JULIEN ODOUL est SEUL CONTRE TOUS sur BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse partielle
Qui veut commencer ?
- 0:10OuverteRéponse partielle
Ces images sont révoltantes, insupportables. On se demande où sont les réelles revendications derrière tout ça.
- 2:57RelanceRéponse partielle
Quel rapport avec ce que l'on vient de voir ?
- 4:31RelanceRéponse partielle
À ce que dit Daniel Simonnet, aux accusations que portent Daniel Simonnet aujourd'hui contre le gouvernement que vous soutenez.
- 6:21FerméeRéponse directe
Vous dites ce soir, vous appliquez ça à vos enfants en disant « il ne va pas », mais vous dites ce soir aux parents « n'envoyez pas vos gamins » et « ne prenez pas de casque blanc, de foulard blanc, etc. »
- 8:35ComplaisanteRéponse partielle
Daniel Simonnet, juste une chose. Moi, je suis contre la violence et je suis pour les méthodes non violentes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46PrésentateurFait
« Ce sont des voyous, ce ne sont pas des lycéens, ce sont des racailles, ce sont des émeutiers, ce sont des sauvageons. »
- 1:33PrésentateurFait
« C'est l'extrême-gauche qui a jeté de l'huile sur le feu. »
- 1:40PrésentateurFait
« C'est l'extrême-gauche avec le discours de Jean-Luc Mélenchon qui appelle à s'interposer. »
- 10:54PrésentateurFait
« M. Mélenchon est un incendiaire. »
- 11:49PrésentateurFait
« les messages qui sont ceux de l'extrême gauche sont effectivement de tuer des policiers. »
- 16:07InvitéFait
« notamment à Lens où ce matin, un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement. »
- 16:40InvitéFait
« un adolescent qui a été blessé au visage à cause d'un projectile lancé par un policier propulsé par un lanceur de grenades lacrymogènes. »
- 17:33InvitéFait
« un jeune de 16 ans a été gravement blessé. Blessure compatible avec l'impact d'une balle de défense de type LBD et on a appris ce soir qu'il avait perdu la vue. »
- 28:34PrésentateurChiffre
« Nombre de jours d'absence de longue durée non remplacés, plus 93,2% entre 2019 et 2024. »
- 28:44PrésentateurChiffre
« Ancienneté moyenne d'un lycée général en France, 65 ans. »
- 28:50PrésentateurChiffre
« en 30 ans, la part du PIB consacrée aux retraites a augmenté de 2,4 points. La part du PIB consacrée à l'éducation publique a baissé d'un point. »
- 28:45PrésentateurChiffre
« Ancienneté moyenne d'un lycée général en France, 65 ans. »
- 28:50PrésentateurChiffre
« En 30 ans, la part du PIB consacrée aux retraites a augmenté de 2,4 points. »
- 28:55PrésentateurChiffre
« La part du PIB consacrée à l'éducation publique a baissé d'un point. »
- 30:18InvitéFait
« C'est la faute au Rassemblement National et la France Insoumise qui nous ont empêché de mener les réformes. »
- 36:10InvitéPromesse
« La première mesure que doit prendre ce gouvernement, c'est de renoncer à supprimer les postes dans l'éducation nationale. »
- 40:53InvitéChiffre
« 8 ministres de l'éducation nationale en moins de 10 ans. »
- 42:00InvitéFait
« Je suis psychologue de l'éducation nationale de métier. »
- 43:57InvitéChiffre
« Nos enseignants sont les moins bien payés de l'Union Européenne. »
- 52:50InvitéChiffre
« Dans les 6000 personnes interpellées, 83% de mineurs. »
- 53:01InvitéFait
« ça veut dire que ça passera grâce aux voix du Rassemblement national »
- 53:04InvitéFait
« le gouvernement prévoit une alliance LR macroniste et Rassemblement national là-dessus »
- 53:35InvitéFait
« la faute repose sur la commission d'une infraction par un individu qui se trouve dans un attroupement malgré les sommations »
- 55:06InvitéFait
« il va falloir changer la constitution parce qu'à mon avis ça va être difficile d'être validé par le conseil constitutionnel »
- 55:17PrésentateurFait
« Marine Le Pen souhaite consulter les français par référendum sur tout un tas de disposition »
- 55:48InvitéFait
« et d'instaurer une discrimination à l'encontre des étrangers pour tout ce qui est accès au logement accès à l'emploi »
- 55:55InvitéFait
« qui s'appelle la priorité nationale »
- 56:10InvitéFait
« pour moi c'est un projet de coup d'état parce que vous allez vous asseoir sur la constitution »
Temps de parole
- Présentateur33 %
- Invité23 %
- Invité 218 %
- ?16 %
- Invité 35 %
- Invité 42 %
≈ 42,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Qui
veut commencer ? Julien Audoul
? Ces
images sont révoltantes, insupportables. On se demande où sont les réelles revendications derrière tout ça.
Mettre
le feu, dévaster, saccager, piller. Rien ne justifie un tel niveau de violence. Rien ne justifie ces débordements et ces émeutes qui sont intolérables. Et rien ne justifie que ce soit les honnêtes contribuables qui payent tout ça à la fin. Parce que tout ce qui part en fumée, ces dizaines de millions d'euros, ces centaines de millions d'euros qui vont être brûlés,
qui
vont être dégradés, qui vont être saccagés, ce sont les Français qui vont les payer. Donc il y a urgence aujourd'hui à remettre de l'ordre, mais à tous les niveaux, et à responsabiliser tous ces voyous. Parce que ce sont des voyous, ce ne sont pas des lycéens, ce sont des racailles, ce sont des émeutiers, ce sont des sauvageons. C'est tout ce que vous voulez. Ce ne sont pas des lycéens. Encore une fois, la majorité des lycéens, on en parle peu d'ailleurs, parce qu'on se concentre sur la minorité d'excités, d'extrémistes qui foutent le bordel, mais la majorité des lycéens, ce n'est pas ça.
La majorité des lycéens veulent travailler sereinement, tranquillement, veulent se tenir éloignés de ces miliciens d'extrême-gauche et ces professionnels de la casse, et
malheureusement... – Vous savez que là, ce sont
des miliciens d'extrême-gauche ? – Bien sûr,
mais
l'immense majorité,
visiblement,
vous êtes armé sur ce plateau, donc vous savez de quoi vous parlez. Mais très clairement,
c'est
l'extrême
-gauche. – Pourquoi je suis armée ?
– C'est important, parce que c'est l'extrême-gauche qui a jeté de l'huile sur le feu. C'est l'extrême-gauche qui attise la violence aujourd'hui auprès de l'UCE1, qui sont des forcenés. C'est l'extrême-gauche avec le discours de Jean-Luc Mélenchon qui appelle à s'interposer. Moi, je suis quand même frappé de voir qu'on a un candidat de la présidentielle qui demande à des gens, à des parents, de venir s'interposer entre les élèves et la police, jugé sauvage, qualifié de sauvagerie, avec
des brassards.
–
Alors,
Daniel
Simonnet, qui n'est plus
insoumise, mais qui est venu avec son brassard. – Oui,
bien,
visiblement, c
'est la même méthode. – Et avec
son
casque blanc. – Vous
avez plein de parents d'élèves, d'enseignants qui vont venir à la manifestation pour exprimer leur soutien au mouvement lycéen, leur revendication légitime et qui sont contre toute la répression qui peut tomber sur la jeunesse. Et donc, avec ce casque blanc ou ce brassard blanc, pour montrer notre volonté de soutien à toutes les revendications de la jeunesse. Qu'est-ce qu'elle demande, cette jeunesse ? Il va falloir que vous l'écoutiez, il
va
falloir que vous l'entendiez. Il
va
bien falloir accepter.
– Voilà, qu'est-ce qu'elle demande ? – Elle demande
quoi ? –
D
'avoir tout simplement des conditions d'études dignes. Parce
que
quand en 10 ans, on a supprimé 10 000
votes d'enseignants… – Ah non, il y avait un lycée flambant neuf. – Vous me laissez terminer. – Ah non, il y avait un lycée flambant neuf. – Vous avez
15 millions d'heures qui ont été supprimées dans le second degré, tout simplement parce que le gouvernement était infichu de faire en sorte que quand vous avez des départs en congé maladie, il puisse y avoir tout simplement des remplacements.
– Mais
la question qui était posée, c'était quel rapport avec ce que l'on vient de voir ?
–
Alors très bien, par rapport à la question que vous me posez sur ce qu'on vient de voir, c'est dommage que vous ne montrez pas les images de la suite. Parce que la suite, on voit la principale de l'établissement et à la question du journaliste qui lui demande « mais ce sont vos élèves ? » elle dit « non, ce ne sont pas nos élèves, ce ne
sont
pas les élèves du lycée. » Donc on a un problème de violence dans un certain nombre d'endroits qui est totalement inacceptable et qui dessert totalement le mouvement.
–
Vous légitimez
?
–
Non,
absolument pas.
–
Ah si,
M. Bagaiopo légitime la violence. –
Vous
légitimez la violence.
– Vous pouvez arrêter de couper la parole parce qu'en
fait, vous savez, je vais vous dire,
la violence, elle commence quand il y
a
un défaut total de communication. Donc par exemple, me couper la parole est une
forme de violence. –
Arrêtez même si on n'est pas vous, pas ça.
– Donc, si, si, tout à
fait.
Donc,
quand on veut lutter contre la violence et qu'on est à la tête d'un gouvernement, on a une stratégie, non pas d'escalade de la violence, mais de désescalade de la violence. Or, dès le début de ce mouvement, il y a eu, de la part du gouvernement, dans justement la doctrine du maintien de l'ordre,
eh
bien, un acharnement, surtout sur les lycées professionnels, surtout sur les lycées des quartiers populaires de banlieue, avec
des actes de violence, où là, aujourd'hui, on est quand même... – Il y a du racisme, c'est-à-dire qu'il y a du racisme, c'est ça ? – On
est sur des jeunes qui ont eu la mâchoire explosée, les yeux arrachés, enfin, les yeux borgnes, voilà, on a un jeune qui a perdu un œil, une main arrachée. Enfin, ce sont des blessures de guerre, moi, je le dis. – On reviendra sur ces blessés
-là
?
–
Il
faut
interdire les LBD et les grenades de
désescalade dans ce pays. Arrêtons d'attaquer notre jeunesse et
écoutons ses revendications.
–
À ce que dit Daniel Simonnet, aux accusations que portent Daniel Simonnet aujourd'hui, contre le gouvernement que vous soutenez.
–
Je laisserai le gouvernement répondre, je vais juste le dire assez simplement.
– Vous
n'êtes absolument pas les porte-parole ni de la jeunesse, ni des quartiers populaires.
Ça
fait maintenant trois ans que je suis à l'Assemblée nationale, que je vous écoute en long, en large et en travers, nous expliquer qu'il y aura un racisme systémique dans la police.
– Comme le
défenseur
des droits. – Que
tous les gens des quartiers populaires seraient des victimes et seraient forcément soumis à votre doctrine absolument idéologiquement incroyable et souvent contre la République. Et moi je vous le dis, la chose qu'on devrait voir, la chose qu'on devrait dire unanimement en regardant ces images,
c
'est d'appeler au calme. – Mais bien sûr,
c'est ce que j'aime faire
à la désescalade.
– Ça a pris 10 minutes. – Et le gouvernement a le moyen de désescalader. – Nous
avons nous le moyen et les moyens en tant que parlementaires, en tant que responsables politiques, de familles politiques différentes, en plus, nous avons nous la responsabilité, prenons nous nos responsabilités d'appeler collectivement ce soir à la désescalade,
à l
'apaisement.
– Vous demandez aux parents de venir avec le casque blanc. – Et je dis aux parents plutôt non, je dis simple, eh ben non, moi je suis maman,
vous savez ce que j'ai fait ce soir ? Je suis maman, je suis rentrée pour essayer de voir un peu mes enfants ce soir avant qu'ils aient se coucher. J'ai un collégien et j'ai entendu qu'il y
avait
certains collégiens qui allaient peut-être aller manifester. Je lui ai dit surtout tu n'y vas pas.
C
'est pas parce qu'il n
'y a
pas de revendication, c'est pas parce que je ne veux pas qu
'on
entende sa voix, c
'est
parce que j'ai peur en fait pour mon gamin. Moi je ne veux pas qu'on dise aux gamins d'aller demain en manifestation après tout ce qu'on a vu ce soir. Et je le dis encore une fois, le bruit du chaos qui est organisé par des racailles, par des voyous qui sont tout sauf des lycéens et des étudiants empêche précisément d'entendre ces revendications légitimes et auxquelles on doit pouvoir répondre en tant que député.
– Donc vous dites ce soir,
vous appliquez ça à vos enfants en
disant « il ne va pas », mais vous dites ce
soir aux parents « n'envoyez pas vos gamins » et « ne prenez pas de casque blanc, de foulard blanc, etc. » –
Mais
ce n
'est
pas un happening, enfin pardon,
je
suis désolée, je le dis vraiment, je respecte ce que vous faites, il n
'y a
pas de problème. Je dis simplement, ce soir, moi je m'attends à ce qu
'on
soit, on est à la veille d'une journée de manifestation. Bloquer c'est interdit, manifester c'est possible et c'est un droit qu'il faut qu
'on
continue à respecter. Je le dis simplement, ça fait maintenant dix jours que le pays s'embrase, qu'on a eu des drames, je le dis, quand on a un jeune là qui effectivement a perdu la main, quand il y a
eu un jeune
qui a perdu son oeil, une policière qui se fait courser et tabasser, une autre qui se fait brûler le visage à bout portant, des établissements brûlés, des professeurs qui sont bloqués à l'intérieur de leur établissement parce qu'il y
a
un incendie déclaré, et qu'on est là, nous, responsables politiques, à expliquer qu'il faut aller d'autant plus manifester, s'interposer entre les élèves et les forces de l'ordre. Mais à un moment, ça n'a pas de sens. Est-ce que franchement, vous là, vous diriez à vos enfants, vous allez me dire oui, j'en suis sûre, vous diriez à vos enfants d'aller manifester demain avec ce qu'on vient de voir aujourd'hui
? Et
le risque qu'ils pourraient encourer ? Moi, je suis très fière des lycéens qui prennent leurs responsables. Alors, moi,
je
veux dire, mes enfants, ce n
'est
pas à moi de leur dire si elles vont manifester ou pas. Voilà, mes filles, elles sont grandes, elles sont majeures. Je pense qu'elles iront, par ailleurs, certainement manifester. Mais ce n
'est
pas à moi de leur dire comment elles doivent se comporter. Et je salue le courage des lycéennes et des lycéens qui, malgré le fait que dans les plateaux médias depuis le début de ce mouvement, Acrimed a fait une étude montrant qu'il
y a
75% du temps qui est consacré à la question des violences et simplement 25% sur leurs revendications. Eh
bien, précisément... Eh bien, ils
continuent
néanmoins
à parler de
pourquoi est-ce
qu'ils se mémolissent. Par
contre, moi, je vais vous
dire, je suis profondément
féministe... Je suis profondément... Je ne crois pas que
ce soit 25% ici... Vous
demandez à Acrimed
pour savoir le
détail... Télévision, vous demandez à
Acrimed pour
avoir le détail
de leur étude média par média. Mais l'étude qu'ils ont faite,
c
'est plusieurs médias. Et ce sont des journalistes qui la font et qui montrent qu'il y
a
75% du temps pour dénigrer la mobilisation, faire peur...
Et bien, c'est de la dénigrer la ambiance. Daniel Simonnet, juste une chose. Moi, je suis contre la violence et je suis pour les méthodes non violentes. Non, mais
très
bien, très bien. Vous dites dénigrer la mobilisation, c'est de la dénigrer. Juste une chose.
Ça fait une vingtaine d'années que je suis journaliste. Yves Tréhard, un peu plus. Est-ce qu'on a déjà vu des chiffres pareils ? 715 policiers blessés depuis le policier gendarme blessé. 215 élèves blessés. 215 élèves. Plus de 6 000 personnes placées en garde à vue ou interpellées. 6 000 personnes depuis
lundi dernier. Et donc, vous nous dites,
Daniel Simonnet, arrêtez d'en parler. N'en parlez pas. Parlez-en beaucoup moins. Et parlez des revendications. On ne doit pas parler de ce qui se passe là ? Pardon, mais ça me paraît absurde quand je parle des policiers blessés, quand je parle des 6 000 gamins qui ont été placés en garde à vue. Je suis d'accord, pendant ce soir-là, je ne suis pas en train de parler des revendications. C'est vrai. Mais est-ce que pour autant, je ne
suis
pas en train de parler de ce mouvement-là quand on explique pourquoi est-ce qu'il y a 6 000 personnes qui ont été placées en garde à vue ?
Vous comprenez bien que 6 000 personnes placées en garde à vue dans un mouvement lycéen, on n'a jamais vu ça depuis mai 68. C'est
-à
-dire qu'on a un pouvoir quand on a une
jeunesse qui se met en mouvement.
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a un gouvernement qui,
face
à une mobilisation de la jeunesse, n'a pas
trop de mobilisation de la jeunesse que
celle
de la répression.
C'est
tout. Vous êtes sur une autre
planète,
madame Simonnet. Vous êtes sur une autre planète. Le vrai sujet qu'on a... Vous croyez que les jeunes se mobilisent pour faire ça ? Vous avez balancé l'agéricaine d'essence,
vous avez balancé
l'agéricaine d'essence auprès d
'une minorité, parce qu'il s'agit d'une minorité d'excités que vous entretenez régulièrement. Et très clairement, quand vous voyez les drames que nous vivons, quand vous voyez les images qui sont déplorables, qui font le tour du monde, et encore une fois, notre pays est humilié, excusez-moi, mais les revendications lycéennes, aussi essentielles soient-elles, elles passent après. Je suis désolé. Elles sont éclipsées quand vous voyez les
images,
les
images
aujourd'hui de
dévastation. Je sais que vous vous en moquez, parce que c'est Nicolas qui paye. Si, si,
vous
vous en moquez.
Un lycée qui part en
feu, vous vous en
moquez. Une policière qui se fait
courser. Mais vous êtes dans l'insulte. Je ne sais pas vous dites que je m'en moque. Mais
vous vous en moquez, parce que vous
n
'avez
qu'un seul
but, c'est appeler les gens à manifester et à s'interposer. Et moi, je vous le dis très clairement, parce qu'on a entendu M. Mélenchon. M. Mélenchon est un incendiaire. M. Mélenchon a malheureusement... Pas ce soir. Ah si. Ah mais bien sûr que si. Ah mais si. Ah non, non, il serait à... Il a changé de ton quand même. Non,
non,
mais le ton, mais les mots. Moi, je vais traduire M. Mélenchon. Quand vous demandez à des gens, aux parents des émeutiers, parce que c'est de ça dont il s'agit, et ils visent très bien une certaine population à venir s'interposer, s'interposer dans le langage de M. Mélenchon, ça veut dire aller à la castagne. Avec des casques et des brassards. Pour moi,
c
'est du
fascisme. Pardon, mais vous extrapolez. Non, non, non, j'ai extrapolez pas du... Et là, vous êtes dans le fascisme carrément. Le fasciste, le fasciste. Maxime Suissek, il est extrapolé. Maxime Suissek, il y a un
continuum.
Il y a un
continuum. Quand on parle de sauvagerie policière, quand on dit aux policiers qu'il n
'y
aura ni oubli ni pardon, ni oubli ni pardon, ça veut dire quoi ? Qu'il faut aller tuer du flic demain dans la rue parce qu'il y a des policiers...
Non, mais attendez, attendez. Julien Audoul, j'ai une autre chose. La situation... Julien
Audoul. Excusez-moi, les messages qui sont ceux de l'extrême gauche sont effectivement de tuer des policiers.
Julien
Audoul,
précisément,
quand Jean-Luc Mélenchon dit à des parents aller avec les gamins manifester, mettez un casque blanc, mettez un foulard blanc, etc. Ce
que fait Daniel Sionnet... C'était reposé. Attendez, tout à l'heure... Il n'y a pas que lui qui le dit. Les associations de parents d'élèves, les syndicats... Julien, Julien, Julien. Tout à l'heure, on était avec le
criminologue Alain Baur, qui nous disait en fait, ça fait 40 ans que ça existe. Et il y a 40 ans, manif de 86, on avait appelé les parents précisément à sortir les casques blancs, justement. Et Jean-Luc Mélenchon...
Peut
-être qu'il était déjà dans
la manif, je n'en sais rien. Il n'y avait pas le poids qu'il avait aujourd'hui.
C'était Julien Drey. Moi,
j'y étais en 86. C'était les premières
manifestations.
Et
donc, il y avait déjà ce mouvement-là
pour justement aller à l'encontre...
Soit vous avez la mémoire d'un poisson rouge, mais Jean-Luc Mélenchon n'en est pas à son coup d'essai. Il y a eu différentes déclarations. Il y
en
a eu des dizaines et des dizaines où, effectivement, il ciblait nos policiers. Je vous parle
de celle-là
précisément.
Non, mais celle-là, elle
vient après des propos de tribunes qui ont été d'une violence extrême. Mais vous avez raison. Elles ont été dans l'incitation et la légitimation de la violence de la part de Bali Bagayoko, mais des propos
extrêmement graves. Et ça, pour le
coup, vous étiez sur ce plateau et on l
'a
dénoncé
la semaine dernière. Mais il faut continuer à
dénoncer parce
que
c'est
grave. Parce que Bagayoko, on ne l'entend plus. Vous avez remarqué. Et que M. Mélenchon, cet après-midi, se présente
tout
penaud derrière un bureau. Non, non, mais sincèrement.
Sur le ton. Par rapport
au propos d'Estrade, vous avez raison. Il a parlé de sauvagerie policière la semaine dernière. Et là, il dit, sortez votre casque blanc. On a l'impression quand même que... Je ne
sais
pas si c'est le cas de Mme Simonnet, qui a été purgée. Donc je ne sais pas si c'est le cas, mais... L'idéologie n'a pas été purgée.
Mais
M. Mélenchon a un peu peur qu'il se fasse déborder par ces violences, justement.
On l'écoute, M.
Mélenchon
?
On va l'écouter. On l'écoute.
Je
vous appelle le 6
à
vous déplacer pour aller encadrer les manifestations des jeunes.
Pour
les protéger
contre
l'éborgnement, les tentatives d'asphyxie par les gaz lacrymogènes qui pleuvent parfois tant et si fort que les policiers eux-mêmes sont conduits à s'asphyxier. Et pour cela, vous vous mettrez soit un casque blanc, comme celui-ci, soit un brassard blanc
sur
votre bras
pour
que l'on vous reconnaisse comme une force d'interposition. interposition entre la violence policière et la manifestation.
–
Violence policière, évidemment.
–
Il nous fait le coup... Pardon, je vais un peu rejoindre l'Iffetard, mais pas sur la conclusion. C'est vrai qu'on a en permanence Jean-Luc Mélenchon qui souffle sur les braises, souffle sur les braises et puis quand ça commence à devenir un peu trop compliqué et trop complexe, il
nous sort le
vieux couplet du père Castor qui nous fait des belles paroles, des belles promesses avec un ton tout à fait doux, calme, etc. Mais il dit la même chose. En gros, il appelle les parents à s'interposer et à protéger les jeunes contre qui
? Contre les forces de l'ordre. – Là, c'est le mot de la police, oui. – Eh ben
voilà ! Il dit la même chose. Il le dit juste avec peut-être un peu plus de bonbons, caramels et chocolats. Mais c'est la même chose. Franchement, il faut qu'on arrête d'être dupes. Vraiment, ça fait un moment qu'on n'arrête pas. Et peut-être que je vais vous rejoindre, Mme Simonnet, sur le principe que, oui, on parle beaucoup, effectivement, des casseurs, de ceux qui brûlent, de ceux qui menacent, de ceux qui tabassent. Mais pourquoi ?
Mais
parce qu'ils sont beaucoup plus importants et que les violences qu'on constate et qu'on voit, malheureusement, sont d'une gravité extrême. Et si vous voulez qu
'on
passe beaucoup plus de temps à parler de revendications, ce que je souhaite aussi, ce que je souhaite aussi, eh ben il faut condamner unanimement. Arrêtez. On va parler du budget et vous allez voir votre groupe politique qui va empêcher le débat du budget avant même la première discussion. Donc le côté, excusez-moi, le côté cynique chez vous et le côté hypocrite, il est en grandeur nature. – Mais avant
le budget, on va parler des
revendications dans un instant. –
Alors,
simplement, vous parliez des violences,
on
parlait des violences. Lisa, on a quand même ce soir. Et là aussi, c'est peut-être inédit dans ces points pour cela, on a 10 enquêtes IGPN qui sont des armes ouvertes et une liste d'élèves blessés grièvement qui est en train de s'allonger.
– Oui, notamment à Lens où ce matin, un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement. Les circonstances exactes sont encore floues. On ne sait pas s'il a ramassé la grenade et s
'est
donc blessé en la ramassant ou si le tir de la grenade a atterri sur sa main
ce
que l'on sait,
c
'est qu'il est hospitalisé à Lille et que ses jours ne sont pas en danger.
C
'est ce que dit le préfet du Pas-de-Calais.
Il
y a aussi eu un blessé à Saint-Ouen-Lau-Monde dans le Val-d'Oise. L'IGPN, la police des polices, vous l'avez dit, Maxime, va enquêter sur le tir d'un policier en marge d'un blocus. C'est un adolescent qui a été blessé au visage à cause d'un projectile lancé par un policier propulsé par un lanceur de grenades lacrymogènes. Son avocate a décrit les blessures, double fracture de la mâchoire, totalité des dents du haut arrachées, une partie des dents du bas arrachées. Et sa maman a témoigné. Elle raconte ce soir à quel point la vie de son fils, le quotidien de son fils a changé. Écoutez-la. Eden ne va pas bien psychologiquement, Eden ne va pas bien physiquement.
Eden a subi une opération qui est assez lourde
et Eden
ne peut pas s'exprimer.
Sa
mâchoire est scellée. Il y a juste de l'espace pour laisser passer une paille et actuellement il s'alimente uniquement de façon liquide.
Voilà
comment va mon fils aujourd'hui après s'être rendu à l'école de façon normale. Autre blessure cette fois-ci à l'œil.
Ça
s'est passé à Tours. La semaine dernière, un jeune de 16 ans a été gravement blessé. Blessure compatible avec l'impact d'une balle de défense de type LBD et on a appris ce soir qu'il avait perdu la vue.
Pris-Catano, est-ce que c'est le moment de s'interroger vraiment sur le maintien de l'ordre en France ? Notamment quand vous avez comme ici des enfants, des ados de 14, 15, 16 ans face aux policiers
?
Déjà, rappelons et je pense que c'est important et je pense que ça a été dit en préambule que des enquêtes ont été tout de suite mises
en œuvre
pour que la lumière soit faite et effectivement il n
'est
pas question ici de trouver des oui mais des mais etc. C'est absolument dramatique. On parle de jeunes qui vont avoir effectivement leur vie bouleversée aussi bien physiquement que psychologiquement voire les deux. Maintenant, sur l'ensemble du sujet du maintien de l'ordre, je ne
vais
pas vous mentir, je ne
suis
pas experte de ces sujets. Moi, j'ai un sujet assez simple,
c
'est que demain nous avons les questions au gouvernement qui reprennent. Je suis sûre et certaine qu'il y aura un certain nombre de questions qui porteront sur ça, aussi bien sur le maintien de l'ordre dans sa globalité que sur effectivement les drames que vous venez de constater énumérés au travers de madame et aussi sur le fait que
tout
ce qui se passe aussi par ailleurs avec l'effet qu'on a sur une partie
pas
des lycéens ni des étudiants mais d'une jeunesse qui est complètement désinhibée à la violence doit s'arrêter et cesser. Ensuite, le LBD, j'ai entendu le débat d'avant, je ne
vais
pas commencer à m'inventer experte sur le sujet et je vais attendre les retours et les réponses du ministre en charge dessus parce que je pense que c'est aussi important d'avoir des éclairages de la part du ministère de l'Intérieur.
Ça
reste quand même très choquant. Bien sûr, je l'ai dit. Ça reste dans l'absolu, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas de toute façon. La question
m'est posée, j'ai été très
claire et ferme sur le sujet. Quand le ministre de l'Intérieur a
dit
pas de retenue dans les manifestations,
Aucune consigne de retenue.
Aucune consigne de
ne
pas utiliser
ce qu'il a dit vendredi soir.
Aucune
consigne de retenue.
Il
n'a
pas de responsabilité de ce qui s'est passé. Est-ce qu'il
n'y a
pas un sujet sur cette question ? On est face à des jeunes, on doit faire attention. On est face à des jeunes, on doit faire attention. Et c'est pour ça que le problème est assez important au travers des images qu'on peut voir, des sujets qui nous sont relayés aussi bien des journalistes qui sont dans les manifestations, mais aussi les enseignants et les professeurs. C'est qu'on a aujourd'hui des lycéens, des étudiants, et j'insiste vraiment, qui veulent, non, qui veulent faire oeuvre de revendications légitimes. Et parmi eux, on a des casseurs.
Et ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi on a une partie de la classe politique qui n'arrive pas à faire la différence entre les deux, parce que ça permettrait aussi d'avoir cette capacité d'avoir des manifestations qui se passent bien et de pouvoir, effectivement, pointer du doigt et mettre... Vous pointez du doigt une population de casseurs qui est là, systématiquement, maintenant aussi. Mais le problème, c'est que ça fait un moment qu'on devrait régler ça. Est-ce que vous vous souvenez des manifestations El Khomri de 2015 ou 2016 ? C'était une violence, mais inouïe.
On connaît pertinemment leur méthode, ils sont là, on appelle ça la méthode des Black Blocs, d'ailleurs, parce que les Black Blocs
ce
ne sont pas des individus, Ils
s'inzaillent la manipulation pour ensuite se retrouver mélangeant. Et
normalement,
je suis
désolé, mais c'est même eux qui ont aussi fait dégénérer d'une certaine façon le mouvement des Gilets jaunes. Et on devrait, aujourd'hui, en France, avoir une doctrine policière pour essayer d'isoler, d'anéantir, pardon du terme qui est un peu rude, mais d'anéantir cette population. Il
y
a une petite nuance de
Julien Ardoux. Vous le faites ! Si vous permettez,
effectivement, et on l'observe depuis une dizaine d'années, il y
a
l'infiltration de milices d'extrême-gauche, de Black Blocs, d'Antifa, etc., qui pourrissent toutes les manifestations, qu'elles soient des manifestations sociales, des événements sportifs, et autres. Mais là, ce qu'on observe, c'est que vous avez aussi des lycéens qui sont chauffés à blanc. Vous avez aussi des lycéens qui expriment à la fois une haine de l'autorité, et c'est la première fois qu'on agresse autant de personnels de l'éducation nationale. Vous avez des surveillantes qui se font rouer de coups, vous avez des proviseurs qui se font éclaboucher et asperser d'essence ou d'acide. Donc ça,
c
'est la première fois. Vous avez des lycéens qui sont, comment dirais-je, chauffés à blanc dans une haine de la France aussi, avec des messages totalement hubuesques, totalement absurdes, avec des parallèles avec la Palestine qui n'ont rien à faire là. On est à des années-lumière des revendications lycéennes. Donc il y a aussi cette violence-là qui s'exprime. Et je le dis, et je le dis, Madame Simonnet, je le dis, vous et vos amis d'extrême-gauche, vous avez une responsabilité politique morale mais insupportable. Parce que là, le premier réflexe que devrait avoir Jean-Luc Mélenchon et tous vos députés, tous les députés de la France Insoumise et autres, c'est de dire stop. Voilà, stop.
Tout le monde reste chez soi. Il y
a
eu trop de drames. Oui, tout le monde reste chez soi. Effectivement.
Tout le monde reste chez soi. Oui, bien sûr. Parce que quand vous avez des établissements scolaires
qui partent en fumée, quand vous avez
des jeunes qui perdent des yeux, qui
perdent la main,
quand vous avez des dizaines et
des dizaines de policiers qui se font agresser et qui sont victimes parce qu'on ne pense jamais aux policiers. Vous n'en avez rien à faire. Qu'il y
ait
une jeune policière qui se fasse courser au cri de on va te tuer salope, visiblement. C'était à Paris la semaine dernière. Voilà.
Quand vous avez un policier à Belfort
qui se fait tabasser, ça n'émeut pas aussi l'extrême-gauche. Donc là, le message,
effectivement,
c'est le calme et
la responsabilisation. Un jeune
n
'a pas été envoyé dans une rivière juste avant. Parce
que, encore une fois,
ces jeunes-là, ils ont des parents.
Les parents sont responsables et les parents doivent
payer à un moment donné pour les dégâts qu'ont commis leurs jeunes. Daniel Simonnet
pour répondre à Julien Audoul.
Il
faut comprendre.
Quand
il y
a
une violence qui se développe dans la société, comment est-ce qu'on l'a fait redescendre
? Par
le dialogue et la discussion.
Que
fait ce gouvernement ? Est
-ce qu
'il instaure depuis le début de ce mouvement un dialogue avec la jeunesse ? Absolument pas. Il n
'y a
pas des modes de dialogue
avec l'éducation nationale
? Franchement, ça devient insupportable.
Allez-y, allez-y, allez-y. Vraiment,
quoi.
Allez-y. On ne parle pas
la même langue, donc c
'est pour ça. Vous laissez
parler un peu.
Oui, je vous laisse parler. C'est tout frais que vous n'ayez pas tout le temps monopole de la parole. Je saigne des oreilles.
Qu'il
y a
d'autres personnes. Allez-y, allez-y. Franchement, quand j'entends votre logoré d'extrême droite, oui, ça m'écorche beaucoup
les oreilles.
Surtout quand je sais ce que vous voulez faire comme mal au pays. Et
je
pense
que cette jeunesse, oui, cette jeunesse, elle n'aime pas le racisme.
Cette jeunesse, elle n'aime pas la xénophobie du Rassemblement National.
Cette jeunesse,
elle est extrêmement solidaire
parce
que cette mobilisation, elle est partie d'abord de lycées, de banlieues, notamment dans le Val-de-Marne et dans le 93. Avec ensuite une solidarité. Moi, j'ai vu dans le 20ème les lycées, Laine Boucher, Maurice Rabel, la première de leurs revendications, c'était solidarité avec la dégradation des
conditions d'études. Les deux lycées qui ont toujours
été les leaders
de la grève
à
Paris. Que
subissent les jeunes du 93, du 94, du 91 et d'ailleurs en France. Qu'est
-ce
qu'ils subissent
?
Les dégradations des conditions d'études parce qu'il faut voir dans quelles conditions les jeunes puissent étudier. Parce que vous avez des classes totalement surchargées, des enseignants qui peuvent être absents sans aucun remplacement. Vous avez des bâtis avec des salles où les oraux du bac se sont faits à 40,
45 degrés. Et ça justifie les
dégradations
qu'on voit.
Mais
est-ce
que l'expression de cette jeunesse peut être vue sans pas simplement sous l'angle ou vous la réduisez à cela ? Ça vous est impossible d'entendre le cri de la jeunesse ? Ça vous est impossible de dire qu'ils en ont ras-le-bol d'avoir un avenir sacrifié par
le
parcours de Paris ? Mais là, c'est vous
qui mettez en danger.
Mais écoutez, quand vous avez votre établissement qui vient de brûler, excusez-moi, concrètement,
vous avez du cours. Tous les
établissements ne brûlent pas. Moi, je peux vous dire que ça fait des années que je vais sur le lycée Hélène Boucher le matin tôt quand il y
a
des blocus. Pourquoi est
-ce
qu'il y a des blocus ? Parce
qu
'on
ne leur donne plus la
possibilité de faire les assemblées générales de grève à l'intérieur des établissements.
Et puis maintenant, quand il y
a des blocus,
qu
'est-ce qui se passe
? L'année
dernière,
arrêtez
votre mépris. L'année dernière, j'ai vu les policiers gazer à ça.
Ils
étaient devant moi, c'est filmé à ça. Est-ce que vous croyez qu'ils ont été poursuivis ? Est-ce que l'IGPN s'est saisi vraiment du dossier ? Non, rien. Les jeunes avaient été gazés à bout portant.
Priscatelno,
Priscatelno,
Priscatelno. Madame Simonnet, pas
de casse. Vous
n'étiez pas si chichette.
Madame Simonnet, pardon, siphonée, excusez-moi. Non,
mais
pardonnez
-moi. Non,
pas du tout.
Pas
du tout. Madame Simonnet, excusez-moi, permettez-moi, vous avez dit quelque chose d'extrêmement important au début, c'est permettre les voix de dialogue pour que la jeunesse s'exprime. Vous n'êtes pas une voix de dialogue pour porter la parole de notre jeunesse dans
notre pays. Ah, mais ils n'ont pas besoin de moi. Ils s'expriment très bien.
Ils
s'expriment très bien de lycée, de grève en grève, de sa grève et la série
critique. Non,
non, non. Bien sûr.
Détendez-vous, parce que je vais finir ma phrase. Vous n'avez absolument pas besoin de faire le pied de grue, vous et tous vos autres députés LFI, devant les lycées. Bien sûr
que si. Et les parents me le demandent. Là,
là, là, c'est incroyable. Les parents me le demandent.
Vous
n'aimez pas.
Les élèves me le demandent. Vous n'aimez
pas que le RN vous coupe la parole. Mais vous, vous êtes bien dans votre rôle de France insoumise. Mais je ne suis pas à la France insoumise. C'est même la même chose. Donc, je vais le dire assez simplement. Vous n'avez pas besoin de vous faire les porte-parole d'une jeunesse qui peut s'exprimer elle-même au travers des représentants syndicaux, au travers des représentants élus au sein de leurs établissements scolaires. Et d'ailleurs, il y
a
une voie de dialogue qui a été mise en place au sein de l'éducation nationale. Donc, ce que je dis simplement, c'est oui pour entendre des revendications. Mais depuis tout à l'heure, ce que je vous dis, c'est à quel moment on tolère que revendiquer pour des meilleurs locaux,
c
'est du coup fermer les
yeux sur des
lycées qui bloquent.
À quel moment on tolère que le gouvernement réprime
à ce point
à sa jeunesse ? À quel moment on tolère en démocratie ? Eh bien, c'est ce qu'on est en train de se parler. Là, il y a un sujet qui va arriver
sur la table, c'est celui du budget. Du
budget de la nation. Ils
vont le bloquer comme lycée ? Quelle va être
votre
attitude, notamment sur le budget de l'éducation nationale ? Qu
'est-ce que vous allez
dire ? C'est ça qui est intéressant.
Parce que vous dites
qu
'il
y
a
des revendications.
Alors, qu'est-ce
qu'on fait ? Par exemple, ce budget, il prévoit 4000 suppressions de postes dans l'éducation nationale, dont 1588 dans le second degré. Alors que précisément, qu'est-ce qui est vraiment la base qui a lancé ce mouvement dans toute la France ? C'est le ras-le-bol d'avoir des profs qui manquent et des profs qui ne sont pas remplacés. Et d
'avoir
de trop d'effectifs par classe. Si le budget continue tel qu'il est prévu,
eh
bien, ça veut dire que la situation, les conditions d'études vont se dégrader plus encore.
Alors, concrètement, ça veut dire quoi ? Le budget ne prévoit si le budget du chef va être encore
pire. Ah oui, donc il faut accepter.
Non, non, je ne sais pas. Non, mais du coup, quelle est l'action parlementaire ? Non, moi, c'était très concret.
Eh
bien, il n'y a
pas d'un moment pour un autre budget. Mais alors, du coup, vous allez vous opposer aux motions de rejet préalables qui sont faites en permanence en chaque début d'examen de budget. Vous allez nous laisser étudier
le budget ? Attendez,
attendez, parce qu'au-delà de la technique et de la
bataille... Non, c'est hyper important.
C'est hyper important, sauf qu'il y a une chose que je ne comprends pas, Prisca Tévenot. C'est que vous dites, depuis tout à l'heure, et vous étiez d'accord aussi au début, Julien Roudoul, pour dire qu
'il
y
a
des revendications qui sont légitimes. Alors, pardon, je vais ressortir mes chiffres, Riftraer. Non, mais bien sûr. Je les mets une fois par heure, ce soir.
C'était d'illé comme ça.
C'était d'illé comme ça.
Je suis désolé,
j'ai bossé cet après-midi, j'ai ces chiffres, je les mets une fois par heure. Sur le fond des revendications, est-ce qu'on n'a pas laissé tomber cette génération-là ? Je regardais les chiffres, notamment sur les profs non remplacés. Nombre de jours d'absence de longue durée non remplacés, plus 93,2% entre 2019 et 2024. Plus 93%. Les lycéens se plaignent de la vétusté des locaux. Ancienneté moyenne d'un lycée général en France, 65 ans. 65 ans. Et on ajoute un chiffre, en 30 ans, la part du PIB consacrée aux retraites a augmenté de 2,4 points. La part du PIB consacrée à l'éducation publique a baissé d'un point.
Je vais vous répondre très concrètement.
Est-ce que
précisément ? Alors vous le dites tout à l'heure.
Oui
mais...
Non mais je
vais vous répondre du
coup non. La
colère, non, etc. Très bien. Ça c'est d'une
certaine manière. Si vous
permettez...
C'est votre
bilan aussi.
Si vous
permettez, je vais répondre du coup précisément et je vais essayer de prendre point par point rapidement. J'aime pas qu
'on
réponde à ma place sinon ça sert à rien que je sois là. Allez-y. Sur le premier point, effectivement il y
a
un sujet de non remplacement des profs absents pour plein de raisons. maladie, santé, grossesse, etc. Là il faut travailler l'attractivité des métiers parce que vous pouvez vous la remoyer toute la journée et monter sur une chaise les bras en croix pour dire il faut plus de profs. Si le métier n
'est
pas attractif ils ne viendront pas.
Donc on a
commencé... C'est incroyable. Donc on va... Oui, vous avez raison.
Et
c'est précisément... Non mais attendez je vais être d'accord avec Mme Simonnet. Oui, précisément. On l'a fait malgré vous parce que vous rejetez les budgets. Plus 11% d'augmentation quand on est au ministère de l'éducation nationale avec Gabriel Attal.
Et plus 93% d'absence.
Attendez, je vais juste finir parce que vous m'avez quand même dit pas mal de questions.
Je
sais quand même bien que je puisse... Allez-y ! Merci. Et donc ensuite il y
a
aussi le sujet de l'amélioration aussi des conditions de travail à
l
'intérieur avec plus de personnel en dehors même simplement des professeurs parce que vous savez que sinon c'est compliqué notamment sur les AESH notamment sur la capacité d'avoir du personnel de soins avec les infirmières, etc. Nous avons commencé à y travailler on n'a pas pu finir à cause de la dissolution mais nous continuons à mener ces combats au travers des différents budgets. Ensuite, vous me dites oui, effectivement aujourd'hui la part du budget consacrée aux retraites est plus importante que le reste. Mais c'est la faute à qui ? C'est la faute au Rassemblement National et la France Insoumise qui nous ont empêché de
mener les réformes
mais qui nous ont en plus fait abroger la seule
réforme qui nous permettait
d'avoir des
marges de manœuvre. Donc ce que je
dis maintenant
tout simplement c
'est qu'on peut se la moirier toute la journée sur ce qui s'est passé là ce que je dis c'est que la semaine prochaine il y
a
un truc qui commence qui s'appelle le budget en séance. Il commence en commission cette semaine. Est-ce qu'on peut avoir plutôt un moment de responsabilité politique
? Les yeux dans les yeux les
yeux dans
les yeux les yeux dans les yeux s'il n'y avait pas tout
ça
s
'il n'y avait pas eu tout ça depuis 15 jours est-ce qu'on serait en train de parler des profs absents
? Les
yeux dans les yeux je vais vous dire très concrètement ce que j'ai fait dans ma propre circonscription. Depuis le mois de juin on sait qu'il va y avoir un problème sur certains établissements où il y aura moins de professeurs ou alors des dérogations pour les chefs d'établissement pour qu'ils puissent faire par exemple des plans sur le harcèlement je me suis bastu tout l'été pour que ça n
'ait
pas lieu et ça n'a pas eu lieu donc on se mobilise aussi pardon monsieur Switek en dehors des médias on le fait justement dans les canaux qui sont les nôtres en voyant les lycéens en voyant les profs les parents d'élèves et en voyant les recteurs d'académie et donc oui ce travail peut-être qu
'on
ne le dit pas sur les médias parce qu'on n'est pas invité pour en parler mais on le fait en tant que responsable politique et en tant que député de circonscription et
je n'oublie pas que vous avez mis en cause notamment le Rassemblement national sur le vote du budget il fallait bien sur
les retraites c'est vrai
sur
les retraites
ah bah non mais moi Christia
Thévenot m'avait
un petit peu oublié elle était concentrée sur madame Simonnet et il fallait évidemment
c'est un vrai
sujet qu'elle a posé comme
vous Maxime
Kutab vous avez vos chiffres toutes les heures madame Thévenot il faut qu'elle critique
le Rassemblement
national toutes les 10 minutes non ce
que vous faites ce que j
'aimerais dire parce que c'est quand même important depuis 10 ans la Macronie a échoué dans le domaine de l'éducation nationale vous me direz c'est pas le seul domaine malheureusement or ils ont échoué alors que le budget a augmenté
le
budget a augmenté et on voit qu'on assiste à un délabrement des conditions de travail à la fois de nos enseignants et des conditions d'apprentissage et d
'enseignement pour
attendez pour nos lycéens et nos collégiens
mais ce
qui se passe actuellement ne justifie rien
ce
qui se passe actuellement en fait ne quel que soit le bilan d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements qui je le dis ont été déficients et incapables d'apporter un mieux-être pour les enseignants et d'apporter une amélioration du bâti notamment dans les lycées ce qui se passe est totalement à côté parce que les revendications et je le dis n'ont rien à voir avec ça l'objectif c'est pas de meilleure classe c'est pas moins d'effectifs l'objectif c'est de casser c'est de salir c'est d'agresser
vous êtes formidables vous avez commencé cette interview
Julien Audoul en expliquant
qu'il y avait des
revendications légitimes je vous parle de la casse et de ce à quoi on
assiste on parle des revendications
elles ont été totalement éclipsées malheureusement aujourd'hui on parle
de quoi ? il y a des revendications
Julien Audoul
vous enlevez
les casseurs
etc il y a des revendications
là on parle du maintien de l'ordre on parle de la sécurité
il y a du
mal
à suivre
non non j'ai pas du mal à suivre je fais justement une petite hiérarchie parce que vous voyez entre des classes à 30 et des enfants qui perdent la main il y a des classes à 30 aussi arrêtez
les agérés moi je
le dis et très clairement les établissements que vous avez visé notamment dans le département de la Seine-Saint-Denis je suis au regret de vous dire que ce département est peut-être l'un des plus privilégiés de France vous
êtes si
si
je le connais bien
c'est le département le
plus riche de
France en termes de budget de politique de la ville de subvention publique alors moi je veux bien effectivement
qu'il y ait des problèmes
et il y a des problèmes et il y a des problèmes et on en connait tous mais quand vous allez justement aggraver ces problèmes parce que vous allez saccager parce que vous allez agresser des professeurs parce que vous allez tirer aux mortiers sur des pompiers ou des policiers en quoi ça améliore votre situation en quoi ça va
faire que vous allez
ça la dégrade
non bah oui voilà donc ça
la dégrade donc évitez évitez de jeter
de l'huile sur le feu voilà si vous avez un casque
blanc mais
je ne souhaite pas mais les appels les appels qui sont faits je ne
l'ai
pas monsieur Tréhard je ne le souhaite pas mais malheureusement les appels qui sont faits par Jean-Luc Mélenchon et par vos collègues d'extrême gauche vont inciter des gens à passer à l'acte non
alors non et puis écoutez
c
'est pas moi qui ferai l'avocate de Jean-Luc Mélenchon mais je ne l'ai pas entendu appeler à la violence je l
'ai
au contraire entendu à dire
voilà comme l'ont dit
les syndicats d'enseignants comme l'ont dit les associations de parents d'élèves nous parents on prend nos responsabilités on propose vraiment un mouvement des darons des darons figurez-vous pour être là pacifiquement dans les manifestations
parce qu'on est
fier du courage de notre jeunesse qui se mobilise et on veut qu'elle cesse d'être méprisée parce que ce qui se passe depuis le début de ce mouvement c'est que tout est fait pour la dénigrer et pour la terroriser voilà et moi j'ai reçu plein d'appels de parents qui à la fois souhaitaient que je sois là demain matin comme hier matin devant les établissements scolaires avec mon écharpe et moi je les invite à venir place de la république avec un foulard blanc
pour pouvoir montrer c'est irresponsable et bien si on est capable
de faire une
belle
ligne
et
de
soutenir
cette mobilisation
si demain il y a des jeunes blessés vous serez responsable moralement et bien je
ne
suis pas pour qu'il y ait des jeunes blessés
je ne suis pas pour
qu'il y ait si malheureusement il y en a vous serez responsable politiquement et moralement
je veux que ce soit pacifique mais je veux que ce gouvernement entende et on parlait du budget la première mesure que doit prendre ce gouvernement c'est de renoncer à supprimer les postes dans l'éducation nationale c'est enfin
de
supprimer par cours
sup et de mettre les moyens dans l'enseignement supérieur également sur
le sujet sur le sujet des postes dans l'éducation nationale encore une fois je suis tout sauf d'extrême gauche ou droite mais factuellement on doit se servir de la conséquence de la déprise démographique donc qu'on ait moins d'enfants par classe et par tout niveau encore affiché pour augmenter le taux d'encadrement et améliorer le taux d'encadrement dans nos écoles et c'est d'ailleurs ce que je vous ai dit ce que j'ai fait moi-même en
revendication
c'est insupportable je suis en plus en train d'aller sur un sujet important de revendication
précisément
les 1588 postes moi je suis pour qu'on ne les supprime pas et d'ailleurs c'est ce qu'on avait fait quand on était à Matignon on avait permis alors qu'il y avait une déprise démographique et moins d'élèves on avait projeté plus de recrutement c'est concret et je vous le dis non seulement quand on était à Matignon et qu
'on
l'avait fait avec
Gabriel Attel vous êtes toujours à Matignon votre famille politique est toujours à Matignon
clairement pas quand on augmente les impôts c'est
pas celle
de Corneau
vous êtes dans l'opposition vous allez faire les trois
parce que là c'est une révélation
je ne suis
pas au gouvernement je suis députée elle
est prête
à voter elle est prête à voter je
n'ai pas
vu
dans le but j'ai l'attiré à l'Assemblée nationale l'ERN
attendez
Frisca Thénaud Frisca
Thénaud
vous avez été ministre vous
avez été ministre pendant combien de temps ? pendant un an pendant un an qui était le ministre de la défense des armées à ce moment là ?
monsieur Lecornu j
'étais même sous sa
tutelle quand j'étais à la jeunesse
voilà et aujourd'hui que monsieur Lecornu et premier ministre et que vous vous êtes
députée et je ne suis pas au
gouvernement plus aucun rapport avec mais bien sûr que non mais je ne
suis
pas vous êtes
renaissance il est renaissance
vous vous présentez je ne suis pas au gouvernement c'est factuellement vrai ah
bah oui ça d'accord
et c'est bien la raison et vous
ne soutenez pas ce gouvernement
même vous vous ne lisez pas placer une phrase c'est quand même dingue monsieur Switek
vous ne soutenez pas que monsieur
Oudou
ne
le fasse pas et que madame Simonet ok mais pas vous vous êtes
quand même de la
même famille
ah et bien non il fait artime ah non mais c'est incroyable
mais bien sûr et c'est ce que je viens de
répondre mais parce que comme vous parlez en même temps on n'arrête même
pas à entendre la fin de ma phrase donc
je
vais parler le plus doucement comme ça on va juste peut-être baisser
le niveau
et donc monsieur Traillère je vais finir ma phrase
vous allez voir donc je le
redis calmement il n'y
a
pas de scoop factuellement je ne suis pas au gouvernement je suis députée et oui je ne suis pas d'accord avec l'ensemble des mesures qui peuvent être dans les budgets depuis maintenant 3 ans est-ce que j'étais pour les augmentations de monsieur Barnier ? non et d'ailleurs je l'exprimais est-ce que j'étais pour l'abrogation de la réforme des retraites de monsieur Locornu ? non et d'ailleurs je me suis exprimé pour autant est-ce que j'ai menacé le gouvernement ? est-ce que j'ai empêché les débats sur le budget ?
non et d'ailleurs j'ai essayé de les améliorer par voie d'amendement et nous sommes la seule et unique famille politique à ne pas avoir bloqué menacé et avoir fait des compromis pour les deux derniers budgets et c
'est
ce qu
'on
va continuer à faire sur ce budget-là excusez-moi mais c'est ainsi maintenant ce que je suis en train de dire sur un sujet extrêmement important qui relève d'une revendication étudiante et de nos lycéens et des parents et des enseignants c'est sur le sujet du personnel éducatif
et
donc oui il ne faut pas considérer que parce qu'il y aurait moins d'enfants moins d'élèves alors il faudra en profiter pour avoir moins de personnel éducatif aussi bien les personnes dans leur globalité que les enseignants et c'est ce que nous avons fait nous quand on était à Matignon avec Gabriel Attal il y avait moins d'enfants moins d'élèves et nous avons projeté plus de recrutement c'est factuel
il y a
quelque chose je voudrais vous interpeller sur
Jean
-Michel Blanquer a été le ministre de l'éducation nationale pendant 5 ans on s'aperçoit aujourd'hui que beaucoup des mécontentements sinon des colères qui sont exprimées sont dus ou prennent leur source dans certaines des réformes faites par monsieur Blanquer j'entends et une des plus grandes revendications c'est aussi un des plus grands mécontentements c'est aussi Parcoursup Parcoursup qui est un véritable casse-tête et c'est pour ça d'ailleurs que beaucoup de parents d'élèves soutiennent ou en tous les cas sont derrière leurs jeunes enfants enfin leurs enfants parce que personne n'y comprend rien
vous
voyez il serait rare que vous trouvez des revendications
audibles dans ce mouvement
mais
c'est bien de parler du fond mais là c'est bien de parler du fond il frère se gauchise
non non mais là c'est un miracle vous n'étiez pas là 21h tout à l'heure mais tout à l'heure à 21h le
mouvement
était
équilaudible on ne comprenait rien les revendications c'est vrai qu'on ne comprend rien
tout est pourri je dirais par
cette atmosphère dégueulasse non mais attendez on parle des revendications
ça devient
intéressant
non mais c
'est
important qu'on puisse aussi parler des revendications
des
étudiants à la veille d'une manifestation
importante
moi ce
que
je dis c'est que sur le vrai problème qu'on a eu sur l'éducation nationale au cours de ces 10 dernières années c'est qu'on a changé trop souvent de ministre de l'éducation nationale avec 8 encore un chiffre qui est très important 8 ministres de l'éducation nationale en moins de 10 ans et à chaque fois avec des sujets qui étaient annulés ou revendiqués différemment d'un ministre à l'autre
ça fait perdre la
stratégie et c'est pour ça qu'on porte avec Gabriel Attal de façon extrêmement claire d'avoir dès 2027 s'il est à l'Elysée d'avoir un ministre de l'éducation nationale pendant 5 ans et que ce ministre soit le premier des ministres au sein du gouvernement maintenant tout n'est pas à jeter dans ce qui a été fait par Jean-Michel Blanquer permettez
-moi
le dédoublement des classes et notamment ça a profité essentiellement et majoritairement
aux quartiers
populaires dans leur globalité les enfants des quartiers populaires ont le droit à la même
attention que les autres monsieur Oudoul et
sur Parcoursup
j'entends
les revendications certaines veulent l'arbreger mais sans dire par quoi ils veulent le remplacer donc ça pose quand même une question aussi
vous avez une idée
vous ? je pense qu'il faut surtout de l'améliorer il faut plus de transparence et plus de clarté et au
-delà de Parcoursup il
faut aussi pouvoir regarder aujourd'hui de l'orientation qui a travaillé trop tard auprès de nos jeunes notamment au niveau du collège où on laisse croire qu'on pourrait faire toutes les filières possibles sans vraiment se rendre compte de ce que les filières sont capables d'offrir en termes de place et de capacité Daniel Simonnet c'est ça le problème aussi c'est le nombre de places et de capacités dans l'enseignement supérieur moi je suis psychologue de l'éducation nationale de métier d'accord ? de profession et je peux vous dire que d'année en année le nombre de psychologues de l'éducation nationale premier et second degré ne cessent de baisser il n
'y a
pas de recrutement il n'y
a
pas de revalorisation et tout l'accompagnement des jeunes dans la construction de leur parcours d'orientation se dégrade complètement Parcoursup c'est une gestion algorithmique de la pénurie le vrai problème également c'est que tant que vous ne créez pas plus de place dans l'enseignement supérieur avec
les budgets que vous retrouverez en place ça va être compliqué
parce que vos budgets sont des budgets d'austérité
au lieu d'aller chercher l'argent en fait l'extrême gauche nous explique parce que c'est quand même dingue ce que vous êtes en train de dire
je ne suis pas d'extrême gauche il
y a l'extrême gauche dans ce
pays c'est lutte ouvrière si vous voulez
respectez-la moi je suis députée de l'après
la France
insoumise je ne suis pas d
'extrême gauche non plus la France insoumise moi je suis députée de l'après membre du groupe écologiste et social
moi ce que je veux dire c'est que vous avez une
responsabilité en tant que députée
d'améliorer le budget
la responsabilité que nous avons c'est de nous battre pour qu'il y ait bien plus de recettes et c'est ce que
nous
défendons à chaque fois dans ce budget pour arrêter de casser les services publics vous avez cassé l'enseignement supérieur et la recherche vous avez cassé l'éducation nationale vous avez
cassé le financement de notre modèle social autour des trois dernières années des postes
sans arrêt et quand vous parlez du dédoublement de TD c'est très intéressant parce que le TD c
'est
fait le dédoublement des classes c'était une très bonne chose le problème c'est qu'il s'est fait au détriment des autres classes c'est à dire que comme vous n'avez pas fait en sorte de suffisamment mettre d'effectifs enseignants à la hauteur et bien il y a d'autres classes où les situations se sont dégradées donc aujourd'hui il faut un budget qui permette véritablement à la fois dans le secondaire dans le primaire dans le secondaire et dans le supérieur d'avoir des postes suffisants d'enseignants et évidemment il faut créer de l'attractivité au métier or aujourd'hui nos enseignants sont les moins
bien payés de l'Union Européenne il faut supprimer par cours type c'est une spectactrice de l'action politique vous n'avez pas de mandat
vous au pouvoir il y
a plus de poids en France un mandat unitaire vous devez travailler vous au pouvoir il y a plus de poids en France qui est certain c'est qu'il y en a pas pour faire
avancer les sujets
parce que effectivement il
faut
non mais c'est important parce qu'effectivement et je vais être aussi d'accord avec Priska Thévenot sur un point on a un vrai
sujet on
a un vrai sujet qui est la défense de l'école rurale
et
je sais de quoi je parle puisque dans mon département de Lyon la Macronie a fermé des classes à tour de bras tous les ans en fait vous avez une angoisse c'est la carte scolaire la carte scolaire c'est la perte d'attractivité pour un village qui va perdre une classe ou qui va perdre son école c'est des conditions d'enseignement qui sont beaucoup plus difficiles parce que des kilomètres supplémentaires pour les enfants de la ruralité et ce qui est insupportable et là on parle d'inégalité le dédoublement des classes qui effectivement avait une vertu et moi j'entends effectivement qu'on favorise les enfants des quartiers dits prioritaires sauf que dans la ruralité vous fermez une classe quand elle est à 18 dans les quartiers prioritaires ils ont la chance d'avoir un enseignant avec 12 élèves
voilà
12, 13, 14 et aujourd'hui ce que l'on observe et je le vois mais oui
mais excusez-moi c'est faux par contre sur la ruralité c'est vrai mais sur le 93
c'est totalement
faux ne
me dites pas ça
aussi je vais vous le dire le dédoublement des classes Madame Simonnet Madame Simonnet c'est
pas des dédoublements de classes dans tous
les niveaux voilà évidemment il va
falloir que vous alliez voir les mobilisations des lycéens en
zone rural parce qu'ils sont très mobilisés avec les mêmes revendications je ne vous ai
pas attendu je connais
bien le sujet dans
ma circonscription vous avez des classes dans les quartiers prioritaires où vous avez 12, 13, 14 élèves et c'est très bien sauf que vous avez une injustice majeure pour les classes de la ruralité donc nous ce que nous souhaitons c'est préserver l'école rurale parce que l'école rurale non seulement c'est un principe d'égalité pour que tous les enfants de la République quel que soit leur lieu de résidence soient logés à la même enseigne et effectivement c'était un motif extrêmement de conflit de divergence avec Papendiaï puisque lui il avait effectivement
mais donc vous rouvrez des classes
vous rouvrez des classes et bien il faut rouvrir des classes dans certaines communes et aujourd'hui quand vous voyez que des départements sont vidés de leur classe et de leur attractivité ça pose un sérieux problème d'égalité des chances devant une offre éducative qui est de plus en plus rare il faut bien le dire
Juste
à voir votre réaction sur un argument qui a été donné par le gouvernement pour supprimer précisément des postes d'enseignants ils disent que c'est parce que le nombre d'élèves se réduit la démographie voilà baisse et donc qu
'est-ce
que vous en pensez ?
C'est un argument qui ne
tient pas le bout
pourquoi
? Vous
avez vu les chiffres du classement PISA voilà on a un niveau en mathématiques en lecture qui est affligeant on a 40% d'élèves qui entrent en 6ème qui ne savent ni lire ni écrire ni compter donc il ne
faut
pas moins de profs il ne faut pas plus d'élèves dans les classes il faut des classes à taille humaine donc il faut effectivement moins d
'élèves Maxime vous
a demandé s'il y avait avec vous au pouvoir il y aurait plus de
profs vous
avez dit pas moins je
vous ai répondu plus ou pas on a moins d'élèves c'est la démographie c'est malheureux c'est comme ça les français font moins d'enfants donc on va voir ces prochaines années moins d'élèves mais il faut qu
'on ait le
même niveau il
faut
juste modérer le côté moins d'élèves quand on regarde les chiffres aujourd'hui en réalité pour ce qui est du secondaire en lycée en
réalité le nombre d'élèves a largement augmenté largement augmenté en lycée et
j'en veux pour preuve qu'assence nous avons deux lycées sur un même site on a près de 3000 élèves effectivement les effectifs ne diminuent pas et l'une des revendications puisque si on peut parler des revendications que je porte avec les élus locaux c'est la construction d'un autre lycée qui permettrait de désengorger c'est une structure énorme qui concentre encore une fois tous les élèves du territoire qu'on ait un autre lycée à taille humaine dans le nord de Lyon ça ça fait partie des revendications Juste une chose il y
a
un projet de loi qui arrive le gouvernement accélère et qui doit être arrivé au Sénat du côté du 27 octobre me semble
-t-il
le principe des casseurs payeurs en gros il y a un principe de responsabilité collective vous avez participé à un attroupement au cours duquel il y
a
eu des dégâts vous êtes solidaires et vous payez pour les dégâts est-ce que ça ça vous semble être la bonne solution Priscatevenot je me méfie parce que c'est le gouvernement qui propose ça
et regardez je vais faire quelque chose encore plus étonnant
vous allez
soutenir le gouvernement
je
vais même soutenir ce qu'a dit Valérie Pécresse tout à l'heure sur votre antenne vous avez vu
vous voulez qu
'on
l'écoute Valérie Pécresse écoutons-la si vous voulez on l'écoute
est
-ce qu'elle est là Valérie Pécresse oui elle est là on l'écoute et on en parle juste après
aujourd'hui la région va porter plainte systématiquement j'ai eu Gérald Darmanin là-dessus à chaque fois qu'un casseur sera traduit devant la justice la région apportera la facture de ceux qui l'ont cassé et nous appellerons nous appellerons en responsabilité civile les parents si le casseur est mineur tous ceux qui seront sanctionnés en conseil de discipline je demanderai la liste au recteur ils n'auront plus accès aux aides de la région on n'a pas le droit à avoir des aides à acheter des livres des aides pour faire de la culture des aides pour le sport des aides pour faire du vélo des aides pour le navigo si en plus on va casser les lycées il faut un peu de responsabilité
vous êtes d'accord aussi avec ça
le
simple truc qui est dit par Valérie Pécresse il y avait aussi la partie d'avant avant cette capsule parce que j'ai écouté toute l'interview tout à l'heure parce que c'est la présidente de région et qu'il y a aussi une compétence importante dans les revendications qui sont dites et qu'elle a exprimées tout à l'heure
parce
que les
régions sont
en charge des bâtiments des lycées
exactement et donc le point est très simple je ne pense pas qu'on ait besoin et là si la loi arrive je l'étudierai et je serai présente à l'Assemblée nationale pour s'il y
a
besoin de la modifier si
elle
a modifié si elle a besoin de la voter elle a voté mais aujourd'hui déjà en l'état on a un certain nombre de dispositifs qui permet effectivement d'aller chercher la responsabilité civile des parents des casseurs et notamment quand c'est des familles monoparentales où jusque là on allait chercher la responsabilité civile en général que de la maman et le papa était laissé tranquille cette loi elle s'appelle la loi Attal est-ce qu'on ne
pourrait
pas simplement l'appliquer pas laisser croire qu'on a besoin d'une loi qui dans un mois deux mois quatre mois arriverait en effet et qu'il ne se passerait rien en attendant vous
êtes en train de
désinguer le projet de loi du gouvernement
non je ne sais pas vous aimez bien les raccourcis et vous aimez bien je vous explique tout simplement qu'on n'a pas besoin d'attendre pour agir
voilà ça c'est très intéressant moi je suis stupéfait par les propos de Prisca Thévenot je me demande où
elle était le 20 juillet
le 20 juillet 2023
parce que le 20 juillet 2023 j
'étais à l'Assemblée figurez-vous le 20 juillet 2023 et il y avait un vote très important sur un amendement du groupe Rassemblement National pour instituer instaurer le principe du casseur payeur et vous savez quoi le groupe de madame Thévenot
comme la
gauche ont voté contre on voté contre voilà c'est tout donc ils ont refusé le principe du casseur payeur qu
'aujourd'hui ils ont sens et très clairement depuis trois ans depuis trois
ans depuis trois ans madame Thévenot on a eu les discours volontaristes musclés de monsieur Attal on se souvient quand il était à la tribune de l'Assemblée tu casses tu payes non
vous l'avez pas vu tu
nettoies etc mais très clairement en fait qu'est
-ce
qui s'est passé en trois ans ? rien
vous
avez
été parti au tribunal et vous avez
coupé une partie des débats mais rien mais en fait
ça a été de la gnognote c'est vrai il
n'a pas été l'hiver dernier arrêtez
de faire diversion vous avez très mal
à l'aise ça fait trois ans ça fait trois ans que Marine Le Pen
demande l'instauration du principe du casseur payeur c'est-à-dire que les gens les racailles les voyous vont payer jusqu'au dernier centime
et on va leur
enlever leurs allocations familiales on va leur enlever leurs prestations sociales on va les expulser de leurs logements sociaux s'il faut pour les faire payer jusqu'au dernier centime parce que c'est insupportable c'est insupportable
que les honnêtes gens payent
pour tout est
-ce qu'elle payera Marine Le
Pen jusqu'au dernier centime ce qu'elle a pris dans la caisse
elle n'a rien pris du tout Madame
Simonnet et respectez la présomption
d'innocence alors je
sais quand on est adoratrice de Cuba on a du mal avec la présomption d
'innocence mais
respectez ça un
peu vous êtes
bien dans la subtilité ce
que je trouve
extrêmement choquant c'est que vous avez une mobilisation de la jeunesse et le texte de loi que propose le gouvernement c'est celui-là c'est en fait l'instauration par ailleurs d'une présomption de culpabilité parce que visiblement dans ce qui est présenté moi qui m'inquiète beaucoup c'est que si vous avez participé à un rassemblement dans lequel
il y a eu de la caisse
que vous y ayez participé ou pas à la
caisse c'est pas certain que ce soit
validé au final par le Conseil constitutionnel
pareil
vous serez pris donc une présomption de culpabilité sur la jeunesse sur des mineurs enfin je veux dire c'est hallucinant il n
'y a
pas des mineurs qui sont des voyous Madame
Simonnet il n'y a pas des mineurs qui sont des racailles qui n'auront
rien fait et qui vont donc payer quoi qu'il arrive mais ça ne passera jamais mais
on va dire un mineur est toujours bon
par définition
et
surtout mais non mais
non d
'accord
surtout
ce qui est quand même dingue c
'est que dans les 6000 personnes interpellées 83% de mineurs la
première réponse du gouvernement en termes de texte de loi c'est celui-là ils veulent par ailleurs passer au Sénat donc ça veut dire que ça passera grâce aux voix du Rassemblement national c'est
à
dire que le gouvernement prévoit une alliance LR macroniste et Rassemblement national là-dessus sur un texte qui j'espère ne
va
pas passer le attendez vous le voterez
il faut que je coordine du Conseil constitutionnel on
va regarder ce texte
mais moi
je le dis ça fait trois ans que Marine Le Pen demande l'instauration réelle concrète pas dans les mots aucune fois parce qu'on a entendu tous les membres du gouvernement nous dire oui il faut le principe du casseur payeur mais on ne
l
'a pas dans les faits les émeutes de 2023 qui les a payés je peux
vous
aider
si vous voulez j'ai le
détail de Beauvau sous les yeux la faute repose sur la commission d'une infraction par un individu qui se trouve dans un attroupement malgré les sommations et suppose qu'il ait connaissance des infractions commises par les autres
est-ce
que sur ce principe là vous êtes à l'aise pardon je repense ce que dit Lisa vous avez 10 personnes parmi ces 10 personnes il y en a un qui casse un abrimus
les
9 personnes qui sont autour parce qu'elles étaient là dans cet attroupement sont solidaires et payent pour la réparation de
l
'abrimus est-ce que ça ça vous va comme principe encore une fois moi le principe
de
celui qui casse paye me va tout à
fait
mais ça c'est pas c'est
pas celui qui casse pas celui qui est à côté de celui qui casse je
vais pas vous répondre j'ai pas lu le texte on va voir le texte on va pouvoir en débattre j'espère qu'on pourra en débattre concrètement donc on verra le moment
parce que c'est le principe qui pose le
problème il faut qu'il y
ait
un principe de dissuasion je veux dire on peut pas laisser en toute impunité des banques de racailles semer la dévastation en permanence on peut pas faire en sorte comme si ça n'existait pas et comme le dit Sophie Binet aussi une irresponsable parmi d'autres de dire c'est pas grave c'est les impôts des français qui payent bah non c'est pas les impôts des français qui payent c'est aux familles de racailles aussi d'être responsabilisés et quand on laisse son enfant constituer une menace pour la sécurité des gens quand on laisse son enfant participer à des mouvements violents plusieurs fois de manière délibérée effectivement il faut qu
'il y ait
une sanction et on peut pas demander toute la société avoir les allocs avoir le logement avoir les prestations sociales avoir l'éducation gratuite et puis que ce soit les autres qui payent
vous disiez
tout à l'heure que vous retireriez les prestations sociales qui sont données aux parents pour ça il va falloir changer la constitution parce qu'à mon avis ça va être difficile d'être validé par le conseil constitutionnel
ça vous a pas échappé ça fait
partie de toutes les réformes constitutionnelles que vous voulez faire
on a l'objectif Marine Le Pen souhaite consulter les français par référendum sur tout
un tas de disposition ça pourrait être l'objet d
'un référendum et c'est elle qui définira effectivement il
faut être honnête
ni le nom de référendum et puis la nature
mais effectivement il y a un principe ce
que Marine Le Pen veut c'est pas simplement faire un référendum elle veut à
travers un référendum imposer son
texte de constitution
qui
va inscrire le principe de la xénophobie d'état au coeur de notre république puis
qu'il s'agira puis qu'il s'agira ça veut dire
quoi la
xénophobie d'état
ça
veut dire
quoi
et d'instaurer une discrimination à l'encontre des étrangers
pour tout ce qui
est accès au logement accès à l'emploi qui
s'appelle la priorité nationale qui donc
interdira c'est la xénophobie d'état
c'est un apartheid en tant que tel qui sera totalement contraire à l'esprit bien sûr de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen vous pouvez être opposé au principe
dans le bloc de constitutionnalité donc ce que vous allez faire je vais vous le dire pour moi c'est un projet de coup d'état parce que vous allez vous asseoir sur
la constitution alors attendez je suis désolé vous allez vous asseoir mais bien sûr là on est en plein délit là on est dans l'océan du délit et il y a des constitutionnalistes qui utilisent le même terme que moi attendez je suis désolé projet de coup d'état bien sûr c'est
difficile d'ouvrir ce chapitre là alors qu'il nous reste 20 secondes
je lui ai dit couler il
nous a tendu la perche
bah oui je sais c'est un sujet très grave
parce qu'elle
a permis de
le faire
le premier jour des élections c'est
terminé le
Maroc le Maroc
l'Algérie la Tunisie sont des pays xénophobes puisqu'il y a la priorité nationale au logement pour leurs ressortissants et de vous dire que les étrangers ne seront pas exclus du logement social ils ne seront pas prioritaires
je vous remercie je vous remercie tous les six je vous remercie tous les six c'est
terminé je vous remercie tous les six je voulais qu'on vienne sur les images du jour