le budget, on sait tous les uns et les autres ça dĂ©limite les oppositions et donc une opposition n'est pas forcĂ©e de trouver un compromis avec le gouvernement pour rĂ©soudre une situation anormale. En tout cas ça ne peut pas ça ne peut pas ĂȘtre le seul critĂšre pour juger de la qualitĂ© ou pas d'une opposition.
Je le dis parce que j'entends un petit peu ce discours qui me qui me perturbe quand mĂȘme quelque part. Je peux dire un mot lĂ dessus ? Oui.
Oui. Si vous voulez juste un mot là -dessus. Moi, je juge de la qualité de personne.
Il y a des gens avec lesquels je suis en désaccord profond. d'autres avec lesquels je ne suis pas en désaccord profond et avec lesquels on peut envisager de négocier un compromis qui donnera à la France un budget. Mais vous savez que cette cette tradition bien française qui est on est dans l'opposition, on s'oppose à un budget, on est dans la majorité, on le vote.
Elle est trÚs française. Il y a des tonnes de démocraties dans le monde dans lequel des gouvernements dit minoritaires, c'est intéressant d'ailleurs qu'on parle de majorité relative, des gouvernements dit minoritaires font passer des budgets tous les ans de maniÚre bien plus apaisée qu'ici avec des oppositions. Non non non, absolument pas.
Madame, il y a tout, il y a tout. la totale parlementaire proportionnel pas proportionnel majoritĂ© le premier dans toutes les dĂ©mocraties du monde on peut ĂȘtre dans l'opposition et considĂ©rer qu'avoir un budget c'est mieux que de pas en avoir. Et voilĂ c'est tout ce qu'on demande.
Mathilde Fel pour le groupe Français sous. Voilà . Merci.
Merci monsieur le prĂ©sident. Euh donc moi je je voudrais dire que en fait si on en est lĂ , c'est quand mĂȘme parce que le 7 juillet 2024 un certain chef d'Ă©tat a dĂ©cidĂ© de d'abord dans un premier temps de ne pas nommer de premier ministre et dans un second temps d'en nommer un qui Ă©tait issu du groupe qui a Ă©tĂ© le plus rejetĂ© par les Français. Ensuite, je voudrais renchĂ©rir sur l'intervention de du prĂ©sident Cocrel sur le droit du travail. et le calendrier dans la mesure oĂč il y a absolument aucune urgence euh de d'aller trĂšs vite sur les dĂ©bats qui vont nous occuper sur ce projet de loi de finance dans la mesure oĂč c'est marrant, il y a il y a il y a vous avez lu la phrase Ă plusieurs reprises du de la LOLF, mais je crois que le le terme qui est important, c'est le gouvernement juge indispensable, le minimum de crĂ©dit que le gouvernement juge indispensable.
Donc dans toute la liste des horreurs que vous nous avez décrites, madame de Montchalin, c'est parce que vous aurez jugé que ça n'est pas indispensable. Mais si vous jugez que c'est indispensable, vous pouvez ouvrir les crédits que vous voulez par décret. Et ma question euh ce sera compte tenu que les ordonnances restent légales passées le 1er janvier.
Est-ce que vous vous engagez Ă ne pas y avoir recours ? Merci. Euh Philippe Brun pour le groupe socialiste.
Merci monsieur le prĂ©sident. En nous Ă©coutant collectivement rĂ©unis ici en soirĂ©e un lundi 22 dĂ©cembre, je pense Ă tous les gens qui vont pĂątir de l'irresponsabilitĂ© de ce parlement. Je pense aux agriculteurs qui attendent des aides de notre part du budget de l'Ătat en grande difficultĂ© et qui ne pourront les toucher que dans 3 mois si d'aventure un budget est adoptĂ©.
Je pense aux enseignants qui travaillent et qui ont besoin d'AESH à leur cÎté. Il était prévu d'en recruter 2000 dans le précédent budget. Nous souhaitions en recruter davantage mais qui avaient besoin de ces recrutements essentiels ?
Je pense à tous ces marchés publics qui vont aujourd'hui tomber. Je pense à subvention, aux associations qui sont indispensables pour leur permettre de continuer à fonctionner. Et donc cette loi spéciale, c'est un échec.
C'est un Ă©chec collectif. D'abord l'Ă©chec d'un parlement qui n'a pas rĂ©ussi Ă travailler dans de bonnes conditions, l'Ă©chec d'un gouvernement qui ne s'est pas donnĂ© tous les moyens d'obtenir un accord en CMP et l'Ă©chec d'un homme Bruno Rotaillot qui a dĂ©cidĂ© de bloquer avec le SĂ©nat toute tentative de compromis y compris les efforts louables qui ont commencĂ© Ă ĂȘtre menĂ©s par le porteur gĂ©nĂ©ral de l'AssemblĂ©e nationale que je salue Philippe Juvin et qui n'ont pas pu ĂȘtre concrĂ©tisĂ© faute de rĂ©ponse de la part du SĂ©nat et nous les socions voulu organiser des rĂ©unions et toutes les rĂ©unions ont Ă©tĂ© refusĂ©es par les sĂ©nateurs LR qui ont empĂȘchĂ© tout compromis en commission mixte paritaire. Et donc quelle image nous donnons ?
Celui d'une dĂ©mocratie affaiblie, incapable de fonctionner, celui d'un parlement introuvable et inutile et celui au final d'un pays qui est incapable d'adopter son budget. Madame la ministre, monsieur le ministre, je vous demande de ne pas ajouter la crise Ă la crise si vous reprenez cette annĂ©e la mĂȘme circulaire que celle qui a Ă©tĂ© prise par Michel Barnier, alors vous gĂšlerez 70 % des crĂ©dits, bien au-delĂ de ce que prĂ©voit l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finances du 1er aoĂ»t 2001. Alors euh vous empĂȘcherez bien au-delĂ de ce qui est prĂ©vu par les dispositions organiques, les munitions pour nos armĂ©es, les recrutements, l'indication nationale, les subvention aux associations.
Et ce que nous vous demandons solennellement aujourd'hui pour pas mettre un débat parlementaire apaisé et qu'enfin la France se dote d'un budget, c'est de ne pas reconduire cette circulaire barnier et de soumettre au bureau de la commission des finances pour avis la circulaire que vous comptez prendre afin que les services votés soient réellement des services votés et afin d'éviter tout budget d'austérité qui résulterait de l'adoption de cette loi spéciale. C'est la demande que nous vous faisons. Merci euh madame monsieur monsieur le ministre sur les questions qui ont été posées.
Merci monsieur le député. Moi je pense qu'il faut pas non plus regarder les choses de maniÚre trop négative. Ce parlement, il a fonctionné sur le PFSS.
Ce parlement, il a été capable de donner un budget sans majorité absolue à 800 milliards de notre dépense collective avec des éléments de compromis, avec je crois une vision qui a engagé beaucoup de groupes qui parfois, on doit le dire a engagé la responsabilité individuelle de députés dans des groupes qui ont laissé une forme de latitude à certains de leurs députés pour faire au fond un choix qui parfois était un choix personnel au-delà des étiquettes politiques. Moi je ne souhaite pas dire ce soir, voyez, le parlement ne fonctionne pas. qu'il soit difficile de travailler dans le cadre de la LOL sans effectivement contrat de coalition et sur nous sommes aussi le seul pays en Europe qui ouvre l'intégralité de son code général des impÎts à tous les amendements tous les ans.
Donc il y a pas que le voyez dans les raisons de la difficulté qu'on a travaillé dans les délais sans majorité absolue, il y a aussi une trÚs grande différence entre notre capacité à amender par rapport à d'autres pays. Donc moi, je veux pas dire que le parlement fonctionne pas et je veux pas dire qu'il y a telle ou telle personne qui et à titre individuel aurait fait capoter le compromis. Mais maintenant, monsieur le député, vous dites le risque c'est que cette circulaire sur les services votés soit austéritaire.
C'était vos mots, je crois, monsieur le député. Vous comprenez que pour le début d'année que nous ouvrions entre 25 % et 30 % des crédits pour passer le mois de janvier, puisque c'est notre objectif, ne semble pas excessif. Personne ne va voir d'austérité si pour 1/e de l'année nous ouvrons un/art des crédits.
Ouais, personne je crois ne pensera que c'est excessif. Ce que nous voulons en revanche, c'est garder le fait que vous avez la latitude de définir le budget. Vous avez la latitude si nous allons au-delà de ce que nous jugeons madame nécessaire et que ce parlement décide sur telle ou telle politique publique de faire un choix souverain et que les crédits ont déjà été engagés parce que nous aurions ouvert davantage de crédit que ceux que voudriez y dédier, mais nous aurions une trÚs grande difficulté, c'est que le Parlement souverain n'aurait pas sa volonté respectée du fait d'un décision, j'allais dire politique gouvernementale contraire à sa demande.
Et donc monsieur le député, non je pense pas qu'il faille que nous vous soumettions à la circulaire service voté. à moins que nous considérions que c'est un acte législatif sur lequel vous voulez voter et dans ce cas-là , je vous propose quelque chose de plus simple de voter le budget. ça ira plus vite.
Ăa permettra de savoir ce que vous voulez faire des crĂ©dits. Et cette circulaire, je le redis, vous pouvez d'ailleurs la faire contester au Conseil d'Ătat, dans les tribunaux administratifs si vous considz que c'est un acte gouvernemental excessif ou qui montrera un abus de pouvoir. Moi, je suis tout Ă fait prĂȘte Ă ce qu'elle soit confrontĂ©e.
Quand on dĂ©coupe le rapporteur gĂ©nĂ©ral lire la jurisprudence et la doctrine qui dont il a fait mention, je n'ai aucun doute, madameeld. Ce que j'ai lu, je le lis pas de gaiĂ© de cĆur. Les gendarmeries nouvelles, j'aimerais pouvoir me dire que les 600 millions d'euros supplĂ©mentaires pour le ministĂšre de l'intĂ©rieur peuvent ĂȘtre rapidement engagĂ©s.
Mais si au mĂȘme tribunal administratif, ces dĂ©penses seraient contestĂ©es et elles seraient annulĂ© parce qu'elles ne rĂ©pondent pas Ă ce qui est la continuitĂ© stricte de la nation d'aprĂšs le droit administratif, c'est-Ă -dire le respect strict et impĂ©ratif des rĂšglements et des lois. Il n'y a pas de rĂšglement et de loi qui dit que nous devons impĂ©rativement ouvrir tel ou tel gendarmerie. C'est une dĂ©cision discrĂ©tionnaire et donc on ne peut pas engager une une dĂ©cision discrĂ©tionnaire en l'absence de budget parce que c'est vous qui en dĂ©finissez le montant. et je serais ravi d'avoir toutes les discussions que vous voulez.
Mais vous voyez bien que et je finirai lĂ , si on commence Ă se dire qu'au fond, il faut faire fonctionner la France quand elle a pas de budget comme quand elle en a un, bah lĂ je vais vous dire, monsieur le dĂ©putĂ©, c'est lĂ que le parlement aurait un gros problĂšme. Ăa veut dire qu'il dirait au gouvernement au fond faites tourner le pays comme si on Ă©tait pas lĂ . Ben moi, je ne le souhaite pas et je ne m'engagerai pas dans cette voie parce que c'est vous qui avez le pouvoir de dĂ©finir ce que doit ĂȘtre le budget de la nation. sur les je rappelle quand mĂȘme la phrase parce que vous avez citĂ© tout Ă l'heure le la phrase de l'article 45 de la LOL.
Vous avez cité le début, les services votés représente le minimum de crédit que le gouvernement juge indispentable. Je rappelle la suite pour poursuivre l'exécution des services publics dans les conditions qui ont été approuvées l'année précédente par le parlement. D'accord.
Donc il y a bien il y a bien aussi la notion dans la continuitĂ© de l'Ătat. C'est pas forcĂ©ment la notion minimum, c'est ce qui a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© votĂ© l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente et tout le dĂ©bat il est lĂ quand mĂȘme le ministre prĂ©cisĂ©ment. Si monsieur le prĂ©sident, vous me le permettez.
Bah oui, dans la continuité de ce qui a été décidé l'année derniÚre, bah en 2025, on nouvrait pas les brigades de gendarmerie qu'on a prévu d'ouvrir en 2026 parce que sinon elle serait déjà ouverte en 2025. En 2026, on ne fait pas les commandes pour les frégates et les avions, sinon elles auraient été engagées en 2025. Donc en fait ce qu'on va faire, c'est que oui, on va prendre les crédits 2025.
Tout ce qui a été doté d'autorisation d'engagement, on va évidemment le payer. Tous les fonctionnaires qui sont là , on va évidemment les payer. Toutes les dépenses qui font financer et qui et qui opÚrent des services publics, qu'il soi d'ailleurs gérés par des ministÚres ou des associations en délégation de services publics, on va évidemment les payer.
Mais la phrase que vous lisez, monsieur le président, elle indique précisément Oui. que je ne peux pas engager des dépenses supplémentaires par rapport au régime de 2025. Et ben donc si c'est rien de par rapport de plus à 2025, s'il y a pas de nouvelles les nouvelles prisons qui ouvrent en 2026, par définition, elles ne sont pas couvertes par les dépenses de 2025.
C'est une totologie mais ça permet, je crois, de bien comprendre ce qui est Ă l'Ćuvre. La seule exception, je l'indique, ce sont les urgences et je veux ce soir notamment avoir un message pour les Ă©leveurs dans le cadre de la loi spĂ©ciale, vu les impĂ©ratifs sanitaires. Je peux me vous dire ici ce soir avec beaucoup euh de clartĂ© que dans le cadre du champ agricole, nous allons Ă©videmment engager toutes les dĂ©penses nĂ©cessaires pour prĂ©server la santĂ© de notre cheptel.
Donc nous payerons les vaccins, nous verserons les indunités d'abattage, nous ferons fonctionner le fond d'urgence pour la dermatose. En revanche, en l'absence de budget, je ne peux pas aujourd'hui activer la défiscalisation des primes d'abattage. Je ne peux pas activer l'extension que vous avez voté de l'épargne de précaution, la DEP et je ne peux pas engager, par exemple pour les viticulteurs le nouveau front.
Mais Ă©videmment que sur la dermatose c'est une urgence comme Mayotte l'annĂ©e derniĂšre Ă©tait une urgence et Ă©videmment qu'on a engagĂ© des crĂ©dits mĂȘme sous loi spĂ©ciale pour Mayotte. Mais voyez bien la diffĂ©rence entre gĂ©rer une Ă©pidĂ©mie, une Ă©pisode et des situations d'urgence vitale dans des territoires trĂšs affectĂ©s, ce que nous voulons soutenir et ouvrir une nouvelle gendarmerie. Vous voyez bien que ça n'a pas le mĂȘme caractĂšre d'urgence et c'est donc pour ça qu'on fait une diffĂ©rence.
Si je peux ajouter un mot monsieur le président. Non mais en fait j'ai l'impression qu'on est dans le monde à l'envers là . On a des parlementaires qui nous proposent de voter une loi de 16 pages et de trois articles qui permettrai à la ministre des comptes publics de signer une circulaire qui ferait des investissements sur lesquels vous n'aurez pas Non, on parle des crédits de l'an dernier.
J'ai entendu des ouvertures de gendarmerieurs des crĂ©dits. Non, mais vous rendez compte que on est en train de se dire la ministre des comptes publics dans une circulaire va pouvoir dĂ©cider d'ouvrir des Donc lĂ , je pense que vraiment on est dans une logique oĂč pour prĂ© pour on est dans une logique oĂč pour protĂ©ger le parlement, on a envisagĂ© un processus d'urgence qui permet de faire le minimum de maniĂšre Ă ce que le parlement puisse entendre un heure voler un budget voter un budget et on se le fait reprocher. LĂ , je je dois voir que je je comprends pas tout.
Euh Nicolar Oui, merci monsieur le président. Pour la 2e année consécutive, nous nous retrouvons donc sans budget voté avant le 31 décembre et avec une loi spéciale à voter en urgence 23 décembre. Nous regrettons vivement, madame, monsieur le ministre, cette situation qui est inconfortable.
Les députés LR autour de notre rapporteur Philippe Juvin ont pourtant tout fait pour trouver une voie de passage pour doter notre pays d'un budget responsable d'ici la fin de l'année. Nous l'avons fait parce que nous n'avons pas de temps à perdre. Notre pays n'avait pas de temps à perdre.
Nous avons aussi d'autres textes Ă Ă©tudier en dĂ©but d'annĂ©e. La loi contre la fraude, la loi sur la dĂ©centralisation, puis aussi parce que nous savions que cette absence de budget est prĂ©judiciable, mĂȘme si c'est pas la fin du monde, est prĂ©judiciable pour le pays, pour nos concitoyens, pour nos armĂ©es, cela a Ă©tĂ© dit, pour nos agriculteurs qui vont voir un certain nombre de dispositifs reportĂ©s pour les mĂ©nages qui avaient des demandes de prime rĂ©nov Ă dĂ©poser pour nos collectivitĂ©s qui attendent aussi des dotations d'investissement. Donc, il faudra rapidement reprendre le chemin de l'examen en dĂ©but d'annĂ©e, en tout dĂ©but janvier, certainement sur d'autres bases, notamment en raison du principe de don rĂ©troactivitĂ© fiscale.
Euh et c'est ma premiĂšre question effectivement en vertu de cette ce principe. Cer nombre de mesures de recettes ne pourront pas avoir lieu que vous aviez prĂ©vu dans votre projet de loi. Quels sont le montant de ces recettes notamment tout ce qui est liĂ© aux abattements qui auraient pu ĂȘtre revu, qui ne auront pas lieu ?
Donc nous devrons certainement dans ce contexte faire davantage d'efforts sur la baisse des dĂ©penses. DĂ©jĂ parce que le dĂ©ficit s'est accruite Ă l'adoption du PLFS qui notamment a prĂ©vu des dĂ©penses, notamment la suspension de la rĂ©forme des retraites qui n'est pas financĂ©e. Nous devrons donc ĂȘtre beaucoup plus audacieux dans la baisse des dĂ©penses si on veut comme on on vous l'avait dit monsieur le ministre ĂȘtre en dessous des 5 % ce qui est un objectif que nous partageons.
C'est dans cet état d'esprit que les députés en tout cas de la droite républicaine se mobiliseront dÚs les premiers jours de janvier pour doter rapidement notre pays d'un budget juste et responsable. Merci Nicolas Ray. Christine Arigi pour le groupe écologiste.
Oui. Votre micro Nicolas. Merci.
Merci monsieur le président, madame la ministre, monsieur le ministre. quatre mots. Tout ça pour ça.
Le renoncement à l'article 493 que nous avions accueilli favorablement nous avait donné à penser que le gouvernement avait enfin pris la mesure des conséquences de la dissolution malencontreuse décidée par le président de la République seul. Mais nous n'avions pas mesuré l'ampleur de la dislocation du bloc gouvernemental que nous avons découvert lors de la commission des finances. puis en séance et pour finir ou plus exactement pour en finir au Sénat car c'est bien au Sénat que s'est révélé l'ampleur de la fragilité et donc de l'illégitimité de ce gouvernement puisque les sénateurs du bloc gouvernemental se sont employés non seulement à défaire le si peu gagné par l'Assemblée mais aussi à détricoter votre propre projet sur taxe IS taxe holding et j'en passe.
Donc voici donc aprÚs une CMP de 25 minutes la loi spéciale. Alors, merci de nous épargner le scénario du chaos de l'année derniÚre. les fonctionnaires ne seront pas payés ni les retraites versées.
MĂȘme si madame vous avez madame la ministre vous avez un peu versĂ© dans la thĂ©orie du chaos mais bon on vous pardonnera eninte en cette fin d'annĂ©e au regard de l'ensemble du travail que vous avez fourni et de l'ensemble des Ă©lĂ©ments que vous nous avez communiquĂ©s au par Ă l'AssemblĂ©e nationale et je voulais vous tĂ©moigner Ă ce titre-lĂ vĂ©ritablement nous remerciement. Alors, on a dĂ©jĂ donnĂ© sur la thĂ©orie du chaos et les Français ne sont pas dupes. Alors, nous reprendrons donc le dĂ©bat en janvier avec la mĂȘme exigence de notre part en faveur de l'Ă©quitĂ© fiscale, en faveur du climat et en faveur de la justice sociale.
Et un dernier mot en conclusion sur le calendrier que vous nous avez apparemment annoncé. Non, n nos collaborateurs ne sont pas à votre disposition et non, vous n'avez pas encore détricoté le droit du travail. Monsieur le président, euh oui, allez-y.
Bon, je vais répondre à madame la députée d'abord. Merci beaucoup pour vos mots. Je vous les retourne.
Je crois que nous avons montré qu'on peut travailler en étant en désaccord politique sans le faire avec des cris, des excÚs ou des postures. Et je crois que c'est plutÎt à notre honneur collectif. Donc merci de ça, mais merci aussi pour je dire la bonne volonté que chacun a pu y mettre.
Je ne suis pas adepte de la thĂ©orie du chaos ni de la dramatisation. Je trouve que ce qu'on fait c'est pas du théùtre, c'est trĂšs important, c'est la vie des Français. Et donc avec la mĂȘme rigueur que vous me connaissez, ce que j'ai dĂ©crit, c'est une rĂ©ponse au dĂ©putĂ© Tangui qui nous disait "On veut vous arrĂȘter dans votre pouvoir de nuisance." Bah il me semble que ce qui apporte le plus de nuisance, c'est de ne pas ĂȘtre capable de faire des choses qui je crois font consensus.
Les gendarmeries, ça fait consensus. La modernisation du logiciel DGAC, ça fait consensus. Simplement, madame la députée, je vous le dis comme je le dis sur tous les autres sujets, il me semble utile que ça soit dit pour que personne ne se sente ensuite piégé.
Personne ne vient d'Isite de considérer que c'est un choix politique. C'est l'application d'une doctrine qui, je crois, vous la comprenez trÚs bien. Il serait, je pense, un abus de pouvoir de ma part que je décide pour vous ce qui me semble aller au-delà du strict continuité qui est, je réponds à vos autres collÚgues, qui est de tenir les rÚglements et les lois.
Pour ce qui est et pour la dermato, je le dis, nous financerons toutes les dĂ©penses d'urgence. toutes les dĂ©penses qui Ă©videmment sont lĂ pour soutenir les Ă©leveurs. Il y a une disposition que je ne peux pas mettre en Ćuvre sans loi de finance, c'est la dĂ©fiscalisation.
Ăa veut pas dire que ça va ĂȘtre fiscalisĂ© infinĂ©. Mais tout Ă fait. Mais tout Ă fait.
Mais madame la députée, c'est exactement ce que vous ce que je tiens à vous dire. Si nous avons un budget en janvier, en février, les choses seront clarifiées. Et c'est précisément ce que nous disons avec le ministre, c'est on n'est pas en train de dire qu'on est foutu.
On est en train de dire qu'il nous faut aller quand mĂȘme relativement vite pour que ces Ă©lĂ©ments de clartĂ© que les Français attendent puissent ĂȘtre donner le plus rapidement possible. Et je n'ai nullement dit, madame la dĂ©putĂ©e, je le dis clairement, que c'est un chantage. Mais voyez bien que quand il s'agit de la dĂ©fiscalisation d'une nouvelle mesure, bah je ne peux pas l'appliquer, voyez, par un seul acte administratif.
DeuxĂšme point, monsieur le dĂ©putĂ©, qu'est-ce qui va se passer la nuit du rĂ©veillon ? Au-delĂ du fait que j'espĂšre que nous serons nombreux Ă nous sentir heureux de rentrer en 2026 et heureux peut-ĂȘtre de clore 2025. Euh toutes les dispositions qui ont attrait Ă l'impĂŽt sur le revenu qui Ă©tait porteuse de modification ne s'appliqueront plus.
Je le dis donc trÚs clairement à quelques exemples. Il ne peut pas y avoir en 2026 de modification du régime de crédit d'impÎt service à la personne. Pourquoi ?
Parce que les niches fiscales liĂ©es Ă l'impĂŽt sur le revenu s'appliquent sur la base des revenus de 2025 en 2026. Ă partir du moment oĂč la loi de finance est votĂ©e aprĂšs le 31 dĂ©cembre 2025, il y a plus d'accroche en 2025. Ce qu'on appelle la petite rĂ©troactivitĂ© ne s'applique plus.
Donc dis autrement, je peux vous le dire ce soir assez tranquillement, il n'y aura aucun changement pour le crĂ©dit d'impĂŽt service Ă la personne. Je peux vous dire aussi tout aussi euh avec la mĂȘme ferveur ou la mĂȘme conviction, il n'y aura aucun changement possible sur l'abattement pour les retraitĂ©s. Il y aura plus de changement possible puisque c'est Ă trait au revenus 2025 pour application 2026.
Il y aura pas non plus de changement pour le rĂ©gime des indemnitĂ©s journaliĂšres des personnes en affection longue durĂ©e. Mais je vous donne un exemple, il y a des choses qui ne pourront pas non plus ĂȘtre rĂ©troactives. Nous ne pourrons pas notamment mettre en place des choses qui pouvaient ĂȘtre plus bĂ©nĂ©ficiaires.
Donc les nouvelles niches fiscales que certains d'entre vous ont voulu voter sur l'impĂŽt sur le revenu ne peuvent pas non plus s'appliquer. Donc ça va dans les deux sens. il y avait des choses que vous vouliez Ă©largir bah ça peut pas ĂȘtre Ă©largi et les choses que vous ne vouliez pas modifier ce ne sera pas modifiĂ©.
On aura aussi d'autres Ă©lĂ©ments qui vont dire tomber, notamment la majoration temporaire de l'IFER pour que les rentes maximales qui sont parfois Ă l'Ćuvre sur des installations photovoltaĂŻques trĂšs anciennes de datant d'avant 2021 ne pourront pas non plus ĂȘtre mis en place. Et je le disais, non la dĂ©putĂ©e, nous ne pouvons pas sur l' faire les 50 millions comme le fait gĂ©nĂ©rateur c'Ă©tait les revenus 2025 et bien nous ne pouvons plus, nous n'avons plus d'accroche si le texte est votĂ© en 2026, nous ne pouvons parler que des revenus ou des bĂ©nĂ©fices de 2026. Donc nous ne pouvons plus crĂ©er de lien pour le dire comme ça.
Mal on peut plus créer de lien entre 2025 et 2026. On peut plus que de parler de 2026. Donc cette mesure là non plus par exemple ne pourra plus s'appliquer.
Je le disais enfin, si nous voulons faire appliquer entre le 1er janvier et la date de promulgation de la loi de finance un certain nombre de mesures dites favorables ou contribuables, par exemple, je donne un exemple, la prolongation du crédit d'impÎts d'agriculture biologique, un certain nombre d'impÎts de de mesures comme l'impÎt sur le revenu et l'IRPME Madelin. Si nous voulions par exemple sécuriser les investissements qui seraient faites au titre de l'IRPME Madelin avant la date de promulgation de la loi de finance 2026, alors il faut un acte de ma part dit de couverture en disant je m'engage moi gouvernement à appliquer entre le 1er janvier 26 et la date de promulgation du PL 26 toutes les dispositions favorables. Donc c'est un arbitrage qu'il faut comprenne au vu aussi des débats voir ce qui a fait consensus et on le prendra dans les prochains jours pour avoir cette dite couverture et il faut qu'on signe ce texte avant le 31 décembre.
Merci. J'ai bien noté donc cet engagement. Euh Emmanuel Mandon pour les démocrates.
Merci monsieur le président. Madame monsieur le ministre. Nous avons les ministres, nous avons à examiner ce soir un projet de loi spéciale et c'est un moment important, mais une situation que notre groupe aurait voulu épargner au pays et qu'en d'autres temps, on aurait qualifié d'exceptionnel.
Nous en connaissons hĂ©las les raisons avec d'emblĂ© vendredi matin l'absence d'une commission mixte paritaire conclusive. Nous saluons bien sĂ»r les efforts de notre rapporteur gĂ©nĂ©ral, mĂȘme s'ils n'ont pas encore Ă©tĂ© couronnĂ©s de succĂšs. Ă l'inverse, nous regrettons l'attitude intransigente de certains sĂ©nateurs.
Nous la jugeons rĂ©ellement dĂ©placĂ©e, osons le dire, quand on sait que le SĂ©nat venait de voter un dĂ©ficit alourdi de 12 milliards d'euros supprimant ainsi tout effort de redessement des finances publiques. une intransigence synonyme pour nous d'Ă©chec, inacceptable, incomprĂ©hensible, une intransigence qui balaye d'un revers de main l'esprit constructif de compromis, tuant dans l'Ćuvre par consĂ©quence toute possibilitĂ© d'accord Ă l'AssemblĂ©e nationale alors beaucoup avaient Ă©tĂ© tout de mĂȘme fait par des dĂ©putĂ©s sur le nombre banc. Or tout le monde le sait et en particulier les montagnaires.
Suivre la ligne de CrĂšte, c'est souvent long et fastidieux. Les Ă©quilibres recherchĂ©s supposent un travail exigeant, laborieux, mais il impose un dialogue sĂ©rieux et honnĂȘte. Cela suppose un dĂ©passement qu'en fait nous devons Ă nos concitoyens, les françaises et les Françaises.
Cette loi spéciale n'est pas un budget et j'irai pas chercher d'explication dans la jurisprudence rappelé opportunément par notre rapporteur général. Mais car comme l'a dit madame la ministre, elle l'a bien rappelé, il s'agit d'un service minimum pour permettre d'assurer la continuité de l'action publique. Improvisoire, une transition nécessaire vers une loi de finance initiale qui n'a pas vocation à durée puisqu'elle impose de suspendre des programmations pourtant voter.
Mais à l'évidence, elle doit viser un objectif de réduction du déficit. Pour nous sous les 5 % du PIB, c'est une exigence. Mais vous me permettrez d'en venir, monsieur le ministre, madame la ministre, aux interrogations du groupe les démocrates sur ce texte, sur ce cadre budgétaire que nous aurons examiné demain et qui relance un processus parlementaire.
PremiĂšre question : Pouvez-vous nous reprĂ©ciser certaines de ces consĂ©quences ? et je pense aux collectivitĂ©s territoriales qui c'est de maniĂšre trĂšs concrĂšte et puis pourriez-vous nous dire si s'agissant de la mĂ©thode est-ce que pour le l'exercice suivant on pourra tirer les leçons de cette situation trĂšs particuliĂšre absolument je vous remercie François Jolivet je suppose au Christophe Placer Merci monsieur le prĂ©sident madame et monsieurs les ministres monsieur le rapporteur gĂ©nĂ©ral mes chers collĂšgues l'examen de ce projet projet de loi intervient dans un contexte que chacun connaĂźt ici, que nous avons rappelĂ© au cours de cette soirĂ©e, celui de l'Ă©chec de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de finance pour 2026. Nous le regrettons car le travail menĂ© par les parlementaires du socle commun Ă©tait rĂ©el et exigeant, mĂȘme s'il n'a pas permis de dĂ©passer l'ensemble des blocages.
Le texte qui nous est soumis aujourd'hui n'est donc ni un choix politique, ni un texte de programmation. Il constitue un instrument transitoire. Le groupe le groupe Horizon et indépendant le soutiendra car ne pas l'adopter ferait peser un risque immédiat sur le fonctionnement des services publics.
Mais ce soutien s'accompagne de lucidité. Cela a été dit à plusieurs reprises. Une loi spéciale par nature réduit l'action budgétaire au strict services minimum.
Elle retarde des décisions essentielles et créent une incertitude pour de nombreuses politiques publiques. Les effets sont déjà identifiables. Pas de recrutement, pas de réforme, pas d'investissement, pas de soutien aux collectivités, pas de statut du bailleur privé, notamment soutenu par mon collÚgue François Jolivet jusque au vote du budget.
Si cette situation permet d'assurer la continuitĂ© du fonctionnement de l'Ătat et ne doit pas ĂȘtre dramatisĂ©e Ă l'excĂšs, elle ne peut ĂȘtre ni prolongĂ©e ni banalisĂ©. Nous devons au plus vite nous projeter vers la suite des dĂ©bats budgĂ©taires et adopter un budget complet et raisonnable afin de limiter les consĂ©quences nocives de cette loi spĂ©ciale. J'ai donc deux questions Ă vous poser.
PremiÚrement, au-delà de l'adoption rapide d'un budget complet pour 2026, quel levier le gouvernement tant-il mobiliser pour limiter ou compenser les effets négatifs induits par le recours à une loi spéciale ? DeuxiÚmement et surtout en tant que rapporteur spécial du budget de la défense, je sais à quel point les entreprises du secteur attendent la montée en charge de 3,2 milliards d'euros prévu dans la loi de programmation militaire et la surmarge de 3,5 milliards d'euros annoncé le 13 juillet 2025, toutes deux traduites dans le budget pour 2026. Ainsi, pouvez-vous nous préciser les impacts concrets du recours à cette loi spéciale sur les investissements en cours et à venir pour ce secteur et plus précisément l'accélération des commandes attendues en 2026 ainsi que les commandes que la DGA signe et adresse habituellement dans les tout derniers jours de l'année seront-elles effectivement lancées en cette fin 2025 dans les délais prévus ?
Je vous remercie. Merci. Euh monsieur le ministre le ministre.
Alors, je peut-ĂȘtre d'abord rĂ©pondre au dĂ©putĂ©s Mandon sur les collectivitĂ©s locales. PremiĂšre chose, un certain nombre de mesures de modĂ©ration de la dĂ©pense locale, on pense notamment au FCTVA, aux Ă©lĂ©ments de DICO, Ă ce stade ne peuvent s'appliquer. Bon, ça c'est plutĂŽt un Ă©lĂ©ment de stabilitĂ©.
Par ailleurs, c'est l'article 3, enfin l'article 2 pardon de ce loi spéciale. Vous avez vu que les prélÚves en surre sont garanties. au moins au niveau de 2025.
Ăa veut pas dire qu'il y aura plus mais ça veut dire qu'Ă minima quand mĂȘme jusqu'Ă nouvel ordre on parle comme du principe que les probablements sur recette seront stabilisĂ©. 3Ăš Ă©lĂ©ment la DGF sera versĂ©e par 12e sur la base du montant de 2025 puisque le montant dĂ©finitif ne viendra qu'avec l'adoption du PLF. 4e Ă©lĂ©ment, les avances de fiscalitĂ©, par exemple la TVA seront versĂ© lĂ aussi mensuellement. 5e Ă©lĂ©ment et qui n'est pas des moindres, l'Ătat ne pourra engager aucune dotation discrĂ©tionnaire au profit des collectivitĂ©s.
Si que les commissions des cils, les commissions des OTR, FNAD, fond vert, FIPD ne peuvent pas se tenir. En revanche, je le redis, les paiements des prĂ©cĂ©dents engagements doivent Ă©videmment ĂȘtre faits. Enfin, Ă©videmment, s'il y a des urgences climatiques, on voit malheureusement, je crois dans l'hĂ©ro un certain nombre de communes ĂȘtre trĂšs durement touchĂ©s ce soir.
Ăvidemment, rĂ©parer les dĂ©gĂąts ou avoir des versements anticipĂ©s de FCTV en cas de catastrophe naturelle seront eux bien assurĂ©s. Je pense qu'il faut ĂȘtre clair lĂ -dessus. Ăa permet de faire la part des choses.
AprĂšs, je le dis aussi trĂšs concrĂštement, les dĂ©partements qui attendaient, voyez, un fond de sauvegarde Ă 600 millions d'euros au moins, bah lĂ , il faut aussi pouvoir l'acter dans un projet de loi de financement. MĂȘme chose pour la dynamique de TVA pour les rĂ©gions. Donc on a quand mĂȘme certains Ă©lĂ©ments qui sont attendus et qui devront ĂȘtre concrĂ©tisĂ©s et donc actĂ© et donc budgettĂ© qu'avec un projet de finance en bonne et du forme.
Monsieur le dĂ©putĂ© Plaçard, deux Ă©lĂ©ments. Un sur les armĂ©es peut-ĂȘtre et un au fond sur une question qui m'a fait sourire. Qu'est-ce qu'on fait pour modĂ©rer l'impact de la loi spĂ©ciale ? et ben on vous encourage au fond Ă travailler et avec nous Ă voter un budget.
Et je veux le dire, le sujet c'est pas le droit du travail. Je dis pas Ă©videmment que le gouvernement va s'imisser dans les dĂ©cisions du parlement. Je dis que si les commissions, les amendements ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©posĂ©s lĂ toutes sĂ©an tenant, ne perdons pas de temps Ă Ă©changer entre nous, Ă construire les voies de la convergence et Ă rapprocher nos positions.
Et je crois que personne ici ne compte mettre en danger le droit du travail. Mais on voit bien et je n'ai et je n'ai pas dit ça. Je ne l'ai pas dit.
Je l'ai mĂȘme pas insinuĂ©. Je l'ai pas pensĂ©. Je dis juste qu'Ă un moment donnĂ©, il faut quand mĂȘme qu'on se dise que tout le temps qu'on met pas au service de ce compromis, bah sera du temps qui Ă©videmment repoussera le moment oĂč il y aura une adoption.
Sur les armées. Deux choses à vous dire. D'abord que ce soir nous avons pris la derniÚre décision de gestion du budget 2025 et je peux donc bien vous confirmer que l'ensemble de la réserve qui était celle du budget des armées a été dégelé.
Le ce qui restait c'Ă©tait 1,2 milliards d'euros. Ăa a Ă©tĂ© intĂ©gralement dĂ©gelĂ©. Je peux aussi vous confirmer, c'est une totologie mais ça va mieux en le disant que l'ensemble des dĂ©cisions d'ouverture de crĂ©dit qui avaient Ă©tĂ© validĂ© par la loi de fin de gestion sont donc appliquĂ©.
Donc, il y a à peu prÚs 359 millions d'euros de mémoire d'ouverture du budget défense qui seront donc bien honorés et qu'ensuite évidemment nous procéderons comme nous le faisons chaque année avec le ministÚre des armées, en particulier la DGA à l'évaluation trÚs précise des reports qui sont nécessaires pour que un certain nombre de paiements et crédits puissent avoir lieu en 2026 quand ils n'ont pas pu avoir lieu en 2025. AprÚs, monsieur le député, vous avez raison. La base industrielle technologique et de défense française qui vit des crédits de souveraineté qui sont ceux de la défense, bah évidemment recevront les paiements des commandes passées mais les nouvelles commandes.
Je pense notamment aux frégates, aux avions, un certain nombre d'éléments de munition qui sont prévus dans la loi de programmation militaire initiale plus 3,2 milliards et à forceurie ceux qui viennent avec les 3,5 supplémentaires, donc les 6,7 milliards. Bah pour que ces crédits là soient engagés, ils ne correspondent pas à la stricte application de la l'enveloppe de 2025, ça vient en plus cette marche là , cette surmarche là , ben évidemment, elle n'existera pas dans le décret service voté du 31 décembre. Et donc je le dis, plus on attend, plus un certain nombre d'entreprises qui attendent justement ces commandes vont se retrouver en attente et derriÚre c'est des emplois et derriÚre c'est des investissements et derriÚre c'est vos territoires, nos territoires qui sont évidemment mis en difficulté.
Donc c'est pour ça qu'il y a pas de chantage mais c'est la vie rĂ©elle de l'Ă©conomie du pays. Peut-ĂȘtre deux mots parce que monsieur Mandon, vous nous demandiez comment changer les choses. Ben je pense qu'il va falloir tous qu'on s'y mette.
C'estĂ d qu'il y a des enjeux de rĂšglement de l'AssemblĂ©e nationale et ça c'est votre travail. Je suis pas sĂ»r qu'on soit capable de voter une nouvelle LOL dans l'annĂ©e qui vient mais on peut peut-ĂȘtre essayer. Mais je pense qu'il y a une rĂ©flexion Ă mener.
Moi, je parle réguliÚrement avec mes homologues. J'ai parlé avec mon homologue allemand un jour, un vendredi à 17h. Je dis comment tu vas ?
Il me dit "Je suis fatigué, je me suis couché à 5h du matin mais j'ai un budget." Ils avaient négocié pendant quelques jours entre parties de maniÚre à avoir un budget majoritaire. C'est un c'est un pays proportionnel comme disait la députée.
Le Canada c'est pas proportionnel. Il y a des gouvernements minoritaires. Il négocient aussi pendant des jours et ensuite ils vont voter.
Je pense qu'on a une rĂ©flexion Ă mener sur nos processus. Je pense qu'il y a pas un pays au monde qui ouvre l'ensemble du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts tous les ans comme si on partait de zĂ©ro. Et puis aussi peut-ĂȘtre sur notre culture quoi.
Et ça c'est ce qu'on est en train de faire en fait. C'est ce que vous ĂȘtes en train de faire de changer la culture du parlement et on avance. Bien, peut-ĂȘtre qu'il faudrait aussi se remettre Ă respecter de maniĂšre plus claire les dates de la LOL notamment sur la transmission du budget Ă l'AssemblĂ©e qui est devenue une date facultative ce qui explique aussi de semaines de retard quand mĂȘme he je prĂ©cise et j'ai notĂ© sinon Ă l'in ministre avec satisfaction que vous m'avez semblĂ© un peu plus souple et rĂ©aliste sur la date de la commission pour les dĂ©pĂŽts d'amendement que dans votre premiĂšre rĂ©action.
En tout cas, j'ai monsieur le prĂ©sident, je veux vraiment le redire ici. Vous ĂȘtes souverain, vous organisez vos travaux comme vous le souhaitez. Il y a une confĂ©rence des prĂ©sidents.
Je dis juste que le gouvernement imaginait qu'on pouvait reprendre potentiellement les travaux dÚs le lundi 5 janvier. Si telle n'est pas la volonté du parlement, le gouvernement ne peut pas s'y opposer. Et je pense qu'il faut juste qu'on soit réaliste.
C'est pas parce qu'on dit des choses qu'ensuite nous avons pouvoir les mettre en Ćuvre. Donc c'Ă©tait plus souple que votre premiĂšre intervention. Charles de Courson.
Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le ministre, j'ai cinq questions à vous poser. Le deuxiÚmement de l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finance prévoit que le dépÎt d'une loi spéciale intervient au plus tard le 19 décembre. Le texte qui nous est soumis intervient le 22 décembre, soit 3 jours au-delà de cette échéance.
Pouvez-vous nous confirmer que cette présentation tardive ne fait pas courir de risque d'inconstitutionnalité à ce texte ? DeÚ question. Par ailleurs, le projet de loi ne s'accompagne pas d'un projet de décret.
On va le voir un peu plus tard. Or, l'article 47 de la Constitution établit que c'est bien un décret qui détermine les services votés. Cependant, l'année derniÚre, le décret publié additionnait les services votés de 2024, mais aussi les mesures nouvelles de 2024 pour déterminer les services votés permettant d'attendre la loi de finance pour 2025.
Alors, pouvez-vous nous confirmer que cette méthode d'addition sera bien retenue ? cette année et qu'elle est bien conforme au cadre de la loi spéciale. 3Ú question sur le prélÚvement sur recette au profit de l'Union européenne, une incertitude demeure.
Le PLF 2026 prévoyait un montant de 28,5 milliards contre 235 en 2025. Quel sera le montant effectivement ouvert par la loi spéciale ? Considérez-vous ce prélÚvement comme relevant d'un engagement international permettant de retenir le niveau du PLF 2026 ? 4e question.
D'aprĂšs mes estimations en partant du projet loi de finance pour 2026, nous renoncerions Ă 8 milliards d'euros de recettes au titre des mesures nouvelles. Et dans le mĂȘme temps, la non exĂ©cution de dĂ©penses annoncĂ©es nous permettrait d'Ă©communiser net 3 Ă 4 milliards d'aprĂšs mes calculs puisque on a Ă peu prĂšs 8 milliards les 6 milliards 5 de la dĂ©fense, on a les 600 millions sur la sĂ©curitĂ© et ou l'inverse d'ailleurs et les 200 ou 300 millions sur la justice et l'inverse d'ailleurs. Bon, ça ça fait Ă peu prĂšs 8 et il y aurait les Ă©conomies sur les autres missions qui qui sentent annuler.
Donc d'aprĂšs mes calculs, mais vous allez nous dire s'ils sont Ă peu prĂšs exacts, ça serait 3 Ă 4 milliards. Il faut Ă cela ajouter le transfert financier de l'Ătat au profit de la sĂ©curitĂ© sociale pour 4 milliards et le point d'atterrissage serait donc dĂ©gradĂ© de 8 Ă 9 milliards. Pouvez-vous nous prĂ©ciser de combien le dĂ©ficit du budget de l'Ătat initialement Ă©valuĂ© Ă 124,4 milliards d'euros pour 2026 serait infin, dĂ©gradĂ© dans l'hypothĂšse d'un maintien prolongĂ© de ce projet de loi spĂ©ciale jusqu'au 31 dĂ©cembre.
Et plus globalement, on est à quel taux de déficit public ? Quel est le taux du déficit public associé à une loi spéciale qui reste jusqu'au 30 ? Depuis 5e et derniÚre question sur les collectivités territoriales.
Pouvez-vous nous confirmer que les dotations sont gelées dans la limite des autorisations d'engagement voté en loi de finance pour 2025 et s'agissant du Dil 1 en l'absence de Dilico 2, il y aura-t-il un remboursement puisque ce remboursement était conditionné à la reconduction d'un DICO 2 qui ne figure pas dans la loi spéciale ? Merci Emmanuel Morel pour Cro GD. Merci monsieur le président.
Madame la ministre, monsieur le ministre, je note une évolution positive. Euh l'année derniÚre, c'était la dramatisation maximale. Le président Cocrel y lu a fait allusion, c'était la nuée de sauterelle, la pluie de grenouille, la fin de la carte vitale, les 10 milliards, les 10 milliards de déficit supplémentaires et aujourd'hui c'est la dramatisation voché.
Et d'ailleurs madame de Monchalin se concentre essentiellement sur les casernes et les commissariats. Donc c'est une évolution positive. Je je m'en félicite.
La vérité, mais d'autres l'ont dit avant moi, c'est que c'est voilà , c'est un c'est une loi d'attente, c'est une loi de transition. Et aprÚs la question, c'est qu'est-ce qu'on veut en faire ? Et c'est et alors là , je reprends les éléments de langage de la ministre.
On n'est pas pour la trĂȘve, on n'est pas pour la grĂšve. Ăa dĂ©pend he moi souvent je suis pour la grĂšve. Mais mais peut-ĂȘtre que la premiĂšre chose Ă faire, monsieur l'escure dit, il faut qu'on s'y mette.
Mais la premiĂšre chose Ă faire, ça serait dĂ©jĂ que vous soyez capable de vous rĂ©former vous-mĂȘme. C'est-Ă -dire le fait que on continue Ă avoir un gouvernement sans majoritĂ© qui veut poursuivre la mĂȘme politique, qui en plus n'a pas produit ses effets, qui a en plus amenĂ© le le pays avec un tel dĂ©ficit et une telle dette, peut-ĂȘtre que la premiĂšre rĂ©volution intellectuelle et politique, elle commencerait par lĂ . Et lĂ , on s'y mettrait tous.
Et de la mĂȘme façon quand madame de Montchalin, je la cite, dit "Il faut qu'on rĂ©ponde aux urgences et aux exigences des Français". Oui, bien sĂ»r. Mais encore, faudrait-il qu'on se mette d'accord sur celle-ci ?
Parce que pour moi, et je pense c'est beaucoup de gens ici, les exigences et les urgences, c'est le pouvoir d'achat, c'est l'amĂ©lioration des services publics, euh c'est la justice fiscale. Or lĂ -dessus quand mĂȘme, il y a pas que les sĂ©nateurs, mais mĂȘme Ă l'AssemblĂ©e nationale, il y a un refus obstinĂ© euh d'y contribuer. C'est les investissements d'avenir qui se limitent pas Ă la dĂ©fense et Ă la guerre.
Et c'est lĂ -dessus qu'il faut travailler sur un compromis. Et moi, au moment oĂč on se parle, je le vois pas le chemin du compromis. Je le vois pas du tout.
Alors aprĂšs sur les questions, je poursuis celle de Charla MĂ©dĂ© de Courson parce que qu'est-ce qu'il advient de la contribution de la France Ă l'Union europĂ©enne ? rappelle quand mĂȘme que c'est une augmentation Ă©norme + 25 % + 5,7 milliards. Bah, j'aimerais bien avoir une rĂ©ponse lĂ -dessus parce que si on est intransigent sur la contribution de la France Ă Lue, c'estĂ -dire c'est ça et rien d'autre, alors je vois pas pourquoi on aurait une vision super restrictive sur le Barem, l'indexation du barem sur la pose sur le revenu par exemple parce que lĂ oĂč je rejoins totalement le prĂ©sident Crel, je trouve madame que vous avez une vision trĂšs restrictive de ce qu'on appelle les services votĂ©s.
Euh madame le la ministre, monsieur le ministre, je je le rĂ©pĂšte, j'ai la vision restrictive qui est celle du droit et et je vois bien qu'il y a une contestation. Je vous propose si vous le souhaitez que vous alliez contester au conseil d'Ătat et comme ça ça fera jurisprudence. Je pense que c'est d'ailleurs une assez bonne idĂ©e que vous puissiez demander si on peut aller faire des dĂ©penses discrĂ©tionnaires autres que celles qui sont autorisĂ©es par dĂ©cret ou par la loi.
Je suis assez sereine sur la lecture que nous en avons. Ăa veut pas dire que je suis sereine sur ce que ça veut dire pour le pays. Et voyez qu'il y a un peu une diffĂ©rence entre la sĂ©rĂ©nitĂ© administrative et la sĂ©rĂ©nitĂ© sur la la vie des Français.
Alors, je vais essayer de rĂ©pondre aux cinq questions de monsieur Deux Courson. D'abord sur la date, le Conseil d'Ătat Ă qui nous avons demandĂ© Ă©videmment conseil avant de dĂ©poser ce texte nous dit que un dĂ©pĂŽt du projet de loi spĂ©ciale postĂ©rieurement Ă la date mentionnĂ©e Ă l'article 2 de l'article 45 ne serait en tout Ă©tat de cause pas de nature Ă entacher d'irrĂ©gularitĂ© la procĂ©dure d'adoption. parce que il faut quand mĂȘme dire que rien ne peut a priori ĂȘtre irrĂ©gulier quand on cherche Ă Ă©viter le dĂ©faut de son pays.
Donc il est considĂ©rĂ© que il n'y a pas de d'inconstitutionnalitĂ© ou de d'entrave voyez Ă notre droit que d'essayer d'Ă©viter le dĂ©faut qu'en l'occurrence la commission mixe paritaire s'est rĂ©unie elle-mĂȘme le 19 dĂ©cembre. DeuxĂšme Ă©lĂ©ment sur les crĂ©dits de service votĂ©, ce sont ceux de la loi de finance initiale de 2025. strictement et les services votĂ©s, c'est ce qu'on fait.
Donc, on applique, on prend les crédits de 2025 et on dit bah voilà , les ministÚres ont comme plafond les crédits 2025 et on enouvre que entre 25 et 30 % selon les ministÚres et les besoins. 3Ú élément sur les engagements. Monsieur le député Morel, monsieur Decoursu, vous m' demandez voilà , est-ce qu'on va payer l'Europe au fond parce que ça augmente ?
Mais j'avais dire on va payer l'Europe comme on va payer tous les engagements qui soient extérieurs ou intérieurs qui ont été pris. Quand un engagement extérieur, en l'occurrence par un engagement international a été pris, on l'honore. Quand un engagement a été pris avec une PME parce que un ministÚre lui a dit "Je te payerai l'année prochaine", on l'honore.
Quand un engagement a Ă©tĂ© pris auprĂšs d'un français qui a le droit par exemple Ă recevoir la prime d'activitĂ© dans les mĂȘmes conditions qu'en 2025, on l'honore. Donc on honore les engagements qu'il soient intĂ©rieur, extĂ©rieur pour les entreprises, pour les mĂ©nages, pour l'Union europĂ©enne, pour l'ONU et pour quelqu organisation. De la mĂȘme maniĂšre, il y a pas un primat pour la commission et voyez de relĂ©guer les Français en 2Ăš position.
Tous les engagements pris sont payés. C'est bien pour ça que je vous dis que on n pas une vision austéritaire. On paye tout ce qu'on doit, qu'on le doive à la commission, qu'on le doive aux Français ou au ménages.
D'accord. Dans votre calcul, monsieur Decourson, vous avez oublié quand vous faites vos plus et vos moins si nous avions à appliquer la loi spéciale toute l'année, qui est un régime que je ne souhaite pas pour la simple bonne raison, c'est que si nous suspendons toutes les dépenses d'investissement et toutes les dépenses discrétionnaires, on est entre 40 et 50 milliards d'euros. Quasiment deux points de PIB.
Vous imaginez bien que si on suspend deux points de PIB de dĂ©penses publique, la premiĂšre chose que ça sacrĂ©, c'est une rĂ©cession majeure. Et si on a une rĂ©cession majeure, ça nous coĂ»tera plus que de points de PIB. Il faut ajouter Ă votre comptabilitĂ©, monsieur le dĂ©putĂ©, les charges d'intĂ©rĂȘt qui vont augmenter de 8 milliards d'euros.
Effectivement, la les prélÚvement sur recette pour l'Union européenne qui augmente de 5,5 milliards d'euros. C'est dans la loi de finance initiale. Tout à fait.
Mais quand vous faites vos comptes sur les plus et les moins, n'oublions pas que ces dĂ©penses supplĂ©mentaires doivent ĂȘtre financĂ©es d'une maniĂšre autre que le dĂ©ficit. Et en fait, en creux, ce qu'on peut vous dire, si on devait appliquer la loi spĂ©ciale toute l'annĂ©e, ce qui est un scĂ©nario que je vraiment je ne souhaite pas et sur lequel il faut pas se projeter, nous aurions un dĂ©ficit qui ne serait pas rĂ©duit par rapport Ă 2025 et ce que nous savons, c'est qu'en absence de loi de finance, nous serions Ă 6 % de dĂ©ficit. notre tendentiel, il est Ă 6 %.
Donc globalement, on peut dire que la loi spéciale, ça nous place entre la situation d'aujourd'hui 54 et la situation sans loi de finance 6 %. Dernier point sur le DICO et je finirai là à nouveau, tout ce qui est dans le droit, nous sommes tenus de l'appliquer. Donc tout ce qui est afférent au Dilico 1 qu'on doit appliquer sera appliqué. ce qui ce qui du coup n'est pas inscrit en loi de finance, on ne peut pas l'activer puisque de nouveau je ne peux pas demander à mes services d'appliquer mon désir puisque la seule chose qu'ils doivent appliquer c'est la loi.
Et juste juste pour compléter donc il y a des impÎts qui ne seront pas dans les plus puisque tous les impÎts exceptionnels que vous avez voté ou vous pourriez voter ne seront pas dans les plus et en revanche il y a des dépenses en plus monsieur de Courson. J'allais dire qu'ils sont embarqués, qui sont pas concernés par les décrets ou par les services votés, mais qui vont mécaniquement faire augmenter les les dépenses. Donc on est effectivement, si on ne fait rien, entre 5 et demi et 6.
Je pense que c'est pas ce qu'on souhaite. Monsieur Morel, si on avait pas changĂ© de politique, je suis pas sĂ»r qu'on aurait le projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale sur laquelle, si je ne m'abuse, vous vous ĂȘtes abstenu et je pense pas que vous seriez absten dessus. Donc mais non, mais exactement, on est dans une nĂ©gociation, monsieur Morel.
On est dans une nĂ©gociation liĂ© Ă une situation politique inĂ©dite qui fait qu'on fait des pas les uns vers les autres et on en a fait sur le projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© social. En tout cas, un bon paquet d'entre nous, il va falloir continuer Ă en faire sur le budget. Juste pour juste pour revenir Ă la ministre sur une petite prĂ©cision quand mĂȘme parce que on voit bien vous parlez sans arrĂȘt de jurisprudence mais on voit bien qu'on est sur un objet le problĂšme qui n'a pas de jurisprudence parce que je vous rappelle que le seul exemple d'une loi spĂ©ciale adoptĂ©e depuis que la LOLF existe, c'est l'an dernier et que la question que vous avez posĂ© au Conseil d'Ătat, c'Ă©tait pas de connaĂźtre dans l'absolu la position du Conseil d'Ătat, c'Ă©tait de savoir si le conseil d'Ătat Ă©tait d'accord avec la proposition vous faisiez l'an dernier.
Mais vous n'avez pas posĂ© la question au Conseil d'Ătat de savoir si une nouvelle version qu'est-ce qu'il dirait par rapport à ça. Donc lĂ lĂ la prĂ©sentation est un peu bisĂ©e et je vous rappelle une chose, c'est que c'est tellement des jurisprudence qui se font y compris par rapport c'est que la premiĂšre fois on a utilisĂ© la 9 en 79, le cas n'Ă©tait pas prĂ©vu par la par la Constitution. D'accord ?
C'Ă©tait le cas du Conseil constitutionnel qui n'acceptait pas le le PLF. Et le conseil constituel a dĂ©cidĂ© que dans l'esprit comme effectivement il y avait pas le temps par rapport au 31 dĂ©cembre, on devait l'accepter et d'ailleurs c'est la mĂȘme raison pour lesquel cette annĂ©e contrairement Ă ce que disent des constitutionnalistes, il est vraisemblable que mĂȘme si le cas que nous avons actuellement n'est pas prĂ©vu dans les textes, il aurait par analogie la mĂȘme dĂ©cision. Donc je vous dis juste que attention euh Ă se Ă se mettre derriĂšre une image juriste prudentielle sur un avis du Conseil d'Ătat qui n'Ă©tait que sur la proposition que vous avez faite et non pas sur une autre proposition.
Donc je pense que par rapport à ça le dĂ©bat euh le dĂ©bat peut ĂȘtre posĂ©. Euh Jean-Pierre Vigier. Oui.
Merci monsieur le prĂ©sident, madame la ministre et monsieur le ministre. L'adoption d'une loi spĂ©ciale, vous l'avez dit, permet d'assurer la continuitĂ© de l'Ătat mais emporte un certain nombre de contrainte. Et je voudrais Ă©voquer deux points qui prĂ©occupent notamment les zones rurales.
Tout d'abord concernant les dotations en collectivitĂ© locale, les dotations d'investissement, vous l'avez dit, de ET, des cils, fond vert ne peuvent ĂȘtre conduites sans projet de loi de finance. autant de projets locaux prĂ©vus qui seront suspendus ou retardĂ©s en l'absence de de ces financements. Cependant, pouvez-vous vous engager Ă ce que le gouvernement ne rabote pas ses dotations et que les financements suspendus soient bien rattrapĂ©s une fois que la loi de finance soit adoptĂ©e ?
Ensuite, pour nos agriculteurs qui luttent actuellement face à la DNC, vous nous avez précisé, madame la ministre, qu'ils ne pourront pas bénéficier de l'exonération des indemnisations d'abattage en l'absence de ce texte. Vous savez, de nombreux éleveurs traversent aujourd'hui une grave crise sanitaire et des impÎts supplémentaires sur des indemnités serait une véritable double peine pour ceux qui ont tout perdu avec l'abattage de leur troupeau. Aussi, travaillons ensemble pour un budget en début d'année pour répondre à la fois leurs besoins et leurs demandes.
Je vous remercie. Ămerc Salmon. Merci monsieur le prĂ©sident.
Madame le ministre, monsieur le ministre, je veux porter ici la voix des électeurs qui m'ont élu une premiÚre fois en juin 2022 alors qu'il ne me connaissaient pas. de Bretagne. Puis à nouveau dÚs le premier tour en juin 2024, ces nois me posent des questions simples, concrÚtes et pourtant souvent absente de nos débats budgétaires.
Pourquoi leurs impÎts augmentent-ils pendant que l'AME reste intouchable ? Pourquoi n'ont-ils plus accÚs à un médecin alors que les crédits pour les mineurs non accompagnés explosent ? Pourquoi le prix de l'électricité s'envole alors que les délinquants étrangers sont toujours ne sont toujours pas expulsés ?
Ce ne sont pas des slogans, ce sont des réalités vécues dans ma circonception. Les les Haussois sont des gens accueillants mais ils demandent aujourd'hui des comptes. Ils m'ont fait l'honneur de méli députés alors que je leur été inconnu il y a 3 ans et ils attendent maintenant des réponses claires et des choix budgétaires assumés.
Et justement les réponses nous les connaissons à l'avance. C'est pour cela que nous ne pouvions pas voter le PLF 2026. Ce budget refusait de faire des choix, refusait de répondre à ces questions simples.
Le résultat, nous y sommes. Nous débattons aujourd'hui d'une loi spéciale à l'avant-veille de Noël. J'en profite pour souhaiter un joyeux Noël à ceux qui nous regardent.
Ce n'est pas un accident, c'est la conséquence directe de l'aveuglement budgétaire que nous dénoncions. Merci. Euh est-ce qu' alors att oui juste avant le dans je propose des questions supplémentaires.
Si possible dans les questions supplémentaires, ne refaites pas la DG de votre groupe quoi parce que c'est bon. Jean-Paul Math Merci monsieur le président, madame la ministre, monsieur le ministre. Bon d'abord je voulais remercier le le travail de qui a été fait par le rapporteur pour essayer de trouver un compromis.
Ma question est de savoir sur quelle base on va partir comme texte. Est-ce qu'on va partir du texte initial, de la copie du du Sénat ? Qu'est-ce que qu'est-ce qu'on va comment on va travailler ?
Et puis on voit on voit bien que euh beaucoup de choses bloquent et que autant avec les PFSS on a rĂ©ussi Ă trouver un consensus, on sent que ce consensus sera peut-ĂȘtre compliquĂ© Ă Ă obtenir. Et je le dis, je l'assume et je le dis depuis le dĂ©but, Ă la fin des fins, est-ce que vous pensez pas qu'il faudra que le premier ministre engage sa responsabilitĂ© Ă travers le 493 malgrĂ© parce qu'on a quand mĂȘme dĂ©battu et Ă l'AssemblĂ©e, on a beaucoup dĂ©battu aussi. Est-ce que on peut donc arriver Ă un texte de compromis et Ă la fin des fins pour rassurer l'ensemble de nos concitoyens et ben on est la procĂ©dure du 493 qui s'applique.
Jean Didier Berger. Oui, merci monsieur le président. Moi, je voudrais interroger madame la ministre par rapport à ce que vous venez de dire en réponse à Charles Decourson sur le fait que en si la loi spéciale devait s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2026 qu'on arriverait à 6 % de déficit public.
AV pas de budget. Bah oui, c'est ce que c'est ce que je viens de dire. Non mais attendez, s'il n'y a pas de budget, on va rester sous le statut de la loi spéciale jusqu'à la fin de l'année.
On est bien d'accord. C'est ce que je viens de c'est ce que je viens de dire. Par conséquent, je voudrais vous vous demander comment est-ce que vous arrivez à ce calcul de 6 % de déficit, ce qui veut dire qu'il y aurait 40 milliards de déficit publics supplémentaires par rapport à la copie initiale du gouvernement.
Euh vu la démonstration qu'a fait Charles de Courson sur la quasi équilibre des dépenses rendues impossibles et des recettes rendues impossible, euh les baisseurs du trait au regard des 40 milliards que vous évoquez. Donc comment est-ce que vous arrivez à ce résultat de 40 milliards de déficits supplémentaires ? Attendez, attendez attendez.
Vous notez les questions au fur et à mesure mais je vous donne la parole. Euh est-ce qu'il y a des personnes qui n'ont pas posé de questions qui veulent poser une question supplémentaire ? D'accord.
Est-ce que maintenant pour aller jusqu'au bout puisqu'on est là , est-ce qu'il y a des personnes qui ont déjà posé une question mais qui veulent poser une question réellement supplémentaire ? J'ai Mathilde Fel mais vraiment une question. C'est pas une question supplémentaire, c'est parce que j'avais posé la question sur les ordonnances et que je n'ai pas eu de réponse.
D'accord. Donc il y a pas eu de réponse. OK.
Non, simplement rĂ©ponse Ă la ministre sur le la circulaire qui nous dit que c'est la la simple application de la loi qu'est-ce qui empĂȘche aujourd'hui qu'est-ce qui vous empĂȘche pardon de commander des munitions pour nos armĂ©es compte tenu du rĂ©gime des services votĂ©s ? Moi je ne le comprends pas. Sinon, la volontĂ© de brutaliser le parlement pour obtenir euh une adoption au force.
Mais je ne vois pas quand je lis l'article 45 de la LOL, ce qui empĂȘche aujourd'hui nos armĂ©es de procĂ©der aux commandes de munition indispensabl Ă leur fonctionnement. C'est la question que je veux lui poser. VoilĂ .
Ă partir des crĂ©dits qui ont Ă©tĂ© votĂ©s au mĂȘme niveau que les crĂ©dits qui ont Ă©tĂ© votĂ©s en dernier, c'est Ă©galement la question que j'ai posĂ©e. C'est la Ăa s'arrĂȘte lĂ ou allez-y. Oui, une petite question.
J'Ă©tais encore au maire il y a 2 mois. Est-ce que la loi spĂ©ciale va vraiment permettre de payer les DTR et les dĂ©cis engagĂ©s ? Aujourd'hui, c'est tout Ă l'arrĂȘt quand on appelle les prĂ©fets, notamment les prĂ©fets de rĂ©gion pour la dĂ©cile, les comptes sont vides et on peut les communes attendent.
Ăa reprĂ©sente des millions d'euros donc les communes ont du mal Ă assurer la trĂ©sorerie et c'est un vrai problĂšme. Donc est-ce qu'on peut vraiment dĂ©bloquer la situation vis-Ă -vis des communes notamment pour les DETR et les dĂ©ciles ? Alors peut-ĂȘtre attendez juste pour qu'il y ait pas de de plus personne.
Personne une fois deux fois trois fois voilĂ vos conclusions. Alors descendre dans l'ordre par la fin monsieur le dĂ©putĂ© tous les crĂ©dits qui ont fait l'objet d'engagement passĂ© nous les devons. Donc je peux vous dire que les crĂ©dits qui seront ouverts lĂ par le dĂ©cret de service votĂ© et j'en donnerai l'instruction moi-mĂȘme avec la ministre Gatel pour que les engagements pris dans le passĂ© puissent bien ĂȘtre payĂ©s.
Donc j'entends ce que vous dites sur un certain nombre de dĂ©partements oĂč manifestement les prĂ©fets ont ouvert beaucoup d'engagements et beaucoup plus que les crĂ©dits de paiement dont il disposaient. LĂ il va y avoir des nouveaux crĂ©dits de paiement pour payer les engagements passĂ©s. Mais je le dis aussi, ça veut dire que il faut aussi que les diffĂ©rentes commissions prennent bien acte des crĂ©dits de paiement qui leur sont octroyĂ©s chaque annĂ©e pour ne pas faire de la cavalerie parce que plus on engage si on a pas les crĂ©dits de paiement aprĂšs bah on constate que il faut que ça prend plus de temps Ă payer.
Premier point sur les munitions. Monsieur le dĂ©putĂ© Brun. Bon, la brutalisation du parlement, je je vraiment il faut qu'on arrĂȘte avec ces termes.
Il y a pas de brutalisation, il y a l'application d'un certain nombre de rÚgles. Toutes les munitions qui ont été commandées et qui seront livrées en 2026 seront payés parce que précisément s'il y a une commande, l'armée est obligée de payer. C'est à vous dire que en l'absence de marche et surmarche, si on restait au crédit de 2025, je dois vous le dire, l'immense majorité du des crédits 2025 ne sont là que pour payer les commandes passées.
Pour engager les nouvelles commandes, il faut aller au-delà du budget 2025 puisque quasiment 90 % du budget à étiage égal est déjà consommé par les restes à payer. Donc si vous vouz aller au-delà des restes à payer, si vous voulez avoir des nouvelles commandes, bah il faut que vous ayez des nouveaux crédits. Et je ne peux pas avec toute la bonne volonté du monde et tout l'engagement qui est le mien pour que notre pays soit un pays fort dans un monde hostile, je ne peux pas autoriser par définition un ministÚre à faire des commandes avec de l'argent qu'il n'a pas.
Qu'est-ce c'est pas donc les munitions soit entre de lecture je vous assure la loi soit entre les restes à payer et les crédits 2025 il y a un peu de marge on fait des nouvelles commandes soit entre les restes à payer et les crédits 2025 il y a pas de marge et ben du coup il peut pas y avoir de nouvelles commande et et vraiment je je peux et la ministre votre vous pourra vous montrer en toute transparence je le redis j'ai eu à gérer la situation l'année derniÚre avec Sébastien lecornu alors ministre armée je le dis vraiment vu la circonstance géopolitique en plus en début d'année 2025, on se souvient tous de Zelenski à la Maison Blanche. Nous avons tout fait pour soutenir notre réarmement. à un moment donné si vous n'avez pas les crédits, vous ne pouvez pas engager des nouvelles commandes.
En revanche, on payera évidemment toutes les munitions livrées sur les ordonnances. Madame la députée, je je le dis trÚs sincÚrement, tous les débats qui consistent aujourd'hui à nous faire regarder si c'est par tout tel ou tel outil constitutionnel que nous avrons infiner un budget sont à mes yeux secondaires et donc je vous le dis, je n'y répondrai pas parce que j'ai quelque chose à vous cacher, mais parce que quelle que soit l'option qui serait choisie, s'il n'y a pas de compromis, je peux vous faire coupe, il y aura pas de budget parce que si vous avez pas de compromis, il y a pas de vote. Si vous avez pas de compromis, 493 abouti, il y a pas de budget.
Si vous avez pas de compromis, vous voyez bien que les ordonnances ne fonctionnent pas parce que d' précisément les ordonnances, on sait bien que ça s'applique sur le texte initial. Donc vous voyez bien que le sujet c'est pas le comment, c'est le quoi. Il un ancien premier ministre qui a dit avant le qui, il faudrait faire le quoi.
Bah là , avant le comment, il faut faire le quoi ? Parce que je veux pas qu'on se lance dans des débats de constitutionnaliste qui nous détourne. La seule question qui vaille, c'est qu'est-ce qu'on met dans le budget pour faire compromis ?
Qu'est-ce qu'on met dans le budget pour faire compromis ? Je dééponds rapidement aux questions de monsieur le député Jean Didier Berger. C'est vraiment une vision mais vraiment pour pourquoi monsieur le député, il y a des dépenses qui en l'absence d'un texte de loi augmentent.
Je vous donne ce qu'on appelle la dynamique, le tendantiel. Le tendentiel, c'est euh par exemple, je vous donne un exemple sur la prime d'activité. Si vous ne changez pas les rÚgles, bah vous avez une prime d'activité qui évidemment augmente avec le nombre de bénéficiaires et les bénéficiaires, vous n'en contrÎlez pas le nombre.
Donc si vous voulez par exemple stabiliser votre dĂ©pense de prime d'activitĂ© au vu de ce qui se passe dans le pays, vous devez ajuster un nombre de paramĂštres. C'est sujet qui fait l'objet de beaucoup de discussions. La mĂȘme chose sur par exemple les allĂšgements gĂ©nĂ©raux.
Si vous n'ajustez pas la convexité, ça coûte plus cher. Et ça c'est en dehors de toute loi de finance. Vous avez un certain nombre de dépenses qui quand on applique les rÚgles de 2025 avec la réalité de la démographie de la situation économique de 2026, la croissance et l'inflation, si vous ne changez pas les rÚgles des décrets, des rÚglements et des lois, votre dépense, elle a un tendantiel naturel qui excÚde dans de trÚs nombreux domaines et c'est bien le problÚme, notre croissance nominale.
Ăa veut dire que vous avez PIB plus inflation Ă©gale globalement l'annĂ©e prochaine. On a une estimation Ă peu prĂšs 2,3 %. Mais je peux vous montrer Ă©normĂ©ment de dĂ©penses qui en l'absence de texte de loi, c'estĂ dire de reparamĂ©trage des Ă©lĂ©ments de rĂšglement de loi ou d'arrĂȘtĂ©, et bien en fait on est bien au-delĂ de 2,3 % de croissance.
Ce qui veut dire qu'il y a beaucoup de dispositions qui sont sous-jacentes au projet de loi de finance 2026 dont le but et c'est un une grande discussion sur oĂč est-ce qu'on fait des Ă©conomies. Une partie des Ă©conomies qu'on fait, c'est qu'on change les paramĂštres d'un certain nombre de dispositions et c'est parfois d'ailleurs trĂšs trĂšs difficile de nous mettre d'accord sur ces changements pour que nous ayons des pentes de dĂ©penses qui soient cohĂ©rentes avec notre croissance et notre PIB plutĂŽt que sur des pentes Ă©levĂ©es. Je vous donne un exemple.
Alors c'est dans le cas du PLFSS mais c'est trÚs parlant. C'est la dépense de médicaments. Le tendentiel de la dépense de médicaments en l'absence de réglement de régulation.
Oui, mais je Mais c'est un exemple qui ça mais on le comprend bien, c'est 7 %. 7 %. Donc en l'absence de PLFSS, si vous laissez juste les mĂ©dicaments ĂȘtre prescrits sans limitation, votre dĂ©pense de mĂ©dicaments, elle augmente de 7 % par an.
Et ben je peux vous donner toute une liste et mon équipe sera ravie de le faire avec vous sur le tendantiel de croissance de beaucoup de nos dépenses. Bah en fait c'est trÚs élevé et donc si on n pas ces régulations, la dépense naturelle c'est ce qui fait qu'on a aujourd'hui un déficit tendantiel si nous ne prenons aucune disposition pendant l'année et c'est regardé par le conseil aux finances publiques, c'est regardé par la Commission européenne, c'est regardé par le FMI. Donc c'est pas des chiffres fantaisistes, on serait à 6 % de déficit.
Donc aujourd'hui on est Ă 54. Si on avait aucun texte et qu'on laissait tout dĂ©river, on serait Ă 6 % de dĂ©ficit. Et donc vous voyez que pour passer de 6 Ă 5 % d'ailleurs comme ça qu'on retrouve les fameux vous avez 44 milliards dont parlait François Bairou au mois de juillet parce que c'est la diffĂ©rence entre notre tendentiel et lĂ oĂč on veut arriver.
Mais je serais ravi. Lo spĂ©ciale c'est entre les deux et la loi spĂ©ciale selon la durĂ©e oĂč on est c'est entre lĂ oĂč on est aujourd'hui en dĂ©ficit et ces rĂ©gimes sans aucune limitation. Et donc on est en voilĂ .
Mais je le redis, ces chiffres aujourd'hui, ils sont regardés par tous les organismes de conjoncture. Ils sont regardés par l'OCDE, ils sont regardés par l'OFCE, ils sont regardés par le FMI qui était à Paris encore la semaine derniÚre. Donc moi, je suis ravi de vous montrer tous les calculs, mais voilà la réalité.
Ensuite, monsieur Mati, pour aller vite. Alors, ce qui est vrai, je monsieur Berger, vous avez raison. Vous avez raison.
Le fait qu'on ait adopter un projet de loi de financement la sécurité sociale nous place sûrement dans un étiage un peu plus bas. Nous place sûrement dans un étiage un peu plus bas. Mais je reviens sur le sujet des transferts estc.
Si la sĂ©curitĂ© sociale n'a pas de projet de loi de finance et donc n'a pas les 4,5 milliards de transferts qui lui sont affĂ©rents, bah ça fait 4,5 milliards de dĂ©ficit qu'il faudra les faire financer sur les marchĂ©s de la SQ. Et donc on voit bien que oui mais ça veut quand mĂȘme dire que ça pĂšse sur notre capac. Monsieur Mati, vous avez demandĂ© sur quelle base vous allez travailler et c'est le texte du SĂ©nat, c'est celui-lĂ qui revient dans votre commission.
Ce qui veut dire que vous partez d'un texte qui n'est pas celui que vous avez examinĂ©. Oui, mais vous partez de lĂ oĂč vous partez. Mais c'est bien le texte du SĂ©nat qui est VoilĂ .
Enfin, monsieur Vigier. Est-ce qu'on peut rattraper ? Bah, c'est à vous de décider.
Non, à nouveau, c'est intéressant votre question. Est-ce que le gouvernement autorisera le rattrapage ? Bah, ça dépend ce que vous mettez dans le texte de loi.
Si vous mettez les sommes qui ont Ă©tĂ© initialement prĂ©vues et vous imaginez les faire dĂ©penser sur 11 mois plutĂŽt que 12 dans l'hypothĂšse que je souhaiterais qu'il y ait un projet de loi promulguĂ© au 1er janvier, il y a peut-ĂȘtre mĂȘme des communes qui vont dire bah finalement tout ça pour ça ne change rien. Si vous dĂ©cidez d'y mettre moins de crĂ©dit, bah il pourrait y avoir il pourrait y avoir 11 12Ăš des crĂ©dits. Donc au fond moi le gouvernement voyez, j'ai pas d'avis.
Ăa dĂ©pend de vous et ça dĂ©pend de vous comment vous faites rentrer les dĂ©penses et les recettes dans l'enveloppe. Et enfin la dĂ©fiscalisation de la prime d'adage. Je le redis.
Ouais, nous n'avons pas prĂ©vu de plan cachĂ©s pour que cette mesure ne s'applique pas mais il faut que il y ait un projet de loi pour qu'elle soit pleinement effective. Juste madame la ministre, je vous repose pas une question mais je vous assure que l'interprĂ©tation que vous avez et qu'on est plusieurs Ă avoir de l'article 45 et comme il va avoir des consĂ©quences sur des dĂ©crets dont j'ai compris que vous allez pas nous interroger sur le contenu des dĂ©crets, il est quand mĂȘme important parce que l'interprĂ©tation que vous donnez, c'est l'idĂ©e qu'en rĂ©alitĂ© les sommes par prenons la dĂ©fense, les sommes engagĂ©es en 2025 et qui n'auraient pas Ă©tĂ© encore payĂ© seraient payĂ©. D'accord ?
Et bien, il y a une autre interprĂ©tation parce que quand vous dites les services votĂ©s reprĂ©sentent le minimum de crĂ©dit que le gouvernement juge indispensable pour poursuivre l'exĂ©cution des services publics dans les conditions qui ont Ă©tĂ© approuvĂ©es l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente par le Parlement, ça peut aussi valoir dire que si en janvier 2025 les crĂ©dits Ă©taient Ă la hauteur par exemple de 10000 balles pour l'armĂ©e, et bien il faudrait cette fois-ci que vous laissiez ouvert le mĂȘme type de crĂ©dit pour acheter de nouveau 10000 balles. Je parle de balles des balles hein. D'accord.
Donc c'est une interprĂ©tation trĂšs diffĂ©rente et je vous assure que la vote ne me paraĂźt pas rĂ©pondre Ă l'article 45 tel qu'il est dĂ©crit et ça ça a des consĂ©quences extrĂȘmement fortes. VoilĂ . Non non mais oui, il y a il y a un bout l'article 45 que vous ne lisez pas.
Bah non. Qui est que c'est dans la limite des crédits de la loi de finance initiale. Oui.
Bah maximum. Donc moi je veux bien mais si vous me dites que je dois faire plein de choses dans la limite des crédits de la loi de finance initiale au maximum, bah vous voyez bien que je ne peux pas aller au-delà de la loi de finance initiale. Donc pour les armées, je ne peux pas engager les commandes sur la base des 6,7 milliards de marché sur marche.
C'est pas ce que je vous ai dit, mais si en janvier 2025 vous aviez tant d'argent pour acheter des des munitions pour l'armĂ©e, et bien vous pouvez reproduire ces mĂȘmes crĂ©dits en 2026 parce qu'ils ont Ă©tĂ© votĂ©s en 2025 et que c'est bien la continuitĂ© du service public. En est-ce que est-ce que monsieur le prĂ©sident, vous me permettez de faire un raisonnement par l'absurde ? Non mais je vous ai si je paye tous les restes Ă payer 2026 et qu'en plus je me dis je vais aussi lancer les mĂȘmes dĂ©penses nouvelles qu'en 2025, je n'arriverai jamais Ă tenir la loi de finance initiale 2025.
Donc un raisonnement par l'absurde. Non non non. Bah si euh on pourra faire les plus et les mois ensemble, monsieur le président.
Et vous savez trĂšs bien que je le fais avec bon cĆur et grand sourire mais vous voyez qu'avec bon cĆur et grand sourire ça ne tiendra pas dans la grand sourire. Je pense que vous avez tort. Merci.
Vous avez pas rĂ©pondu sur le 493, mais bon, c'est la mĂȘme rĂ©ponse que sur les ordonnances.
Roland Lescure