La fin de Macron ?
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- 3:00Antoine LéaumentFait
« 26 jours pour former un gouvernement qui tombe en 14h. C'était du jamais vu dans l'histoire de la 5e République. »
- 9:00Antoine LéaumentChiffre
« Dans 90 % des cas, le Rassemblement national a voté les textes des macronistes dans l'année qui vient de s'écouler. »
- 13:00Antoine LéaumentFait
« François Hollande avait pour conseiller économique Emmanuel Macron qui est ensuite devenu son ministre de l'économie. »
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[Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine qui est évidemment marqué par la crise politique et l'aggravation de la crise politique dans laquelle nous sommes désormais. Ce que je vais faire dans cette vidéo, c'est essayer d'analyser ce qui s'est passé dans la semaine. Et je vous précise que j'enregistre cette vidéo vendredi matin.
Monsieur Macron n'a donc pas encore reçu les chefs de parti. Il n'a donc pas encore nommé son nouveau Premier ministre s'il en nomme bien à la fin ou une d'ailleurs. Et je vais donc essayer d'analyser la tectonique des plaques politiques que nous sommes en train de voir à l'œuvre en ce moment.
Je commence sans plus attendre et je vous invite comme toujours à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications car j'essaie de vous donner chaque semaine un point de vue de fond sur l'actualité politique. Alors, je commence par l'analyse de la chute de Sébastien Lecnu. 26 jours pour former un gouvernement qui tombe en 14h.
C'était du jamais vu dans l'histoire de la 5e République et même dans l'histoire tout court parce que des gouvernements qui tiennent 14h, c'est-à-dire une seule nuit, et bien je crois que ça n'était encore jamais arrivé. Normalement, ils ont au minimum le temps de passer devant l'Assemblée nationale, au minimum le temps de passer devant une motion de censure. Là, ça n'était même pas le cas.
Monsieur le Cornu a démissionné parce que il savait que s'il allait devant l'Assemblée nationale, il ferait face à une motion de censure qui serait voté très largement et potentiellement par une partie même de son propre camp puisque monsieur Rotaillot avait indiqué ne pas pouvoir participer à un tel gouvernement et que donc dès lors la logique voulait qu'il censure ce gouvernement. Voilà la situation dans laquelle nous avons commencé la semaine, une démission d'un premier ministre qui pourtant devait être celui qui pour la Macronie assurait une forme de stabilité. Mais c'était couru d'avance d'une certaine manière puisque la démarche d'Emmanuel Macron depuis l'élection de juin et juillet 2024, c'est de nier le résultat des urnes.
C'est de nier le fait qu'il a perdu l'élection législative après avoir perdu l'élection européenne. Et donc dès lors, comme le président de la République dans la Constitution de la 5e République est le garant des institutions, si ce garant des institutions s'amuse lui-même à les abîmer en ne respectant pas le vote des Français, alors dès lors, c'est tout l'édifice de la 5e République qui est fragilisé. Et c'est cela que nous vivons depuis maintenant 1 an et demi avec la chute successive de Michel Barnier, de François Berérou et de Sébastien Lecornu.
Et sans doute, je ne sais pas encore ce qui va se passer ce soir, mais sans doute du prochain Premier ministre si toutefois un premier ministre est nommé. Voilà ce qui s'est passé en début de semaine et il faut pas tourner autour du pot. Ce qui s'est produit, c'est que monsieur Retaillot a pris un prétexte, la présence de Bruno Lemire au sein du gouvernement pour acter une rupture politique avec le macronisme.
Et c'est là d'abord par quoi je veux commencer parce que monsieur Rotaillot est dans une logique qui est celle de mettre à distance la macronie alors même qu'il a participé à son sauvetage en devenant d'abord ministre de l'intérieur de Michel Barnier puis en devenant le président du parti les Républicains qui couverne avec Emmanuel Macron depuis maintenant 1 an de manière officielle. Mais bien avant cela, en réalité LR et les Macronistes gouvernaient ensemble parce que c'est LR qui a la majorité au Sénat et que dans tous les petits arrangements qu'on a vu dans les commissions mixtes paritaires, c'est-à-dire ces petites assemblées miniatures qui réunissent le Sénat et l'Assemblée quand un texte arrive au bout de son chemin, et bien monsieur Retaillot, chef du parti les Républicains au Sénat à ce moment-là, a été celui qui a organisé de toute façon laou gouvernance du pays avec les macronismes depuis maintenant plusieurs années. Il essaie donc au moment où il voit le macronisme s'effondrer de se racheter une forme de mise à distance vis-à-vis du macronisme et a-t-il dit, il a dit qu'il ne soutiendrait aucun gouvernement sauf si c'était un gouvernement d'opposition et de cohabitation.
Je veux m'arrêter un instant sur ce terme-là car je veux parler d'abord de ce qui se passe à droite. Oui, monsieur Retaillot parle de cohabitation et il faut faire très attention à ce mot parce que compte tenu du fait qu'il couverne avec les macronismes depuis plusieurs années, et bien l'idée d'une cohabitation qui ne serait pas à gauche est donc celle d'une cohabitation qui se ferait non pas à droite, elle est au pouvoir, mais à l'extrême droite. Et c'est bien là la démarche qui est entreprise par monsieur Retaillot et dans un mouvement parallèle par le Rassemblement national.
Je vais y venir dans un instant. Mais pour pouvoir faire cela et bien il faut pour monsieur Retaillot apparaître comme étant dans l'opposition afin d'être acceptable pour le Rassemblement national qui a besoin d'une mise à distance vis-à-vis de la Macronie. Et je reviendrai dans un instant sur le Rassemblement national.
Mais voyez la démarche qui est en cours, celle d'un retaillot s'éloignant du macronisme pour se rapprocher de l'extrême droite. Et on a pu le voir dans le casre d'une élection législative partielle où monsieur Retaillot alors qu'il y a deux candidats au second tour, un de l'UDR, c'est-à-dire le parti de Sioti allié avec Madame Le Pen et un du Parti socialiste, et bien monsieur Retaillot a dit pas une voix pour la gauche appelant donc de fait d'une certaine manière à se tourner vers le candidat de l'extrême droite, pas de la droite de l'extrême droite qui est déjà dans une alliance avec Marine Le Pen. Voilà la démarche entreprise par monsieur Rota et je n'en suis pas surpris car ayant bien étudié la méthode de fonctionnement à la fois de monsieur Retaillot, à la fois des houristes, à la fois des le pénistes et d'une manière générale du Rassemblement national, je trouve là peut-être la patte de quelqu'un comme Pierre-Edouard Sérin qui essaie de pousser à une alliance des droites, mais une alliance des droites sur une base d'extrême droite, notamment sur tout ce qui concerne les questions relatives à l'immigration.
Et c'est là le point d'accord qui permet à l'extrême droite et à la droite de se rassembler pour dans une alliance de ce qui pourrait sembler au départ des contraires et bien devenir puisque certains sont censés être républicains et que les autres sont la négation de la République et bien de devenir une nouvelle force coalisée de droite d'extrême droite pour prendre le pouvoir dans notre pays. En tout cas, c'est leur objectif puisqu'ils ont observé ce qu'a fait Mélonie, puisqu'ils ont observé ce qui s'est passé avec Victor Orban en Hongrie et qu'ils ont observer d'une manière générale que l'alliance de la droite et de l'extrême droite était une manière de venir au secours du libéralisme dans les périodes de crise politique. Ça c'est donc la démarche qui est entreprise par monsieur Rotaillot.
Je pense qu'elle est vouée à l'échec. D'abord parce que madame Le Pen euh n'a pas vraiment besoin de Bruno Rotaillot pour s'en sortir dans la période. Petit 1 et puis petit 2 parce que tout le monde a bien vu que monsieur Rotaillot était le ministre macroniste qui a essayé de sauver la Macronie au moment où elle était en train de s'effondrer électoralement.
Et d'ailleurs, monsieur Retaillot lui-même avait fait 6 % aux élections législatives. En tout cas, son parti avait fait 6 % aux élections législatives. Du côté du Rassemblement national maintenant, et bien tout se passe comme si rien de la période précédente ne devait être retenu par les citoyennes et les citoyens et en particulier par ceux qui votent pour le Rassemblement national.
Car s'est-il passé dans la période précédente ? Madame Le Pen a d'abord permis à Michel Barnier de gouverner le pays en ne le censurant pas. immédiatement.
Puis elle a permis à François Beou de gouverner pendant presque toute l'année 2025 en ne le censurant pas non plus et cela alors même qu'elle avait eu huit occasions de censurer le gouvernement de François Berérou, la plupart déposée d'ailleurs par la France insoumise et qu'elle ne l'a jamais fait, jamais du moins, jusqu'au moment où monsieur Beirou a demandé un vote de confiance devant l'Assemblée nationale que madame Le Pen quand même n'allait pas accorder à François Berrou sous peine de vraiment apparaître comme la complice définitive du macronisme. Mais retenez bien ça, madame Le Pen n'a pas censuré François Berou alors qu'elle a eu huit occasions de le faire. Puis est arrivé monsieur le cornu et une nouvelle fois le Rassemblement national a semblé hésitant sur la stratégie.
D'ailleurs, ce qui s'est produit au bureau de l'Assemblée nationale dont je vous avais parlé dans une vidéo précédente, laissez bien voir le fait que le Rassemblement national et les macronistes, c'était entendu, je dis bien entendu, pour se répartir les postes. Comment le sait-on ? Il y avait des bulletins de vote commun pour les vice-présidences entre les leénistes et les macronistes.
Les le pénistes et les macronistes mettant le même bulletin de vote dans l'urne. Reconnaissez que c'est quand même un peu particulier pour des gens qui se prétendent opposants au macronisme. Par ailleurs, il faut rappeler que madame Le Pen, en 2024, lorsque nous avions déposé avec succès une motion de destitution du président de la République, et bien les élus de Madame Le Pen avaient dit qu'il ne voulaient pas de la destitution du président de la République.
En 2023, je reviens encore un an en arrière, il y avait une pétition citoyenne qui avait été déposée, qui avait obtenu le nombre de signatures pour demander au députés d'activer l'article 68 de la Constitution permettant justement de destituer le président de la République. Et bien là encore, les élus de Madame Le Pen en commission des lois s'étaient opposé, attendez même pas à la destitution, il s'était opposé au fait que la pétition puisse continuer à recevoir des signatures pour venir en débat devant l'Assemblée nationale. Oui, tout ça est bien arrivé en 2023 puis en 2024.
Et en 2025, alors que nous avions déposé de nouveau une motion de destitution du président de la République, signée par tous les députés de la France insoumise et par 33 députés des écologistes et euh communistes, et bien les députés du Rassemblement national présents au bureau, élus sur des bulletins de vote commun avec les macronistes, se sont opposés en s'abstenant à la possibilité que la motion de destitution du président de la République soit étudiée publiquement devant l'Assemblée nationale. Voilà comment madame Le Pen dans toute la période qui vient de s'écouler a été l'accomplisse ou la force d'appoint du macronisme chaque fois qu'il était en difficulté. Et on peut aller plus loin.
Dans 90 % des cas, le Rassemblement national a voté les textes des macronistes dans l'année qui vient de s'écouler. Vous entendez bien ce que je vous dis. Dans cette période, le Rassemblement national agi comme force d'appoint et de stabilité de la Macronie et aujourd'hui, il se réveille au dernier moment en disant que désormais, d'une part, ils vont censurer tout nouveau gouvernement qui serait présenté.
Et ben ça nous fait une belle jambe, il le faisait pas avant. Et puis deuxièmement que ils appellent à une dissolution et je vais y revenir et non pas à la démission ou à la destitution du président de la République. Pourquoi font-ils cela ?
Quel est leur objectif ? Et bien leur objectif est d'obtenir une majorité qui soit une majorité absolue à l'Assemblée nationale, même si tout cela est très hypothétique. Et pourquoi faire ?
Pour faire ensuite une loi d'amnistie de Madame Le Pen lui permettant de se présenter à l'élection présidentielle. C'est là tout le problème qu'à madame Le Pen depuis maintenant un certain temps. Comme elle est inéligible, elle refuse qu'il y ait une élection présidentielle anticipée.
Or, précisément, c'est bien une élection présidentielle anticipée qui permettrait de régler le problème. Mais permettez-moi de vous dire, je vais y revenir dans un instant, permettez-moi de vous dire en particulier si vous avez voté pour Madame Le Pen qu'il faut bien regarder ce qu'elle a fait dans le passé car elle est en train de se racheter aujourd'hui une espèce d'identité de dégagiste du macronisme. Or, en réalité, madame Le Pen, chaque fois qu'elle a eu l'occasion, elle a sauvé le macronisme.
Et je vais plus loin. hier ou avant-hier, elle était en train de faire des selfies, des photos avec les caméras pendant que Sébastien Lecnu recevait plusieurs partis politiques dans son bureau. Et madame Le Pen affichait avec le soutien de l'ensemble des députés du Rassemblement national une mise à distance.
Certains discutent dans les bureaux tandis que Madame Le Pen est en train de faire des photos avec les gens au plus près du terrain. Mais Madame Le Pen toutes les fois d'avant où on l'avait appelé pour discuter, elle y était allée et elle disait que nous qui n'y allions pas, nous les insoumis, que nous nous étions une force en dehors des frontières de la République. Alors madame Le Pen s'est réveillé, elle s'est rendue compte peut-être que discuter avec le cornu ou avec n'importe quel macroniste ne sert pas à grand-chose.
Et bien je vous l'indique pour que vous n'ayez pas une mémoire de poisson rouge sur le sujet. Ne vous faites pas avoir par ceux qui un matin se réveille et se disent ou là je suis peut-être allé un peu loin dans l'accompagnement du macronisme. Et j'en profite pour dire à celles et ceux qui nous font le reproche d'avoir appelé la dernière fois à battre Marine Le Pen, que vous avez désormais la démonstration sous les yeux que Madame Le Penit la politique d'Emmanuel Macron avec une dose supplémentaire. de racisme et de xénophobie.
Et je dis supplémentaire car je n'exempte pas le macronisme de sa part de responsabilité dans le racisme et la xénophobie. En mettant monsieur Retaillot, ministre de l'intérieur par exemple, euh et bien je pense que le macronisme a fait la démonstration qu'il était sur une pente très dangereuse vis-à-vis de l'association avec l'extrême droite et on l'a vu lorsqueil y avait l'examen d'un texte sur Mayotte où nous avons de nouveau discuté sur le droit du sol qui est l'un des fondements mêmes de l'identité républicaine de la France. Je n'en dis pas plus pour l'heure sur le Rassemblement national, mais retenez bien que c'est une force d'apoint et que dans le moment et bien madame Le Pen essae de prendre les décisions qui vont dans le sens non pas de l'intérêt général mais de son intérêt particulier à elle.
Voilà pour la partie droite. Maintenant venons-en à la partie centrale. Elle est en voie d'effondrement, vraiment d'effondrement.
On a vu Gabriel Atal dans un JT à la télévision au 20h dire qu'il ne comprenait plus le président de la République. Ce monsieur était ministre, premier ministre d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron disant d'ailleurs qu'il n'a qu'un regret, c'est d'avoir nommé monsieur Atal premier ministre.
Alors vous voyez le niveau ou l'ambiance dans laquelle sont ces gens. Ça c'est pour monsieur Atal. Ensuite, voilà monsieur Édouard Philippe, le premier premier ministre d'Emmanuel Macron en 2017, l'homme qui veut faire la retraite à 67 ans parce que 64 c'est pas assez pour les gens comme ça.
Et bien monsieur Édouard Philippe dit qu'il faut une élection présidentielle anticipée et organisée, c'est-à-dire dans laquelle le président de la République annoncerait sa démission afin de convoquer une élection présidentielle anticipée qui aurait lieu après un hypothétique d'ailleurs vote du budget devant l'Assemblée nationale. Monsieur Édouard Philippe rejoint donc sur ce point la position de la France insoumise, même s'il ne va pas aussi loin que nous puisque il n'a pas défendu le fait que nous fassions une motion de destitution du président de la République. Et puis enfin, voici Ellisabeth Borne, elle aussi ancienne première ministre d'Emmanuel Macron, nous dire que il va peut-être falloir suspendre la réforme des retraites.
Et ben voyons, il découvre qu'il existe quelque chose qui s'appelle le peuple français et que le dégagisme du peuple français va tous les envoyer dans la l'ombre dans laquelle il n'auraient jamais dû sortir. Voilà le l'ambiance qui existe à l'intérieur de la Macronie. Cela va même très loin puisqu'on a vu des conversations de l'intérieur du groupe macroniste sortir, être envoyé à la presse.
Quand on en est dans ce genre d'ambiance là, ça n'est jamais bon signe parce que tout cela ne permet même plus qu'il y ait à l'intérieur du groupe macroniste des discussions qui soient des discussions en confiance les uns avec les autres. Évidemment, si vous pensez que ce que vous dites va sortir dans la presse et devenir public, et bien vous y réfléchissez à deux fois si jamais vous avez envie de critiquer un tel, de critiquer telle position. euh de vous dire que on pourrait peut-être faire autrement, ce qui donnerait l'impression d'une fébrilité ou d'une fragilité si jamais tout cela sortait dans la presse.
Mais la possibilité d'avoir des discussions qui sont des discussions de fond stratégique à l'intérieur d'un groupe et en ayant confiance les uns vis-à-vis des autres, c'est une des conditions indispensables d'une vie démocratique qui fonctionne. Le groupe macroniste est donc largement paralysé par la situation et je ne vois pas bien comment il pourrait se sortir de cette de ce moment politique par le haut. Et puis enfin, il y a la gauche.
Et là, je veux m'arrêter aussi un instant car nous sommes dans un moment de clarification politique et cette clarification politique se fait dans deux directions. La première possibilité, c'est celle que nous proposons avec la France insoumise, c'est l'idée de continuer à défendre le programme du Nouveau Front populaire qui nous a fait tous élire et sur lequel nous étions tous engagés comme députés. Moi comme député de la France insoumise certes, mais élu dans le cadre de la coalition Nouveau Front populaire, je me suis engagé à porter à l'Assemblée nationale le programme du Nouveau Front populaire, ce que j'ai essayé de faire le plus dignement possible lors du mandat qui est en cours en ce moment et qui a commencé en 2024.
Ça c'est la première possibilité et c'est une possibilité qui indique celle d'une rupture avec le macronisme, rupture sur la gestion des questions démocratiques en allant vers une 6e République. Rupture sur la gestion des questions écologiques avec une planification écologique pour savoir où on va pour que les énergies renouvelables soient davantage développées et que on travaille sur le prix de l'énergie. rupture avec cette accumulation sans fin de richesse dans les poches de quelques-uns et cet appauvrissement de la masse de la population. rupture sur les questions de logement avec aussi un blocage des prix des loyers, un blocage des prix dans l'alimentation, bref rupture avec ce qui a été fait dans la période précédente parce qu'on ne peut pas continuer à envisager la poursuite d'une forme amoindrie du macronisme sans avoir à l'issue quelque chose qui soit une situation de blocage total sur le plan politique.
Ça c'est la première option, celle que nous proposons et nous avons d'ailleurs tendu la main à l'ensemble des forces de la gauche, c'est-à-dire celles qui étaient les signataires du Nouveau Front populaire. Et puis il y a la deuxième option, c'est celle qui est proposée en ce moment par le Parti socialiste. Et je le dis, c'est une erreur à mes yeux.
C'est celle d'un nouvel accompagnement du macronisme, d'un dernier sous-bressau du macronisme en le ripolinant d'une certaine manière d'une petite d'un petit coup de peinture qui lui donnerait une teinte un peu plus à gauche que ce qu'il était auparavant. Ça c'est l'idée d'avoir un premier ministre de gauche avec un accord de non censure qui viendrait des macronismes. Mais ça ça signifie nécessairement avoir un amoindrissement du programme du nouveau fropulaire.
Ça veut dire nécessairement ne pas entrer dans une logique de rupture, mais entrer dans une logique d'accompagnement un peu morbide, il faut bien le dire, parce que tout le monde voit aujourd'hui que le macronisme est finissant. Et ça, c'est l'option qui pour l'instant est proposée au moment où je vous parle et proposée par le Parti socialiste. Au moment où je vous parle, je ne sais pas si monsieur Macron fera le choix de nommer un premier ministre socialiste.
Et après tout, ça n'est pas mon sujet. Ce que je sais c'est que si c'était vers cela qu'on allait, cela signifierait un accompagnement du macronisme finissant. Et je veux rappeler que le Parti socialiste s'est redressé et s'est relevé comme parti de gauche après l'effondrement du hollandisme qui l'avait amené à 1,75 %.
Je disais le Parti socialiste s'est redressé comme parti de gauche en rompant avec le hollandisme. Et je signale et je rappelle que le hollandisme et le macronisme c'est un continuum puisque François Hollande avait pour conseiller économique Emmanuel Macron qui est ensuite devenu son ministre de l'économie et que monsieur Macron ayant démissionné du gouvernement Hollande pour faire campagne a continué à mettre en œuvre la politique de cadeaux fiscaux aux plus riches qui avait été commencé par François Holland. C'est un continuum le hollandisme et le macronisme.
Et ce qu'a fait la France insoumise en 2022 en portant Jean-Luc Mélenchon à 22 % à l'élection présidentielle. C'est précisément indiqué que la direction voulue par une partie du peuple français considérée comme de gauche, c'était la rupture avec cette gauche, je mets des guillemets, cette gauche de droite, cette gauche d'accompagnement, cette gauche macronis si tentait que le macronisme puisse être de gauche. Mais vous voyez, c'est ça l'issue si jamais on va vers un gouvernement dit de gauche, c'est l'abaissement de ce que nous avons porté comme programme.
Parce que évidemment on n'ira pas vers une 6e République, évidemment on ne fera pas le SMIC à 1600 €. Évidemment on ne fera pas la retraite à 60 ans dans cette configuration là et avec ce président de la République là. Ça n'est pas possible de faire tout cela.
Et c'est bien la raison pour laquelle nous invitons depuis lundi nos partenaires de gauche à se rappeler l'histoire longue de notre pays, l'histoire longue de notre peuple. Et quand je dis l'histoire longue, je fais aussi référence à ce qui s'est passé dans les dernières années, dans les toutes dernières années. Mais c'est une tendance de fond et je crois que chacun ferait bien de s'en rappeler.
Voilà ce que je voulais vous dire. J'en termine d'un mot. C'est pourquoi nous demandons la destitution du président de la République ou sa démission plutôt qu'une dissolution de l'Assemblée législative car je pense qu'il faut l'expliquer.
Cela pourrait donner l'impression que nous ne voulons pas revenir aux urnes sur un scrutin législatif parce que et j'entends les commentaires médiatiques, comme la gauche serait divisée et bien sans doute que cela ferait potentiellement moins de députés, ce qui est d'ailleurs pas tout à fait sûr mais que certains auraient peur de revenir aux urnes. Moi, j'ai jamais peur de revenir aux parce que de toute façon, si nous perdons les élections, et bien ça veut dire que nous ne sommes pas légitimes à être au pouvoir et à être élu député. Donc c'est ça en réalité qu'il y ait des élections régulières.
Mais là où il y a un sujet, c'est que dans l'hypothèse où il y aurait une dissolution de l'Assemblée législative et que nous nous retrouverions dans l'exacte même situation avec ici ou là un peu plus ou un peu moins de députés, le plus probable est que le macronisme se fasse assez totalement balayé, que donc le la partie centrale de les de l'hémicycle pardon se réduis, que l'extrême droite gagne quelques députés, que la gauche gagne quelques députés et qu'on se retrouve avec le même problème dans une version exacerbée. Ça c'est le plus probable. Et bien précisément si c'est ça qui arrive.
Cela voudra dire alors que nous serions dans une nouvelle situation de blocage politique et institutionnel pendant 1 an car ensuite il ne pourrait plus y avoir de dissolution pendant un an. Et je vais plus loin. Même s'il y avait à ce moment-là une élection présidentielle anticipée, le président de la République qui arriverait au pouvoir ne serait pas en mesure de dissoudre l'Assemblée nationale avant la date de l'élection des nouveaux députés.
C'est-à-dire que le président qui arriverait à ce moment-là dissoudrait au plus tôt à un moment qui tombe en plein milieu de l'examen du budget. Vous voyez que tout ça n'a aucun sens. Tout ça n'est pas rationnel, il n'est pas raisonnable.
Et si madame Le Pen défend aujourd'hui la dissolution de l'Assemblée nationale plutôt que la destitution du président ou la démission du président de la République, c'est bien parce qu'elle pense à son intérêt à elle avant de penser à l'intérêt du pays. Et il était important que je vous explique ça parce que si on prend les choses dans l'autre sens, la présidentielle anticipée si elle avait lieu à l'inverse permettrait justement qu'il y ait un choix que les Français tranchent sur une circonscription qui serait une circonscription unique nationale permettant à tous nos compatriotes de s'exprimer en même temps sur les grandes orientations qu'ils veulent pour notre pays. Oui ou non la la 6e République ?
Oui ou non le SMIC à 1600 € oui ou non la retraite à 60 ans ? Oui ou non développer les énergies renouvelables. Bref, faire un choix trancher dans les grandes orientations que nous voulons pour notre pays pour l'avenir.
Et une fois que cette élection présidentielle anticipée aurait eu lieu, alors dès lors, il serait possible d'avoir une dissolution de l'Assemblée nationale qui ensuite permette de dégager une majorité pour le président ou la présidente de la République qui serait ainsi élue. Voilà, je pense ce qu'on peut faire et dire d'utile pour notre pays. tout le reste, tous les arrangements de coin de table, tous les petites négociations qui se passent dans le secret des bureaux de l'Élysée ou de Matignon ou de l'Assemblée nationale d'ailleurs, parfois tout ça n'a aucun sens.
Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est un retour au peuple mais un retour au peuple qui lui permette de s'exprimer de manière claire, de manière lisible. Et malheureusement, ce n'est pas, je crois, ce que permettrait une élection législative compte tenu du système électoral tel qu'il existe aujourd'hui, puisque nous avons 577 circonscriptions et que dans chacune, un duel ici peut faire gagner d'une voix ou de deux voies un député d'un camp face à un député d'un autre camp tandis que et bien une élection présidentielle permet de trancher ça à l'échelle de la nation tout entière. Voilà ce que je voulais vous dire.
J'ai fait peut-être un peu long pour essayer d'entrer dans le fond de ce moment politique. J'espère que ce que j'ai dit vous a intéressé. Je suis preneur de vos commentaires, donc n'hésitez pas à m'en laisser et puis si ce que j'ai dit vous a intéressé, je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir des notifications.
Je vous dis à la semaine prochaine. On verra bien où on en sera la semaine prochaine. Prenez soin de vous, faites attention à vous car c'est une période qui demande beaucoup de sang frroid et préparez-vous à tout car je pense que quoi qu'il arrive, on va vers des élections anticipées.
Je ne sais pas de quelle nature, mais c'est bien possible que bientôt il fallait repartir en campagne.
Antoine Léaument