L'intégrale d'Apolline Matin du mardi 27 octobre 2026 - 7h/9h
Audio original de l'émission.
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 36 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:25OuverteRéponse directe
Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, vous a-t-il convaincu ?
- 14:05OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui bloque sur la question des rythmes scolaires ?
- 16:46OuverteRéponse partielle
La question aussi de savoir si ces mesures passeront vraiment ?
- 20:06OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à Guillaume, qui dit que le problème, c'est qu'on a trop envie d'aller en fac ?
- 34:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui s'est passé ?
- 37:58ComplaisanteRéponse directe
Merci d'avoir pris le temps de nous appeler pour témoigner.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40PrésentateurFait
« Après plus d'un mois de mobilisation des lycéens, la réponse peut-être enfin du gouvernement, en tout cas Parcoursup sera améliorée en 2027, remplacée en 2028. »
- 4:12InvitéFait
« La plateforme va d'abord subir des modifications pour la session 2027. Les formations doivent clarifier la façon dont elles choisissent leurs candidats. »
- 5:18InvitéFait
« La suppression d'environ 800 postes prévus dans le budget 2027 est annulée. »
- 5:23InvitéChiffre
« 15 000 places vont être créées dans l'enseignement supérieur. »
- 6:39InvitéChiffre
« Si elle n'avait pas été supprimée, les publications auraient pu toucher près de 2 millions d'utilisateurs. »
- 7:30PrésentateurFait
« Il reste donc désormais un peu moins de 48 heures aux enquêteurs pour interroger de nouveau cet homme de 39 ans. »
- 7:40PrésentateurChiffre
« Le procureur antiterroriste, qui ne dénombre pas moins de 128 munitions tirées. »
- 28:27InvitéFait
« Il ne s'agit en aucun cas, évidemment, de poursuivre une personne qui passerait, mais bien de sanctionner financièrement et solidairement une personne qui se maintient malgré les sommations dans cet attroupement. »
- 29:36InvitéFait
« Ce sont des miettes. Ont réagi les syndicats lycéens qui demandaient 250 000 places. »
- 39:42PrésentateurChiffre
« sur les commerces qui ont été touchés, c'est 2284 que nous avons recensé visiter. »
- 40:36PrésentateurChiffre
« Globalement, on fait à peu près 100 milliards de chiffres d'affaires par an sur le commerce de proximité. »
- 40:42PrésentateurChiffre
« sur la période actuelle, qui est 40% de chiffre d'affaires sur deux mois, c'est 1,5% par week-end. »
- 41:30PrésentateurChiffre
« Vous avez annoncé ce matin, à 6h du matin, si j'ai bien compris, 43% de baisse d'activité à Bordeaux. »
- 41:59PrésentateurPromesse
« Moi, j'ai demandé une pause. »
- 46:56InvitéFait
« il faut une conférence citoyenne pour la paix civile. »
- 52:10PrésentateurFait
« Le bilan, un mort et sept blessés auraient pu être plus lourd si son arme avait été encore chargée au moment où il a mis en joue Sofia menacée par le tueur. »
- 55:03PrésentateurChiffre
« 12% de moins au niveau national samedi dernier jusqu'à moins 43% à Bordeaux. »
- 1:00:14PrésentateurFait
« élargir la responsabilité des personnes présentes lors d'un attroupement sans avoir forcément à rechercher la responsabilité individuelle de ceux qui ont réellement commis les dégâts. »
- 1:04:01PrésentateurFait
« le gouvernement aujourd'hui dit ce sera le contribuable. »
- 1:17:24PrésentateurFait
« il a dû subir deux opérations lourdes »
- 1:19:32PrésentateurChiffre
« il a tiré plus de 150 cartouches »
- 1:19:33PrésentateurChiffre
« 150 cartouches »
- 1:20:10PrésentateurFait
« il n'avait comme seul tort que de marcher au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise couleur de peau »
- 1:21:47PrésentateurFait
« on a eu à déplorer un mort et des blessés graves »
- 1:26:26PrésentateurFait
« tous les chiffres, toutes les analyses, toutes les statistiques disent l'inverse »
- 1:28:40PrésentateurFait
« le maire de Maison Lafitte refuse depuis des années de respecter la loi, préfère payer des amendes plutôt que de construire des logements sociaux »
- 1:30:04PrésentateurFait
« je préside des commissions d'attribution des logements »
- 1:32:31PrésentateurFait
« on a mesuré au début des années 2010 combien la France avait du retard dans la lutte contre les islamistes »
- 1:32:50PrésentateurFait
« ces levées de garde à vue pour motifs psychiatriques sont très rares »
- 1:33:36PrésentateurFait
« c'est faux, il y en a beaucoup des levées pour motifs psychiatriques »
- 1:34:45PrésentateurFait
« techniquement faux »
- 1:34:46PrésentateurFait
« c'est techniquement faux »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Présentateur 26 %
- Invité5 %
- ?3 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
≈ 20 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC,
RMC, 7h-9h, Apolline Matin,
Apolline
de Malherbe.
Il
est 6h56, excellent réveil à tous, on s'occupe de tout, on est avec vous, on est là jusqu'à 9h, on vous accompagne dans Apolline Matin. Et nous sommes évidemment avec Arthur Chevalier, l'historien, bonjour.
Bonjour Apolline, bonjour tout le monde. Avec l
'économiste Pierre Rondeau, bonjour.
Bonjour Apolline.
Après plus d'un mois de mobilisation des lycéens, la réponse peut-être enfin du gouvernement, en tout cas Parcoursup sera améliorée en 2027, remplacée en 2028. 15 000 places supplémentaires dans le supérieur, un maximum de 28 élèves par classe dans la moitié des lycées dès la rentrée prochaine. Est-ce que ça va suffire à calmer la colère ? Une des représentantes des lycéens sera en direct avec nous dans 10 minutes.
Vous
appelez les lycéens, retournez en cours Arthur. Oui en fait, je me demande même si ces lycéens croient au Père Noël en fait, puisqu'on vient de leur donner absolument pas tout ce qu'ils voulaient, mais enfin beaucoup. Donc en fait c'est très simple. Et pourtant, ils disent qu'ils vont continuer la mobilisation. Voilà, exactement. Donc en fait, quand on veut être un adulte, j'ai un conseil, on se comporte comme tel. Donc maintenant, retour à l'école. Ça ne
fait
pas bien longtemps que vous êtes adulte pourtant Arthur. C'est bien
pour ça que je sais ce qu'ils vivent et je sais que
maintenant ça suffit. Avec ces mobilisations, on a aussi vu beaucoup de débordements évidemment et les scènes de chaos. En première ligne, les commerçants qui ont subi d'importants dégâts à 7h40, le représentant des chambres de commerce et d'industrie de France, viendra sur RMC faire le bilan de ces samedis de manifs dans un contexte économique déjà très tendu. Il y
a
de quoi s'inquiéter pour les commerçants. Oui, parce que jusqu'à 80% de baisse du chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière. Évidemment, si le mouvement social continue et se maintient en novembre et décembre,
c
'est jusqu'à un tiers des ventes qui pourraient être compromises. On rappelle que novembre, c'est le Black Friday et décembre, c'est le mois de Noël. Évidemment, et on attend vos témoignages au 32-16. Vous êtes commerçant, vous êtes artisan, dites-nous, dites-nous ce que vous avez vécu et si vous êtes confiants pour les prochains samedis de mobilisation. Et puis pour faire retomber les tensions que l'on connaît en ce moment, il
y
a une proposition,
c
'est celle de l'ancienne ministre Cécile Duflo, la voix de gauche sur RMC. Eh bien tout à l'heure, elle voudra mettre en place, vous l'entendrez, une conférence citoyenne pour la paix civile. J'ai l'impression qu'elle ne
va
pas forcément vous convaincre, Arthur et Pierre. Mais peut-être vous, au 32-16, n'hésitez pas à réagir en tout cas. Notez qu'à 8h30, dans le face-à-face, mon invité, ce sera le maire de Trappes. Le maire de Trappes, Ali Rabet, quatre jours après l'attentat terroriste et raciste qui a frappé sa ville, après le traumatisme de la société. Le principal suspect a été d'ailleurs remis en garde à vue hier. Le maire de Trappes, mon invité, à 8h30. Voilà, vous avez le programme, il est 6h59. Dans un instant, c'est le journal, mais d'abord la météo. Et c'est avec vous, Charlène Minumer. Bonjour, Charlène. Bonjour, Apolline. Il pleut à l'ouest. Oui, il pleut encore à l'ouest aujourd'hui.
Le ciel est bien capricieux. Des pays de la Loire à la Normandie en passant par la Bretagne. On a ce vent d'ouest aussi qui souffle à 60 km heure. Vent d'ouest qui va décaler cette perturbation cet après-midi du Pays Basque au Haut de France en passant par le Poitou-Charente. On a quelques nuages également qui persistent près des côtes méditerranées. Retour de la douceur aujourd'hui avec des températures qui vont dépasser les 20 degrés, notamment dans le sud. 24 degrés à Toulouse cet après-midi. 23 degrés attendus du côté de Montauban. On aura 22 à Auxerre, 20 à Lyon et 19 à Paris. Excellent réveil à tous. Merci d'avoir choisi RMC. Il est 7h. RMC, Apolline Matin. Le journal de Clément Guitz.
Bonjour Clément. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Le gouvernement l'âge du l'Est face à la colère des lycéens. Remplacement de Parcoursup, 28 élèves maximum par classe en seconde dès l'année prochaine. Et des milliards pour rénover les lycées. La garde à vue du suspect de l'attentat de Trappes a pu reprendre après deux jours en psychiatrie. Et la consécration pour Harry Kane. Le buteur anglais décroche le ballon d'or devant Bappé et Yamal. Après un mois de mobilisation lycéenne, le gouvernement passe à l'action. Il a dégainé hier plusieurs mesures pour calmer leur colère. Notamment le remplacement de Parcoursup, justement, Louis Salé du service Société des RMC.
Vous êtes en direct ce matin avec nous. Cette refonte se fera en deux étapes.
Oui, la plateforme va d'abord subir des modifications pour la session 2027. Les formations doivent clarifier la façon dont elles choisissent leurs candidats. En affichant les critères de sélection automatisés qui sont utilisés pour trier les dossiers. Et si un candidat est refusé quelque part, il peut demander une explication. Puis, en 2028, place à une nouvelle plateforme issue d'une concertation entre lycéens, enseignants, ministères jusqu'en novembre. Fruit aussi d'un débat parlementaire sans vote prévu ce mercredi. Mais surtout, ce nouveau système doit passer par une nouvelle loi dans un calendrier législatif déjà contraint.
Et une élection présidentielle aussi qui pourrait compromettre ce changement d'outil d'orientation. Et
autre point de crispation, les classes surchargées. Là aussi, Louise, le gouvernement a promis une limitation des effectifs dès la rentrée prochaine.
Oui, le ministre de l'éducation veut plafonner les classes de seconde à 28 élèves maximum. Dès septembre, donc, pour la moitié des établissements, les moins favorisés. Et en 2028, pour le reste des lycées, pour y parvenir, 500 enseignants en plus sont recrutés. La suppression d'environ 800 postes prévus dans le budget 2027 est annulée. Par ailleurs, 15 000 places vont être créées dans l'enseignement supérieur. Et enfin, pour rénover les collèges et les lycées, l'État s'engage à prêter 4 milliards d'euros aux collectivités. Mais toutes ces mesures imprennent la forme d'amendements au projet de loi de finances 2027, qui déborde donc fortement du vote assez incertain du budget par le Parlement.
Louis Salé du service
Société
d'RMC. Les syndicats lycéens n'ont pas été convaincus par ces annonces et appels à poursuivre la mobilisation. Des appels à la violence qui auraient pu toucher 2 millions de personnes. C'est l'info que RMC vous a révéler hier. 112 publications ont été supprimées par les réseaux sociaux après des signalements du gouvernement. Des publications en lien avec la mobilisation du 24 octobre dernier. Et Thomas Becker du service politique d'RMC. Face à ces contenus, l'exécutif veut durcir la riposte les jours de manifestation. Oui, ces 112 publications, ce sont des appels à la violence qui ont été supprimés des réseaux sociaux samedi dernier.
Pour muscler sa riposte sur les plateformes et éviter le scénario du 17 octobre dernier, une cellule a été constituée au ministère de l'Intérieur. Objectif, le jour d'une manifestation, signaler aux plateformes les contenus illicites pour qu'elle les supprime. Ce sont les contenus sources, précise l'entourage du ministre de l'Intérieur. Comprendre les contenus originaux qui sont ensuite relayés des centaines et des milliers de fois. Si elle n'avait pas été supprimée, les publications auraient pu toucher près de 2 millions d'utilisateurs, selon une estimation des plateformes.
Forcément, le gouvernement juge l'expérience prometteuse et compte bien la remettre en place dès samedi prochain, même s'il admet que l'efficacité dépend en grande partie du bon vouloir des plateformes. Aux reprises de la garde à vue du suspect de l'attentat de Trapp. Elle avait été interrompue un samedi soir en raison de son état psychiatrique. Il souffre de schizophrénie et Maxime Clia Ruzat, après deux jours à l'infirmerie psychiatrique, il est de nouveau auditionné.
Oui,
le psychiatre a jugé que le suspect ne présentait pas de symptômes de décompensation ni de signes d'hallucination. Autrement dit, qu'il pouvait reprendre sa garde à vue plutôt que d'être hospitalisé dans un établissement dédié. Une garde à vue qui a repris hier à 14h46 précisément. Il reste donc désormais un peu moins de 48 heures aux enquêteurs pour interroger de nouveau cet homme de 39 ans qui a reconnu avoir ouvert le feu lors de son périple meurtrier à 8 endroits différents sur 12 kilomètres.
Le procureur antiterroriste, qui ne dénombre pas moins de 128 munitions tirées, l'assaillant a cependant nié lors de ses premières auditions le caractère raciste de ces crimes, lui qui était jusqu'à présent inconnu des services de renseignement. Ils étaient des milliers hier dans les rues à Paris, Lyon, Marseille pour rendre hommage aux victimes de cet attentat et dénoncer la banalisation de la haine raciste. Et notez qu'à 8h30 sur RMC et BFM TV, mon invité dans le face-à-face, ce sera le maire de Trappes, le maire de Trappes à l'Irabé. Coup d'arrêt au projet d'autonomie de la Corse.
Le Sénat a rejeté la réforme constitutionnelle provoquant le retrait des élus nationalistes et autonomistes des négociations avec l'État. Il dénonce une remise en cause du compromis trouvé sur la reconnaissance de l'identité corse et ses pouvoirs spécifiques. L'avenir du projet apparaît désormais très incertain. Il est 7h04 sur RMC, plus de 7 millions d'Israéliens appelés aux urnes aujourd'hui. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou joue sa survie politique. Il s'agit des premières élections législatives depuis les attaques du 7 octobre 2023. Et notre envoyé spécial RMC Marion Gauthier a rencontré ce matin un électeur. Georges a la sortie d'un bureau de vote à Tel Aviv.
Je
pense qu'il faut un changement dans ce pays.
Ça
fait trop longtemps. Ce gouvernement traîne beaucoup de problèmes. Je pense que l'image d'Israël, nos relations à l'international peuvent s'améliorer si de nouvelles personnes arrivent au pouvoir. Il y a aussi le coup de la vie et la menace iranienne qui pourront être mieux gérées avec un nouveau gouvernement.
Le parti de Flavio Bolsonaro reconnaît la réélection de Lula à la tête du Brésil. Flavio Bolsonaro, lui,
n'admet pas sa défaite et va demander à la justice l'invalidation de la candidature de son adversaire pour abus de pouvoir économique et politique. Donald Trump dénonce des élections truquées. C'est un cessez-le-feu au sud de l'Ukraine autour de la ville d'Olshelki sous occupation russe. Une trêve acceptée par les deux camps qui doit permettre la tenue d'une opération humanitaire. Les habitants a un manque depuis plusieurs semaines de nourriture et de médicaments. 7h06, Harry Kane décroche le ballon d'or 2026. C'est la consécration pour le
buteur du Bayern Munich. Il a devancé Mbappé et Yamal un trophée individuel remporté chez lui à Londres. Arthur Perrault.
Oui, face à un public actuel à sa cause, Harry Kane a eu le droit à une énorme ovation au London Palladium.
Balongo, le gagnant, c'est Harry Kane.
À
33 ans, l'attaquant a enfin récolté la reconnaissance qu'il l
'a
fui tout au long de sa carrière, non sans émotion. J'ai ressenti tellement d'émotions différentes. Mon cœur a commencé à battre très vite. J'espérais juste que Ronaldo dise mon nom. C'est tellement une légende. C'est mon idole de jeunesse. Et que ce soit lui qui me donne le ballon d'or, c'est un souvenir incroyable que je vais garder à vie. C'est un grand rêve qui
devient
réalité. L'international anglais a réalisé une saison 2025-2026 XXL. 61 buts en 57 matchs avec le Bayern Munich. Le fruit d'un travail acharné dans l'ombre. Je l
'ai
dit, oui,
il n'y a pas
que
ce que l'on voit
sur le terrain et les trophées. Mais les gens ne voient pas ce qu'il y a derrière tout ça. On
en
parle souvent avec ma femme. Il y
a
des moments que j'aimerais passer avec ma famille. Mais il y a des sacrifices à faire si l'on veut arriver à ce niveau. Harry Kane a publié sur ses réseaux sociaux un message clair après ce sacre. Travail dur en silence. Laisse le succès parler pour toi.
Et
le PSG, nouveau leader de la Ligue 1, après, c'est avec tout
arrière. 2 à 0 face à Lyon en match de clôture de la 8e journée. L'OL est 5e ce matin.
C
'était le journal de Clément Gouizzi. Les 7h07 sur RMC. Elles étaient très attendues, les annonces du gouvernement. Vous venez d'en parler dans votre journal, Clément, pour répondre à la colère des lycéens. Les lycéens peuvent se dire. Pendant des semaines, on s'est mobilisés. On a fait part de nos demandes. On nous répond sur Parcoursup. On nous répond sur le bâti. On nous répond sur les classes chargées. On nous répond sur le contrôle continu. On
nous
répond point par
point.
Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, vous a-t-il convaincu ? Bonjour Julia Koudada. Vous êtes secrétaire générale de l'association Les Lycéens. Vous étiez hier à Matignon et face aux différents ministres. Alors oui, il y a des avancées. C'est ce que vous dites. Mais vous voulez continuer la mobilisation. Vous allez nous expliquer pourquoi dans un instant. Et vous qui nous écoutez sur RMC, n'hésitez pas à réagir. Est-ce que vous continuez à soutenir la mobilisation des lycéens ? Est-ce qu'au contraire, vous estimez qu'il faut qu'ils retournent en cours ? Le 32 16 vous est ouvert. Ainsi que les messages sur le WhatsApp d'RMC 06 12 424 424. A tout de suite.
RMC
jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 7h11 et vous êtes bien sûr à RMC. Et RMC Story Parcoursup amélioré en 2027 remplacé en 2028. 15 000 places supplémentaires dans le supérieur. Un maximum de 28 élèves par classe en seconde. Voilà quelques-unes des annonces du gouvernement hier. Julia Koudada, vous êtes toujours avec nous. Vous êtes secrétaire générale de l'association Les Lycéens. C'est des avancées réelles. Vous le reconnaissez d'ailleurs. Et pourtant, vous voulez continuer la mobilisation. Je ne comprends pas.
C
'est certes des avancées réelles. Mais en fait, on a l'impression d'avoir obtenu que des miettes de la part de ce gouvernement. Quand on prend l'exemple des classes, c'est 28 élèves par classe de seconde. La moitié, donc 50% pour 2027. Et le souci, c'est quoi ? C'est qu'il va falloir embaucher 2200 professeurs pour ouvrir 1100 classes pour que ce projet puisse se concrétiser. Or, le gouvernement nous propose la mise en place de 500 professeurs. Donc là, déjà, on voit qu'il y
a
un décalage. Alors, pour commencer, c
'est
ce qu'ils disent.
C'est-à-dire qu'ils disent
que ça,
c
'est 2027, le temps que ça se mette en place. Et ils affirment qu'en 2028, ce sera pour tout le monde.
Mais ça semble difficile de sortir également autant de professeurs en si peu de temps. Concernant Parcoursup, on a l'impression qu'il y
a
un peu un mensonge derrière. On nous parle d'une refonte de Parcoursup. Mais en fait, on ne nous propose pas d'ouverture de places en licence. Ok, ils ont ouvert 15 000 places en BTS, mais ce ne sera jamais... Enfin, en BTS et en IET. Je fais une généralité. Mais on ne nous propose pas assez de places pour les licences. Il n'y
en
a même aucune. Donc, comment on améliore l'enseignement supérieur ? Je ne sais pas. Et surtout, le gros échec, c'est quand même sur le rythme scolaire. La seule solution qu'on nous propose, l'une des seules, pardon, ce serait de supprimer l'enseignement scientifique pour avoir un volume d'horaire moins élevé. Sauf qu'en fait, là, ça nous montre tout simplement un échec de la réforme Blanquer. Et en fait, on peut se poser une question. Que va devenir le niveau scolaire des lycéens si la seule solution, c'est justement de supprimer une matière. Alors qu'en fait, on pourrait juste enlever une semaine de vacances. Mais là, ce n
'est
pas possible. Parce que
ça
va créer des problèmes sur le
tour. Je
trouve
ça très intéressant. Parce que ce débat typiquement sur la question des rythmes scolaires, vous, vous arrivez avec des propositions. L'idée de réduire légèrement les vacances pour étaler davantage sur l'ensemble de l'année, le nombre, le volume d'heures de cours. Qu'est-ce qui bloque là-dessus ?
Le
tourisme, c'est un petit peu l'argument qu'ils vont nous donner à chaque fois.
C
'est que oui, du coup, c'est les vacances scolaires. Donc, si on enlève une semaine, tout ce qui est autour du tourisme, on va perdre en termes d
'argent. Et
d'ailleurs, au moment où l'on se parle, et c'est important de le repréciser pour ceux qui n'auraient pas forcément le calendrier scolaire en tête, on est au milieu des vacances, des vacances de la Toussaint qui durent deux semaines. C'est beaucoup. Nous, notre génération, par exemple, je ne
sais
pas si vous le saviez, nous n'avions qu'une semaine au moment de la Toussaint. Là, c'est deux semaines. Et donc, vous appelez à un retour de la mobilisation au retour des vacances, c'est-à-dire à partir de lundi prochain
?
Oui, exactement. La même mobilisation ? La même mobilisation,
on
continue les blocus dans 3700 lycées. En fait, il ne faut pas lâcher. On a un bras de fer avec l'exécutif. Et pour le moment, on le gagne, entre guillemets, parce que le gouvernement a peur et met en place des mesures concrètes. Ils savent qu'ils n'ont pas le choix. On revoit M. Lecornu dans 15 jours. Donc,
il
faut continuer. Ils pensaient qu'on allait arrêter pendant les vacances scolaires. Or,
ce
n
'est
pas du tout le cas. On montre qu'on est toujours présent. Et puis, après, les lycéens, il y aura aussi les étudiants. Il y
a
la plateforme MonMaster et aussi, ils ont d'autres revendications.
MonMaster, c'est l'équivalent de Parcoursup, mais pour l'arrivée en Master, après une licence. Arthur Chevalier. Vous savez quand même que négocier, le principe, c'est le compromis. C'est le principe même de la négociation. On a l'impression que là, vous avez quand même, en un mois d'ailleurs, ce n
'est
pas beaucoup de temps, obtenu beaucoup, plusieurs milliards d'euros. Vous savez aussi que la France n'a pas beaucoup d'argent à distribuer. Donc, en fait, ce n
'est
pas un manque de bonne volonté. C'est juste que c'est de l'argent qui n'existe pas. Moi, j'ai l'impression que votre aventure, ce n
'est
plus une aventure politique, c'est une sorte d'aventure littéraire. Dire que vous vivez ce moment, et d'une certaine façon, je vous comprends, parce qu
'il
y
a
une beauté là-dedans, mais il
y a
une ivresse. Vous êtes sur des plateaux, vous échangez avec des ministres, des députés. Vous pensez que c
'est
ça, Arthur ? Je pense qu'il
y a
une part de ça, mais c'est normal. Franchement, à votre place, je le comprendrai.
Franchement, c'est ça ? Est
-ce qu'il y
a
un peu de ça ? Non.
On est là, déjà.
Alors là, Arthur, il parle aussi parce qu'il a été... J'ai fait ce que vous
avez fait. Franchement, j'ai aimé. Il a été un des militants fin de la lutte contre le CPE. Je vous demande si tout
ce qui est excessif ne devient pas insignifiant.
Non, on porte les revendications de lycéens. En fait, ça fait, par exemple, 10 ans de Macronie, 10 ans qu'il n
'y a
eu aucun changement. Maintenant, on veut des changements. On ne fera pas de concessions. Ça, je l'ai dit, je le redis. En fait, on a des lycéens derrière nous. On a des personnes qui vivent dans des conditions absolument horribles. Des rats dans des cantines. Des volumes horaires complètement... C'est n'importe quoi. Et en plus de ça, on a une inégalité rien que sur le fait territorial pour Parcoursup. Bon,
ils
nous disent essayer d'apporter des solutions pour 2028. Mais encore, faudra-t-il voir le gouvernement qu'on aura ?
La question,
c
'est aussi, évidemment, le gouvernement qu'on aura. La question aussi de savoir si ces mesures passeront vraiment parce qu'elles dépendent quand même de ce qui sera voté ou non dans le budget. Et puis, il y a aussi la question des places derrière. Des places en université ou ailleurs, d'ailleurs. Guillaume nous appelle au 3216 pour réagir précisément. Bonjour, Guillaume. Bonjour. Guillaume,
vous
êtes pizzaïolo à Tain-l'Hermitage dans la Drôme. J'avoue, je voulais le dire comme ça parce que
je trouve ça génial.
Tout quittez, Guillaume, pour venir être pizzaïolo avec vous. Guillaume, vous dites justement que le problème, ce n
'est
pas forcément Parcoursup, c'est ce qu'il y a derrière. C'est-à-dire, c'est la valorisation des études plus diverses et notamment le CAPES, le CAP, le BEP, toutes les formations les plus diverses
?
Eh bien, tout à fait.
En fait, moi, à mon époque, on s'envalorisait, enfin, c'est pas assez quand même, mais on valorisait quand même les CAP, les BEP et les faillères techniques qui, aujourd'hui, n 'existent plus. En fait, on voit bien que la France, elle a abandonné la
filière technologique
et
on voit qu'aujourd'hui, on se faufile dans le tertiaire alors qu'avec l'IA, en plus, ça va disparaître. Donc, aujourd'hui, les étudiants, pour moi, ils sont dans une impasse où ils sont beaucoup trop nombreux. Et en fait, aujourd'hui, on dit qu'on a besoin d'immigration pour les métiers manuels, tout ça, mais il suffit de former nos jeunes, en fait. Ce que vous
voulez dire, Guillaume, c'est
que
vouloir
donner une place en fac à tout le monde, c'est pas forcément la solution à long terme, c'est-à-dire pour la question, ensuite, du job, du vrai job.
Tout
à fait, oui. Il y a même une dévalorisation du diplôme. Est-ce
que
vous demandez une augmentation du nombre de places à l'université, en plus, en BTS ou en IUT, à l'université, rappelons-le quand même, il y a 60% de taux d'échec en première année. Je rappelle d'ailleurs, Pierre Randeau, que vous êtes vous-même professeur à
l
'université.
Mais
aussi, est-ce que vouloir que tous les bacheliers aillent à l'université pour qu'ensuite, ils soient formés dans des diplômes qui n'apportent pas d'emploi parce que l'ère de l'IA, parce que l'ère de la révolution technologique, avec un taux d'échec de 60% première année, je le rappelle, à l'université, quelles que soient les filières, c'est pas un drôle de croire que tout le monde a le droit d'aller à la fin.
Non,
non, je suis pas du tout d'accord avec vous. Nous, tout ce qu'on demande, c'est l'exécution de la promesse républicaine. C'est-à-dire que chaque lycéen qui obtient son bac doit aller là où il le souhaite. S'il veut aller faire des études et qu'il les rate, et bien c'est pas grave. Mais il a le droit d
'y aller. La
méritocratie, elle est présente
ici ?
Justement, si on veut valoriser un diplôme et faire en sorte qu'avoir un bac plus 3, bac plus 5 soit valorisé et valorisable sur le marché du travail, il faut que ce diplôme, d'une certaine manière, soit rare.
Donc ça veut dire qu'on réduit les places. Non,
ce que je veux dire, c'est qu'on va renforcer la méritocratie. Parce qu'actuellement, la méritocratie,
elle est pas là.
Il faut renforcer
la série. Mais comment
la méritocratie, vous avez vu les inégalités des chances ? Rien qu'avec Parcoursup. En fonction du lycée dont on vient, on n'aura pas les mêmes chances d'intégrer les mêmes écoles. Et aussi, il faut savoir...
Moi, je ne parle pas de Parcoursup. Non, mais là, je vous
prends un exemple. Parce que c'est bien beau d'avoir son diplôme, mais si vous voulez réduire... Non, vous avez pas dit que vous vouliez réduire les places en fac, mais vous voulez que le diplôme ait plus de valeur. C'est ce que vous venez de dire, pardon. Comment on fait pour la poursuite d'études ? Ça veut dire qu'on aura potentiellement encore une plateforme. Et si on ne change pas maintenant la manière de fonctionner de ces plateformes, les inégalités des chances vont continuer, notamment territoriales. Mais également, est-ce que nos parents auront les... Ça dépend des familles. auront les moyens financiers de nous payer la seule école qui nous prend à 6 heures de route de chez nous ?
Pas forcément. Donc, en tout cas, l'inégalité des chances est bien présente en France. Donc, la méritocratie n'existe pas. Et donc, on va ouvrir des places en fac pour que la promesse républicaine s'exécute
en France. Mais Julia
Coudadacan, qu
'est
-ce que vous répondez à Guillaume, qui est toujours en ligne avec nous, qui dit que le problème, c'est qu'on a trop envie d'aller en fac alors qu'on devrait davantage valoriser les CAP, les BEP, les filières techniques ? Aussi, tout simplement, pour avoir un job derrière. C'est-à-dire qu'il faut quand même
aussi
penser à cette question-là
?
Améliorer ces filières, ça peut être une bonne idée. Mais en fait, quand on regarde... Je prends l'exemple des lycées professionnels. Quand on prend les lycées professionnels, à beaucoup, on leur dit « Allez-y ! » Et dans tous les cas, vous aurez une passerelle, si vous le souhaitez, en BTS, etc. Or, de nos jours, ce n'est pas le cas. De nos jours, les lycées professionnels ne peuvent pas accéder en BTS comme ils le souhaitent, tout simplement parce que les lycées... Donc, le fait qu'il n'y
ait
pas de passerelle après pour revenir vers une filière générale, c'est ça que
vous voulez dire ? Oui, je
trouve ça injuste. Pour
continuer à
avoir
le
choix
? Oui, totalement. Mais sur la question de la formation, qu'ils puissent donner un job derrière. Guillaume, je ne veux pas déformer vos propos, mais vous avez aussi évoqué l'IA, c'est-à-dire disant « Attention, il ne
faut
pas oublier que les études, c'est aussi pour se préparer à un job. Et si on prépare un job qui n'existe plus derrière, on se retrouve fichu, c'est ça, Guillaume
?
» Eh bien oui, il faut penser à long terme. Là, les étudiants, ils sont dans une impasse où ils sont beaucoup trop nombreux pour le parcours sup. C'est ça le réel problème. Et si on trie, enfin, ce n
'est
pas un triage, mais si on oriente mieux les gens par rapport à leur niveau de
capacité à apprendre,
c
'est bien évidemment…
Vous avez fait quoi, Guillaume ? Alors
moi, j'ai un parcours un peu compliqué, mais moi, j'ai bossé en industrie,
j'ai eu une licence en conception par ordinateur. Et en fait, j'ai bossé pendant 20 ans dans des bureaux d'études.
Et
en fait, mon métier n'était vraiment pas valorisé. Et en fait, depuis l'ouverture de Chirac à l'ouverture de la Chine et à l'Europe de l'Est, on a vu que notre métier, en fait, il a… C
'était le problème de l'IA avant
l'IA, quoi
?
Ce n'était pas le problème de l'IA. C'est qu'en fait,
on a… Ça envoie bien au jeu, c
'est
de
l
'industrie. On est passé de 25% à 12%
même… C'est très
intéressant, Guillaume,
vous
avez 47 ans. Les problèmes que Guillaume a dû affronter il y a 20 ans, c'est aussi des questions que vous devez vous poser.
Oui, oui, certes. Donc, ça montre encore une fois qu'on n'a pas eu vraiment d'évolution dans les conditions lycéennes actuelles.
Je voulais
dire quelque chose.
Ce n
'est
pas grave. Merci beaucoup,
en
tout cas, Julia Koudada. Ce qu
'on
a compris, c'est que vous persistez à… Voilà, vous considérez que la mobilisation, elle doit reprendre à la sortie des vacances, c'est-à-dire à partir de lundi prochain. On en reparlera d'ici là. Merci à vous d'être venue répondre à nos questions, Julia Koudada. Vous êtes secrétaire générale de l'association Les Lycéens. Merci aussi à Guillaume pour son témoignage. Il est 7h22 sur RMC. Dans un instant, on remonte l'histoire avec Arthur Chevalier. Arthur, écoutez, c'était ce week-end lors d'un match de foot américain à Paris.
Un sang uni.
À breuve, nos sillons. Les paroles de la Marseillaise ont donc été changées. Oui, une grosse surprise. Le sang impur a été remplacé par le sang uni. Cinq lettres modifiées qui changent tout. Et surtout, une phrase qui ne veut rien dire. Je vous explique pourquoi. Vous nous le dites dans un instant, dans 50 secondes d'ailleurs. Précisément, à tout de suite. RMC, à Pauline Matin.
Il
est 7h24 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story. Arthur, comme chaque matin, on remonte le temps avec vous. Et c'est une des polémiques de la semaine. Une chanteuse qui a changé les paroles de notre hymne national de la Marseillaise. Eh oui, cette chanteuse, c'est Nina Tonji. Elle est franco-canadienne et elle a chanté la Marseillaise avant un match de football américain qui a été joué ce week-end au Stade de France. Et effectivement, elle a modifié une parole de la Marseillaise au lieu de dire
qu
'un sang impur abreuve nos sillons. Alors ça, ce sont les vraies paroles. Elle a dit qu'un sang uni abreuve nos sillons. Alors ni la chanteuse ni l'organisation de l'événement n'ont réagi pour l'instant. Le plus surprenant, c'est que ce qu'elle dit, un sang uni, eh bien cette phrase ne veut rien dire du tout.
En tant
qu'historien, ça vous choque qu'on change les paroles de l'hymne national ? Ah bien sûr, ça me choque. L'hymne national,
c
'est pas seulement une chanson, c'est un symbole. Modifier ses paroles, ça revient surtout à modifier notre histoire. Car oui, Apolline, la Marseillaise a des origines historiques.
C
'est un chant qui a été écrit à l'époque de la Révolution française en 1792 par un soldat français qui composait de la musique à ses heures perdues. Ce soldat, il s'appelait Rouget de Lille. Et à l'origine, c'était un chant militaire pour les armées françaises qui affrontaient l'Autriche. La Marseillaise n'a pas du tout été composée à Marseille ? Absolument pas, elle a été composée à Strasbourg, donc ça n'a rien à voir. Et son titre d'origine, c'était « Chant de guerre pour l'armée du Rhin ». Un chant qui va se répondre dans plusieurs régiments à travers l'Art France, notamment des régiments qui venaient de Marseille. Alors en fait, voilà ce qui s'est passé.
Quand ces Marseillais sont entrés dans Paris, eh bien ils chantaient ce chant guerrier. Donc tout le monde s
'est
dit « Ah ben ça,
ça
va devenir la Marseillaise ». Quand est-ce que ça devient notre hymne officiel ? En 1795, donc 6 ans après le début de la Révolution française, ça devient le chant de la République. Mais ça ne va pas durer puisque Napoléon détestait la Marseillaise, donc il va l'écarter totalement de l'État. Elle ne redevient notre hymne que sous la Troisième République en 1879, donc quasiment un siècle plus tard, comme un hommage à la Révolution. Et alors à quoi renvoie l'expression « un sang impur » dont les paroles ont été changées par cette chose
?
Alors la question se pose parce qu'aujourd'hui ça pourrait paraître bizarre. Ça renvoie à deux choses. Un, à la noblesse, puisque les nobles considéraient qu'ils avaient un sang pur, en tout cas plus pur que les autres. Du coup, les révolutionnaires ont renversé l'accusation en disant que maintenant, après leur révolution, le sang impur, eh bien c'était les nobles. Et deuxièmement, ça désignait les armées étrangères qui faisaient la guerre à la jeune République française. Parfois, les nobles français combattaient d'ailleurs dans ces armées étrangères. Donc le sang impur,
c
'était en gros les ennemis intérieurs et extérieurs de la Révolution française. Merci beaucoup de se faveiller avec la Marseillaise. Et
belle journée à tous !
16h26,
c
'est vrai que ça met en énergie quand même. Arnaud Demanche est en vacances, on le retrouve quand même à 8h15, on vous en a gardé le meilleur. Mais c'est l'heure de jouer et de vous faire gagner vos vacances. Vous le savez, toute la semaine dans Apolline Matin, on vous fait gagner un séjour à Bellembras, un séjour d'une valeur de 2000 euros dans les clubs et hôtels Bellembras. Vous allez pouvoir choisir parmi 45 destinations les plus beaux endroits de France. Et alors le meilleur, c'est que Bellembras s'occupe de tout, des enfants, des activités, des repas. Ça s'appelle le tout compris premium et on vous l'offre sur RMC. Pour remporter ces vacances, vous envoyez vacances au 7h32 16.
Vacances au 7h32 16 et le gagnant sera en direct avec nous à 8h20. Bonne chance à tous et à tout de suite pour la météo de journal. 7h29 sur RMC et il fait douche. Oui, déjà 16 degrés ce matin du côté de Biarritz, beaucoup plus frais à l'est, 4 degrés à Dijon et à Grenoble. Alors cet après-midi, le mercure va grimper, 24 degrés à Toulouse.
On
pourrait presque même atteindre les 25 degrés localement dans le secteur. Gris et pluie en Bretagne et en Normandie ce matin. Cet après-midi, la perturbation va se déplacer du Pays Basque en remontant près du Poitou-Charentes pour atteindre l'Île-de-France et puis également les Hauts-de-France. On a quelques nuages également qui persistent du côté de la Méditerranée par tout ailleurs grand soleil. 7h30 sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Solène Gardry. Bonjour Solène. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Le projet de loi Casseur-Payeur examiné au Sénat aujourd'hui. Le débat s'annonce tendu.
Des milliers de personnes rassemblées hier en France en hommage aux victimes de l'attentat de Trappes. Puis on sera en Israël pour les législatives où Benjamin Netanyahou joue sa survie politique.
Et
le projet de loi Casseur-Payeur arrive au Sénat aujourd'hui. Le texte veut élargir la responsabilité d'un casse aux personnes présentes dans un attroupement, même s'ils n'ont pas participé au casse. C
'est
un texte prévu depuis plusieurs mois, écrit après la victoire du PSG en Ligue des Champions et ses émeutes en mai dernier. Et bien sûr, ce texte est à nouveau au cœur de l'actualité. En pleine période de manifestation, le débat au Sénat s'annonce donc tendu, Romain Cluzel. Faire payer la facture des dégradations aux personnes présentes lors de la casse, c'est essentiel pour le sénateur de la Manche, David Marguerite, rapporteur du texte. Il ne s'agit en aucun cas, évidemment, de poursuivre une personne qui passerait, mais bien de sanctionner financièrement et solidairement une personne qui se maintient malgré les sommations dans cet attroupement.
Et cette nécessité est renforcée, selon lui, par les violences en marge des manifestations du 17 octobre. Le
sénateur
LR Lassure, son texte vise à protéger les manifestants. Identifier le groupe qui vient piller, c'est au contraire une façon de laisser libres les manifestants, de pouvoir le faire en toute sécurité. Ce n'est pas du tout l'avis des opposants au texte, rendre responsable une personne qui n'a pas effectivement cassé. C
'est le pied dans la porte qui peut permettre d'interdire finalement le droit de manifestation.
La sénatrice écologiste Anne Suiris dénonce une loi spectacle.
On ne peut pas pénaliser quelqu'un pour quelque chose qu
'il
n'a pas fait
clairement. C'est un peu du toujours plus, c'est pour montrer qu'on va être ferme en fait. Et on voit bien qu'ils ont fait un choix politique et pas un choix de justice. Elle défendra au début du débat une motion d'irrecevabilité sans grand espoir qu'elle soit adoptée.
Puis
plus d'un mois après le début du mouvement lycée, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé plusieurs mesures. Hier, une refonte de parcours sup, 4 milliards d'euros pour rénover les collèges et les lycées. La création de 15 000 places dans l'enseignement supérieur. Ce sont des miettes. Ont réagi les syndicats lycéens qui demandaient 250 000 places. Ils appellent à poursuivre la mobilisation samedi prochain et le 5 novembre. Des milliers de personnes rassemblées hier après l'attentat de Trappes. Quatre jours après l'attaque qui a coûté la vie à un homme et blessé sept personnes. Ils étaient plusieurs centaines à Lyon et Marseille et 3000 à Paris où s'est rendu Léonie Guilbault.
Au milieu des pancartes non à la haine et des
slogans
notamment contre le RN. Aoua se tient en retrait, toujours très choquée par l'attentat raciste de Trappes.
Je
pense à ma mère,
je
pense à ma soeur, pareil qui est voilée par exemple. En tant que personne racisée, on est peut-être des futures cibles. Née en France, elle y a grandi mais elle ne sait pas si elle est toujours la bienvenue chez elle. C'est
une
des rares fois je pense que je me sens un peu mal à l'aise alors que je suis française. J'ai l'impression qu'en fait j'ai pas forcément ma place ou en tout cas qu'il
y
a un ailleurs qui sera peut-être mieux pour moi. Je n'hésite pas à regarder les options à l'étranger. La dernière fois que Cannes a manifesté c'était en 2002 après l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. On a eu fait une grosse marche, tout le monde était outré. Mais là en fait c'est la banalisation de la parole raciste, en particulier dans les médias. Moi je n
'ai
jamais vu ça. Mais Pape lui refuse de céder à la peur, il est venu avec ses enfants. J'ai foi
en la République, j'ai foi en la France. Il faudrait que la République nous rende cela, qu'on se sente aussi bien en sécurité qu'une population blanche. Le maire de Trappes, Ali Rabbe, appelle un nouveau rassemblement contre le racisme et l'islamophobie dans sa ville dès vendredi.
La
garde à vue du suspect de 39 ans a repris. Hier elle avait été interrompue en raison de son état psychiatrique. Le suspect qui conteste le motif raciste de ses crimes. Notez que le maire de Trappes sera mon invité à 8h30 dans le face-à-face.
Pas
d'autonomie pour la Corse. Le Sénat a rejeté cette nuit la réforme sur l'autonomie de Lille. Réforme étudiée depuis 2022 qui pouvait donner à la Corse certains pouvoirs dérogatoires. En colère, le camp autonomiste a annoncé se retirer des discussions. En Israël, les bureaux de vote ont ouvert à 6h. Ce matin, 7 millions d'Israéliens sont appelés à voter pour les législatives. Alors, Benyamin Netanyahou sera-t-il reconduit ou non comme Premier ministre ? Lui qui a passé près de 20 ans à cette fonction depuis 1996. Le scrutin s'annonce très serré. Au cœur des tensions, la question du service militaire. Certains citoyens ultra-orthodoxes, les arrêt d'Immes, refusent de s'y plier.
Protégés par la coalition de Netanyahou, ce qui crispe de plus en plus les familles de soldats. Reportage à Bnei Braque de Marion Gauthier, l'envoyé spécial en Israël de RMC.
Des
chapeaux de feutres et de longs manteaux noirs dans les rues jaunies. Des affiches de campagne. C'est marqué... Coliche Noël, un conseiller municipal. C'est-à-dire, donne-nous le bulletin de vote qui nous permettra d'être libérés. Ça fait référence, on va dire, à l'armée. Inquiétude alors que les partis d'opposition veulent obliger les jeunes orthodoxes à répondre aux convocations. La pratique surtout de la religion, c'est un peu comme le vélo. Quand on pédale pas, on tombe. Et quand on est à l'armée, on n
'a
pas le temps forcément de faire les prières. On n'a pas le temps d'étudier. Peu
de
contraintes pour ceux
qui refusent d'aller sous les drapeaux. Ça fait huit ans que je suis considérée comme déserteur,
l
'ancire Esquel, 26 ans.
Grâce à Dieu, je ne suis pas allé en prison jusque-là. Mais on est prêts à y aller, moi et toute la société à Redim. Étudier la Torah, c'est ça qui protège le pays.
Je ne veux pas compris pour moi, répond Ayelet, sans ciller. Elle représente 100 000 mères de soldats. Les gens qui envoient nos enfants à la guerre n'en voient pas leurs enfants.
Mon fils n'a pas vu sa maison depuis 4 ans
parce que les réservistes font
300 à 400 jours d'affilée. Personne ne les remplacèrent. Et la population des Redim augmente, souligne l'avocate. 6 enfants par famille en moyenne. Marion Gauthier, envoyé spécial en Israël de RMC. Il avait d'abord crié à la magouille et réclamé l'annulation du scrutin présidentiel. Au Brésil, le conservateur Flavio Bolsonaro a finalement reconnu la réélection de Lula, le président sortant, qui a remporté la présidentielle dimanche à la surprise générale après avoir été mené au premier tour. Il est 7h36 sur RMC, le ballon d'or, remporté donc par Harry Kane. C'est le premier anglais récompensé depuis 25 ans avec ses 73 buts sur une saison.
L'attaquant du Bayern a été préféré à Kylian Mbappé qui finit en deuxième place. L'espagnole Laminia Malle complète le podium et chez les femmes, c'est l'espagnole Alexia Puteillas qui a remporté son troisième ballon d'or. Puis en Ligue 1, le PSG prend la tête du championnat après sa victoire 2-0 hier contre Lyon. Et puis le quintet pour finir, il se déroule sur l'hippodome de Deauville, 13h55. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, leur favori, le numéro 4, Talentuoso. L'Outsider, le numéro 9, Fire Rebelle. C'était le journal de Solène Gardner. Il est 7h36 sur RMC. Mais on part au 3216 parce qu'un auditeur d'RMC, Pierre-Jean Rochette, nous a appelé. Bonjour. Vous
êtes auditeur d
'RMC, vous nous avez alerté au 3216. Et il se trouve que parallèlement, vous êtes également directeur d'une compagnie d'autocars lyonnais et également sénateur. Sénateur, les indépendants, ce sont des centristes de la Loire. Et vous nous avez appelé au standard parce que l'un de vos autocars, affrété pour des militants du RN pour rejoindre Orléans et le congrès du RN dimanche, a été caillassé. On avait entendu cette information. Mais vous, vous êtes le patron de la compagnie. Il a été très largement endommagé. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui s'est passé ? Et comment vous faites pour travailler derrière
?
On ne travaille pas avec ce véhicule, c'est fini. Mais je vous ai appelé surtout pour vous dire que ce n'était pas du caillassage. Le caillassage, c'est qu'on lance un caillou de loin, on ne s'approche pas du véhicule. Ça nous arrive quand on transporte les groupes de supporters. Là, il a été attaqué. Et c'est pour ça que j'ai voulu préciser cela, parce que c'est beaucoup plus grave. Un caillassage, il n
'y a
pas de prise de risque. Les gens, enfin, les opposants ou les gens qui souhaitent attaquer le véhicule lancent un caillou
en
gardant une distance. Là, ce qui s'est passé, c'est que les conducteurs ont accueilli les clients à bord du véhicule, donc qui étaient des militants du Rassemblement National, et il y
a
une dizaine de bonhommes encagoulés qui étaient cachés dans le noir et qui se sont jetés sur l'autocar avec des massettes, des masses,
des
massues, et qui ont cassé méthodiquement toutes les vitres du car. Et le pare-brise a huit impacts. Ça a été fait de manière méthodique. Les rétroviseurs ont été détruits, tout a été détruit.
Tout
a été détruit
? Le conducteur de votre société était dans le car
?
Oui, aussi, on avait deux conducteurs et les clients. Et si vous voulez, c'est beaucoup plus grave qu'un caillassage. Dans les médias, on a parlé de caillassage, mais ce n
'est
pas du tout ça.
Il était 5h du matin, hein ?
Oui, 5h, à Grenoble. Là, on a une équipe qui est venue au contact. Mes conducteurs, heureusement, ont eu beaucoup de sang-froid, parce qu'un conducteur inexpérimenté, qui peut avoir peur pour sa vie, est tenté de mettre un coup d'accélérateur. Et là, s'il en écrase deux,
il
se passe quoi ? C'est moi qui suis en prison, demain
?
Vous voyez, c'est complètement dingue, tout ça.
C
'est complètement dingue. Et
quand vous dites que c'est
complètement dingue, c'est que vous estimez, effectivement, il se trouve que vous avez aussi votre casquette, vous-même, d'élu politique, que, alors que vous n'êtes pas du tout RN, vous estimez que là, c'est un problème de démocratie, c'est un problème de danger
? Cette
politique, Apolline, c'est autre chose. C'est un mandat. Moi, j'ai toujours gardé mon travail. Je suis un des rares sénateurs en France à avoir
un travail, un bon
boulot à côté, parce que j'estime qu'être sénateur, ce n
'est
pas un travail, c'est un mandat. Mais la violence qu'on a aujourd'hui dans la société, elle devient complètement folle. Et demain, il y aura des drames. Parce que moi, si j'ai un gars inexpérimenté au volant, il fonce dans le tas, il a peur, il a peur pour sa vie. Il y
a
des mecs face à lui qui sont avec des armes, qui sont en train de lui démolir le car, il ne sait pas quelle est la suite. Est-ce qu'ils vont monter à bord derrière lui, mettre un coup de masse ou de massette ? On ne sait pas. Et donc, si vous voulez, heureusement, les conducteurs étaient très bons, ils ont laissé le faire, ils en étaient désolés.
Ils
m
'ont
dit, on t'a laissé démolir le car, mais je les ai remerciés. Et qu'est-ce que vous voulez faire ? Imaginez vraiment le vent de panique, le type se met à paniquer à peur, il accélère, il en écrase deux. Je finis en prison, je finis en garde à vue, le temps que tout ça s'éclaircisse. C'est complètement dingue, c'est complètement dingue. Si vous voulez, vous êtes attaqués, vous pouvez passer de victime à inculpés pour une situation d'homicide.
Merci d'avoir pris le temps de nous appeler au 32-16 justement pour témoigner aussi de ça. C'est assez précieux, votre témoignage. Merci infiniment. Pierre-Jean Rochette, je rappelle qu'évidemment, vous avez porté plainte, qu'il n'y a pas eu de blessés, mais comme vous le dites, tout aurait pu déraper. Auditeur donc d'RMC et directeur de la compagnie des autocars lyonnais. Il est 7h40 sur RMC. RMC
jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Et avant un troisième samedi de manifestation consécutif, les commerçants font les comptes. Bonjour Alain Dicrescenzo.
Bonjour.
Vous représentez l'ensemble des chambres de commerce et d'industrie de France. Merci d'avoir choisi RMC pour venir faire les comptes en quelque sorte. Combien de commerces ont été touchés par cette manif ? Il y a ceux qui ont été touchés. Il y a le manque à gagner, évidemment. Il y a aussi l'inquiétude sur la suite. Vous appelez les manifestants à stopper le mouvement, à protéger les commerces. On vous entend dans un instant. Pierre Rondeau. Et on sait que ça peut porter atteinte largement au chiffre d'affaires des commerçants jusqu'à un tiers des ventes au mois de novembre et décembre entre Black Friday et Noël.
Et n'hésitez pas, vous qui nous écoutez, vous êtes peut-être commerçants, artisans, salariés. Est-ce que vous avez été aux premières loges de cette situation, de ces casses, de ces pillages ? Et comment vous vivez tout cela ? N'hésitez pas, vous nous appelez pour réagir au 3216. RMC. Jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe.
À
8 semaines de Noël, les commerçants sont inquiets. Bonjour Alain Dicresenzo. Vous êtes le président des Chambres de Commerce et d'Industrie de France. Ça regroupe l'ensemble des Chambres et de Commerce et d'Industrie. Et vous dressez ce matin le bilan. Deux week-ends de mobilisation et évidemment l'inquiétude de la suite. D'abord, la journée du 17 octobre. Pour les commerçants, combien cassés, combien pillés, quel manque à gagner
?
Alors, sur les commerces qui ont été touchés, c'est 2284 que nous avons recensé visiter. Au total, on en a visité 4000 de commerces. Et donc, sur ceux qui ont été endommagés sérieusement, il y en a 2284. Sur ceux qui sont encore cassés aujourd'hui, où il n
'y a
pas eu de réparation, il y en a 635. Ils n'ont pas pu réparer ? Ils n
'ont
pas voulu réparer ? Les deux. Parce que, dans l'incertitude de
ce
que nous disent les commerçants, pourquoi réparer et faire entrer du stock si je dois me faire casser la semaine d'après ? Ça n'a pas de sens. Donc, à ce moment-là, ils préfèrent mettre le pied sur le frein. Et évidemment, si vous voulez, c'est tout un centre-ville qui se meurt à Paris, comme à Toulouse, comme à Yardin. Ça veut dire qu'il y a effectivement ceux qui ont été cassés, ceux qui ont été pillés. Et puis, il
y
a ceux qui ont fermé boutique, notamment le samedi dernier, de peur que ça ne recommence. Et il y a ceux, effectivement, qui font du non-commerce. Ça veut dire pas de chiffre d'affaires. Et eux n'ont aucune aide. Aucune aide, aucune police d'assurance, parce qu'ils ont pris la précaution de ce qu'elle fait travailler. Et là, on commence à évoluer les pertes. Globalement, on fait à peu près 100 milliards de chiffres d'affaires par an sur le commerce de proximité, sur nos centres-villes. Et sur la période actuelle, qui est 40% de chiffre d'affaires sur deux mois, c'est 1,5% par week-end.
1
,5% du
chiffre
d'affaires annuel par week-end qui
est perdu ? C'était par week
-end. Alors, pour toutes ou parties. Donc, si c'est perdu à 100%, c'est 1,5% de chiffre d'affaires qui est perdu pour les commerçants. Et les retours qu'on a sur les centres-villes, c'est 80% de baisse d'activité. Oui, parce que même si le président Macron a annoncé de vouloir délocaliser, je dirais, les manifestations aux abords des villes, et non pas dans les centres-villes, quand bien même, les commerçants anticipent ou par peur ferment boutiques, alors qu'aucune manifestation ne pourra avoir lieu dans le quartier. Alors, premièrement, les manifestations, c'est une chose, la casse, c'est autre chose, parce qu'on a vu que les groupes s'infiltraient.
Et
puis, deuxièmement, vous, consommateurs, avez-vous envie d'aller consommer
? Vous
regardez, c'est vos chiffres. Vous avez annoncé ce matin, à 6h du matin, si j'ai bien compris, 43% de baisse d'activité à Bordeaux. Ce n
'est
pas uniquement là où
il
y a
eu
de la casse, c'est généralement. Donc, si vous voulez, ces mouvements de manifestation, qu'ils soient en périphérie ou en centre-ville, oui, c'est mis en périphérie, mais ça gêne le commerce. Et c'est y compris, et ce chiffre pour Bordeaux, c'est aussi le commerce de bouche. C'est-à-dire, c'est des cafés, c'est des restaurants où les gens ne vont pas, parce qu'effectivement, le week-end dernier, par exemple, dans la plupart des centres-villes, chacun est resté chez soi, il n'y avait personne dans les rues. Comment vous voyez la suite
?
Écoutez, la suite,
c
'est... Moi, j'ai demandé une pause. Parce que le commerce est en train de mourir. Une pause, voilà. Une pause. Alors, on me dit, oui, mais il y a un droit constitutionnel à manifester. Oui, mais qu'il s'agit de la mort du commerce, la mort des centres-villes, la mort des lieux où vont nos jeunes. Moi, je leur dis, la place Saint-Pierre, vous allez boire un coup à Toulouse, elle va fermer si ça continue. Donc, je demande une pause pour deux raisons. Premièrement, il faut qu'on puisse reconstruire ces 600 et quelques commerces. Il faut reconstruire, et ne se reconstruirons pas s'il n
'y a
pas de pause. Et deuxièmement, il faut refaire commerce. Et est-ce qu'on ne peut pas avoir un petit peu d'espoir ? Parce que, par exemple, pour la période de Noël, parfois, il y
a
des années, on a des prévisions catastrophiques, et on assiste à des rebonds spectaculaires. C'est, par exemple, ce qui s'était passé l'année dernière, où, en fait, on avait un mauvais mois de novembre, un mois de décembre poussif, et à la fin, finalement, on avait terminé à plus de 10% par rapport à 2024. Parce que les gens s'étaient rattrapés. Exactement. C'est ce qu'on appelle le découplage, en fait, entre les intentions d'achat et ce que font réellement les gens à Noël. Est-ce qu'on n
'a
pas un petit peu un message d'espoir là-dessus où les fêtes pourront tout sauver ? Écoutez,
moi,
j'aime bien l'espoir. Je me bats là-dessus.
Je vous propose.
Mais, simplement, je crois que vous parlez du commerce de bouche, là. Non. C'était le commerce de bouche qui avait eu une énorme augmentation en
pic en fin d'année. Une augmentation globale
des
ventes
à la fin du mois de décembre par rapport à 2024. Et donc, aujourd'hui, moi, je cherche l'espoir, mais je ne suis pas dans l'incantation. Pour avoir de l'espoir, il faut avoir une pause d'une part, il faut reconstruire, et puis, après, ce que je demande, je vais demander à Serge Papin, il faut qu'ensemble, on crée des animations de centre-ville. Voilà. Il faut refaire des animations de centre-ville. Je verrai les associations des maires de France pour regarder ce qu'on peut faire pour dynamiser les opérations de fin d'année. Est-ce que vous dites aux commerçants qui nous écoutent aujourd'hui « Allez-y, rouvrez » ou est-ce qu'au contraire, vous restez très prudent ?
Non, je ne peux pas leur dire ça. Il faut être sérieux. Je leur dis, premièrement, appelez-nous. On a un numéro vert 0800 921 921. On est connecté avec la préfecture. Avant de nous prendre une décision d'ouverture, voire de fermeture, vous nous appelez. Et on vous dira comment ça va se passer parce que c'est différent dans chaque ville et dans chaque quartier. Soyez prudent. Et ce que je leur dis aussi, restez calme. Et ça,
c
'est le grand message que je veux faire passer. J'ai bien entendu ce qui s'est passé avec ce bus qui aurait pu mal tourner. Je dis, on n'est pas là pour faire de l'autodéfense. Fermez s'il faut le faire. Ils sont tentés. Ils sont tentés, par
contre.
Bien sûr. Mais en une journée, vous perdez tout, madame. Moi, j'ai vu des gens en pleurs. On a créé des cellules de soutien psychologique dans toutes les chambres de commerce et d'industrie. On nous dit, certains de vos commerçants sont suicidaires. Alors,
c
'est suicidaire d'une part et d'autre part, envie d'en découdre. Bien sûr qu'ils sont armés. Bien sûr qu'ils ont des bases de baseball. Bien sûr qu'ils ont des bars à mine. Bien sûr qu'ils ont des fusils de chasse. Pas tous, mais ils en ont. Et puis, comme on est fatigué, comme on est au bord du gouffre, parce que c'est ça, à ce moment-là, on peut craquer. Et je veux qu'on évite ça. On n'ajoute pas de la peine à la peine, de la souffrance à la souffrance. C'est très fort ce que vous dites. Merci infiniment d'avoir été notre invité ce matin. Alain Di Crescenzo, vous êtes président de CCI France. Vous regroupez l'ensemble des chambres de commerce et d'industrie.
Ce chiffre que vous nous donnez, 2284 commerces qui ont donc été cassés, touchés. Et effectivement, ces chiffres partout du commerce en baissent votre appel à la pause et au calme. Il est 7h50 sur RMC chaque mardi. C'est la gauche, c'est Cécile Duflo. Bonjour Cécile. Bonjour. Je voudrais que vous écoutiez Emmanuel Macron.
C
'était hier à Marseille.
Il
y a normalement un débat présidentiel qui doit se faire pour qu'on ait des élections.
C
'est parce qu'il
y a
des élections qu'il n
'y a
pas de violence. C'est ça une démocratie ? C'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Vous avez une proposition pour apaiser le pays ? Oui, parce que je pense que justement, on ne peut pas attendre six mois. Je pense qu'il faut trouver les moyens de retrouver de la paix civile. Je fais écho à ce que vient de dire le président de la CCI. Vous nous le dites dans un instant. Il est 7h50 sur RMC. RMC, Apolline Matin. Il est 7h52. Dans un instant, la proposition de gauche met d'abord le bonus. Victor Pourchet, c'est la crise dans le monde de Dragon Ball. Oui, oui, la crise parce que beaucoup de fans du manga sont sans voix ce matin.
Leur personnage aussi. Mauvaise nouvelle. Oui, ces voix que vous avez entendues qui annoncent une mauvaise nouvelle, ce sont les voix historiques du dessin animé depuis 40 ans. J'en parle au passé parce que... Nous nous interrogeons sérieusement sur notre participation à la version française. Version française de Dragon Ball Daima. Nouvelle série de l'univers qui débarque sur Gully le 4 novembre.
Si elle se faisait sans nous, ce ne serait aucunement pour des raisons financières. Ce serait une décision qui nous serait imposée.
Décision imposée par la Toei, le studio japonais qui édite Dragon Ball. Les comédiens historiques appellent donc les fans depuis hier soir à les soutenir sur les réseaux sociaux. Tiens, un peu comme le personnage de Goku dans cette scène culte.
Confiez-moi un peu de votre énergie. Aidez-moi tous à créer un immense orbe.
MC, Apolline Matin.
Proposition de gauche, proposition de droite.
Chaque matin, 7h50 RMC, vous fait une proposition. Proposition de droite, proposition de gauche et le mardi, c'est la gauche avec Cécile Duflo. Bonjour Cécile. Bonjour Apolline. Ce matin, vous vouliez réagir à cette phrase d'Emmanuel Macron hier à Marseille. Il disait s'inquiéter de voir un pays en ébullition à six mois de l'élection présidentielle. Votre proposition,
c
'est qu'il faut une conférence citoyenne pour la paix civile ? Oui, je pense qu'il ne
faut
pas attendre six mois. L'élection présidentielle,
c
'est dans six mois. D'abord, le président de la République devrait quand même s'excuser et s'interroger sur sa responsabilité, mais bon. Mais si on attend six mois avec ce niveau de tension, avec cette incapacité de décision à l'Assemblée nationale, on a entendu le président des CCI juste avant moi avec l'impact sur les commerces, l'impact même sur la tension dans la société. Il faut faire baisser cette pression. Donc, il faut faire quelque chose qu'on n'a jamais fait.
Réunir, c'est une proposition, il peut y en avoir plein d'autres, mais une partie des parlementaires avec des citoyens tirés au sort sur le modèle de la conférence sur le climat, mais sans ces résultats pour se mettre d'accord sur un certain nombre d'éléments fondamentaux. On parle beaucoup de la tension sociale, on doit parler aussi de la situation de la dette où il va falloir prendre un certain nombre de décisions et notamment la contribution, une contribution exceptionnelle des plus riches. On doit trouver les moyens de cette paix civile sans attendre l'élection présidentielle parce qu'en plus, une élection, ça a tendance à tendre les relations, les différents candidats ne veulent pas
trouver de point de
compromis, donc ça peut s'aggraver. Sauf que Cécile Duflou, vous venez de le dire vous-même, ça n
'a
pas marché ?
On
a déjà tenté le coup et vous l'avez dit, ça n'a pas marché ? Ça
a
très bien marché, Apolline, elle a très bien marché, la
conférence
sur le climat.
Il
y avait des gens de tous horizons, des gens qui n'étaient pas du tout d'accord au début, qui ont convergé ensemble vers des
propositions de compromis, ce qui n'a pas marché.
C
'est
qu
'une n'a été votée. Exactement, parce que rien n'a été repris. Là, l'idée que je dis, c'est qu'il faut mettre à la fois quelques parlementaires et des citoyens pour que les parlementaires se sentent tenus de faire voter
ces dispositions ou même...
S'il
y
a une trentaine
de
parlementaires, quand même au Parlement, ils seront minorités. En fait, c'est ce qu'on appelle une solution politique. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, ce pays a besoin d'une solution politique. On ne peut pas rester dans cet état de tension très grande qui a fait des morts, qui met des gens dans des situations extrêmement difficiles et qui mésestiment la difficulté de la vie quotidienne de millions de Français. Cécile, je comprends. Dans notre côté, premièrement, une société vit aussi dans la tension. C'est comme ça, ça fait partie de la vie publique, de la démocratie. C'est inhérent, premier point.
Deuxièmement, moi, j'en peux plus d'entendre parler de missions des parlementaires qui ne sont pas dans leur fiche de poste. Les parlementaires, déjà, s'ils étaient capables d'écrire une loi, de voter les lois, de voter un budget, voire même de former une majorité pour former un gouvernement et gouverner ce pays, ça serait déjà beaucoup. Donc, les parlementaires qui fassent déjà leur travail. Et troisième point, entre nous,
le
problème, ce n
'est
pas la forme, c'est les moyens. Ce qui se passe, c'est qu'il
y a
des gens qui ont des problèmes sociaux et économiques, qu'on comprend très bien et que dans ce pays, on a un manque d'argent. Donc, la question, c'est où on trouve l'argent et comment on le répartit et personne n
'est
d'accord là-dessus. Donc, je crois que les petites réunions entre copains, c'est bien, mais ce n
'est
pas le problème de la
France.
C
'est si
du flot. Trois réponses. Un, oui, une société,
ça
vit de tension, mais il
y a
un niveau duquel il ne faut pas aller. Aujourd'hui, ce niveau de tension et notamment sur les débats autour du racisme, il
faut
dire par exemple et le résultat de cette convention citoyenne,
ça
peut être de dire que des gens qui ont été condamnés pour racisme n
'ont
plus le droit de s'exprimer urbis et torbis dans tous les médias. Il peut y avoir quand même des choses qui soient décidées pour faire baisser la tension. Deuxièmement, que les parlementaires fassent leur travail. Ils sont dans un système aujourd'hui, la Ve République, où ils sont tellement obligés de s'aligner sur
le Président de la République qu'ils n'y arrivent pas. Oui, ça pourrait être autrement.
Vous
savez,
je l'ai dit il y a quelques années. Donc il faut
une contrainte extérieure. Cette contrainte extérieure, elle peut être ceux de citoyens. Et enfin, dernier point, oui, il faut se poser les questions
de comment on finance et qu
'est
-ce qu'on fait face à la fois à la crise de la dette et aux besoins sociaux. Il y a différentes solutions, notamment des solutions de recettes nouvelles, notamment des solutions qui luttent contre les inégalités. Et la France,
c
'est historiquement, et ce n
'est
pas à vous que je vais le dire, c'est historiquement le refus de l'arbitraire et la lutte contre les privilèges. C'est exactement
les sujets... qui
sont devant nous maintenant, dans les six mois qui viennent. Merci Cécile Duflo. Votre proposition de gauche ce matin. Demain, ce sera la proposition de droite et ce sera Charles Consigny. Il est 7h57 sur RMC. On se retrouve dans un instant pour la météo et le journal après le journal de 8h. D'ailleurs, vous entendrez un témoignage RMC quatre jours après l'attentat de Trappes. Cette mère de famille qui a échappé de justesse à l'attentat, elle raconte et notez également qu'à 8h30, c'est le maire de Trappes qui sera mon invité dans le face-à-face. Il est 7h57. A tout de suite.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
Il
est 8h. Excellente journée sur RMC. RMC. Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texer. Bonjour Thibaut. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Le traumatisme invisible de celles et ceux qui ont croisé la route du terroriste de Trappes. C
'est
le cas de Sofia. Elle témoigne ce matin sur RMC mise en joue par le tueur. Elle doit sa vie au manque de munitions du tireur. Il est de retour ce matin en garde à vue. Les réponses du gouvernement jugées insuffisantes par les lycéens qui maintiennent la pression avec la volonté de poursuivre la mobilisation et la malédiction qui se poursuit pour Kylian Mbappé qui va encore devoir patienter le ballon d'or lui échappe. C'est l'anglais. Harry Kane qui le devance de quelques points. La garde à vue se poursuit ce matin pour le terroriste de Trappes. Entendu depuis hier après-midi jugé apte à reprendre son interrogatoire après un nouvel examen psychiatrique.
Il a reconnu l'effet tout en ayant le caractère raciste de ses crimes. Le bilan, un mort et sept blessés auraient pu être plus lourd si son arme avait été encore chargée au moment où il a mis en joue Sofia menacée par le tueur.
Elle
a vu la mort en face. Pierre Bazin du service police-justice est allé à sa rencontre. C'est un témoignage RMC.
Le
visage crispé, les mains tremblantes et les yeux remplis de larmes. Depuis quatre jours, Sofia revoit constamment les cinq balles qui se logent dans sa voiture alors qu'elle fait le plein d'essence. C'est à ce moment-là que le tireur vient pointer son arme directement sur elle. Elle m'a dit bouge pas son arme vers moi directement et moi je lui ai dit s'il t'en plaît tu fais pas ça non non non tu fais pas ça elle lui a dit bouge pas, bouge pas il tire le truc il est vide et moi dans ma tête c'est fini. Et vous rentrez dans la station essence pour vous protéger ?
Je cours et il y a beaucoup de monde à l'intérieur et je dis à tout le monde vous sortez pas, vous sortez pas il y a un monsieur qui m'essuie avec les claschinkov
vous sortez pas et je t'en dis tac tac tac
Sur
les caméras de vidéosurveillance on voit Sofia qui rentre en courant elle se réfugie dans les toilettes quelques secondes plus tard le terroriste tire sur un jeune homme elle échappe à la mort mais aujourd'hui Sofia est convaincue des motivations racistes du tireur C'est un raciste lui il est calme il choisit les gens je suis pas bien la vérité je dors pas franchement je dors pas la nuit le racisme tue et il faut le dire conclut cette mère de famille qui ne veut plus laisser ses enfants sortir de chez elle
hier
plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées partout en France pour rendre hommage aux victimes de cet attentat et dénoncer la banalisation du racisme un nouveau rassemblement est prévu à Trappes en fin de semaine à l'appel du maire de la ville à l'Irabé il sera votre invité ce matin Apolline à 8h30 sur RMC et BFM TV les lycéens veulent poursuivre la mobilisation remplacement de parcours sub des moyens pour le bâti scolaire ou encore des classes de secondes moins surchargées les annonces du gouvernement n'ont pas suffi à calmer la colère s'il y a des avancées le compte n'est toujours pas bon nous dit ce matin sur RMC Julia Koudada elle est secrétaire générale de l'association les lycéens elle appelle à poursuivre la mobilisation
la
même mobilisation on continue les blocs dans 3700 lycées en fait il ne faut pas lâcher on a un bras de fer avec l'exécutif et pour le moment on le gagne entre guillemets parce que le gouvernement a peur et met en place des mesures concrètes ils savent qu'ils n'ont pas le choix on revoit M. Lecornu dans 15 jours donc il faut continuer ils pensaient qu'on allait arrêter pendant les vacances scolaires or c'est pas du tout le cas on montre qu'on est toujours présent et puis après les lycéens il y aura aussi les étudiants il
y a
la plateforme Mon Master et aussi ils ont d'autres revendications
il
y a aussi les français dans la rue nouveau rassemblement d'ores et déjà prévu ce samedi acte 3 de la mobilisation contre la vie chère Emmanuel Macron appelle à maintenir le calme lui qui reconnaît un manque d'anticipation des événements du 17 octobre depuis cette date plus de 2280 commerces ont été victimes de casse c'est ce que nous dit ce matin sur RMC le président des chambres de commerce et d'industrie Alain dit Crescenzo à cela a ajouté une baisse des réservations dans les bars et restaurants 12% de moins au niveau national samedi dernier jusqu'à moins 43% à Bordeaux au chiffre du site Privatizer que vous dévoile RMC ce matin c'est la conséquence de ces débordements qui font peur aux clients reportage Alexandre Thibault Jean-Wilfred Forkess
dans
son restaurant face au Capitole à Toulouse Olivier Bouscatel a servi 8 clients samedi dernier on
n'avait personne la journée on a un tout petit peu travaillé le soir après 18h le premier samedi on a fait 260 euros de recettes sur la journée il emploie 15 salariés et on va voir avec des mesures de chômage parcelles pour au moins le samedi on ne peut pas payer tout le monde pour ne pas avoir de clients à
Bordeaux cet autre restaurateur a vu son établissement rester bien vide les deux derniers samedis 6 couverts sur 80 habituellement déjà l'été n'était pas bon pour nos commerçants en Bordeaux des incendies la canicule on espérait sur l'arrière saison nous restaurateurs de centre-ville c'est le samedi qui compte des pertes importantes pour beaucoup de restaurateurs représentés par leur syndicat l'UMI
les
établissements que j'ai pu avoir au téléphone étaient au coeur du réacteur eux c'était zéro client j'en ai certains qui sont en pleurs Valentin Prudon son vice-président ils quittent de la perte d'exploitation et on sait qu'aujourd'hui bon nombre d'entre nous n'avons pas une assurance sur la perte d'exploitation donc ce chiffre d'affaires perdu vient s'ajouter avec
rien en face tous craignent de revivre une nouvelle journée noire alors qu'un acte 3 est annoncé samedi prochain
et c'est dans ce contexte que les sénateurs étudient aujourd'hui le projet de loi casseur-payeur visant à élargir la responsabilité des dégâts causés aux personnes présentes dans un attroupement lors d'un cassage 7 millions d'Israéliens appelés aux urnes cela fait maintenant deux heures que les bureaux de vote sont ouverts pour le scrutin législatif le premier depuis le 7 octobre 2023 et cela pourrait bien s'apparenter à une sorte de référendum pour ou contre Benyamin Netanyahou menacé le premier ministre israélien joue sa survie politique Marion Gauthier vous êtes envoyée spéciale d'RMC en Israël en direct de Tel Aviv ce matin à la hauteur des enjeux du scrutin Marion les médias prédisent un taux de participation très élevé
oui
et il y a déjà beaucoup de passages dans le bureau de vote devant lequel je suis les électeurs défilent attendent devant ceux qui tractent pour les différents partis il faut mobiliser tous ceux qui hésitent encore insiste une volontaire il n'y avait d'abord que les démocrates ici le stand du Likoud s'est installé un peu plus tard déployant une grande affiche de Benyamin Netanyahou solitaire parmi les visages de son principal opposant Gadi Eisenkot c'est pour lui que va voter cette fois Olivia
Bibi doit changer j'ai pourtant beaucoup voté pour lui avant mais là j'ai changé mon vote Bibi n'est pas bien entourée Eisenkot était dans l'armée il a l'air d'être un candidat honnête je suis psychologue pour enfants je m'inquiète pour la suite pour mes enfants
elle
évoque l'égalité devant le service militaire car certains religieux en sont exemptés en Israël beaucoup rappellent évidemment le 7 octobre un échec pour eux de l'actuel premier ministre les heures à venir seront longues les Israéliens votent à la
proportionnelle
et pour le moment aucun parti ni aucune coalition n'a de majorité d'après les derniers sondages les résultats seront serrés il y aura des recontages de la tension craignent plusieurs électeurs pour un scrutin qui pourrait changer l'image du pays
Marion Gauthier en direct de Tel Aviv ce matin pour RMC 8h07 et hier c'était Ballon d'Or à domicile
c
'est à Londres en Angleterre que le discret Harry Kane a remporté le plus beau trophée individuel de sa carrière le sac d'une saison record pour l'international anglais du Bayern Lamini Amal est 3ème mais surtout Kylian Mbappé il est 2ème c'est son meilleur classement pas assez pour consoler le capitaine des Bleus qu'on a vu à Vachy hier soir dans son fauteuil et qui voit le trophée tant qu
'on
vote lui échapper ça ne s'est pas joué à grand chose Virginie Fulpin
ça s'est même joué à rien moins de 41 points c'est le
rédacteur en chef de France Football qui le dit lui il a le détail des votes il parle d'un écart encore plus faible qu'en 2024 entre le vainqueur Rodri et son dauphin Vinicius pour que vous vous rendiez compte il y a 100 journalistes qui votent pour le Ballon d'Or la différence entre Haricaine et Kylian Mbappé c'est juste 2 ou 3 votants sur les 100 qui ont choisi
de mettre l'anglais en tête et le français en 2ème position c'est cette marge infime qui a fait basculer le Ballon d'Or alors 2ème oui c'est le meilleur classement
de Kylian Mbappé l'attaquant français n'a jamais quitté le top 10 du Ballon d'Or depuis 2017 et cette année il avait des arguments il est devenu le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde 22 buts dont 10 cet été il a aussi été prolifique avec le Real Madrid meilleur buteur du championnat espagnol meilleur buteur de la Ligue des Champions alors ça s
'est
joué à quoi ?
un titre collectif Haricaine a gagné le championnat d'Allemagne avec le Bayern de Munich c'est tout mais ça fait la différence Kylian Mbappé n'a gagné aucun titre le Real Madrid a fini 2ème du championnat espagnol 4 petits points derrière le FC Barcelone une victoire de plus un match nul de plus et ce matin on célébrerait sans doute le Ballon d'Or de Kylian Mbappé ça aurait été bien pour la 3ème fois de sa carrière Alexia Puteja c'est sacré chez les femmes dans le même temps le PSG a pris la tête de la Ligue 1 vainqueur de Lyon 2-0 en clôture de la 8ème journée puis c'est l'information de la nuit aux Etats-Unis le rappeur Jay-Z sera la prochaine tête d'affiche du show à la mi-temps du Super Bowl il pourra patienter le mois de février pour pouvoir voir le spectacle du rappeur américain ce sera à Los Angeles
c
'était le journal de Thibaut Texer il est 8h09 sur RMC
RMC jusqu'à 9h
Apolline Matin
la
loi casseur-payeur arrive aujourd'hui au Sénat élargir la responsabilité des personnes présentes lors d'un attroupement sans avoir forcément à rechercher la responsabilité individuelle de ceux qui ont réellement commis les dégâts ce sera possible grâce à cette loi et vous la dénoncez Paul Cassia vous serez avec nous dans un instant en direct vous êtes professeur de droit public à l'université Paris 1 pour vous c'est une inversion inquiétante de la charge de la preuve vous nous direz pourquoi dans un instant mais j'aimerais aussi que vous tous qui nous écoutez sur RMC vous puissiez réagir n'hésitez pas le 32 16 vous êtes évidemment ouvert pour en débattre vos réactions également sur le whatsapp de l'émission 06 12 424 424 faut-il faire payer tous ceux qui ont participé à un mouvement de casseur ou uniquement celui qui a véritablement porté le coup on se pose la question dans un instant RMC jusqu'à 9h
Apolline
Matin Apolline de Malherbe il est 8h12 et vous êtes bien sur RMC et sur RMC Story la loi casseur-payeur arrive cet après-midi au Sénat faire payer les personnes présentes lors des cassages même si elles n'ont pas elles-mêmes porté le coup voilà l'une des réponses du gouvernement avec ce texte bonjour Paul Cassia vous
êtes
professeur de droit public à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne vous, vous estimez que ce texte il pose problème pourquoi
? il
pose problème parce qu'il est dangereux il est dangereux dans sa philosophie il est dangereux dans son application il est dangereux dans sa philosophie parce qu'au fond sous couvert d'indemniser les victimes qui de toute façon le seront c'est l'essentiel
et
bien il vient restreindre le droit de manifester
et
il peut potentiellement concerner des personnes qui n'ont strictement pas participé effectivement à la commission d'une infraction durant une manifestation
donc
je donne un exemple précis oui allez-y le projet de loi à l'heure actuelle tel qu'il est rédigé avant le passage au Sénat comprend les journalistes qui sont simples observateurs dans le cadre d'une manifestation au titre des personnes qui peuvent indemniser les victimes alors même que par définition un journaliste n'a pas participé à la commission de cette infraction et s'est contenté d'observer le déroulement
la
question c'est le groupe la question c'est le groupe et c'est
effectivement
jusqu'à quel élargissement c'est-à-dire est-ce que c'est trois personnes qui sont devant un adribus est-ce que c'est un groupe de 20 personnes est-ce qu'on élargit carrément à tout un périmètre exactement par capillarité en réalité le projet de loi étant la responsabilité à toute personne qui se trouve dans le groupement sans que le périmètre soit définit ce que précise le législateur c'est qu'il dit au fond celui qui casse prenons l'exemple de l'abribus celui qui casse l'abribus ne peut en réalité le faire que parce qu'il y a groupe parce que s'il est seul en réalité il ne le fait pas il le fait parce qu'il y a groupe qu'est
-ce
que vous répondez à ça ? la responsabilité du groupe précisément oui alors c'est quand même une ovation dans notre droit dans notre droit il y
a
un principe qui est établi depuis 1789 qui est le suivant une personne qui a causé une faute le répare celle qui n'a pas causé de faute n'a pas à le réparer c'est comme ça depuis 1789 alors ce projet de loi innove en disant que quelqu'un qui n'a pas commis de faute doit contribuer financièrement à la réparation du préjudice c'est nouveau et je trouve que c'est dangereux j
'entends parfaitement
j'entends parfaitement Paul Cassia vos arguments juridiques il y a dans vos propos une phrase que vous avez dite et qui m'a frappé vous avez dit la victime sera de tout comment
on dit indemnisée
sauf que la question c'est qui paye c'est à dire que oui elle sera indemnisée mais dans ces cas là c'est ce que dit l'Etat il dit attention le gouvernement aujourd'hui dit ce sera le contribuable et ça a fait réagir Laurent je voudrais qu'il puisse aussi s'adresser à vous Paul Cassia bonjour Laurent
oui
bonjour
Laurent vous nous avez appelé des Pyrénées Atlantiques je crois que vous êtes dans le Béarn peut-être Laurent vous êtes comptable et justement vous vouliez réagir à la question de qui paye
oui
moi par rapport à qui paye il y a un projet qu'on a vu hier comme quoi il allait y avoir une surtaxe sur les assurances oui 0,8% j'ai une voiture et une maison j'ai rien cassé tous les mois je vais bosser pour payer ma voiture et ma maison et donc l'assurer donc je ne comprends pas pourquoi c'est à moi de payer et je suis complètement d'accord avec votre intervenant c'est celui qui casse qui doit payer aujourd'hui je pense que l'état a les moyens de trouver celui qui casse avec la technologie qu'on a avec les moyens donc pas
besoin de changer la loi
Laurent mais par contre que celui qui casse paye celui qui casse il doit payer celui qui ramasse un objet qui sort d'une boutique doit payer il n
'a
pas à se baisser pour ramasser un objet qui sort d'une boutique qui vient d'être cassé ce qu'on a pu entendre par des avocats il était là ah mon client était là par hasard il a trouvé un carton il a ramassé non c'est pas à toi ça ne t'appartient pas si tu ramasses le carton tu le payes et si tu casses tu le payes aujourd'hui les journalistes vous arrivez à intégrer des boucles Instagram ou des boucles Telegram pour trouver les messages qui font que les gens se réunissent pour casser donc il faut que la justice fasse de même
il
faut que la justice
fasse de même
je voudrais que Paul Cassia puisse réagir à cette question écoutez je rejoins Laurent qu'une personne qui a commis des dégradations le rembourse c'est le principe de notre droit depuis 1789 en revanche qu'une personne qui n'a absolument pas commis la moindre dégradation mais qui était dans le groupement contribue à sa préparation ça c'est une innovation et je pense que c'est à la fois dangereux pour notre droit et puis ça inverse la charge de la preuve parce qu'on vous dit vous étiez présent donc vous devez payer alors même que vous n'avez rien fait et au final
ça
vient réduire la liberté de manifester
Bonjour
Paul Cassia alors je ne voudrais pas non plus qu
'on
laisse croire que cette loi a été faite en dépit de tout bon sens puisque déjà pour commencer il
y a
des conditions très claires qui ont été émises par le gouvernement pour la plupart qui ont été validées par le conseil d'état quand même déjà il y aura des sommations très claires de dispersion qui devront être émises par les forces de l'ordre donc autrement dit les gens seront avertis avant ça doit exister et deuxièmement il faut que le citoyen se soit maintenu volontairement dans le groupe après cette sommation ces deux conditions elles seront appréciées par les magistrats et moi j'ai confiance dans cette loi parce que j'ai confiance envers les magistrats si vous voulez j'ai l'impression que vos arguments Paul Cassia c'est un peu de dire ah bah oui mais en fait on ne sait pas vraiment ce qui va se passer il y
a
des gens qui pourront subir une injustice les magistrats sont là pour ça Paul Cassia alors écoutez oui effectivement grâce au conseil d'état la notion de dispersion d'un attroupement a été précisé et c'est heureux il n'en reste pas moins
qu
'apporter la preuve qu'une dispersion a été correctement annoncée que les forces de l'ordre ont correctement fait leur travail pour annoncer cette dispersion et donc fait les sommations nécessaires sera impossible à rapporter pour la personne qui sera condamnée à indemniser à hauteur de 10 000 euros on inverse la charge de la preuve comment voulez-vous que moi participant à une manifestation je démontre que les sommations ont été correctement effectuées et en même temps Paul
Cassia
ce genre de raisonnement je dirais juridique en disant que parce que je suis présent de fait je suis supposé coupable ce genre de raisonnement est déjà appliqué dans le cas du supporterisme et des manifestations sportives qui rappellent qu'il y
a
des interdictions de déplacement et des interdictions de stade sur des supporters avant même qu'il n
'ait
commis un acte délictueux et dans 75% des cas ces interdictions sont retoquées par la justice Paul Cassia
alors
effectivement ça c'est l'engrenage donc on a commencé par les supporters et donc on va appliquer à tout le monde c'est toujours comme ça que ça marche les mesures restrictives de liberté et donc l'exemple des supporters ne peut pas servir à justifier l'application d'une loi comparable pour toute la population en raison des dangers que ça représente comme je viens de l'indiquer en termes de charge de la preuve on va nous demander à nous manifestants de rapporter une preuve impossible une formalité impossible qui est de dire que les sommations ont été correctement faites c'est impraticable merci beaucoup Paul Cassia d'avoir répondu à nos questions ce matin professeur de droit public à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne et merci aussi à Laurent pour sa réaction et son témoignage il est 8h20 sur RMC
RMC Apolline Matin
c
'est tous les jours de Manche
alors
c'est tous les jours Arnaud Demanche même quand il est en vacances parce que vous allez entendre le meilleur d'Arnaud Demanche on vous l'a gardé Arnaud qui revenait sur les révélations de Mediapart à propos des écrits de jeunesse de Jordan Bardella écoutez Arnaud a publié les captures d'écran des échanges antisémites attribués à Jordan Bardella ouais au RN la semaine dernière ils avaient demandé des preuves il y a eu les preuves authentifiées par Facebook et par un huissier maintenant ils veulent des preuves que les preuves sont vraies alors Jordan Bardella dans le prochain Face à Face il va nous sortir une stratégie totale Donald Trump fake news en respirant très fort parce que vous
avez
remarqué quand Jordan Bardella n'est pas content il hyper ventile il respire fort il fait
Madame
de Malherbe
j
'aime les juifs pardon c'est mon portable
c
'est mon rabbin qui m'appelle j'ai ma circoncision à 10h écoutez les français ne sont pas dupes les documents de Mediapart sont des faux grossiers cette opération est téléguidée par les proxys de LFI le Hezbollah le Hamas et les outils du Yémen mais ces échanges Facebook ont été authentifiés monsieur Bardella et bien Facebook fait partie du complot d'ailleurs Zuckerberg on
s'est compris
Marine Le Pen a apporté son soutien à Jordan Bardella elle est tout le parti d'ailleurs alors vous avez vu il y a trois échelons dans la défense un c'est pas lui de toute façon il était jeune et en plus il a un peu raison quand même j'exagère à peine parce qu'il
y a
un parlementaire RN cité par le monde qui a déclaré
authentique c'est une vraie déclaration
oh ça va au lycée qui n'a jamais gravé une croix gammée sur sa table avec un
compas vous avez vu ce truc qui ne l'a pas fait par moi déjà vous avez gravé des croix gammées quand vous étiez jeune
moi j'étais à Saint-Jean-et-Hulst à Versailles école privée catholique non mixte les élèves dessinaient pas des croix gammées sur leurs affaires
c
'était nos profs qui faisaient ça je déconne pas tous pas tous et donc au RN ils sont là oh ça va à la puberté qui ne s'est jamais laissé pousser une petite moustache noire et une mèche qui n
'a jamais
qui n'a jamais demandé à sa mère de lui coudre une cagoule blanche pointue pour sortir avec les potes on n'a pas eu la même jeunesse qu'eux
du tout
du tout du tout
en
Sibérie il
y a
la mort d'une technicienne de laboratoire qui pourrait avoir été causée par la peste la peste pulmonaire
c
'est
vrai qu
'il manquait que ça pour que le 2026 soit parfaitement réussi une belle émidi de peste on va tous avoir
des
bubons sointants pour Noël on
ira voir nos parents j'ai entendu
Jacques
Brel
je vous ai apporté des
bubons
c
'est la spéciale
pour Manu Lechy alors la technicienne aurait cassé un tube à essai bah bravo quand tu manipules un tube infecté par la peste tiens-le avec les deux mains minimum oui mais il fait froid en Sibérie elle avait ses moufles ouais bah on a vu elle avait ses moufles moi je pensais qu'on avait éradiqué la peste alors soit c'est une peste de la préhistoire qui est réapparue parce que de la glace a fondu soit c'est une peste préfabriquée en laboratoire je sais pas quelle version est la plus rassurante enfin ceci dit pardon les virus qui sont prisonniers dans la glace ça me fait pas peur il y en a dans tous les congélateurs de nos parents tu
sais quand tu
vas quand tu vas chez eux et que tu retrouves des lasagnes fendus de 86 waouh 86 tu trouves des glaces myco goût rhum raisin ils ont ça chez eux ouais
moi j'adore la rhum raisin c'est bon c'est la meilleure glace c'est bon c'est bon c
'est bon
merci
Arthur tu retrouves des glaces max tu veux un ischimo des glaces mota tu dois avoir des bactéries là dedans ça te bute un diplodocus à force de manger chez nos parents je pense qu'on est immunisé contre un paquet de trucs allez bon appétit bien sûr
c
'était le meilleur d'Arnaud Demanche il est 8h24 c'est l'heure de faire gagner des vacances c'est le meilleur moment bonjour Gylaine bonjour bonjour bonjour félicitations je crois que vous êtes éducatrice en Moselle c'est bien ça mais oui c'est ça et bien c'est vous qui avez gagné c'est vous c'est pas vrai c'est vous qui avez gagné ce séjour Belle en bras vous avez été tirée au sort félicitations oh c'est génial
comment ça va c'est Noël
aujourd
'hui c'est
Noël vous avez mis des paillettes dans ma journée c'est formidable trop contente mets des paillettes dans ma vie Kevin et bien là
j'ai mis
des paillettes dans votre vie je suis très très contente RMC vous offre ses vacances félicitations félicitations à vous et à
tous ceux que vous pouvez emmener
parce que c'est un séjour famille vous pouvez partir avec avec des amis ou de la famille d'ailleurs donc félicitations à vous vous venez de remporter vos prochaines vacances donc d'une valeur de 2000 euros dans les clubs et hôtels Belle en bras et pour gagner les prochaines qui seront à gagner dans les grandes gueules vous envoyez tout de suite vacances au 7-32-16 vacances au 7-32-16 bonne chance à tous Gagnez vos vacances dans Apolline Matin sur RMC avec Belle en bras Belle en bras club numéro 1 des clubs de vacances en France
Je
pars sur BFM TV et RMC pour le face à face mon invité ce matin c'est Ali Rabet Ali Rabet le maire de Trappes ville endeuillée après ce périple meurtrier cet attentat raciste Ali Rabet qui est donc mon invité dans un instant sur RMC et BFM TV à tout de suite merci d'écouter RMC il est 8h17 RMC Apolline Matin le rappel des titres Solène Gardry de première mesure pour les lycéens le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé hier une réforme de parcours sup la création de 500 postes de professeurs dans les lycées de 15 000 places dans l'enseignement supérieur les syndicats étudiants ont réclamé 250 000 ils ont appelé à poursuivre la mobilisation des milliers de personnes rassemblées hier soir 4 jours après l'attentat raciste des Yvelines qui a fait 1 mort et 7 blessés ils étaient 3 000 à Paris plusieurs centaines à Lyon et Marseille réunies contre le racisme et en hommage aux victimes hier la garde à vue du suspect de 39 ans a repris elle avait été interrompue à cause de son état psychiatrique suspect qui conteste le motif raciste de ses crimes le Sénat rejette la réforme sur l'autonomie de la Corse réforme étudiée depuis 2022 qui pouvait donner à l'île certains pouvoirs dérogatoires le camp autonomiste a claqué la porte de l'hémicycle jour d'élection législative en Israël 7 millions de personnes sont appelées aux urnes un scrutin qui s'annonce serré et doit décider du sort du premier ministre Benjamin Netanyahou au pouvoir depuis 30 ans Harry Kane sacré ballon d'or hier soir à Londres avec ses 73 buts sur une saison l'attaquant du Bayern a été préféré à Kylian Mbappé qui finit en deuxième place la météo pour finir ce matin il pleut en Bretagne en Normandie et sur les pays de la Loire le vent souffle sur la pointe bretonne et les côtes de la Manche prudence aussi sur l'arc atlantique avec les grandes marées coefficient sans attendu il est 8h29 sur RMC dans un instant c'est le face à face Apolline reçoit le maire de Trappes à Lyrabé
RMC jusqu'à 9h
Apolline
Matin
face
à face
Apolline de Malherbe
il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Ali Rabé bonjour merci d'être mon invité ce matin vous êtes le maire de Trappes une ville évidemment bouleversée un pays sous le choc
après
ce périple meurtrier de Kevin T vendredi une véritable chasse à l'orme un attentat terroriste raciste on va évidemment parler du contexte vous êtes bouleversée le pays est sous le choc un tournant c'est le mot qu'a utilisé le président de la république qui s'est rendu à Trappes on va revenir évidemment aussi sur l'enquête mais d'abord je voudrais que vous nous donniez des nouvelles des blessés et notamment de cette petite fille
c
'est de près ce que m'a indiqué la famille cette petite fille va mieux elle est courageuse puisqu'elle a lutté contre elle était entre la vie et la mort pendant de nombreuses heures elle a subi plusieurs opérations aux dernières nouvelles dimanche elle avait retrouvé conscience elle avait pu reconnaître et échanger avec sa famille
elle
avait pu reconnaître et échanger avec sa famille les autres blessés sont certains encore hospitalisés et l'un d
'eux l
'un d'eux
est encore dans un état très grave
il a dû subir deux opérations lourdes son état s'améliore et on espère également qu'il pourra rapidement
être
sorti d'affaires je le disais un périple meurtrier vous l'avez tout de suite dit ça aurait pu être encore pire et je voudrais que l'on écoute tout de suite les mots l'émotion d'une de vos habitantes une habitante de Trappes elle s'appelle Sophia elle s'est confiée au micro de notre reporter RMC Pierre Bazin elle raconte qu'elle faisait le plein d'essence quand elle a été visée par le tueur qu'il y a eu 5 impacts sur sa voiture avant qu'il ne la mette en joue écoutez
elle
m'a dit bouge pas sa arme vers moi directement et moi je lui ai dit s'il te plaît tu fais pas ça non non non tu fais pas ça elle lui dit bouge pas bouge pas il tire le truc il est vide et moi dans ma tête c'est fini je cours il y a beaucoup de monde à l'intérieur
et je dis à tout le monde vous sortez pas vous sortez pas il y a un monsieur qui me suit avec les clashs en coffre vous sortez
pas et je t'en dis tac tac tac c'est un raciste lui il est calme il choisit les gens mais je suis pas bien la vérité je dors pas franchement je dors pas la nuit
il
est calme il choisit les gens
elle
est bouleversée elle ne dort plus
son
témoignage c'est celui de bien d'autres trapistes qui racontent petit à petit
ce
qu'ils ont vécu une femme noire qui portait un foulard sur la tête me racontait dimanche soir en larmes la même scène à quelques mètres
du
lieu où est assassiné Pengo Bossiwangi elle a dû sa survie uniquement au fait que l'arme s'est de nouveau enrayée il a essayé à plusieurs reprises de lui tirer dessus trois fois sans y parvenir et elle a pu ensuite fuir et se réfugier dans un bus donc au delà des blessés au delà du décès il y a de très très nombreux trapistes qui ont réchappé par miracle et nous le devons à la fois à la météo capricieuse qui a vidé les rues de trappe ce matin là notamment le marché de trappe où il s'est rendu où il n'a trouvé quasiment personne et également au fait que son arme encore une fois était ancienne et s'est enrayé à de nombreuses reprises sinon nous aurions eu à déplorer des dizaines voire des centaines de morts je rappelle qu'il a tiré plus de 150 cartouches 150 cartouches au moins 8 lieux de crime scènes de crime comme le disait hier le parquet national antiterroriste est-ce que vous pouvez me parler de Pengo Bossiwangi
alors
il n'habitait pas il
n'habitait pas la
ville il venait rendre visite à de la famille il est du territoire sa famille ses parents notamment sont du territoire c'était
un
homme qui était un sportif jeune à 26 ans qui avait tout l'avenir devant lui dont les proches racontent notamment dans son club de sport combien il était plein d'avenir plein de promesses il espérait que le sport lui permettrait
de
de réussir son parcours dans la vie il était sur le point de devenir professionnel du MMA d'un sport de combat
il
n'avait comme seul tort que de marcher au mauvais endroit au mauvais moment avec la mauvaise couleur de peau
avec
la mauvaise couleur de peau qu'est-ce que vous dites ce matin qu'est-ce que vous dites depuis 4 jours aux habitants de Trappes
je
trouve pas les mots pour leur parler c'est pas simple c'est pas simple parce qu'il y
a
un traumatisme collectif vous l'avez rappelé
et
que le sentiment qui domine c'est évidemment la peur c'est même pas l'incompréhension parce que chacun comprend cette dame le dit très bien la motivation raciste qui vient de loin
et
cet acte même si on ne
m
'aurait pas pu le prédire ni sa date ni le lieu de sa commission ça fait longtemps qu'on est quelques-uns à craindre qu'ils surviennent sur le territoire et c'est arrivé dans ma vie la trappe
sur
des habitants qui ont pris l'habitude d'être stigmatisés d'être pointés du doigt et d'être désignés comme des cibles et cette habitude il faut qu
'on
la perde collectivement
vous
voulez écrire la suite vous avez commencé d'ailleurs hier avec ces rassemblements il y aura à nouveau un rassemblement dans votre ville vendredi vous voulez écrire la suite comment on fait justement pour écrire la suite
? c
'est pas la responsabilité d'une personne ou d
'un
groupe
c
'est notre responsabilité collective le racisme tue on le sait depuis toujours il y a toujours eu des militants engagés contre le racisme qui dénoncent ces crimes ce qui arme la main des tireurs des tueurs mais la société dans son ensemble elle a baissé les armes et on a pu considérer que stigmatiser tout un territoire et toute sa population ou une partie du peuple français tout simplement ça ne prêtait pas à conséquence
ça
prête à conséquence on a eu à déplorer un mort et des blessés graves mais au-delà vous savez tout un peuple traumatisé
tous
les français dans leur ensemble singulièrement ceux qui se considèrent dorénavant comme des cibles ce que j'entends depuis vendredi au sein de ma population c'est la peur de sortir la peur de laisser ses enfants sortir le sentiment qu'on n'a plus sa place ici certains disent et considèrent et ça m'inquiète qu'il faut se défendre soi-même j'entends parler d'autodéfense des concepts dont on croyait débarrasser la république donc l'enjeu c
'est
qu'on puisse collectivement se ressaisir tirer les leçons de ce qui s'est passé et de la dérive de notre débat public d'ailleurs
c
'est pour ça que j'ai assez rapidement et spontanément appelé à la concorde républicaine parce que c'est l'essentiel du message que je veux passer c'est que nous sommes un seul peuple et qu
'on
ne
peut
pas dresser la France contre elle-même on va revenir sur ce que vous dites sur les racines très profondes vous dites de ce racisme qui monte et qui a fini par tuer chez vous à Trappes vous appelez à un sursaut à pouvoir vivre ensemble à une concorde nationale est-ce que vous estimez que 4 jours après elle est là
? je
n
'ai
pas assez de recul et je vais vous dire je suis totalement allé dans le guidon donc je ne sais pas ce qui se dit autour de moi
et
en dehors de ce qui se dit dans ma ville avec mes concitoyens donc c'est à vous d'en juger et j'espère que c'est le cas j'espère que sur vos plateaux j'espère que dans le débat politique il y
a
un sursaut on m
'a
envoyé quelques images du débat d'hier sur votre antenne d'ailleurs quand Edwige Diaz continue représentant du RN à dire que Trappes est une république islamiste le revendique et réitère ses propos et ceux de son président Jordan Bardella donc de ce camp-là je n'attends rien de ces députés je n'attends rien d'un parti qui vient de reconduire un antisémite à sa tête je n'attends rien en revanche de nous toutes et tous de vous les médias en particulier j'attends beaucoup et j'espère beaucoup sincèrement
parce
que c'est vous qui avez la clé pas vous uniquement les médias mais ceux qui dans la société ont une influence ceux dont la parole peut être entendue ceux dont l'intelligence les intellectuels les éditorialistes etc. peut permettre de contrecarrer le discours raciste
ceux
-là ont le devoir de se mobiliser plus fortement je partage évidemment totalement ce que vous venez de dire sur la lutte le recadrage la limite à apporter il y a ensuite une question qui est évidemment celle de la démocratie comment on fait dans une démocratie quand des gens sont élus quand un peuple choisit qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on dit est-ce que la campagne présidentielle n'est pas au fond devrait être la meilleure des
réponses
certainement pas certainement pas les derniers mois avant une campagne présidentielle c'est le débat quotidien qui me pose problème mais est-ce que le débat qui va s'ouvrir il se trouve que le contexte de ce calendrier c'est un moment où précisément on peut entendre des voix comme la vôtre on peut entendre mais il faut entendre tout le monde est-ce qu'il faut entendre tout le monde
ça
c'est
à
vous de l'apprécier par ailleurs j'observe en Belgique par exemple les médias d'initiatives comme la classe politique ont choisi d'ériger un cordon sanitaire et d'interdire la parole raciste sur leurs antennes et de ne pas inviter les représentants de l'extrême droite qui s'appelaient aussi le front national en Belgique francophone néanmoins en France moi je ne demande même pas cela je demande que l'on soit capable de tenir pied à pied la digue républicaine face à ceux qui à longueur d'antenne racontent n'importe quoi développent des théories complotistes et mensongères comme celle du grand remplacement je demande qu'on puisse du ministre de la République jusqu'au commentateur de plateau éviter de détailler de donner libre cours à la parole raciste vous avez cité notamment dans les colonnes du Parisien ce matin Aurore Berger elle est ministre de la lutte contre les discriminations et pourtant vous dites d'elle qu'elle fait partie des responsables en quelque sorte de cette parole décomplexée lorsqu'elle a affirmé que certes elle combattait la théorie du grand remplacement mais que cette théorie relève je cite du débat politique et de la liberté d'expression vous savez moi j'ai pas envie de régler des comptes y compris avec
Aurore Berger
pas du tout j'ai pas envie de régler des comptes j'ai envie qu'on en tire des conclusions pour l'avenir y compris avec votre antenne et j'ai envie qu'on change de comportement vous savez ce serait l'honneur d'Aurore Berger ou de François Bérou qui a parlé de submersion migratoire ou de Valérie Pécresse qui a dit que le grand remplacement était une réalité que tout cela dise le regretter tout simplement et s'engage à ne plus utiliser ce genre de théorie vous savez espérer récolter des miettes électorales
en
courant derrière le discours et les théories de
l
'extrême droite en courant derrière les constats erronés de l'extrême droite ça ne marche pas ils seront tous à la fin dévorés par ceux qu'ils auront nourris Eric Ciotti président du parti principal de la droite républicaine a fini aujourd'hui dans l'orbite du rassemblement national et n
'est
devenu
qu'un préroquet de l'extrême droite il est président des
républicains et il est désormais un des alliés de Marine Le Pen mon sujet ce n
'est
pas de savoir s'il y
a
eu des erreurs par le passé quand encore une fois le premier ministre de la république parle de submersion migratoire alors que tous les chiffres toutes les analyses toutes les statistiques disent l'inverse il doit s'amender et il doit éviter d'utiliser ces ressorts-là qui ne lui apporteront et qui n'apportent rien sur le plan électoral qui
en revanche fracturent il a parlé précisément d
'un sentiment de submersion migratoire et il l'avait redit le lendemain estimant qu'il y avait les apports étrangers positifs certes mais que dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion alors c'est à ce moment-là qu'il y a le rejet et bien par ces mots par ces paroles répétées on étaye les constats et donc les solutions de l'extrême droite française ça suffit il faut arrêter là
il
est temps encore pour les six mois qui viennent mais pour l'avenir également d'en finir avec ces pratiques complaisantes avec le discours de l'extrême droite comment on fait à Niramay pour remettre du vivre ensemble et tout simplement même concrètement une forme de mixité sociale j'ai l'impression que moi depuis que je fais ce job de journaliste je n'entends que des politiques qui disent il va falloir remettre de la mixité sociale concrètement est-ce que dans votre ville ça a été le cas
?
avant de vous répondre déjà je vous remercie de cette question qui est une question profonde sérieuse qui est l'un des sujets à adresser vous savez notre pays il est traversé par des chagrins collectifs ces chagrins-là c'est notre incapacité à vivre en mixité sur tous les territoires
ça
se heurte à des égoïsmes politiques dans ma ville on augmente la part des logements privés qui cohabitent avec des logements sociaux on construit des nouveaux quartiers qu'on reconstruit dans le cadre du renouvellement urbain pour faire en sorte que chacun trouve sa place propriétaire privé accédant à la propriété accompagnée issue du logement social et locataire du logement social parce qu'on a de forts besoins en Ile-de-France en logement social pourquoi on se heurte à des difficultés importantes à Trappes comme ailleurs ?
parce que dans d'autres territoires tout près de chez nous d'autres maires refusent de respecter la loi qui a été votée en 2001 la loi de solidarité qui exige que chaque ville ait 25%
de logement social ça veut dire que
chacun se retrouve en fait vous avec trop de logements sociaux et pas assez finalement de propriété privée et d'autres villes exactement l'inverse c
'est ça ? c'est assez bien
résumé mais nous dans les villes populaires nous sommes
ceux
qui demandons de la mixité sociale parce que personne ne souhaite vivre dans une ville où 25% de la population est sous le seuil de pauvreté la plupart des habitants de ces communes historiquement y ont été installés par la République française
n
'ont pas fait le choix rationnel de s
'y
installer même s'ils aiment leur ville aujourd'hui et qu'ils y sont attachés mais pourquoi le maire de Maison Lafitte refuse depuis des années de respecter la loi préfère payer des amendes plutôt que de construire des logements sociaux en résistant à la loi et aux injonctions de l'Etat pourquoi ? est-ce qu'on va continuer à fermer les yeux sur ces réalités-là ? la plupart de ces élus sont proches des idées de
l
'extrême droite et de la droite radicalisée pourquoi ils continuent à vouloir construire un monde où chacun vit chez soi replié sur lui-même et on se tourne le dos plutôt que de se faire face comment vous faites-vous pour justement ouvrir ? comment est-ce qu'on fait ?
c
'est-à-dire que c'est une question de logement c'est une question d'emploi est-ce que ça n
'est
qu'une question économique ? est-ce que c'est une question morale ? est-ce que c'est une question religieuse ? quels de tous ces points-là comment on fait ?
tous ces sujets doivent être adressés paisiblement rationnellement dans le débat public qui doit pouvoir permettre d'exprimer la diversité des points de vue des options politiques pour que les Français choisissent tranquillement sur le logement sur l'accès à l'emploi sur la réalité des discriminations sur la question de la sécurité qui est une exigence de notre territoire populaire sur tous ces sujets il y a différentes options politiques il faut pouvoir en revanche dire clairement que les options proposées par l'extrême droite qui consistent à considérer que quel que soit le sujet les hôpitaux où il n
'y
a pas assez de médecins où les personnes âgées crèvent dans des brancards les élèves qui se retrouvent sans enseignants pendant des mois durant en année de terminale tout cela c'est parce que les immigrés consomment et prennent l'argent des Français les Français qui n'obtinent pas de logement j'entends l'extrême droite dire et parfois sans être démenti y compris dans vos antennes qu'il y a une préférence à l'immigration dans l'attribution des logements sociaux ce qui est factuellement faux et ce qui est illégal et je le sais je préside des commissions d'attribution des logements donc toutes ces réalités-là si on peut les adresser paisiblement et refuser de tolérer que l'extrême droite simplifie le propos simplifie le constat et propose des solutions démagogiques ça fera du bien au débat public et je veux insister à Pauline de malheur sur le fait que vous avez une responsabilité là-dessus
je l'entends
parfaitement
et j'en suis
parfaitement consciente et je crois que la plupart des journalistes le sont ça ne veut pas dire qu
'on
ne fait pas d'erreur mais je crois qu'on en est conscient et plus que jamais aujourd'hui dans cette société qui comme vous dites est non tellement fracturée mais au bord des larmes en permanence il y a vous avez dit le mot il y a du chagrin il y a de la souffrance il y a de l'angoisse il y a aussi de la violence il y a aussi un climat où l'on sent qu'à tout moment ça peut exploser comment on fait pour que le climat y compris politique vous disiez j'appelle à une forme de concorde vous avez peut-être vu hier des images où il y a des manifestations où certains membres d'une gauche qui ne seraient pas LFI ont été insultés quand le maire de Paris arrive le parti socialiste arrive et il est insulté et que les militants qui sont sur place crient tout le monde tout le monde déteste l'EPS est-ce que l'exemple ne doit pas venir aussi de la gauche vous disiez il y
a
le problème de la droite il y
a
le problème de la gauche mais l'exemple il doit venir chacun et chacune d'entre nous est-ce qu'on est capable dans le débat politique au sein de la gauche au sein du camp républicain de distinguer un adversaire un concurrent d'un ennemi de la république c'est ça l'enjeu on a expliqué qu'il n'y avait plus d'ennemi de la république moi je veux qu
'on
m'explique pourquoi depuis Pétain tout d'un coup l'extrême droite qui a toujours voulu abattre la république aurait disparu du champ électoral et du champ politique ce n'est pas le cas
l
'extrême droite et le reste
ce
n'est pas la même chose vous savez le maire de la verrière et moi on ne partage quasiment aucune option politique on est
de
bord opposé de l'échiquier et pourtant je sais que c'est un adversaire
un concurrent en élection ce n'est pas un ennemi
de la république quand bien même j'aurais encore une fois y compris sur des sujets très importants pour moi et des accords majeurs avec lui mais je sais considérer que face à l'extrême droite
je
ne reverrai jamais dos à dos
l
'extrême droite et quiconque dans ce pays jamais ni au premier ni au second tour d'une élection il s'agirait qu'on en soit tous et toutes capables est-ce que vous estimez que l'État a eu une responsabilité à ne pas avoir suivi anticipé fiché le tueur je crois que c'est
l
'une des mesures et j'espère qu'il y
a
une prise de conscience au plus haut sommet de l'État qui permettrait aussi de rassurer une partie de nos compatriotes
on
a mesuré au début des années 2010 combien la France avait du retard dans la lutte contre les islamistes et en général quand on a subi cette vague d'attentats successives on a ressenti que nous étions relativement désarmés pour identifier le mal pour identifier les personnes qui étaient embrigadées qui étaient connectées en réseau et qui pouvaient passer à l'acte
la
France est armée elle s'est outillée de services spécialisés largement équipés qui dorénavant réussissent à circonvenir la plupart des projets d'attentats et bien il faudra la même chose face à l'ultra droite je crois que les services de l'antiterrorisme en ont pleinement conscience il faudra que la classe politique leur donne les moyens d'agir l'avocat de la famille de Pengo Bossio Wangui laisse entendre que le fait même d'avoir levé suspendu simplement une journée la garde à vue de Kevin T aurait peut-être été une manière de minimiser cet attentat terroriste raciste il dit cette décision intervenant à la suite d'un examen psychiatrique demandé par le parquet national antiterroriste ne manque pas de nous étonner car en pratique ces levées de garde à vue pour motifs psychiatriques sont très rares c'est faux il y en a beaucoup des levées pour motifs psychiatriques mais est-ce que insinuer que l'état au fond serait en train de tenter de minimiser est-ce que c'est aussi votre propos ou pas du tout ?
Alors l'avocat de monsieur Pengo
de
sa famille de sa famille en général puisqu'il n'est effectivement décédé l'avocat est dans son rôle ce qu'il dit est le sentiment partagé par beaucoup de français et beaucoup de trappistes qui considèrent que
qui
ont annoncé avant même la levée de la garde à vue que la théorie
de
la maladie psychiatrique serait celle qui serait mise en avant mais
c'est sans doute il n'est pas
une
théorie
et l'avocat de l'auteur présumé est dans son rôle qui lui suggère probablement d'indiquer qu'il est malade psychiatriquement et que finalement il n'avait pas de mobile raciste quand bien même cela contredirait ses premières déclarations au moment de son arrestation chacun est dans son rôle c'est pas mon sujet à moi mon sujet c'est de construire et puis par ailleurs j'observe que la garde à vue a repris tout à fait c'est pour ça que j'allais y venir c'est-à-dire qu'il y a les faits et je pense d'ailleurs qu'on sera d'accord vous et moi pour dire que l'une des réponses à tout cela c'est justement de s'attacher aux faits lorsque Maître Boudreau dit qu'il est rarissime d'avoir des levées psychiatriques pour métier psychiatrique c'est techniquement faux il le sait parfaitement est-ce que ce n'est pas une manière de
jouer avec le souci ? vraiment
ce débat ne m'intéresse pas mais j'aimerais que vous fassiez preuve de la même capacité à décortiquer précisément les fake news quels que soient ces fake news ou ces auteurs dans le champ
médiatique je
promets que je fais tout mon possible ce qui m'importe aussi c'est malgré tout qu'on puisse continuer à avoir confiance dans la justice je pense je partage totalement cela et je pense que en
répandant
l'idée qu'on aurait fait une exception pour lui
on
est en train de remettre en cause l'idée c'est comme lorsqu'on dit que les juges seraient inféodés à d'autres est-ce qu'il ne faut pas dans le moment justement que l'on traverse être d'autant plus rigoureux sur
la
justice elle a sûrement des erreurs mais quand elle n'en a pas ne pas en créer alors je le répète l'avocat de la victime il est dans son rôle il est dans la stratégie qu'il développe pour défendre les intérêts de ses clients mon sujet n'est pas de juger cette stratégie ni de celle de l'auteur présumé qui a été arrêté avez-vous de votre côté confiance en la justice ? je suis
comment
vous dire
c
'est justement ce que j'essaye de tenir en permanence en étant premier magistrat de la ville de Trappes de continuer moi-même et à travers moi tous ceux que je représente à faire confiance dans la justice dans la police dans nos institutions dans la capacité de nos médias également à ériger ce fameux cordon sanitaire faire en sorte qu'on ne désespère pas de la démocratie tout simplement et c'est bien l'enjeu parce que ce qui m'inquiète
c
'est d'entendre des discours qui montent qui consistent à dire que dorénavant il faut constituer des groupes d'autodéfense que quand on est musulman on n
'est
plus protégé que quand on est une femme musulmane on ne peut plus sortir seul qu'il faut être accompagné qu'il faut être en groupe qu'il faut que l'on crée des groupes qui nous permettent de nous informer les uns les autres en temps réel quand il y a des agressions dans les rues vous
leur dites
non vous leur dites ne basculons pas là-dedans mais je ne passe mon temps à cela parce que ce monde-là je n'en veux pas je n
'en
veux pas non seulement pour moi-même mais je n
'en
veux pas pour mes filles qui ne peuvent pas grandir dans un pays depuis 4 jours ou même avant évidemment et je me surprends dans mes fonctions politiques dans les rassemblements à regarder la foule comme je ne l'ai jamais observé
en
vous disant peut-être parmi eux aucun élu entendez-moi aucun élu racisé comme on dit ne peut se prévaloir d'être en sécurité on a tous reçu des menaces de mort mon domicile et moi-même avons été mis sous protection policière pendant 15 jours il y a 5 ans parce que j'étais menacé de mort et la cible d'un projet d'attentat déjà
donc
ça c'est la réalité avec laquelle vivent beaucoup de vos compatriotes en particulier quand ils décident de se mettre en première ligne qu'on leur reproche d'exister
et
donc cette peur-là elle existe elle est latente et on essaie de la domestiquer pour ne pas désespérer
ne
pas désespérer
ne
pas désespérer merci infiniment d'avoir répondu à mes questions ce matin Ali Rabet vous êtes le maire de Trappes évidemment il est 8h40 sur 50 pardon je ne sais plus sur RMC BFM TV
et
dans un instant dans les grandes gueules sur RMC avec vous Olivier Truchot Olivier qui est autour de la table autour de la table aujourd'hui bonjour Apolline autour de la table Antoine Diers Zor habitant et le docteur Jérôme Martin on va rebondir sur ce qu'a dit le maire de Trappes à l'instant votre invité Ali Rabet il disait qu'il souhaitait la concorde nationale on a l'impression que cette union nationale après l'attentat épouvantable de Trappes elle est impossible hier il y avait un rassemblement à Paris certains socialistes se sont fait huer par d'autres militants de gauche donc la gauche elle-même entre elles se déchire la concorde nationale elle est-elle vraiment possible autour de Trappes pas si sûr on en parlera avec vous bien sûr au 32-16 et avec nos grandes gueules
sur le
site on a
l'air
sur
le site