L'agonie de la Macronie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On avait convoqué des citoyens un peu partout. Ça avait commencé – rappelez-vous – par cette réunion où Macron soi-même s'était rendu en Normandie, dans un petit village dont le nom était long et était assez difficile à mémoriser. »
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« Les 16 000 cahiers de doléances avaient été transférés dans les mairies, puis depuis les mairies, les mairies les avaient ensuite transmis aux préfectures, pour – paraît-il – que l'État les analyse de près. »
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« il y a de plus en plus de députés fantômes parmi les députés En marche. Il y a d'ailleurs... On en est à la 7e – je crois – démission d'une dame, là, il y a quelques jours, députée, qui à son tour a quitté le groupe En marche »
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« il y avait plusieurs dizaines de véhicules de police et des policiers qui étaient à pied à côté de leur véhicule de police. Et il y avait quand même une certaine foule qui était passée sur les trottoirs et qui les insultait copieusement. »
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« Macron et Mme Trogneux son épouse se sont rendus au théâtre des Bouffes-du-Nord. Et – je crois que c'est sans précédent dans l'histoire de la République – le théâtre a été très rapidement encerclé par des dizaines et des dizaines de manifestants. »
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Mes chers compatriotes. Nous sommes aujourd'hui le dimanche 19 janvier 2020. Je voudrais vous parler de cette investigation conduite par France Info sur le fameux grand débat national, qui avait été conduit par Emmanuel Macron pour tenter de résoudre – paraît-il – la crise des Gilets jaunes.
Vous vous souvenez, c'était au début de l'année 2019, il y avait eu deux mois de prises de parole pour ce grand débat national. On avait dit dans tout le pays qu'il fallait écouter les Français en totale transparence. C'était les promesses qu'avaient faites le gouvernement.
On avait convoqué des citoyens un peu partout. Ça avait commencé – rappelez-vous – par cette réunion où Macron soi-même s'était rendu en Normandie, dans un petit village dont le nom était long et était assez difficile à mémoriser. Il avait parlé dans une espèce de discours à la Castro en bras de chemise.
Ça avait duré 4 heures, 5 heures. Il s'était adressé avec...
Il y avait les maires qui étaient là, les élus locaux, qui étaient ébaubis de voir le président de la République s'agiter, faire des effets de manche, et ci, et ça. On avait dit qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Les citoyens étaient conviés à remplir l'équivalent de 16 000 cahiers de doléances – vous vous rendez compte –, l'équivalent de ce qui avait été fait à la Révolution française avec les cahiers de doléances.
On a donc eu 16 000 cahiers de doléances. Comme il y a une centaine de départements français, ça fait en moyenne 160 cahiers de doléances (par département), écrits à la main, où les gens se sont réunis dans le cadre de ce grand débat national, où d'ailleurs les questions avaient été largement filtrées et orientées d'emblée. Il y avait quand même eu 16 000 cahiers de doléances, donc des milliers, en fait, des dizaines de milliers de Français qui avaient cru dans cet exercice prétendument démocratique, prétendument sans précédent, etc.
Les 16 000 cahiers de doléances avaient été transférés dans les mairies, puis depuis les mairies, les mairies les avaient ensuite transmis aux préfectures, pour – paraît-il – que l'État les analyse de près. On avait ainsi fait croire aux Français qui se mobilisaient qu'ils avaient le droit à la parole, qu'ils pourraient intervenir, que leurs idées seraient prises en considération. En fait, l'idée de Macron, c'était de faire croire aux Français que leur avis comptait, hein.
C'est toujours la même histoire. Lorsqu'il y a des dictatures, elles ne veulent pas dire qu'elles sont des dictatures, et elles laissent entendre que le chef de l'État, il est gentil, mais il est mal conseillé, et s'il était un petit peu mieux conseillé par tel ou tel, eh bien tout se résoudrait bien. Rappelez-vous, c'était exactement comme ça que commencent toutes les révolutions : Louis XVI était mal entouré, Nicolas II était mal entouré, le shah d'Iran était mal entouré, etc., etc.
Donc on a fait croire aux Français que Macron était plein de bonne volonté, que simplement, (il n'avait pas été) bien au courant de la situation. Alors les 16 000 cahiers de doléances, dedans, on imagine qu'un certain nombre de Gilets jaunes se sont exprimés, dans lequel ils ont dit qu'ils refusaient la fermeture des services publics en zone rurale, qu'ils refusaient des augmentations trop importantes de taxe, notamment sur l'essence, du fait de la désertification des petits villages, donc il faut désormais prendre sa voiture pour aller faire ses courses. Je suppose qu'un certain nombre d'entre eux avaient également protesté contre la remise en cause du droit du travail, protesté contre les premières attaques contre les retraites, protesté contre les atteintes aux libertés publiques et individuelles, contre les atteintes au droit de manifester.
Voilà tout ce qui avait dû être transmis dans ces cahiers de doléances. Et certains avaient certainement dû également demander une augmentation du niveau de vie, puisque de moins en moins de Français parviennent à joindre les deux bouts, et beaucoup de ménages commencent à regarder sérieusement l'état de leurs finances à partir de la moitié du mois. Voilà tout ce qui avait dû être mis.
Résultat des courses – et c'est ce que nous a appris France Info – : les 16 000 cahiers de doléances, (Bruit de bouche), leur contenu qui devait être mis en ligne sur informatique n'a jamais été mis en ligne. Paraît-il que ça posait des problèmes techniques, parce qu'il y avait trop de choses. Mais ça, on aurait pu l'anticiper.
Et à ce moment-là, si on l'avait anticipé, si on n'avait pas les moyens de mettre ça en ligne techniquement, fallait pas le promettre. Et puis surtout, ce qu'a découvert France Info, c'est que bah les cahiers de doléances, ils ont purement et simplement disparu. Voilà.
Ils sont allés mener leur enquête dans la Creuse. (Bruit de bouche). On ne sait plus où ils sont passés.
En gros, j'ai l'impression qu'il y en a un certain nombre qui sont passés directement dans la benne à ordures. Voilà. Ça veut dire quoi ?
Bah ça veut dire que Macron a enfumé les Français. Il les a pris pour des imbéciles. Voilà.
Il a fait croire qu'il allait tenir compte de leur avis alors qu'il est le premier à savoir que leur avis compte pour du beurre. La seule chose qui compte, ce sont les directives imposées par la Commission européenne à Bruxelles sur le fondement des traités européens, ce sont les injonctions venues de la BCE, et puis ce sont les prises de position politiques, géopolitiques, diplomatiques et militaires de l'OTAN, prises depuis Washington. C'est la seule chose qui compte !
Alors le problème de M. Macron, c'est qu'il ne...
Disons les mots. Je vais parler un petit peu cru pour une fois. Il prend les Français pas seulement pour des imbéciles.
Il les prend pour des c*ns. Voilà. C'est ça, son truc.
Et il croit que ça ne se voit pas. Le problème, c'est que ça se voit. Et ça se voit, et ça se sent aussi parmi les députés, parce que ce que l'on a appris par une enquête du Parisien il y a quelques heures, c'est qu'il y a de plus en plus de députés fantômes parmi les députés En marche.
Il y a d'ailleurs...
On en est à la 7e – je crois – démission d'une dame, là, il y a quelques jours, députée, qui à son tour a quitté le groupe En marche, tellement elle ne sait plus à quoi elle sert dans ce groupe. Le groupe des députés En marche compte actuellement – semble-t-il, je crois – 303 députés. Et Le Parisien a publié une étude, en allant d'ailleurs interroger les différents députés En marche, en leur posant des questions, en menant sa propre enquête.
Semble-t-il que sur les 303 députés En marche, il y en aurait la moitié, environ 150, (Bruit de bouche) dont on n'aurait plus la trace, voilà, ou en tout cas une grosse centaine, qui ne viendraient plus, voilà, tout simplement. Et donc quand on demande à leurs collègues, ils se rappellent plus quand est-ce qu'ils l'ont vu la dernière fois. Et pourquoi ça ?
Bah parce qu'ils interrogent certains députés qui avouent sans ambages qu'ils ne servent à rien ! Il y a une députée – je crois une agricultrice – qui dit qu'elle, elle préfère être dans sa circonscription et s'occuper des problèmes concrets de l'agriculture plutôt que de venir à Paris au palais Bourbon assister à une réunion générale où il y a 300 députés, où on fait, dit-elle, un bavardage de 2 heures qui ne sert à rien. La quasi-totalité des députés En marche ont compris qu'ils ne servaient strictement à rien qu'à venir mettre un bulletin pour voter...
Ou plus exactement en appuyant sur un bouton comme c'est à l'Assemblée nationale pour voter des lois. Et puis c'est tout. Qu'on ne leur demande jamais leur avis.
Que lorsqu'ils formulent un avis différent, d'ailleurs, il n'est jamais suivi. Et pour cause, puisque de même que Macron n'écoute pas les Français, il n'écoute pas non plus leurs députés. La seule chose qui est imposée à Macron par l'oligarchie, c'est de respecter les directives venues de Bruxelles, de Francfort et de Washington.
Alors donc tout ceci a quand même un coût, un coût social et politique. Et j'avoue que j'ai été très impressionné samedi de la semaine dernière lorsque je suis allé assister, dans les rangs du public et de loin, aux manifestations qui ont eu lieu du côté de la place de la République et du boulevard Beaumarchais, dans l'est parisien. Dans le boulevard de Magenta, j'ai assisté à une scène qui m'a beaucoup troublé, où il y avait plusieurs dizaines de véhicules de police et des policiers qui étaient à pied à côté de leur véhicule de police.
Et il y avait quand même une certaine foule qui était passée sur les trottoirs et qui les insultait copieusement. Ce qui n'est pas bon. Normalement, les forces de l'ordre devraient être respectées par la population, à condition évidemment qu'elles n'obéissent pas à des injonctions venues de Castaner qui, en fait, parfois, aux yeux du public...
Qui les transforment en des forces de l'ordre qui blessent, mutilent, éborgnent, etc. Il y avait donc une tension palpable mais très désagréable ce soir-là à Paris, et qui pouvait laisser craindre les pires débordements. C'est ce qui risque d'arriver.
Si Macron persiste à n'écouter personne, si Macron persiste à croire que c'est aux Français de lui obéir et non pas à lui d'obéir aux Français, si Macron continue à ne faire en sorte qu'il ne fait que mettre en œuvre les directives de Bruxelles, de Francfort et de Washington, eh bien je crois qu'il y a un véritable risque de radicalisation de l'opposition, des oppositions, de la colère des Français, qui pourrait même déboucher sur des dérapages d'une grande violence. Il y a quelques heures, d'ailleurs, hier, Macron et Mme Trogneux son épouse se sont rendus au théâtre des Bouffes-du-Nord. Et – je crois que c'est sans précédent dans l'histoire de la République – le théâtre a été très rapidement encerclé par des dizaines et des dizaines de manifestants.
Il a fallu que les CRS interviennent pour exfiltrer Macron. Et ceux qui ont un petit peu une mémoire historique n'ont pas pu ne pas songer à l'exfiltration du couple Ceausescu : Nicolae et Elena Ceausescu, du palais présidentiel de Bucarest, au moment où la révolution a abattu le régime tyrannique de Ceausescu en Roumanie. Ça avait un petit peu ce parfum-là.
Moi, je crois que M. Macron serait bien avisé d'arrêter de prendre les Français pour des imbéciles, et qu'il devrait présenter sa démission devant les Français compte tenu de la situation épouvantable dans laquelle il a plongé la France. Car je crois qu'on a rarement vu, peut-être jamais vu, depuis 1945, un tel degré d'exécration de la population contre le chef de l'État.
Et comme Macron, bien entendu, ne présentera pas sa démission, j'invite une nouvelle fois tous les parlementaires d'opposition à présenter l'article 68 de la Constitution, à présenter une motion de destitution du président de la République. Je les renvoie au dossier que nous avons mis en ligne depuis maintenant plus d'un an. Plus que jamais, le lancement de la procédure de destitution de Macron s'impose.
Vive la République malgré la caricature infâme que Macron et sa bande en font...
Vive la République et vive la France.