Marion Maréchal soutient les revendications des agents pénitentiaires
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
j'aimerais vous parler des témoignages douloureux que j'ai entendu aujourd'hui de la part des agents pénitentiaires qui sont actuellement donc en grève et en situation de de blocage le leur colère leur sentiment d'abandon on nous explique leur quotidien non seulement dans ces transferts dans lesquels ils sont sous-équipés sous-armés ils sont dans des véhicules qui ne sont pas des véhicules blindés donc ils sont siamment si je peux dire exposés au danger et beaucoup d'ailleurs m'ont dit que il s'attendaient à ce que ce drame arrive il s'attendaiit à ce qu'il y ait des morts et ça fait des années qu'il tenteent pourtant euh de faire remonter euh et bien ces ces revendications de de de protection et puis tout simplement d'équipement légitime j'ai j'ai même appris que certains transferts notamment de nuit vers l'hôpital de détenus se faisait sans que ces agents soient armés euh et donc exposés évidemment à euh à des attaques potentielles ou à des tentatives d'évasion exactement comme nous l'avons vu il y a quelques jours de cela et puis il y a aussi ce quotidien dans les prisons on nous parle d'un agent pour 80 à 100 détenus voire parfois même plus donc dans l'impossibilité de pouvoir intervenir seul dans des cellules où il y a parfois trois ou quatre détenus qui qui sont là et puis les insultes les injures les crachats quotidiens pour ne pas dire les les agression j'ai souvenir hier d'avoir entendu un un agent expliquer alors qu'il avait une attelle qui le recouvrait l'intégralité de la jambes ça te fait broyer le genou par un détenu et ce qui est indigne c'est que ce qu'il nous explique c'est que la plupart du temps c'est la la politique du pas de vague finalement qui qui domine donc il y a assez peu de suivi assez peu de sanction et pas toujours évidemment d'aggravation de la peen ou même tout simplement de non remise de peine à la suite de de de ces attaques ou de ces incidents donc c'est un véritable une véritable inversion finalement de l'autorité on a des détenus qui ne sont pas tous obligés de travailler et d'avoir une activité des détenus voilà qui sont laissés à leur à leur bon vouloir qui se lèvent à 15h dont on apprend qu'ils peuvent consommer un certain nombre de substances illicites he qui passent dans les établissements puisqueil n'y a plus de contrôle systématique au parloir cela est interdit donc il peut y avoir des objets qui peuvent passer y compris des objets dangereux donc voilà c'est une une accumulation finalement de défaillance c'est là vraiment la l'incarnation de la faillite judiciaire de l'État on est là censé être au plus haut niveau finalement de de de l'autorité et de la répression de l'État et pourtant on voit bien que la prison ne fait plus peur et d'ailleurs c'estes détenus la plupart du temps quand ils y passent voit ça comme une forme de médaille hein s'il font un réseau des contacts voir s'il radicalisent le contact de autres djihadistes puisque il n'y a pas de quartier dédiés pour des profils particulièrement dangereux comme les narcotrafiquants par exemple ou les les djihadistes quand bien même il serait sanctionné pour aller par exemple à l'isolement bon bah voilà il suffit de simuler un petit un petit malaise pour en être dispensé et puis de toute façon les conditions N sont pas tellement plus plus désagréables donc c'est vrai qu'ils nous décrivent un un quotidien difficile peu gratifiant avec des conditions de rémunération qui sont modestes voilà des heures de travail difficiles et puis une FO plus une une exposition physique au danger et à l'agression et un sentiment de ne pas être toujours soutenu par leur hiérarchie et encore moins le ministère de la justice puisque manifestement les moyens d'investi ne l'ont pas été pour eux mais peut-être davantage au bénéfice du du confort du confort des détenus notre sénateur a pu se rendre même à l'intérieur de l'établissement est-ce que Stéphan tu peux nous raconter un petit peu ce que tu as vu à l'intérieur de cet établissement sur les conditions de travail je dirais que cétait assez classique pour avoir visité d'autres d'autres prisons déjà celle-ci bon est à l'image des autres même si elle a cette particularité de n'avoir qu'une quinzaine d'années donc je dirais que le le la prison est en est en bon état mais c'est le même constat 135 % d'occupation donc une une surpopulation carcérale des moyens qui sont qui sont injectés par par le par la Chancellerie mais toujours en direction des mêmes en direction de du confort des détenus et pas des conditions de travail des surveillants manque d'effectifs ça c'est c'est c'est c'est évident euh et puis quant au euh qu nos détenus et bien 25 % d'étrangers 25 % de binationaux voilà si on veut régler le problème de la surpopulation carcérale dans nos prison française ça c'est le problème de l'immigration est évidemment crucial et on n' pas évoqué les détenus d'origine étrangère donc voilà en résumé les moyens sont mis à la disposition des détenus d'ailleurs pour les Jeux Olympiques il est prévu qu'ils organisent des rencontres interprison euh c'est pas vrai là ils ont des belles infrastructures de sport ce que j'ai comis un gymnase en parfait état un terrain de foot synthétique donc les moyens sont mis toujours pareil pourfort et puis et puis c r cette philosophie de la réinsertion c'est la réinsertion à tout prix c'est le cas de le dire êreigé de bosser et et sans être obligé de de bosser il y a y a il y a pas vraiment de de de démarche punitive voilà tout est fait pour que le détenu se sente bien à l'intérieur comme s'il était un peu se lève à 15h puisse consommer un peu de de drogues illicides pour ce qui passe à l'intérieur j'ai senti les odeurs de de cheits ouis dans le quartier de de l'isolement je crois ou disciplinaire quartier disciplinaire oui c'est ça quartier disciplinaire très discipliné très discipliné donc voilà voilà la réalité de de cette prison est la même que la réalité des prisons françaises en général j'ai voulu être présente voilà pour pour les soutenir pour me faire écho de ces revendications que je considère légitimes et les défendre à travers eux défendre leur profession et donc ainsi défendre tout simplement l'autorité de l'État et et l'efficacité de notre politique pénale [Musique]
Marion Maréchal