Bruno Retailleau: «À François Fillon de fendre l’armure»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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François Fillon a officialisé sa candidature. Est-ce que vous allez le soutenir ?
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que ça surprend les observateurs ?
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Qu'est-ce qu'il a de plus que Jupé et Sarkozy ?
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Les Français sont-ils prêts à cette rupture ?
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Sur quoi va se jouer ce scrutin des primaires ?
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Il est pas un peu austère Fillon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Bruno RetailleauChiffre
« la richesse par habitant est inférieure de 7 % à ce qu'elle est à la moyenne européenne »
- 2:00Bruno RetailleauPromesse
« le projet de François Fillon est clairement un projet de redressement »
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L'UMP se prépare. Elle se prépare à la grande bataille de 2017. Donc changement de nom, changement de statut et puis et puis cette primaire pour laquelle et bien François Fillon ce matin à la télévision a répété qu'il serait candidat.
Avec nous pour en parler aujourd'hui, Bruno Rotaillot qui est sénateur de Vendé et qui est par ailleurs président du groupe UMP au Sénat. [Musique] Taillot, bonjour, bienvenue dans ce studio. Alors, on va dire ça comme ça.
François Fillon, a officialisé, on va dire ça comme ça, sa candidature. Est-ce que vous allez le soutenir ? Euh, d'abord c'était un secret polynal.
Est-ce que ça surprend les les observateurs ? Non. Euh, est-ce que je vais le soutenir ?
Oui, je suis proche de lui et je trouve que pour le moment, en tout cas, le projet qu'il propose est un projet de rupture. Je pense que la situation de la France est une situation d'urgence. et que dramatique, il y a toujours plus de chômeurs, plus d'endettement.
Vous vous rendez compte que sur la production industrielle nationale, on a fait un bon de 20 ans en arrière. Est-ce que les Français savent aujourd'hui que la richesse par habitant est inférieure de 7 % à ce qu'elle est à la moyenne européenne ? Ça signifie que il y a un appauvrissement de la France et il y a un appauvrissement des Français.
Une décadence, un déclin, un déclin, c'est très clair et le projet de François Fillon est clairement un projet de redressement. Qu'est-ce qu'il a de plus que Jupé et Sarkozy Fillon ? Bah le projet pour l'instant le projet, le projet le plus abouti et le projet le plus audacieux.
Et je pense qu'aujourd'hui l'heure, les temps ne sont plus aux demi-mesures, c'est plutôt la rupture dans la mesure où il faut que on prenne acte du changement de monde dans lequel. La France est prête à ça. Les Français sont-ils prêts à cette rupture ?
Moi, je fais ce paris là parce que cette rupture on en parle paris. Je fais ce paris mais à la condition de leur donner du sens, à la condition de leur donner une vision du monde. Je pense que on a un double problème.
Les Français souffrent du déclassement économique. Je viens d'en donner les les chiffres et les proportions, mais ils souffrent en même temps d'une dépossession identitaire, d'une dépossession culturelle. Concilier les deux, c'est-à-dire être dans un monde ouvert mais garder son identité.
être fier de ses racines, être fier de ce qu'on est, être fier de la civilisation européenne, de nos racines. C'est pas rien vendé, hein. C'est pas rien vendé.
Mais justement, je peux d'autant plus regardez cet exemple qu'on peut prendre aussi dans d'autres régions d'Europe d'ailleurs euh la vender d'autres régions réussissent mais elles ont un tempérament, elles ont une fierté. C'est vrai que vous avez moins de chômage, vous en vendez ? On a deux points de moins de chômage.
On a beaucoup beaucoup plus d'entreprises que que la moyenne nationale. Sur quoi va se jouer à votre avis ce scrutin des primaires ? sur les programmes ou sur les personnalités, sur les caractères.
Les deux, mon capitaine. Les deux évidemment comme d'habitude puisque l'élection présidentielle qui est la clé de voûte de l'institution, nos institutions, c'est à la fois une rencontre intime entre le peuple de France et en même temps un candidat et donc évidemment le tempérament, les qualités personnelles. Il est pas un peu austère Fillon ?
C'est vrai qu'il est austère. Je je C'est vrai. Je je trouve que il a cette forme comment dirais-je de de il se contient énormément.
Ça ser trop sérieux en fait. Ça sera à lui de fond de l'armure. Ça sera à lui de fond de l'armure.
Quel conseil vous pourriez lui donner ? Je pense que il faut qu'il soit écoutez moi je pense je pas du tout pour le marketing. Je pense que tout ça s'est dépassé.
Ce qu'importe c'est la force du projet et c'est aussi la constance. Je pense que la constance aujourd'hui peut être reconnue par les Français. Pour le reste tous les habillages sont des faux semblants.
On peut vous titiller sur la constance parce qu'il a été gauliste social après libéral après là il est libéral plus que jamais. Il y a il y a un parcours parce que on tient d'abord les hommes changent et surtout tiennent compte de l'expérience. Celui qui ne tient pas compte de son expérience, il a été 5 ans au côté de Nicolas SarkoZi euh pour gouverner.
Il a acté un certain nombre d'insuffisances qui lui sont qui a répété ce matin d'ailleurs, il répété ce matin et je pense que c'est important d'avoir aujourd'hui des hommes d'expérience. Alors ce qu'il a dit aussi, il a dit parce qu'on posa la question, il est loin dans les sondages par rapport à Nicolas SarkoZi et Alain Jupé et il a tenné un peu contre les sondages en disant tout ça c'est de la manipe, on veut me on veut m'écarter en fait. Vous êtes d'accord avec ça ?
Écoutez, c'est de bonne guerre. C'est bonne guerre. Moi je chaque fois que je le rencontre, je lui dis "Écoute, tu creuses ton sillon." Ouais.
Euh pour moi, je je reprends ce que Renand disait, c'est sont les idées qui mènent le monde. Et je pense que aujourd'hui en France, à gauche comme à droite, il y a un déficit de projet, il y a un déficit d'idée, il y a un déficit de sens finalement et c'est la raison pour laquelle les Françaises désespèrent. Alors, il y a une chose dont on parle beaucoup aussi.
On dit mais un jour il a déjeuné avec Jean-Pierre Jouillet, secrétaire général de l'Élysée, puis il a parlé de Nicolas Sarkozi, il a parlé notamment des pénalités du au dépassement des comptes de campagne que Nicolas Sarkozy devait. Et euh ces pénalités, elles ont été payées par le parti alors que elles auraient pu être payées par le candidat. Enfin, toujours est-il que ce déjeuner a fait couler beaucoup d'ancre et est-ce que ça peut pas être un handicap pour lui ?
D'abord, j'y crois pas un seul instant, il faut connaître François Fillon qui s'expose très peu, qui est extrêmement réservé, qui est absolument intègre. D'ailleurs, toute son expérience, toute sa carrière en témoigne. En revanche, ce que moi je souhaite, c'est que il y a eu un problème quand même de détournement à l'UMP.
C'est 18 millions d'euros. Je souhaite que la justice, c'est pas client ça. Non, mais peu importe, c'est à la justice désormais euh de faire la clarté parce que vis-à-vis de nos militants, vis-à-vis des adhérents, vis-à-vis de tous ceux et toutes celles qui ont donné, ils ont le droit de savoir tout simplement.
Maintenant, je vais vous dire, il faut arrêter tout ça, il faut tourner la page. Je constate et c'est un bon point, je trouve pour notre président actuel Nicolas Sarkozy que la famille est rassemblée. Elle est rassemblée.
Je pense qu'elle grâce à SarkoZi euh je pense que il a travaillé à ce rassemblement et moi je lui enégrerai de ce point de vue-là parce qu'il pourra on ne rassemblera pas les Français si on n'est pas capable nous-même de nous rassembler évidemment et je pense que on peut lui donner ce crédit là. Vous en pensez pour les républicains ? Oh les républicains, moi je suis pas écoutez bon la bon la politique c'est du symbole.
Le symbole c'est ce qui relie. Ah vous avez dit des idées du programme tout à l'heure ? Ouais c'est vrai.
Mais le symbole c'est important en politique. Euh bon s'il s'agit d'acter un changement qui soit le prélude justement à une refondation en terme d'idées et de projet, pourquoi pas ? C'est bien trouvé les républicains.
Oui. Je je j'ai pas d'idée particulière. J'ai pas d'idée particulière.
Il s'agissait de encore une fois de tourner une page parce que l'UMP était entaché d'un certain nombre d'affaires. Il y avait cette facilité UMPS. Bon, si ça permet au moins ce genre de choses, ça sera le minimum.
Il y a un sujet qui va faire jaser et qui va vous diviser. Nicolas Sarkozi dit il faut un socle programmatique commun à tous les candidats à la primaire. Donc avant cette primaire à votre place hier un des soutiens de François Fillon, monsieur Chartier dit non, ce sole commun, il faut le définir après la primaire. votre opinion ?
Moi je pense que chaque candidat doit avoir à la fois sa personnalité et son projet parce que si on a le même projet pour les trois candidats, ça veut dire que ça sera la bonne mine de l'un ou de l'autre. Donc je pense que ça ça ne fonctionne pas. Ce que je fais au Sénat actuellement d'idée comme dirait Bou.
Exactement. J'ai en tout cas ce que je fais moi au Sénat, c'est que j'ai lancé un certain nombre de une dizaine de groupes de travail pour essayer de faire avancer le projet, les idées, puis chacun pourra piocher. Et ce socle alors avant ou après ?
Ce socle, on va le définir avant mais chacun pourra piocher si j'ose dire dans les projets que nous allons faire. Je crois que en France on est excellent pour la conquête du pouvoir, pour l'exercice du pouvoir c'est autre chose. Il y a parfois des difficultés le Alors vous êtes dans une région qui va pas bouger vos frontières.
Non non cinq départements. La pays de la Loire qui est une très belle région, très dynamique. Qu'est-ce qui va conduire la liste UMP, enfin les républicains pardon euh en décembre ?
Je je vais la conduire. Vous allez la conduire. Voilà, je vais conduire.
Donc ça c'est pas c'est pas un secret poly c'est pas un secret de polyinel. Non non, je travaille secrichel. Je travaille actuellement à une liste d'union mais avec l'UDI.
Avec l'UDI évidemment. Vous savez que on est dans une situation de de tripartisme, on l'a bien vu. Je pense que le Front National améliora son score parce que il joue à domicile sur un score proportionnel au régional.
Par conséquent, ça nous impose le rassemblement. Moi, je suis pour le rassemblement. Regardez ce qui s'est passé dans notre région.
Partout où on s'est rassemblé au municipal et puis au cantonal. On a gagné. Ça va, ça se fera.
Je n'en doute absolument pas. Et est-ce que vous conserverez votre poste de sénateur ? Ah moi, je vous dire euh de ce côté-là, je suis euh favorable à un cumul strict, c'est-à-dire un exécutif euh territorial et puis euh un rôle de parlementaire tout simplement parce que les régions devront avoir du poids.
La France et la France tous décident à Paris. Si vous n'avez pas de poids à Paris, c'est pas bon pour la région. Regardez par exemple avec le DRI, regardez avec madame Soline Royal dans le contrat de plan Étatrégion, ils ont ramené beaucoup plus de ressources financières parisienne chez eux que la pauvre région paye de la Loire parce que elle ne pèse pas suffisamment.
Voilà. Et moi, je veux des élus qui soient enracinés. Je suis pas un poulet hors sol et je pense que quand on a des racines, quand on dirige aussi des exécutifs territoriaux, on ligifère beaucoup mieux parce que on connaît la réalité du terrain.
C'était le talk de Bruno Rotaillon qui n'est pas un poulet hors sol, vous l'aurez noté, et il est candidat, ce n'était pas, c'était un secret de polychinelle pour conduire la liste UMP dans les pays de la Loire qui s'appellera peut-être les républicains, c'est un nom qui lui convient. Il trouve que François Fillon est peut-être un peu austère, mais c'est celui qui a le projet le plus abouti en vue de la primaire de 2016 et avant l'élection présidentielle de 2017 où il faut qu'il y ait une vraie rupture parce que sinon la France ben la France il en donne pas cher de cette France. Merci de taillo. [Musique]
Bruno Retailleau