Apolline Matin du 13 octobre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 24:30OuverteRéponse directe
Y a-t-il des lycées bloqués à Cannes ?
- 25:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que les couloirs de police municipale devant les lycées ?
- 26:22RelanceRéponse partielle
Estimez-vous qu'il y a eu un problème dans le maintien de l'ordre ?
- 28:05OuverteRéponse directe
Distinguez-vous les revendications des lycéens des fauteurs de troubles ?
- 28:37OuverteRéponse partielle
Faut-il supprimer Parcoursup ?
- 29:41OuverteRéponse directe
Faut-il rétablir un bac avec trois filières ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:34InvitéChiffre
« La France se retrouve donc à contre-courant avec seulement 0,4% de croissance attendue pour 2026. »
- 1:43InvitéFait
« L'instabilité politique d'abord. Sans majorité, notre pays a du mal à adopter un budget ces dernières années. »
- 1:57InvitéFait
« D'autres facteurs d'explication, les événements climatiques comme la canicule et les incendies de cet été, la hausse du chômage et le déficit public qui se creuse. »
- 2:05InvitéFait
« Et l'une des conséquences principales, c'est que la France emprunte à des taux quasiment inédits, bien supérieurs à ceux de l'Allemagne par exemple. »
- 2:16InvitéFait
« certains économistes alertent et craignent dans les prochaines années une mise sous tutelle de la France par la Banque Centrale Européenne ou le FMI. »
- 2:52InvitéFait
« Le lycée parisien de Vincent Lautoré, professeur de mathématiques, est bloqué depuis dix jours, mais hors de question pour lui d'inciter à retourner en cours. »
- 3:48InvitéFait
« Et difficile d'envisager à ce stade la fin du mouvement au vu des réponses, selon elle, trop modestes du gouvernement. »
- 6:23InvitéChiffre
« Au niveau national, il faut s'attendre à des dizaines de millions d'euros de pertes, selon Thierry Cotillard. »
- 28:37PrésentateurFait
« Parcoursup, si vous voulez, on a remplacé une gestion humaine chaotique par une gestion algorithmique qui est anonyme. »
- 30:53InvitéFait
« Notre système éducatif fait la boue de souffle. L'histoire des 3000 professeurs, elle est quand même un réveil. »
- 34:32PrésentateurChiffre
« Il y a beaucoup plus de pauvreté à Cannes qu'à Paris. »
- 34:50PrésentateurFait
« C'est la sectorisation, la planification qui a ghettoisé l'école. »
- 35:28PrésentateurPromesse
« Que le financement public suive le choix des parents. »
- 35:32PrésentateurPromesse
« Que les professeurs ne soient pas enfoncés dans le statut. Qu'ils puissent être aussi contractuels. »
- 37:02PrésentateurFait
« Tous ceux qui baliaient ça d'un revers de main le reprennent aujourd'hui dans leur programme. »
- 37:11PrésentateurFait
« Ces gamins sont responsables de leurs actes donc on fait comme je fais à Cannes, on leur fait faire des travaux d'intérêt général. »
- 37:28PrésentateurPromesse
« Quand les parents sont solvables, ils payent. Quand ils ne sont pas solvables, on déduit des aides de la société. »
- 37:41PrésentateurFait
« Aujourd'hui, on subventionne la casse. »
- 37:46PrésentateurChiffre
« Le FMI a abaissé la perspective de croissance de la France. Tous les autres pays de l'Union Européenne ont vu leur perspective de croissance revue à la hausse. »
- 38:20PrésentateurFait
« Il n'y a pas de croissance parce qu'il n'y a pas de stabilité et de prévisibilité depuis notamment la dissolution incompréhensible du président de la République. »
- 39:06PrésentateurChiffre
« On a le record du monde des prélèvements obligatoires impôts et charges et de la dépense publique qui font qu'on augmente le poids sur le moteur de la croissance, on bride la croissance. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Présentateur 27 %
- ?5 %
- Invité3 %
- Invité 23 %
≈ 23,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez
RMC.
Il
est 8h, excellente journée à l'écoute d'RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Binet, bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Géraldine ne l'a pas dit, mais il
y
a un nuage de plus au-dessus de la France ce matin. Le Fonds monétaire international abaisse à son tour sa prévision de croissance au
moment
où démarre l
'examen du budget à l'Assemblée. Vous allez voir que les signaux sont ouverts partout, sauf chez nous. Nous serons dans ce journal dans des lycées où les enseignants sont en grève aujourd'hui aux côtés de leurs élèves pour l'acte 5 de la mobilisation à l'ICN. Et nous serons également devant le collège d'Aubagne où un adolescent de 14 ans a ouvert le feu c'était hier matin. Lui et ses parents sont toujours en garde à vue.
La
France va-t-elle finir sous tutelle ? La question peut sembler alarmiste, mais elle l'est plus que jamais d'actualité ce matin. Oui, c'est aujourd'hui que commence, vous le savez, un chantier du budget pour l'année prochaine. Il arrive dans l'hémicycle, l'idée étant de ramener le déficit à 5% du PIB. Mais ce chantier s'annonce d'ores et déjà très compliqué dans un contexte de crise à quelques mois de l'élection présidentielle. Et avec des indicateurs qui virent au rouge les uns après les autres. Puisqu'après l'INSEE et la Banque de France, c'est le puissant Fonds monétaire international qui revoit là ce matin à la baisse les prévisions de la France pour 2026.
Mais aussi pour 2027, moins 0 de points pour les deux années. Alors tout ça peut sembler très flou, mais en fait c'est très simple à comprendre. Romain Cluzel en dirait que ce matin, la France est en train de devenir le mauvais élève de l'Europe.
Exactement, parce que nos voisins européens se portent mieux que nous. L'Espagne, le Royaume-Uni, l'Italie et surtout l'Allemagne voient leurs prévisions de croissance s'améliorer pour cette année. La France se retrouve donc à contre-courant avec seulement 0,4% de croissance attendue pour 2026. Et il y a plusieurs explications à cela. L'instabilité politique d'abord. Sans majorité, notre pays a du mal à adopter un budget ces dernières années. Et ça risque d'être à nouveau le cas cet automne. D'ailleurs, il y a quelques minutes à ce micro, le ministre chargé de l'Industrie, Sébastien Martin, demande aux parlementaires d'adopter le budget pour éviter une baisse de la croissance.
D'autres facteurs d'explication, les événements climatiques comme la canicule et les incendies de cet été, la hausse du chômage et le déficit public qui se creuse. Et l'une des conséquences principales, c'est que la France emprunte à des taux quasiment inédits, bien supérieurs à ceux de l'Allemagne par exemple, à tel point que certains économistes alertent et craignent dans les prochaines années une mise sous tutelle de la France par la Banque Centrale Européenne ou le FMI, c'est-à-dire des financements à condition de certaines réformes imposées par ces institutions.
Voilà pour la situation économique de la France et les perspectives qui, vous l'entendez bien, sont mauvaises. À ça s'ajoute la crise des carburants, les appels à la mobilisation contre la vie chère prévue samedi le 17 octobre. On sera au premier jour des vacances de la Toussaint. Les organisations lycéennes espèrent d'ailleurs faire la jonction et appellent à redescendre dans la rue aujourd'hui, accompagnée comme la semaine dernière des syndicats et des enseignants.
C
'est l'acte 5. Louis Salé pour RMC. Les enseignants que vous avez interrogés continuent à soutenir le mouvement de leurs élèves.
Oui, les enseignants disent comprendre les revendications lycéennes tout en condamnant les violences. Le lycée parisien de Vincent Lautoré, professeur de mathématiques, est bloqué depuis dix jours, mais hors de question pour lui d'inciter à retourner en cours.
C'est leur mouvement, ce n
'est
pas du tout mon rôle. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas aller expliquer aux élèves qu'ils ne peuvent plus rater une heure de plus, alors qu'ils se mobilisent justement parce qu'il y
a
des élèves qui restent quatre mois sans prof de français, une année de bac anticipée de français.
À Rennes, Kevin Hédé, professeur d'économie, est aujourd'hui gréviste et il manifeste aux côtés de ses élèves et au nom de son syndicat, le SNES-FSU. Si le mouvement devait durer, ça pose des questions sur les apprentissages, mais c'est encore gérable pour les collègues sur une enseignante de l'année scolaire. Mais d'autres s'inquiètent du retard accumulé par les absents, comme Déborah Cacquet qui enseigne l'histoire géographique dans l 'Essonne. Les jours de grosses mobilisations, on peut avoir un bon tiers de l'effectif en moins. J'ai quand même un certain nombre d'élèves. Ça fait un bout de temps que je ne les ai pas vus, ce qui me paraît déjà être dans une dynamique de décrochage.
Et difficile d'envisager à ce stade
la
fin du mouvement au vu des réponses, selon elle, trop modestes du gouvernement. Alors il y a de premiers blocages ce matin à Paris, à Strasbourg, mais le mouvement faibli devient de plus en plus violent. Selon le gouvernement, Emmanuel Macron appelle au calme et au respect avant les nouvelles
manifestations dans les grandes villes. Aujourd'hui, les premières à Nantes et Lyon ce matin, ce sera à 14h à Paris. Les cours, ils ne reprennent pas ce matin. Ça,
ça
se passe au lycée La Canal d'Aubagne, près de Marseille. Au lendemain, de la fusillade qui
a
fait, vous le savez, deux blessés dans cet établissement. Le principal du collège est une enseignante. En fait, c'est un collégien de 14 ans qui a ouvert le feu avec un fusil de chasse qui a été caché dans un étui à guitare. Vincent Chevalier, vous êtes en direct d'Aubagne pour RMC ce matin. Le collégien et ses parents sont toujours en garde à vue ce matin. On ne sait toujours pas ce qui lui est passé par la tête hier et c'est d'ailleurs tout l'objet de l'enquête. Oui, la question tarot d'évidemment les enquêteurs, mais aussi tout le monde ici depuis hier. Direction enseignants, parents et élèvent. Une grande incompréhension de la part de ses camarades.
Certains décrivent l'adolescent comme discret, mais qui pouvaient se montrer perturbateurs ces derniers mois. Peut-être depuis une rupture sentimentale mal vécue. Il en avait parlé à plusieurs de ses amis. D'autres évoquent des relations parfois tendues avec l'équipe encadrante. En tout cas, le collégien n'est pas connu pour délinquance ou radicalisation et n'a proféré aucune phrase particulière au moment des tirs. Mais la question de la préméditation fait peu de doute. Lui qui a pris soin de cacher son arme dans un étui à guitare pour plus facilement passer les portes de ce collège. Une arme certainement récupérée chez lui.
Plusieurs autres ont été retrouvés lors de la perquisition au domicile familial. D'où la mise en garde à vue aussi de sa mère et de son père, un ancien militaire.
L
'heure est au compte ce matin dans les supermarchés. Entre 800 et 1000 grandes surfaces. Victimes de l'énorme cyberattaque qui a visé les rayons frais et les rayons surgelés. Hier matin, c'était même dans la nuit, des pirates qui s'en sont pris au réseau connecté. Tous gérés par une société danoise. Ils ont activé en fait à distance le mode dégivrage et ils ont fait monter la température jusqu'à 50 degrés. Évidemment, les produits frais n'ont pas aimé un Lou Garnier.
On
doit tout jeter, soupire Théo Pinto de Santos en ouvrant l'un des congélateurs de son magasin intermarché situé en Alsace. Effectivement, on s'en remet à compte.
C
'est chaud. Sachet surgelé devenu mou, glace fondue dans les congélateurs. La température est montée jusqu'à 50 degrés. Alors il faut vider les rayons. Ça fait mal au cœur. Là,
c
'est effectivement quasiment 50 000 euros de marchandises qui partent à la poubelle. Et il n
'y a
rien à faire. Des centaines de magasins intermarchés, Leclerc ou encore Super U, ont été touchés par cette cyberattaque. Au niveau national, il faut s'attendre à des dizaines de millions d'euros de pertes, selon Thierry Cotillard, interrogé sur BFM TV. C'est le président du groupe Mousquetaires dont Intermarché fait partie. C'est une catastrophe. Ça ne s'est jamais vu. Et ça ne s'est jamais vu à cette échelle. Ça veut dire qu'il y
a
un vrai sujet de vulnérabilité qui est comment protégeons notre souveraineté alimentaire. On va rentrer maintenant dans une guerre juridique. On va se renvoyer la balle pour qui a la responsabilité. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. Elle a été confiée à l'office anti-cybercriminalité.
Des nouvelles ce matin du pape Léon XIV qui sera hospitalisé dans la matinée à Rome pour se faire retirer un nodule pulmonaire opération sans gravité, selon les experts. Le roi d'Espagne à Ceuta, aujourd'hui, deux mois après l'afflux de migrants, la dernière fois qu'un roi espagnol, et c'est pour ça que je vous en parle, la dernière fois qu'un roi s'est rendu là-bas, c'était en 2007. Et ça avait provoqué une crise entre l'Espagne et le Maroc qui revendique cette enclave au nord de l'Afrique. Il y aura deux clubs français ce soir en Ligue des champions de football. C'est le début de la deuxième journée. Ça va commencer à 18h45 avec Lens contre le Sporting Portugal.
Et ça va se poursuivre à 21h avec Lille sur le terrain d'Arsenal. Le grand retour d'Olivier Giroud qui a joué pendant six ans à Arsenal.
J
'espérais dans mon coin secrètement revenir ici jouer à l'Emirates. Et j'ai beaucoup de chance. Je retiens tout simplement les titres, mais aussi les fans. Je me suis senti accueilli comme un membre de la famille d'Arsenal tout de suite. Ce sera quelque chose à gérer émotionnellement parlant. Mais je n'oublie pas que le plus important c'est l'équipe. Et le plus important c'est de gagner tout simplement.
Voilà donc le programme de la soirée sur RMC. En attendant Paris demain contre Manchester City. C'était le journal de Quentin Vinet. Tiens, on va partir au Salon de l'Auto. Il est 8h08 mais il est déjà prêt. Alain Marchal qui est en direct avec nous. Alain les
GG
en direct ce matin du 91ème Salon de l'Auto. Un
événement
dont RMC est partenaire. Vous y serez
?
Bien sûr, Apolline de Maler-Bronnier avec Olivier Truchot. Avec nos grandes gueules, Mourad Boudgelal, Jérôme Marty, Laura Barton-Martinette. Déjà en posant la question à nos GG de savoir si elles aiment toujours la voiture. Si la voiture, elle kiffe encore. Et puis on sera avec l'un des directeurs d'Xpend. Est-ce que la vague chinoise, la vague de voitures chinoises est arrêtable ? Comment résister ? Est-ce qu'on doit miser sur la nostalgie telle que la nouvelle de Dutch, la R5 ? Comment les constructeurs français peuvent tirer leur épingle du jeu ? Voilà des questions que l
'on
va se poser avec les grandes gueules ici au Mondial de l'Auto.
A
tout à l'heure Alain et Olivier qui seront en direct de 9h à midi depuis le Salon de l'Auto. Il est 8h09 sur RMC.
Je
voudrais que vous écoutiez ce témoignage. Il a été recueilli hier par notre envoyé spécial à Aubagne, Vincent Chevalier. Écoutez.
Voir une arme aussi grande dans la main d'un enfant,
ce
n
'est
pas facile. Il a levé l'arme. Je me suis retournée et j'ai couru. Mais il avait déjà tiré et je me suis reçu quelques éclats dans la jambe. Rien de très grave. J'ai cru que j'allais mourir.
La
jeune fille que vous écoutez, que vous avez entendue, elle est collégienne. Collégienne. Deux blessés hier dans un collège d'Aubagne dans les Bouches-du-Rhône. Un collégien en troisième qui a donc tiré au fusil à l'intérieur de l'établissement. Christophe est avec nous. Bonjour.
Bonjour. Vous
êtes professeur d'espagnol dans ce collège et vous étiez présent au moment de la fusillade. Votre témoignage dans un instant, vous allez bien déjà. C'est important de le dire et vous allez nous raconter ça dans un instant. 8h10.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline
Matin. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe.
Il est 8h13 sur RMC et RMC Story. Un élève et ses deux parents toujours en garde à vue ce matin. Cet élève de troisième qui a tiré au fusil hier sur ses enseignants à l'intérieur même de son établissement. Le principal et une professeure ont été blessés. Bonjour Christophe. Vous êtes professeur d'espagnol. Vous êtes aussi élu du collège, élu à force ouvrière. Vous étiez sur place hier au moment de la fusillade. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui
s'est passé ? Je précise que vous n'avez pas été blessé.
Non,
non, je n
'ai
pas été blessé. Je faisais cours. J'étais rentré à 9h. Et un peu après 9h30, j'ai entendu un grand bruit comme ce qui tombait ou un pétard ou une détonation. Et voilà, rapidement, après, l'alarme a retentit. C'est une alarme pour évacuer d'incendie. Donc, normalement, il y a le CPE qui fait un appel micro pour dire si c'est un élève qui l'a déclenché ou si c'est vraiment quelque chose. Voilà, un incendie. Et là, il n
'y a
rien eu. C'était bizarre. Les collègues, j'avais ouvert la porte. Les collègues, certains évacuaient, d'autres pas. Puis, j'ai refermé la porte et j'ai entendu une autre détonation. Et là, j'ai préféré fermer ma porte et au lieu d'évacuer, confiner les élèves. Donc, ils sont restés tranquilles. Ils sont restés en silence. Et c'est uniquement
une
fois que le calme était revenu, que certains élèves étaient revenus au deuxième étage là où j'étais, que j'ai pris la décision de descendre avec mes élèves. Je me suis mis devant eux et ils m'ont suivi. Ils n'étaient pas rassurés. On sentait qu'il y avait quelque chose qui
se
passait. Ce n
'était
pas une situation normale.
On
sentait que ce
n
'était pas un exercice. Une angoisse, j'imagine. Votre réflexe a été en effet le bon.
Ce
qui est fou, c'est qu'on se dit que dans ces moments-là, tout arrive en quelques secondes, que vous êtes obligés d'improviser, de prendre des décisions. Pendant ce temps-là, justement, le CPE, vous mentionniez normalement que le CPE doit s'exprimer au micro pour que tout le monde l'entende. Conseiller principal d'éducation a réussi à désarmer le collégien avant qu'il ne soit ensuite interpellé par la police. Est-ce qu'il vous a raconté ensuite son geste
? Non,
on n
'a
pas eu le temps de raconter ça. Mais ce matin, j'aimerais quand même avoir une pensée pour mon principal et ma collègue et tous ceux qui ont été blessés parce que j'ai appris par votre émission, par votre chaîne, que les enfants aussi avaient reçu du plomb. Donc, j'ai aussi une pensée pour eux. Ils ont été vraiment très courageux et je voudrais saluer ce courage. Très courageux. Vos élèves, vous le disiez, sont restés très calmes, ont pris la mesure, visiblement, effectivement, de cette véritable menace. L'élève en question, 14 ans, qui est arrivé avec ce fusil dans l'établissement, vous le connaissiez
? Oui,
je le connaissais. C'est un de mes élèves. C'est un élève de troisième. Ils sont 30 en classe et c'est compliqué de connaître chacun de ces élèves. Et moi, il ne me posait pas de problème. Je n'avais pas remarqué un comportement particulier. Je n'avais pas eu à le reprendre ni quoi que ce soit. Je ne pouvais vraiment pas imaginer ce qui pouvait se passer. C'est un élève, on le précise, qui était inconnu des services de police et qui, semble-t-il, n'avait jamais posé de problème particulier au sein de l'établissement. Ce n
'est
pas. Non, aucun problème particulier. Je ne l'avais pas remarqué. C'est un gentil gamin. Je n'avais pas de soucis avec lui. Mais c'est d'autant plus vertigineux, j'allais dire. Comment vous allez-vous a posteriori ?
C
'est-à-dire,
comment
est-ce que 24 heures après, on se dit à quoi vous repensez ? Qu
'est
-ce que vous vous dites
?
J'ai pu dormir. J'ai eu la chance de ne pas être resté seul non plus. Je suis encore un peu sonné. Je crois que je ne mesure pas tout. Il va falloir retourner bosser. Mais il y a une part de moi qui me dit, je suis un petit peu en colère pour vous dire, je n
'ai
pas que ça, bien sûr, mais je me dis, si on n'avait pas un peu plus de moyens, vous voyez, des psys, des infirmières, est-ce qu'on n'aurait pas pu détecter que cet élève avait mal
? Elle
n'était pas bien. C'est que des si. J'en sais fichrement rien. Mais
je
me dis, voilà, une classe à 30 élèves, et s'ils étaient 20, est-ce que je n'aurais pas pu plus m'occuper de lui ? Je ne
sais
pas. J'ai beaucoup de questions aujourd'hui. J'imagine. Merci beaucoup de les avoir partagés avec nous et d'avoir aussi témoigné sur RMC. Christophe,
vous
êtes professeur d'Espagnol au collège Lacanale d'Aubagne, donc dans les Bouches-du-Rhône. Merci à vous. 8h18 sur RMC, c'est l'heure d'Arnaud de Manche.
RMC, Apolline Matin.
C'est tous les jours de Manche. Tous les jours. Et alors, les amis, attention, je vous préviens,
ce
matin, la chronique va être punk. Antisocial, anti-pain.
L
'amateur du Hellfest et l'ancien métalleux, par ailleurs, Mathieu Béliard. Non, mais ce n
'est
pas de ma faute. Là, c'est Raphaël Glucksmann après sa victoire triomphale à la primaire de gauche.
Il
a promis une campagne punk pour la présidentielle. Il a vraiment dit ça.
Ça me dit qu'il a une campagne punk. Vivement la crête.
Raphaël, il s'est torché au lait de soja fermenté toute la soirée. Il s'est réveillé avec une épingle à nourrice dans la joue. Et maintenant, il est punk. Et ouais, je suis un gros malade. Ce matin, je n
'ai
même pas repassé mes chaussettes. Ouais, j'ai traversé quand le petit bonhomme était
rouge.
Anarchie ! Anarchie ! Elle est où, ma meuf ? Léa, ce soir, attention, poupée. Après le scrabble, on ne range pas les pions. Et je te propose un instant coquin. Et ouais, deux soirs de suite. On va faire du sale. On va laisser la vaisselle tremper dans l'évier pendant qu'on se fait des bisous tout nus. C'est... Glucksmann qui a été victime...
J'en ai eu pour six mois.
J'en ai eu pour six mois. Il n
'aura pas de Glucksmann. Aïe, aïe, aïe, aïe. Donc, il a été victime d'un enfarinage
dimanche. Il n'a même pas eu le temps de se défendre en ouvrant sa braguette.
C
'est fou-moi le camp ou je te pisse dessus.
Je
vais boire 12 litres de kombucha par jour. Le prochain assaillant à 200 mètres, je peux le dégommer.
Plus punk que jamais. De
son côté, Gabriel Attal était en meeting à Lyon. Entre punk et amateurs de bistro et de boissons fortes. Donc, il présentait son pacte pour la jeunesse. C'était les jeunes avec Attal. C'est le seul mouvement de jeunesse où les membres sont plus vieux que le candidat. Magie, gamin
!
Il m'appelle moi quand j'avais son âge. Oui, il est beau, il est brillant. Je lui donnerais bien des cours de théâtre si vous voyez ce que je veux dire. Brigitte ?
Qu'est
-ce que tu fais là ? Et alors, pendant son discours, Gabriel Attal a essayé de surfer sur le mouvement de contestation des lycéens. C'était spectaculaire. Je suis comme vous, les jeunes.
Moi
aussi, j'ai été au lycée.
J
'ai brûlé des poubelles. Moi aussi, j'ai cassé du keuf. J'ai fait de la zonzon. J'ai numéro des crous 65-28. Oui, signe de Jules.
De
Jules Ferry aussi.
Oui, vous étiez à l'école l
'Alsacienne en sixième.
On
va se détendre. Bon, j'ai souffert quand même. Vous croyez que c'est marrant de manger de la femme le cul chez tous les midis à la cantine ? C'est quand même bourratif. L'Alsacienne ! Ah, l'Alsacienne, pardon ! Oui, l'Alsacienne ! Je l'ai !
Oui,
oui,
oui.
C'était quand même pas... Attire, moi. Il a donné un grand discours sur le chaos ambiant. Tout est chaos. À côté, tous mes idéaux,
des mots
abîmés. Je suis d'une génération désenchantée. Désenchantée.
Je
suis libertine.
Qui c'est qui m'a écrit ce discours de merde ?
C
'est un
sens,
mais ça m'a fait rire. Vous avez parlé des cures thermales. Oui, des cures
thermales.
C
'est
compliqué
parce que le financement des cures thermales va être désormais transféré au complémentaire santé. Ça coûte 200 millions par an à la Sécu.
Et
alors, Patrick Bruel a immédiatement réagi. Si le gouvernement veut qu
'on
prenne en main le dossier des masseuses, je suis là. Tu
veux aider mon
pays ? Bruel 2027. Les patrons des cures thermales vont descendre dans la rue.
Ils
vont lancer des pierres chaudes sur les CRS. Ils vont faire du bruit avec des bols tibétains. Au lieu de souffler dans des trompettes, ils vont amener des instruments népalais. Au lieu de faire dans les manifs,
ça
va faire Eux aussi, ils vont apporter des canons à eau mais de l'eau chaude naturelle au pH neutre avec des sels minéraux. Les flics vont être contents. Oh, c'est chaud, ça apaise le muscle. Et alors, après les lycéens, ce sont donc les vieux qui vont tout faire cramer parce que les
cures thermales, les amis boomers de mes parents, je vous jure, ils sont au taquet. C'est
une
honte !
C'est toujours sur les mêmes comptables. Là, on s'attaque à notre santé. Vous voulez nous voir dans le trou ? C'est ça qui vous ferait plaisir ? Qu'est-ce qu'on va devenir si on dérembourse notre cure à la bourboule ?
Vous
allez voir qu'on va arriver au ski avec les muscles tout endoloris par la semaine de voile au glénant.
C'est ça que vous voulez
? Évidemment, vous, à votre âge, vous n'avez pas ces problèmes, votre corps, il fonctionne. Ceci dit, je trouve que tu ne fais pas beaucoup de sport. On ne te voit jamais au golf.
On ne te voit pas.
Génération de feignants, la vie est dure, mais vous ne prenez pas soin de vous. À la cure thermale, il n'y
a
jamais un jeune.
Désolé, on
est nuls. Désolé, à demain. Arnaud Demanche, tous les jours pour notre plus grand bonheur. Il est 8h23 sur RMC. Bonjour. Félicitations, Willy. Pour que
vous puissiez gagner
une voiture. Vous êtes prêt, Willy
?
Vous êtes en meurtre et meuzelle. J'ai devant
moi
une très grosse boîte. C'est hyper compliqué, Willy, il
faut
que vous m'aidiez. j'ai une grosse boîte dans laquelle il y a des boules et dans ces boules, il y a des clés. Il y en a une
qui
pourrait ouvrir la voiture. Une clé dorée. C'est ça l'histoire ?
C'est exactement ça. C
'est
ça. C
'est la seule qui ne voit pas. Alors,
dites-moi. Allez, on y va. Allez, on y va.
On
y croit. Oh,
merde.
Elle a dit
un
coup.
Pardon, je dis bien.
J'avais
envie de monter dans la voiture avec vous, Willy. Eh bien, non, ce n
'est
pas la bonne clé. C'est zut, c'est zut. C'est une clé noire et non pas une clé dorée. Mais, Willy, vous avez gagné deux places pour le Mondial de l'auto. Ça,
c
'est sympa. Vous allez pouvoir monter dans la deux-deux. Ça, j'en rêve. Ça, j'avoue, j'en rêve. Mais vous allez pouvoir retrouver toute l'équipe d'RMC parce qu'on est présents sur place au Mondial de l'auto. Donc, on est partenaire. Ouais, bah oui, carrément. Allez, bonne journée
quand même. J
'ai envie de les faire gagner.
Je
suis
super découragée.
Tout
le monde.
Bon,
il est
8h24.
Vous pouvez vous inscrire et vous pouvez
gagner
la suite. Là, c'est zut.
Ouais, c'est vraiment zut. Je préfère dire zut. C'est vrai que j'ai mis un gros mot. Mathieu, vous êtes inquiet pour moi. C'est zut. Mais cela dit, vous allez peut-être pouvoir avoir plus de chance que Willy. Vous envoyez RMC au 7.32.16. RMC au 7.30.
Je
ne
pars
faire le face-à-face.
Ça
se passe sur RMC et BFM
TV.
Dans un instant, mon invité, c'est le maire de Cannes et candidat à l'élection présidentielle. David Lissnard, celui dont tout le monde dit il se passe quelque chose. Allez, David Lissnard qui répond à mes questions.
A
tout de suite.
RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Merci d'écouter RMC.
Il
est 8h29.
RMC, Apolline Matin.
Le rappel des titres, Grégoire Morelli. Environ 200 établissements scolaires devraient être fermés aujourd'hui. Estimation du ministre de l'Éducation, Edouard Jeffrey, ce matin. Alors qu'une nouvelle journée de mobilisation lycéenne est prévue en début d'après-midi. Au départ de la place d'Italie à Paris, le cortège doit rallier. Elle les invalide. Un autre appel à manifester de l'hôtel de ville de Paris vers Matignon. Non déclaré. Circule aussi sur les réseaux sociaux. Début des débats budgétaires dans l'hémicycle ce soir. Le projet du gouvernement prévoit des économies d'environ 54 milliards d'euros. Les oppositions vendent debout. La tâche s'annonce ardue pour Sébastien Lecornu.
Il est toujours en garde à vue avec ses parents. Le collégien, auteur de plusieurs tirs dans son établissement hier matin et qui a blessé son proviseur et une professeure. L'enquête doit tenter de déterminer quelles étaient ses motivations et savoir comment il a pu se procurer une arme, en l'occurrence un fusil de chasse. C'est aujourd'hui le début de la campagne de vaccination contre la grippe et le Covid. La Sécu a envoyé près de 20 millions de bons de vaccination aux personnes vulnérables. Selon Santé publique France, le vaccin permet d'éviter entre 2000 et 10 000 décès chaque année. Il est 8h30 sur RMC. Tout de suite, c'est le face-à-face.
Apolline de Malherbe reçoit David Lissnard, candidat à
l
'élection présidentielle et maire de Cannes.
RMC jusqu'à 9h. Apolline de Matin. Face à face. Apolline de Malherbe.
Il
est 8h31 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour David Lissnard. Bonjour. Vous êtes candidat à
l
'élection présidentielle. Vous êtes maire de Cannes. Vous êtes celui dont certains commencent à murmurer « Tiens, il se passe quelque chose
».
C'est votre nouveau hashtag sur les réseaux sociaux, très présent sur les réseaux sociaux, y compris sur TikTok. Vous êtes presque devenu un mème. C'est-à-dire que je ne sais pas si ça vous fera élire, mais ce qui est sûr, c'est qu'au moins ça vous a fait connaître. Et ce hashtag, il se passe quelque chose qui devient presque une blague désormais. Mais j'imagine que vous vous en satisfaisez, vous en êtes satisfaits, puisque évidemment, ça nourrit votre notoriété. On va y revenir dans un instant, à votre candidature. Mais d'abord, les lycéens, vous le voyez d'ailleurs sur les images côté BFM TV, les lycéens qui sont à nouveau dans la rue et qui promettent une mobilisation massive aujourd'hui.
il y a des blocages en cours à Paris, à Strasbourg, plus de 200 lycées bloqués d'après le ministère de l'Éducation nationale. Y en a-t-il chez vous à Cannes ? Alors, on n
'en
a pas eu ce matin, depuis huit jours, depuis que les lycées ont rouvert, puisqu'ils avaient été tous fermés, tous les lycées publics en tout cas avaient été fermés sur ma commune. On avait vu des mouvements violents en début du mouvement, précisément. Tout de suite, la police municipale, je tiens à le dire, parce que ce n
'est
pas normalement notre job, a interpellé les fauteurs de troubles. On a interpellé plus de 25 qui ont été remis au procureur de la République par la police municipale. Et dès que les lycées ont rouvert, on a essayé d'apaiser sur place la situation,
c
'est-à-dire d'interpeller immédiatement ceux qui apportent de la violence et pas simplement de la revendication ou de l'expression, qui, eux, elles, sont tout à fait légitimes, et de permettre aux lycéens qui veulent s'exprimer, de manifester, de manifester s'ils le souhaitent, mais tous ceux qui veulent étudier, d'étudier. Donc on met des couloirs.
Des couloirs, c
'est-à-dire quoi ?
Les
policiers municipaux
font une sorte de haine
? Oui,
devant
le portail, notamment des deux lycées les plus concernés. Il y a huit lycées en tout à Cana. Et pour l'instant, ça marche. Donc je suis très prudent, parce qu'on ne sait jamais comment un mouvement peut évoluer. Mais je pense qu'il faudra quand même en tirer des conclusions que j'avais déjà évoquées lors de précédents mouvements sociaux sur la doctrine d'emploi de la police nationale. On a peu de police nationale chez nous.
C
'est des bons policiers, ils font très bien le boulot. Mais comme ils sont peu nombreux, quand ils interviennent, c'est vraiment lorsqu'il y a déjà le problème. Donc c'est une intervention qui vient a posteriori, très souvent avec des bombes lacrymaux, etc. Or, c'est comme sur le front des incendies, c'est comme sur toute crise majeure, qui est un sujet qui me passionne aussi. Plus on intervient vite auprès des éléments qui sont à la source du problème, moins on permet à l'événement de se propager. Donc je pense qu
'il
faudra qu'on analyse tout ça à postériorité.
Qu
'on analyse tout ça à postériorité, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous estimez qu'il y a eu quand même un problème dans le maintien de l'ordre, il y a eu un problème dans le comportement des policiers vis-à-vis de ce mouvement lycéen. Il y a 20 enquêtes IGPN, un peu plus même, Je ne voulais pas aller sur ce sujet, mais je vais répondre très précisément. Ce n
'est
pas ça, parce que ce sont des rapports de force. Par exemple, à Paris, il y a énormément de police nationale. Il y a des policiers qui sont très habitués au maintien de l'ordre.
Il
y
a
un très bon préfet de police et ils sont face à eux des casseurs. Donc on ne peut pas incriminer les policiers ou les gendarmes. Je rappelle qu'il y a plusieurs centaines de policiers de gendarmes qui sont blessés. Je rappelle que lorsqu'un policier envoie une bombe lacrymo ou intervient avec un tonfin ou quoi que ce soit, c'est parce qu'avant, il y
a
eu un mouvement de violence. Ce
n'est
jamais le policier qui spontanément engage le mouvement de violence. Ou si c'était le cas, à l'IGPN, la police des polices fait son travail. Je parle vraiment de la doctrine,
c
'est-à-dire de la théorie dans des situations comme c'est le cas dans beaucoup de villes moyennes, même de grandes villes parfois et à fortiori de petites villes où on a peu d'effectifs de police nationale. Où on n'a pas forcément des effectifs qui sont formés au maintien de l'ordre. Ou qui sont des équipages de police secours, qui sont des équipages de BAC. Et donc là, mais c'est facile à dire sur le terrain, c'est toujours plus compliqué. Quand on arrive, moi j'ai la chance, c'est aussi un travail, on a une police municipale lorsqu'on arrive à être présent sur place. J'allais dire quasiment
en même temps
que les fauteurs de troubles. Dès que vous... C'est comme au début d'un incendie. C'est exactement la théorie des pompiers. Il faut être présent le plus vite possible et intervenir de façon très massive tout de suite. Et c'est comme cela que vous arrivez à
établir l'ordre en évitant les trop de dégâts humains.
25 fauteurs de troubles qui ont été arrêtés à Cannes.
Plus ça,
mais 25 par la police municipale. Par la
police
municipale. Vous distinguez les revendications des lycéens de ces fauteurs de troubles. Est-ce que vous estimez que les revendications des lycéens sont légitimes ? Il y
a
certaines aspirations des lycéens comme tout le temps qui sont légitimes. Par exemple, moi je suis père d'un lycéen. Les problèmes d'agenda.
C'est vrai que depuis la réforme
du lycée, on a parfois des trous de 3 à 4 heures. Donc ce n
'est
pas très rationnel. Ce n
'est
pas non plus la fin du monde. Ça ne justifie pas de balancer une poubelle enflammée ou un mortier sur un policier. Il faut remettre les choses dans le bon sens là aussi. Parcoursup, j'avais écrit des papiers quand j'écrivais dans l'opinion il y a quelques années en disant que l'ancien système n'allait pas parce que tous ceux qui sont les nostalgiques de l'ancien système oublient quand même comment ça dysfonctionne. Mais Parcoursup, si vous voulez, on a remplacé une gestion humaine chaotique par une gestion algorithmique qui est anonyme, qui enlève de l'humanité est-ce
qu
'il faut supprimer Parcoursup ? Je pense qu'avant de supprimer... Vous, président, vous supprimez Parcoursup ?
En
tout cas, je mettrai en place un autre système qui sera un système national de suivi des vocations des gamins. L'orientation n'est pas bonne. Elle n
'est
pas assez développée. Ça commence là. Ensuite, Parcoursup, c'est le symptôme algorithmique et froid de la massification du bac. Donc, il fait qu'on n'arrive plus à gérer quantitativement le nombre de lycéens qui veulent aller sur des études. Et puis, c'est cette hypocrisie de développer des filières qui ne savent pas à grand-chose, si vous voulez.
Il y aura une convergence des luttes.
Il est évident qu'il faut rétablir un bac qui soit un vrai bac. Ça veut dire qu'on met fin au bac blanquer avec plein de spécialités ? On revient aux trois grandes
filières du bac ? On est
plus exigeants ? Je pense que le plus important, c'est l'intérêt de nos enfants. Nos enfants, il faut les aguerrir. Il faut les aimer, ça c'est le problème des parents. Mais le reste, on n'est pas là pour faire des bisounours et de la niaiserie. On est dans un monde où il faut s'aguerrir. Les défis de notre époque, les défis économiques, le défi géopolitique, le défi du numérique, de l'intelligence artificielle, il faut développer, inciter nos enfants à faire des efforts et pas à être paresseux. Donc, il ne
faut
pas cautionner l'éloge de la paresse et l'appel à la paresse. Quand j'entends certains représentants lycéens, j'ai l'impression de voir déjà des vieux syndicalistes. Je vous ai des tristesses à mourir. Donc, pour parler clair, il faut qu
'il
y
ait
des épreuves qu'on les apprenne à affronter une échéance. La vie, ce sont des échanges.
Vous avez eu peut-être un entretien d'embauche. Ça se joue en quelques minutes. Ça veut dire que la
sélection, apprendre la
sélection, l'assumer...
plutôt que de nourrir un algorithme avec des contrôles continus, il faut une partie de contrôles continus, mais il faut revaloriser l'épreuve et l'examen. Il faut évidemment revoir tout le système de l'éducation. Moi, j'ai fait beaucoup de propositions. J'en ferai d'autres. Je voulais les faire la deux semaines et puis j'ai reporté en raison du mouvement lycéen. Mais notre système éducatif fait la boue de souffle. L'histoire des 3000 professeurs, elle est quand même un
réveil.
Les
3000
professeurs qui
finalement vont
pouvoir rejoindre...
Tout d'un coup,
on donne raison finalement à des casseurs puisque tout d'un coup, on se rend compte qu'effectivement, contrairement à ce qu'avait dit le président de
la
République qui, une fois de plus, avait pris un engagement qu'il n'a pas tenu, s'était engagé à ce qu'il y
a
un professeur devant chaque classe. C'est comme quand il avait dit qu'il fallait qu
'il y ait
100% d'exécution des OQTF. Tout le monde disait ce que raconte-t-il. Bien évidemment, ça ne s'est pas passé comme ça. Et tout d'un coup, on se rend compte que dans un pays sur-endetté, la France est surfiscalisée. On a le record du monde des prélément obligatoires. On a 3000 professeurs qui sont chez eux, qui sont des gens certainement très bien, payés et qui ne travaillent pas du tout. Alors, il
vous
explique que c'est compliqué parce qu'ils
sont
à un point A, que le besoin de prof, c'est à
100 km,
qu'ils ne sont pas dans la bonne matière. Mais bien sûr, il confirme ce que je dis depuis longtemps, c'est que le système hyper centralisé, hyper bureaucratisé, vous m'avez déjà reçu, vous savez que mon combat
prend là-dessus,
ne fonctionne pas. Est-ce qu'on
garde un ministère de
l'éducation
nationale ? C'est-à-dire que
vous, vous en faites sauter quand même un certain nombre. Vous êtes libéral assumé. Vous estimez qu'il y
a
beaucoup de choses dont la politique ne doit pas s'occuper. Je suis un réaliste affiché. Est
-ce qu'on
libéralise l'éducation ? Ah bien sûr. Ah oui,
bien sûr.
D'abord, pourquoi d'autres pays ont un nettement meilleur ratio de dépenses et
d'efficacité ? Vous pensez à
quel pays et
comment ça marche ?
Finlande, Suisse, Allemagne, alors qu'Allemagne était derrière nous en éducation, Pays-Bas, je me regarde Il
y a un socle commun en France qui est aussi le
savoir, le fait qu'on ait un programme commun. S'il vous plaît, je suis pour un programme, un programme commun, ça fait un peu espécire.
C
'est
un programme commun aux
élèves,
je dirais. Je
suis pour un tronc commun d'éducation et rétablir un tronc commun d'éducation, notamment exigeant sur les mathématiques, sur le français, sur la grammaire. Et je voudrais établir la philosophie dès le plus jeune âge parce qu'au XXIe siècle, on a besoin d'apprendre la raison critique. C'est ce qui va nous permettre de maîtriser l'époque du numérique. Je pense qu'il faut que, et ça, ça doit être le matin, il faut que l'après-midi, ce soit ce qu'on appelle les compétences douces, l'éducation artistique et culturelle. Que chaque enfant de France, quel que soit le statut de son établissement, apprenne l'amour et la compréhension des grandes œuvres de l'esprit français, littéraire, architectural.
On va recréer du sentiment d'unité nationale. En revanche, ça, c'est le tronc commun pour le reste. Pourquoi avoir encore un... Il n'y a pas de DRH, il y a une direction des ressources humaines, mais aujourd'hui, Vous
voulez
individualiser davantage l'organisation des lycées, des collèges ? On va mettre autour de ce tronc commun très exigeant, autour du rétablissement d'épreuves, notamment aussi d'une évaluation sérieuse pour le passage en sixième, on va libérer les chefs d'établissement qui vont vraiment être, qui vont pouvoir commander dans leur établissement, recruter, gérer les carrières. Ça changera tout. La proximité est
bien plus efficace. Est-ce que vous voulez plus d
'écoles privées ou moins d'écoles
privées
?
Je vais vous
répondre aussi. Je veux libérer le choix des parents. C'est-à-dire que les parents, aujourd'hui, de sortir de la sectorisation. Moi, je le vois très bien sur le terrain, partout en France et dans ma commune, on a créé au nom de l'égalité
cette venue... Vous n'avez pas beaucoup
de problèmes de mixité sociale ? Vous plaisantez ou quoi ? Ce n
'est
pas ça la question, fondamentalement
? Est-ce que ce n'est pas
ça
fondamentalement la question ? Bien sûr
que c'est la question.
C
'est fondamentalement
la question. C'est-à-dire que si vous dites aux parents... Non, non, mais je vous en prie,
pourquoi dites-vous que
je
n
'ai
pas de
problème de mixité sociale ? Parce que c
'est quand même le problème où tout est parti de Seine-Saint-Denis. Et en Seine-Saint-Denis, qu'est-ce qu'ils disent au Collège Paul-Éluard ? Ils disent, nous n'avons pas les mêmes dotations qu'ailleurs et si vous ne faites pas la sectorisation, est-ce que vous n'allez pas vous retrouvez
avec des gens qui
vont choisir où est-ce qu
'ils
vont
?
Écoutez-moi, ils ont raison de dénoncer ce manque de mixité sociale. En revanche, ils ont tort puisqu'ils veulent amplifier les mêmes causes qui ont produit les mêmes effets. Alors,
comment est-ce
qu
'on les fait
sauter ? J
'ai
dans mes politiques, quartiers politiques de ma ville de Cannes qui a un taux de pauvreté très élevé et qui est une ville d'immigration pauvre, Cannes. Il y a beaucoup plus de pauvreté à Cannes qu'à Paris. Je suis obligé à chaque fois d'émystifier puisque vu de Paris,
on
croit que Cannes c'est un tapis rouge avec des stars mondiales. Mais ces stars, elles sont précisément mondiales. Elles ne
sont
pas canoises. Je ferme la parenthèse. Donc, ce qu'il faut comprendre c'est que c'est la sectorisation, la planification qui a ghettoisé l'école. Au nom de l'égalité, on a fait de l'injustice. Donc, ce qu'il faut, c'est appliquer ce qui s'est fait ailleurs aussi, y compris dans les États baltes. Tiens, vous nous demandez des exemples. C'est-à-dire que mieux informer les parents. Aujourd'hui, tous ceux qui sont pour la sectorisation dans le débat politique ne respectent pas la carte scolaire. Regardez, ils mettent tous leurs gamins dans des établissements qui sont des établissements privés, etc. Et ils ont raison d'un point de vue rationnel pour leurs enfants. Donc, moi, le but, ce n
'est
pas le statut qui compte. C'est que les parents puissent choisir, ce que je dis est contre un juif, c'est pourtant extrêmement pertinent, je crois, puissent choisir l'établissement où ils mettront leurs enfants. Il
y a
liberté de choix des parents. Que le financement public suive le choix des parents. Que les professeurs ne soient pas enfoncés dans le statut. Qu'ils puissent être aussi contractuels. Qu
'ils
puissent avoir des contrats de droit privés.
Et
donc, qu'en réalité, on crée de l'émulation. On crée de la compétition. On permette aux enfants des milieux modestes. Notamment des milieux pauvres. Immigrés. D'accéder aux meilleures écoles. On est en train de gâcher des centaines de milliers de gosses. C'est
un scandale.
Donc, il faut évidemment libérer localement l'éducation nationale. Il faut qu'il y ait un seul ministère pour l'éducation. Enfin, l'instruction, d'ailleurs. C'est l'instruction. L'éducation, c'est avant tous les parents. Donc, pour l'instruction publique, la recherche scientifique, l'enseignement supérieur, la culture. Et ça, et là, croyez-moi, on va gagner en efficacité. Et que le reste, on libère les énergies locales.
Une question encore sur la révolte des lycéens
et notamment l'aspect violence. C
'est l'hyper-bureaucratisation,
c'est l'hyper-collectivisme, c'est l'hyper-centralisation qui sont en train de flinguer nos enfants. David Lissnard, j'ai encore pas mal de questions à vous poser. Je voudrais une dernière sur ces questions-là. sur les violences notamment, qui doit payer ? Quand vous entendez Valérie Pécresse qui dit je vais envoyer la facture, je vais supprimer les aides de la région pour les familles dont les enfants ont cassé, est-ce que vous êtes pour ? Il y
a
un principe de base qui permet à une société d'être apaisée et performante, prospère, c'est à la fois morale et utilitaire, c'est la responsabilité individuelle.
On
a dilué toutes les responsabilités individuelles. J'ai des enfants, lorsqu'ils sont mineurs, je dois les assumer.
Alors
soit on revoit
Donc
les
parents
doivent assumer et
payer. Soit on
revoit l'excuse de minorité comme nous le proposons avec Alexandra Martin depuis 5 ans. Tous ceux qui baliaient ça d'un revers de main le reprennent aujourd'hui dans leur programme. J'ai entendu Gabriel Attal et tout tant mieux, il faut gagner la bataille des idées. Et ces gamins sont responsables de leurs actes donc on fait comme je fais à Cannes, on leur fait faire des travaux d'intérêt général, on les met avec des tenues municipales devant leurs copains et ils nettoient et ils réparent. J'arrive à faire ça, on l
'a
déjà fait à plusieurs reprises, on va le faire à nouveau.
Soit
ils ne sont pas responsables et ce sont leurs parents qui doivent assumer. Quand les parents sont solvables, ils payent. Quand ils ne sont pas solvables, on déduit des aides de la société. La société n'a plus à être masochiste et à sponsoriser ceux qui détruisent la société. On n'a pas à subventionner la casse. Aujourd'hui, on subventionne la casse. David Lissnard, cette nuit, le FMI a abaissé la perspective de croissance de la France. Tous les autres pays de l'Union Européenne ont vu leur perspective de croissance revue à la hausse. Notamment l'Allemagne. Nous, c'est l'inverse. À la baisse 0,4%. Que faire pour sauver la France ?
Vous pourrez me rendre grâce d'avoir dit il y a un an sur ce plateau et il y a deux ans sur ce plateau que ça allait se passer comme cela.
Parce
que là, le problème,
c
'est qu'avec cette perspective de croissance et avec la dette que l'on a, c'est un cercle vicieux. Pourquoi n'y
a
-t-il pas de croissance ? Il n'y
a
pas de croissance parce qu'il n'y
a
pas de stabilité et de prévisibilité depuis notamment la dissolution incompréhensible du président de la République. De premièrement et deuxièmement surtout parce qu'on a Bercy, une bercycratie dont la seule obsession... Une bercycratie ? Sur les entreprises, sur les ménages, sur les collectivités. Et ils ne savent pas la base de la théorie économique, c'est-à-dire que l'économie ce sont des flux. Pourquoi on est les plus mauvais élèves de l'Union Européenne depuis dix ans en réalité ? Depuis dix ans, même quand on allait mieux, ça allait moins vite que chez les autres et quand ça va mal, ça va plus vite que chez les autres. Pourquoi ?
Parce qu'on a le record du monde des prélèvements obligatoires impôts et charges et de la dépense publique qui font qu'on augmente le poids sur le moteur de la croissance, on bride la croissance et on prend de plus en plus sur ceux qui créent de la richesse. Donc, ce système est dingue. Mais sur des exemples...
Un
exemple,
parce
que j'ai encore des questions aussi. Je sais qu'Edouard Philippe vous a envoyé un mail, j'aimerais bien savoir ce que vous lui
avez répondu.
Je n
'ai
pas encore répondu, mais je vais vous répondre. Non, mais je l
'ai
reçu hier. Attends, pardon.
Il l'a envoyé vendredi, ce n'est pas un mail. Je l'ai
reçu hier. Voilà, je l
'ai
reçu hier. Si je
l
'avais reçu vendredi, je vous dirais que
je
l'ai reçu vendredi. Puis j'ai autre chose à faire dans la vie Regardez, il y a eu une taxe sur les transports aériens. 90% des gens votent très bien. On taxe les transports aériens. On ne
s
'en fout pas l'avion. Qu'est-ce qui s'est passé ? L'État en attendait 850 millions d'euros. En réalité, ça a déporté le transport vers les compagnies étrangères et vers les aéroports étrangers. On a perdu 1,6 milliard d'euros. En théorie économique, ça appelle la courbe de l'affaire.
Trop d'impôt tue l'impôt.
Et j'allais dire, trop d'impôt tue le contribuable. Donc, il faut absolument redonner confiance à ceux qui bossent, à ceux qui créent de la richesse. Et le projet que je propose,
il
va rendre, par la baisse des dépenses, on va rendre 60% des baisses des dépenses de l'État que j'ai sourcées, documentées, au pouvoir d'achat des Français et notamment des plus modestes. C'est un projet de libération du pouvoir d'achat, donc du pouvoir de produire, au profit des travailleurs les plus modestes, de ceux qui méritent, de ceux
qui veulent s'en sortir.
Edouard Philippe vous a envoyé un mail à vous et à tous les responsables de la droite et du centre. Il dit qu'il faut entamer un dialogue dans la première quinzaine de novembre, c'est-à-dire là, à partir de dans deux semaines, en vue de la présidentielle et des législatives. Moi, je dialogue avec tout le monde. Dans la vie, il faut dialoguer, il faut essayer de ne
pas
être trop stupide, de ne pas être étroit et borné. Donc, j'ai toujours dialogué. Ce que je propose à Edouard Philippe, moi, depuis un an et demi, c'est que, comme je ne crois pas à la possibilité d'Edouard Philippe de bien diriger le pays, je ne pense pas que ceux qui ont gouverné et qui ont mené le pays à l'échec et qui ont fait monter les extrêmes vont être la solution. Je pense qu'ils sont le problème. Je pense qu'Edouard Philippe fait partie du problème. Donc, ce que je propose, c'est de l'affronter, mais comme on a une division des voix dites de droite et du centre, moi, je n'appartiens pas au bloc central, je ne reconnais pas cette notion de bloc central et je ne suis pas au RL.
Mais alors, du coup, qui voterait
dans cet affrontement ? Donc, je voterais qui veut et je présenterais qui veut à cette primaire. Une primaire complètement ouverte. Mais oui, pour éviter la division qui fait perdre, et il a raison, Edouard Philippe là-dessus, je ne cesse de le dire. Et pour éviter aussi la compromission des arrangements entre notables. Parce que, quel serait le critère ?
On
discute et puis on dit on va derrière toi, pourquoi ? Parce que tu as fait l'ENA ? Ah oui, mais moi, moi, je n
'ai
pas fait l'ENA. Et pourtant, je vais être président de la République et je crois que c'est plutôt bien que
je
n
'ai
pas fait l'ENA pour être président de la République.
Ça n'a pas l'air d'être sans critère. C'est plutôt
la
dynamique dans les sondages ?
Oui, oui, oui. Donc, c'est bien. On va voter Edouard Balladur. qui,
à ce niveau de la compétition, était effectivement plutôt mieux
placé
que
Jacques
Chirac.
Non, mais tout ça, mais ne faisons plus d'élections même. Après tout, faisons le parcours sup de désigner
le président de la République. J'ai bien compris que pour l'instant, en tout cas... Vous voyez,
je ne veux pas d'arrangements notables. Je ne veux pas de ça. J'ai un projet que je crois différent de celui de tous les autres qui repose sur la liberté, sur la propriété privée, sur l'émancipation, qui n'est pas celui des technocrates qui nous gouvernent depuis des décennies. Merci, David Lissner. Je précise qu'on a commencé un peu en retard. Vous n'êtes pas du matin
? Si,
je suis
très du matin. C'est la deuxième
fois que vous me faites le coup. Mais c'est parce que je...
On va
préciser les choses. Une fois, je me souviens très bien, vous aviez cinq minutes de retard. C'était il y a deux, trois ans. La première fois que je vous ai reçus à 8h30. Vous étiez arrivé en courant dans le studio. Et là, ce matin, deux minutes avant, tout d'un coup, hop, donc on a eu une décalée à 31. Est-ce qu'il ne
faut
pas être du matin pour présider la France
?
D'abord, je suis du matin,
de
la nuit, du jour. C'est parce qu'en fait, il faut se faire désirer dans la vie. Ah, ça doit être ça. Ensuite, parce que... Non, non, en plus, je suivais la rentrée dans... Je ne voulais pas arriver ici et être... Voilà, donc je suis un maniaque des choses. Et pardonnez-moi. Non, non, mais ce n
'est
pas grave. C'est juste que... Ça
n'aurait été qu'une fois. Mais il se trouve que c'est la deuxième fois que vous me faites le coup. Je me dis... Aux Etats-Unis, on parle du 2 o'clock wake-up call. C'est-à-dire, pour être
président, il faut être capable à tout moment de répondre à ce fameux coup de fil de 2 heures du matin. Eh bien, c'est ce que je fais. Et c'est pour ça que j'ai... Si je n'avais pas répondu à ce coup de fil de 2 heures du matin, celui de 4 heures du matin, celui de 5 heures du matin, si je n'avais pas été en contact ce matin avec toutes les équipes sur le terrain, notamment avec les policiers municipaux, les équipes du nettoiement qui sont présentes parce qu'on débarrasse tout de suite les dégâts
des manifestations. C'était votre dernier roue du carrosse, semble-t-il, David Lissnard. Mais vous savez que sur RMC, on se dit tout, sur RMC, BFM, CV, donc voilà.
Et puis, vous savez... Vous
serez à l'heure la prochaine fois ?
Je suis à bloc.
Est-ce que je pourrais
oser vous réinviter ? Vous serez à l'heure ? Et vous verrez qu'encore plus, il se passe quelque chose. Merci beaucoup.
Merci à vous.
David Lissnard, candidat à l'élection présidentielle. 8h51, bah oui, je suis en retard.