Inflation législative : Retailleau reproche à Macron de « faire porter » le chapeau au Parlement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10RetailleauFait
« le président de la république l'inflation normative c'est la faute au parlement »
- 0:25RetailleauChiffre
« la multiplication des ordonnances qui atteint un niveau sans précédent depuis le début de la vème république »
- 0:40RetailleauFait
« des ordonnances qui sont de moins en moins soumise au parlement pour leur ratification »
- 2:30Premier ministreFait
« nous avons collectivement contribuer à une inflation législative »
- 4:30RetailleauFait
« pour le président de la république le souci c'est pas tellement l'exercice du droit d'amendement que le parlement lui même »
- 5:00RetailleauFait
« une conception très auto-centrée de la vème république selon laquelle finalement pour que le président de république soient grands le parlement devrait être petit »
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monsieur le président monsieur le premier ministre lundi c'était à poitiers les foudres de jupiter se sont abattues sur les parlementaires si j'ai bien compris le président de la république l'inflation normative c'est la faute au parlement c'est donc mes chers collègues notre faute votre faute puisque nous avons le mauvais goût d'utiliser un droit garanti par la constitution très encadré le droit d'amendement franchement monsieur le premier ministre franchement il fallait oser il fait des choses et quand on voit que la multiplication des ordonnances qui atteint un niveau sans précédent depuis le début de la vème république avec des ordonnances qui sont de moins en moins soumise au parlement pour leur ratification qui multiplie les amendements de dernière minute sans passer par le conseil d'état sans étude d'impact parfois des amendements qui pèse des milliards d'euros et puis enfin qui complexifie à l'envi l'action publique un seul exemple nous venons d'enchaîner ici dans notre assemblée de textes sur la justice très bien et en même temps le président de république ou à poitiers les états généraux de la justice alors lundi je sais vous n'étiez pas au côté du président la république vous étiez aux côtés du pape et je ne vais pas vous le reprocher à monsieur le premier ministre mais dites nous la déclaration de poitiers la déclaration de poitiers était ce de l'humour ou était une diversion pour faire porter le chapeau au pouvoir législatif en prenant à témoin l'autorité judiciaire [Applaudissements] pour vous répondre la parole et à monsieur le premier ministre merci merci monsieur le président mesdames et messieurs les sénateurs cher président retailleau je reconnais là votre temps on pourrait essayer de faire dire au président de la république ce qu'il n'a pas dit et d'en tirer des enseignements politiques erronées non non attendez je pourrais d'ailleurs je pourrais d'ailleurs ce président me rasseoir en vous lisant l'extrait pertinents écoutez bien nous avons collectivement contribuer à une inflation législative nous avons collectivement contribuer à une inflation législative mais ce président c'est le jeu je le connais tous ici je commence à voir quelques heures de vol ce président je vous citerai peut-être même des rapports du sénat qui disent qu'il y à une inflation législative dans ce pays j'ai souvenir quand j'étais étudiant du rapport du conseil d'état qui parlait de la loi bavarde et je n'ignore pas soyez en sûr monsieur qaeda que la loi elle est votée par le parlement et que le gouvernement contribue à son édification y compris au droit d'amendement je sais parfaitement tout ça comme vous vous l'avais dit à poitiers avec le garde des sceaux le présent la république a lancé les états généraux de la justice sujet majeur le juge bouche de la loi disait vous le savez bien montesquieu et oui la loi est devenue de plus en plus bavarde et je le répète c'est une responsabilité collective en effet le président de la république vous avez parfaitement raison a aussi cité le droit d'amendement tout en me disant pardon encore de citer le chef de l'état n'est ce pas qui est évidemment un droit légitime du parlement qui est évidemment évidemment et le président de la république a ajouté et j'en terminerai là parce que pas simplement parce que je suis allé à rome lundi monsieur présent mais je n'ai pas le goût de la polémique inutile de toute façon pour régler ces problèmes et vous le savez aussi il faudrait une révision constitutionnelle et le présent la république a fait allusion et que je sache une révision constitutionnelle ne se fait pas sans le parlement je vous remercie monsieur le président on retailleau le problème est la vérité c'est que je crois que pour le président de la république le souci c'est pas tellement l'exercice du droit d'amendement que le parlement lui même je pense que malheureusement il a cédé à une conception très auto-centrée de la vème république selon laquelle finalement pour que le président de république soient grands le parlement devrait être petit et voyez je pense que ça ne grandit pas non plus la démocratie parce que quand on met hors jeu les mécanismes institutionnels habituels notamment de contre-pouvoir et bien il y à d'autres circuits d'autres mécanismes qui se met justement en pl je pense à la judiciarisation je pense aussi à tous ces réseaux sociaux qui sont comme une cour d'assises gigantesque et je crois qu'à ce compte là personne n'y gagne [Applaudissements] [Musique]
Bruno Retailleau