PS-LFI-Ecologistes : la guerre des gauches est relancée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Pablo Pio-Vivien. Bonjour. Merci d'être la rédacteur en chef de la Revue Regard et le journaliste politique Louis Mourant est également avec nous.
Bonjour Louis. On va revenir sur les enseignements à droite dans quelques instants, mais à gauche puisqu'on parlait de Poitiers qui a donc été perdu par les écologistes. Comment vous les qualifiez ces municipales, Pablo, pour la gauche Qu'est-ce que vous en retenez ?
Est-ce que vous en retenez certaines victoires ? Est-ce que vous en retenez une forme d'échec de l'alliance LFIPS, une guerre des gauches dans plusieurs villes ? Indubitablement, une guerre des gauches.
D'ailleurs, une guerre des gauches qui ne s'est pas arrêtée. C'est-à-dire qu'en gros, il y a trois mois, le Parti socialiste et la France insoumise se tapaient dessus. Il y a eu la campagne de premier tour où la plupart du temps, ils sont partis en ordre dispersé, ils se sont tapés dessus.
Et après, alors même qu'il y avait des alliances entre le Parti socialiste et la France insoumise dans de nombreuses villes, eh bien, ils ont continué à se taper dessus avec ce point d qui a été pour moi l'annonce par Paul Vannier, qui est un des cadres importants de la France insoumise, de l'alliance à Nantes entre la France insoumise et le Parti socialiste. Et en fait, en annonçant cette alliance, Paul Vannier a insulté, il n'y a pas d'autre mot. Johanna Roland en disant que c'était vraiment une girouette.
La mère de Nantes en disant que c'était vraiment une girouette puisque quelques semaines auparavant, elle disait qu'elle ne voulait pas faire d'alliance avec les Insoumises. Alors même que Paul Vannier était partie prenante de cette alliance, puisque c'était la France insoumise et le Parti socialiste. Donc même pendant la campagne, ils se sont arrêtés.
Et là, on voit depuis dimanche soir, eh bien, il continue, en fait, tout est à couteau tirer. Savoir, en vérité, quand on regarde, la gauche a conservé de nombreuses villes, il y a même eu des conquêtes. Donc le bilan est à contraster, il n'est pas du tout négatif, mais c'est vrai que ça n'augure rien de bon quant à la perspective de 2027 et la nécessaire unité de la gauche si, à un moment, elle entend l emporter, au moins passer le premier tour en 2027. – Et Louis, juste avant de faire agir, on va écouter Patrick Cannaire, le président du groupe socialiste ici au Sénat.
Sur ce sujet, il était au micro de Jérôme Ravier. – C'est une élection en demi-teinte pour les socialistes, puisque nous sommes bien implantés, très bien implantés même dans les métropoles, c'est une évidence. Mais manifestement, nous voyons que nous perdons du terrain sur notamment le périurbain et les territoires ruraux.
Donc il faut analyser ses forces, ses faiblesses pour préparer l'échéance principale qui est l'échéance présidentielle. Quelles conséquences de ces élections pour l'EPS en vue de la présidentielle ? – Eh bien, ça va être très compliqué en vue de la présidentielle parce qu'on voit bien, Pablo l'a très bien décrit au niveau local, il y a eu beaucoup de divisions malgré les quelques accords techniques puisque c'était le terme officiel, qui en est en plus assez ridicule, il faut bien le souligner, ça n'a pas convaincu grand nombre d'électeurs.
Ce terme, finalement, c'était symptomatique d'un parti socialiste qui n n'assume pas sa position, tant au niveau local qu'au niveau national. Parce que si Pablo l'a décrit au niveau local, hier il y avait un bureau national du Parti socialiste, donc au niveau national, et ça a été une foire d'empoigne, vous aviez Boris Vallot donc le patron des députés PS qui s'en est pris à Olivier Faure sur en fait l'absence de stratégie parce que la réalité c'est que le positionnement global du parti, des socialistes n'a pas été clair du tout. On a eu effectivement des positionnements locaux qui ont différé selon les territoires et puis on n'a pas eu de doctrine au niveau national si ce n que justement il n'y en avait pas vous savez ce qu'il ya de pire sur le fait d'avoir une mauvaise stratégie et bien c'est de ne pas en avoir du tout et la réalité c'est qu'aujourd'hui le parti socialiste est dans cette situation résultat rien n'est clair et les électeurs socialistes sont évidemment complètement déboussolés, complètement perdus, alors même que dans cette élection, LFI a été très clair.
LFI, eux, sont restés sur leur positionnement. On le voit bien. Ils ont d d'ailleurs eu des résultats qui étaient tout à fait satisfaisants sur un certain nombre de territoires.
Ils ont progressé. À Paris, Sofia Chikirou a créé la surprise au premier tour avec un peu plus de 11%. Au deuxième, elle a fait 8%, elle a perdu 3 points.
Mais alors même que le contexte national ne leur était pas particulièrement favorable, parce que par exemple il y a eu la mort de Quentin, donc grosse polémique en pleine campagne, et bien finalement, LFI a réussi à faire mieux que sauver les meubles. Vous parliez de Boris Vallot, Louis, même tonalité ce matin chez Carole Delga, la présidente de la région occitanique, on écoute. Est-ce que le Parti Socialiste, contrairement à LFI, il y a une démocratie interne ?
Hier soir, c'est très grave puisque Olivier Faure a refusé de mettre en débat ce texte et d'avoir un vote. Ce qui démontre qu'il était assuré d'être en minorité. Donc moi je redemande à ce qu'il y ait une position claire sur le projet socialiste.
Le texte dont vous parlez, c'est un texte qui...
C'est un texte qui...
Oui, j'entends ce que dit Carole Delga et ce que dit aussi Louis Morin. Mais le problème, c'est qu'on ne peut pas réduire le positionnement d'un parti à juste de savoir si, oui ou non, ils vont s'allier avec un autre parti. Parce qu'aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est que comme ça qu'ils arrivent à se définir au parti socialiste.
Leur identité se réduit à...
Alors, Carole Delga, elle dit qu'il ne faut surtout pas avec la France insoumise. Et puis Olivier Faure, il dit, écoutez, pourquoi pas à certains moments. Et Pierre Jouvet, il dit, non, en fait, le Parti Socialiste doit être en capacité de faire une proposition aux Français.
Et il ne peut pas juste dire, écoutez, on va reprendre tout le programme de la France Insoumise, c'est juste qu'on n'aime pas les cadres et les gens et leur façon de parler de ce programme. Ce n'est pas possible d'avoir juste une différence qui soit une différence de ton, une différence de Il faut que le Parti Socialiste, mais moi ça fait longtemps que je le dis, se pose la question de qu'est-ce qu'il veut proposer aux Français ? Où est-ce qu'il a envie de nous emmener ?
Est-ce qu'il a envie d'être juste ? En gros une nuance du macronisme, une nuance, une courroie pour ajuster le système dans lequel on est ? Ou est-ce qu'il a envie de faire une vraie proposition de système alternatif ?
Est-ce qu'il a envie d'être une gauche de rupture ou une gauche d'accompagnement ? Et tout ça, aujourd'hui, je ne le ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'ils proposent et c'est pour ça qu'ils sont un peu perdus, c'est pour ça qu'il y a autant de débats, c'est pour ça que Louis parlait d'électeurs ou de sympathisants socialistes déboussolés.
Oui, ils le sont, mais ils ne le sont pas de savoir si, oui ou non, il y a un accord avec la France insoumise. Ils le sont parce que, genre, le projet du Parti socialiste est tout sauf clair. – Oui.
Boris Vallot, finalement, c'est celui qui parle le mieux du résultat de ses élections municipales. il dit on a gagné des victoires mais on n'a pas gagné ces élections et finalement aujourd'hui au quasi lendemain de la mort de Lionel Jospin qui représentait la gauche plurielle aujourd'hui on a la gauche plurien la réalité comme vient de le dire Pablo c'est qu'on n'a pas de lisibilité on ne sait pas quel est leur programme alors ils ont une chance quand même aujourd'hui à gauche c'est l'effondrement du macronisme parce que ces élections c'est aussi ça qui est intéressant c'est de constater que finalement eh bien le parti d'Emmanuel Macron alors faut-il dire le parti d'Emmanuel Macron ou celui de Gabriel Attal, ça c'est un débat que je laisse à chacun le soin de trancher mais effectivement on voit bien que eh bien c'est l'effondrement total en termes de résultats à part Antoine Armand qui en plus partageait en réalité sa liste avec LR, il n'y a pas beaucoup d'histoire. Et l'humain d'Ancien et Thomas Cazenave à Bordeaux.
Et Thomas Cazenave à Bordeaux, vous avez raison de le souligner mais sinon il n'y a pas beaucoup de victoire propre au macronisme. Mais d'ailleurs c'est intéressant on pourrait se demander si le macronisme finissant va pas se réincarner, va pas renaître en fait dans ce qu'il était auparavant et donc du coup ce que je pense qu'il sera demain c'est-à-dire à la fois le parti socialiste et les républicains. Parce qu'il est totalement, le macronisme aujourd'hui est totalement miscible en fait dans ces deux forces.
Bah oui mais ça c'est ce qu'on a vu dans ces municipales, ça c'est le grand enseignement, c'est le retour au bipartisme. C'est-à-dire que vous avez une gauche qui est plus ou moins unique, qui se tape dessus etc. Mais quand même qui au bout d'un moment arrive à se réunir ou au moins les électeurs font cette réunion et d d'un autre côté vous avez une droite qui a repris un peu du poil de la bête et une droite qui a repris du poil de la bête notamment grâce à son extrême droite.
Il y a une union de fait aujourd'hui entre la droite et l'extrême droite du Rassemblement national. Juste très rapidement effectivement c'est très intéressant ce que vous dites Pablo parce que le bilan de ces municipales c'est effectivement l'hyperpolarisation du débat public qui revient alors qu'on pensait que Jean-Luc Mélenchon était balayé parce que justement il était trop radical ce qu'il élabore de manière stratégique finement depuis quelques mois qui multiplie les dérapages là encore il y a quelques jours tout blanc tout moche on voit bien qu'effectivement tout cela est réfléchi de la part de jean-luc mélenchon c'est évidemment pas de manière un dérapage un dérapage fortuit on a véritablement un débat qui se repolarise entre deux pôles qui est en train de se reconstituer et la réalité c'est qu'aujourd'hui le parti socialiste n'a pas réussi à trouver son positionnement exact dans ce débat public Et justement on va écouter ce que dit Manuel Bompard du parti socialiste était ce matin sur RTL. Le parti socialiste s'occupe de ses affaires, qu'il arrête de s'en prendre à nous, qu'il arrête de nous attaquer.
Le résultat de ces élections municipales c'est que la gauche dite traditionnelle s'affaisse et que la gauche de rupture que représente la France insoumise progresse. Moi je m'adresse aux citoyennes et aux citoyens, y compris à certains qui peuvent voter socialiste je leur dis franchement vous n'avez rien à tirer de ces gens là donc nous on va avancer pour la prochaine élection présidentielle il ya eu certes des alliances mais sont là. Après, moi, ce qui me fait marrer, mais ça vaut pour Manuel Bompard comme à peu près pour tous les partis, c'est qu'ils sont tous arrivés dimanche soir et lundi matin en nous expliquant que franchement, c'était une formidable victoire pour leur formation politique.
Que ce soit les socialistes, les insoumis, RN, tout le monde avait gagné ses élections municipales. On l'a dit, c'est l'école des fans. L'école des fans, exactement.
Donc là, bon, Manuel Bompard ne fait pas...
Il va parfaitement dans ce tableau-là. Oui, mais ce qu'il raconte, moi je suis assez d'accord avec lui, c'est-à-dire que passer son temps à taper sur la France Insoumise et à dire la France Insoumise c'est cacaboudin, on n'en veut pas, ça ne mènera pas très loin le Parti Socialiste, mais ça vaut aussi pour la France Insoumise. Parce que moi qui suis Jean-Luc Mélenchon, je regarde tous ses meetings, je regarde toutes ses prises de parole, je lis ses notes de blog, etc.
Et ce que je vois, c'est qu'en En fait, il est de moins en moins, je trouve, dans le fond. C'est-à-dire qu'il fait de moins en moins de propositions. Vous savez, avant, il faisait des grands trucs sur la mer, sur l'espace, etc.
Il faisait de l'éducation populaire de façon très costaudes. Aujourd'hui, Louis a tout à l'heure parlé de ses petites blagounettes, j'ai un peu l'impression qu'il s'est transformé en stand-upper, il fait beaucoup rire son assemblée en permanence, mais voilà, sur les questions dont il se moque beaucoup et il insulte beaucoup ses anciens partenaires de la NUPES, mais sur le fond, j'ai l'impression qu'il a un peu lâché le truc, quoi, ça l'intéresse un peu moins. C'est beaucoup plus drôle, c'est vrai, de se moquer du maire de Saint-Denis, enfin de l'ancien maire de Saint-Denis ou d'Olivier Faure qui serait une girouette, quoi. – Ce qu'il faut dire, c'est que justement cette stratégie de Jean-Luc Mélenchon est là aussi très réfléchie puisqu'il va à la recherche d'un électorat périurbain de banlieue et donc il adapte aussi son discours.
Il voit bien que ce qui marche, c'est pas tant de faire des des grands discours avec beaucoup de propositions, mais au contraire, c'est d'être extrêmement clivant, d'être très présent dans les petites phrases, dans les dérapages également, malheureusement, parce que ça fait mal à la démocratie. Moi je suis convaincu que Je pense que ce n'est pas tant le périurbain qui est brillant de ça, que genre les médias. On passe notre temps à commenter ces petites phrases de Jean-Luc Mélenchon.
Très probablement, effectivement, qu'il y a aussi une réflexion vis-à-vis des médias, mais vis-à-vis des médias, on parle à un électorat. Et la réalité, c'est que lorsqu'il fait des dérapages antisémites à répétition, il sait ce qu'il fait et il sait quel électorat est ce qu'il veut séduire en faisant cela. Il polarise le débat public à l extrême, c'est son positionnement. – Non mais j'avoue que je ne supporte pas trop aujourd'hui. – On ne peut pas douter de la volonté antisémite de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'on voit qu'il y a autant de dérapages. – Je ne supporte pas en fait lorsqu'on on associe, je vais reprendre vos mots, les gens qui habitent ces territoires périurbains et l'antisémitisme.
En fait, imaginez que parce qu'on balance des trucs antisémites à la télé ou sur les réseaux sociaux, ça va attirer un certain électorat qui habiterait dans ces zones périurbaines. J'avoue que ça m'est totalement insupportable. – Ce n'est évidemment pas ce que moi je dis, c'est tout simplement une réflexion vis-à-vis des dérapages de Jean-Luc Mélenchon qui se reproduisent et évidemment, on ne peut plus s'interroger sur ces dérapages-là, sachant que Jean-Luc Mélenchon est évidemment très fin de stratégie. – Il ne faut pas que ça soit inséré dans ce type de stratégie puisque, encore une fois, il n'y a pas plus d d'antisémitisme dans certains quartiers que dans d'autres, donc je veux dire tout ça n'a... – Ah si, pardon Pablo, mais il y a plus d'antisémitisme évidemment territorialement dans certaines zones territoriales de la France que dans d Il suffit de lire les rapports du ministère de l'Intérieur avec les chiffres de l'antisémitisme. – Les chiffres de l'antisémitisme, je suis d'accord, sont très alarmants, ils ne sont vraiment pas bons du tout, mais il n'y a pas écrit, il y a plus d'antisémitisme dans telle ville que dans telle autre ville.
Je suis vraiment – Vous avez les faits par département, Pablo ? – Oui mais alors ? – Vous voyez bien qu'il y a une géographie territoriale qui démont qu'il n'y avait pas l'épargne dans le quai. – On va parler de ce qui se passe à droite, où là aussi les regards sont tournés vers 2027.
Edor Philippe a confirmé hier soir sa candidature mais il a des interrogations, tout comme Gabriel Attal sur la ligne des Républicains. On va l'écouter, il était hier soir au 20h. Je travaille avec Bruno Retailleau, je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais j'essaie de faire en sorte que nous puissions nous parler.
Ce que je constate, c'est qu'il a réintroduit, en tout cas il a paru réintroduire un doute sur la La ligne tactique, idéologique et politique des Républicains. Elle a été corrigée par le président Larcher et par d'autres. J'espère qu'elle ne bougera plus.
Est-ce que ces municipales ont fait naître un flou ou pas sur la ligne des républicains dans son rapport avec le rassemblement national et reconquête louis alors un flou je sais pas ce qui est sûr c'est qu'effectivement le positionnement de bruno rotailleau a rebattu un un peu les cartes par rapport à ce qu'il y avait auparavant. C'est-à-dire, tout simplement, ne pas prendre position pour Christian Estrosi à Nice, puisqu'on ne parle essentiellement que de cela. Sans prendre position pour Éric Ciotti. – Sans prendre position, et vous avez raison de le souligner pour Éric Ciotti, et même en prenant une certaine distance, puisqu'il a souligné par ailleurs qu'Éric Ciotti avait troublé le jeu, qu'il n'avait participé à la division de la droite, donc en prenant une réelle distance vis-à-vis d'Éric Ciotti, effectivement ça montre un trouble au sein du positionnement que l'on pouvait connaître traditionnellement à droite.
Ce qu'il faut souligner par ailleurs, c'est que vous avez également le parti Reconquête avec notamment Sarah Knafo, qui œuvre plus que jamais pour l'Union des droites avec sa candidature à Paris, qui n'était destinée qu'à cela. Sarah Knafo savait très bien qu'elle n'allait pas gouverner Paris. Elle savait très bien qu'elle n'allait pas gagner la ville.
Mais ce qu'elle voulait, c'était tout simplement forcer la droite et donc la candidature LR, en la personne de Rachida Dati, à faire une union. Elle n'y est pas parvenue, mais en tout cas, elle a démontré qu'elle pouvait peser dans le débat public et qu'aujourd'hui, si la droite traditionnelle voulait gagner les prochaines élections, elle ne pouvait pas faire l'économie. – Et est-ce que ça annuit, vous qui avez suivi de près la campagne de Rachida Dati ?
Est-ce que ça annuit à Rachida Dati ? Est-ce que ça explique en partie son score ou pas ? – En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça a été compliqué pour Rachida Dati au second tour de faire face aux attaques de la gauche qui l'ont présenté comme étant la candidate d'extrême droite parce qu'elle avait obtenu le soutien de sarah knaffo alors même que elle n'a pas fait d'accord avec sarah knaffo mais en tout simplement en ayant le soutien d'eux elle est apparue comme étant la candidate d'extrême droite auprès d'une partie de l'électorat de gauche qui s'est sur mobilisé lorsque vous regardez réellement le changement de vote que vous avez eu entre les deux tours à Paris.
La réalité, c'est que vous n'avez pas eu de report de vote massif de l'électorat de centre-gauche Bonazel vers Emmanuel Grégoire, mais vous avez eu une surmobilisation de l'électorat de gauche traditionnel parce que justement il y avait la crainte d'un candidat de droite soutenu par l'extrême Oui, ce qu'on voit avec Rachida Dati, mais comme avec beaucoup de cadres des Républicains, c'est que quand même, il faut appeler un chat un chat, il y a une résistance à cette alliance qui pourrait exister entre la droite traditionnelle et l'extrême droite du Rassemblement national. Quand on écoute Gérard Larcher, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, ça freine des cas de fer et ça dit non. D'ailleurs il y a eu des exclusions de plusieurs personnes membres des LR qui avaient voulu faire des alliances au niveau local pour ces municipales avec le Rassemblement national.
En revanche, il y a et ça on le voit dans les études d'opinion, il y a une réunion des électorats. Il y a des électorats que ça soit du côté du Rassemblement national mais aussi du côté des des sympathisants LR, une volonté de faire des alliances, de tisser des liens avec le Rassemblement national si ça permet après de remporter des élections notamment face à la gauche que de toute façon ils mettent dans un grand sac qui s'appelle l'extrême-gauche et donc et ça je moi je me demande en fait jusqu'à quand d'ailleurs rachida datti elle est un peu le témoin de sa partie elle a lutté en fait pour ne pas accepter la main tendue par Sarah Knafo, qui pourtant, je pense, était plus ou moins demandé par une partie, y compris de ses électeurs, pour remporter Paris. Et elle a résisté et elle a dit non.
Alors au début, elle a dit, « Je vais prendre des gens sur la liste, mais ceux qui sont républicains. Mais je ne peux pas faire une annonce avec... » – Il faut avoir suivi la campagne de l'intérieur.
Elle n'a jamais, à aucun moment, voulu prendre des colistiers de Sarah Knafo. – Si, elle l'a dit sur Sur ces news, elle dit « Je viens prendre les anciens républicains, mais je ne prendrai, je ne ferai jamais d'annoncer avec reconquête. » Elle n'a jamais à aucun moment voulu prendre de candidat.
Si vous voulez. Mais elle a résisté à Donc, elle a résisté à cette demande et finalement, elle a fini par perdre parce qu'elle a quand même laissé un flou, etc. Pareil, Bruno Retailleau, en fait, il laisse un flou sur Estrosi, Ciotti, il laisse un flou.
Combien de temps ça va durer vu que les électorats poussent à ce rassemblement. J'espère que les cadres LR travailleront leurs sympathisants à refuser ces alliances de la honte qui pourraient exister à l'avenir. Parce que notamment, on pense à 2027.
Est-ce qu'en 2027, le candidat ou la candidate des LR apportera son soutien au deuxième tour à Jordan Bardella – Et Marine Le Pen, justement, on va voir ce qu'elle dit de cette union des droites qu'elle était ce matin sur France Inter. – Pas l'union des droites, mais même si Cioti y croit, que j'aime beaucoup par ailleurs et pour le pour lequel j'ai beaucoup d'amitié, je ne crois pas à l'union des droits. Moi, je crois à l'union des Français, à l'union de l'ensemble du peuple français.
C'est ça qui en réalité nous permettra de sauver le pays. La présence est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple tout le peuple et donc il n'est pas question de s'adresser exclusivement aux électeurs de droite pas d'union des droites dit marine le pen elle en appelle aux électeurs oui c'est assez assez C'est curieux parce que finalement, c'est un positionnement qu'elle a déjà depuis longtemps, Marine Le Pen, d'en appeler aux électeurs, de ne pas vouloir positionner son parti comme étant à partie de la droite radicale, mais comme étant à parti hors du spectre politique, mais c'est un positionnement qui a montré qu'il ne marchait pas par le passé. – Mais ce n'est pas un peu le positionnement de Bruno Retailleau aussi, d'en appeler aux électeurs, de dire jamais d'accord de parti, on appelle les électeurs à nous rejoindre ? – Oui, alors ça a été aussi un positionnement de Bruno Retailleau, effectivement, il ne voulait pas faire d'accord de parti.
La réalité, c'est qu'aujourd'hui, là aussi, on parlait de la situation de la gauche tout à l'heure, mais le problème est identique à droite. C'est-à-dire que pour gagner, ils n'ont pas la recette miracle et chacun y va de son positionnement. On a par exemple Laurent Wauquiez qui lui a appelé une candidature unique, d'Edouard Philippe à Sarah Knafo.
Donc on voit bien que la petite musique de l'Union des droites est en train de progresser dans le débat public. Ce qu'il faut souligner, c'est qu'il y a encore un an avant la présidentielle et que tout est ouvert pour le moment. On ne sait pas exactement comment cela va se passer, mais ce dont on est à peu près certain, c'est qu'il va y avoir une recomposition du paysage politique d'ici là, parce qu'on voit bien que la situation actuelle de la répartition du paysage politique n'est pas tenable dans la durée.
Aujourd'hui, ces résultats avec, on en a parlé tout à l'heure, l'échec du macronisme mais aussi la progression du RN qui est passée de 22 mairies à 74 fois 3. Alors 74, ça reste modeste, me direz-vous, mais enfin, il y a quand même une une progression qui fait que le paysage politique ne sera pas le même en 2027 qu'il ne l'était en 2022 ou en 2017. – Un dernier mot, Palo, avec un risque de fracture chez les Républicains.
On a Laurent Wauquiez et David Lissnard qui appellent à un candidat à l'ange qu'à reconquête. Ce n'est pas le cas, évidemment, de tous les républicains. Ah oui, hier, ils ont fait une grande réunion aux Républicains.
Je pense que ça va encore durer pendant longtemps, leur petit cirque. Mais le problème, c'est que, comme pour le Parti socialiste, tant qu'ils ne sauront pas exactement ce qu'ils ont à proposer aux Français, ça ne sert à rien de vouloir dessiner un périmètre. Ce périmètre n'a aucun sens.
Ok, la droite, si vous voulez, elle peut aller de...
Il y en a même, Darmanin a dit que ça pouvait aller de place publique jusqu'à Sarah Knafo, on peut mettre tout et n'importe quoi dans un panier qui n'a pas d'identité. Donc tant qu'ils n'auront pas construit leur proposition aux Français, est-ce que ce sont des néolibéraux ? Est-ce que ce sont des conservateurs patriotes, nationalistes, je ne sais pas quoi, qui trouvent ce qu'ils veulent mais avant de construire le périmètre, qu'ils construisent une identité ?
Merci Pablo, merci Louis. Mais oui et puis on aura l'occasion évidemment d'en reparler. Merci beaucoup à tous les deux, merci à tous de nous avoir suivis.
A 15h le retour des questions d'actualité au gouvernement et nous on se retrouve demain. Très bonne journée.
Édouard Philippe