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interviewLCP (sur YouTube)· 13 octobre 2022 33 min

Simone Veil et l'IVG : un combat toujours d'actualité ? - Ça vous regarde - 12/10/2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va à présent ouvrir une page spéciale consacrée à Simone Veil il y a Simone le voyage du siècle sort en salle aujourd'hui c'est un film important qui montre combien tous les combats de Simone Weiss sont plus que jamais d'actualité la comédienne Elsa Zilberstein qui incarne Simone Veil à l'écran il est exceptionnel vous allez le voir elle nous rejoint dans un instant avec le réalisateur Olivier Dahan mais aussi avec Jean-Louis Debré et Aurore berger on les accueille tous ensemble juste après l'invitation signée ce soir elles amont d'agara si on vous invite Elsa Zilberstein et Olivier Dahan c'est parce que vous avez décidé de raconter une figure du 20e siècle une histoire française un destin hors du commun pour vous Simone Veil méritait un grand film alors Elsa Zilberstein pour incarner cette icône vous avez travaillé sa voix ici à l'Assemblée nationale la voix de Simone Weil c'est celle qui a défendu le droit l'avortement la parole est à Madame le Ministre de la Santé je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femmes je m'excuse de le faire devant cette assemblée presque exclusivement composée d'hommes aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l'avortement il suffit d'écouter les femmes nous voulons mettre fin à l'avortement clandestin une voix de femme façade des hommes parfois très hostiles certains n'hésitant pas à comparer l'avortement au chambres à gaz barbarie organisée comme elle le fut hélas il y a 30 ans par le nazisme en Allemagne que peut-il y avoir à ce moment-là dans la tête de celle qui a survécu à l'horreur des camps de concentration publiquement elle n'a alors jamais évoqué son passé elle le fait lors de l'inauguration d'un hôpital presque malgré elle [Musique] la France apprend que Simone Veil est une rescapée un passé que la femme politique évoque avec force en 1979 quand le Front national perturbe un de ses meetings [Musique] [Applaudissements] oui très survécu la pire que vous avez fait de mettre le bordel [Musique] [Applaudissements] [Musique] Simone Veil consacrera sa vie à témoigner témoigner pour ne jamais oublier l'horreur de la Shoah bonsoir Elsa liberstein et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ici à l'Assemblée nationale là où d'ailleurs vous avez tous les deux tourner une partie du film dans l'hémicycle du Palais Bourbon et là où Simone Veil est entré dans l'histoire bonsoir Olivier Dahan merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation pour ce beau film dont vous êtes le réalisateur on va revenir avec vous sur le débat sur l'IVG de 1974 75 qui a été d'une violence inouïe dans l'hémicycle et la manière dont vous le mettez en scène bonsoir Jean-Louis Debré vous êtes un peu chez vous ici on est ravi de vous retrouver ancien président de l'Assemblée nationale merci d'avoir accepté d'évoquer Simone Veil que vous avez rencontré tout jeune vous allez nous raconter d'ailleurs vous en parler Simone Veil est une des femmes qui ont réveillé la France dans votre livre chez Faya et d'ailleurs dans votre spectacle qui je crois cartonne dans les Sun les meilleures scènes de France c'est j'ose dire enfin bonsoir robergé présidente du groupe Renaissance il y a des députés à l'assemblé pour qui Simone Veil est un modèle qui mène la source de l'engagement en politique et je crois que c'est votre cas on va en parler avec vous et vous avez d'une certaine façon envie de continuer son combat avec une proposition de loi Elsa et le Bersheim c'est un projet que vous portez depuis des années vous êtes à l'initiative de ce film pourquoi c'était si fondamental et presque envie de dire si viscéral pour vous d'incarner Simone Veil au cinéma déjà parfois des fois on n'explique pas toujours les choses de manière concrète et précise je crois que c'est la rencontre avec elle qui m'a transformer ému et chamboulé vraiment j'ai eu la chance de la rencontrer plusieurs fois et au fil de nos rencontres je me suis dit assez vite il faut un grand film sur cette femme peut-être parce que ce modèle de résilience de puissance [Musique] d'incandescence de vibrants de vibrations et ce modèle de survie me fascinait et je me suis dit elle est la France elle est elle est la France en fait elle représente un tel modèle de courage qu'elle était après je me suis plongée dans une vie et je me suis dit mon dieu c'est c'est la petite histoire dans la grande histoire elle parle d'elle qui vient de l'horreur qui vient de l'enfer de de l'ignoble pour aller vers la lumière et pour et pour transformer finalement ça survie et transformer tout ce qu'elle a vécu en fait je disais que c'était un film important parce que il va sortir quasiment au moment où les derniers survivants la Shoah s'éteigne et elle dit vous vous dites j’étais et plus personne ne pourra dire j'y étais et plus personne ne pourra dire voilà ce qui fut c'est aussi pour ça qu'il fallait le faire pour transmettre cette mémoire oui c'est un film aussi se faire sur la mémoire d'ailleurs sur notre passé notre avenir comment on transforme le passé comment qu'est-ce qu'on apprend du passé ou pas c'est c'est au travers elle qu'on parle du siècle donc je crois que c'était aussi peut-être par rapport à ma famille inconsciemment j'avais envie de oui mais pas que en fait c'est je pense c'est assez impalpable pourquoi on a envie en tout cas je pensais que c'était une femme hors du commun peut-être pour la transmission quand même et pour tous ces combats et de me dire c'est une femme hors du commun qui s'est battue aussi pour la dignité des êtres contre les injustices et sa manière la manière qu'elle a eu de se battre sans être une femme politique pure accrocher à son petit pouvoir mais une femme hors norme qui s'est toujours battue pour les autres et pour le respect des droits de l'homme et ça c'est une dimension assez importante je vous dirais d'ailleurs comment on se prépare un rôle pareil puisque c'est pas si c'est évident Olivier Dahan il y a un peu un fil rouge quand même dans le film c'est que cette parole des survivants au fond elle hante Simone Veil systématiquement cette histoire lui est ramené est-ce que c'est aussi parce que après guerre la parole n'était pas possible elle était tabou il voulait parler les survivants et on les a signé au silence et on voit ça dans le film pratiquement tout du long j'ai voulu montrer ça effectivement dans le film quelque chose qu'on voit un peu souvent en fait qui était la chape de plomb qui s'est abattue sur les sur les ceux qui sont revenus et qui étaient en gros ne pas parler en fait tout simplement parce que l'État était avancé et pas revenir même sur le passé très très récent et donc pas une interdiction mais la société a fait que on avait pas le droit de parler non effectivement on n'a pas le droit les Français ne pouvaient pas entendre en tout cas pas tout de suite et donc les gens se sont conformés à ça en fait plus ou moins en fait alors c'est un film qui est un peu mosaïque c'est pas du tout un biopic classique puisque c'est à la faveur de l'écriture de ces mémoires que Simone Veil revit des moments des flashbacks fondateurs de sa vie on est à l'Assemblée nationale c'est impossible de pas évoquer c'est une salinaugurale tout de suite on est 1974 début 75 et puis à ce débat alors là racontez-nous parce que c'est d'une violence mais d'une violence inouïe d'une certaine façon les camps la rattrape à ce moment-là dans l'émission j'ai juste pris tous les relevés officiels et il n'y avait que malgré tout à apprendre c'est quasiment verbatif toutes les attaques bien sûr il y a le texte que fait que dit Elsa en Simone Veil qui dit le texte effectivement on a que les archives de Simone Veil on n'a pas le contre le papa les débats filmés des députés comme quand je me documentais beaucoup pour écrire ben j'ai lu effectivement c'était hallucinant c'était d'une violence extrême c'était tous les cousons de permis et c'était c'était comment dire par exemple de la poste c'est pas bon on la compare à un médecin nazi dans l'hémicycle avec cette loi il y a une phrase qui est lancée si les embryons sont à vos yeux désagrégresseurs et bien ses agresseurs vous accepterez madame qu'il soit jeté au four crématoire voilà Aurore berger ce qu'on disait il y a quoi une cinquantaine d'années c'est qu'est-ce que je raconte non il y a 20 oui 40 oui une cinquantaine d'années un peu moins de 50 ans j'ai eu la chance de voir le film et j'étais très frappé à la fois par la pudeur avec laquelle son histoire est racontée et aussi à quel point on la redécouvre parce qu'en fait on a tous une image un peu de Simone Veil on a tous un morceau de sa vie qui nous touche ou qui nous parle plus singulièrement que notre et revoir son parcours de magistrate par exemple ma particulièrement frappée et à quel point ça fait écho aussi par rapport à ce qu'on vit ce qui est certain c'est que on parle beaucoup depuis cet été des débats qui sont des débats agités qui peuvent être violents à l'Assemblée nationale quand on est au cœur de l'hémicycle on ressent cette emprise physique c'est sans commune mesure avec ce qu'elle a subi avec ce qu'elle a travaillé à transformer parce qu'en fait c'est ça qui est frappé neuf femmes à l'Assemblée contre 480 hommes et c'est vrai que la violence qu'on a regardé avec Olivier ce qu'on lui a dit on l'a réduite à son rang de femme et de déporter et on lui en a foutu plein la gueule et la force avec laquelle elle s'est relevée et qu'elle a vaincu grâce d'ailleurs à Antoine veuille qui a été merveilleux et qu'il l'a aidé avec l'audius petit et la Ferrand il a renversé le travail qu'Antoine veuille a fait aussi par derrière c'était assez hallucinant mais c'est vrai que c'est étonnant de voir la violence je sais pas comment c'est aujourd'hui on connaît tous cette photo où elle a ses mains plongée et en fait pas du tout elle est juste fatiguée il faut pas trop généraliser car il faut jamais oublier que la loi a été votée par 200 quatre voix contre 189 après des débats d'une violence mais on était habitué à Assemblée nationale et à la Chambre des députés avant à ses débats et violence reprenait tous les débats donc ce qui est très important c'est qu'il y a pas une Simone Veil il y a plusieurs Simone Veil il y a d'abord cette femme qui avait courage avec détermination avec dignité à incarner la déportation des Juifs de France à un moment où on en parlait pas oui il fallait pas parler ou c'était tabou et là elle a mené un combat pour l'histoire et pour l'avenir combat pour l'histoire pour qu'on oublie pas ce qui s'est passé mais pour que l'avenir n'oublie pas cette histoire vous-même vous l'avez rencontré très très jeune vous connaissiez la famille d'Antoine les poux dessus et puis je me suis première fois que j'ai rencontré je devais avoir 14-15 ans elle m'a dit qu'est-ce que tu veux faire et je dis je veux devenir magistrat parce que je suis venu et mais c'est très bien moi aussi je suis magistrat et c'est le premier mot que j'ai entendu et après ce qui serait frappant dans cette femme quand on regarde notre histoire il y a très peu de personnages qui émergent 30 ans ou 40 ans après ils sont partent dans l'oubli du temps sauf une femme qui est la deuxième femme en France ça va être ministre à temps plein à plein exercice après Madeleine chapeau point pinceau s'appuie sur la quatrième avant on avait des secrétaire d'État c'est la première fois et cette femme qu'on connaît uniquement parce qu'elle a incarné cette déportation tout d'un coup elle va forcer l'admiration de ses adversaires et de ses amis je reprends la phrase parce que avec courage sans ultrances avec ma 113 humaine elle a fait passer cette loi à l'Assemblée puis au Sénat et puis un troisième personnage parce que cette femme qui a vécu la guerre comme personne ne peut l'avoir vécu sauf des familles elle va en tant que présidente du Parlement européen vrai pour la réconciliation entre les Allemands et les Français la femme en fait elle est féministe elle est féministe sans avoir été MLF sans forcément être de gauche il y a un personnage très important dans le film c'est la mère de de Simone Yvonne à qui elle doit tout en fait elle doit se cette volonté farouche de s'émanciper de travailler d'être indépendante elle lui fait découvrir Louise Weiss et ça s'est formidable pour tous ceux qui connaissent pas qui vont découvrir c'était qui cette Simone qu'on voit ici sa mère une femme extrêmement importante pour elle elle a toujours l'impression que sa mère est plutôt les rendre plus douce plus compréhensive qu'elle et d'ailleurs Marceline Loridan et parle beaucoup de la mère de Simone quand elles sont à birkana elle dit qu'elle était tellement rassembleuse généreuse merveilleuse Simone avait toujours l'impression que sa mère était mieux qu'elle et quand elle perd sa mère dans les camps voilà c'est sa blessure elle ne s'en remet jamais non seulement la blessure des camps comme elle disent les filles les filles de birkana au restent à birkana elles sont comme mortes une partie d'elle qui est morte mais cette mère qui lui a transmis le goût de l'effort du travail lui disant moi j'ai pas pu faire ce que je voulais j'ai pas pu faire mes études enfin devenir chimiste ou biologiste donc toi il faudra que tu te battes et que tu te travailles pour être indépendantes et elle lui a transmis ça très jeune alors que c'est c'était une époque où les femmes travaillaient pas donc c'était vraiment d'une modernité hallucinante et c'est vrai que cette mère est fondatrice et et à 97 ans ça secrétaire me disait qu'elle toujours de moments à 87 ans encore ouais il y a une scène très forte d'ailleurs qui qui raconte comment la première fois elle parle des camps dans une interview rester célèbre et elle dit au fond je vais peut-être plus dur que ma mère et ma sœur qui n'ont pas pu résisté il y a une intégrité morale très très forte aussi de Simone Veil illustrations quand elle est ministre de la Santé confrontée au premier malade du sida regardez donc comment ça va se passer alors je vous explique la rédaction du journal veut commencer le 20H directement sur l'image de cette porte vous serez déjà à l'intérieur prétendument en train de parler à un malade du sida on vous donnera un signal vous sortirez et vous pourrez donner votre discours en direct et après on lancera les titres et je comprends pas bien en fait donc vous êtes en train de me dire qu'il n'y aura pas de malade dans la chambre non avec vous dans la chambre c'est symbolique en quelque sorte j'ai besoin de vérité je veux pouvoir parler avec un vrai malade dans une vraie chambre au moins pendant 20 minutes avant mon intervention et être en tête avec lui est-ce que c'est clair on ne mentira pas vide on pensait que pour votre confort il était préférable mais je m'en fiche de mon confort monsieur je préfère être dans l'inconfort que dans le mensonge est-ce que c'est clair on va trouver une solution attendez je vous en prie voilà il y a tous ces mauvaises dans cette scène je préfère la confort que d'être dans le mensonge elle peut être dure aussi elle était je pense qu'il fallait qu'elle soit dur je pense qu'il faut être dur je pense en réalité quand on s'oppose comme ça d'une manière enfin comment dire en tant que femme en tant que politique aussi il y a un moment donné pour faire passer ses idées j'imagine qu'il fallait qu'il fallait être dur et en même temps elle était quand même nourri d'une grande grande humanité également mais simplement la carapace c'était je pense très épaisse effectivement Jean-Louis Debré c'est vrai que souvent on entendait les politiques oh là là Simone Veil comme grand allié Jacques Chirac qui lui a mis et en même temps ils ont pas toujours été alliés en politique vous savez on n'est jamais très longtemps amis ou très longtemps adversaire mais c'est pas ça mais le souvenir que j'ai dans ma dans ma tête de Simone Veil c'est une femme extrêmement digne et on a le sentiment qu'elle porte en elle une souffrance qui ne peut pas s'effacer et elle ne peut pas s'effacer et dans son action contre le sida dans son action contre les conditions d'hébergement des détenus il y a un mot qui revient ce sont des êtres humains et elle qui a vu la mort vu la mort de sa famille qui a vu le noir arriver il y a un espèce de sursaut même si ils sont pas bien ce sont des êtres humains qui ont le droit au regard et à une certaine compassion elle faisait pas de la politique pour pour elle-même ça c'est une ce que je disais en fait ce qui est troublant et magnifique et fou c'est justement comment se départ de vie à conditionner tous ces choix ensuite et ensuite et cette bataille pour la dignité en disant ce sont des êtres humains on peut pas laisser les gens comme ça quel dans leur faute quel que soit en prison ce que les gens ont fait je me battrai jusqu'au bout quand elle va en Yougoslavie et qu'elle parle pour la Yougoslavie et qu'elle dit qu'est-ce qui se passe que fait la Croix-Rouge en fait il y a une bataille profonde quelqu'un me racontait une anecdote je crois que c'était 12,tublique en général il me raconte on lui raconte ce qui se passe à Sarajevo elle dit je pars tout de suite ils ont pris un avion le soir même ils sont allés donc c'est quelqu'un qui s'indigne et ça c'est un dignation elle est essentielle et avec audace et sans peur elle va pour en tout cas regarder les gens avec une empathie et une et un regard qui lui est propre je trouve même si ça va à l'encontre d'une idée admise parce que quand elle va s'en souvient s'élever contre la condition des détenus en qu'est-ce qu'on dit également on les prisons ces trois étoiles non attention ce sont des êtres humains et peut-être demain a le droit à être regardé être entendu quel que soit les fautes qu'il a commises cette passion l'être humain la capacité à s'indigner on parle beaucoup d'indignation aujourd'hui dans notre époque est-ce que c'est la même je pense qu'on a peut-être une indignation qui est parfois plus facile que les combats qu'elle a pu mener parce que l'indignation n'était pas facile quand il s'agissait de dénoncer les conditions carcérales à l'époque quand il s'agissait de monter à la tribune pour justement les droits humains avec ce fil rouge tendu en permanence sur la question de la dignité humaine quand on parle aujourd'hui de la question des droits des femmes vous voyez bien que malheureusement parfois on en parle pas justement sous ce prisme là de la capacité à se dire qu'en fait c'est un continuum sur la manière avec laquelle les droits humains doivent être appréhendés dans une société et je pense que elle elle avait cette force là de Constance en fait il y a un moment il y a rien qui se casse dans son parcours tout est lié tout est cohérent tout est constant et donc à un moment c'est aussi ça dans les reconnaît d'intransigeance mais c'est aussi un transgengeance morale qu'elle avait évidemment mais du coup que chacun lui reconnaît y compris ce qu'ils l'ont ardemment combattu personne ne pouvait nier l'intégrité qui était la sienne et encore une fois le combat qu'il animait viscéralement pour reprendre alors on va parler de l'actualité de ses combats est-ce que c'est vrai quand on les met bout à bout c'est fou en fait elle avait tout compris c'est à dire que le féminisme elle y était de plein pied lentilles totalitarisme l'antifascisme la lutte pour les valeurs pour la démocratie et l'Europe on y vient le féministe c'est l'égalité entre les hommes et les femmes c'est pas un être unique qui est l'homme était-il la femme non elle considérait que les êtres humains regardez mes chers collègues mesdames messieurs c'est un très grand honneur que vous m'avez fait en appelant à la présidence du Parlement européen [Musique] aussi [Musique] l'émotion qui est la mienne en prenant place à ce fauteuil est-elle plus profonde que je ne serai l'exprimer j'ai exprimé la gratitude que nous devons avoir à l'égard de Louise Weiss qui a si bien guidé nos premiers pas vous me permettrez d'y revenir d'un mot sans vous formaliser que je cite la paraéminente qu'à la prise dans toutes les luttes menées pour l'émancipation des femmes est une grande espérance parce qu'elle est le bastion de la démocratie et de la liberté comment ne pas être conscient de la nécessité de nous unir pour nos épaules et les uns les autres et résister ainsi à tout retour du totalitarisme et la liberté de ses combats aujourd'hui ce qu'on disait souvent un olivier c'est que discours ouais malheureusement tout est discours ils auraient pu être écrit il y a deux mois afin c'est impressionnant l'écho actuel entre l'avortement l'Europe le totalitarisme que vous disiez c'est fou comme le film n'est plus un film qui parle d'une époque le film parle de nous aujourd'hui et ça c'est assez fou il y a comme comme si c'était un écho à incarner un rôle pareil avec le souci aussi de dire des choses sur aujourd'hui ça c'est Olivier qui écrit le scénario donc moi en l'occurrence comment on y arrive on se prépare comment le préparation ah ça c'est encore autre chose c'est un long chemin la préparation c'est un an de préparation qui doit partir des pieds pour arriver dans mon corps pour que j'arrive à l'incarner ne plus imiter en tout cas à la voir comme une seconde nature comme une seconde peau essayez de que chaque jette chaque vibration chaque regard j'ai tellement regardé de documentaires de documents sur l'inna Media Pro tout le temps tout le temps tout le temps je parlais comme elle je marchais comme elle après intégrer des mouvements et des choses qui je voulais disparaître enfin en étant là forcément quand tu es actrice ou juste d'être là à 1000% pour l'interpréter mais moi m'effacer devant elle et la faire arriver en moi je peux pas dire parce que c'est facile de quitter un rôle pareil non mais je cherche pas à le quitter en fait j'ai elle vous accompagne il y a des parties d'elle qui sont encore là et puis ça part quand ça part et puis elle m'a beaucoup donné aussi dans sa puissance je voudrais qu'on revienne sur ce qui se passe justement le fond de l'air de l'époque quand on voit aujourd'hui que les figés de Simone Veil est taguée de croix gammée pas seulement son portrait mais quand on voit des étoiles jaunes revenir Aurore berger dans les cortèges contre le pas sanitaire ou même dans le mouvement des gilets jaunes il y a eu aussi cette polémique plutôt maladroite dans le Val-d'Oise ou un parc un parc Simone Veil a été regardé décorer si j'ose dire et du plus mauvais effet le panneau a été a été retiré qu'est-ce qui se passe Aurore berger est-ce que est-ce que ce passé qui ne passe pas est encore là omniprésent je crois que malheureusement il y a des combats qui sont un peu intemporel je pense qu'on tour de ce plateau on serait tous heureux et satisfait de se dire que le combat contre l'antisémitisme est un combat qui est derrière nous comme un certain nombre d'autres combats évidemment je crains que malheureusement ce ne soit pas le cas et qui faille avoir la lucidité de le regarder en face et de se dire que il revient que malgré tout il revient peut-être il entretient que certains l'entretiennent un peu tout le monde entretien parce que c'est quelquefois une façon de faire une sorte de variable d'ajustement même politique quelquefois je trouve je trouve qu'on on se sert trop de ce sujet là aussi en politique aussi pour pour servir d'autres buts en fait donc et ça quelle que soit en réalité les parties j'entends trop souvent personnellement parler d'antisémitisme des choses comme ça de sur les chaînes d'infos ou sur non pas pour le combattre mais pour s'en servir justement pour se positionner pour pour se donner une posture quelquefois pour le pour le pire je voudrais vous montrer une mosaïque de dirigeants politiques de pays dans lesquels le droit à l'avortement est remis en cause à différents degrés les États-Unis avec Donald Trump puisque il est à l'origine de la nomination des juges de la Cour suprême qui ont interdit ou la possibilité d'interdire à différents états le recours à l'avortement Georgia Meloni qui vous restreinte son accès ou en tout cas certains de ces parlementaires en Italie je pense aussi à Chypre il y a de Polonais aussi morachevski ou encore Victor urban en Russie et bien sûr il jaillir bolsonaro est-ce qu'il est menacé ce droit dans notre pays Aurore berger est-ce que c'est pour ça que vous voulez le sanctuariser je pense qu'il faut pas considérer que c'est un acquis inébranlable parce que ceux qui ont considéré que c'était le cas notamment aux États-Unis se sont réveillés en voyant qu'en fait il y avait eu un travail extrêmement patient extrêmement organisé des mouvements conservateurs qui confondu la Cour suprême à prendre une décision d'une brutalité sans nom qui fait qu'aujourd'hui encore une fois on a dans ce qui est supposé être la plus grande démocratie au monde les États-Unis des femmes qui ne peuvent plus avoir accès à l'avortement sauf à prendre le risque d'année de prison des médecins qui ne peuvent plus pratiquer librement donc je crois que aujourd'hui moi j'ai l'honneur d'être parlementaire et quand on a cette responsabilité et qu'on sait qu'on a la possibilité à un moment de sanctuariser ce droit en l'inscrivant dans notre Constitution je pense qu'on a pas le droit de ne pas le faire parce que sinon peut-être que ça n'arrivera jamais et tant mieux si ça n'arrive jamais mais en quelques années quelques mots sur des avortements de des avortements de convenance elle est revenue sur ses parents quand on dit qu'on va des rembourser enfin on peut ne pas vouloir pour ne pas inquiéter délibérément ou pour se donner une image plus respectable essayer de trouver des chemins de traverse pour ne pas dire que frontalement et puis derrière on voit des incises progressifs qui sont faites qui confortent ceux qui clairement veulent en finir avec l'IVG et on a pour la première fois aujourd'hui au sein de notre émission au sein de la sonnationale des députés rassemblance nationale qui ont été élus et qui disent ce qui était dit à l'époque qui disent que l'IVG est un génocide de masques qui parle de Shoah donc il faut avoir ça en tête et je pense que ça c'est notre responsabilité de le combattre et donc de l'inscrire dans la Constitution puisque nous on en a l'opportunité j'ai envie Debré à toucher à constitution ça devient illisible il y a une déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui prévoit l'égalité la dignité et la Constitution c'est pour l'organisation des pouvoirs publics alors si on en revient de ces vieilles traditions où on met tout pourquoi pas mettre l'antiraptisme antisémitisme et tout ce que je veux dire c'est que soyons forts le la lutte contre l'avortement le racisme la xénophobie soir de France histoire des hommes les uns contre les autres ce sont des moments de de de fièvre où on lui on voit des phénomènes de racisme de xénophobie d'antisémitisme la réponse est une réponse collective c'est que on apprenne dans les classes dans les écoles ce que c'est que la liberté ce que c'est que la dignité de l'homme et que la télévision essaye de montrer c'est parce que quel est l'enseignement de Simone Veil c'est une femme qui connaissait parfaitement la conjoncture politique économique et sociale et qui disait mon combat est un combat pour l'histoire pour qu'on n'oublie pas mais c'est pas c'est un combat pour l'histoire pour préparer l'avenir alors si on commence parce que c'est trop facile les politiques on l'a mis dans la Constitution à débrouillez-vous mais c'est pas ça il y a un certain nombre de valeurs qui sont des valeurs de respect de la personne humaine de respect de la femme et que l'avortement fait partie l'interruption volontaire de grossesse fait partie Aurore berger j'ai vu voilà que vous n'en reveniez pas je savais pas donc par rapport à ce que vous dites quelque part je comprends qu'elle me qu'elle dise il faut que ce soit inscrit dans la constitution même si comment regarder la Constitution ça fixe l'organisation il y a la déclaration le préambule et l'organisation des pouvoirs publics la Constitution c'est l'organisation des pouvoirs publics dans l'hémicycle puisque Aurore berger va déposer cette proposition de loi [Musique] discuter de ça il y a longtemps c'est fascinant de voir que c'est un éternel recommencement elle pensait de notre époque je me permets jamais de penser de dire ce qu'elle aurait pu penser je parle pas pour elle après je peux dire qu'elle manque qu'une figure comme ça justement qui est pas accroché à son poste politique ou à ses ambitions personnelles oui ces indignations manquent sa présence manque tout ce que je peux dire c'est sûr merci beaucoup merci infiniment d'avoir participé à ce débat Simone la traversée d'un siècle c'est le voyage pardonnez-moi le voyage du siècle je voudrais signaler le livre qui a été coordonné par le documentariste écrivain David Teboul qui est merveilleux Simone et ses sœurs je suis sûr que vous le connaissez Madeleine d'ailleurs Milou et dans le film peut-être un mot sur elle parce que c'est aussi elle perd sa sœur en 1952 alors qu'elle vit à Stuttgart elle est repartie vivre en Allemagne avec Antoine veille et sa soeur vient la visiter et elle repart à un accident de voiture c'est une deuxième un deuxième drame enfin elle a traversé un autre enfant voilà après et un dernier mot peut-être sur Antoine veille parce qu'Antoine veille au départ c'était lui qui devait être dans la lumière c'est lui qui devait faire de la politique Aurore Bergé Antoine veille il était moderne il a essayé mais devant le charisme devant ce courage de sa femme il a su bien avant l'heure se mettre en retrait je sais pas si c'est mis en retrait c'est à dire qu'à un moment il a fait un choix en conscience qui était de lui permettre à elle de réaliser ce que peut-être lui-même n'aurait pas pu réaliser mais elle-même n'aurait pas pu être Simone Veil Antoine c'est Antoine d'ailleurs c'est la demande qu'elle a formulé et qui a été respectée au moment de son décès c'est qu'il ne soit jamais séparés absolument au Panthéon immortel merci merci beaucoup vous avez compris LCP vous recommande très très chaleureusement d'aller voir Simone le voyage du SEC merci beaucoup elry Berstein merci Olivier Dahan Aurore berger Jean-Louis daubrais très belle soirée sur LCP à demain [Musique]