Carole Delga sur Fibre Excellence : "C'est une question de souveraineté industrielle"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Carole Delga. Présidente de la région Occitanie. Vous demandez au président de la République d'acter la nationalisation temporaire de l'usine. C'est le dernier coup de poker pour empêcher la clé sous la porte ?
- 0:41OuverteRéponse directe
C'est surtout le dernier fabricant de pâte à papier en France. Pourquoi est-ce crucial selon vous ?
- 1:25RelanceRéponse partielle
Vous l'avez rencontré la semaine dernière. Ce n'est pas assez solide ? Vous n'y croyez pas à 100% ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Le tribunal de commerce ne peut pas accorder 3-4 mois. Le président de la République pourrait-il intervenir ?
- 2:49FerméeRéponse directe
Vous demandez 15 millions d'euros d'aide à l'État. C'est trois fois plus que ce qui est promis. Ça vous paraît réaliste ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Le ministre délégué à l'industrie doit s'exprimer. Vous a-t-il informée de sa position ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Carole DelgaFait
« Nous avons besoin de la pâte à papier pour tous les produits d'hygiène de santé publique dans les hôpitaux ou à titre individuel. »
- 2:49Carole DelgaChiffre
« 15 millions d'euros, je me permets de rappeler que c'est à mettre en face des 200 milliards d'euros d'aide chaque année pour les entreprises. »
- 3:33Carole DelgaFait
« Hier soir, j'ai eu la conseillère industrie du président de la République et Sébastien Martin nous a accompagné dans la recherche que mène la région depuis plusieurs mois. »
Temps de parole
- ?100 %
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Septembre un peu plus de 8h mo c'est l'invité d'ici matin l'invité de la rédaction et toutes les cartes sont sur la table pour tenter de sauver le spécialiste de la pâte à papier à Saint Godin. L'avenir de fibre excellence placé en redressement judiciaire doit être examiné en début de semaine prochaine mardi par le tribunal de commerce. 270 emplois sont menacés au total. Bonjour Carole Delga. Bonjour. Présidente de la région Ocitanie. Vous demandez au président de la République d'acter la nationalisation temporaire de l'usine. C'est c'est le dernier coup de poker vous pour empêcher la clé sous la porte. C'est surtout le dernier fabricant de pâte à papier en France et je veux insister sur ce sujet. Euh aujourd'hui, nous avons besoin de pâte à papier bien sûr pour les journaux, pour les
emballages carton. Il vaut mieux des emballages carton euh que plastique pour des questions environnementales. Et puis nous avons besoin de la pâte à papier pour tous les produits d'hygiène de santé publique dans les hôpitaux ou à titre individuel. Si la France n'a plus de producteur de pâte à papier, nous allons dépendre pour des produits euh d'hygiène et de santé publique des Chinois, des Américains. On va pas recommencer, voilà, on va pas recommencer le délire des masques euh où nous avions des positionnements euh sur des politiques de santé publique parce que nous manquions de masques. Là, nous avons besoin d'avoir ces produits d'hygiène. Nous avons besoin d'avoir une production française pour être indépendant. C'est une question de santé publique et c'est pourquoi je demande au
président de la République qu'il y a une nationalisation temporaire pour pouvoir nous laisser le temps de contractualiser avec un industriel. Un industriel portugais s'est montré intéressé hein. Vous l'avez rencontré la semaine dernière. C'est pas assez solide là justement. Vous n'y croyez pas à 100 % si vous demandez au chefs de l'État de de l'aide et de rentrer au capital. Nous avons besoin d'un peu plus de temps parce que malheureusement euh nous avons trouvé les industriels français mais nous ne pouvons pas faire qu'avec des industriels français parce que il n'y a plus de savoir-faire et de producteurs français de pâte à papier. Donc nous cherchons au niveau européen, au niveau international. Mais pour un investisseur étranger, il a besoin de temps pour
comprendre bien la réglementation française, que soit en matière environnementale, que soit en matière de droit social. Et c'est pour ça que nous avons besoin de plus de temps. Le tribunal de commerce euh de par la loi ne peut pas accorder euh 3 4 mois alors que le président de la République s'y décide qu'il y ait une participation de l'État au côté de la région, ça nous laisse 3 4 mois et à ce moment-là l'industriel futur opérateur pourra se substituer et à l'État et à la région. Vous demandez 15 millions d'euros d'aide à l'État. C'est trois fois plus que ce qui est promis jusqu'à présent. Ça vous paraît réaliste à l'heure où chaque centime est compté et où on rogne sur tous les budgets en France ? Oui, ça me paraît réaliste. Je suis dans
un esprit responsable parce que 15 millions d'euros, je me permets de rappeler que c'est à mettre en face des 200 milliards d'euros d'aide chaque année pour les entreprises. La région met 13 millions et la région met 13 millions hein sur fond propre. Donc nous faisons un effort. Et là, je le rappelle c'est la question de la souveraineté. sanitaire, de l'indépendance sanitaire, de produits d'hygiène qui sont indispensables dans nos hôpitaux ou pour les personnes euh malade ou âgé. Le ministre délégué à l'industrie, Sébastien Martin, doit s'exprimer d'ici une vingtaine de minutes maintenant sur le sur le sujet. Il ne vous a pas appelé pour vous dire ce qu'il en était. Si si, il a il m'a appelé. Vous savez ce
qu'il va dire ? Je l'ai je l'ai tenu informé de cette initiative. Hier soir, j'ai eu la conseillère industrie du président de la République et Sébastien Martin nous a accompagné dans la recherche que mène la région depuis plusieurs mois mais il est nécessaire que ça soit l'Élysée qui prenne une décision. Vous n'avez pas une petite impression de déjà vu avec ce dossier la Saint-Godince pour fibre excellence ? Vous vous étiez déjà beaucoup battu pour une autre entreprise pour la pour la SAM ? En avyon, ça n'avait pas marché. Oui, j'ai une impression de déjà vu par rapport à la menace des licenciements et je pense au salariés. Je rappelle juste
que pour la SAM, il y avait un client unique. Euh le modèle économique n'existait plus malheureusement puisque Renault avait décidé de fabriquer euh ses pièces en Espagne au lieu de De Caseville. et la Sam, je me suis battu pendant 5 ans et il y a deux entreprises qui se sont installées.
Carole Delga