Jordan Bardella sur LCI : « Je serai toujours aux côtés de Marine Le Pen »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonsoir. Quoi qu'il en dise, il est désormais en première ligne. C'est sa première interview depuis l'annonce du calendrier judiciaire de l'appel.
Jordan Bardella est notre invité ce soir. [Musique] Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir monsieur Pujadas.
Merci pour votre invitation. Soyez le bienvenu. Quelques mots sur le déroulement de cette émission.
D'abord, vous serez interviewé tour à tour par trois signatures de LCI, Amélie Carw, Routel Crief et François Langlais qui sont là juste derrière nous et qui se succéderont. Ils auront un quart d'heure chacun. Ils s'appuont sur une image, une image qu'ils ont choisi pour euh vous interviewer.
Et puis avec notre partenaire Toluna Haris Interactive et Jean-Daniel Lévi, nous livrerons au fil de l'émission les résultats de trois d'un sondage avec trois questions. Trois questions. Les Français approuvent-ils la réaction du RN depuis lundi ?
L'appel à un rassemblement dans la rue est-il une décision ? Est-elle une décision à risque ? Est-il ? et Jordan Bardella, vous-même, feriez-vous un bon président de la République ?
C'est la 3ème question. On découvrira les réponses au fil de l'émission. Une ou deux questions en guise d'introduction.
Est-ce que vous dormez bien la nuit en ce moment ? Et quand on fait de la politique en première ligne, on est soumis à rue d'épreuve. Euh et c'est vrai que la surexposition euh et la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, mais mais pas seulement depuis quelques heures, depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années, celle d'un mouvement politique qui euh tente de construire une force puissante dans le pays patriote capable de succéder à Emmanuel Macron impose le sens du devoir, le sens des responsabilités et je ne peux pas vous dire que le sens des responsabilités ne pèse pas.
En tout cas, qu'il ne pèse jamais. Ma question avait un sens plus précis. Elle était en rapport avec le dilemme peut-être le vertige qui doit peut-être vous envahir.
On a bien compris que vous devez soutenir jusqu'au bout l'idée que Marine Le Pen doit être candidate et la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle. Sinon, ce serait d'une certaine manière accrédité son effacement l'idée qu'elle est remplaçable. Et en même temps, vous devez vous préparer d'ors et déjà à l'autre scénario.
Euh, c'est-à-dire celui où vous seriez le candidat, où elle serait empêché. Or, un candidat à la présidentielle, surtout lorsqu'il a la trentaine, ne se prépare pas en quelques mois quand il s'agit d'être chef de l'exécutif, chef des armées. Comment faites-vous ?
Écoutez, d'abord euh euh ce qui s'est passé lundi est un est un choc démocratique euh qui vient euh fausser en partie au moment où on se parle euh la grille de départ de l'élection présidentielle et peut-être euh empêcher une candidate qui a été trois fois candidate à l'élection présidentielle, deux fois finaliste et qui est aujourd'hui dans tous les sondages, dans toutes les les études, les intentions de vote qui sont faites données comme étant la favorite de l'élection présidentielle. Euh vous avez rappelé depuis euh maintenant lundi la situation dans laquelle nous sommes, les étapes et les épreuves face auxquelles nous sommes confrontés et qui sont devant nous. Donc euh ma position, elle est très claire.
Euh il n'y a pas de plan B parce que le plan A n'a pas encore été mené à son terme et donc moi, je serai à ses côtés jusqu'au bout pour emprunter ce chemin aussi étroit soit-il qui doit nous permettre non seulement de démontrer notre innocence mais de faire en sorte que jusqu'à 37 % des Français d'après un sondage IFOP au premier tour ne soient pas privé de leur candidate. La loyauté à Marine, elle est totale, elle sera totale. Et dans la situation dans laquelle nous sommes, bien sûr que nous nous préparons à exercer des responsabilité.
Bien sûr que chaque jour qui passe, je le crois et j'en ai la conviction, nous rapproche du pouvoir. Et bien sûr qu'il serait irresponsable de ma part, mais aussi de la part de Marine Le Pen, de ne pas se préparer à l'exercice des responsabilités. Nous sommes un duo.
C'est ainsi qu'elle a souhaité, je dirais installer cette relation qui est une relation aussi personnelle entre elle et moi, qui est une relation d'une très grande confiance et et et je souhaite que cette cet équilibre que nous avons créé puisse évidemment perdurer. Je suis à son service et et je ferai ce qu'elle me demandera de faire. Mais au-delà de la loyauté, quand il s'agit de se préparer à être au sommet de l'État, non pas numéro 2 puisqu'il était question beaucoup d'un ticket Matignon pour vous, l'Élysée pour elle.
Mais quand il s'agit de se préparer à être au sommet de l'État, est-ce qu'au-delà de la loyauté, ça n'est pas plus une question de devoir de se préparer ? Et c'est très particulier de voir vis-à-vis du mouvement que vous présidez, vis-à-vis des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national, un devoir de se préparer encore une fois surtout quand on est quand on n pas encore 30 ans et ça ne se fait pas en quelques mois. Je sais quelle est ma responsabilité Marine, c'est quelle est notre responsabilité.
Maintenant, comprenez bien qu'il serait parfaitement incompréhensible que je vienne devant vous ce soir répondre à cette question dans la mesure où nous sommes en train de nous battre pour que on ne raille pas d'un trait de plume une candidature qui est parmi la plus légitime aujourd'hui sur la grille de départ et et même si ce chemin il est étroit, nous allons le mener, nous allons conduire ce combat, nous allons conduire cette bataille qui est une bataille judiciaire parce qu'il reste encore des recours possibles avec cette cour d'appel qui se réunira à l'été 2026 et qui doit nous permettre non seulement de repartir à zéro de démontrer notre bonne foi, mais qui accorde et qui confère à Marine Le Pen et un bon nombre de de cadres du Rassemblement national concerné par cette affaire. Une présemption d'innocence. on est dans un état de droit et n'en déplaise à certains.
Cet état de droit, il nous confère deux degrés de juridiction. Et voyez bien là le côté invraisemblable de la situation dans laquelle nous sommes où de manière immédiate on serait privé d'un 2uxè degré de juridiction. Donc je vais vous dire, rien ne nous empêchera de mener ce combat.
Rien ne nous empêchera euh de d'assurer la présence du Rassemblement national, de ses idées, de son espérance, de ses millions d'électeurs à l'élection présidentielle et et j'ai le sentiment que nous ne sommes plus très loin de la victoire et peut-être que si ça n'était pas le cas, et bien nous ne serions pas dans cette situation ce soir. Bon, on va en parler en détail mais une dernière question avant d'accueillir Améie Carw, vous avez fait mention justement de la procédure d'appel. Est-ce que en accélérant le calendrier, l'institution judiciaire n'a pas d'une certaine manière ne vous a pas non pas donné raison mais n'a pas fait un geste envers vous puisque l'appel du coup interviendra bien avant l'élection présidentielle.
Au fond, est-ce qu'il y a encore une raison d'appeler à se rassembler voir à manifester dimanche ? Il y a un climat dans notre pays. Je en quelques jours, on a fermé la première chaîne d'information, la première chaîne de télévision euh de la TNT dans l'indifférence un peu générale.
Ça a vraiment un lien, pardon. Euh c'est un fait. Euh, on requiert une peine de prison et des peines extrêmement dures contre un ancien président de la République française.
On empêche la leader de l'opposition qui est aujourd'hui la favorite de l'élection présidentielle de se présenter, de concourir au suffrage des Français et on met à mort financièrement et de manière provisoire parce qu'il y a aussi des amendes financières qui s'exécutent de manière provisoire et immédiate. le premier parti de France. Quelle crédibilité aura la France demain et après-demain pour aller donner des leçons de droits de l'homme, des leçons de démocratie, des leçons de liberté à d'autres pays en Europe ?
Qu'est-ce qu'on aurait pas dit si dans la Hongrie de Victor Orban, une décision de justice était venue mettre hors de course le premier opposant à Victor Orban ? La Commission européenne, l'Union européenne et tous les dirigeants européens seraient aujourd'hui en train de s'indigner. Donc un climat dans notre pays et je vous réponds sur la le rassemblement de dimanche, nous sommes en campagne permanente et ce meeting que nous allons tenir dimanche à Paris, c'est un moyen aussi de défendre la démocratie et de défendre l'état de droit face à ceux qui chercheraient à le déstabiliser.
Allons un peu plus loin. Première à nous rejoindre, Amélie Carwer. Bonsoir Amélie, vous avez 15 minutes, on va enclencher le chrono.
Et quelle est l'image que vous avez choisi pour démarrer cette interview ? Bonsoir David Pujadas. Bonsoir.
Bonsoir Jordan Bardella. Alors mon image, c'est le Capitol aux États-Unis. Le 6 janvier 2021, des centaines de partisans de Donald Trump pénèent dans le bâtiment pour empêcher les membres du Congrès de certifier les résultats de l'élection présidentielle.
Rassemblement de rue contre le système, contre une institution, le ciblage des magistrats pas loin de l'Assemblée nationale avec votre rassemblement dimanche, vous mettez vos pas dans ce de Donald Trump ? Non, absolument pas. Moi, j'ai euh toujours condamné de la manière la plus vive qui soit l'utilisation de la force, de la violence ou de l'intimidation dans une démocratie.
Pardon de vous rappeler que depuis que mon mouvement existe dans la vie publique, le Front National puis le Rassemblement national, la violence et l'intimidation, nous n'avons fait que la subir. Il y a dans notre pays un climat extrêmement délétaire où à chaque manifestation, à chaque mobilisation populaire, parfois à chaque meeting, à chaque rassemblement politique, une partie du spectre politique et notamment l'ultra gauche recourt à la violence pour se faire entendre. Nous ne sommes pas dans cette position là.
Nous ne serons jamais dans cette position là. Et je condamnerai toujours, sans la moindre ambiguïté, les menaces d'utiliser la force, les intimidations ou les menaces verbales contre les magistrats qui ont pu peu avoir lieu depuis lundi. Je suis toujours très clair sur ce sujet et nous serons toujours très clair sur ce sujet.
Maintenant, pardonnez-moi, nous sommes en démocratie et la démocratie, ça veut dire le pouvoir des mots plutôt que le pouvoir physique, plutôt que le pouvoir des armes, plutôt que la violence physique. Nous avons le droit d'organiser des meetings, nous avons le droit de critiquer une décision de justice que nous nous considérons être une décision politique et nous avons le droit de nous adresser au million de français par intermé. à chacune ou prese de vos déclarations d'appel à immobilisation, vous la sortissez d'une de quelques mots en disant d'une manière pacifique et démocratique.
Vous l'avez dit, Marine Le Pen l'a dit. C'est comme si vous aviez le sentiment que vous vous avanciez tout de même sur une ligne de crête, que vous aviez le sentiment que les choses que le moment était risqué. Non, c'est parce que je n'ai pas d'ambiguïté sur la question.
Cela va s'en dire, mais c'est mieux en le disant. Et est-ce que vous baissez un petit ton depuis quelques jours ? Il y a un climat madame dans notre pays euh où à chaque fois que on tente d'organiser des manifestations, les manifestations sont systématiquement attaquées, violentées et bien généralement le fait de l'extrême gauche qui prend à partie nos forces de l'ordre, qui prend à partie des bâtiments publics, qui prend à partie du mobilier urbain.
Ces violences ne sont jamais venues. Il n'y a jamais eu d'ambiguïté dans la bouche des dirigeants des cadres du Rassemblement national lorsque pendant les mobilisations populaires des gilets jaunes, il y a eu de la casse. Nous avons condamné cette casse et nous avons appelé immédiatement à l'apaisement parce que nous sommes des gens républicains, démocrates, responsables et raisonnables.
Lorsqu'il y a eu pendant la crise sanitaire des consignes parfois très dures sur le plan des libertés publiques qui ont été données par le gouvernement, nous avons appelé à les respecter. Donc moi, je n'ai aucune ambiguïté. Nous avons le droit d'organiser des meetings parce que si à ce compte-là on peut plus se présenter aux élections, euh on peut plus aller sur une chaîne de télé parce que cette chaîne de télé diffuse des idées qui ne correspondent pas aux idées majoritaires sur les plateaux de télévision.
Si on ne peut plus organiser des rassemblements, alors à ce moment-là, il faut supprimer la démocratie. Et les filles et les verts appellent à manifester contre vous ce jour-là. Tout ça crée un environnement de tension.
Ils font ce qu'ils veulent. Je veux dire la la on est dans un pays où on a le droit de manifester librement en sécurité. Et je vais vous dire moi, Europe écologie les vers, le Parti socialiste, la France insoumise qui a un discours extrêmement ambigu avec l'ordre public, qui n'a jamais de mots pour condamner les atteintes aux forces de l'ordre, qui n'a jamais de mots plus durs contre ceux qui maintiennent la paix et la paix civile et la paix sociale dans notre pays, qui n'appartiennent pas à ma famille politique, qui n'appartiennent pas à mes idées, et bien ils ont le droit de manifester.
Donc encore une fois, il y a eu des incidents très graves aux États-Unis il y a quelques années. Nous ne sommes pas dans cet état d'esprit et nous ne serons jamais vous comparez pas du tout à Donald Trump Jordan Bardella parce que Donald Trump lui-même, il a réagi à la condamnation de Marine Le Pen en la comparant à ses propres déboires judiciaires. Marion Maréchal sur cette antenne ces derniers jours, elle a assumé la comparaison avec Trump.
Vous n'assumez pas la comparaison avec Trump. Madame, il y a beaucoup de pardon, il y a beaucoup de gens qui ont réagi à cette à cette mesure extrêmement brutale et que je considérais comme une mesure politique et pas simplement des des gens qui appartiennent à ma famille de pensée. J'ai entendu François Baïou se dire troublé par cette décision.
J'ai entendu monsieur Belami, monsieur Voquier. J'ai entendu il y a quelques semaines s'agissant des réquisitions qui ont été appliquées, le l'actuelle garde des SAAU lorsqu'il était parlementaire, monsieur Darmanin, indiquait que le combat contre Marine Le Pen et contre le Rassemblement national, il devait se faire sur le terrain politique dans l'arène démocratique et jamais sur le terrain judiciaire. Si ça ne pose pas question que euh une personne qui est aujourd'hui donnée à 37 % au premier tour de l'élection présidentielle soit empêchée de se présenter alors même que l'appel lui rend sa présemption d'innocence.
Et bien, je dis que oui, il y a un problème dans le fonctionnement de notre démocratie et il y a des millions et des millions de Français dont peut-être certains nous regardent ce soir qui sont extrêmement inquiets de cette dérive et du climat qui règne dans notre pays. Et j'ai aussi entendu des spécialistes du droit, j'ai entendu monsieur Schuttle, l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, madame Lenoir, venir dire que cette décision, elle est membre honoraire du Conseil constitutionnel. Elle dit cette décision n'est pas fondée en droit.
Ça pose des questions de fond. à la fois sur le fond de la décision, sur la façon dont cette décision est motivée et sur le fonctionnement de la la démocratie. Et on a le droit de le dire et on a le droit de l'exprimer.
On dévoile à cette occasion euh une première réponse à notre sondage Tau Luna Ris interactive sur le sentiment des Français par rapport à votre appel à manifester. Ah c'est à peu près moitié moitié en ce qui concerne le l'aspect justifié ou pas de cet appel. Le RN appelle un rassemblement de soutien à Marine Le Pen dimanche.
Diriez-vous que c'est justifié 47, pas justifié 52 ? Mais lorsqu'on leur demande si cet appel va entraîner des tensions, c'est oui à 65 %. Les 2 tiers des Français jugent que votre appel à manifester va entraîner des tensions peut-être en raison du climat.
Le climat justement dont vous parliez, est-ce que ça vous fait réfléchir ? Monsieur Pujadas pour une raison simple, c'est qu'à chaque fois qu'il y a une mobilisation, à chaque fois qu'il y a une manifestation, ça se termine avec des policiers qui sont pris à partie, ça se termine avec l'ultra gauche et ça se termine avec les black qui viennent pourrir l'intégralité, l'intégralité des manifestations et des mobilisations qui sont organisées dans notre pays. Moi, je suis un défenseur des libertés et je défends aussi les libertés des Français qui ne pensent pas comme moi et des Français qui ne votent pas pour le Rassemblement national.
Et si demain nous sommes à la tête du pays, nous défendrons aussi la liberté de dire, de penser, de s'exprimer, de de pouvoir manifester en sécurité de gens qui ne votent pas pour le rassemblement national. Donc je pense qu'on doit revenir à une démocratie beaucoup plus saine où le droit de manifester, il est garanti, où on peut s'exprimer librement et en sécurité. Or, je note que depuis plusieurs années, il y a eu dans les mobilisations une complaisance à l'égard des milices d'ultra gauche et je tiens à rassurer ceux qui peuvent avoir des des inquiétudes.
Euh nous sommes dans un esprit totalement pacifique et s'il faut le dire, le redire, je continuerai de le redire. C'est une mobilisation pour la démocratie pour faire respecter nos droits et surtout l'état de droit. Vous avez raison, il y a souvent des des débordements mais faites-moi grâce de cela, il n'ane jamais de militant du Rassemblement national, souvent de militant du couche.
Revenons sur les propos de Jean-Philippe Tangi. Le député de la Somme, Jean-Philippe Tangi, s'est lancé dans une tirade mardi à l'Assemblée nationale. À l'occasion du retour de Marine Le Pen dans l'hémicycle, on va le réécouter.
La vérité est là, c'est que jamais l'oligarchie n'a accepté que le peuple décide ni vote. Le système ne respecte que les urnes qui confortent son pouvoir, mais renfrages qui lui déplaisent. Voilà qu'un carton de procureur et de juges prétend sortir du droit pour exercer l'avant d'état du système contre son seul opposant, le Rassemblement national.
Carteron de procureurs et de juges. Depuis des décennies, le FN puis le RN se présentent Jordan Bardella comme le parti de l'ordre. Vous avez tout fait pour vous banaliser, vous normaliser.
C'est fini tout ça ? Est-ce que vous remettez vos habits de parti antisystème ? Est-ce que vous allez assumer à nouveau ce projet politique là ?
Non, non, pas du tout. Mais euh on ne se laisse pas condamner quand on est innocent sans sans réagir, sans exprimer aussi parfois une forme de colère. Et je pense que c'est cette cette colère, ce sentiment d'injustice qu'a exprimé Jean-Philippe dans l'hémicycle.
Vous pourriez reprendre ces mots Jordan Bardella ? Vous pourriez reprendre vous ces mots ou pas Jordan Bardella ? On n jamais vu de motivation aussi politique quand on invente un terme qui est celui de potentiel trouble à l'ordre démocratique.
Si Marine Le Pen venait à se présenter à l'élection présidentielle pour justifier sa mise hors course de la grille de départ de l'élection présidentielle de manière provisoire, on n'est pas dans le droit. On est dans une décision qui est une décision politique, qui est une décision partisane et nous avons euh le droit de défendre précisément notre droit. Or, nous estimons que deux nos droits les plus fondamentaux ont été violés dans cette décision.
Le premier, c'est le droit à un procès équitable. Lorsqu'on a une procureur qui vient déclarer lors de l'examen d'un des dossiers, je crois monsieur Pujadas vous l'avez rappelé sur ce plateau il y a quelques heures. Je n'ai pas d'élément pour accabler ce dossier mais ça me ferait trop mal de demander la relaxe.
Ça traduit un état d'esprit et ça traduit un parti prix qui est un parti personnel. Quandre dans le cas des élections législatives, des syndicats de magistrats cherchent à faire pression sur la démocratie française. On n'est pas dans le respect pur et simple de l'état de droit.
Pardon, mais aux élections législatives, je portais les couleurs du Rassemblement national lorsque on a le syndicat de la magistrature Oui. Qui vient publier un communiqué pendant l'entre de tours en appelant non pas les citoyens madame mais les magistrats à tout faire pour empêcher le Rassemblement national de remporter les élections. Pardonnez-moi, mais ça pose question et ça pose la question des pressions qui sont exercées par certains juges, par des syndicats comme le syndicat de la magistrature sur le débat démocratique et sur le libre arbitre.
Je vous reposer la mienne de question. Est-ce que vous reprendriez à votre compte les mots quarteront de procureurs et des juges ? Mais madame, on est dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
Je je l'ai pas je les reprendrai pas devant vous parce que on est sur un plateau de télévision et et vous pouvez pas sortir des propos d'un contexte de plusieurs heures de débat dans la maison du peuple dans le parlement où il y a parfois des échanges qui sont très vifs qui sont très dur il connait très bien l'exercice, il fait il sait très bien qu'il fait cette tirade justement pour qu'elle marque les esprits. C'est tout à fait assumer. C'est pas un fait isolé qu'on a été récupéré.
Vous voyez ce que je veux dire ? même vous avez parlé de Tyran des juges Jordan Bardella. Est-ce que vous êtes en train de de baisser un petit peu de ton peut-être conscience que ça peut venir écorner votre image de normalisation ?
Mais madame, la normalisation, ça consiste à apparaître tel que nous sommes vraiment. Et dans le moment que nous traversons, nous avons et nous ressentons un profond sentiment d'injustice. Alors, nous allons nous battre démocratiquement dans les la cour d'appel, en l'occurrence pour prouver notre bonne foi et pour prouver que sur le fond venir mettre hors course une candidate à l'élection présidentielle pour un désaccord administratif sur la façon dont on travaillit des assistants parlementaires européen. rétorique dont il exist.
Je trouve ça disproportionnel les accents antisystème que vous retrouvez alors que jusqu'à présent Améli disait qu'on avait l'impression que vous au contraire vous vouliez montrer que ce système la stratégie de la cravate comme on disait c'est terminé. Mais monsieur Pujadas les accents antisystème est-ce que vous les revendiquez ? Monsieur Pujadas je ne chercherai jamais à vous plaire.
Voilà je cherche à plaire aux millions de Français qui ne supportent plus la politique d'Emmanuel Macron. et qui ont le sentiment que la justice française est fort avec les faibles et faible avec les forts. Et c'est vrai que des millions d'électeurs français lorsqu'ils voi qu'on met en course leur candidate à l'élection présidentielle qui est donné à 37 % et qui a peut-être eu le seul tort d'être en capacité de mener notre famille politique à la victoire, et ben il y a des millions de Français qui sont indignés et qui ont le sentiment que une partie de la justice ne juge plus seulement en droit mais juge aussi avec des convictions partisanes et des convictions politiques.
Et croyez-moi, il y a beaucoup de Français qui nous regardent ce soir qui ont le sentiment légitime que la justice dysfonctionne. Pas seulement parce qu'elle est trop lente, mais parce que encore une fois, il y a une disproportion dans les peines qui sont prononcées. C'est l'exercice qui veut ça.
Le temps tourne, milliers de personnes. Le temps tourne. Et j'ai encore une question en ce qui me concerne à vous poser.
Jusqu'où êtes-vous prêt à aller dans ce combat là politiquement également sur le plan politique ? La censure. Tiens, la question de la censure, vous allez y aller ?
Pression maximale sur ce pouvoir. Mais madame, ça n'a rien à voir. Il y a une séparation des pouvoir qui existe dans le droit français.
Je veux dire euh une décision de censurer le gouvernement Baou euh n'a rien à voir avec le regard critique, le sentiment d'injustice qu'on peut éprouver à l'égard d'une décision de justice. Si demain on décide madame, si demain on décide de censurer monsieur Bairou et en tout cas compte tenu de l'inaction et de l'impuissance qui est la sienne, il prend la route d'une censure dans les prochains mois parce que je veux dire, moi ce qui m'importe c'est le quotidien des Français quand le pouvoir d'achat n'est pas traité. Quand les factures énergétiques des Français ne sont pas traitées, quand l'immigration est hors de contrôle, quand l'insécurité n'est pas traitée, alors ce sont des accusations et des reproches politiques que je fais contre ce gouvernement que personne n'a élu, que personne n'a choisi et qui doit se rappeler encore plus qu'auparavant qu'il a une responsabilité à l'égard du parlement et aussi à l'égard d'un groupe qui est le premier groupe du parlement.
Je veux dire, je je mêle pas les deux. C'est pas parce que je ressens une injustice terrible à l'égard d'une décision qui a été émise contre le Rassemblement national et contre sa candidate à l'élection présidentielle que euh vous voyez, c'est c'est des variables qui sont différentes. Maintenant, ce qui est certain, c'est que euh vous me posez la question à savoir jusqu'où euh je vais aller, jusqu'où nous entendons aller, nous irons jusqu'au bout pour la France et pour les Français.
Oui. Ça veut dire quoi jusqu'au bout concrètement ? Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on se bat pour arriver au pouvoir et euh pour permettre à la France de renouer avec le fil de l'espoir. C'est le combat de la vie de Marine Le Pen. C'est le combat de ma vie.
C'est le combat aujourd'hui de millions et de millions d'électeurs et rien ne pourra euh arrêter cet espoir et cette espérance qui s'est levée dans le pays et qui fait qu'il y a des millions et des millions de Français qui considèrent que nous sommes aujourd'hui euh une une alternative politique crédible pour faire en sorte de rompre avec 30 ans de politiques qui ont abîmé notre pays rattrapé par le gong. J'ai été rattrapé par le gong. Je joue le jeu jusqu'au bout David.
Non, allez-y si vous voulez une dernière relance. Merci. Je laisse ma place à Routel Criev.
Je crois Routel Crif nous rejoint. Bonsoir Route. Vous avez 15 minutes.
On enclenche là encore le chrono. Quel Attendez, je suis assise. Quelle est l'image que vous avez euh choisie pour interpeller Jordan Bardella ?
Écoutez, j'ai choisi Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir. J'ai choisi l'image de Marine Le Pen qui quitte le tribunal euh ulcéré, bouleversé.
Euh et je me demande à ce moment-là, mais elle ne s'attend absolument pas à ce jugement. vraiment on s'attend à tout euh parce qu'on sait euh et je pense ce soir pouvoir parler en dans nos deux noms pour vous répondre que le combat judiciaire euh ça fait partie du combat politique. Euh et il y a des millions de Français qui ont le sentiment que tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir. des gens qui quand ils votent pour nous aux élections législatives, on fait un score que aucun parti n'a jamais fait dans aucune démocratie occidentale, même avec 37 % des voix, on vient leur voler la victoire et on vient se mettre autour de la table pour dire on va les empêcher de gagner.
Donc je On a compris que ça serait plus difficile pour nous que pour les autres. Oui, mais là non, apparemment non. Apparemment non.
Elle elle c'est très difficile d'écouter un délibéré qui qui est qui est mauvais pour la salle, elle sait ce qui voà. très difficile certainement pour quelqu'un dans le délibéré et est négatif évidemment est une sanction mais enfin apparemment il y a surprise je dirais même impréparation et on a l'impression que votre partie elle-même peut-être et votre partie n'avait pas préparé tous les scénaris possibles. C'est-à-dire bah c'est-à-dire justement euh cette sanction que vous jugez euh euh injuste mais qui est totalement dans les possibilité ouverte de de ce procès qui est complètement dans le spectre des de ce procès quand on étudie euh les procès précédents et sur ces questions-là.
Nous nous sommes préparés à tout. Euh nous nous sommes préparés à à toutes les hypothèses, à toutes les éventualités mais il y a des éventualités et des hypothèses qui nous apparaissaient plus crédibles que d'autres. Nous sommes totalement innocents des faits qui nous sont reprochés dans cette affaire.
Nous sommes aujourd'hui en raison de l'appel présumé innocents. Euh par conséquent, nous ne nous attendions pas à cette peine qui est la peine maximale. Maintenant, est-ce qu'on a envisagé les différents scénarios ?
Bien sûr, parce que je vais vous dire, Marine m'a confié quelque chose. Oui. J'étais indirectement à ses côtés lorsque elle a affronté ce procès.
Elle m'a dit "En quelques heures, début du procès, je savais que l'is présidente du tribunal était déjà forgé et que son avis était déjà fait." et elle a eu le sentiment d'être déjà jugée avant même d'avoir pu s'exprimer et avant même d'avoir pu exposer ses arguments et encore une fois c'est des années de travail des années avec un dossier très lourd et comment dire il y a pas seulement les sentiments, il y a des faits, il y a des des preuves et cetera enfin pas seulement une question de sentiment bien madame il y a des faits. Il n'y a dans ce dossier pas d'emploi fictif.
Il n'y a dans ce dossier pas un centime d'euros d'enrichissement personnel. Ça a été dit lors du jugement. Absolument.
On parle d'un désaccord qui est un désaccord administratif sur la façon dont travaillent des assistants de députés européens. Désaccord administratif. Mais un désaccord administratif qui vise pardon plusieurs partis politiques français.
Le Parlement européen est une administration politique, je le sais parce que j'y siège depuis 6 ans, j'étais d'accord ce matin en session plinière à Strasbourg, qui fait de la politique, voyez, et qui est plus dur avec les gens qui combattent aussi l'idéologie européiste et qui ne croient pas dans cette Europe fédérale. Donc il y a un désaccord administratif sur la façon dont travaillent des assistants parlementaires européens. Donc c'est vrai pour cet état de fait, on ne s'est pas dit que on irait jusqu'à priver une candidate à l'élection présidentielle, une citoyenne comme une autre de la possibilité de faire belle.
Quand on fait de la politique, on n'est pas auudessus des lois madame, mais on n'est pas non plus en dessous. Bien sûr, j'ai déjà entendu ça. Nicolas Sarkozi le répète souvent.
Jordan Bardella, vous êtes un parti qui aspire à gouverner. Vous l'avez dit tout à l'heure, ça fait partie du travail de ce parti de la responsabilité vis-à-vis de ses électeurs. David l'a dit, d'être prêt effectivement à toutes les possibilités, même si on pense qu'on est complètement innocent.
Madame El CR, ça veut dire quoi être prêt à On a eu l'impression que c'était pas que c'était pas euh que la Roste était pas organisée, que c'était pas médiatiquement préparé, qu'il y a eu une forme de solitude peut-être de Marine Le Pen dans cette épreuve dans laquelle elle est sortie avec beaucoup de surprises et donc voilà un sentiment d'impréparation. Je vais revenir après sur le fond bien sûr. Mais madame Cré, c'est votre interprétation, ça n'est pas la mienne.
Euh parce que ce que ce qui m'a semblé aussi la stratégie peut-être. Oui. Euh ce qui m'a semblé aussi, c'est qu'il y avait peut-être un décalage euh aussi euh entre un parti qui est très dominant euh électoralement, 35 % dans dans les sondages euh mais peut-être une forme de fragilité dans l'organisation justement à cette occasion-là.
Bah permettez-moi et pardon de vous dire que les sentiments que et l'impression que vous avez eu ne correspond pas à la réalité. Moi, je vois un mouvement politique qui s'est mis en ordre de bataille, qui est aujourd'hui peut-être le mouvement politique le plus uni, le plus unitaire de de toutes les formations politiques. Je veux dire dans tous les sondages, quand on demande aux Français quel est le parti politique que vous préférez, le Rassemblement national est systématiquement en tête.
Vous avez raison de rappeler les scores qui sont aujourd'hui les nôtres. Nous avons enregistré plus de 20000 adhésions en 3 jours. Et donc moi, je crois que cette décision, elle a choqué des millions de Français.
Marine s'est exprimé sur votre antenne sur l'antenne de TF1 lundi soir. Elle a dit à la fois sa vérité, ses sentiments et nous nous préparons dans le cadre de ce meeting dimanche à nous adresser aux Français et à leur dire et et à dire aux Français qu'ils peuvent douter et qui peuvent se dire "Mais est-ce qu'un jour ils finiront par gagner ? Est-ce que tout ne sera pas fait pour les empêcher d'arriver au pouvoir ?
On ne les abandonnera jamais ?" Et je crois au fond que cette décision, elle a sans doute renforcé la détermination et le sentiment d'unité. du mouvement patriote en France.
Au passage euh 2e aspect de notre sondage que nous dévoilons ce soir, question posée aux Français. Approuvez-vous la réaction du Rassemblement national depuis le jugement de lundi ? Oui, 39.
Non, 41 ne se prononce pas 20. Autrement dit, deux parts égales. 39, c'est à peu près ce que les sondages donnent au Rassemblement national en vue de la présidentielle très légèrement au-dessus.
Mais ça veut dire que vous trouvez cette décision scandaleuse. Ça a été votre argument, votre réaction. D'autres Français que ceux qui vous font confiance d'une certaine manière.
C'est ce qu'on peut retirer de ce sondage. Ce puas, il y a beaucoup de français, il y a beaucoup de spécialistes et j'en ai cité plusieurs ce soir euh qui sont critiques à l'égard de cette exécution provisoire parce que à la rigueur, il y a la rig à la rigueur, il y a un procès. Je veux dire, il y a des condamnations, nous contestons ces condamnations, on fait appel, cet appel nous rend notre présemption d'innocence. ce qui m'a paraît être scandaleux et nous priver de notre droit au recours auquel tout citoyen a droit dans précisément un état de droit.
Et bien euh le fait de ne pas pouvoir faire appel de cette exécution provisoire qui s'applique d'ors et déjà et de manière préventive nous pose question et donc on a le droit de s'indigner de cela. Que se passera-t-il monsieur Pujadas si la cour d'appel cause le droit notre innocence et qu'elle confirme notre innocence. Moi je vais vous donner un exemple madame Barè qui est aujourd'hui députée du groupe d'Éric Sieti à l'Assemblée nationale qui est une députée de droite.
Il y a quelques années madame Barège elle a été condamnée dans des affaires de marché public comme maire de Montauan. Il y a une peine d'exécution provisoire. Il y a 2 ans de vie qui lui ont été rendu.
Sauf qu'au bout de 2 ans, elle a été totalement blanchie et totalement relaxée des faits qui lui ont été reprochés. Donc voyez bien là que ça pose des questions éminentes de droit. Quand le Premier ministre lui-même se dit troubler par cette décision, on peut pas ne rien dire.
Et donc nous, on est comme ça. On est connu pour notre sincérité, on est connu pour notre franchise. Et donc quand on aime, on le dit.
Et quand on sent qu'une décision est injuste, on le dit aussi. Alors revenons justement sur la phrase que vous avez évoqué, mais d'abord bon l'échéance maintenant, elle est 2026. été 2026, il y aura une décision en appel qui fait d'ailleurs que on y reviendra que l'exécution provisoire, elle est raccourcie puisquelle est maintenant on connaît le prochain délai donc c'est moins sévère que cela n'est apparu le soir même.
Euh est-ce que vous allez tenir est-ce que Marine Le Pen, est-ce que le parti RN va tenir la même ligne de défense ? Mais pourquoi est-ce qu'on changerait notre ligne de défense ? Ah ben je vais vous dire pourquoi.
Parce que vous dites qu'il s'agit d'un désaccord administratif sur la façon dont travaillent les assistants du Parlement européen. Euh moi j'entends bien qu'on peut en discuter mais il y a une loi qui fait que que qu'on va développer mais le tribunal dit que c'est un système organisé centralisé pour optimiser et dépenser de façon intégrale les enveloppes de 21000 € par assistant non d'un lien avec leur mandat européen mais pour le parti. Ça c'est la conception du Parlement européen, c'est la loi européenne.
Donc je comprends très bien qu'on puisse en discuter et que ce soit une question de fond. Je vais finir mais mais en même temps si que c'est la loi quand on est candidat à la présidentielle euh on la respecte a priori. Mais madame ça c'est un débat euh je veux bien qu'on fasse quelques en quelques secondes qu'on résume des mois de de procès et des années de de désaccord avec l'autorité judiciaire en l'occurrence avec le Parlement européen.
Mais mais vous savez bien que cette question des des assistants au Parlement européen et de la façon dont conçoit don le rôle du de l'assistant parlementaire européen est conçu par le Parlement européen pose des questions d'organisation qui sont multiples et qui sont complexes. Je veux dire Marine a souvent pris cet exemple. quand assistante parlementaire, quand vous téléphonez à son assistante parlementaire qui est dans son bureau au Parlement euh européen par exemple euh et que euh on lui et qu'on téléphone et qu'on dit "Bonjour, je voudrais parler à Marine Le Pen, mais vous voulez parler à Marine Le Pen, la députée européenne ou Marine Le Pen en l'occurrence à l'époque la présidente du Front National ?
Si on vous répond présidente du Front National, vous raccrochez. Vous voyez bien que tout ça pose des questions complexes. Ce que je veux dire, évidemment, j'imagine que pour les gens qui nous regardent ce soir, la question est éminemment complexe, mais juste, il y a pas d'emploi fictif.
Oui, il y a pas d'enrichissement personnel. Je dis que l'exécution provisoire, elle est, me semble-t-il, en démocratie dangereuse et c'est la raison pour laquelle nous allons proposer de la supprimer dans le droit français. Et voyez bien le malaise que ça provoque dans d'autres formations politiques parce que je vais vous dire quand vous discutez avec les responsables politiques, ils sont d'accord avec le fait que on est allé trop loin avec cette mesure qui paraît dans le cas d'espèce absolument ubuesque.
Je vais vous dire, je trouve personne personne à part monsieur Atal et madame Tondelier dans la vie politique dans le débat public chez les experts pour venir défendre cette décision. Pardon Rout ce que dit ce que veut dire Rout c'est que une faute non reconnue et ça veut dire qu'elle pourra se répéter. C'est ainsi que les juges ont raisonné.
Donc, allez-vous maintenir cette stratégie au risque d'encourir la même sanction ? Mais monsieur monsieur Bujadas, est-ce que vous avez, je sais que vous l'avez fait, regarder la façon dont a été motivée cette exécution provisoire qui ne tient pas debout une seule seconde. Mais justement, David donne le détail le détail.
On reproche à Marine Le Pen et aux personnes qui sont mis en cause dans cette affaire d'avoir multiplié les recours et de s'être défendu. Donc je veux dire, si on peut même pas se défendre et on peut même pas aller porter la voix de notre innocence et de notre sincérité dans l'instance qui est un tribunal, alors à ce moment-là, il faut supprimer le process et les procès de Moscou et en quelques heures, c'est réglé. C'est ça que je veux vous dire.
Ça en fait partie. Ça en fait partie. Mais il y a aussi le risque de récidive parce que la faute n'a pas été admise.
Mais mais parce que nous contestons la faute, est-ce qu'on a le droit mais alors contester les reproches qui nous sont fait ? Est-ce que à ce momentl je vais parler là vous me faites très peur quand même parce que j'ai le sentiment que qu'il y a une dérive et que on viole totalement les droits quand il s'agit de Marine Le Pen ou quand il s'agit du Rassemblement national. Non non, on fait notre métier de journaliste en posant les mêmes question.
Vous avez raison de faire mais je pense que vous devriez et je personne pour vous dire ça, vous inquiétez de la façon dont cette décision a été motivée. Je si vous avez de membres du conseil constitutionnel qui viennent vous dire que cette décision je cite n'est pas fondée en droit, c'est que peut-être on ne dit pas que des bêtises. Juste un mot, vous savez qu'il y a des procédures qui ont été engagées contre les autres partis, pas seulement contre vous, c'està-dire le Modem et même Jean-Luc Mélenchon.
Donc donc bon bien sûr vous vous avez évidemment vous vous vous traversez ce moment difficile mais euh la loi elle est elle s'applique à tous et il y a des procédures pour tout le monde. Monou pour les mêmes faits il a été relaxé hein. Alors le normalement le dossier est justement très intéressant parce qu'il est un peu moins lourd beaucoup moins lourd et c'est ce que dit en fait le tribunal.
Pas d'emploi fictif mais des contrats fictifs qui ont permis au parti de faire des économies. Il donne des exemples. Yan Le Pen, sœur de Marine Le Pen, officiellement assistante de Bruno Golnich alors qu'elle travaille à l'organisation des événements du parti.
D'autres qui sont gard du corps ou major d'hommes et qui sont pas vraiment assistant parlementaires. Donc c'est pas vraiment un désaccord administratif que relève le tribunal. Et là-dessus, on se demande si vous allez garder, vous redirez la même chose.
Donc c'est ça notre information ce soir. Et vous, vous avez dit à David Pujadas, nous sommes un duo. Est-ce que vous comme président du parti vous allez influer sur la ligne de défense ?
Vous allez participer à la au travail sur la ligne de défense ou bien ce sera la même, elle ne changera pas ? Moi, je suis président du Rassemblement national. Je ne suis pas mis en cause dans cette affaire.
Et donc quand j'interviens dans cette affaire, c'est pour porter la voie du Rassemblement national qu'ente sur le plan financier de mettre à mort par des des sanctions financières, ça ça a été un petit peu moins commenté, mais qui s'applique elle aussi de manière provisoire. Donc évidemment que je suis associé euh un peu moins sur le plan juridique parce que ce sont nos avocats, ce sont les avocats de Marine Le Pen et du Rassemblement national qui sont impliqués dans ce dossier. Mais de fait, n'étant pas concerné sur le plan juridique, j'interviens sur le plan politique et et par définition ce soir comme premier porte-parole du mouvement, comme président euh sur le plan médiatique.
Justement euh Oui. Vous avez parlé de dans l'exécution provisoire de ces risques de trouble à l'ordre public démocratique qui a été invoqué existe pas en droit mais qui a été inventé pour nous. Exactement.
Alors euh enfin qui est en tout cas est discuté et discutable et discuté. Alors justement alors ce que dit la présidente c'est qu'en fait un élu doit être exemplaire et que si un candidat à la présidentielle va en étant condamné en première instance mais donc présumé innocente. Donc c'est pour ça qu'il y a une discussion en même temps elle dit doit être exemplaire.
Et est-ce que et est-ce que vous personnellement vous personnellement Jordan Bardella, vous pensez pas qu'un candidat qui va aller à la présidentielle doit être exemplaire ? Et je voudrais vous citer le 19 novembre 2024, vous aviez dit "Ne pas avoir de cours d'adastation à son casier judiciaire est pour moi une règle numéro 1 lorsqu'on souhaite être un parlementaire de la République à force rien un candidat à la présidence." Non mais madame on est dans un état de droit oui ou non ?
Donc à partir du moment où vous faites appel, vous êtes présumé innocent. Et voyez bien là le lien, je veux dire, elle n'a même pas cherché à faire semblant la personne qui a pris cette décision, la magistrate, la juge qui a pris cette décision. Elle fait un lien direct entre ce jugement, entre ce dossier qui concerne le Parlement européen et l'élection présidentielle.
Je veux dire, je c'est quoi le trouble à l'ordre démocratique ? C'est quelle notion de droit ? Voyez bien que j'ai bien entendu mais je vous ai posé une question.
Je vous ai posé une question par rapport à votre déclaration. Est-ce qu'il faut avoir un un casier judiciaire vierge ? Est-ce qu'il faut être exemplaire quand on est candidat à l'élection suprême ?
Bien sûr qu'il faut être exemplaire. Est-ce qu'il faut avoir un casier judiciaire vierge ? Lorsque c'est qui l'avez dit.
Oui, je l'ai dit dans un contexte très clair pour rappeler notamment, je parlais évidemment en l'occurrence quand j'étactions législatives et j'ai indiqué et et nous l'assumons que nous demandons et nous demandions tout le temps à nos candidats qui candidatent aux élections départementales, aux élections municipales, aux élections législatives le casier judiciaire B2, c'est-à-dire des faits qui sont condamnables, me semble-t-il, au-delà de 5 ans de prison de prison ferme et et ça nous semble totalement totalement normal, Mais je veux dire encore une fois, voyez bien là que les faits sont beaucoup plus compliqués que de les résumer en quelques secondes. Et encore une fois, je veux dire à partir du moment où la magistrate fait le lien de manière très claire avec l'élection présidentielle, je veux dire ce dossier quand il est jugé en droit, on parle du Parlement européen, on parle d'assistant parlementaires, on parle d'un parti politique. Donc c'est un lien politique et c'est donc une motivation qui est une motivation morale et politique et non une motivation juridique. y compris dans l'audiencement alors y compris dans l'audiencement l'été 2026, c'est aussi pour éviter de percuter l'élection présidentielle.
Donc parfois c'est peut-être à votre désavantage, c'est comme ça que vous le vivez, parfois ça peut être à votre avantage l'appel. Mais oui, audiencé, il est audiencé en fonction du calendrier des présidentiel. permettra de démontrer notre bonne foi plutôt que prévue.
Et donc vous voyez bien que ça peut être aussi c'est ça vous permet en tout cas entre d'être entre en votre faveur. Enfin la question qu'on peut se poser, c'est pourquoi est-ce que de manière assez je dirais assez inédite le procureur et le président de la cour d'appel signe un communiqué commun pour donner une date de verdict à l'été 2026 et à la fois le temps très court que vous soulignez. vous avez raison de le souligner et il y a en même temps un horizon qui est donné très ne se fait quasiment jamais.
Ce qui veut donc dire non mais ce qui veut donc dire que et c'est la conviction personnelle c'est que ce jugement écrit avec les pieds a sans doute créé un trouble chez beaucoup de magistrats et chez beaucoup de spécialistes de l'autorité judiciaire. Et donc vous ne changerez rien à votre ligne de défense. Non merci.
Merci Route. Merci. François Langlais nous rejoint maintenant.
Bonsoir François prenez place. Vous avez un quart d'heure là encore on va enclencher le créneau. Alors vous nous parlez des soutiens qu'on peut considérer comme encombrant du Rassemblement national dans cette affaire.
Mais juste avant l'image sur laquelle vous souhaitez vous appuyer. Bonsoir Jordan Bard. L'image que j'ai retenue en effet, elle date de moins de 24 heures.
C'est celle du président Trump hier soir avec son grand tableau sur lequel il a présenté tous les taux des droits de douane qui frappent les partenaires commerciaux des Américains. Droits droits de douane très élevé, droit de douane injustifié. L'Europe est frappée à hauteur de 20 %.
Doit-on faut-il selon vous prendre des mesures de rétorsion contre l'Amérique ? Et si oui lesquelles ? Oui, bien sûr.
Je pense il faut sortir de la de la naïveté commerciale dans laquelle euh l'Union européenne et les nations européennes sont plongées depuis euh depuis plusieurs années. Euh la volonté de du président Trump euh c'est de faire en sorte que pour vendre aux États-Unis, pour vendre sur le marché américain, on produise en Europe. Euh ça aboutit et et vous avez raison de rappeler de produire aux États-Unis, pardonnez-moi, merci de me reprendre.
Euh pour vendre aux États-Unis, il faut produire aux États-Unis. Ce qui a abouti évidemment à cette liste qui est difficilement explicable d'ailleurs parce que beaucoup de spécialistes ont énormément de mal à donner les les montants. Il y a des non seulement le sentiment d'une méthode très brutale mais en plus des chiffres qui sont totalement altoires.
On a plus 10 % de droit de douane à l'Iran, 50 % de droit de douane à Saint-Pierre à Miclon. Je savais pas que la première puissance économique mondiale était menacée par quelques cagettes de homar qui sont exporté depuis depuis Saint-Pierre et Miclon. Mais euh d'abord la France est une victime collatérale euh puisque notre déficit à l'égard des États-Unis d'Amérique est de l'ordre de 4 milliards et et nous payons en réalité pour l'Allemagne et pour l'excédent budgétaire de la totalité de la zone euro et de l'Union européenne qui est de plus de 150 milliards à destination des États-Unis d'Amérique.
Euh moi la question que je pose pour faire qu'est-ce qu'il faut faire ? D'abord, je pense qu'il faut une repost commerciale parce que des droits de douane dans le monde de plus en plus dur sur les produits américain et dans le monde de plus en plus brutal dans lequel nous sommes plongés et dans lequel nous allons aller dans cette démondialisation qui remet en première ligne l'intérêt des nations, l'intérêt des peuples, la volonté très forte de certains dirigeants comme Trump de défendre l'intérêt de leur pays d'abord. Et je ne lui reproche pas de défendre l'intérêt de l'Amérique d'abord.
Je reproche au nôtre de ne pas défendre l'intérêt de la France, l'intérêt des Européens. Donc je pense qu'il faut une repost d'abord sur le plan commercial avec des droits de douane, pas des droits de douanes de bourrin mais des droits de douanes extrêmement ciblé et notamment parce que c'est bien le le l'excédent je dirais budgétaire américain sur le marché l'excédent commercial, c'est sur les services numériques et notamment sur les entreprises du numérique de manière les Amazon, les Microsoft. cas l'Union européenne a un excédent commercial sur les biens.
Elle a un déficit sur le plan des services numériques. Donc je pense qu'il faut d'abord des droits de douanes ciblés pour rééquilibrer l'attaque commerciale que nous subs. Ça veut dire quand même que vous frappez les consommateurs européens he qui vont voir le le le prix de ces services augmenter.
Deuxièmement, pardon, c'est une objection. Vous ne voulez pas répondre ? Non, je pense qu'il faut oui enfin je pense que les géants du numérique font des bénéfices records et que on ne peut pas se faire attaquer de manière brutale avec cette méthode sans riposter.
Donc à renchérir le prix pour les consommateurs, il faut faire ça intelligemment. Le protectionnis il doit être ciblé et on doit évidemment au plus du possible protéger l'intérêt des consommateurs et surtout l'intérêt des entreprises françaises et européennes. Mais j'aimerais dire une chose, vous az pas tout à fait répondu à François.
Je vais vous répondre. Les prix vont augmenter pour les consommateurs. Je vais vous répondre.
On aurait tort de considérer que le décrochage de l'économie française à l'égard des États-Unis d'Amérique, il est de la responsabilité de Donald Trump. Il est de la responsabilité là maintenant. Depuis 2008, il y a des écarts de richesse considérables qui se creusent entre l'économie américaine, l'économie française et les économies européenne.
Donc il y a évidemment une repost commerciale à déployer de manière intelligente, de manière tactique, mais il faut surtout permettre aux entrepreneurs français, aux chefs d'entreprise français, à ceux qui veulent investir innover en Europe, de pouvoir le faire. l'Union européenne, la France ne sont pas voué à devenir des économies de consommateur. doitevenir une terre de production et on doit déverrouiller raisonnablement toutes les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance prix de l'énergie le Green Deal les normes, les règles de concur si vous le voulez sur le terrain commercial dans un cas comme celui-ci est-ce que c'est pas finalement pas si mal d'être à plusieurs en Europe parce qu'on représente un marché qui est l'un des premiers du monde sinon le premier mondial justement dans l'opération de rétorsion bah on pèse plus lourd d'abord je crois que nos amis britannique s'en sortent beaucoup mieux dans la discussion commerciale.
Oui. Alors, avec les États-Unis, ils ont un rapport avec l'Amérique qui est histèmement euh si Donald Trump se permet de d'invoquer des quasi embargot parce que quand on parle de droit de douane à 200 % sur les vins et les spiritueux, on n pas dans protectionnisme, c'est une menace qui a été agitée. On n'est pas dans la menace d'un protectionnisme ciblé, on est dans la menace d'un embargot qui va ruiner nos fil.
Donc d'abord, moi je veux penser à nos chefs d'entreprise qui subissent depuis 10 ans la crise du Covid, la crise de l'énergie, l'inflation, les tensions géopolitiques et l'explosion des coûts des matières premières. Si Donald Trump se permet ce genre de de mesure brutal sur l'économie européenne et sur nos entreprises, c'est parce que l'Union européenne ne se fait plus respecter et queon est incapable aujourd'hui de discuter avec les grandes puissances de notre monde parce que loi de la France. C'est ce que vous nous dites.
Droit de douane. Bah écoutez, quand la présidente de la Commission européenne appelle immédiatement après l'élection de Trump et son arrivée au pouvoir à augmenter les achats de GNL américain, on peut pas dire que ça nous place dans une situation de rapport de force. Donc en réalité ces droits de douane, ils vont embêter l'Allemagne, ils vont embêter essentiellement beaucoup d'économies européennes.
La France sera un petit peu préservé. Maintenant, on sait, on connaît les filières, ce sont les vins et les spiritueux. Euh ce sont euh les services pharmaceutiques.
Donc on on sait quelles vont être les filières qui vont être ciblées. Il y a rien d'autre à faire au moment où on se parle que d'aller négocier, que de prendre un billet d'avion, que d'aller à la Maison Blanche et que d'aller discuter de puissance à puissance avec le président américain et d'être le porte-voie de nos filières. Je pense que la Commission européenne s extrêmement mal pris en assumant notamment, s'agissant du bourbon, de cibler délibérément les États républicains.
On peut pas dire qu'on s'y soit bien pris. Maintenant, la méthode de Trump, elle est brutale et et je veux dire, on ne peut pas vivre au crochet de l'Amérique. Il faut qu'on déverrouille les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur nos chefs d'entreprise.
En un mot, Jordan Bardella, l'Amérique de Trump am ennemie pour nous. Euh je je je pense qu'une grande puissance est à la fois euh et peut-être à la fois un partenaire, un concurrent et sur certains domaines un adversaire. Les États-Unis sont un allié historique de la France.
Maintenant, les États-Unis, ils ont fait un choix très clair. Ils ont élu un président américain et une administration qui va défendre les intérêts de l'Amérique. D'abord, je suis pas certain que les effets soient très bons pour les consommateurs américains, mais ça c'est un autre sujet.
Moi ce qui m'intéresse, c'est qu'on recrée les conditions de la croissance en France. Et c'est la raison pour laquelle je me bats notamment au Parlement européen contre le Green Deal, contre cette surchauffe réglementaire qui est inspirée de l'écologie punitive qui fait que aujourd'hui quand vous êtes un chef d'entreprise que vous voulez monter votre business en France, c'est un cauchemar fiscal et normatif. C'est pas c'est pas Bruxelles qui taxe les les produits français.
Françis, je vous prends un peu de temps. En l'occurrence puisque c'est la Commission européenne qui a la compétence commerciale. C'est vrai.
C'est pas elle qui impose les droits. Il y a 8 ans, Marine Le Pen s'était rendu à la Trump Tower. à à New York pour tenter de rencontrer Donald Trump aujourd'hui.
Est-ce que vous, président du Rassemblement national, vous le referiez ? Euh oui, bien sûr. Je pense que notre rôle aujourd'hui, la position dans laquelle nous sommes est une position qui nous place comme un parti de gouvernement qui a vocation à présider, à gouverner et à diriger la France.
Par conséquent, il est parfaitement naturel que nous entretenions des liens et que nous développions des liens avec toutes les grandes puissances de ce monde. Il y a quelques jours, je me suis rendu en Israël à l'invitation du gouvernement israélien et sur le plan sécuritaire, il est normal encore une fois que nous commencions dès maintenant à développer des liens avec des gouvernements du monde entier. Je veux dire, le problème de la France, c'est qu'on s'est fâché avec tout le monde.
Emmanuel Macron, il a affaibli considérablement la voix de la France en Europe, mais aussi sur la scène internationale. Et on voit bien là que la façon dont on est traité par les États-Unis d'Amérique vient de la dilution de la voix de la France dans l'Union européenne et dans une incapacité aujourd'hui de la présidente de la Commission à évidemment à protéger les intérêts européens. Donc je la France, elle doit redevenir souveraine.
On doit être capable de reprendre le leadership en Europe et nous demain et bien on se battra pour que la France reprenne son rôle de puissance fondatrice dans la construction européenne. Je ne suis pas pour une sortie de l'Union européenne mais je veux que la France puisse défendre ses intérêts. Je vais vous prendre un exemple très simple qui va parler à nos chefs d'entreprise, la question de l'énergie.
Il n'est pas normal que nous ayons une énergie qui est deux fois plus chère qu'aux États-Unis alors que la France a pendant très longtemps été une grande puissance nucléaire et que grâce au nucléaire libérer des règles européennes de fixation des prix de l'électricité complètement absurde qui fait que on vend aujourd'hui l'énergie en France nucléaire au prix où on vend le gaz en Allemagne. Je c'est c'est c'est complètement fou et je souhaite que la France puisse récupérer son avantage comparatif pour redonner de l'oxygène à nos chefs d'entreprise pour redonner de l'oxygène au ménage français et c'est à ce prix-là qu'on pourra réindustrialiser. Il faut qu'on redevienne un paradis énergétique.
Je reviens à la décision de justice de lundi dernier. On a vu dans la journée un un certain nombre de réactions justement à cette décision à l'étranger qui témoignait d'une solidarité avec Marine Le Pen. Victor Orban, premier ministre hongrois, prend quand même quelques libertés avec l'état de droit chez lui.
Vladimir Poutine qui envahit l'Ukraine, qui embasti ses opposants. Elon Muskut nazi, he vous-même vous avez critiqué ce salut similaire fait par Steve Bannon, Donald Trump bien sûr qui est quand même la figure centrale des émeutes du Capitol. Il manque que le chinois.
C'est c'est vraiment tous les affre Jojo et si on était dans un film de James Bond, on se dirait c'est le club du spectre quoi. Est-ce que vous assumez cette fraternité là ? Pardon, je pense que la question ne se pose pas en ces termes.
Ah c'est comme ça que je vous la pose. Oui. François Baou, François Xavier Benami, Laurent Vier, c'est cela dont je parle.
Oui. D'accord. Vous entendez tout à l'heure, vous les avez mentionné.
Vous pourriez citer, il se trouve que nous siégeons dans le même groupe que le premier ministre hongrois au sein du Parlement européen. Donc il est naturel que entre partenaires européens puisse Oui, mais oui, enfin pardon, j'ai pas de lien avec la Fédération de Russie mais quand la France passe son temps à donner des leçons de démocratie à la terre entière, je comprends que ça titile les régimes autoritaires que de voir que la leader de l'opposition est empêché de se présenter en France. Mais encore une fois, monsieur l'anglais, qu'est-ce qu'on aurait pas dit sur ce plateau ?
Si dans la Hongrie de Victor Orban, le leader de l'opposition qui est candidat à la succession de monsieur Orban et qui sera son adversaire lors des prochaines élections l'année prochaine était empêché de se présenter par une décision. Je pense que la Commission européenne aurait déjà envoyé les chars Russie. Pour vous, c'est une démocratie la Russie ?
Non. Non, je pense que la Russie est un régime autoritaire qui traite d'une manière brutale et violente ses opposants. On qualifie souvent la démocratie hongoise d'î libérale.
C'est d'ailleurs un terme que revendique lui-même Victor Orban. He, c'est l'un des de ses inventeurs. C'est un mot qui vous paraît bien décrire ce régime ?
Non mais je fais pas de je je ça c'est des termes si vous voulez qui sont utilisés par les experts. Je vous poser la question pour critiquer des régimes. Non mais pardon c'est des termes qui sont utilisés par les les experts pour critiquer des pays.
C'est lui-même pardon refuse. C'est Victor Orb. Par exemple la politique d'immigration qui est imposée par Bruxelles euh où l'on défend les valeurs, où l'on défend l'identité nationale.
Ces régimes sont considérés comme des régimes illibéraux. Vous avez cité des responsables politiques et des dirigeants internationaux qui ont apporté leur soutien à Marine Le Pen. On pourrait citer aussi madame Méloni qui d'ailleurs sur le plan économique est extrêmement intéressante à regarder.
Je crois s'agissant de l'excédent budgétaire primaire. L'Italie est le seul pays du G7 qui est en excédent en 2024. Et je me souviens qu'on a dit beaucoup de mal de madame Méloni lorsqu'elle a été élue.
On a dit attention ce sont les régimes libéraux, elle va remettre des murs, c'est le retour des barbelés. Bah, il se trouve que l'Italie sur le plan industriel ou sur le plan diplomatique se porte plutôt bien. Je vous posais la question autrement, si vous comparez la Hongrie et la France, est-ce que vous pensez que la démocratie française a des atouts différents, meilleurs que la Hongrie ou pas ?
Dans l'histoire, la France a toujours été une très grande démocratie et moi je combats pour qu'elle le reste. Voyez, je suis à la tête d'un parti politique qui a gagné les élections législatives. Euh 37 % des voix au second tour des élections législatives.
Encore une fois, il y a aucun parti dans aucune démocratie occidentale qui atteint ce résultat et qui s'est retrouvé écarté de tout. et le parti qui a fait 5 % les républicains s'est retrouvé à la tête du pays. Donc la France est une démocratie malade, abîmé où pour gouverner, il faut avoir perdu les élections, où on ferme des chaînes de télévision et où on neutralise sur le plan politique et judiciaire la favorite de l'élection présidentielle.
Donc, je considère effectivement que dans les circonstances dans lesquelles nous discutons ce soir, nous n'avons que très peu de leçon de démocratie à donner à ces régimes autoritaires que vous avez mentionné. Mais moi, je me bats pour que la France retrouve une certaine idée de la démocratie, qu'elle redevienne une démocratie complète et qu'on rétablisse les libertés, toutes les libertés dans notre pays. Justement, vous vous dites libéral au plan économique, on vous a entendu défendre ces idées-là.
Est-ce que vous l'êtes aussi ? sur le plan de la société. C'est-à-dire et bien je vais préciser ma question.
Est-ce que vous considérez par exemple que l'orientation sexuelle c'est un choix, une liberté personnelle qui doit être préservé, protégé par la société et et par le droit évidemment ou bien justement comme Poutine et Orban, vous considérez que bah l'homosexualité doit être mise au banc de la société. Pourquoi vous me posez cette question monsieur ? Parce que justement on parlait d'Orban et de de Poutine.
Ils en ont fait une une cible manifeste. Je ne suis pas pour interdire la G Pride par exemple qui a été interdite dans les pays que vous mentionnez. Vous avez tout à fait raison.
Victor Orban a dit "Je n'en veux plus chez moi." C'est quelque chose qui vous choque. Je ne je ne suis pas favorable à cette mesure en France.
Vous êtes contre ? Donc je pense que ces pays sont euh en tout cas les les partis politiques que vous avez mentionnés sont c'est vrai plus conservateurs euh que ne peutêtre la société française et que je ne peux l'être moi. Moi, vous voyez, je me bats pour protéger d'abord je me bats pour toutes les libertés et je me bats pour protéger tous les Français sans aucune distinction de race, d'origine, de sexe ou de religion.
Et ceux qui euh s'en prennent à des Français à raison, notamment de leur orientation sexuelle me trouveront toujours sur leur route parce que encore une fois, je défends tous les Français. La France est le pays des droits de l'homme et je me bat non seulement pour qu'elle le reste mais pour qu'elle le redevienne. Donc vous voyez quand même bien une différence entre la France et la Hongrie mais parce qu'il y a des différences je veux dire de société.
La Hongrie est un pays Non, là on parle pas tout à fait de ça. Si, parce que la Hongrie est un pays qui qui est plus de valeur qui est plus conservateur. Euh et moi ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est de voir des idéologies rétrogrades s'enraciner dans un certain nombre de territoires.
Je veux dire, pourquoi est-ce qu'il y a pas il y a plus deux homosexuels aujourd'hui qui peuvent se tenir la main dans certains quartiers de la scène Saint-Denis ? Bah parce que ils se sentent menacés par l'insécurité et sans doute menacés par le fondamentalisme islamiste. Donc voyez, moi j'ai toujours été très clair sur ces sujets et et encore une fois ceux qui dans notre pays par vision rétrograde de la société cherchent à s'en prendre, à intimider, à menacer, à exprimer des propos sexistes, homophobes, racistes, quel qu'il soit, je les combattrai toujours avec la plus grande fermeté et je ne fais pas de tri dans ces différentes catégories.
François vous demandait si la Russie pour vous était une démocratie, les États-Unis sont une grande démocratie. Est-elle selon vous en péril comme beaucoup le pensent ? Péril, c'est un peu beaucoup dire, mais en tout cas, est-ce qu'elle est menacée par certaines pratiques ? l'attitude vis-à-vis des cours de justice de Donald Trump ou de son administration, l'attitude vis-à-vis de certains médias, on pense à la société de presse parce que dans leur cartographie, ils n'ont pas respecté le désir de rebaptiser certaines zones géographiques.
Est-ce que pour vous, il y a un sujet là ? Je veux dire, les les Américains peuvent et je crois qu'ils l'ont fait, choisir librement leurs représentants, leurs élus, les juges et par-dessus tout le président le président américain. Si moi, j'ai un peu de mal à chaque fois que on a le sentiment que les peuples votent mal.
Voyez, si monsieur Biden, si madame Haris avait été élu, vous ne m'eriez pas posé la question. Donc je je dire, il faut respecter que dans toutes les démocraties occidentales, il y a un grand mouvement aujourd'hui populaire patriote de sursaut qui est en train de s'opérer. C'est un mouvement pour la défense de l'identité, c'est un mouvement pour la défense de certaines valeurs, c'est un mouvement pour la la défense, le retour de l'intérêt national, la défense des nôtres avant les autres.
Je revendique cette forme de bon sens et on a un peu le sentiment que les idées qui sont dominantes sur certains plateaux de télévision ne sont plus les idées majoritaires aujourd'hui dans le pays en France et et j'ai le sentiment que nous sommes aussi l'expression de ce courant patriote populaire et ce courant patriote et populaire que vous que vous appelez de vos vœux, il ne doit pas s'exprimer au détriment de l'état de droit des conseils constitutionnels et des cours suprêmes. Vous vous êtes d'accord avec ça ? Oui.
Non parce que je prolonge la question de mais j'ai l'impression qu'il y a plein de sous-entendus ou de d'accusations subliminal dans vos questions. Donc moi je vous réponds clairement. Donc posez-moi vos questions clairement et je vous répondrai clairement.
Mais tour pas autour du pot s'il vous plaît. Mais non c'était juste pour prolonger la question de David où on voit le président américain euh Mais vous me faites des allusions depuis en 10 ans ah non pas du tout. l'homosexualité quand même comme si il y avait des difficultés à répondre à vos questions.
Donc c'était des questions pures et simples et vous y avez d'ailleurs répondu de façon très claire. sur les États-Unis, vous vous entendez cette forme d'inquiétude qui s'exprime aux États-Unis même d'ailleurs, mais aussi en Europe sur la pratique de la séparation des pouvoirs par Donald Trump qui ne considère pas le contrepouvoir judiciaire, constitutionnel, le contrepouvoir de presse de la même manière que ses prédécesseurs donc je vous demandais si vous à titre personnel vous étiez aussi d'abord moi à titre personnel je j' la sociologie sur la démocratie américaine C'est pas mon c'est pas mon sujet. Voyz moi je j'essaie de de regarder ce qui se passe en France.
Comment on peut donner des leçons à qui que ce soit monsieur Pujadas quand on ferme en France la première chaîne de télévision de la TNT ? Quelle leçon de démocratie on peut donner quand on empêche la leader de l'opposition, la favorite de la présidentielle qui est donnée à 37 % de se présenter à une élection. Mais quelle quelle leçon de démocratie on va désormais pouvoir être en capacité de donner à des régimes autoritaires partout dans le monde ?
Enfin, je veux dire, on peut se regarder quand même avant avant d'aller donner des leçons de de de moral, des leçons de droits de l'homme, des leçons de liberté, des leçons de démocratie aux autres. Regardez ce qui se passe dans notre pays. Je veux dire, on fait 37 % des voies à une élection, on peut pas gouverner.
Alors, on a tous les autres partis politiques qui se mettent autour de la table et nous on arrive premier, on a rien, vous arrivez dernier, vous avez tous les pouvoirs. Enfin, je c'est ça qui devrait vous interpeller si vous êtes comme moi, un amoureux de la démocratie, de la démocratie pleine, complète et intégrale. Non, mais on a aussi posé toutes les questions ici sur les attendus de ce jugement et on en a souligné certains aspects.
Mais comme c'est la troisième fois que vous y faites allusion, nous on n pas l'habitude ici de parler des confrères, quoi qu'on pense de C8 ? Il y a une autorité indépendante qui s'appelle l'ARCOM et qui a appliqué des règles parce que les fréquences sont un bien public, les fréquences de la TNT et qui estiment que cette chaîne n'ayant pas respecté à plusieurs reprises les avertissements puis les amendes, ça a mené à cette sanction là. Est-ce que ça signifie que de même que la justice euh vous paraît parfois être auain de juge rouge comme vous l'avez dit, vous estimez que l'Arcom n'est pas une autorité indépendante qui mérite le respect ?
Mais monsieur Pugelas, il y a il y a combien de de d'éditorialistes, de spécialistes qui partagent mes idées sur le plateau de France Interre ou de C'est à vous ? Parce que il se trouve qu'on en voit pas beaucoup, vous voyez. Et ce qui dérange avec Ces H8 en l'occurrence, c'est que Ces H8 a réintégré un peu de pluralisme dans le débat politique et dans le débat public.
Non, c'est l'interprétation de beaucoup de Français qu'on mettent des amendes, qu'on sanctionne quand parfois il peut y avoir des propos qui vont trop loin. C'est le jeu de la démocratie, c'est le jeu de l'autorité de régulation. Mais qu'on décide de fermer une chaîne de télévision dans un pays comme le nôtre, ça me choque, même si elle ne respecte pas ses obligations.
Mais des encore une fois, c'est pas une question d'opinion. Et quoi qu'on pense de ces h on peut des obligations de quoi ? Bah en l'occurrence de dignité de la personne.
Vous connaissez les affaires qui ont été reprochées, les insultes, on va pas se lancer dans un débat là-dessus. Ce que je veux dire, c'est que ça ne concerne pas le spectre des opinions politiques. C'était plus sur des comportements.
Monsieur Pujada, ça me choque. On n'est pas en Russie. Pourquoi est-ce qu'on on a peur de d'une chaîne de télévision, une démocratie qui ferme une chaîne de télévision, une démocratie qui empêche une candidate de se présenter.
C'est une démocratie qui est bien fébrile. C'est une démocratie qui est bien fragile. Ça ne devrait pas faire partie des sanctions possibles de com.
Mais qu' ait des sanctions. C'est un fait qu'on ferme la chaîne de télévision, qu'on jette des dizaines de personnes au chômage, qu'on fasse payer peut-être à l'intégralité du d'une chaîne ce qu'on peut considérer des propos qui peuvent ne pas être convenables, qui font l'objet de discussion, de réprimande, de sanctions. Allez, à la rigueur, pourquoi pas, parlons-en.
Mais est-ce que vous pensez qu'en fermant une chaîne de télévision ou qu'en empêchant une candidate de se présenter à éélection présidentielle, est-ce que vous pensez que vous allez éteindre les idées ou le pluralisme qu'il ou qu'elle porte ? Moi je vais vous dire et concerne, il était pas question. C'est un message que je dis au senseurs.
D'abord à mes opposants politiques, à certains qui se réjouissent de ce qui est en train de nous arriver. Ne sourez pas trop vite parce que demain ce sera votre tour. Et quand on se bat pour nos droits, on se bat aussi pour les vôtres. et à ceux qui euh aux senseurs aux professionnels de la censure qui appellent à fermer des chaînes de télévision, à interdire des mouvements politiques.
Voyez sur la chaîne en question, il se trouve que l'autre jour, j'ai eu un affrontement très dur avec un chroniqueur qui lui militait pour supprimer, pour interdire le Rassemblement national. On peut je peux répondre sur le fond à ce type d'argumentation, mais je veux dire quand on on tue un mouvement politique, quand on tue une incarnation politique, on ne tue pas ces idées. Et donc je dis au senseurs, ce que vous appelez à fermer, ce que vous appelez à boycotter, ce que vous appelez à interdire, en réalité a sans doute l'effet contraire sur l'opinion.
Merci François. Merci monsieur l'anglais. On se dirige vers la conclusion de cette émission.
Donc d'abord le moment est venu de dévoiler les réponses à la 3e question. de euh notre sondage notre sondage Toluna avec Haris Interactive et la question vous concernait directement Jordan Bardella. La question était celle-ci : "Diriez-vous que Jordan Bardella ferait un bon président de la République pour 2027 ?
Oui, 43 % non 57 %." La question avait été posée exactement dans les mêmes termes il y a 1 an par le même institut. c'était 40 % donc on est passé de 40 à 43 plus 3 points.
Lorsque cette question est posée concernant Marine Le Pen, c'est à peu près le même chiffre qui est évoqué. Autrement dit, pour les Français et on peut l'imaginer pour une grande partie des sympathisants du Rassemblement national qui doivent se retrouver dans ces 43, vous incarnez un tout aussi bon présidentiable que Marine Le Pen. Quelle conclusion en tirez-vous ?
C'est difficile de réagir à à ce type de à ce type de sondage parce que il y a pire. Oui, il y a pire. Mais je vais vous dire que ce soit pour la fonction que vous avez mentionné ou pour toute autre fonction, moi je me bats pour que nous arrivions au pouvoir et donc je sais la responsabilité que nous avons sur les épaules que vous avez.
Je sais mais que j'ai que que Marine a et que le que nos cadres que nos députés ont et je sais qu'on incarne pour des millions de Français. la possibilité que ça aille mieux dans leur quotidien et la possibilité de de faire en sorte que la France reste la France et qu'elle redevienne la grande nation, la grande démocratie qu'elle a toujours été. Donc je je mesure le poids de la confiance de ces millions de Français qui est aujourd'hui sur nos épaulle et que ce soit sous cette forme ou sous une autre, avec Marine, nous allons nous battre pour que le combat que nous menons depuis des années puisse permettre à la France et aux Français d'aller mieux demain.
L'autre enseignement euh évidemment on peut pas ne pas le noter, c'est que d'une certaine manière les Français ont dans l'idée que Marine Le Pen ou Jordan Bardella, un candidat du Rassemblement national, c'est d'abord un candidat du Rassemblement national. Autrement dit, c'est un peu comme si la page pouvait être tournée et que ça pourrait être votre tour. Et pour l'instant, la page, elle n'est pas tournée, monsieur Pujadas.
Et ça rejoint la question que vous m'avez posé au début de cette émission. Moi, je me suis engagé en en politique d'ailleurs le lendemain d'une émission que vous animiez sur le service public au début de l'année 2012 pour Marine Le Pen. Je me suis engagé pour elle.
C'est elle qui m'a donné l'opportunité de faire de la politique et les Français qui nous regardent ce soir savent parfaitement que que j'ai une dette à son égard. Et donc c'est elle qui entre ses mains détient les clés de de l'avenir pour nous mais pour notre famille politique et pour les millions de Français qui aujourd'hui croient en nous et qui je le crois sont peut-être encore plus nombreux à à croire en nous compte tenu de de l'injustice que provoque cette décision dans le pays. Donc voilà, moi je suis à ses côtés, je serai à ses côtés.
La politique est d'abord une affaire d'affection et de reconnaissance. On peut pas dire queon soit noyé ces dernières années sous les exemples innombrables de fidélité, de loyauté, de respect à l'égard de la parole donnée, à l'égard des Français, à l'égard de ceux qui ont pu nous faire confiance. Mais je crois qu'on est différent et je pense sincèrement que si on en est là où on en est aujourd'hui, quand il y a une une désaffection majeure des Français pour la politique dans son ensemble mais qu'on est à des à des taux qui sont effectivement très hauts, c'est parce que sans doute il y a beaucoup de gens qui pensent qu'on n'est pas comme les autres et qu'on est différent des autres. cette différence nous nous l'assumons, nous la revendiquons.
Et et ceux qui pensent et je je le dis très très sincèrement et et très solennellement, ceux qui pensent que ça peut un jour mal se passer entre Marine et moi ne connaissent pas la nature profonde de notre confiance et de notre du tandème que que nous formons. Je je un peu grandiloquant de dire je lui dois tout mais sans Marine Le Pen, je ne serai pas devant vous ce soir et et je suis un un homme bien élevé grâce aux valeurs et et à l'éducation que m'ont m'ont transmis mes parents et et cette cette loyauté c'est un ça fait partie de mes valeurs parce que être loyal à l'égard de Marine c'est aussi demain être loyal à l'égard des Français. Merci beaucoup Jordan Bard d'avoir été notre invité ce soir.
Jordan Bardella