Discours de Marine Le Pen lors de l'UDT du Front National à La Baule
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- 5:08PrésentateurFait
« Je me tourne vers l'avenir. Je voudrais vous parler aujourd'hui de notre rôle, notre mission, de notre responsabilité, parce que nous avons les clés du destin de la France. »
- 6:26PrésentateurFait
« Immigration, laïcité, Europe, euro, protectionnisme, la liste est longue. »
- 7:10PrésentateurPromesse
« Je porte une exigence très forte que j'ai été la seule à défendre pendant la campagne présidentielle et qui a fait la puissance de ma candidature : je veux rendre son pouvoir au peuple français. »
- 10:50PrésentateurFait
« Président de la République, vous n'avez rien renégocié au traité funeste rédigé par Nicolas Sarkozy sous la dictée de Mme Merkel. »
- 11:40PrésentateurFait
« Vous avez mis vos pas dans ceux de votre prédécesseur poursuivant une immigration de masse incompatible avec notre identité nationale. »
- 11:51PrésentateurFait
« Vous continuez avec le laxisme, vous courbez l'échine devant les délinquants, vous laissez les zones de non-droit envahir la République. »
- 22:47PrésentateurFait
« Non, la fin de l'euro ne serait pas la catastrophe qu'on nous annonce. Bien au contraire, ce serait un vent frais pour notre économie et nos exportations. »
- 23:36PrésentateurFait
« Non, l'immigration ne fait pas gagner de l'argent à la France. Elle lui en coûte beaucoup. »
- 27:15PrésentateurFait
« La proposition d'étendre la loi de 2004 qui interdit tous signes religieux ostentatoires à l'école à l'ensemble de la sphère publique a immédiatement entraîné un déchaînement de la meute UMP.S. »
- 41:32PrésentateurFait
« Le protectionnisme n'est pas une option. Il n'est pas une possibilité. Il est une obligation, une urgence, un besoin vital pour notre pays. »
- 43:32PrésentateurFait
« Ce traité budgétaire est une calamité antidémocratique. »
- 45:50PrésentateurFait
« ont-ils perdu la tête »
- 46:24PrésentateurFait
« La Troïka, BCE, FMI, Commission, est devenue leur sainte trinité. »
- 46:34PrésentateurFait
« les graves échecs de cette politique européenne qui n'a jamais tenu une seule de ses promesses. »
- 46:45PrésentateurPromesse
« il faudra le plus tôt possible organiser la fin de la monnaie unique avec nos partenaires européens »
- 46:52PrésentateurFait
« cette monnaie, c'est l'ennemi des peuples et des mères fédéralistes »
- 47:26PrésentateurFait
« réclamons que notre argent serve à nos entrepreneurs, à nos emplois, à nos investissements »
- 48:06PrésentateurFait
« Vous devez organiser un référendum. Vous n'avez pas mandat pour passer au-dessus de la tête des Français »
- 48:47PrésentateurFait
« l'Europe soit l'Europe et non ce magma fédéral, ce magma ultra-libéral, sans âme ni cœur. »
- 49:03PrésentateurFait
« notamment avec la Russie, avec qui nous avons tant d'intérêts géostratégiques communs. »
- 54:31PrésentateurPromesse
« nous aurons des maires en 2014 et peut-être même beaucoup plus que vous ne l'imaginez »
Temps de parole
- Présentateur85 %
- ?15 %
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du Front National, militant, sympathisant, bénévole, mes chers amis.
De
nous permettre de clôturer aussi une université de rentrée d'une richesse exceptionnelle.
Le
Front National est bien la force d'avenir et d'espoir du pays.
Et
vous l'avez démontré tout au long de ce week-end. Commençons, mes chers amis, par ces mots admirables de Michelet.
Français, de
toutes conditions,
de
toutes classes,
de
tous partis, retenez bien une chose.
Vous
n'avez sur cette terre qu'un seul ami sûr, et c'est la France.
On
ne dit jamais assez. En cette période où la plupart dévalorisent leur pays,
en
cette période où il est de bon ton de se moquer de la nation,
en
cette période où les patriotes ont moins que d'autres
la
possibilité de s'exprimer,
on
ne dit jamais assez
l
'amour que l'on a pour la France.
Vous
êtes toutes et tous ici rassemblés parce que vous aimez la France.
Vous
l'aimez d'un amour fidèle et sincère,
en
dépit des épreuves,
en
dépit des discours démoralisants,
en
dépit de toute l'énergie que mettent beaucoup d'autres à vouloir la détruire.
Vous
êtes ici rassemblés parce que vous avez foi en un monde meilleur.
Vous
avez foi en un monde meilleur, en dépit de la désespérance dans laquelle on cherche à enfermer chaque jour notre peuple.
Vous
avez foi en un monde meilleur parce que vous savez nourrir votre espoir des mille projets que nous formons pour la France.
Vous
êtes ici rassemblés
parce
que vous partagez cette passion commune
qui
nous unit et donne un sens à notre engagement collectif,
la
politique.
Vous
aimez la politique,
vous
aimez le débat, vous aimez le combat pour vos idéaux
parce
que c'est ainsi que vous voulez changer le monde
et
défendre votre pays.
Je
ne m'abaisserai pas, je ne vous abaisserai pas
à
vous parler de la petite politique, celle qui s'étale vulgairement tous les jours dans vos journaux, celle qui au fond n'intéresse plus grand monde
tant
elle est méprisable.
Je
ne vous parlerai pas de ces petites combines, de ces guéguerres,
de
ces spectacles minables auxquels on nous donne chaque jour la peine d'assister. J'ai 15 000 parrainages et moi 30 000, et moi 35 000, et moi 45 000. Qui dit mieux ? 1, 2, 3, adjusez-vendu. Politique en déroute qui s'enfonce dans la désunion et les combats de coq,
ça
ne m'intéresse pas.
Les
responsables politiques d'une droite qui cherchent à masquer le vide de leurs projets, la mollesse de leurs convictions, leur absence de vision, derrière une guerre des chefs qui s'affiche sans vergogne aux yeux des Français, tout cela ne m'intéresse pas
et
n'intéresse plus personne. Copé, Fillon ou Sarkozy, Pemechaud,
tout
cela appartient au passé.
Ce
sont de petites guerres de pouvoir, mes amis,
qui
ne sont pas à
la
hauteur de la France.
Je
me tourne vers l'avenir.
Je
voudrais vous parler aujourd'hui de notre rôle, notre mission,
de
notre responsabilité, parce que nous avons les clés du destin de la France. Notre engagement aujourd'hui, comme demain, est essentiel dans la poursuite de ma candidature à l'élection présidentielle. Réaffirmons avec force notre vision de la France, de la société, du monde. Continuons de porter haut nos convictions, nos propositions, notre projet pour la nation. Avançons encore et toujours vers les portes du pouvoir, poursuivons notre ascension
et
préparons-nous à prendre bientôt les rênes d'un pays qui a tant besoin de nous.
Ne
nous contentons pas,
mes
amis,
d
'aiguiller le débat public comme nous le faisons de plus en plus.
C
'est bien,
mais
ce n'est pas assez.
Nos
idées infusent, se développent,
sont
souvent reprises par ceux qui cherchent à nous imiter, par ceux qui passent désormais le plus clair de leur temps à courir derrière nous pour tenter de tromper les crédules et les naïfs.
Immigration,
laïcité, Europe, euro, protectionnisme, la liste est longue.
De
plus en plus de Français partagent nos opinions et nos solutions.
Et
de plus en plus de professionnels de la politique cherchent à nous singer ce qui est toujours bon signe.
Mais
ne comptons pas sur eux pour appliquer la politique que nous voulons.
Ne
comptons pas sur ceux qui ont toujours menti, toujours trahi et au final toujours échoué.
Ne
comptons que sur nous-mêmes,
sur
tous les patriotes sincères qui veulent nous rejoindre, sur le peuple de France. Elle est là, la force d'avenir. Vous le savez, dans la vie politique française,
je
porte une exigence très forte
que
j'ai été la seule à défendre pendant la campagne présidentielle et qui a fait la puissance de ma candidature.
Je
veux rendre son pouvoir au peuple français.
Le
pouvoir au peuple, pas aux banques.
Le
pouvoir au peuple, pas aux technocrates de Bruxelles.
Le
pouvoir au peuple,
pas
à une petite caste médiatique, financière et politique qui voudrait nous interdire de nous défendre, de penser même.
Le
pouvoir au peuple,
pas
à ceux qui veulent intimider la République avec leurs revendications communautaristes.
Le
pouvoir au peuple français, à lui seul et pour lui seul.
Nous ne
pouvons pas admettre comme une fatalité le divorce entre le peuple et ses élus.
Je
veux redonner espoir aux Français en l'action de leurs représentants.
La
politique peut être noble,
pour
peu que les idéaux qu'elle défend soient nobles.
Un
de ceux-là est de rendre sa grandeur au peuple français.
Il
ne doit jamais être oublié. La France
n
'est pas un pays parmi les autres.
C
'est un pays dont la vocation est de compter plus que les autres.
Et
le peuple français a son mot à dire.
Il
s
'est
exprimé ce peuple le printemps dernier.
Beaucoup
ont cru de bonne foi, sans doute, qu'en portant François Hollande à l'Elysée, ils allaient enfin voir venir le changement. Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois que le soleil qui poudra et l'herbe qui verdoie.
Mais je
sais aussi que beaucoup ont voulu chasser l'ancien président.
Celui,
dans le quinquennat,
a
continué de ruiner la France, l'a dévalorisé, a appauvri les classes moyennes et populaires, a fait baisser la voie
de
la France sur la scène internationale, a accéléré le délitement de notre identité nationale.
Ce
président avait trahi le peuple français et celui-ci l'a assez logiquement remercié.
C
'est d'abord cela qui explique la victoire de François Hollande.
Ce
n'est même pas une victoire,
c
'est juste une non-défaite.
Mais
certains ont cru sincèrement que François Hollande allait changer les choses. Le changement, c'est maintenant, nous a-t-il répété à l'envie pendant toute la campagne.
Eh
bien, nous devons aujourd'hui faire ce terrible constat.
Près
de six mois après l'arrivée de la nouvelle majorité, rien n'a changé avec ce nouveau président.
Un
peu de temps, tout de même, à ce gouvernement avant de le juger, mais nous devons aujourd'hui dire la vérité aux Français. Non, rien n'a changé
avec
François Hollande. Alors, M. Hollande,
qu
'avez-vous donc fait de vos promesses de changement
? Qu
'avez-vous donc fait de votre slogan de campagne
? Qu
'avez-vous changé à la pratique du pouvoir
dans
notre pays
? M.
Hollande, les Français vous demandent désormais des comptes.
Et
avec eux, je vous accuse
de
les avoir une nouvelle fois trahis.
Avec
eux,
je
veux dire vos renoncements. Président de la République,
vous
n'avez rien renégocié au traité funeste rédigé par Nicolas Sarkozy sous la dictée de Mme Merkel.
Vous,
Président de la République, vous vous accommodez comme le pouvoir UMP
d
'un chômage de masse
parce
que vous continuez une politique économique imbécile imposée par Bruxelles.
Vous,
Président de la République, comme Nicolas Sarkozy avant vous,
vous
refusez les protections dont la France a besoin et leur préférez le pouvoir sans limite des marchés financiers et des banques qui, avec votre bénédiction, vont encore être les destinataires de milliards d'euros versés par la BCE, milliards payés par les sacrifices des peuples qui n'en reverront jamais la couleur.
Vous,
Président de la République,
vous
avez mis vos pas dans ceux de votre prédécesseur
poursuivant
une immigration de masse incompatible avec notre identité nationale.
Vous,
Président de la République,
vous
continuez avec le laxisme,
vous
courbez l'échine devant les délinquants,
vous
laissez les zones de non-droit envahir la République.
Vous,
Président de la République, vous cédez, comme votre prédécesseur,
au
bras de fer que nous imposent les fondamentalistes,
les
groupes politico-religieux qui veulent faire plier l'autorité de l'État et détruire ce gage de paix civile, notre laïcité. Vous, Président de la République, vous avez aussi peu de courage
que
Nicolas Sarkozy pour vous attaquer aux dépenses nocives.
Vous
préférez augmenter les impôts des petits,
des
PME, de tous ceux qu'il est si facile de faire payer.
Vous,
Président de la République, vous avez remplacé la grande finance de droite par la grande finance de gauche
dans
les compromissions au plus haut niveau de l'État.
Vous,
Président de la République, après avoir voté la guerre en Libye avec l'UMP, vous continuez cette politique étrangère imbécile dictée par le funeste BHL en soutenant les dictateurs islamistes de demain.
Vous,
Président de la République, vous n'avez pas plus que Nicolas Sarkozy de vision pour la France.
Vous
ne lui fixez aucun cap.
Vous
ne donnez aucun espoir aux Français.
Vous,
Président de la République, vous n'avez respecté qu'une seule de vos grandes promesses.
Vous
êtes, en effet, un Président normal. Depuis 30 ans, consiste à prendre ses ordres à Berlin, à Washington ou chez Goldman Sachs. Puisque, hélas, il est devenu normal
d
'avoir des présidents sourds et aveugles à la réalité de ce que vit le peuple.
Puisque
la normalité en politique est depuis 30 ans de se soumettre aux exigences de minorités agressives et revendicatrices.
Puisque
la normalité est de faire des promesses jamais tenues et, pour résumer, de prendre les Français pour des demeurés.
Puisqu
'il est devenu normal
de
privilégier ses petits camarades au détriment de l'intérêt supérieur,
de
s'en prendre au plus faible parce que l'on tremble devant les puissants.
parce
que la normalité en politique
est
devenue synonyme de bassesse,
de
reculade,
d
'indignation feinte,
de
petites lâchetés accumulées qui nourrissent les fléaux de demain. Oui,
monsieur
le Président,
vous
êtes en effet normale, dramatiquement normale. Je pense mérite autre chose
que
votre bien triste normalité.
De
votre normalité,
nous
voulons une indépendance supérieure, un courage hors du commun.
La
République, vous n'êtes donc pas plus digne que Nicolas Sarkozy de la fonction que les Français vous ont confiée.
Vous
nous promettiez le changement
et
nous n'avons que la continuité.
La
continuité dans l'absurde, l'appauvrissement, dans le désordre et dans la désespérance.
Mais
en réalité, mes amis, rien ne pouvait changer avec François Hollande.
Parce
qu'avec ce nouveau pouvoir comme avec l'ancien, tout reste comédie.
La
politique s'est effacée derrière la comédie du pouvoir.
La
comédie du pouvoir,
c
'est faire croire qu'on va tout pouvoir changer sans rien changer
et
cela fait 30 ans qu'on est témoin de ce cinéma.
Mais
comment François Hollande,
mieux
que Nicolas Sarkozy, pourrait-il changer la situation des Français, renouer avec la croissance faire baisser le chômage, améliorer la sécurité, permettre l'assimilation, faire vivre notre civilisation et rendre à la France sa puissance sans faire le bon diagnostic ?
Comment
pourrait-il,
mieux
que son prédécesseur, redresser la France sans rompre
avec
un système délétère
qui
accroît son emprise et empêche toute réforme de fond ?
Le
diagnostic n'est pas posé.
En
aucun domaine
règne
sans limite de la finance mondialisée, soumission intégrale à une concurrence déloyale venue des pays émergents, corsetage sans cesse renforcée du pays dans une Union européenne devenue aussi totalitaire qu'inefficace, ouverture à tous les vents migratoires de frontières quasi disparues, revendications politiques de fondamentalistes qui cachent leur sinistre dessin derrière la religion, mais ne pas tenir compte de données aussi fondamentales que celles-là
qui
définissent la situation de la France aujourd'hui. C'est empêcher toute évolution du pays.
C
'est se condamner à rester les bras croisés devant les mots qui nous accablent.
C
'est assurer à la France et à son peuple de s'enfoncer dans le désespoir.
C
'est continuer à faire perdre au pays toutefois en lui-même.
C
'est donner toutes les conditions du succès à cette entreprise diabolique d'asservissement de la France et de son peuple.
La
comédie du pouvoir
c
'est nous faire croire qu'en dépit de tous les renoncements, malgré la continuité parfaitement entretenue d'un système qui nous étouffe, nous pourrions obtenir des changements,
mais
presque par magie si l'on y réfléchit bien.
Le
président normal a bien appris de son prédécesseur
et
il n'a fallu que quelques semaines pour retomber dans le travers de l'exercice permanent
de
communication.
La
communication, la communication à toutes les sauces
et
pire,
la
manipulation de l'opinion.
Voilà
à quoi se résume la vie politique française désormais.
Souvenez
-vous, Nicolas Sarkozy sortait régulièrement son moulin à promesses.
Il
montrait ses muscles.
Il
prenait dans ses discours des accents martiaux, cherchait à tout prix, à tout bout de champ à nous faire croire qu'il agissait.
C
'était, je l'avais dit, verbe dur et la main molle.
Il
a d'ailleurs poussé l'exercice à l'extrême pendant la campagne présidentielle. Il finissait par dire tout et l'inverse de tout.
Ça
dépendait du jour de la semaine. Alors les Français ne l'ont plus cru parce qu'ils l'avaient compris, évidemment, que tout cela n'était qu'artifice.
Quand
cinq ans au pouvoir, il n'avait pas entamé le début d'une des innombrables réformes promises et que tout, absolument tout, allait de plus en plus mal. Ah, c'est vrai, François Hollande, c'est un style différent.
Il
ne fait lui aussi que communiquer et il n'agit jamais, mais à la différence de Nicolas Sarkozy, il délègue cet exercice.
On
ne le voit donc presque jamais, mais on voit ses ministres
s
'agiter devant les caméras de télévision. Il y
a M.
Valls qui joue le petit Nicolas. Même recette, même agitation médiatique,
même
absence de résultats. Exemple des camps de Rome, exactement comme Nicolas Sarkozy.
M.
Valls fait des rhodomontades, il nous promet qu'il va régler le problème. Mais la réalité, c'est qu
'il
fait des chèques.
Des
chèques qu'utilisent les Roms renvoyés pour revenir au SISEC
parce
que nous n'avons plus de frontières et ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à venir parce qu
'ils
viennent pour toucher le chèque.
Les
mêmes méthodes, c'en est presque gênant.
Ça
va mal, hop, on change un préfet de police.
On
promet des effectifs supplémentaires, mais nous avons déjà vu 100 fois ce film.
M.
Montebourg aussi,
il
imite Nicolas Sarkozy.
Même
recette, même agitation médiatique, même absence de résultats.
Il
court les plans sociaux, il montre ses muscles, il promet monts et merveilles
et
il n'a en réalité absolument pas les moyens de tenir ses promesses.
Les
usines continuent de fermer
et
les délocalisations de prestations de services s'accélèrent. On pense aux récentes affaires du STIF en Ile-de-France ou de la SNCF qui a délocalisé son service informatique dans des pays d'Europe de l'Est et au Maroc.
Mais
on a communiqué
et
la politique s'est arrêtée là.
Au
même point que celle menée par le gouvernement précédent.
On
a communiqué,
mais
on a oublié d'agir.
On
a sciemment oublié d'agir
parce
qu'on a maintenu le système parfaitement inchangé. Parce qu'on a renforcé en réalité les solides barreaux de la prison qu'on s'est construite.
On
a encore menti au peuple.
Eh
bien moi, je vous affirme que ce mensonge se paiera.
C
'est notre mission.
Notre
mission, encore et toujours,
de
rétablir la vérité,
de
tenir aux Français un discours honnête.
Nous
devons dénoncer, encore et toujours,
les
faux semblants de la vie politique pour qu'un jour les Français fassent un vrai choix.
Nous
devons lutter corps et âme chaque jour contre les préjugés, les tabous, les clichés que nous impose cette casque politico-médiatique qui n'a qu'un seul objectif,
le
maintien du système en place.
Une
apparence de stabilité
qui
cache les crevasses béantes de notre unité nationale, de notre système social et de notre système économique.
Au
titre des clichés,
non, la
fin de l'euro ne serait pas la catastrophe qu'on nous annonce. Bien au contraire,
ce
serait un vent frais pour notre économie et nos exportations.
Elle
ne le serait pas plus que le rejet par référendum de la Constitution européenne en 2005 n'a déclenché de tsunamis ou n'a empêché la Terre de continuer à tourner.
Et
ce n'est pas parce que les experts, aux ordres du système, toujours les mêmes d'ailleurs, ceux, vous savez, qu'on voit tous les jours sur tous les plateaux,
ces
économistes qui sont le matin à la télé et l'après-midi consultant pour des banques.
Ils
disent tous la même chose.
Ce
n'est pas pour ça qu'ils ont raison.
Non,
au titre des clichés, l'Europe ne protège pas, elle détruit.
Non,
l'immigration ne fait pas gagner de l'argent à la France.
Elle
lui en coûte
beaucoup. Les
yeux des Français, les aider à condamner la comédie du pouvoir à laquelle se livre François Hollande, c'est aussi leur dire
qu
'il faut prendre garde à ne pas tomber dans les pièges que PS et UMP ont l'habitude de leur tendre.
Le
mariage homosexuel,
le
droit de vote des étrangers, nous refusons cela, bien sûr, évidemment, et nous combattrons sans faiblesse ces projets.
Mais
comprenez bien
que
ces sujets sont des sujets de diversion,
qu
'ils sont là pour faire oublier l'essentiel,
pour
faire croire qu'on est d'un côté de gauche et de l'autre de droite.
vous
voyez que ce n
'est
pas la même politique puisque sur des sujets tels que ceux-là, nous nous opposons.
Mais
c'est pour masquer l'inaction totale d'un gouvernement aux ordres de Bruxelles et de l'Allemagne
que
l'on sort ces sujets-là,
d
'un gouvernement qui n'a plus rien d'autre à proposer que l'austérité à vie,
qui
n'a plus aucune marge de manœuvre, qui n'a plus de pouvoir en réalité.
Le
gouvernement amuse bien tristement la galerie avec ses sujets de société, mais c'est pour mieux cacher son impuissance sur tout le reste. Cacher son impuissance mais aussi sa collusion avec l'UMP sur tous les grands sujets.
Le
pire pour eux, le pire,
serait
que les Français prennent conscience de leur proximité idéologique.
Il
faut donc cacher à tout prix
qu
'ils sont UMP, PS, d'accord,
pour
cette Europe fédérale dont l'objectif est la fin de la nation libre qu'est la France.
Qu
'ils sont UMP et PS d'accord sur la politique étrangère qui se résument à obéir aux injonctions américaines le doigt sur la couture du pantalon.
Il
faut cacher que la cure d'austérité dictée par l'UMP sera mise en œuvre par l'UMP.
Que
les ministres UMP qui faisaient hier des ronds de jambes au MEDEF de Mme Parizeau ont été remplacés par les ministres PS venus en ombre disent tout de même
à
la dernière université d'été des grands patrons préparaient la dérégulation du marché du travail et l'accélération de l'application des remèdes ultra-libéraux qui tuent nos TPE, nos PME, nos PMI. Cacher à tout prix aux Français,
que
derrière leurs incessantes lamentations sur la diversité, le nécessaire multiculturalisme, la mixité, de vivre ensemble, la lutte contre les discriminations,
il
n'y a qu'un océan de lâcheté,
de
renoncement
qui
aujourd'hui transforme profondément notre pays, affaisse nos valeurs, nos lois,
nos
modes de vie
et
abolit le droit des Français à rester eux-mêmes dans leur pays.
Nous
sommes régulièrement de véritables révélateurs de cette collusion. Immigration, prière de rue, abattoir halal,
à
chaque fois, spontanément, UMP et PS ont crié au loup contre nous.
Hier
encore,
la
proposition d'étendre la loi de 2004
qui
interdit tous signes religieux ostentatoires à l'école à l'ensemble de la sphère publique a immédiatement entraîné un déchaînement de la meute UMP.S. Or, de quoi s'agit-il
? Il
n'y
a
que nos politiciens pour ignorer ce qui saute aux yeux des Français.
Les
petits ou grands arrangements avec la laïcité ont permis à des groupes politico-religieux de monter en gamme dans leurs exigences.
Celles
-ci visant aujourd'hui à revenir sur une de nos grandes libertés qui est la liberté d'expression
pour
réintroduire une sorte d'élite blasphème.
S
'appuyant sur une immigration massive et incontrôlée,
ces
groupes ont développé leurs raisons,
pris
en main des quartiers entiers
où
ils imposent leur vision, leur culture, leurs interdits, leurs spécificités alimentaires ou vestimentaires.
Les
voiles, mes amis, hier encore, exceptionnels
se
sont multipliés.
Leur
nombre, on peut le dire, a même explosé
avec
la volonté d'un affichage qui n'a rien d'innocent, utilisé comme une arme politique.
De
plus en plus de femmes, souvent contraintes d'ailleurs par la pression physique ou psychologique des fascistes verts, décident d'arborer le voile comme de plus en plus d'hommes portent la djellabar.
La
voilà la réalité que nous nous devons de dire.
L
'équilibre obtenu durant des décennies par la loi de 1905
sur
la laïcité est maintenant rompue.
Il
faut y répondre par la fermeté
et
le rappel intransigeant de nos principes. Les fondamentalistes revendiquent.
Eh
bien, je dis que la République aussi a le droit d'être revendicatrice et notamment à l'égard de ceux qu'elle a accueillis.
J
'ai entendu M. Copé qui n
'est
pas une stupidité près, il
faut
dire.
Ce
garçon est très modéré.
Quand
j'en ai proposé la peine de mort pour les gros trafiquants de drogue, il était allé à la télévision en disant « Français, regardez, elle va couper la tête à vos enfants qui fument un joint.
»
Alors là, il a tenté d'expliquer qu'on allait arracher les cornettes de la tête des bonnes sœurs, les cols romains à nos prêtres, etc., casser les calvaires sur les routes de France. Je vous rappelle que
cet
homme-là est candidat à prendre la tête d'un grand parti français. C'est tout de même très inquiétant. Contrairement à ces élucubrations, cette mesure, évidemment, ne s'applique pas au personnel religieux
qui
a toujours bénéficié en la matière d'une exception. Prêtre, sœur, imam, rabbin pourront bien sûr continuer à porter l'habit religieux.
On
me reproche enfin d'avoir émis le désir que cette extension s'applique à toutes les religions.
Mais
que n'aurait-on pas dit
si
j'avais limité cette interdiction à la religion musulmane
?
Mais on m'aurait probablement brûlé sur le bûcher médiatique pour islamophobie. Malgré la caricature, je ne suis pas inquiète.
Tous
les Français qui ont à cœur nos principes, nos valeurs et qui s'inquiètent, bien sûr, des dérives constatées, auront bien compris mon but et partageront, j'en suis sûr, ma volonté de préserver par cette mesure la laïcité et la paix civile.
Et
même,
si
certains devront alors faire un sacrifice,
je
suis convaincue qu'une grande part le fera de bonne grâce par patriotisme et conscience de l'intérêt général. La nécessité de réaffirmer partout la République
quand
le communautarisme et le fondamentalisme avancent.
Et
on me traite d'intégriste
de la
sévérité.
On
me traite d'intégriste
parce
que je défends la laïcité.
Je
ne vois que des Français parmi les Français.
Parce
que je voudrais que chacun soit fier de son drapeau,
de
nos trois couleurs.
On
me traite d'intégriste
parce
que je crois en l'assimilation,
au
rouleau compresseur républicain,
à
condition qu
'on
ne transige jamais sur nos lois, sur nos valeurs, sur nos principes et qu
'on
mette un coup d'arrêt à une immigration légale et clandestine aujourd'hui hors contrôle.
Qu
'ils me traitent d'intégriste si ça les amuse. Moi, au moins, je suis intègre.
Je
suis entière, sincère. Je ne fuis pas les débats et les questions qui fâchent.
Je
veux le meilleur pour notre pays,
pour
notre peuple, pour les nations du monde. Et c'est pour cela que je suis prête à recevoir tous leurs coups.
Alors,
chers amis, devant ce fiasco des premiers mois de la présidence Hollande, après le fiasco de la présidence Sarkozy,
vous
voyez bien que la France ne pourra plus attendre très longtemps.
Notre
action à la tête de l'État va devenir urgente.
qu
'il faut s'engager.
C
'est maintenant
que
nous avons besoin de votre mobilisation
et
de la mobilisation de tous les patriotes.
Nous
ne pouvons pas nous payer le luxe d'attendre les prochaines élections.
La
politique, ce n'est pas tous les cinq ans à l'occasion d'une élection présidentielle. La politique,
c
'est chaque jour, au quotidien, un travail de conviction, de lucidité et de courage. Mobilisez les Français autour de vous. Mobilisez chacune et chacun des Français patriotes. Entrez dans notre grande famille militante
et
demandez-leur leur engagement.
J
'ai beaucoup parlé
des
oubliés pendant ma campagne présidentielle. Vous savez,
ce
peuple invisible
qu
'on ne trouve que pour le ponctionner, le malmener,
qu
'on ne protège pas, qu'on abandonne, qu'on n'écoute jamais.
Ces
oubliés ont moins encore aujourd'hui qu'hier la possibilité de s'exprimer et d'être entendus. Convainquez-les partout de nous rejoindre,
qu
'ils se fassent entendre avec nous.
Je
vous propose de vous engager avec moi pour fixer un cap.
Nous
avons une vision de l'avenir de la France.
Nous
portons une espérance.
Notre
projet est radicalement différent des mensonges de l'UMPS qui ne veulent en réalité rien changer.
mais je
suis à la tête de la véritable opposition, l'opposition au système.
Je
suis à la
tête
aujourd'hui à construire cette opposition
et
à dire la vérité aux Français.
Car
nous ne sommes pas de ces politiciens
qui
varient au gré des modes,
qui
se soumettent au candidaton,
qui
n
'ont
d'autres visions de la France que celles qu'ils lisent dans leurs sondages d'opinion.
Nous
avons une vision de la société.
Cette
vision est fondée sur la nation,
sur
l'État-nation qui doit être le roc dans la tempête.
Nous
croyons en la nation
qui
n'est pas la fermeture,
mais
au contraire le respect de toute la diversité du monde, diversité qui n'existe que parce qu'il y a une multitude de nations et de peuples dans le monde qui tous
ont
le droit de défendre leur culture, leur identité, la civilisation dont ils sont issus, comme nous avons aussi le droit et le devoir de le faire,
qui
se sentent oubliés, méprisés, invisibles.
Aux
yeux d'un système devenu fou, je dis, la nation est là pour vous.
Elle
ne vous abandonnera pas. Elle est la grande famille des sans-rien, son bras armé. L'État
ne
vous laissera pas tomber,
ne
vous fera pas toujours passer en dernier,
derrière
ceux qui ne le méritent pas, derrière ceux qui en profitent, qui abusent,
derrière
ceux qui pourtant n'en ont bien souvent pas besoin. Oui, nous croyons en la nation
et
donc en la frontière.
Pas
la ligne Maginot, non.
Nous
laissons les caricatures à ceux qui sont incapables de réfléchir et de débattre.
Nous
croyons en la frontière qui protège,
qui
est une scène limite entre la nation et le reste du monde,
un
filtre
économique,
financier, migratoire, sanitaire, environnemental.
La
nation c'est notre boussole
car
sans elle pas de direction,
pas
de cap,
pas
de stratégie
et
surtout
pas
de solidarité, de liberté, de progrès et de démocratie. Ceux qui veulent vendre, ceux qui vous vendent les grands blocs supranationaux sont les mêmes qui subrepticement vous demandent de faire confiance aux experts,
à
ceux qui savent,
à
ceux qui feront mieux que vous,
vous
reléguant ainsi au rang de simples spectateurs
de
votre vie. Ceux-là veulent que nous soyons serviles
pour
obéir à des intérêts qui ne sont pas les nôtres,
les
intérêts des lobbies de Bruxelles, ceux de Wall Street, de la City, ceux de Washington,
mais
qui ne sont pas les intérêts français.
Quelle
triste conception se font-ils de l'homme ? Interchangeable, malléable, sans identité,
un
simple consommateur appauvri, isolé. Ça n'est pas notre vision de l'homme et de la société.
Ça
n'est pas ce que nous voulons pour nos enfants,
qu
'on doit élever et instruire pour qu'ils deviennent des honnêtes hommes, des citoyens éclairés, des adultes responsables et libres.
Nous
nous projetons dans l'avenir parce que nous savons d'où nous venons,
parce
que nous défendons, nous,
une
école de la République qui cesse de gommer des manuels scolaires les grands noms de notre histoire de France,
une
école qui ne renonce pas, qui élève
et
non abaisse,
qui
choisit la discipline et non le désordre,
l
'autorité
et
non la démagogie.
L
'éloge de l'unité à celle de la diversité,
la
langue nationale et non les gadgets pédagogistes aux effets dévastateurs sur nos enfants.
C
'est en cela que nous portons une vraie vision,
une
vision radicalement différente. C'est en cela que notre projet est national, humaniste et populaire.
Pour
nous, l'identité et la prospérité françaises signifient quelque chose.
Et
nous savons les ravages de l'immigration de masse sur cette identité et cette prospérité.
Nous
voyons bien à quel point les gouvernements se suivent et se ressemblent, organisant l'entrée d'un nombre toujours croissant d'étrangers dans notre pays
sous
la pression d'un MEDEF sans scrupules qui choisit dans cette masse
ceux
qui accepteront de travailler à bas coût et laissent à la communauté nationale le soin de prendre en charge de la subsistance des autres.
Ce
grand patronat
qui
a remarquablement mis en musique
le
principe suivant,
la
privatisation des profits et la mutualisation des risques.
Je
l'affirme.
Je
l'affirme sans nous, sans nos convictions, sans vous
et
votre foi en la France.
Pas
de redressement possible.
L
'État-nation et la frontière seront les clés du redressement de notre économie et de notre industrie.
Qui
peut croire encore, mes amis,
qu
'on s'en sortira en étant les seuls à refuser de nous protéger,
en
étant les seuls coincés dans cette Union européenne qui nous coupe de la croissance mondiale à ouvrir grand nos frontières à tous les vents de la mondialisation.
Le
protectionnisme n'est pas une option.
Il
n'est pas une possibilité.
il
est une obligation, une urgence, un besoin vital pour notre pays, pour son économie, ses usines, ses emplois, nos emplois, vos emplois. Droits de douane ciblés, quotas d'importation, patriotisme économique au soutien de nos TPE, PME, PMI, qui doivent être prioritaires dans les marchés publics. priorités nationales à l'embauche. Mais qui le fera ?
L
'UMP ? Pas l'UMP. Ils idolâtrent l'OMC ? Sûrement pas.
Ils
partagent les mêmes idoles.
Et
leurs 68 jeunes lanceurs de pavés sont devenus 40 ans plus tard des financiers boursicoteurs bedonnants, cigare aux becs. Les amoureux de la France qui le feront.
C
'est nous qui ne lâcherons jamais la France
pendant
qu'ils essaient d'imposer au peuple français un nouveau traité européen, dernière trouvaille de la Troïka.
Nous
serons la voix de ceux qui n'en ont plus.
La
France n'a pas à prendre ses ordres auprès de commissaires européens qui ne dépendent pas du peuple,
mais
qui dépendent de quelqu'un quand même.
Les
lobbies, de la finance, du grand patronat, des banques,
de
ce fascisme doré qui voudrait tout contrôler,
jusqu
'à nos propres vies.
Ce
traité budgétaire est une calamité antidémocratique.
Alors
que nous sommes déjà privés de notre monnaie,
nous
serions maintenant privés de notre budget.
D
'autres pourraient choisir pour nous, décider comment utiliser l'argent de nos impôts
et
nous imposerait le corset stupide qu'on a déjà mis de force pour rien et surtout pour le pire à la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande.
Ça
va sans dire, mais il semblerait que ça aille mieux en le disant.
La
France n'est pas une simple province européenne.
La
France
n
'a pas à recevoir d'ordre de l'étranger.
Il y a
des politiques d'hyper-austérité qui ne marchent pas
et
qui ne réduisent même pas la dette et les déficits. Mais on le voit bien.
Ce
qui est extraordinaire,
c
'est que lorsque un décret est mauvais, on le change.
Lorsqu
'une loi est mauvaise, on l'abroge. Lorsque la Constitution doit être révisée, on la révise.
Il
n'y aurait en revanche que les traités européens,
les
saints traités européens,
qui
eux seraient, quoi qu'il arrive, éternellement gravés dans le marbre.
Le
professeur Le Breton rappelait dans une récente tribune ce mot célèbre d'Antoine Loisel, légiste du XVIe siècle.
On
lit les bœufs par les cornes et les peuples par les traités. On serait ainsi, si j'en crois ce que j'entends dans la classe politique, chez les experts, les éditorialistes, irréversibles.
Pour
l'éternité.
C
'est ce que nous disent les grands prêtres de la pensée unique, de l'employé de banque, d'ailleurs, Mario Draghi, au chef de la province France, François Hollande.
Mais
ont-ils perdu la tête
? Mais
sont-ils à ce point euro-fanatisés
qu
'ils en oublieraient qu'en démocratie, rien, absolument rien, n'est irréversible ou pour l'éternité ?
En
fait, ces nouveaux traités, cette Europe, cet euro,
ce
n'est plus un instrument, c'est un dogme.
C
'est un credo, c'est une religion.
La
Troïka, BCE, FMI, Commission, est devenue leur sainte trinité.
Nous
avons-nous les pieds sur terre
et
nous avons la France au cœur.
Nous
savons-nous les graves échecs de cette politique européenne qui n'a jamais tenu une seule de ses promesses. Alors, blasphémons joyeusement. Oui,
il
faudra le plus tôt possible organiser la fin de la monnaie unique avec nos partenaires européens parce que cette monnaie, c'est l'ennemi des peuples et des mères fédéralistes
et
épouser l'Europe raisonnable,
l
'Europe des nations libres
qui
doivent se lancer ensemble sur des grands projets mobilisateurs, des projets de coopération, créateurs d'emplois pour notre jeunesse, pour nos étudiants, pour nos chercheurs, pour nos entreprises, pour l'innovation.
Nous
réclamons que notre argent serve à nos entrepreneurs, à nos emplois, à nos investissements, à nos infrastructures et arrêtent d'être déversés dans le trou sans fond des banques qui jouent avec à la roulette russe. Voilà,
voilà
l'Europe utile.
Mais
leur Europe,
celle
qui aggravera ce nouveau traité,
nous
avons le devoir de lui dire non, trois fois non, cent fois non et par référendum.
Oui,
M. Hollande, vous devez organiser un référendum. Vous n'avez pas mandat pour passer au-dessus de la tête des Français qui sont votre souverain, est un grand pays, un immense pays
qui
doit être libre, qui doit être fier,
qui
a un message à porter dans le monde, au-delà de ses frontières,
à
condition que la France soit la France,
que
l'Europe soit l'Europe et non ce magma fédéral, ce magma ultra-libéral, sans âme ni cœur.
la
voix de la France résonne dans le monde quand elle ne suit pas docilement les États-Unis,
quand
elle coopère intelligemment avec toutes les puissances
et
notamment avec la Russie, avec qui nous avons tant d'intérêts géostratégiques communs.
Je
pense avec vous aux francophones du monde entier qui partagent avec nous l'amour de notre langue, chérie, le français. Permettez-moi à cet égard de saluer une nouvelle fois la belle victoire des souverainistes au Québec,
chez
nos frères de la belle province, que j'analyse comme un signe prometteur du réveil des peuples et des identités.
La
France est grande et écoutée quand elle coopère, sans s'enfermer dans l'autisme européiste,
quand
elle se souvient qu'elle a une vocation mondiale,
quand
elle se souvient de cette grande ambition qui a suscité tant d'espoir dans le cœur des nations du monde, être le chef de file des pays non alignés.
C
'est donc bien
d
'un changement de cap radical dont la France a besoin et urgemment besoin.
Et
qui dit changement de cap dit bien sûr changement de capitaine.
Ce
cap, nous l'avons dessiné. Si vous continuez à me faire l'honneur de votre confiance,
je
vous mènerai à bon port.
Vous
pouvez, et vous pourrez compter sur moi, compter sur ma détermination.
J
'ai bien l'intention de faire fructifier le magnifique travail qu'ensemble nous avons fait ces derniers mois.
J
'ai bien l'intention de reprendre en main notre pays pour qu'il sache où il va, pourquoi il y va, comment il y va et avec qui à sa tête. Jamais je ne serai dans la mêlée de leur petite bataille politicienne. Jamais je ne m'abaisserai à leur niveau. Toujours, j'essaierai de montrer aux Français un nouveau chemin,
le
chemin de la grandeur nationale, de la souveraineté et de la prospérité française.
Nous
avons, mes amis, un magnifique outil pour y arriver,
le
Front National.
Un
parti politique n'est qu'un outil au service d'une cause qui nous dépasse, mais il a le devoir d'être l'outil le plus efficace, le plus performant possible.
et
bien sachez-le et votre présence nombreuse ce week-end me le confirme, le Front National est en train de se transformer en véritable machine de guerre.
Le rythme
des adhésions n'avait été aussi rapide. Le Front National est en train de se réorganiser, de s'implanter, de professionnaliser ses méthodes. Il devient chaque jour plus présent, plus réactif, en capacité d'utiliser toutes les bonnes volontés qui se présentent à lui. Et je pense notamment à cette jeunesse de France
qui
montre le chemin à ses aînés en affluant massivement dans nos rangs avec son énergie, sa bonne humeur et son enthousiasme. Évidemment, l'implantation locale de notre famille à tous, le Front National, est une priorité que j'ai placée en tête de tout.
Nous
devons être à chaque coin de rue,
à
la sortie de toutes les usines,
au
contact de tous les Français qui comptent sur nous,
qui,
dans la crise, dans la tempête que d'autres ont déclenché, cherchent un roc, cherchent un phare. Et ce roc, ce phare, c'est nous,
le
devoir d'être à la hauteur.
L
'ensemble de nos cadres locaux doivent être pleinement mobilisés, leur équipe consciente de l'immense responsabilité qui pèse sur nos épaules.
Je
ne tolérerai aucune médiocrité,
je
n'accepterai même pas le bon,
je
demanderai et j'exigerai de chacun d'entre nous le meilleur, exclusivement le meilleur.
Les
cadres du Front National,
les
cadres du Front National sont nos préfets et vous êtes tous
nos
ambassadeurs auprès des Français.
Une
bien noble et belle mission.
Et
en ligne de mire, ce sont bien sûr les prochaines élections municipales que nous voyons déjà, très tôt. Dès maintenant, elles se préparent. Toutes et tous ici, engagez-vous sur les listes, défendez nos couleurs qui sont celles de la France dans votre commune,
faites
-les en bonne intelligence et avec méthode
parce
que je vous l'affirme,
nous
aurons des maires en 2014 et peut-être même beaucoup plus que vous ne l'imaginez
de
conseillers municipaux
qui
seront notre visage, notre voix, notre force de conviction partout en France,
qui
changeront au quotidien la vie de nos compatriotes. Soyons aussi à la hauteur du devoir qui est le nôtre dans nos relations avec la société civile. Partout, nous avons des soutiens.
Dans
chaque secteur de la vie publique, je veux que nous développions nos liens avec eux.
Je
veux que ceux qui ne nous connaissent pas encore ou qui ne nous connaissent qu'à travers le prisme déformant des médias soient beaucoup plus directement en contact avec nous.
Nous
multiplierons les liens avec le monde associatif.
Nos
positions seront exposées, expliquées à ceux qui sont directement concernés.
Nos
engagements seront plus visibles, nos liens avec les acteurs du débat renforcés à la vérité.
Mon
objectif est simple.
Nous
devons être dans toutes les boîtes aux lettres. Nous devons être dans toutes les enceintes. Nous devons être dans toutes les têtes. Aucun débat ne se fera sans nous. Aucun.
Nous
sommes les seuls.
Nous
sommes les seuls créateurs d'idées nouvelles. Eh bien, nous le ferons savoir cent fois mieux savoir.
Ce
n'est qu'ainsi
que
les barrières du conformisme tomberont et que les talents sincères rejoindront notre combat sans crainte,
mais
au contraire avec fierté et volonté. Toujours, mes chers amis, soyez les portes-drapeaux de nos idées.
Soyez
toujours très fiers de votre parti.
Soyez
toujours très fiers de ce que vous êtes,
des
Français amoureux de leur pays,
de
son incroyable destin, amoureux de son drapeau, amoureux de notre avenir qui doit être français, c'est-à-dire grand, noble, prospère et lumineux.
Et
nous serons d'autant plus convaincants, d'autant plus forts, mes chers compatriotes,
que
nous serons réunis,
que
nous serons rassemblés.
Des
patriotes, il y en a partout,
de
toutes les couleurs, de toutes les religions, de toutes les sensibilités, dans les profondeurs du peuple français. Le patriotisme est solidement ancré, même si Bobo et Élite voudraient l'arracher du cœur de nos compatriotes
pour
le remplacer par du vide, le néant mercantile de l'Empire euro-américain.
Si
nous sommes rassemblés,
ce
funeste projet qui n'a qu'une seule valeur, l'argent échouera.
Et
notre projet national l'emportera. Alors,
je
profite d'être là devant vous
pour
remercier tous ceux qui ont déjà saisi la main que nous avons tendue aux patriotes.
Je
pense à Paul-Marie Couteau, à Gilbert Collard, à Bertrand Duteil de la recherche, à Karimouchik, au professeur Le Breton et à tant d'autres
que
notre rassemblement sera plus large encore bientôt.
C
'est un rassemblement et non pas une fusion parce que nous sommes infiniment respectueux de nos identités, de nos différences, de nos sensibilités qui font aussi notre force.
Oui,
le rassemblement réuni des patriotes
qui
n'ont pas tous la même histoire, qui ne pensent pas tous exactement pareil sur tous les sujets. Et alors,
quand
la France est en jeu parce que nous en sommes là aujourd'hui,
nous
avons l'ardent devoir de dépasser l'accessoire et de nous unir pour notre patrie.
Eh
bien,
eh
bien, je tends la main.
Et
tous, dans nos régions, dans nos départements, nous tendons la main vers nos frères de patrie et nos frères de cœur.
C
'est de notre force de conviction,
de
notre sens de l'essentiel
que
viendra la victoire.
Je
sais que tout est fait pour semer le doute
et
le désespoir parmi le peuple français et comment ne pas voir qu'il a peur.
Je
sais que beaucoup de nos compatriotes sont légitimement dégoûtés d'un système politique qui fait mal, qui se perpétue, qui s'accroche, qui sent qu'il ose, mais qui ne change jamais rien. Et pourtant,
et
pourtant, je vous demande, françaises, français,
de
ne jamais baisser les bras,
de
ne jamais baisser le regard,
de
ne jamais courber les chines,
de
ne jamais vous résoudre à l'abstention qui n'est pas une rébellion, mais une soumission. Françaises, français, sur notre belle jeunesse,
nous
sommes aujourd'hui le parti de la jeunesse de France.
de
se remettre debout par sa jeunesse,
parce
que dans un instinct de survie et de résurrection, la France est en train d'engendrer une génération patriote
qui
a tout compris, qui n'a pas l'intention d'être broyée par un ordre mondial infect où elle n'a pas sa place. Jeunes gens, jeunes filles de France,
je
vous demande maintenant d'aller chercher vos parents et vos grands-parents, de les prendre par la main. ils sont la France, vous êtes l'avenir de la France. Alors c'est ensemble que nous devons aller vers la victoire.
Nous
n'avons pas le droit
de
donner à nos jeunes,
à
nos enfants un avenir bouché.
Je
ne veux pas qu'ils vivent moins bien que nous.
Je
ne veux pas, nous ne voulons pas leur laisser une société sans valeur, sans repère,
une
République désunie, un pays démantelé, appauvri,
une
nation déconsidérée.
Je
ne le veux pas parce que je crois de toutes mes forces
au
génie de notre peuple,
parce
que je crois à la mission éternelle de la France,
à
sa vocation surnaturelle, diront certains.
Je
me bats avec optimisme et le cœur gonflé à bloc de l'amour que je vous porte. Alors oui, je vous l'annonce aujourd'hui, mes chers amis,
nous
allons gagner. Catastrophe naturelle tombée de nulle part, il n'y a rien d'irréversible,
il
n'y a rien qu'une volonté humaine ne puisse changer, faire ou défaire.
Peuple
français,
sois
rassemblée, sois sûre de toi, avance,
ne
t'arrête plus, ne les écoute plus, toi seul, tu sais où tu dois aller, toi seul, connais le chemin. Peuple français, unis, tu es invincible. Peuple français, fais grandir l'espérance que porte ta jeunesse. Liberté, égalité, fraternité, redonne un sens à ces mots. gr�ple
français, Dè-ă, Merci.