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Podcast / conversationOui Hustle· 3 juin 2026 65 minComplaisantMixteÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

#265 LeChairman & Gabriel Attal parlent Politique, Éducation, Laïcité, Handicap, Antilles, Racisme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 74 %Attaque 10 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu peux te présenter s'il te plaît pour celles et ceux qui ne te connaissent pas ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    On va retracer le parcours déjà dans un premier temps. Euh moi je veux que tu me parles de ta jeunesse parisienne, s'il te plaît.

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Alors, on va retracer le parcours comme je l'ai dit tout à l'heure à la maison. Tu viens de dire que tu es issu d'une jeunesse un peu favorisée, d'accord ? Mais le papa était accro au jeu si j'ai bien compris.

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Et est-ce qu'en tant que politicien, tu trouves les questions légitimes sur le fait que tu n'es pas connu énormément d'expériences professionnelles ?

  • 5:12OuverteRéponse directe

    Et est-ce que toi tu es sensible aux Français qui te disent qu'ils n'arrivent pas à joindre les deux bouts ?

  • 6:26OuverteRéponse directe

    Donc moi si volontairement je t'ai parlé de ces choses-là, c'est parce que c'est des choses qui m'ont interpellé. D'accord. Et moi dans la municipalité pour le coup, j'ai commencé par ça hein.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:12Gabriel AttalFait
    « Bah bien sûr, tu vois. Évidemment et notamment et notamment et c'est un vrai problème aujourd'hui en France, les Français qui bossent ou qui arrivent pas à joindre les debouts. »
  • 5:48Gabriel AttalFait
    « Par contre, le problème qu'on a aujourd'hui, c'est qu'il y a des Français qui bossent, qui travaillent, qui pourtant arrivent pas à s'en sortir, qui arrivent pas à payer des vacances à leur famille, qui arrivent pas parfois à remplir le cady à la fin du mois. »
  • 6:04Gabriel AttalPromesse
    « Et moi parmi les sujets pour lesquels j'ai envie de me battre, il y a notamment le fait de rapprocher le net du brut, c'est-à-dire faire en sorte que les salaires puissent augmenter à nouveau en France. »
  • 7:06Gabriel AttalFait
    « Donc moi, pendant des années en siant au CCS dans ma commune, je peux dire j'en ai vu des personnes qui étaient en difficulté parce qu'il y en a dans toutes les communes. »
  • 9:26Gabriel AttalFait
    « Ils vont chercher plus de remplacement quand les professeurs sont absents. Ça, c'est un problème qu'on a aujourd'hui beaucoup dans des collèges, dans des lycées où vous avez parfois un prof de math qui est pas là pendant 3 mois, pendant 4 mois, il est pas remplacé. »
  • 10:24Gabriel AttalChiffre
    « [...] il y a 12 élèves par classe en CP et en CE1. C'est moins que dans la plupart des écoles privées et ça c'est quand même quelque chose de positif. »
  • 16:04Gabriel AttalFait
    « On peut pas accepter qu'il y ait des élèves alors qu'ils ont pas le niveau, qui passent de classe en classe parce que c'est pas un service à leur rendre et à un moment, il y aura de toute façon un échec scolaire. »
  • 16:41Gabriel AttalFait
    « Et moi j'ai dit que ça pouvait pas être les parents qui décident. Celui qui sait si un enfant doit redoubler ou pas, c'est l'enseignant parce que c'est lui qui le suit toute l'année, qui a été formé pour ça, qui connaît son niveau. »
  • 17:15Gabriel AttalPromesse
    « Et donc, j'ai décidé que maintenant tous les élèves en première auraient un bac de math. »
  • 17:53Gabriel AttalPromesse
    « Et donc, j'ai dit bah à partir de maintenant, il y aura un stage de seconde de 2 semaines pour tous les élèves en seconde. »
  • 18:31Gabriel AttalFait
    « L'autre sujet sur lequel je suis très fier d'avoir agi, c'est le harcèlement parce que le harcèlement à l'école, c'est un énorme problème. »
  • 19:11Gabriel AttalFait
    « Moi j'ai changé la règle. Donc maintenant c'est plus à l'élève qui a harcelé de quitter son établissement, c'est au harceleur de changer d'établissement. »
  • 19:31Gabriel AttalChiffre
    « J'ai recruté 150 personnes qui sont dispersées sur toutes les académies en France et qui font 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Enfin, c'est leur boulot de la gestion des problèmes de harcèlement. »
  • 21:09Gabriel AttalFait
    « Moi, j'ai pris des mesures à l'époque sur les AESH. OK. Donc c'est les accompagnants d'élèves en situation de handicap. C'est souvent des femmes. Euh et c'est un métier qui est essentiel à l'école parce que sans elle en fait les enfants handicapés, les enfants en situation de handicap pourraient pas être accueillis dans les classes. »
  • 21:31Gabriel AttalChiffre
    « Et moi, j'avais pris une décision qui était de les revaloriser de 100 € net par mois. »
  • 27:15Gabriel AttalFait
    « Qu'est-ce qui s'est passé ces dernières années ? On a vu qu'il y avait cette question de la Baya avec la Baya qui était portée et il y avait des conflits dans les établissements scolairire dans les lycées surtout et parfois dans certains collèges avec bah en fait des chefs d'établissement, des enseignants qui disaient "Bah c'est interdit de porter cette tenue parce que ça correspond pas à la loi de 2004 et d'autres qui disaient bah si en fait ça ça c'est pas la loi de 2004 parce que c'est pas une tenue religieuse, c'est une tenue culturelle." »
  • 30:23Gabriel AttalFait
    « Le sentiment qui prédomine chez beaucoup de personnes, c'est que c'est à charge envers une seule communauté. »
  • 38:40Gabriel AttalFait
    « Quand j'étais secrétaire d'état à la jeunesse, j'ai beaucoup agi pour l'apprentissage, l'alternance pour qu'il y ait plus de jeunes qui puisse avoir des apprentissages et des alternances. »
  • 39:16Gabriel AttalFait
    « J'ai fait le service national universel et j'ai vu qui permet de transmettre les valeurs de la République à tous les jeunes, queles que soient leurs origines. »
  • 39:54Gabriel AttalFait
    « Et enfin sur moi je défends aussi une société plus humaniste, on se respecte davantage. Il y a plus de tolérance entre les uns et les autres. »
  • 43:39Gabriel AttalChiffre
    « Je suis rentré en France et j'ai dit bah je veux qu'on fasse la même chose en France. Je l'ai lancé dans 1500 écoles. »
  • 45:28Gabriel AttalFait
    « Moi et puisque tu as lu mon livre, tu as dû le le voir, la valeur la plus importante pour moi, c'est la liberté parce que c'est mes parents qui m'ont appris ça. »
  • 46:46Fait
    « Je me suis engagé dans ce parti et je le regrette pas du tout. »
  • 47:28Fait
    « Moi je crois pas du tout au retour du clivage gauche droite. »
  • 48:43Chiffre
    « Il y a 30 jeunes de moins de 30 ans dont je faisais partie qui ont été élus députés. »
  • 49:51Fait
    « La cantine gratuite pour les habitants de Roubé. Bah tu sais on l'a fait dans les écoles. »
  • 50:25Fait
    « L'argent public, c'est notre argent à tous. C'est l'argent des Français qui payent des impôts. »
  • 51:49Fait
    « J'étais porte-parole au moment du Covid, j'étais secrétaire d'état à la jeunesse au moment des gilets jaunes. »
  • 52:25Chiffre
    « On a le taux de chômage le plus bas depuis 40 ans. »
  • 1:03:17Chiffre
    « 10 % des start-ups chaque année qui partent aux États-Unis. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

E à mes paroles Valchier salut à tous j'espère que vous allez bien le cherman pour vous servir les gazn m'appelle le tier les film B5 mais les deux sont corrects anyway sarcel représentant sect Abdou évidemment bienvenue sur Wle c'est toujours ton émission qui rassemble et motive au fil des émissions nous recevrons différentes personnalités qui viendront s'asseoir à ma table nous parler de leurs échecs mais surtout de leur réussite. Origo take non merci à la FFBS et Jean-Christophe Prouz vous faites un travail magnifique. PDG. Let's get it.

0:53
Non speech

[musique]

0:59
Locuteur

De retour sur Weul et aujourd'hui nous sommes avec Gabriel Atal. Bonjour Gabriel Atal. Bonjour Cherman. Comment ça va ? Bah ça va ça va. Tout va bien. Ouais bien. Sache qu'ici on tutoie tout le monde. J'espère que c'est pas dérangeant. Aucun problème. Et ben c'est très bien. Alors est-ce que tu peux te présenter s'il te plaît pour celles et ceux qui ne te connaissent pas ? Bah allez. Je m'appelle Gabriel, j'ai 37 ans, je fais de la politique, j'ai été élu député en 2017 et ensuite je suis rentré au gouvernement. J'ai été plusieurs fois ministre notamment de l'éducation nationale.

J'étais porte-parole du gouvernement pendant le Covid et ensuite [grognement] j'ai été premier ministre jusqu'à la dissolution à l'été 2024 et depuis je suis à nouveau député et je suis candidat pour l'élection présidentielle de 2027. Très bien. Très belle présentation. Alors on va retracer le parcours déjà dans un premier temps. Euh moi je veux que tu me parles de ta jeunesse parisienne, s'il te plaît. Moi, j'ai grandi à Paris. Je suis né dans le 92, mais j'ai grandi à Paris.

J'ai eu de la de la chance parce que j'ai grandi dans un milieu privilégié avec euh voilà une famille avec des parents qui étaient qui étaient présent avec des sœurs qui étai avec qui ça se passait bien et puis je me suis intéressé assez tôt à tout ce qui concerne l'engagement, l'associatif, la politique euh et puis ensuite je me suis engagé en politique quand je suis devenu étudiant. Et parle-moi de tes centres d'intérêt, s'il te plaît. Bah, j'en ai plein. Aujourd'hui, je suis très je suis très branché série. Donc, je regarde beaucoup de séries le soir quand je quand je rentre chez moi. Euh, j'aime bien le sport, je cours beaucoup, ça me vide la tête et ça me fait du bien.

Je fais du rameur aussi. Et [grognement] puis après, bah c'est voir mes amis, ma famille, passer du temps avec eux, aller au cinéma de temps en temps quand je peux. Hm hm. essayer de voilà prendre du temps un peu pour pour ceux qui comptent. Très bien. Alors, on va retracer le parcours comme je l'ai dit tout à l'heure à la maison. Tu viens de dire que tu es issu d'une jeunesse un peu favorisée, d'accord ? Mais le papa était accro au jeu si j'ai bien compris. Ouais. Alors, ça c'est quelque chose que je raconte dans mon livre. En fait, euh mes parents ont divorcé, j'étais assez jeune. Euh j'avais 7 8 ans. Euh effectivement, mon père a eu une période dans sa vie où il a eu des addictions.

Euh il y a eu le jeu et puis il y a eu la drogue aussi. Euh donc ça a été une période qui était difficile pour pour tout le monde, pour lui évidemment et puis pour nous aussi pour ses enfants. Euh et donc j'habitais chez ma mère mais avec mes sœurs, on allait évidemment chez mon père un weekend sur deux et tous les mercredis comme beaucoup de familles divorcées. Euh et voilà, ça a été un temps dans la vie de mon père qui a duré plusieurs années. Après, heureusement, il s'en est sorti. euh il s'est fait interdire de jeu pour plus pouvoir aller jouer. C'était le poker euh et puis il a il a arrêté la drogue et euh et donc c'est une épreuve qu'on a réussi à surmonter tous ensemble. Hm hm.

Alors donc pour poursuivre, tu disais que toi tu avais travaillé aussi à côté parallèlement à tes études. D'accord. En tant que serveur. Ouais. D'accord. Ça c'est aussi dans le livre. Absolument. Ouais. Ouais. En tant que je l'ai lu hein, bien entendu. Très important en tant que serveur. C'était quoi le nom du restaurant ? Alors, c'était deux restaurants à Saint-Germain despré, un restaurant qui s'appelle la société et un [grognement] restaurant qui s'appelle le Ralph. Hm hm. D'accord. Et est-ce qu' en en tant que politicien, tu trouves les questions légitimes sur le fait que tu n'es pas connu énormément d'expériences professionnell ?

Tu sais quand on est un jeune engagé en politique et il y en a dans tous les partis. Il y en a au centre, il y en a à gauche, il y en a LFI, il y en a au RN, il y en a à droite. Bah forcément, tu as pas le bagage, l'expérience professionnelle, le CV qu'on des personnes qui sont en politique à 60 ou 70 ans. C'est normal, on n pas le même âge. Euh l'important pour moi en politique, c'est d'être capable d'être connecté avec tout le monde.

C'est-à-dire d'être capable d'entendre tout le monde, d'être sur le terrain, d'écouter les gens et euh et comme ça d'avoir une ouverture sur les situations que vivent tous les Français pour être capable de répondre à leurs problèmes puisque c'est ça le rôle des politiques. Et est-ce que toi tu es sensible aux Français qui te disent qu'ils n'arrivent pas à joindre les debouts ? Bah bien sûr, tu vois. Évidemment et notamment et notamment et c'est un vrai problème aujourd'hui en France, les Français qui bossent ou qui arrivent pas à joindre les debouts. Il [grognement] y a eu un progrès ces dernières années quand même, c'est la baisse du chômage.

On est d'une génération, on a toujours entendu il y a encore 10 ans dans la dans les médias, dans les journaux, le chômage de masse, la l'impossibilité de trouver du boulot pour pour beaucoup de monde. Ça c'est moins le cas aujourd'hui objectivement. Le chômage, il a beaucoup baissé ces dernières années, notamment chez les jeunes. Il reste du chômage, il reste des jeunes et des personnes qui galèrent pour trouver un emploi. Mais c'est moins un problème qu'auparavant.

Par contre, le problème qu'on a aujourd'hui, c'est qu'il y a des Français qui bossent, qui travaillent, qui pourtant arrivent pas à s'en sortir, qui arrivent pas à payer des vacances à leur famille, qui arrivent pas parfois à remplir le cady à la fin du mois. Et ça c'est le problème qu'on a en France aujourd'hui. Et moi parmi les sujets pour lesquels j'ai envie de me battre, il y a notamment le fait de rapprocher le net du brut, c'est-à-dire faire en sorte que les salaires puissent augmenter à nouveau en France. J'ai fixé plusieurs priorités et ça ça fait partie de mes grandes priorités.

Tu sais moi tout comme toi, j'ai suivi la politique et ce depuis pas mal de temps et cetera et j'avais toujours ce rapport un peu mitigé sur certains politiques qui n'avaient pas connu des expériences au préalable. tu vois, aussi bien dans les municipalités que à plus grande échelle, tu vois. Donc moi, si volontairement je t'ai parlé de ces choses-là, c'est parce que c'est des choses qui m'ont interpellé. D'accord. Et moi dans la municipalité pour le coup, j'ai commencé par ça hein. Moi, j'ai commencé en étant conseiller municipal dans ma commune à Vanve, toujours dans le 92. Euh, j'ai été élu, j'avais 23 ans et donc j'ai commencé comme élu local conseiller municipal.

Et d'ailleurs, tu parlais des gens qui arrivent pas à joindre les debouts. Pendant plusieurs années en tant que conseiller municipal, je siis au centre communal d'action sociale, le CCAS, il y en a dans toutes les communes. Absolument. Et en fait, c'est un une institution, enfin c'est un centre qui sert à donner des aides, notamment des aides financières ou des aides alimentaires à des personnes qui arrivent pas à s'en sortir. Donc moi, pendant des années en siant au CCS dans ma commune, je peux dire j'en ai vu des personnes qui étaient en difficulté parce qu'il y en a dans toutes les communes.

Il y a des communes où il y en a beaucoup plus qu'ailleurs et dans toutes les communes, tu as des personnes qui sont en difficulté. Et donc évidemment que quand on est politique, quel que soit son parcours, quelle que soit son origine, je pense que notre responsabilité, sinon de toute façon on fait pas bien de la politique et je pense qu'à la fin on n'est même pas élu, bah c'est d'être connecté et d'être en prise avec les problèmes qu'ont les gens. Et il y a de la souffrance, il y a de la misère en France et c'est ça qu'il faut être capable de voir et surtout l'important c'est d'apporter des réponses. Je vais rétroer un petit peu euh l'école alsacienne. D'accord. enseignement de prestige.

Euh est-ce que tu peux nous vanter les mérites de cette école s'il te plaît ? Bah c'était j'ai encore une fois j'ai eu de la chance d'aller dans une école privée. J'y étais parce que ma mère était dans cette école quand elle était elle-même jeune et enfant. Donc elle a voulu que j'aille dans la même. Voilà. Maintenant pour moi l'école, on parlait des salaires, mais l'autre priorité que j'ai l'école. Moi, mon objectif c'est que tous les jeunes, tous les enfants, quel que soit leur école publique, privée, quelle que soit la commune, quel que soit le territoire, bah il puissent avoir les la même qualité d'enseignement.

Peut-être pas exactement le même enseignement, mais en tout cas que tout le monde ait la même chance. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on est dans un dans une période où il y a beaucoup de familles qui considèrent que si elles veulent que leur enfant puisse réussir, puisse avoir les meilleures conditions d'enseignement, il faut les mettre dans le privé et il y aura toujours un privé, il y aura toujours un public. Mais pour moi, l'important c'est que les gens se disent qu'ils ont le choix. Moi, sans te couper, Gabriel Atal, hein. Euh moi qui ai fait mes études à Sarcel, d'accord, bonlieu euh je pense que tu dois connaître cette commune. D'accord.

Euh je veux que tu me parles de de de la différence entre l'école alsacienne et les écoles de seconde zone, s'il te plaît. En étant tout en étant transparent, sûr, aujourd'hui dans des écoles privées, qu'est-ce que vont chercher les gens dans les écoles privées ? En général, les bâtiments des écoles privées sont pas particulièrement meilleurs que dans les écoles publiques. En général, il y a pas beaucoup moins d'élèves par classe dans les écoles privées que dans les écoles publiques. Qu'est-ce qu'ils vont chercher ? Ils vont chercher plus de remplacement quand les professeurs sont absents.

Ça, c'est un problème qu'on a aujourd'hui beaucoup dans des collèges, dans des lycées où vous avez parfois un prof de math qui est pas là pendant 3 mois, pendant 4 mois, il est pas remplacé. Ça pour les familles, c'est insupportable parce qu'ils se disent que leur enfant il perd une chance. Je pense qu'ils vont chercher aussi un meilleur respect des règles, se dire voilà, il y a une autorité, elle est respectée et [grognement] puis un suivi individualisé des élèves. C'est ça pour moi des différences qu'il y a entre le privé et entre le public. Et donc l'objectif ça doit être quoi ? Ça doit être que dans le public on puisse accéder aux mêmes choses. Et comment est-ce qu'on y arrive ?

Bah en mettant plus de moyens dans les écoles publiques, notamment dans les quartiers les plus difficiles. Tu parlais de Sarcel. Sarcel, il y a une partie du territoire, si c'est peut-être même toute la commune, je sais pas. euh qui est en RP ou en RP plus, c'est-à-dire c'est ce qu'on appelait les ZP avant, voilà, c'est-à-dire euh les euh les les zones d'éducation prioritaires. Et dans les choses très positives qui ont été faites ces dernières années, parce qu'il y a des choses positives quand même qui ont été faites ces dernières années, il y a notamment le choix qui a été fait de mettre plus de moyens dans les écoles de ces quartiers prioritaires pour qu'il y ait moins d'élèves par classe.

[grognement] C'est-à-dire que maintenant dans une école primaire à Sarcel qui est en REA ou en RP plus, il y a 12 élèves par classe en CP et en CE1. C'est moins que dans la plupart des écoles privées et ça c'est quand même quelque chose de positif. Donc voilà, il y a des mesures qui peuvent faire en sorte que dans les écoles publiques, on arrive à avoir des progrès pour que il y ait plus des familles qui se disent "En fait si mon enfant va à l'école publique, il a moins de chance de réussir que s'il va dans une école privée." Il reste vachement de boulot. On est très loin encore d'arriver à une situation satisfaisante, mais c'est vrai que c'est ça doit être la priorité de tous.

Moi, je suis obligé de t'interrompre parce que ce que tu viens d'avancer, c'est pas totalement réel, d'accord ? Parce qu'à Sarcel dans les classes, ils ne sont pas 12. D'accord ? Sont si alors ça dépend, excuse-moi, je te laisse finir. Alors, s'ils sont pas 12 dans la classe, il y a plusieurs enseignants dans la classe parce que aujourd'hui en REP en REP plus, c'est-à-dire dans les écoles qui sont classées dans les quartiers prioritaires. Ouais. Depuis 2017, c'est une réforme qui a été mise en place à ce moment-là en CP CE1.

C'est pas le cas dans toutes les classes de l'école primaire, mais CPCE1 parce qu'on considère que c'est les classes les plus importantes parce que c'est les classes charnières, c'est là on commence à apprendre les fondamentaux et cetera. Là, il y a des il y a des classes à effectif réduites. Mais moi, je pense que dans cette réforme, ils ont oublié Sarcel parce que moi j'ai des amis qui sont enseignants et justement ils ont son ils ont un son de cloche qui est totalement différent. Ils sont enseignants en quel en quelque ils sont enseignants au collège, ils sont enseignants en primaire. Non non mais j'ai je suis en train d'énumérer.

Ils sont enseignants au collège, ils sont enseignement en primaire et même en maternel. C'est la raison pour laquelle je me permets de te parler de ça et c'est un secteur qui m'intéresse fortement, tu vois. Donc ce que tu es en train de dire, moi je suis obligé de nuancer tes propos. Alors peut-être qu'il y a beaucoup de bonnes volontés, il y a des choses qui qui qui tentent à être mises en place et cetera. Mis en place pardon. Mais à l'heure actuelle, c'est faux. Alors, je te donne un défi, s'il te plaît. Tu trouves une école à Sarcel qui est en R plus ou en CPCE1, il y a pas eu le dédoublement des classes. On y va ensemble. OK. Et ben, je prends note. Je prends note. D'acord.

On fera un petit ajout au podcast. Et ben écoute, je prends note en tout cas Gabriel Atal et mais je te remercie en tout cas de de de ta transparence. Bah non, mais tu sais quand on met en place des réformes, l'important c'est qu'elles puissent de façon réelle rentrer dans la vie des gens. Et ça c'est un problème qu'on a en France, c'est que parfois tu as des réformes qui se mettent en place et effectivement ça arrive pas jusqu'à jusqu'à tout le monde. Sur ce sujet-là, franchement, il y a vraiment des moyens qui ont été mis et globalement quand même, on a des classes à effectif réduit dans les RAP et les RP plus.

Donc franchement, s'il y a des écoles où c'est pas le cas, moi je suis preneur de la liste, je suis presque qu'on y aille ensemble pour regarder ce qui se passe. Et ben c'est noté Gabriel à je te prends au mot. Euh [grognement] alors pour rester un petit peu, on va partout chez Wiussel, pour rester sur la thématique de l'école et cetera, tu as été ministre de l'éducation nationale. OK. Euh est-ce que pour toi euh ça a du sens d'être ministre de l'éducation nationale et ne pas avoir été dans l'école publique ? Tu sais, je tu vois, c'est une question récurrente, je sais, mais je suis obligé de te la poser.

Mais tu sais, moi ce sujet-là, quand j'étais nomé ministre de l'éducation nationale, dis-moi, j'ai fait ce qu'on appelle la passation de pouvoir. Donc, j'ai fait un discours en arrivant au ministère. Et la première chose que j'ai dite, c'est je sais que certains vont me critiquer parce que j'ai été dans une école euh privée et que je suis maintenant ministre de l'éducation nationale. Mais en fait, les écoles privées, il y en a dans le pays. Par ailleurs, c'est pas mon choix. Mes parents, ils m'ont mis dans une école privée quand j'étais enfant. C'est pas un choix que j'ai fait.

Et j'ai tout de suite dit que moi mon objectif ça allait être d'agir pour l'école publique pour queon puisse renforcer les moyens de l'école publique pour que les élèves des écoles publiques puisse avoir les mêmes chances que les élèves des écoles privées. Donc encore une fois l'important c'est pas d'où on vient, l'important c'est où on veut aller. C'est ça enfin ça ça la politique et ça doit être ça la France aussi. Parce que si on passe son temps à considérer que certains sont disqualifiés en fonction de leur passé, en fonction de leur enfance, en fonction de là où ils ont grandi, on rentre quand même dans quelque chose d'assez compliqué qui peut même se retourner contre tout le monde.

Donc pour moi, l'important, ça doit pas être de se poser la question de savoir d'où il vient, mais qu'est-ce qu'il veut faire, c'est quoi son projet, c'est quoi son mandat. Tu pourrais avoir quelqu'un qui a pas forcément été dans l'école privée mais qui je sais pas pour des raisons politiques décide de faire une action exclusivement pour l'école privée. Le fait qu'il était dans l'école publique à ce moment-là ne l'exonère pas de critique. Tu vois ce que je veux dire ?

Je comprends ce que tu dis mais tu admettras que cette question n'est pas grenu parce que Ah bah non seulement est passé au grenu mais c'est même moi qui en ai parlé quand j'ai été nommé à l'époque non mais je sais mais mais tu sais euh Amélie ou Dea Castrea Ouais d'accord euh on lui a jeté l'eau probre parce qu'elle était ministre de l'éducation nationale et ses enfants ont été dans le privé donc forcément on est on est très très sensible à ces sujets-là donc tu vois c'est la raison pour laquelle aussi je me permets de te poser cette question parce que il y a des fois où on se dit mais comment il peut agir puisqu'il ne connaît pas tous les rudiments ?

Mais tu sais les de toute façon personne ne peut tout connaître en France. Quand tu es un politique, comment est-ce que tu fais pour agir efficacement ? Bah en fait tu vas rencontrer les gens. Tu vas sur le terrain, tu vas dans des écoles, tu vas parler avec des profs, tu vas parler avec des parents d'élèves, tu vas parler avec des élèves. Personne par de façon inée, de façon naturelle ne connaît tout surtout. ou alors faut me le présenter. Donc si tu veux quand quand tu arrives dans un ministère quand tu es ministre de quelque chose, la première chose que tu fais c'est que tu vas voir les acteurs qui sont concernés.

Tu vas voir les syndicats, tu vas voir les gens qui travaillent dans les écoles, tu te déplaces, tu vas sur le terrain, tu écoutes les gens et après tu apportes des solutions et tu fais des réformes. Et et toi, c'était quoi les retombées ? Est-ce que déjà tes actions ont vu le jour ? Tu es allé jusqu'au bout de toutes ces actions ? J'ai pas pu faire tout ce que je voulais malheureusement, mais j'ai pu faire une partie euh de ce que je voulais faire sur différents sujets, sur la question du niveau. Parce que le sujet, c'est aussi un enjeu de confiance pour l'école publique, c'est que il faut assumer une exigence.

On peut pas accepter qu'il y ait des élèves alors qu'ils ont pas le niveau, qui passent de classe en classe parce que c'est pas un service à leur rendre et à un moment, il y aura de toute façon un échec scolaire. Tu vois, il y a quelques années, il y avait eu une réforme [raclement de gorge] qui avait quasiment supprimé le redoublement en France. qu'il y a quasiment plus de redoublement. C'est devenu très rare parce qu'en fait la la règle a changé, c'est en 2013 je crois. Et en fait, ils ont décidé de dire maintenant la décision de redoubler ou pas pour un enfant, c'est plus l'enseignant qui l'apprend, c'est les parents. Forcément, souviens, je me souviens.

Et moi j'ai dit que ça pouvait pas être les parents qui décident. Celui qui sait si un enfant doit redoubler ou pas, c'est l'enseignant parce que c'est lui qui le suit toute l'année, qui a été formé pour ça, qui connaît son niveau. Et si l'enseignant dit pour le bien de cet enfant, bah il vaut mieux qu'il redouble parce que s'il passe dans la classe supérieure, il va se retrouver en échec scolaire probablement ou un peu plus tard en échec scolaire, bah il faut mieux que ce soit l'enseignant qui soit suivi. Ça, je l'ai changé, ça a été mis en place.

Ensuite, j'ai pris d'autres mesures, par exemple pour réhausser le niveau de mathématique parce que les maths, c'est très important, pas uniquement pour ceux qui veulent devenir scientifique ou mathématicien, mais parce que les maths, ça structure aussi la manière de de penser. Et donc, j'ai décidé que maintenant tous les élèves en première auraient un bac de math. Sais, il y a le bac français, on l'a connu en fin de première euh et en fait, il y a toujours eu un bac français parce que l'idée c'était de dire euh le français c'est la culture générale et donc il faut que tous les élèves fassent un bac français. Bah en fait les maths, ça fait partie aussi de la culture générale.

Donc maintenant à partir de cette année, d'ailleurs les élèves qui sont en première, ils me détestent parce que les c'est les premiers cette année qui vont avoir le bac de math jusqu'à l'année dernière, ça n'existait pas. Euh autre exemple, pour que les jeunes puissent savoir un peu plus tôt ce qu'ils ont envie de faire plus tard, découvrir des métiers, euh la vie professionnelle, j'ai décidé de créer un stage en seconde. Peut-être que toi d'ailleurs avec ton entreprise, tu accueilles des stagiaires de seconde, je sais pas. Hm hm hm. Il y a toujours eu le stage de 3e en France une semaine, on a tous les deux probablement notre stage de 3e.

Euh et euh tous les pays qui réussissent mieux que la France en orientation, les élèves, ils ont en moyenne 4 5 semaines sur leur scolarité de stage, sur toute leur scolarité. En France, c'était une semaine avec le stage de 3è. Et donc, j'ai dit bah à partir de maintenant, il y aura un stage de seconde de 2 semaines pour tous les élèves en seconde. Ah, il existe maintenant tous les élèves en seconde, en général, c'est au mois de juin, ils font un stage qui n'existait pas auparavant. Je pourrais continuer les exemples comme ça. L'autre sujet sur lequel je suis très fier d'avoir agi, c'est le harcèlement parce que le harcèlement à l'école, c'est un énorme problème.

C'est des élèves qui osent plus aller à l'école quand ils sont harcelés parce qu'ils ont la boule au ventre. C'est des classes où le climat scolaire est totalement pourri par une situation de harcèlement. Et auparavant, la règle quand un élève était harcelé, en général, l'éducation nationale lui proposait de changer d'école ou de changer de collège ou de changer de lycée. Et donc c'était un peu la double peine celui qui était la victime du harcèlement devait en plus se barrer de son établissement. Moi j'ai changé la règle. Donc maintenant c'est plus à l'élève qui a harcelé de quitter son établissement, c'est au harceleur de changer d'établissement.

Ça c'est un vrai rééquilibrage, c'est un vrai changement toujours sur le harcèlement. Il y a des familles qui avaient un enfant qui était harcelé qui parfois écrivait à l'éducation nationale pour se plaindre, pour demander qu'il y ait des sanctions. Elles avaient jamais de réponse. J'ai recruté 150 personnes qui sont dispersées sur toutes les académies en France et qui font 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Enfin, c'est leur boulot de la gestion des problèmes de harcèlement. Donc maintenant, il y a des réponses qui sont beaucoup plus rapides quand des gens ou des familles sont victimes de de harcèlement. Dernière, tu m'arrêtes he quand je suis trop longue.

Dernier exemple sur le harcèlement, la question de la détection des situations de harcèlement. Aujourd'hui, il y a des élèves qui peuvent être harcelés et qui en fait euh soit eux-mêmes ne le ne vivent pas comme du harcèlement, en tout cas ne n'ont pas la conscience que c'est du harcèlement, soit n'osent pas en parler. Et donc j'avais décidé que chaque année, une fois dans l'année, tous les élèves allaient remplir un questionnaire anonyme avec des questions qui parlent jamais directement du harcèlement, mais qui demandent comment ils se sentent à l'école, est-ce que ils ont déjà eu la boulvante de venir à l'école à cause d'autres élèves et cetera.

C'est ce questionnaire, on l'a rédigé avec des scientifiques qui sont spécialistes du harcèlement et et de la santé mentale des jeunes. Et ça permet d'identifier des cas de harcèlement qu'onidentifiait pas auparavant. D'accord. Et ça permet de savoir combien il y en a aussi. Donc ça c'est un autre point. Et après, si je peux continuer dans les mesures, j'ai pris une mesure qui a été très controversée sur la question de la laïcité pour faire respecter la laïcité et la loi de 2004 dans les établissements scolaires sur la question des tenues religieuses.

C'est une décision qui a fait beaucoup débats euh qui [grognement] a été parfois un peu instrumentalisée mais en tout cas c'éit une décision qui était pour moi nécessaire parce que il y a des règles à l'école et il faut qu'elles soi respectées. Alors plusieurs choses. On va revenir sur ce dernier point. Mais juste avant, je voudrais que tu parles de la question du handicap en milieu scolaire. Il y a eu des mesures ? Énorme sujet. Ouais. Lesquelles ? Moi, j'ai pris des mesures à l'époque sur les AESH. OK. Donc c'est les accompagnants d'élèves en situation de handicap. C'est souvent des femmes.

Euh et c'est un métier qui est essentiel à l'école parce que sans elle en fait les enfants handicapés, les enfants en situation de handicap pourraient pas être accueillis dans les classes. Et c'est un métier qui est très précaire. Elles sont très mal payées, trop mal payées. Et moi, j'avais pris une décision qui était de les revaloriser de 100 € net par mois. J'étais ministre à l'époque, je leur ai même écrit un courrier pour leur annoncer à toutes. Elles ont eu cette revalorisation. Mais ça reste super faible. En général, c'est 800 900 € parce que il y a aussi une question du nombre d'heures qu'elles font dans la semaine.

Et donc dans les projets moi que j'ai pour l'avenir, il faudrait rendre ce métier moins précaire. C'est des questions de rémunération, des questions de nombre d'heures euh dans la semaine. Euh souvent elles font pas 35 he et donc forcément elles ont une rémunération qui est moins qui est moins élevée. On peut faire des mutualisations, elles peuvent aussi être dans le périscolaire. Donc tout ça c'est un travail qui doit être qui doit être fait. Et après sur la question du handicap à l'école, moi je crois beaucoup à une mesure, ça c'est beaucoup plus lourd, c'est beaucoup plus long à mettre en place, mais [grognement] c'est d'arriver à adosser des établissements médicaux-sociaux.

Par exemple, on appelle ça des IME, des ITEP. C'est des établissements en fait, on accueille des enfants qui sont lourdement handicapés, qui peuvent pas forcément aller à l'école parce que en milieu ordinaire, comme on dit à l'école, bah en fait, c'est pas adapté parce que leur handicap est trop lourd, mais en installé dans les écoles. Et ça, il y a quelques endroits où ça existe. Pour l'instant, c'est très marginal mais il faudrait le faire partout. Et comment sensibiliser les gens sur la cause du handicap ?

Par exemple, moi j'ai travaillé pour le coup quand j'étais plus jeune, j'étais encore étudiant en tant qu'assistant d'éducation et je conversais avec les avec les professeur, je parlais avec les jeunes et cetera et et je voyais que il y avait plein de choses, il y avait plein de manquements. OK. Euh le langage des things par exemple, pourquoi ne la ne pas le rendre obligatoire pour tous les élèves par exemple ? Alors, je sais pas s'il faut le rendre obligatoire pour tous les élèves Ouais, c'est ça. Ce qui serait bien, c'est que ceux qui veulent apprendre la langue des signes puissent le faire. Euh mais le rendre obligatoire, je pense que c'est quelque chose d'assez lourd.

Il y a déjà beaucoup de programmes qui sont très longs et cetera. et et puis même sans coupé Gabriel Atal euh en terme de sensibilisation, tu vois, pour connaître le milieu de l'éducation, je je suis aussi parallèlement parin d'une association dans le médico-social qui s'occupe de personnes en situation de handicap et on voit que c'est un vrai frein, c'est-à-dire euh on te dit ici et là que on est prêt à à à travailler avec les personnes en situation du handicap, ce qu'on appelle l'inclusion, mais sur le terrain fait que c'est totalement faux. Bah aujourd'hui, l'école inclusive ça fonctionne pas partout et pour tout le monde, ça c'est sûr.

Ça fait partie objectivement des problèmes qu'on a encore aujourd'hui à l'école, des difficultés qu'on a. Euh et encore une fois, il y a des moyens qui ont été mis. Je t'ai donné un exemple sur la rémunération. On a recruté aussi beaucoup plus euh d'AESH, mais la le fait est que il y a encore des familles qui ont pas de solution pour leur enfant où parfois on leur prescrit, on leur donne la MDPH, une AESH pour une partie de la semaine, quelques heures et en fait c'est pas suffisant et puis il y a des AESH qui sont encore pas assez payés. Ça fait partie de ces métiers les Isa les aides à domicile. Voilà où on sait que c'est des métiers qui sont difficiles.

C'est des métiers en fait qui apportent de l'humain, du soin sans lesquels il y a des personnes qui s'en sortiraient pas. Et donc pour moi, ça fait partie des des métiers qu'il faut qu'on arrive à revaloriser. Et il y a pas que les les AESH hein. Ouais, bien sûr, il y a de Non, non, mais les enseignants eux-mêmes d'ailleurs sont concernés aussi. D'accord. Tu as les ADSM. Alors ça c'est dans les très petites classes qui sont concernés aussi mais globalement tous les personnels de l'éducation nationale ils sont concernés aussi par cette question du handicap. Faut pas que ça repose c'est vrai que sur les AH. Tout à fait. Il faut que tout le monde soit formé. C'est là où je voulais en venir.

Après un enseignant il peut pas tout gérer tout seul. On fait reposer beaucoup de choses parfois sur sur les professeurs. Peut pas tout gérer tout seul. Et donc c'est bien qu'il y ait des personnes formées qui puissent l'accompagner dans la classe. Et pour rebondir sur ce que tu as dit tout à l'heure concernant la question de la laïcité, euh moi je peux pas je peux pas concevoir qu'un bout de tissu puisse faire trembler la République. Mais alors ça c'est un vrai ça c'est un vrai débat que j'ai eu très régulièrement. Je comprends parfaitement ta question et ta position. Surout qu'est-ce que c'est la République ?

Oui, mais surtout surtout que je trouve que ton discours il est à charge envers une communauté, tu vois. Mais mais je suis obligé raison bien sûr de me dire et moi je suis là pour et puis et puis tu sais et je vais m'arrêter parce que c'est une question à rallonge mais comme je le clame haut et fort je viens de Sarcel et Sarcel euh pour les gens qui l'ignorent est aussi surnommé euh la petite Jérusalem. D'accord. Parce que tu as différentes communautés qui vivent très bien ensemble. Absolument et c'est quelque chose qu'on prône et ça n'a jamais de posé de souci chez nous. D'accord. Mais maintenant moi quand j'entends c tes discours et cetera, je vois que c'est à charge.

Alors je peux te répondre ? Allez allez. On a une loi qui a été votée en 2004 qui dit que tous les signes religieux visibles, la loi elle dit précisément ostensible mais en gros elle dit que tous les signes religieux visibles n'ont pas le droit d'être portés à l'école. Ça c'est la loi. C'est la loi de la République. C'est la loi depuis 2004. Et moi je pense que c'est une bonne loi. C'est [grognement] une bonne loi parce que moi j'ai pas envie d'une école où on commence à regrouper les élèves ou à les identifier en fonction de leur religion.

Et moi ce que je crois c'est que l'école ça doit être un sanctuaire où justement les élèves, les enfants, les jeunes, ils apprennent à développer ce qu'on appelle un esprit critique qui leur permet ensuite de décider s'ils ont envie d'exercer une religion ou pas. Moi ce qui se passe en dehors de l'école, ça me concerne pas entre guillemets tant que l'ordre public est respecté, que la dignité est respecté. Mais dans l'école, il y a une loi de 2004 qui dit pas de signe religieux. C'est pour ça d'ailleurs que le voile était interdit, que la kipa était interdite dans les écoles du fait de cette loi. Qu'est-ce qui s'est passé ces dernières années ?

On a vu qu'il y avait cette question de la Baya avec la Baya qui était portée et il y avait des conflits dans les établissements scolairire dans les lycées surtout et parfois dans certains collèges avec bah en fait des chefs d'établissement, des enseignants qui disaient "Bah c'est interdit de porter cette tenue parce que ça correspond pas à la loi de 2004 et d'autres qui disaient bah si en fait ça ça c'est pas la loi de 2004 parce que c'est pas une tenue religieuse, c'est une tenue culturelle." Et donc il y a eu ce débat-là pendant plusieurs années, ça a même créé des tensions. Il y a même des moments où il y a eu des grosses tensions entre des familles et des équipes enseignants.

Et les chefs d'établissement se sentaient souvent un peu euh abandonnés seul parce qu'ils savaient pas finalement quelle était la règle. Moi, j'ai été nomé ministre de l'éducation et j'ai dit je vais clarifier la règle comme ça on va arrêter les problèmes, les tensions dans les établissements. Et donc la règle c'est que ces tenues elles peuvent pas être porté dans les établissements scolaires. Mais pourquoi si je me perd mais si tu vois si ça avait été je termine par là, si ça avait été une autre tenue religieuse d'une autre religion, j'aurais pris la même décision. Mais alors, j'ai pas envie de remettre ta parole en doute, loin de là.

Mais tu sais dans ton livre, tu as parlé d'une école à Mobuge. Ouais. Hm hm. où tu as fait le déplacement et tu as vu qu'il y avait plein de choses qui n'allaient pas et cetera, mais tu vas pas me faire croire que pendant tout ton euh ton ton mandat de de ministre de l'éducation nationale, tu n'as pas vu des gens euh avec des pendantifs. Mais tu n'as pas tu tu comprends ce que je suis en train de te dire en fait.

Moi je je veux que tu sais dans ton livre, tu as cité une très belle citation de Gérard Colomb qui disait que c'est la vérité qui quea aujourd'hui on vit côte à côte mais il faut faire attention parce que demain on risquerait de vivre face à face et en vérité quand tu sors de tel propos, j'ai presque envie de te dire que tu mets le feu aux poudre. Toi qui on est issu de la même génération tu vois. Donc le savoir le savoir vivre ensemble ce n'est pas qu'un leur aujourd'hui il est réel. Mais avec ce tu sais aujourd'hui toi et moi et et c'est pas un cours de morale hein Gabriel Atal là hein.

Non non mais attends c'est une discussion tu sais cette discussion je l'ai eu à plein de reprises avec plein de gens quand je me déplace sur le terrain j'ai des gens qui me posent les mêmes questions que toi et donc c'est totalement légitime que tu me les [raclement de gorge] poses ici et qu'on en discute. Et ben, ça fait ça fait plaisir que tu le prennes comme ça. Mais juste pour finir voilà aujourd'hui on est issu de la même génération et et le savoir vivre ensemble n'est pas à l'heure, il est réel. Aujourd'hui, toi et moi, toi et moi, on n pas la même vie, on n pas le même CV ni le même cursus, mais on échange avec respect. Permet, qu'est-ce qui permet ça ?

Mais c'est le respect de l'autre. Oui, mais qu'est-ce qui permet qu'on ait ça en France ? C'est la République quand même. C'est le fait qu'on est des règles. Voilà. Et la République, elle a des lois et ces lois, elles doivent être respectées. Ça, on est d'accord sur le sujet. Absolument. Et donc, on peut pas considérer que tu as une loi qui a été votée en 2004 qui est pas respectée. Moi, moi je suis pas en train de te dire qu'il faut bafouer les lois, c'est pas mon discours ça. Absolument. il faut les respecter et celui qui qui qui ne les respecte pas doit être sanctionné. Ça c'est un fait.

Mais le sentiment qui prédomine chez beaucoup de personnes, c'est que c'est à charge envers une seule communauté. Je le sais. Je sais. Et ça malheureusement quelque chose qu'on ne peut pas négliger. Je le néglige pas du tout. C'est d'ailleurs pour ça que je réponds à tes questions, que j'y réponds à chaque fois qu'on pose les questions sur le sujet. Je dire voilà moi qui a des femmes qui décident de porter la baya qui décident même de se voiler, c'est leur choix. J'ai pas de commentaire à faire sur le sujet, j'ai rien à leur dire sur le sujet.

En revanche, je suis ministre de l'éducation nationale et a une loi qui date de 2004 qui dit pas de tenues religieuses dans les établissements scolaires. Il y a des tenues qui sont portées, des tenues religieuses qui sont portées et des chefs d'établissement qui disent "En fait, on a besoin d'une règle claire parce que là on s'en sort pas, ça devient même tendu avec certaines familles. Mon rôle en tant que ministre de l'éducation nationale, c'est de clarifier la règle et quel encore une fois quelle que soit la religion et si ça avait été une autre religion qui avait entraîné ce cette situation, j'aurais pris la même règle. Moi, tu sais, j'oppose pas les gens les uns aux autres.

J'oppose pas les religions les unes aux autres. Malheureusement, je trouve qu'il y en a beaucoup trop qui opposent les religions les unes aux autres aujourd'hui. Il faut il faut surtout pas les opposer. Surtout que tu l'as stipuler à mreprise, ton père et à son âme était de confession juive. Ouais. D'accord. Et ta mère a a fait beaucoup de sacrifices justement pour absolument. Elle fait beaucoup de sacrifices pour cette union, tu vois. Donc le savoir vivre ensemble, c'est quelque chose nous-même qu'on prône tout le temps. Tu vois tu donneris l'exemple de Sarcel, c'est très bien de donner cette cette cet exemple là.

Moi, je vais te dire euh depuis toujours, il y a dans plein d'endroits en France des gens qui ont une religion différente, qui vivent ensemble, des juifs, des musulmans, des chrétiens, des Et moi ce qui me frappe aujourd'hui, c'est que il y a dans la politique certains qui viennent opposer les religions les unes aux autres. Tu entends certains qui expliquent que pour s'en prendre que pour défendre les juifs, il faut s'en prendre aux musulmans. Tu écoute certains discours du RN, c'est quand même un peu ça. Tu en as certains qui expliquent que pour défendre les musulmans, il faut s'en prendre aux juifs. Tu as certaines déclarations parfois à la France insoumise qui font penser ça.

Et ben moi, je considère que les les politiques ne doivent pas défaire ce que la République a toujours su faire, c'est-à-dire unir et réunir les Français, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur confession. Tu ne m'as jamais entendu opposer une religion à une autre, dire cette religion là, elle est mieux que telle autre. La République, c'est de permettre à chacun d'exercer sa religion en toute liberté. Voilà. Ouais. Mais alors, je t'ai jamais entendu de but en blanc, c'est bien vrai, mais j'ai l'impression que des fois Gabriel Atal, c'est un peu plus pernicieux. Bah, tu sais, c'est il y a aussi beaucoup d'instrumentalisation malheureusement.

Donc par exemple, alors si on doit se dire les choses et ici, on est là pour ça. Mais tu vois au sortir des élections municipales de 2026 Ouais. où on a vu la victoire de beaucoup de gens. qu'on appelle racisé. D'accord. Tu as fait ton petit tweet mais tu sais ce que tu as fait quand tu as fait ton petit tweet. Tu vois ? Vas-y. Quand tu as fait ton petit tweet, en fait tu es la vie que j'ai et je peux me tromper mais tu es en train de draguer un électorat que je ne citerai pas bien entendu. Mais toi et moi savons de qui il s'agit. Je fais fausse route. Ah ouais, tu fais fausse route mais je te laisse dérouler. Point. Voilà.

Ben non, en fait, tu as des élections municipales, tu as des scènes dans certaines mairies avec des maires euh qui se sont fait ou des politiques qui se sont fait insulter, injurier, huer. Bah moi ça m'a choqué et c'est ça que j'ai dit en fait euh dans mon tweet. Ouais mais mais c'est pas pour draguer qui ce soit. Je vais te dire par ailleurs, ça a choqué beaucoup d'électeurs, y compris des électeurs de gauche, des électeurs du centre. Alors moi parce que honnêtement encore une fois, on se dit depuis tout à l'heure que et c'est une vraie question que se posent tous les Français et qu'on doit toujours se poser, c'est notre rôle.

Comment est-ce qu'on fait pour continuer à bien vivre tous ensemble en France ? Parce qu'il y a pas de raison qu'on arrive pas à bien vivre tous ensemble en France. Pour ça, il faut protéger et défendre la République. Et la République, c'est aussi des élus, des personnes qui servent leur commune et en fait, elles doivent être respectées tout, je vais te dire, y [rires] compris ceux qui sont élus d'ailleurs parce que moi j'ai vu de la même manière que j'ai été choqué par des scènes où il y avait des mères qui avaient été battues, qui étaient injurié, huésé et cetera.

J'ai été choqué par des commentaires qu'il y a eu aussi sur certains nouveaux maires qui ont été élus et où tu avais effectivement des commentaires qui étaient quasiment racistes qui donn le sentiment qu'ils étaient pas légitimes. Mais tu sais bien que l'arbre qui tombe fait toujours plus de bruit que la forêt qui pousse. Donc ce qu'on a vu ça existait et moi je suis pas en train de prendre les patins de qui que ce soit. Absolument pas. Mais ce sera toujours une infime minorité. Ouais mais est-ce que c'est pour ça qu'il faut pas le dénoncer ? C'est une vraie question.

Mais c'est peut-être pas pour ça qu'il faut alors on peut se la poser cette question effectivement mais moi pour moi, toi qui a cette expérience politique, tu sais ce que tu fais quand tu fais ce tweet. Ouais, je moi je considère que je défends les élus et encore une fois [rires] j'aurais j'aurais fait la même chose. J'aurais fait la même chose même si ça avait été d'autres élus et et par ailleurs, moi je défends toujours les élus quand ils sont agressés, quand ils sont insultés, quel que soit leur parti politique.

Parce qu'à la fin, si on accepte que des élus qui représentent la République, qui représentent une certaine autorité en fait sont pas respectés, à la fin c'est la République qui est en danger. Et la République, pour en revenir à ça, on le disait tout à l'heure, c'est ce qui nous permet quand même à tous de vivre ensemble. On sera pas d'accord sur le sujet mais c'est pas grave. d' Non, ça ça c'est le principal. Ça c'est le principal. Gabriel Atal euh je rétédale. Alors pour parler encore de tes études sciences pour et cetera, est-ce que quand on va dans ce genre d'école finalement on s'achète pas un réseau ? Parce que toi d'emblé Marisol Touren t'a pris sous son aile ?

Ouais parce que tu étais ami avec son son son sa fille Alexandra si mes souvenirs sont bons. Ouais après j'ai travaillé.

Non mais je suis pas je suis attention, je suis pas en train de minimiser ton de ton ton talent et tes actions parce que tu sais moi j'ai en tête euh Marie-Hélène Bella qui disait que tu étais quelqu'un de brillant tu vois Alexis Coler cétait ma prof d'histoire géou qui était sur tous les plateaux télé quand j'ai été nommé effectivement et qui c'est c'est pour ça que je me permets de te dire ça attention je suis pas en train de minimiser tes actions mais je me dis est-ce que finalement euh c'est pas toujours intéressant d'être au bon endroit au bon moment tu sais pour moi il Bah c'est sûr que tu as des endroits qui te permettent d'accéder à des personnes, à des réseaux, à des stage et science, ça en fait partie.

Maintenant, il y a beaucoup de choses qui ont été faites ces dernières années aussi pour que euh plus de personnes d'horizon différents et d'origine différentes puissent accéder à sciences. Tu dois peut-être en connaître d'ailleurs compris des personnes qui viennent de quartier, qui viennent de rêve, de zep, qui arrivent à Sciencepo parce que il y a aussi des conventions qui ont été mises en place pour faciliter l'accès. Donc que tu es des grandes écoles qui donnent effectivement bah qui te fassent rencontrer du monde, qui te donnent une bonne qualité d'enseignement et cetera, je pense que c'est bien pour un pays comme la France.

Ce qu'il faut, c'est que tout le monde par son mérite et son travail puisse accéder à ses écoles. De la même manière que moi j'ai passé un concours pour être pris à Science Po, il y avait un examen, il y avait des épreuves. C'est comme ça que j'y suis rentré. [grognement] J'ai des copains qui étaient avec moi dans ma classe au lycée qui ont pas été pris. Donc tu vois compris qu' y avait du réseau et cetera. Donc c'est pas le réseau qui te fait rentrer à Sciencep.

De la même manière, il y a des élèves à Sciencepo qui ont pu y entrer par une voie facilitée, je trouve ça très bien parce que ils venaient d'horizon différent qu'ils avaient pas forcément eu la même préparation au lycée pour pouvoir réussir le concours. [grognement] Et alors le fait de jongler de ministère en ministère, est-ce que finalement c'est pas un handicap ça ? [grognement] parce que parce que tu as pas le temps de mener à bien tes actions.

Tu n'es peut-être pas très bien formé sur Je pense que s'il y a un ministère où j'aurais peut-être probablement d'ailleurs aimé rester plus longtemps, c'est l'éducation nationale [grognement] parce que je me sentais à ma place, parce que j'avais compris ce que je ce qu'il fallait faire, parce que je crois que j'avais réussi même à à convaincre quand même une partie importante bah des parents, des enseignants, des élèves. Et c'est vrai que je suis pas resté aussi longtemps que j'aurais aimé. Après euh euh j'ai eu différentes expériences dans les différents ministères qui m'ont été confiés.

Tu vois, j'ai été à la jeunesse, secrétaire d'état, j'étais porte-parole, j'ai été euh ministre des comptes publics à Beril, j'étais ministre de l'éducation nationale et premier ministre. C'est différents ministères, c'est différents sujets, mais tu retrouves euh des fils rouges en fait quels que soient les ministères. 1 la question du travail du mérite. Quand j'étais secrétaire d'état à la jeunesse, j'ai beaucoup agi pour l'apprentissage, l'alternance pour qu'il y ait plus de jeunes qui puisse avoir des apprentissages et des alternances. Quand j'étais euh à Bery, j'ai travaillé à des mesures pour les classes moyennes, ceux qui travaillent pour qu'ils puissent mieux s'en sortir.

J'ai pris des mesures pour baisser leurs impôts. Quand j'étais à l'éducation nationale, j'ai pris des mesures, on en parlait tout à l'heure, pour réhausser le niveau d'excellence, pour que le mérite soit reconnu davantage à l'école pour ceux qui travaillent et qui ont des bons résultats. Donc [grognement] ça, tu vois, quels que soient les ministères, c'est un fil rouge qui m'a accompagné. Je t'en donne un deuxième qui est la République, la défense des valeurs de la République. Quand j'étais secrétaire d'État à la jeunesse, j'ai fait le service national universel et j'ai vu qui permet de transmettre les valeurs de la République à tous les jeunes, queles que soient leurs origines.

Et je peux te dire que c'était vraiment magnifique de voir des jeunes qui venaient de quartiers, d'endroits, de villes très différentes se retrouver ensemble pour le service national autour des valeurs de la République. J'ai au ministère de de des comptes publics à Ber fait un plan de lutte contre les fraudes. toutes les fraudes fiscales, sociales, douinière et quand j'étais premier ministre, j'ai pris des mesures contre la délinquence des mineurs. Donc tu vois sur les valeurs de la République, le respect des règles, euh on peut faire la continuité. Et enfin sur moi je défends aussi une société plus humaniste, on se respecte davantage. Il y a plus de tolérance entre les uns et les autres.

Bah ça aussi que ce soit quand j'étais à la jeunesse, à l'éducation nationale avec la lutte contre le harcèlement à Matignon et aujourd'hui avec l'encadrement des réseaux sociaux pour les jeunes, bah c'est aussi un fil rouge. Donc oui, j'ai été dans plusieurs ministères mais en fait quand tu regardes entre les différents ministères, il y a quand même des fils rouges qui m'ont accompagné et sur lesquels j'ai agis. Et toi, tu penses quoi des personnes qui pourraient se dire que pour toi le plus important c'est juste d'être sur la photo de famille ? Et ça c'est en fait c'est un reproche et c'est une euh une supposition que les gens ont sur tous les politiques aujourd'hui objectivement.

En tout cas la plupart des politiques qui sont responsabilité. Non mais on a on a vu on a vu des des comment dire des collègues à toi euh démissionner quand ils ne sentaient pas le poste partir, tu vois. Moi, j'ai en tête euh même si c'était pas dans ton dans dans ce mandat là, mais j'ai en tête Christian Tobira qui est parti en vélo parce qu'il y avait plein de choses qui lui qui parce qu'elle était en désaccord avec François Hollande sur la question de la déchéance de nationalité. Elle a eu un vrai désaccord politique. Très bien. Mais elle est partie. Bah parce qu'elle avait un désaccord politique majeur avec le président. Bien sûr.

H elle aurait pu rester malgré elle parce que toi tu disais qu'avec le président Macron vous étiez en désaccord aussi. Non, moi j'ai eu un vrai désaccord avec le président Macron sur la dissolution au moment où il a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale. D'ailleurs, à l'issue de cette dissolution et des élections, j'ai démissionné de mes fonctions à Matignon. Si j'avais eu dans mes fonctions de ministre un désaccord avec le président comparable au désaccord qu'a eu Christian Tobira que tu cites à l'époque avec le président Hollande, bah probablement que je serais parti aussi. Mais c'est pas arrivé honnêtement. C'est pas arrivé. Moi, j'ai été nommé d'abord dans des fonctions.

À chaque fois, la question c'est pas de te demander si tu dois partir. Première question, c'est est-ce que tu acceptes ces fonctions là ? Et pour les accepter, bah en fait, tu as un échange avec le président ou le premier ministre pour leur demander qu'est-ce qu'ils attendent de toi, c'est quoi la feuille de route ? Qu'est-ce qu'ils veulent que tu fasses ? C'est ça qui te permet de savoir si tu es à l'aise ou pas pour prendre le job. Je te donne un exemple. Je l'ai pas dit ça beaucoup si je le dis dans mon livre d'ailleurs. Avant d'être ministre de l'éducation nationale, une semaine avant parce qu'il y avait un remanement, ils m'ont proposé d'être ministre de la santé. Bah, j'ai refusé.

J'ai refusé parce que la feuille de route, parce que ce qui voulait que je fasse, ça me semblait pas au niveau de ce que moi je voulais faire pour la santé si je si j'étais ministre de la santé. Et donc le sujet, c'est pas de d'accepter le premier poste venu qu'on te propose. La question c'est est-ce que tu te sens à l'aise avec la ligne politique qu'on te demande de tenir et avec ce qu'on te demande de faire ? Et moi, ça a toujours été le cas. Et si ça avait pas été le cas, je serais parti. Et on va partout chez Willi comme je te l'ai dit tout à l'heure, mais tout à l'heure tu parlais des cours d'empathie.

Enfin, tout à l'heure dans ton livre pardon, tu parlais des cours d'empathie au Danemark. Très bonne chose, je trouve. Ouais. Est-ce que tu en aurais besoin ? Je crois pas, sincèrement. il faut être lucide sur soi et on n'est jamais le mieux placé pour juger ses qualités et ses défauts. Euh en tout cas, je pense que le pays en a besoin et c'est surtout les enfants qui en ont besoin. En fait, ça s'apprend très tôt en fait, très très jeune dans la vie à être en société. Comment on accepte les différences, comment on les tolère, comment est-ce queon on accepte en fait l'autre et comment on gère aussi ses émotions. Pourquoi est-ce que j'ai voulu mettre en place cette mesure ?

Parce que quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai voulu voir ce qui marchait dans les autres pays que la France sur le harcèlement. Et donc, je suis allé au Danemark qui est le pays en Europe qui a réussi à quasiment mettre fin au harcèlement. Et quand je suis allé voir les profs au Danemark et que je leur ai dit "Mais comment vous avez fait ? Quelle sanction vous avez mise pour les harceleurs ?" Ils m'ont regardé, ils m'ont dit "Mais comment ça sanction ? De quoi vous nous parlez ?" Je dis "Bah oui, si vous avez réussi à ce qui est plus de harcèlement, c'est que vous avez dû mettre des sanctions super lourdes." Ah non, non, pas du tout.

Ils m'ont dit en fait c'est la prévention, c'est le fait que dès le plus jeune âge dans les toutes petites classes, on a des cours d'empathie. Donc c'est des moments où chaque semaine les élèves ils apprennent la tolérance, la l'acceptation des différences, la bienveillance. Et donc je suis rentré en France et j'ai dit bah je veux qu'on fasse la même chose en France. Je l'ai lancé dans 1500 écoles. Ça devait se généraliser ensuite. Malheureusement après moi je j'ai je suis parti du gouvernement quand on a perdu les élections en 2024. Je crois pas que ça a été généralisé. Je pense que ça existe encore dans quelques milliers d'écoles mais malheureusement pas partout.

Bah moi, j'aimerais qu'on généralise parce que indépendamment du harcèlement, c'est ça ensuite qui change un pays et qui change la société. Si tu c'est aussi quelque chose qui est important pour moi de de dire et que je me suis beaucoup battu pour ça. Tout ce qu'on fait pour lutter contre le harcèlement à l'école, c'est bon pour la société ensuite parce que si les élèves et jeunes apprennent à mieux vivre ensemble à l'école, à pas se discriminer, à pas se harceler, ensuite ça fera des citoyens qui auront ce bagage là. Et tu vois, on dit souvent qu'au Danemark, les gens sont plus heureux, vivent mieux ensemble globalement dans les pays scandinaves.

Bah, je pense que c'est aussi parce qu'ils mettent le paquet à l'école là-dessus très tôt. Hm hm. Et et quand alors sans transition, tout à l'heure quand je te parlais de de d'être présent sur la sur la sur la photo de famille, d'accord, toi tu as commencé à gauche pour finir avec la la République en marche. Ouais. Est-ce que tu comprends ces interrogations aussi ? Alors [raclement de gorge] oui, parce que c'est un parti différent mais je les explique totalement. Moi et puisque tu as lu mon livre, tu as dû le le voir, la valeur la plus importante pour moi, c'est la liberté parce que c'est mes parents qui m'ont appris ça.

Parce que c'est ma mère quand elle a divorcé de mon père, qu'elle a pris son indépendance, qu'elle nous a élevé seul, qui m'a disait toujours le plus important dans la vie, c'est d'être libre. Elle nous disait à moi et mes sœurs, je veux que vous soyez libre plus tard. Parce que mon père aussi m'a toujours dit que si notre devise républicaine c'est liberté, égalité, fraternité dans cet ordre, c'est qu'il y a une raison et qu'en fait les révolutionnaires, les républicains qui ont choisi notre devise, s'ils ont mis liberté en premier, c'est que c'est le plus important.

Et en fait ce que je me suis dit quand je me suis engagé en politique c'est que en gros tu avais la droite qui défendait bien la liberté d'entreprendre liberté économique la liberté des chefs d'entreprise mais qui défendait mal les libertés individuelles. la question des minorités, la question des LGBT, la question globalement des droits qu'on appelle sociétaux et je trouvais que la gauche, elle représentait mal les libertés économiques, les libertés d'entreprendre parce que globalement, elle propose quand même d'augmenter beaucoup les impôts sur tout le monde, mais par contre, elle représentait bien les libertés individuelles.

Et donc quelque part, je me trouvais entre les deux à me dire il y en a un qui défend bien les libertés économiques mais mal les libertés individuelles et l'autre c'est l'inverse. et je me suis engagé à gauche à l'époque au PS, on va dire sur la ligne droite du PS. C'est comme ça qu'on disait à l'époque, c'était Dominique Stroscan à l'époque et cetera, avec l'idée que c'était en gros la tendance du Parti socialiste qui défendait plus l'entreprise que le reste du PS.

Et quand Macron, Emmanuel Macron, a créé son parti, ben je me suis dit en fait ça y est, la République en marche, c'est ça qui va réunir les deux, qui va défendre la liberté d'entreprendre et les libertés économiques et qui va défendre les libertés individuelles en même temps. Et donc, je me suis engagé dans ce parti et je le regrette pas du tout. Je le rête pas du tout parce que moi je pense qu'en plus on est un moment dans l'histoire de la France où il faut qu'on fasse travailler ensemble des personnes qui viennent de la gauche, qui viennent du centre, qui viennent de la droite. Moi je crois pas du tout au retour du clivage gauche droite.

Je pense que les clivages ils apportent plus de division que de solution. Tu sais tu sais quand sans couper mais quand on était plus jeune en tant que ministre et cetera, on voyait de réels hommes d'état. D'accord ? C'est-à-dire des gens qui avaient des vies antérieures. Je vais te citer des exemples. Par exemple, Jacques Chirac, il a perdu sa fille Laurence. Donc il était très aguéri sur certains sujets. Tu vois là aujourd'hui euh toi tu rentres ou du moins tu es rentré pardon dans la politique relativement tôt. Est-ce qu'il t'a pas manqué cette expérience de vie ?

tu sais, enfin et d'ailleurs toi-même tu as commencé euh cet échange en parlant de mon livre et en parlant de choses que j'ai traversé pas évidentes quand j'étais euh enfant ou jeune, quand bien même je viens d'un milieu privilégié. Euh tu as parlé de ce qui est arrivé à mon père. Euh [raclement de gorge] donc euh je pense que tous quelque part euh que la plupart d'entre nous, quel que soit notre milieu, on on peut rencontrer des difficultés. Maintenant, encore une fois, moi je pense qu'il faut de tout en politique. Il faut des jeunes, il faut des moins jeunes, il faut des vieux. Le problème qu'il y avait avant 2017, c'est qu'il y avait quasiment aucun jeune à l'Assemblée nationale.

En 2017, avant l'élection de 2017, il y avait une seule députée qui avait moins de 30 ans. Tu sais comment elle s'appelait ? Dis-moi. Marion Maréchal Le Pen. C'est-à-dire que l'extrême droite avait permis à une jeune de moins de 30 ans d'être élu député, mais ni le PS, ni l'UMP, ni les communistes, ni personne n'avait permis à des jeunes de moins de 30 ans d'être élu députés. Or, c'est important qu'il y a des jeunes députés parce que les jeunes de moins de 30 ans, ils représentent une partie de la population.

Moi, je dis pas qu'il faut qu'il y ait que des jeunes en politique, mais qu'il faut que les jeunes qui représentent une partie de la population, bah ils représentent aussi une partie de l'Assemblée nationale. Et ce qui s'est passé en 2017, ça c'était quelque chose de très fort, c'est qu'il y a 30 jeunes de moins de 30 ans dont je faisais partie qui ont été élus députés, pas uniquement de la République en marche. Il y en a eu à LFI, il y en a eu euh euh enfin dans tous les quasiment tous les groupes, à peu près tous les groupes qui ont été élus. Bah c'est bien et encore une fois, je te dis pas que ils ont plus raison que les autres, qu'ils sont plus clairvoyants que les autres.

Probablement d'ailleurs qu'ils ont pas la même expérience, le même bagage que des gens qui ont fait de la politique ou qui ont vécu pendant 30 ans de plus. Mais je pense qu'ils apportent quelque chose de différent. Ils ont un regard différent sur le monde, différent sur la France. Ils sont peut-être plus conscients des attentes d'une génération qui est la jeune génération. Et moi ce pourquoi je me bas c'est qui est voilà cette diversité représentée à l'assemblée. On est encore loin d'une vraie diversité totale. [grognement] On a progressé sur certains sujets. Je parlais des jeunes, on peut parler des femmes aussi. Mais mais en tout cas, ça doit être ça le combat.

Et sans transition, toi tu penses quoi des actions déjà mises en place par les nouveaux maires ? Je pense à Bali Bakayoko par exemple, j'ai pas vu tout ce qu'il a fait. Je pense à David Guiroot aussi à Roubet. Tu vois, c'est des il y a des actions qui ont quand même été entrepris. Alors, ils viennent d'être élus. J'ai pas encore vu honnêtement le bilan et ce qui a été fait donc je peux pas me prononcer sur le sujet. Là pour le coup, j'ai pas regardé. Tu sais ça serait facile pour moi de dire comme ils sont les fills sont pas de mon parti trouver des dire les critiquer et cetera. Moi je pense qu'il faut juger sur pièce.

Je connais pas suffisamment leurs actions dans leur commune pour pouvoir te dire si je trouve ça bien ou pas bien. J'espère qu'ils auront de bonnes actions pour leurs habitants. La cantine gratuite pour les habitants de Roubé. Bah tu sais on l'a fait dans les écoles euh les transports gratuits pour les habitants de Saint-Denis. Il y a pas que des mairies LFI qui ont fait des transports gratuits. Tu as aussi des villes du centre, de droite, du PS qui ont fait des transports gratuits. Moi, je vais te dire pourquoi je suis réservé là-dessus. Parce que je pense qu'à la fin, il y a toujours quelqu'un qui paye. En fait, il y a rien qui est gratuit quand c'est de l'argent public.

L'argent public, c'est notre argent à tous. C'est l'argent des Français qui payent des impôts. Donc moi, je considère que tu peux, je pense qu'il faut faire des tarifs sociaux. Je pense que même pour les plus modestes, c'est bien d'avoir des tarifs très réduits ou de la gratuité. Mais en revanche euh faire la gratuité pour tout le monde, y compris pour des gens qui en ont pas besoin avec à la fin un truc qui sera de toute façon payé par quelqu'un, je pense pas que ce soit le la meilleure chose à faire. Et Nicolai, ton petit frère, il pense quoi de son grand frère Gabriel ? Faut lui poser la question. Ouais, ben je vais bien. Faut lui poser la question. J'espère qu'il est fier de moi.

J'espère qu'il est euh voilà qui tu sais après il est jeune he il va avoir 14 ans, il connaît pas euh je pense qu'il suit pas de très près toute la politique et cetera, il est encore jeune mais euh mais je passe beaucoup de temps avec lui et euh disons que moi ça m'importe pas ce qu'il pense de moi en tant que politique. Euh l'important pour moi c'est ce qu'il pense de moi comme grand frère. J'espère que je suis un bon grand frère. Alors [rires] c'est un peu ça la question. et et quelqu'un qui a connu dans son gouvernement euh la cries euh euh le Covid, le guerre enraine la guerre en Ukraine totalement le mécontentement des [ __ ] D'accord. Est-ce qu'il a aguéri ?

Qu'est-ce qu'il pourrait apporter de plus aujourd'hui en 2027 ? Ça donne une ça donne une expérience. traverser des crises et j'en ai traversé beaucoup dans mes différentes fonctions. Tu l'as cité, j'étais porte-parole au moment du Covid, j'étais secrétaire d'état à la jeunesse au moment des gilets jaunes. Je sais pas si tu te souviens à l'époque, mais c'était un peu la révolution avec les gilets jaunes. Absolument. Euh il y a pas beaucoup de ministres à l'époque qui se bousculaient au portillon pour aller dans les médias. Je suis le seul qui allait sur les plateaux pour dialoguer et cetera.

Quand j'étais à Berti, j'ai connu la crise de l'inflation à cause de la guerre en en Ukraine et ensuite dans mes différentes fonctions et à Matignon notamment, j'ai connu aussi des crises. Bah forcément, tu apprends, ça te donne une expérience, ça te permet de prendre du recul, d'avoir du sang froid quand il y a une crise qui arrive. Ça te permet de savoir comment gérer une crise. Elle se gère toutes différemment mais à chaque fois enfin moi ce que j'en ai retenu c'est que quand tu fais face à une crise en fait il faut une stratégie où tu te dis il y a l'urgence et il y a la suite.

Voilà faut jamais se donner enfin faut jamais se perdre dans la gestion de l'urgence sans penser le coup d'après et penser la préparation de l'avenir. Il faut jamais se dire on va penser trop loin sans gérer ce qui se passe tout de suite aujourd'hui pour calmer la situation. Donc oui, ça apprend des choses. Et les Antis, la question des Antis, vous l'avez étudié l'inflation, le manque de travail, euh le le le taux de criminalité. D'accord. Est-ce que c'est des questions qui qui revenaient tout le temps sur le bureau ? Est-ce qu'il y a des actions qui ont été entreprises ?

Alors, il y a des choses qui ont été faites ces dernières années avec des lois qui ont été mises en place pour les outreemères. objectivement, je vais pas te mentir, euh je pense pas que le bilan soit très bon. Faut assumer de dire, il y a des choses qui ont été faites ces dernières années qui sont bien où il y a un bon bilan. Je te parlais tout à l'heure du chômage. Voilà, moi je pense que sur le chômage quand même, on a le taux de chômage le plus bas depuis 40 ans, ça c'est positif. Et il a baissé compris d'ailleurs dans les territoires ultramarins, pas assez parce qu'il reste très élevé, beaucoup plus élevé notamment chez les jeunes.

Et il y a des endroits où malheureusement il y a des jeunes qui partent très tôt. On par on peut parler de la Martinique par exemple où il y a beaucoup de jeunes qui s'en vont. Euh et donc sur la question des outremères, objectivement euh je pense qu'on aurait pu faire mieux. On aurait dû faire mieux. Et la question c'est comment est-ce qu'on fait mieux maintenant à l'avenir ? Comment est-ce qu'on tire des enseignements de ça et que on on cherche les meilleures mesures possibles pour que ça aille mieux ? Tu parlais par exemple du pouvoir d'achat, de la vie chère. Absolument.

On sait qu'il y a un dispositif en outreem qui s'appelle l' 3 de mer euh qui est un c'est c'est très technique hein, donc c'est compliqué à expliquer mais en gros qui a une taxe sur euh les produits qui arrivent sur les territoires de tramarin pour financer les collectivités locales. Donc forcément ça renchérit le coût euh des biens qui sont achetés.

Et ben il faudrait le réformer ça faudrait faire en sorte mais après quand on propose de certains proposent de le supprimer mais les collectivités locales les mairies elles disent bah d'accord mais ça c'est nos revenus donc comment est-ce qu'on fait pour avoir des donc tu vois je pense qu'il y a des chantiers qu'il faut ouvrir dans les années qui viennent pour que ça aille mieux y compris notamment d'ailleurs dans les dans les Antilles et globalement dans les territoires ultra marrants parce qu'il y a pas que les antilles tu mentionnais tout à l'heure la Nouvelle-Calédonie on peut on peut mentionner aussi la Réunion enfin je vais pas commencer à tous les citer parce qu'après tu en oublies toujours et et ça t' reproché Mais euh mais évidemment qu'il y a une action spécifique à avoir parce que c'est des endroits, c'est des territoires qui concentrent en fait des problèmes qui sont des problèmes qu'on rencontre ailleurs en France mais en puissance plus plus maximale.

Je parlais du chômage, il y a plus de chômage là-bas qu'ailleurs. Il y a plus de pauvreté qu'ailleurs. Il y a un coût de la vie qui est souvent plus élevé qu'ailleurs. Il y a un impact du dérèglement climatique qui est plus important qu'ailleurs. On se souvient des ouragans, l'ouragan Irma notamment qui avait touché certains de nos territoires et donc il faut une action spécifique. Et est-ce que il y a aussi ce sentiment où quand on est ministre, on doit éluder, enfin on doit pas accepter d'avoir fait fausse route, de s'être trompé.

Moi, je pense qu'il faut faut reconnaître quand on s'est planté, quand on a eu une erreur, un échec, quand on n pas réussi quelque chose, euh c'est important de le faire. Euh maintenant, c'est sûr que c'est jamais facile de le faire, mais il faut le faire. Et surtout, c'est pas uniquement le reconnaître pour le reconnaître. C'est se dire comment est-ce que comment est-ce que tu en tires une leçon et un enseignement pour faire mieux plus tard. Toi, en tant que président, quel changement tu opérerais en premier lieu ? Oh là là, il y a tu me poses une question qui va être qui va être à rallonge parce que moi j'ai plein de choses que je veux changer. Moi j'ai fixé plusieurs priorités.

Je te disais tout à l'heure, dans les deux grandes priorités, il y a l'école et les salaires. Pour moi, c'est les deux en terme de de calendrier, c'est les deux premiers sujets sur lesquels il faut agir tout de suite sur l'école, encore une fois pour euh profiter du fait qu'il va y avoir moins d'élèves pour avoir un meilleur accompagnement pour les élèves et une meilleure rémunération pour les enseignants. Ça c'est un premier point sur lequel moi je transigerai pas et sur lequel je m'engager pour qu'on ait une école où le niveau monte, l'autorité respectée et où il y a le bien-être des élèves et des professeurs. Moi, c'est les trois sujets.

Deuxième chose euh sur les salaires, moi je pense qu'aujourd'hui le problème social principal qu'on a en France, c'est les Français qui bossent et qui arrivent pas. C'est les jeunes couples qui aujourd'hui n'arrivent pas à emprunter pour acheter et devenir propriétaire. Ça pour le coup, c'est quelque chose qui a changé en France en mal. Il y a quelques années où la génération de nos parents globalement un jeune couple qui travaillait, il pouvait avoir un emprunt pour acheter un appartement. Aujourd'hui, c'est devenu quasiment impossible. Ça, il faut le changer. Donc, je dirais les deux priorités sur lesquelles il faut renverser la table, c'est école, salaire.

Ensuite, il y a plein d'autres sujets à gérer sur la sécurité, sur l'immigration, sur l'écologie, sur voilà plein d'autres choses, sur la culture. Mais moi, mes deux priorités, c'est ça, école et salaire. Et en cas d'échec, que ferais-tu ? En cas d'échec, tu sais, en politique, normalement, quand tu échoues, bah en fait, tu es pas réélu. C'est en fait c'est ça c'est ça la politique, c'est ça la démocratie. En fait en démocratie tu as un élu quel qu'il soit que ce soit un maire, un conseiller départemental, un conseiller général, un député ou un président de la République, s'il est en échec en fait les gens votent pas pour lui, il est pas réélu. Et que comptes-tu faire en cas d'échec ?

C'est-à-dire sortir de la vie politique ? Ah si, je sais pas. Franchement, je suis très sincère. Je sais pas, je sais pas répondre. Elle m'a été posée il y a pas longtemps sur une grande radio cette question. D'accord. et je vais être très sincère avec toi, je ne sais pas te répondre parce que bah là en fait, je viens de déclarer ma candidature et j'y vais pour gagner dans cette élection. Donc forcément, et tu as peut-être déjà vu dû vivre ça aussi dans certains projets entrepreneuriux ou autres, quand tu te lances dans un projet, bah ton état d'esprit c'est que tu as envie de le réussir.

Et si tu te mets tout de suite à penser à ce que tu feras, si ça marche pas et si tu es en échec, c'est pas très motivant. Donc si tu veux, moi pour l'instant, je suis concentré sur mon objectif. rassembler les Français, les réunir, leur redonner de l'espoir euh pour mettre en place un projet qui transformera le pays dans dans le positif et qui fera qu'on aura des vies meilleures. Et la question sur euh de la discrimination, tu l'as pas tellement évoqué ? Ben, on peut l'évoquer bien sûr.

Euh je l'ai dit euh tout à l'heure en disant que euh j'avais rejoint à l'époque le PS parce que je trouvais que sur les questions de droits des minorités, droits LGBT euh et de discrimination, je trouvais que là il y avait plus d'engagement qu'à droite. C'est pour ça que j'avais choisi le Parti socialiste notamment. Donc oui, c'est un vrai sujet et encore aujourd'hui, il y a des discriminations en France. Il y a des personnes, si je reprends l'exemple là de du logement, il y a des personnes qui peuvent pas louer un appartement, en tout cas qui se font discriminer à la location d'un appartement à cause de leur couleur de peau. Ça existe, on le sait.

Il y a des personnes qui peuvent pas accéder à certains emplois, à certains boulots à cause leur couleur de peau, leur orientation sexuelle. On sait que ça existe. Il y a des personnes même qui se font agresser à cause de ça. [grognement] Et ça c'est insupportable en fait. Euh c'est insupportable d'une manière générale, mais c'est insupportable en France qui est une République. Et la République, on a commencé le le l'échange par ça, on pourra le terminer par ça.

La République, c'est quand même ce qui doit permettre à chacun de vivre ensemble, quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit son origine, quelle que soit sa foi, queles que soient ses croyances, quelle que soit son orientation sexuelle. [grognement] Et en fait quand c'est pas le cas, c'est un échec pour la République. Et la parole totalement décomplexée à la télévision, tu en penses quoi ? Concernant concernant les questions de discrimination, racisme et cetera. cho et heureusement, on a une justice et on a l'arcom qui met des sanctions. Il y a des sanctions.

Alors, on peut considérer qu'elles sont pas assez lourdes, qu'il y en a pas assez, que ça va pas assez vite, mais il y a des sanctions. C'est important de le dire parce que honnêtement, si on dit que ces institutions là, elles servent à rien, à la fin le risque c'est que certains arrivent à convaincre les Français qu'il faut les supprimer puisqu'elles servent à rien. Il y a des sanctions qui sont mises.

Encore une fois, on peut considérer que sur telle ou telle sanction qui a été décidée, c'est pas assez, c'est pas assez dur, ça a pas été assez vite, mais il y a des sanctions et donc je pense que plus les sanctions elles seront mises en place, plus bah les chaînes en question feront attention. Hm hm. Et est-ce que tu trouves pas que alors je veux incriminer personne mais euh que des ministres, que des députés et cetera parlent de parle de manière décomplexée et ben finalement euh ne favorise pas tous ces écarts de conduite. On a tous une responsabilité comme politique dans la manière dont on parle, quel que soit notre parti et quel que soit de qui on parle.

Et c'est vrai qu'aujourd'hui dans la politique et honnêtement dans beaucoup de partis, si ce n'est tous les partis, bah il y a des mots qui viennent jeter de l'huile sur le feu et qui viennent contribuer à euh Ouais. un espèce de climat de violence et de non respect en France. Mais c'est de c'est le cas de tous les partis hein honnêtement et aussi euh beaucoup euh de de voilà de de certains partis qui sont devenus coutumiers du fait. Voilà. Et donc c'est sûr que nous les politiques, moi j'essaie de me dire ça, je suis pas parfait hein. Probablement qu'il y a des déclarations qui allaient pas dans ce que j'ai dit. Évidemment, notamment comme celle du mois de mars.

Celle du mois de mars, je sais pas au sortir des élections municipales. Ouais, celle c'est vrai que tu étais pas d'accord avec ça. Non, mais voilà, il y a il y a peut-être des déclarations qui ont été mal mal perçu, mal vécu. Ça veut dire que c'était elles étaient pas bien faites. Et donc personne n'est parfait mais on a tous une responsabilité et on doit tous faire attention à la manière dont on s'exprime et à ce qu'on dit. Et ça sera ma dernière question, Gabriel Atal. La question de Lia. Ouais, d'accord. L'intelligence artificielle. favorable, non favorable parce qu'il y a des métiers qui n'existeront plus malheureusement. Toi, c'est quoi ton regard par rapport à ça ?

De toute façon, je vais te dire, il y a pas être favorable ou défavorable, c'est là et ça va être de plus en plus là. On peut être d'accord ou pas d'accord, on peut trouver ça bien ou super. De toute façon, LIA, elle est là et ça va être de plus en plus important. Donc moi, la question c'est pas si on est favorable ou défavorable. La question c'est est-ce qu'on se donne les moyens en France de la dominer et de la maîtriser ou est-ce qu'on la subit ? Si on l'a subi, ça va être terrible parce que nos données et les informations sur nous, elles seront pas stockées en France. Elles seront la propriété de GAFA et de grande multinationale américaine et chinoise.

Parce que si on la maîtrise pas, c'est beaucoup d'emplois qui risquent d'être supprimés et parce [grognement] que si on la maîtrise pas, ça va être très difficile pour la puissance de la France. Moi, je je suis convaincu que ce qui fait la puissance des pays, c'est la maîtrise de l'innovation. Tous les pays qui sont construits comme des puissances, c'est parce qu'ils ont maîtrisé l'innovation. Les États-Unis, ils sont passés d'une colonie britannique à la première puissance mondiale en 100 ans. Il ils ils ont réussi parce qu'ils ont maîtrisé l'innovation. La Chine s'est passée d'un pays sous-développé à une puissance mondiale grâce à l'innovation.

Donc c'est l'innovation qui fait que tu es un grand pays et que tu es puissant. Et donc pour moi la priorité, une des priorités de la France et c'est le cas, ça passe aussi par l'école, par les salaires comme j'en parlais tout à l'heure, une des priorités pour la France et l'Europe, ça doit être l'innovation. On doit tout faire pour redevenir un pays où il y a des scientifiques, des ingénieurs qui sont capables d'inventer euh des innovations en France. On doit tout faire pour qu'elle puisse être financée en France. Aujourd'hui, tu as 10 % des start-ups, quasiment 10 % des start-ups chaque année qui partent aux États-Unis. Et en général, c'est celles qui réussissent le mieux.

Et elles partent, pourquoi ? Parce qu'elles ont besoin d'investisseurs et de capitaux. il les trouve aux États-Unis, il les trouve pas en France parce qu'on a pas assez euh de d'épargne, de fonds de pension, de fonds d'investissement en France pour investir dans ces entreprises et dans ses start-ups. Et donc moi sur l'IA, je pense que c'est une révolution technologique. Ça va changer énormément de choses. Il y a probablement des emplois qui vont être détruits comme dans toute révolution technologique, il y a des emplois qui vont être créés aussi. Évidemment, l'important, c'est d'anticiper ça. Ça pass pourquoi je reviens encore sur l'école ?

Parce que ça veut dire que les enfants, les jeunes qui sont aujourd'hui dans l'éducation nationale, faut pas leur apprendre la même chose qu'on leur apprenait avant. Forcément, ça change. Maintenant, il faut apprendre à apprendre parce que globalement les jeunes qui sont aujourd'hui au collège, au lycée, à peu près 90 % d'entre eux, euh, ils auront plusieurs métiers dans leur vie, beaucoup de métiers dans leur vie parce qu'avec l'IA, tout va changer très vite. Donc, il faut qu'ils apprennent à se former tout au long de la vie. Et il faut apprendre aussi, je crois beaucoup plus à avoir un esprit critique, c'està dire à être capable de prendre du recul quand tu vois une information.

Maintenant, on a tous chat GPT ou le chat ou Claude sur notre téléphone. H bah en fait, ce qui est devenu important, c'est pas seulement d'avoir la connaissance parce que notre LLM, il nous apporte l'information, c'est d'avoir le recul pour être capable d'avoir de savoir si c'est la bonne information ou pas. Voilà. Et ben, ce sera le mot de la fin, Gabriel Atal. En tout cas, au nom de toute l'équipe de WL, on te remercie pour ta venue, pour la qualité de l'échange et pour cette transparence. C'était le tiers et qui est 500, tu peux inverser. Les deux sont correctes avec Gabriel Atal pour mes paroles Valtire. Peace hustle, baby.