BRANCO/BOULO : PEUT-ON RADICALEMENT CHANGER LE SYSTEME ?
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 47 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous en avez entendu parler des appels au retour des gilets jaunes ?
- 0:38OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la mobilisation sociale actuelle ?
- 3:10RelanceRéponse partielle
Comment voyez-vous la stratégie des influenceurs dans ces mobilisations ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Quelles sont les difficultés pour créer un parti politique aujourd'hui ?
- 8:20RelanceRéponse directe
Pourquoi Praxis ? Comment dépassez-vous les verrous administratifs ?
- 12:17OuverteRéponse directe
Quels consensus émergent sur votre plateforme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Ran BrancoFait
« Moi ça me fait penser à ce qui s'était passé en septembre 2025 où il y avait eu le 11 ou 12 septembre un appel à une grande mobilisation sociale. »
- 1:18Ran BrancoFait
« Les convocations comme celle-ci, surtout lorsqu'elles viennent plutôt d'influenceur, ce qui était pas le cas au moment des gilets jaunes. »
- 1:56François BoulotFait
« Les gens sont exaspérés évidemment plus que jamais puisque la situation bah empirée mais dans des proportions considérables depuis les gilets jaunes en fait. »
- 2:37François BoulotFait
« Les gilets jaunes, tous ceux qui se sont mobilisés, ils savent le prix qu'ils ont payé à l'époque hein. les yeux, les mains, les gardes à vue, les amendes, enfin bref, il y avait une répression énorme. »
- 4:33Ran BrancoFait
« On a enfin réussi à avoir un mandataire financier. Je pense que la Banque de France va nous répondre aujourd'hui ou demain. »
- 5:49Ran BrancoFait
« On en a 20, vous voyez, mais on le fait sérieusement. »
- 11:41François BoulotFait
« L'interdiction du pantouflage des haut fonctionnaires, tout le monde est d'accord en fait avec ça. Renationaliser les autoroutes, tout le monde est d'accord. »
- 12:54François BoulotFait
« Cédric E, ancien ministre ou secrétaire d'État, est devenu millionnaire en investissant quelques centaines d'euros dans une entreprise qui a récupéré plein de marchés publics. »
- 14:15François BoulotPromesse
« On propose le référendum à 6 mois après l'élection. C'est on purge d'abord les médias et ensuite ce qui permet d'avoir un vrai débat. »
- 56:31Fait
« Les médias mainstream sont en train de perdre totalement leur influence. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous et bienvenue. Voici le temps attendu débat entre Ran Branco. Bonjour. Bonjour. Et François Boulot. Bonjour. Bonjour. Alors tous les deux évidemment vous êtes déjà échangés sur les réseaux sociaux. C'est la première fois que vous allez débattre. Donc merci d'avoir choisi le monde moderne pour pour ce débat là. Et avant de de commencer, je voulais voir avec vous puisqueon parle beaucoup en ce moment du retour des gilets jaunes. De jeunes tiktokeurs se sont dit "Mais moi, j'ai pas connu les ronds-points, j'étais trop petit." Le 17 octobre, apparemment, les gilets jaunes reviennent. Est-ce que vous en avez entendu parler puisque tous les deux vous êtes des figures de ce mouvement ? Euh, est-ce que vous avez eu des relais ? Est-ce que vous en savez un peu plus
que cet appel et ce que en disent les médias mainstream qui pour la première fois parlent des gilets jaunes en disant tiens, ils reviennent ? Moi ça me fait penser à ce qui s'était passé en septembre 2025 où il y avait eu le 11 ou 12 septembre un appel à une grande mobilisation sociale. Et en réalité ce qui s'était passé avec les avec les gilets jaunes, c'est pas quelque chose qui a été déclenché. Ça a été une accumulation assez non organisée sur l'ensemble du territoire. Il y a il y a un philosophe français qui est assez génial qui s'appelle Gill Deus qui parle de risomatique. C'estàd qu'à un moment donné il y a des réseaux qui se connectent sans qu'il y ait un grand maître d'œuvre. Et donc les convocations comme celle-ci, surtout lorsqu'elles viennent plutôt d'influenceur, ce qui
était pas le cas au moment des gilets jaunes. Moment des gilets jaunes, c'est vraiment des citoyens qui vont sur les rondpoint et qui et qui à un moment donné n'en pouvaient tellement plus que ils se filment dans leur camion mais sans l'intention de faire de l'audience, sans être sans être déjà en fait, ils s'adressent à leurs proches au début et c'est ensuite seulement parce que tout le monde est à peu près aligné pour reprendre les termes de de l'intelligence artificielle que ça que ça a pris. Donc je crois pas à la convocation un jour J. Hm hm. Euh ce qui est certain, c'est que le système est en train de craquer. Ça ça on va en parler. François, oui, ben je rejoins assez euh cette analyse. Je pense que les gens sont moi j'ai fait un petit sondage sur ma page
Facebook euh et ce qui en ressortait c'est que les gens sont exaspérés évidemment plus que jamais puisque la situation bah empirée mais dans des proportions considérables depuis les gilets jaunes en fait évidemment. Euh mais simplement bah les gilets jaunes, tous ceux qui se sont mobilisés, ils savent le prix qu'ils ont payé à l'époque hein. les yeux, les mains, les gardes à vue, les amendes, enfin bref, il y avait une répression énorme. Non, exactement ex et puis il y a eu des divorces, enfin il y a eu tellement de situations en fait éprouvantes pour les gilets jaunes que moi je pense que c'est des têtes dures et c'est des gens qui ressortiront au moment où il faudra ressortir mais ils le feront quand on pourra gagner et donc ça veut dire que pour gagner le rapport de force faut
qu'il y ait d'autres gens en fait c'est ce que les gens ont attendu désespérément les gilets jaunes à l'époque c'était que d'autres points de la société les rejoignent donc je les vois pas en tout cas c'est ce qui ressortait des messages ils vont pas ressortir les premiers ils vont attendre qu'il y ait d'autres point de la société qui qui se mettent en mouvement. Et du coup là effectivement, je sais pas si on peut convoquer comme ça, je suis assez d'accord avec la remarque c'est qui été dite paran que les là c'est des influenceurs, des jeunes influenceurs qui cherchent un peu à faire des vues et cetera. Bon voilà qui sont dans une une cette logique là. Alors qu'à l'époque en fait c'était bah Jacqueline Mourau notamment mais qui était tout seul dans son salon qui avait
fait une vidéo qui s'attendait pas à ce que elle expose, elle fasse des millions de vues. Donc on est dans une logique différente et il faut dire qu'il y a une campagne présidentielle qui a déjà commencé et je pense que enfin j'ai du mal à voir moi à titre personnel qui a une mobilisation d'une très grande ampleur alors que beaucoup de gens vont se dire attends il y a peut-être un espoir que ça change là en 2027 j'ai juste un petit bulletin à mettre dans une onde ça va pas me coûter très cher moi je pense que ça changera rien mais je pense qu'il y a quand même beaucoup de gens qui peuvent avoir l'espoir. Alors justement c'est là le débat justement on est en année présidentielle et c'est deux stratégies différentes. Ran Branco 2027 donc le choix d'avoir lancé un mouvement les
ruches de se présenter. On va en parler les 500 signatures, la difficulté d'avoir un compte bancaire, un compte de campagne et cetera et de l'autre côté la démocratie directe. L'idée de dire il faut qu'on arrive aussi à contourner le système à faire autrement. ces deux visions des des choses qui sont au cœur de la tension démocratique parce que c'est vrai que quand on s'attaque comme ça au soleil directement à savoir Jupiter et pleine face, on voit tout de suite que c'est un système qui tient normalement dans un entre soi assez confortable. Euh vous avez posté récemment euh Ran Brancou sur les difficultés de la création d'un parti et de l'acceptation par les banques et cetera. Vous en êtes où aujourd'hui ? Oui. Alors, on a on a enfin réussi à avoir un mandataire financier. Je pense
que la Banque de France va nous répondre aujourd'hui ou demain. J'attends qu'il me qu'il me rappelle. Mais donc la Banque de France déjà n'intervient que quand les banques vous ont refusé, n'ont pas un prêt, l'ouverture d'un compte. C'estàd qu'on on rentre dans ces dynamiques euh et moi, j'ai toujours prêché par l'expérience, c'est-à-dire que j'ai toujours été un grand naïf à la fois dans mes relations humaines et politiquement. Et j'ai toujours essayé des choses et c'est à partir de des échecs, des insuffisances ou ou du réel auquel j'étais confronté. que j'en tiré des conclusions. Quand j'ai rencontré Xavier Niel, euh je me souviens, je l'avais écrit euh euh un peu naïvement, un peu de façon provoquante, j'avais mis un mail qui s'appelait 18 + 2 euh qui
étaient nos deux notes respectives voir en fil au bac. Je je vous laisse deviner qui a eu quoi. Et euh et l'idée c'était et j'avais proposé d'être précepteur de de ses enfants en lui disant de toute façon, vous êtes le nouveau maître du monde, donc autant que vos enfants soient bien éduqués vu qu'ils vont hériter d'une fortune complètement délirante. Donc ce jeu en fait avec le avec avec le pouvoir en place, il il est nécessaire parce que ça nous permet de de ne pas être dans une représentation fantasmée des difficultés auxquelles on est confronté ou pas. Vous voyez, c'est on teste les limites et à partir de là, on en déduit. combat. Ça veut dire que si on adopte cette démarche, on va pouvoir aller jusque là. Si on essaie par exemple les 500 signatures, vous pensez les avoir ?
Bah donc on en a 20, vous voyez, mais on le fait sérieusement. C'est-à-dire qu'on comment dire ? On on s'enferme pas d'avance dans un discours victimaire en disant c'est injuste, c'est insupportable. N on le fait vraiment sérieusement comme si c'était possible. Est-ce que est-ce que il y aura un miracle ? Est-ce que ce sera nécessaire qu'il y ait un miracle ? Est-ce qu'à un moment donné les choses vont se débloquer ? Ça, on verra d'ici 2027. J'ai je me suis organisé de façon avoir le privilège entre guillemets de pouvoir mener cette aventure. On a créé ce mouvement collectif avec les ruches françaises où 30000 personnes inscrite initialement et où on essaie de de aussi de découvrir la un peu et je finirai là-dessus les le comment dépasser la difficulté qu'on a connu pendant les
gilets jaunes. C'est-à-dire on ne se connaissait pas donc nécessairement c'est très difficile de se faire confiance et quand on a du mal à se faire confiance c'est très difficile d'aller au-delà du cadre qu'on s'est initialement fixé. En l'occurrence, c'était les les manifestations dans les centres-villes et les ronds-points. Mais mais la situation à laquelle on s'est trouvé quand on aurait pu éventuellement rentrer à l'Élysée ou quand ils sont rentrés dans dans le siège du porte-parolat du gouvernement, c'était qu'est-ce qu'on a vraiment de commun ensemble entre royalistes, anarchistes, gens de gauche classique ou personnes qui ont jamais été encarté qui ont pas vraiment d'idée politique qui fasse qu'on ait la légitimité et qui lesquels d'entre nous en fait on on sent comme
étant prêt à à bah à provoquer une transition, à mettre en place des outils de démocratie directe comme le RIC et cetera et on avait pas ça, on avait pas ça. Donc on quand moi j'étais là quand ils sont rentrés dans le dans le porte-parola de Benjamin Grigot par hasard, ils sont rentrés duré le transpalette qui qui craque la porte et après on s'est passé mais ça a duré moins d'une minute. C'estàd qu'en fait ils sont repartis en courant et on a tous commencé à courir moi y compris avec ma sœur alors qu'on avait rien fait parce qu'on savait très bien que bah voilà enfin qu'il allait se passer ce que vous décriviez tout à l'heure. Donc donc la question c'est comment est-ce qu'on essaie de faire mûir des liens humains parce qu'on la politique c'est vraiment une c'est pas
il y a beaucoup de gens qui ont un fétichisme de la norme qui pensent que c'est par la règle que tout va changer et en réalité le pouvoir il est toujours exercé par des personnes et des êtres humains et et et donc il y a pas que la sphère représentative enfin c'est pas c'est pas que l'image qui fait que c'est aussi le la chair humaine et à un moment donné bah il faut qu'on se rencontre auprès même expérience des gilets jaunes François mais une conclusion différente, le fait de dire là aussi il faut rassembler les gens mais sur une plateforme enfin sur le le principe de la démocratie directe praxis en l'occurrence. On en est où là suris ? Bah alors d'abord c'est pourquoi Praxis ? effectivement le constat de l'impasse mais je pense que vous êtes en train de
faire de l'impasse des élections mais non mais c'est disons qu'en tout cas le message est dans ce sensl parce que là vous parlez des verrous administratifs bancaires et cetera et puis moi ce que j'avais vu en fait je m'étais appuyé notamment sur l'expérience de François Aselino de 2017 c'est qu'il a réussi à passer tous ses verrou jusqu'au 500 pèrinages il fait beaucoup de vues déjà à l'époque quand même sur YouTube et au final il fait moins de 1 % à l'action prudentielle c'estd que pour moi le verou le plus bloquant de tous, c'est les médias, les sondages. En fait, c'est eux qui fabriquent les candidats, les candidats en capacité, en position de de gagner. Et donc, on voit bien en gros que ceux qui ont gagné une présidentielle, à chaque fois c'était les représentants des grands partis
politiques ou Emmanuel Macron. Bah oui, Emmanuel Macron parce qu'il a eu un petit vent dans le dos médiatique. Pourquoi ? Parce qu'il avait le soutien. Bon, vous avez dég, en large et en travers. Donc on sait très bien qu'il faut avoir des réseaux extrêmement puissants pour pouvoir gagner une présidentielle. Et donc moi, je je suis parti de ce constat là qui à mon est une impasse politique actuellement. du constat que on arrive au bout de toute façon d'un système parce que vraisemblablement il y aura pas de majorité à l'Assemblée nationale qui se dégagera en 2027 parce qu'en fait on arrive au bout, les gens n'en peuvent plus, ils veulent une alternative mais électoralement ça n'arrive plus à trouver de déboucher parce qu'on a trois grands espaces politiques là qui se
constituaient entre le Rassembl national, la France insoumise et ce bloc central qui est en état de mort cérébrale mais qui continue à être maintenu en vie parce qu'en fait bah il y a beaucoup de de personnes âgées dans l'électorat et que bah ces personnes-là, elles continuent à avoir très peur des extrêmes. Donc elles continuent à voter pour le bloc central. Et donc le problème c'est que tout ça est en train de créer un débat public en fait extrêmement polarisé où les gens se balancent des anathèmes à la figure où les les positions aussi les clivages idéologiques sont de plus en plus marqués. Je dire, il y a les uns s'insultent de racistes et de fascistes, les autres répondent par islamogauchistes et je sais pas quoi. Enfin et en fait la question c'était mais comment on fait pour s'unir à
nouveau comme on avait réussi au moment des gilets jaunes justement ? Il y a François Holland qui sort un bouquin une je suis pas sûr qu'il soit en position de d'unir les gens. justement parce que cette thématique de l'union, elle est quand même très liée au bloc centristo qui dit soyez tous ou Emmanuel Macron qui dit il faut qu'on tienne tous parce qu'il y a les Russes enfin c'est un peu l'entourloupe de dire pourquoi on devrait être uniffement nombreux pour faire mais parce que oui mais la question c'est on s'unit qui qui doit s'unir et sur quelle ligne de fracture ? Évidemment nous avec Praxis la ligne elle est assumée. C'estàdire que c'est essayer d'unir le peuple contre les élites entre guillemets, contre les puissants qui tiennent le pouvoir qui verrouillent tout. Et euh l'idée c'est
de dire arrêtons de nous diviser entre nous. Et donc le le concept central euh avec Praxis c'est faisons émerger les consensus. En fait là on a c'est en fait quand on y pense 2 secondes c'est absolument fou. On a focalisé tout le champ politique autour des élections donc d'une compétition avec des partis où structurellement voilà structurellement ils ont intérêt à se distinguer les uns des autres pour gagner la compétition donc à mettre en exerg leur désaccords. Et donc bah ces désaccords là on les retrouve dans la population. Il y a aucun espace où on fait émerger et on rend visible les consensus qui existent dans la société. Et moi je je tiens pour établi qu'il y a en fait des consensus, des sujets sur lesquels on est absolument quasiment tous d'accord et pas des petits sujets.
Et donc on a pour donner des exemples sur la plateforme de vote de Praxis, on a lancé des votes, on a quand même plusieurs milliers de votes, on est à 4 5 6 7000 votes par par question. L'interdiction du pantouflage des haut fonctionnaires, tout le monde est d'accord en fait avec ça. Renationaliser les autoroutes, tout le monde est d'accord. le référendum révocatoire pour le président de la République, tout le monde est d'accord. Conditionner les aides publiques aux entreprises, à de l'emploi et de l'investissement, juste au moins demander une contrepartie à tout l'argent dont on inonde les grandes entreprises chaque année. Bah, tout le monde est d'accord. Et en fait, l'idée c'est mais faisons émerger tout ça et faisons pression ensuite en étant le nombre, en constituant le nombre pour
imposer ces mesuresl. Justement, il y a le nombre, il y a la question des médias euh qui jouent le jeu de ce bloc central et il y a après les les figures, les les têtes brûlées, les Spus qui vont se lancer dans l'aventure. Là, récemment, Rwan Branco, vous avez attaqué frontalement Arthur Mench et Mistral pour ce qui s'apparente quand même à une affaire qui ressemble à de la corruption, c'est-à-dire comment Cédric E, ancien ministre ou secrétaire d'État, est devenu millionnaire en investissant quelques centaines d'euros dans une entreprise qui a récupéré plein de marchés publics. On a eu le cas de Jari aussi, ministre des transports dans l'hydrogène mais aussi Bruno Lemer qui est passé par la carte puce à un moment donné d'ailleurs qui est investisseur de mistral derrière qui est aussi
investisseur de mistral au côté de d'autres figures connues. Euh et et visiblement ça c'est c'est pareil, c'est un sujet donc on est d'accord, on en a marre de cette c'est plus du plan toufflage, appelons ça de la corruption parce que c'est vraiment un plan à chat un chat. Malheureusement, on voit les médias qui sont là pour débunker, expliquer que c'est pas possible que alors je sais pas quel a été le mot utilisé petite frappe par Arthur Mench. Euh bon, c'est quand même un vrai sujet euh derrière ce ce phénomène ou c'est pour ça moi je pense que enfin ces idées qui font consensus c'était de toute façon c'était le point de départ de notre de notre démarche. C'estàd on on à partir du constat que j'avais fait sur les gilets jaunes, la question que je m'étais posé c'est justement quelles
étaient les idées qui faisaient que quel que soit notre bord idéologique de départ on était d'accord et c'est la base d'abord d'un texte que j'avais appelé à battre l'ennemi. Alors qui est pas consensuel comme titre mais dans l'idée c'était justement de de partir de là et de définir aussi l'adversaire comme étant une possibilité de se définir en positif et ensuite à partir de là la démarche le mouvement qu'on a généré. Euh aujourd'hui, on a 825 propositions. Donc c'est sûr que elles font pas toutes consensus dans l'ensemble de la société française, mais le point de départ, le socle, le ricos d'un typiquement pour faire consensus sur la question de l'Europe qui en même temps est une question d'urgence vitale. Donc on n pas le temps de générer un consensus à 90 % de l'opinion pour et
bien du coup nous on propose le référendum à 6 mois après l'élection. c'est on purge d'abord les médias et ensuite ce qui permet d'avoir un vrai débat pas pas des pas pas des des choses instrumentalisées et ensuite on propose au français de se déterminer sur donc on est quand même dans une dynamique de cet ordre là et sur mench c'est intéressant que vous y reveniez parce que je pense que beaucoup de gens n'ont pas le temps de s'intéresser à ces questions d'intelligence artificielle donc il y a il y a le la question du scandale politique vous avez parlé de enfin économique vous vous avez parlé de quelques centaines d'investiss d'euros d'investissement non 170 € d'investissement même pas plusieurs centaines pour 90 millions d'euros. Il a fait 510000 fois sa mise en 5 ans. Je veux dire Warren
Buffett peut aller peut aller s'enterrer. Cédricot je veux dire un gars qui qui qui sort d'un classement moyen d'Esc qui a qui a été directeur des de la campagne aucantonale de de Benjamin Griot qui se fait recruter chez Safran grâce à ça pendant 3 ans et qui n'a rien fait de sa vie. Et qu'est-ce qu'il a fait Cédric ? il a offert à ces trois brillants ingénieurs parce qu'il faut dire ce qui est Arthur Mench et les deux personnages qui il a créé la boîte Mistral sont des gars qui dans la silicone valet notamment dans un un laboratoire qui qui avait été créé par Yann Lequin dont on commence à entendre parler parce qu'il essaie de créer une un modèle alternatif au LLN avec du financement de méta de Zuckerberg était des chercheurs de très haut niveau dans dans l'intelligence
artificielle. Ils ont publié des articles, cités des milliers de fois et cetera et en fait ils sont partis avec la caisse, c'està-dire ils ont bossé avec MTA, donc Facebook au moment où ils étaient en train de créer leur intelligence artificielle et ils se barrent avec les clés et ils viennent en France et ils disent à tout le monde, "On sait comment créer un LM, on est brillant, on a fait Polytechnique, je sais pas quoi, donnez-nous des centaines de millions d'euros." Donc au départ, c'est plutôt bien côté, c'est ça un côté défense de souveraineté française, on peut comprendre la démarche. Et donc là, ils arrivent à séduire par ailleurs Mench et le neveu de Laurent Alexandre ce qui à mon avis ne n'a pas dû être un empêchement au moment de de convaincre
la Macronie de le suivre. Mais ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont littéralement acheter ce ce ministre de l'économie pour lui ouvrir les portes de toutes les autorités françaises et euh et passer toutes les contraintes régulatrices. Et là donc là, on a ce gars qui a aujourd'hui l'équivalent de 90 millions d'euros en en valorisation, mais surtout Mistral euh propose fait croire qu'il pourrait concurrencer Meta et aujourd'hui les autres modèles Cloud Open AI, Chat GPT et cetera. Sauf que et il lance un modèle concurrent qui en effet est vraiment pas mal. En plus, ils le font, moi qui suis un peu geek, on était tous très contents, ils le font en en open source, c'estàdire en source ouverte, c'estàd que n'importe qui peut l'utiliser gratuitement si la machine
pour ça coûte quelques centaines de milliers d'euros, mais je veux dire ça permettait quand même de diffuser savoir. Et en et puis rien s'est passé depuis et en fait ils ont plus jamais su réitérer la chose et ils sont ils ont complètement décroché. Maintenant, ça devenu une entreprise classique qui fait du business to business. Mais pourquoi je vous raconte ça ? parce que en réalité, on se rend compte que même ce modèle de l'époque avait juste été un vol d'un modèle chinois qui venait d'être élaboré. on a mis un peu de temps à le comprendre et en fait donc en fait ils ont jamais été en mesure de concurrencer qui que ce soit mais ils ont quand même réussi à siphonner des milliards d'euros d'investissement dont de très nombreux milliards qui ont été obtenus grâce à
l'entrep de d'Emmanuel Macron dont des centaines de millions d'euros moins de commande publique et parlique. Et donc on est en fait sur quelque chose qui est scandaleux. Et quand on on l'expose et je l'ai fait donc c'était sur Ferw avec des arguments et je poste la chose sur mon sur mon compte X. C'est ce que vous disiez Mench qui aujourd'hui est multimilliardaire, une des personnes les plus puissantes au monde he il est en contact direct avec Altman, Jensen. Donc vraiment ceux qui vont faire demain qu'on deviendra ou pas des esclaves que enfin parce que c'est eux qui sont en train de faire la révolution technologique. Et bien il me il répond petite frappe. Pourquoi il fait ça ? parce qu' il fait un tweet par mois maximum. Pourquoi ? Parce que c'est des
gens qui sont extrairement surveillés, notamment par leurs actionnaires qui ont qui ont mis des voilà donc chaque et pourquoi ils s'attaquent à moi ? Moi ma ma théorie elle est double. Il y a ça fait un an et demi que je suis sur leur dos donc je et c'est assez rare d'avoir des figures médiatico politiques, je sais pas qui ont un peu de compréhension du du système. Ça c'est prè point. Donc on arrive quand même à dénoncer de façon assez précise de je pense qu'il est vraiment très gêné vraiment très gêné sur cette histoire de Cédric qu'il voit que ils avaient essayé de l'éteindre en multipliant des procédures billons devant pas seulement en différation et cetera, ce que je trouve toujours légitime mais aussi devant le tribunal de commerce en dénigrement des choses
vraiment pour éteindre en faisant part parce que devant le tribunal quand vous faites une procédure de diffamation vous risquez 4000 € 5000 € c'est lourd mais c'est jouable quand ça fait partie tribunal de commerce on peut vous demander 40000 50000 € en dénigrement enfin là ça devient on peut tuer quelqu'un quoi en gros. Et la troisème la troisème raison, je pense que c'est intéressant par rapport à démarche et beaucoup de critiques qu'on me fait à gauche sur ce point, c'est que je c'est moi qui en fait mis en avant le fait que c'était le neveu de Laurent Alexandre. C'était pas su dans l'espace public et donc tout d'un coup le parcours du petit génie qui a fait l'X qui est extraordinaire et cetera qui par lui-même a réussi à construire un grand alors qu'en fait il était complètement
inséré dans des réseaux de pouvoir ça le blesse que ce soit su et ça l'amène à se tromper et en fait du coup derrière ça nous offre et il suffit de voir les commentaires pour comprendre que ça nous a ouvert un boulevard pour mettre pression pour qu'en fait cette question d'éthique revienne sur le le devant de la scène et qu'on essaie de le clé justement à défaut de droit parce que visiblement on n pas de procureur qui bon. Alors vous êtes tous les deux avocats. Tiens, justement c'est c'est une question que je voulais vous poser. Le le comment vous regardez aujourd'hui la justice en France ? Parce que j'en ai fait un chapitre de de mon livre transformer la colère. En fait le déclic pour me mettre à à rédiger, c'était l'affaire Liana où là on voit que la justice est en lambau
comme le reste d'ailleurs et c'est des mères de famille, des pères de famille qui vont devant les tribunaux pour dire on nen peut plus en fait. occupez-vous de protéger nos enfants. Et la réponse, comme d'habitude en Macronie, c'est on envoie la troupe et on tabasse. Bon, le choc est total et derrière Darmanin a quand même eu toute une campagne de com pour dire "Vous inquiétez pas, on va récupérer les dossiers." Bon, il a sorti des chiffres, il y a la loi intégrale qui est censée arriver. Mais au-delà de l'affaire de la pédocriminalité qui est un vrai scandale en France, vous comment vous appréhendez la justice ? D'ailleurs, je sais pas si vous êtes encore avocat, François. Bah, je je peux le redevenir si je veux, mais j'ai raccroché la robe depuis la fin de
l'année 2024 parce que justement je n'en pouvais plus. C'est que moi, c'est un métier que j'ai exercé mais vraiment avec passion. Mais quand j'ai avec passion, c'est j'étais euh je dire j'avais le sens de la justice et vouloir obtenir justice pour mes clients, c'était vraiment extrêmement important pour moi. C'est pour ça que j'ai fait du droit du travail parce que je représentais quasi exclusivement des salariés. Enfin voilà, c'était le cœur de mon ma profession, mon exercice, c'était ça. Sauf qu'en fait, j'ai constaté entre 2012, l'année où j'ai prêté serment et 2024, l'année où j'ai raccroché la robe. Mais une dégradation des conditions de la justice mais phénoménale et c'est pas que moi en fait, mes confrères, moi j'étais au barreau de Rouan, mes confrères à Rouan,
pour beaucoup ils se plaignent, ils n'en peuvent plus. J'en ai beaucoup. Alors, ils ont 50 55 ans. Alors eux, bon bah, ils vont aller au bout. euh voilà euh ils vont pas se reconvertir à leur âge mais vraiment ça devient insupportable parce que il y a beaucoup de choses qui sont pas sues évidemment il y a la question des moyens de la justice et la justice est largement sous-dotée euh en France c'était un fait et euh c'est ce qui fait que les magistrats croulent sous les dossiers euh et du coup n'ont pas le temps suffisant de passer sur les dossiers de faire une bonne analyse et cetera ce qui fait qu'en gros c'est à la louche mais là où allez il y avait moins de 5 % d'erreurs manifestes dans les décisions quand j'ai prêté serment. Honnêtement, aujourd'hui, on est je
dirais à peu près autour de 30 peut-être même allez 30 % de décision vraiment. Mais c'est des erreurs manifestes. C'est pas il a jugé dans ce sens-là mais il aurait pu dans celui-là. Non non, c'est vraiment là 30 % de décisions qui sont incompréhensibles. Je ne suis pas capable de l'expliquer au client tellement tellement c'est ubiusesque. Donc ça c'est la la la une des raisons en tout cas fondamentales. Euh après tout ça produit toute une série de dégradations. C'estàd il y a il y a les erreurs judiciaires, il y a les délis de traitement des procédures ce qui fait que la justice n'a plus aucun sens. quand vous obteniez finalement justice mais au bout de 5 ans en fait il y a il y a pas de c'est ça y est je veux dire c'est c'est passé et vous il aurait fallu une décision dans
l'année et et et on serait capable de produire ça je veux dire c'est c'est pas même il faut travailler les dossiers sérieusement on a le principe du contradictoire il faut qu'on change les arguments. OK on peut avoir une décision de justice en 6 mois puis un appel en 6 mois. Enfin c'est possible d'avoir des des délais tout à fait raisonnables. Ça n'est pas le cas. Et ça produit aussi euh par exemple un des conditions à l'audience qui sont détestables. C'est que les gens sont choqués mais quand ils vont aux audiences maintenant pour ceux qui vont, ils voi comment un certain nombre de juges parlent aux avocats. C'est vraiment on est méprisé. Je je pour vous raconter juste une anecdote, j'ai un des derniers dossiers, j'étais à cour d'appel de Paris justement et euh
moi je viens de Rouan, j'ai un dossier euh c'est 200000 € de demande pour un dossier de droit du travail, c'est c'est pas rien. Euh c'était le directeur d'une filiale d'un grand groupe et cetera. En plus, il y a une question politique qui se pose parce qu'en fait il a été dégagé parce qu'il refusait que les activités de France puisque lui j'irais la file française, il refusait qu'elle soit délocalisé en Pologne qui avait et c'est pour ça qu'il était dégagé en fait, c'est que e la direction il disait "Mais tu es gentil mon coco mais nous on veut gagner plus d'argent donc on veut améliorer nos marges et mettre les usines en Pologne." Bon euh en fait la présidente nous incitait à déposer les dossiers c'està-dire ne pas plaider. Vous avez longuement conclu, on lira vos
écritures, donc ne plaidez pas. Moi, j'arrive, je dis "Ben écoutez, moi je viens de Rouan, mon client il est là, je pense que ça mérite quand même deux trois mots d'explication et cetera." Sautant immédiatement. Bon, bon, très bien. Vous voyez la grande aiguille maître ? Donc, elle me montre l'horloge de la salle d'audience et elle me dit "Voilà, quand elle est sur le 5, c'est terminé. Donc j'avais 7 minutes pour plaider mon dossier et voilà dans quelle forme on m' annoncé la chose quoi. Voilà, on en est un peu là de l'état de la justice et le plus désespérant et c'est pour ça que j'ai raccroché la robe, c'est que que soient les que ce soient les avocats ou les juges, on a quand même affaire à beaucoup de conformisme, beaucoup d'entre soi. Beaucoup sont en fait contents quand
même toujours de se raccrocher à leur prestige le prestige social qui est attaché au statut. Et donc bah oui, ça empire, oui, ça s'aggraffe, mais on ferme les yeux, on fait comme si de rien n'était et en fait on est un peu dans cette espèce d'inertie et donc c'était impossible, en tout cas moi c'est ce que j'ai vécu, c'était impossible d'essayer de faire bouger les choses de l'intérieur. Mais moi, j'ai j'ai une question parce que si vous faites du droit du travail, vous étiez principalement devant les les prudhommes. Quel contraste vous avez parce que moi je fais j'ai fait peu de prudomme. Quel contraste vous avez vous avez ressenti ? Est-ce que vous trouvez que ça que c'est un meilleur modèle ? Pas du tout. Moi je pense que les parce que pour ceux qui savent pas enfin
les prudomes c'est des c'est des c'est des citoyens c'est qu'il a à la fois des salariés un collège salarié un salarié employeur et c'est seulement un départage qui un magistrat qui vient éventuellement bah moi j'ai toujours pensé c'est une très bonne question j'ai toujours pensé que le honnêtement le système de prudom c'était pas bon moi je pense qu'il faudrait un échevinage c'està-dire un magistratel assister d'un salarié voilà mais voilà mais dès le début un magistrat parce que ça marche pas et d'ailleurs c'est l'une des matières où il y a le plus d'appel. Mais quand je parlais des erreurs judiciaires, je parlais pas des erreurs du conseil de Prudom parce que ça on est habitué du coup parce que c'est pas des juristes donc qui a des erreur, c'est normal. Mais c'est en cours d'appel que
que là on a de plus en plus d'erreurs. Donc voilà. Mais sur le le principe de la justice, bah moi je pense qu'il faut mettre des procureurs en prison. Moi, je suis beaucoup moins gentil avec les magistrats et enfin je veux dire quand la la procureur de l'affaire Liana qui qui a mis en garde à vue 60 agriculteurs dans les semaines précédente à cause de la DNC sur instruction du de Paris qui a pas su résister à ça et qui donc a laissé couler tous les autres dossiers et on se retrouve avec une gamine qui est morte à la fin se fait promouvoir à la cour d'appel de Bordeaux comme substitut général. Sa promotion é dans les tuyaux avant la laana mais donc ils ont pas fait dérailler la promotion. Ouais. Enfin, ou alors quand on a le directeur, enfin pardon, le le le
procureur à Bobini en charge de la lutte contre le trafic des stupéfiants qui se fait arrêter en en achetant de la 3MC ou je sais pas quoi et et qu'il a une alternative aux poursuite, c'estàd un classement sans suite avec juste une obligation de soin et que derrière on on demande qu'un déport, donc même pas une rétention sur salaire, même pas une suspension d'un mois symboliquement et cetera. euh pardon, pas un déport mais un je sais plus je sais plus comment c'est quel est le terme exact mais en gros un changement de poste et qu'il demande à être juge des enfants. Enfin, je veux dire il y a un moment donné pourquoi ? parce qu'il est tellement déconnecté de et parce en tant que magistrat de la société de de du fait qu'on est responsable de ces actes qu'on a et ça chez les gens bien même
chez les bons magistrats, ça génère des des mauvais réflexes parce que en réalité on se remet pas en question, on n plus d'humilité, on commence à se comporter comme ça. S'il se comporte comme ça à l'égard des avocats, imaginez-vous à l'égard des prévenus qu'il soient représenté ou pas en pénal et cetera. C'est une violence mais c'est moi j'ai vécu des choses que avec les gilets jaunes notamment de y avoir un mépris de avec ou avec des affaires très très sensible pour le pouvoir parce que ça les crispe les crisp d'autant plus en fait qui qui subit un vrai harcèlement judiciaire et après on a en fait on a on en arrive à ces scènes là où où il commence à évacuer des citoyens normaux qui étaient venus assister à des à des audiences manu militar c'està-dire vraiment avec
l'usage de la force publique au sein du tribunal judiciaire de Paris parce qu'il y a quelque chose qui est en train de se de se défaire en réalité Et et ça ça c'est très c'est très grave et en fait ça dépend de comment on le voit. Si on est optimiste, toutes les révolutions naissent d'un soit d'un problème fiscal, soit d'un problème de l'institution judiciaire. Là, on a les deux ensemble. Donc a priori c'est que on va mais en même temps le niveau de souffrance que ça génère, c'est pour ça qu'il faut pas jouer avec la matière politique et que c'est bien que il y a des gens qui essayent dans dans toutes les modalités aujourd'hui de rupture parce que on peut pas se satisfaire quand on l'a vécu. En fait, c'est ça quand on est un intellectuel ou un politicien qui a
jamais eu de métier et cetera, on regarde ça de loin et on dit tiens, ça va servir mes intérêts. Je vais laisser le truc par exemple pourrir un peu parce qu'à un moment donné ça va remonter et puis et puis ça va me permettre de de prendre le relève. Mais quand on a vécu de l'intérieur comme avocat, comme je sais pas quoi, ouais, le on peut pas avoir ce cynisme. Il y a un truc de se dire mais moi je peux pas supporter qu'au quotidien ça continue à agir et et et aujourd'hui c'est c'est exactement ce qui est en train de se passer. Donc ça crée une forme d'urgence et on se dit bon bah on essaie comme on peut quoi. C'est bien le constat qu'on fait tous, c'està-dire qu'on est en fin de partie hein. Là vraiment c'est la fin d'un système. Euh à la fois il y a une
défaillance morale totale, il y a il y a il y a il y a une défaillance économique aussi volontaire et derrière on voit qu'on veut mettre la pression davantage sur la population avec la peur de la guerre. Clairement maintenant l'ennemi c'est la Russie et c'est toute l'élection présidentielle doit être volée par cette thématique. Elle a déjà été volé en 2022. Oui, déjà mais c'était le début. Là, ils ont compris que c'était vraiment le truc pour unir justement et dire attention, il y a pas de campagne possible. Attention, vous pensez qu'il penser à présentiel. Moi je pense que là pour l'instant il pensent au budget. C'estd qu'en fait ils ils sont tellement parce que eux ont des ils ont ils ont ils doivent sauver le soldat le corps nul là parce qu'en fait sinon
la présidentielle ne se passera pas dans les paramètres qu'ils ont prévu. S'il n'y a pas le budget peut passer mais si si le budget ne passe pas en fait si le budget passe ils deviennent tous complices de ce budget. Donc ils onuront tous en assumer la responsabilité. Ça crée en soi déjà une délégitimation très violente et s'il ne passe pas, c'est dire que tout doit recommencer parce qu'il doit y avoir une législative anticipée avant la présidentielle. Et là ça leur fait peur à tous. Tous ceux qui pensent avoir leur 500 parrainage tout un coup se disent "Mais tout peut tout va pouvoir arriver, les maires vont pouvoir lâcher les dig vont pouvoir comment on fait On a l'impression quand même que là c'est le moment où tout est tout est aligné hein le Ciros pour le saisir ce
moment historique et dire bah ça y est peut-être le moment de prendre le pouvoir. Alors d'un côté se présenter, de l'autre côté praxis les gilets jaunes qui reviennent mais pas à la façon ancienne. Ran Branco, vous aviez écrit un livre hein sur le la stratégie aussi à avoir de comment fabriquer une guillotine, j'incite tout le monde à le dire à la veille de des révolutions à venir. Mais au-delà de la révolution, il y a vraiment une stratégie de prise du pouvoir. Est-ce que des outils comme Praxis peuvent aider ou est-ce que on est déjà un temps derrière ce qui pourrait se passer là ? Non, au contraire, je pense que l'idée de Praxis en tout cas, c'est de prendre les devant. Euh là encore, on est parti d'un constat, il y a eu les gilets jaunes qui ont été un mouvement
extrêmement puissant mais qui était un un ralbol général. Il y a eu des revend et les revendications qui étaient ressorties, c'était des revendications, je dirais de principe de démocratie avec le référendum d'initiative citoyenne mais sans un dispositif clair. C'était l'idée du référendum d'initiative citoyenne qui était mais comme les doléances hein qui sont oubliés et pourtant tout écrit. C'est ça. Mais en fait, il y avait pas de d'organe d'infrastructure pour assurer une cohérence euh à ces à ces revendications. Vous allez les exploiter par exemple avec les parce que c'est un énorme travail et ça c'est et euh déjà nous on a commencé par exploiter le vrai débat, c'est-à-dire le l'initiative qui avait été mise en parallèle du grand débat et donc qui était initiative gilet
jaune. En fait, on s'est inspiré de de des des mesures, il y a une soixantaine de mesures qui étaient qui av qui étaient ressorties de cette de ce processus là. Et donc on s'est inspiré et on s'inspire de de ça, de ce qui fait 60 mesures qui nous permet de voir en fait quels sont les grands sujets, les grandes thématiques que les gens avaient voulu avaient voulu porter. Donc on s'est inspiré de ça et après simplement le le constat qu'on fait c'est que quand on arrive à avoir des mouvements de colère, il y en a il y a eu ensuite la réforme des retraites une première fois avant le Covid puis après l'élection présidentielle en 2023 il y a eu à nouveau un mouvement. En fait, à chaque fois, c'est non à l'attaque sur le carburant, non à la référence de traite,
non à ça. Et on on peigne toujours à transformer ça en Oui, qu'est-ce qu'on veut ? Et mais qu'est-ce qu'on veut ? simplement Jean-Michel ou Nathalie qui veut ça dans son coin qui bah oui mais moi j'aimerais bien ça. Non, comment on arrive à dire mais nous le mouvement et même plus largement le peuple français en fait nous on veut ça on vous demande ça à vous les puissants. Et donc c'est c'est l'idée de simplement de de créer un socle commun et donc d'où l'idée de faire émerger des consensus de les faire voter comme on on veut le faire comme on le fait sur Praxis les faire voter le plus largement possible avec un l'idée d'un socle. Il y aura pas 800 mesures mais ça c'est normal, c'est parce qu'on n'est pas dans la même position d'un parti. On essaie d'apporter toutes les
solutions pour redresser le pays. Nous, on n'est pas dans l'idée d'apporter toutes les solutions. Enfin, on aimerait bien qu'ils fassent l'effort, mais non, mais oui, je par Non, parce que c'est intéressant parce que on a on a lu tous les enfin et moi personnellement, j'ai lu tous les programmes des parties en espérant vraiment dans chacun y trouver des intuitions. Et en réalité, ce que j'ai remarqué, c'est très intéressant parce qu'on s'en rend pas compte, c'est principalement des déclarations d'intention, parfois bonnes, parfois mauvaises. Et parfois, il y a des il y a des il y a des programmes euh qui au au milieu de cette déclaration d'intention mettent des mesures précises mais dans une sorte de mic un peu indigeste, assez assez déséquilibré parce que tout un coup d'un
truc très vague et à côté un truc précis mais du coup on sait pas trop comment ça va se coordonner, si ça peut fonctionner ensemble. Et donc l'exercice intellectuel d'essayer de formuler un vrai programme entre guillemets de gouvernement, c'est-à-dire vraiment qui permett en gros que que ce soit vous, que ce soit moi, vous qui arriviez au pouvoir, il y ait une liste de tâches et de mesures adoptées réglementaires, législatives, conventionnelle et cetera. Ça a été assez stimulant et et nous on a on a adopté par en fait on a créé un guide des ruches, c'estàdire pour que les gens se rencontrent. Et le premier point qu'on demande pour les nouveaux arrivants euh pour essayer de répondre à à cette difficulté qui est que que vous avez énoncé, on leur dit euh donc vous
vous présentez, vous dites qu'est-ce que vous auriez aimé être ou faire dans votre vie si vous aviez une vie idéale ? Et déjà ça c'est une très une très belle première piste de réflexion parce que on est très loin dans les réponses de ce que propose Macron, c'est-à-dire il faut qu'on rêve d'être milliardaire et cetera. En général, les gens ont des rêves assez modestes, ont des frustrations qui sont limitées à certains et parfois il y en a qui vous disent "Bah, j'aurais aimé être médecin parce qu'ils avaient un rêve d'enfance qu'ils ont pas." OK. Et donc la deuxième question qu'on leur pose, c'est et et je pense que c'est un très bon exercice pour tout un chacun au-delà de de notre mouvement pour se politiser, c'est qu'est-ce qu'il aurait fallu changer au
sein de la société pour permettre que ce désir soit soit satisfait ou que vous fassiez cela ? Et le troisième point, c'est est-ce que entre votre désir et l'effort que ça aurait requis collectivement, est-ce que ça s'ajuste ? Est-ce qu'en gros bah vous êtes pas très intelligent et ou pas très bon manuellement et vous vouliez chirurgien ? Est-ce que vraiment on devrait vous permettre que vous soyez chirurgien et à quel coup et cetera ? Et donc est-ce qu'il faut pas réévaluer votre désir ou est-ce qu'en effet il y a quelque chose à changer la société ? et on arrive comme ça à la fin déjà à se sentir mieux et à une proposition qui se dit bon bah oui en effet là-dessus il y a ça qui marche pas ou qui pourrait marcher mieux. Donc donc en effet, la question
de savoir comment est-ce que à partir de notre situation individuelle euh on finit par penser politiquement parce qu'il faut pas si on est démocrate, il faut prendre en compte ce cette aspiration individuelle. Dire "Bah écoutez, moi je peux pas vivre dans cette situation-là, le prix du carburant, je sais pas quoi." Nana. Oui, mais justement l'idée c'est de montrer la l'addition de toutes ces ces volontés individuelles en et mais en la en la contraignant par la par la collectif. Le problème par exemple de la démarche d'Xandre jardin avec son application là, ce qui ce qu' vient de lancer, c'est que les questions qu'il posent c'est est-ce qu'il faut baisser le prix du carburant ? Tout le monde va dire oui voilà. Enfin, d'accord. Mais donc il manque l'autre pan qui dire OK, comment
enfin comment on réarticule du coup ? Oui, mais ça c'est justement les contraintes qu'on s'est posé avec Praxis, c'est qu'en gros on essaie pour de faire ressortir des mesures qui coûtent pas d'argent voir qui en rapportent. Quand il s'agit en tout cas de conditionner les aides publiques, bah ça ça en rapporterait. Donc des mesures qui coûtent pas d'argent, qui sont essentielles, qui sont consensuelles mais et qui sont réalisables. C'estàdire ça existe dans d'autres pays où on l'a déjà fait par le passé. Enfin, c'est c'est des choses vraiment, je veux dire, en gros, c'est c'est comme l'idée du juge des référés. Le juge des référés, c'est le juge de l'évidence. Voilà. Donc, on on va on va devant lui. C'est c'est évident. Si c'est évident, il vous donne raison. Bah là, c'est les
mesures de l'évidence entre guillemets. C'est franchement ça, tout le monde est d'accord. Il y a vraiment pas d'argument pour aller contre ça. Bon bah ça au moins vous devriez le voter. Et en fait l'idée c'est soit vous le votez parce que on a fait la démonstration que on est hyper nombreux à à vouloir ça et que ça fait consensus dans la société. Soit c'est aussi l'idée que quand même les promesses n'engagent que ceux qui y croient. On a quand même toujours été déçu par les candidats qui sont arrivés au pouvoir. Donc en fait, c'est l'idée de créer un contrepouvoir citoyen, une vigilance permanente en fait. Euh alors qui est nécessaire aujourd'hui parce qu'on a pas d'outil, on n pas le référend citoyenne et cetera et cetera mais comme je tiens pour acquis qu'il ne
le donneront pas hein de de bon gré. Donc il faut il faut commencer par même Bruno le en parle maintenant. Oui mais oui [rires] c'estis dans un roman c'est ça dans une de fiction dans son entretien cet été [raclement de gorge] oui ça coûte pas cher quoi de ils ont compris ils ont compris qu'il y avait une demande populaire très importante et donc tout d'un coup ils sont tous derrière c'est auelà de la demande populaire je pense que 2018 les gilets jaunes a été quand même une prise de conscience politique d'une majorité alors peut-être pas une majorité malheureusement mais de nombreux Français qui ont compris que la démocratie n'avait de démocratie que le nom et qu'on était très loin en fait de choix qui pouvait avoir sans compter qu'on sortait de de l'imposture Macron
qui a été le candidat des oligarques. C'est là où il faut bien comprendre pourquoi en fait on a pas le choix. La raison fondamentale c'est qu' il verrouille la politique économique qui profite au puissant à quelquesuns. Bah ça c'est un moyen après de chantage de culpabilisation et cetera. Mais fondamentalement, ce qui ce qui fait la montée de l'autoritarisme, de la de l'atteinte à toutes les libertés et de la dérive sécuritaire en fait de notre pays, c'est qu'il verrouille une politique économique qui est qui profite qu'à quelques-uns. Et le problème c'est que comme leur politique est globalement inefficace du point de vue de la prospérité en tout cas du pays puisque on est en train de de décliner quoi, je veux dire là il y a pas de réindustrialisation, on est complètement
largué dans la recherche et l'innovation vis-à-vis de la Chine et et des États-Unis, mais en fait ils sont en train de faire payer l'addition au peuple pendant que les autres continuent à se gaver. Donc on est dans cette situation là en fait de de d'une caste qui s'est arrogé tous les privilèges qui s'arqueboute dessus et qui ne veut rien rendre au peuple. Et c'est pour ça que ça passera nécessairement par le rapport de force. C'est que moi je je ne crois pas je ne crois pas que par les urnes, il y aura un une possibilité de changement. Donc 2027, ça sert à rien de se présenter. En gros, ça sert toujours les initiés, enfin pardon, je réponds just de de déjà de faire d'initiative, de s'exprimer, de défendre des idées. Enfin, je veux dire en fait, peu importe la position dans laquelle on
est là, en réalité, on fait globalement produit les mêmes effets. Là, c'estàd que dans l'espace public, on est en train de défendre des idées, de participer à la conscientisation des des gens, des citoyens. Euh voilà. Donc, il y a ça produit au moins ça déjà. Oui, mais en fait je pense que c'était le le constat des gilets jaunes, c'est-à-dire on a des divergences idéologiques plus ou moins fondamentales. Elles devront à un moment donné être mis sur la table, mais là l'enjeu c'est qu'elles puissent être mis sur la table. C'est ça l'enjeu aujourd'hui. Moi moi c'est c'est la grande divergence que j'ai avec la France insoumise et sa stratégie euh de nazification du RN pour justifier sa propre existence qui consiste en réalité à essayer de jouer dans les paramètres du système actuel et
du coup à nous faire croire qu'on est tous des résistants en 1936 qui vont cette fois éviter la Seconde Guerre mondiale et je ne sais quel génocide à travers la voie électorale. Donc quand on est dans une dynamique électorale de cet ordre-là là je trouve qu'il y a une forme de tartuferie et d'hypoc d' d'hypocrisie. Pourquoi ? parce que elle elle consiste à désigner un un ennemi imaginaire qui devient un bouc émissaire, à générer de l'angoisse et du coup à travers cette angoisse à générer de l'adhésion vis-à-vis de soi. Euh ça c'est ce qu'on disait, c'est le principe des parties. Voilà, c'est des parties telles qu'ils existent aujourd'hui, y compris de ceux dont on pourrait se dire qu'ils nous sont proches, avec lesquels on a de l'empathie et cetera. Donc
ils sont obligés de jouer avec ce ce pour parce qu'on est sur de la part de marché en fait. Mais mais du coup, ça génère une forme de dégoût et de rejet chez une part croissante de la population. Et moi je pense que ce qu'on fait avec les ruches françaises, c'est de s'adresser principalement à au peuple abstentionniste en fait, au peuple qui qui majoritaire et qui voilà et qui ne se laisse plus affecter par ces techniques, vous voyez, des ces vieilles techniques électorales qui en reste restent à distance de celui-ci et qui est pour qui a pourtant une aspiration à une forme de changement et que parce que ils sont âgés, parce qu'ils sont trop jeunes, parce qu'ils ont emploi et cetera, n'ont pas les moyens de se comporter en avant-garde. À côté, on on prépare une avant-garde. Moi
tous mes derniers ouvrages, il préparent une révolution politique vraiment à travers un mouvement social et et ils ont pour objectif de faire que quand il y aura un nouveau mouvement de type gilet jaune qui fera consensus au sein de la société parce qu'il faut se rappeler quand même qu'il y avait 85 % des citoyens qui étaient d'accord avec les mouvements dans les premières semaines. Donc c'est quand même c'est unique dans l'histoire de France à un moment. Je pense qu'à un moment donné, on est à ce ce niveau voilà. Mais il y a eu ce donc et nous ce qu'il nous faudra c'est à ce moment-là être suffisamment rapide et pour ça il faut qu'on soit formé et préparé intellectuellement et aussi à l'action politique. C'estàd qu'il faut qu'on soit capable de s'organiser sur sur le
terrain, qu'on identifie les têtes qui étaient là au moment où il fallait pas être là parce que on risquait de perdre un œil et cetera. Et donc on se dit on a au moins une présomption de confiance à leur égard. Ça veut pas dire qu'il faut leur donner un blanc. Et c'est pour ça qu'on a tous ces outils derrière de contrôle populaire et démocratique qu'il faut mettre en place. Mais quand même, il y aura cette idée de se dire "Bon, ce gars-là, bah j'étais devant les CRS quand ça chauffait. Donc a priori ça ça c'est quelqu'un avec lequel je peux prendre des risques en tout cas parce qu'il va falloir à un moment donné si on croit en en en l'hypothèse d'une révolution il va falloir prendre des risques. même grandi en Inde, il avait à côté de lui des mouvements radicaux qui
prenaient enfin prenaient le né et à un moment donné à un moment donné quand ils avaient suffisamment fragilisé la puissance coloniale et bien ils avaient besoin d'une figure pacifique et cetera qui a mais Mandela était un terroriste qualifié comme tel pendant 30 ans aussi en Afrique du Sud. Donc il il faut en effet qu'il y ait un rapport de force et si on est responsable parce qu'il faut pas se payer de mots, euh l'objectif c'est de réduire au maximum la violence dans la société dans toutes les sphères. C'est ça notre objectif quand on s'engage en politique de façon saine. Et donc c'est comment trouver les formules qui nous permettent de contourner l'obstacle, qui nous permettent d'éviter de se retrouver à se faire tirer dessus, à à nous permettre d'éviter parce que moi j'en ai hein à
chaque conférence que je fais maintenant à la fin des gars qui viennent me voir en me disant moi j'ai une carabine, vous me dites quoi faire, je le fais. Il y a en France cette radicalisation et donc euh et en face il déjà ils l'aperçoivent pas parce qu'ils sont débranchés euh de d'une de la société. Ils vivent dans leur dans leur dans leur cloîre, dans leur précaré et et d'autre part, ils ont cette forme de cynisme qui est celle des élites Comprador qui dans à situation comme celle que vous décrivez qui se répète de façon constante à travers l'histoire, bien qui est un peu de se dire on va tirer jusqu'au bout en fait, sauf qu'il peut, on va être parmi les derniers et puis après s'il faudra partir à Varite à mettre une dictature puisqu'on voit très bien quand même le le durcissement
autoritaire de Macron, l'ennemi maintenant qui est extérieur et intérieur. avec ses ingérences russes et ses relais. Le fait de dire que critiquer l'Union européenne aussi peut devenir potentiellement un délit d'opinion dans les années qui viennent. On sent quand même les années de plomb arrivé à grand pas. Alors, on n'est pas encore dans des stades avec les mains attachées dans le dos à genoux et des gens qui nous mettent en joue avec des carabines. Mais on a quand même tous déjà des des petits problèmes avec avec l'état en place. Moi, je je voudrais juste effectivement prendre un peu de recul. Je pense qu'on est par rapport à ce qu'on dit mais simplement pour recontextualiser. Moi ma vision des choses c'est que on est on vit la fin d'une è et la fin de l'air ouverte après
la seconde guerre mondiale. On a eu la seconde guerre mondiale qui a été un traumatisme évidemment mondial mais qui avait permis notamment en France de faire émerger une certaine élite, une élite une vraie élite qui savait qu'effectivement la politique c'est quelque chose de sérieux qu'à la fin si on fait mal les choses ça produit des drames des drames humains. donc qui a mis en place un certain nombre de choses qui avait conscience que il fallait pas que les médias soient détenus par les puissances de l'argent qui avaiit créé la sécurité sociale bon qui avait fait en sorte en gros que bah la vie soit plus douce soit meilleure et on a cornu bah pendant 30 ans une période de prospérité alors qui a été aidé à l'époque parce qu'on avait un accès abondant et facile aux ressources
et puis bah depuis les années 80 on a vu les choses petit à petit commencer à se déter c'est au même moment que la construction européenne s'approfondit et qu'on commence à nourrir le vraiment le grand rêve européen fédéral et cetera. Bon et sauf qu'en fait sur les 20 25 dernières années là et depuis l'euro notamment la construction européenne est totalement en échec. C'estàd queon le voit les les pays européens se sont complètement fait larguer dans la compétition internationale vis-à-vis des États-Unis et maintenant l'émergence de la Chine. Et donc on est dans ce cycle historique à mon avis de la fin de cette ère là. Et généralement ça se finit dans des drames. Et là pourquoi je recontextualisais ? C'est parce que je pense effectivement que on va au devant d'événement
très douloureux. Je pense que euh je dirais à l'échelle nationale mais aussi à l'échelle mondiale, je pense que là on arrive dans une zone de tempête qui va être extrêmement puissante. Ça va donc être difficile mais pour ne pas être trop catastrophiste, c'est dans ces moments-là que peuvent émerger des renouveaux des que que les les réseaux de de femmes et d'hommes courageux investis qui ont des valeurs, qui on le sens de l'humain arrive à se retrouver à s'organiser et et à en quelque sorte on peut pas se résigner quand on est français quoi. C'est c'est un peu ça l'idée. Et donc je pense que on c'est cette période là qui s'avance devant nous. Donc en voilà, c'est pour dire que il faut être lucide. C'est ça là que qu'on va avoir à faire devant nous. Et donc les opportunités
vont se créer. Ça va être plus difficile qu'aujourd'hui. Demain va être plus difficile mais il y aura aussi plus d'opportunités de changer les choses et de gagner le rapport de force. Bah c'est c'est tout ce qu'on dit d'ailleurs. Mais mais je pense que la morale aussi est très important. Enfin moi c'est c'est aussi pour ça que j'ai écrit mon livre transformer la colère parce que on sort de la guerre. La politique c'est à la vie à la mort. Quand on s'engage, on s'engage en responsabilité et jusqu'à la peine de mort éventuellement pour haute trahison. Euh la peine de haute trahison a été euh enlevée gentiment par Jacques Chirac pour que Nicolas Sarkozy puisse trahir allègrement. Euh et on voit bien qu'aujourd'hui un chef politique, un chef de l'État, un président de la
République peut trahir le pays, euh peut euh profiter de sa position pour s'enrichir et faire à peu près n'importe quoi. Et il risque 20 jours de prison ou un bracelet électronique. Il va y repartir. Mais mais euh mais Oui, oui, mais je me posais cette question la la il y a 3 jours par rapport à Emmanuel Macron parce que j'ai une idée assez claire des gens qui font envoyer en prison en France et il y en a quelquesuns. nombreux avoir cette idéelà mais mais je me posais la question du destin d'Emmanuel Macron parce que en réalité dès qu'il va sortir du pouvoir il sera désactivé. Le il est complètement brûlé d'un point de vue symbolique mais enfin je dire il va pas se reconstruire ce garçon. Enfin peut-être qu'il a cet espoir mais il nous a laissé dans un tel état.
Il se rêve quand même président de l'Europe. Oui. Premier président élu au suffrage universel pour le les États-Unis d'UP compte sur Gabriel Atal qui voilà c'est ça exactement. Pardon, je vous m'avez devancé mais euh on est dans une situation où en fait c'est pour ça aussi qu'il essaie d'éviter l'apocalypse avant la fin de son mandat parce qu' il essaie quand même de se préserver à une sorte de début de devenir. La réalité c'est que il a très bien réussi son sa mission. Cette année c'était 70 milliards de dividendes qui ont été versées en France. Le deuxième état au monde qui a versé le plus de dividendes derrière les États-Unis. En terme de proportion au PIB par habitant. On est premier de très très loin. Donc il a débloqué tout ce qui permettait à une
minorité d'accaparer au détriment du rêve de la population. Il a réussi sa mission et il a tellement bien réussi sa mission qu'en fait ça sera irrattrapable parce que ça a généré un appauvrissement que que vous découvriez. Et la question que je me posais mais c'est une dès lors qu'il est brûlé il n'est plus dangereux. C'est mécanique vous voyez enfin il peut plus produire des faits et cetera. Donc est-ce qu'en réalité ça justifierait des formes de répression ? Ça serait en fait de la ça deviendrait de la vi de la vengeance pardon. Ça serait une sorte de gratuité de la moi je pense qu'il y a des gens à mettre en prison quand je dis ça. C'est pas pour purger mes mauvais sentiments, c'est parce qu'ils sont nociés et qu'ils sont à des positions aujourd'hui dans l'État qui risquent euh
de d'entraver bah une une belle révolution politique qui risque de protéger des gens qui sont en difficulté et cetera. C'est pour ça que je pense au un certain nombre de magistrats par exemple parce qu'il joue un rôle clé dans dans cette voilà dans dans et c'est pour ça que je pense aux oligarques parce que leur contrôle sur les médias auère toute possibilité de d'assainissement d'espace public. Mais sur la question du ces gens qui nous ont fait beaucoup de mal, vraiment beaucoup de mal et qui en même temps sont en réalité non seulement insignifiant mais de plus en plus insignifiants. C'estàd que chaque génération qui passe d'eux on se retrouve face à des êtres sans substance sans médiocre en fait. la médcrité qui caractérise plus que le maavellisme. Bah voilà, d'ù d'où le fait que Arthur
Mench me traite de petites je il a pas les moyens de alors alors qu'il est brillant dans son domaine mais je veux dire intellectuellement et politiquement il a pas les moyens de répondre à à ce qu'on leur met en face. Donc si on peut les désactiver comme ça, tant mieux. Le problème c'est que là ils ont des instruments pour en effet nous mener à la guerre avant et à la dictature et et ils en jouent parce que c'est des gens qui n'ont pas de rapport à la guerre parce qu'ils n'ont pas fait de la même façon que ils n'ont pas de métier donc ils comprennent pas le fonctionnement réel de la société bah ils ont ils ont jamais fait de service militaire donc ils savent pas ce que c'est que tuer quelqu'un ou ils ont jamais été il y a un plaisir aussi à la souffrance de l'autre
oui et c'est pour ça qu'il faut qu'on fasse attention il faut qu'on fasse attention à déjà il faut renoncer à deux formes de discours. Le discours victimaire à mon sens le discours victimaire. Ça c'est un premier point, c'est une des plaies de la société aujourd'hui. C'est toujours cette sorte de d'aspect larmoyen qui qui est très ancré dans dans la chrétienté mais qui n'est pas productif. Ce qui plus on parle de ce qu'on a subi en tant que gulet jaune, plus on effrait ceux qui voudraient un jour se rejoindre à nous. Et c'est un piège où à la fois ça nous valorise symboliquement parce qu'on a été victime et donc on a quelque part on se dit que ça veut dire qu'on avait raison mais en même temps il y a et le deuxième c'est l'eschatologie. C'est le discours apocalyptique là aussi ancré
dans on vient pas nulle part dans la chrétienté dans le sorte de fin du monde qu'on nous annonce et cetera. Par contre quand il nomme Didier l'Allemand en charge de la coordination des services de l'État pour préparer un conflit armé là on a on doit quand même réagir, on doit se dire mais on doit voilà on doit réagir. On doit pas juste se contenter de dire "Ah, ils vont provoquer une guerre mondiale et cetera." Il faut dire non, il faut dès maintenant se préparer à ce que demain il y ait peut-être des camions militaires qui viennent nous chercher pour faire une conscription. Qu'est-ce qu'on fait ? et qu'on se projette non pas pour angoisser, paniquer et cetera, mais justement pour qu'on soit prêt et pour que quand ça arrive, si ça arrive, on ne panique pas
et on ait une capacité de réaction qui fasse que la mécanique s'enrille parce qu'en effet, c'est là où je vous rejoins, le risque est réel. Quand on voit l'opération de propagande qui vient d'intervenir sur la Russie euh et qui en fait ne faisait que devancer une offensive de Kiev sur Moscou, c'est qu' il nous sidère en disant "Ah, la Russie s'apprête à nous envahir pour aller derrière bombarder Moscou sans que personne ne réagisse et disent les Cocos élections pendant les élections on joue peut-être avec le feu." Enfin, OK, ils sont méchants, OK, eux font ça avec Kiev, c'est pas bien et cetera. Mais est-ce que c'est pour ça que nous on va devenir aussi bête queeux et faire ce qu'ils ont fait en retour ? [grognement] Peut-être qu'il vaut mieux pas. Bon bref, surtout s'ils sont aussi
bêtes et méchants que vous le dites. Enfin, c'estàd que c'est en fait provoquer la le monstre que que vous dénoncez et et donc [raclement de gorge] oui, je pense qu'il faut qu'on il y a en fait on rentre en effet dans une époque historique où la responsabilité individuelle notamment de ceux qui ont cette chance et ce privilège d'avoir une forme d'écoute, une forme d'accès à l'espace public, une forme d'audience et cetera, elle est cardinale. D'autant plus qu'on est dans une société cynique où en face, il va y avoir des gens qui vont se vendre pour 3 francs 6 sous pour faire la propagande de ce qu'on voudra comme l'avait fait thbo Inchp sur le SNU il y a 10 ans mais cette fois en version un peu un peu durc et aggravé quoi. Plus plus caché disons ou oui soit plus cynique soit à l'inverse
de façon plus assumée en disant ouais allons à la guerre quoi tout simplement. Et d'ailleurs c'est pour ça que les médias indépendant c'est important les médias alternatifs c'est important. Alors, abonnez-vous au Monde Moderne, soutenez-nous aussi, si vous pouvez le faire, sur tipi.com euh ou simplement en vous abonnant sur nos différentes chaînes YouTube et ailleurs parce que c'est vrai que vous n'avez pas accès au média mainstream. On a été à une époque invité chez Hanouna, chez BFM, j'étais sur É 28 minutes. Et puis très rapidement le système sûr sûr le système a très rapidement compris que on était quand même un peu des des électrons libres et c'est dangereux pour un système les électrons libres. Donc on a créé quand même cette sphère de médias indépendant qui est
maintenant attaqué hein. L'ARCOM va s'occuper de nous, le Sénat aussi. Je tiens à dire pour mon éos bourgeois que j'étais aussi invité chez T et pas que chez Anouna quand même. [rires] Mais enfin mais sur 28 minutes. Non mais d'ailleurs il faut il faut voir parce que j'avais notamment pendit pendant entre deux tours en 2017 où j'étais entouré de gens bah les gens du 28 minutes d'Arté qui disaient il faut voter Macron. H et je suis arrivé en disant il faut appeler à enfin j'ai appelé à voter blanc et il faut faut voir cette émission la la sidération mais comment enfin c'est moi j'avais osé rappeler les les contrats et les coups d'état américains en Amérique du Sud ça avait été un blanc sur le plateau aussi mais moi j'ai été invité sur l'année dernière ah
quelques jours avant bloont tout parce qu'il s tient il s'est intéressé bah là ça va être heure tu vas recevoir des coups de fil aussi là vu que le 17 octobre là j'ai été j'ai pu être invité un Effectivement en fait il faut voir alors j'ai été invité il y a pas longtemps là donc sur France Info TV j'y vais parce que le journaliste honnêtement qui m'invite il s'appelle le de la Morné et il est assez respectueux je peux parler le sentiment de devoir finir ma phrase en moins de 10 secondes honnêtement ça se passe dans un cadre assez respectueux et c'est assez rare pour être signalé justement l'année dernière je n'avais quasiment pas pu en placer une. J'étais en débat avec Pierre-Henriyo alors qui était vraiment un relais pour le coup du discours macroniste, classique, conformiste, tout
ce qu'on veut. Lui, il pouvait dérouler ses inepsies sans aucun problème et moi au bout de 10 secondes en fait on sent tout de suite. C'estàd c'est ça le problème, c'est que quand même quand on est invité donc sur un un plateau mainstream, la question c'est genre mais est-ce que j'y vais ou pas ? Parce qu'en fait qu'est-ce que ça va produire Moi je suis très fier de mon zé minute arcom. [rires] Même même à Solino en a plus que moi. Non mais il y a j'aime beaucoup parce que il y a il y a vous voyez il y a pas d'entre deux. Il m'aurait filé 3 minutes. Ça aurait ça aurait été moins glorieux finalement quoi. C'est terrible c'est que Ran Branco, on en parle dans la presse de milliardaires uniquement pour faire juste là plein pages dans l'B. Non mais avec des des dépêches AFP urgentes.
Dépêche FP même non. Ah ouais, bien sûr. Non, mais urgente. Et là, ce qui est intéressant, c'est dans cette dépêche, c'est que on vous avez une ligne, donc vous avez quand même mais vous avez votre ligne, c'est le contradictoire respecté. Donc vous avez 15 lignes, 20 lignes qui vous accusent quand même de choses horribles et cetera et vous avez une ligne pour réagir à partir d'un texte que vous avez envoyé qui en faisait qui enfin qui était pas non plus trois pages mais juste qui essayent de reprendre quelques éléments. L'intervention d'Élysée, le le réquis histoire au fin de mon llieu qui avait été préparé enterré pendant 2 ans par la hiérarchie du parquet. des choses des choses élémentes qui intéressent le débat public et bah flaf et là en effet on devient un sujet public mais par
exemple mon échange avec Arthur Mench dans un système normal euh les médias se seraient jetés dessus parce que ça fait vendre parce que c'est excitant c'est il y a un intellectuel jeune plutôt euh euh enfin qui bouge et cetera et on a notre notre grande dégelligence artificielle qui lui envoie un scud de bah on va même même d'un point de vue économique enfin pour faire du clic D'ailleurs, j'invite Arthur Mench à cette table he pour débattre avec Ran Branco. Il parle pas aux petites frappe et et il sera bien reçu. Non mais c'est on peut mettre une cage de MMA s'il faut mais il y a une vraie stratégie. Enfin l'un des premiers moyens c'est l'invisibilisation. C'est la censure. C'est ça ça et ça évidemment bah les gens peuvent pas le voir par défition puisque c'est la censure.
Mais il le voit en fait et c'est là où j'étais pas d'accord avec votre constat initial, c'est que on l'a vu par exemple, c'était pas une bonne chose mais on l'a vu en en Allemagne de l'Est lors de la dernière élection la semaine dernière où la FD a fait 44 % du score. Le candidat n'a fait campagne que sur TikTok, pas un média officiel. Ce que j'allais dire justement, c'est qu'en réalité les médias mainstream sont en train de perdre totalement leur influence. Et on voit Trump, il a gagné très largement parce que il était très influent justement, il avait des relais influenceurs puissants dans sur internet. Donc c'est pour ça que le le je l'avenir est au médias indépendants et aux plateformes et donc je veux dire la télé est en train de mourir très clairement.
Mais mais Xavier Niel est au conseil d'administration de la société maire de TikTok. Donc là ça je sais pas si en France, je sais pas comment ça va se passer en France et je m'étonne pas que Bardella et Atal a des scores faramineux sur et moi TikTok c'est une vidéo sur trois qui ne respecte pas les règles de la communauté. CL et et je pense queon Musk en rachetant X a donné des idées à d'autres oligarques qui se sont dit mais acheter un un journal c'est débile une chaîne télé sur un réseau et ouais il y a déjà malheureusement ce coup d'avance si ce n'est par la censure quand je disais que l'arcom va s'occuper des médias indépendant c'est c'est là où c'est là ça va être discuté et il va falloir légiférer pour mais intéressant parce qu'en même temps en parallèle Mathieu Pigas h
euh il a quoi comme banda il a quoi comme mouvement mou politique, il a quoi comme élection ? Et ben pourquoi comment comment ça se fait qu'il a ce temps dans les médias ? Donc ils sont censés ils régulent pour évincer mais quand à un moment donné ça les arrange de mettre en visibilité quelqu'un alors qu'il n'a aucun élément qui qui le justifie, là on invite on invite, on bombarde pour pour le soutenir. Donc je pense que il y a un moment donné quand même ça se voit. Ça se voit parce que par exemple on on a construit une notoriété en propre en partie en siphonant les médias institutionnels, vos invitations sur BFM, moi sur enfin tout tout ce qu'on a parlé nous ont permis de mais on avait un réceptacle où les accueillir ce qui était pas le cas il y a il y a 10
ans. Il y a 10 ans, vous passiez mais en fait on vous apparaît disparaître et vous aviez aucun moyen de de l'éviter. Donc il y a des permanences qui commencent à à exister et qui structurent des nouvelles formes de réseau politique qui produisent des effets et qui perdurent au-delà des effets institutionnels d'élimination qu'il génère. Et donc là il y a peut-être quelque chose à jouer encore une fois est-ce que ça sera électoralement en 2027 ? Est-ce que ce sera en 2032 ? Est-ce que ce sera à travers un mouvement social ? Tout ça de toute façon c'est indéterminable. Donc il faut qu'on pousse au maximum chacun dans nos paramètres et par contre il faut qu'on le fasse. Moi moi cette élection je la prends très au sérieux. C'està-dire je me prépare vraiment à gouverner. Chaque personne que je
rencontre j'essaie de voir quel rôle elle pourrait jouer demain si jamais on arrivait au pouvoir. Les propositions qu'on a faites on est tout le temps en train de les réactualiser, de les confronter aux difficultés qu'elles peuvent générer pour nous assurer qu'elles puissent être mises en œuvre. On réfléchit au calendrier. Ça peut vous sembler euh naïf ou absurde, mais c'est seulement en le prenant au sérieux qu'on se donne une chance d'une part que ça arrive, mais surtout que si ça arrive, ça ne soit pas une catastrophe immédiate. Parce que Macron, il est coupable de beaucoup de choses, il est aussi coupable de cette impréparation funeste. C'est quand même le candidat sans programme. C'est quand même le garçon qui débarque là, qui dit "Non, le programme c'est pas intéressant et
cetera." Et il n'a aucune des étapes préalables nécessaires à cette prise de fonction. Ce qui fait que dès qu'il est sur son défilé dès le premier jour sur le non le le défilé où il il remonte les Champslysé sur son pickup enfin sur sur le le voà le command car militaire on a tous senti qu'il y avait quelque chose qui qui clochait qui marchait pas dans l'incarnation dans enfin voyez dans l'intuition en fait c'est ce que dit c'est ce que dit Chaputo le BDE d'école de commerce quoi. On est vraiment dans un truc où jamais ces gens-là n'auraient dû arriver à ces positions. Mais il a fait école puisqueaujourd'hui quasiment aucun candidat n'a un programme par Mélenchon qu'il met à jour mais tous ont un projet ou un cap clair pour ce qui est Dracuxman
et et au final ça passe et et et autour d'eux c'est l'effondrement. Enfin moi j'ai vu l'équipe de campagne de Gabriel Atal on peut pas prendre ça au sérieux. Pareil Raphaël Luxman il est seul. Le Parti socialiste veut sa peau. C'est très intéressant. [rires] Qu'est-ce qui fait qu'on accepte cette cette ce ce spectacle ? Non mais non, nous on l'accepte pas mais quand même euh la société française il y a il y a pas un mouvement citoyen massif pour dire je refuse que le débat médiatique so organisé de cette façon. Tant qu'ils n'auront pas de proposition, je veux pas de débat politique par exemple. Oui. Mais alors quand même, il y a un truc qui m'a rassuré, c'est que les les 1000 bistro de Gabriel Atal, il se trouve que quand ils ont voulu inviter des gens au bistro, il y avait six
personnes sur 600 qui avaient reçu le mail. de sympathisant. Donc il y a quand même un rejet qui commence mais le problème c'est que les gens se détournent. C'est que là pour l'instant voilà en fait on vit assez confortablement encore. En tout cas il y a suffisamment de gens non mais il y a il y a encore suffisamment de gens qui vivent à peu près Ouais. Je dire matériellement ou qui peuvent espérer qui peuvent espérer. Voilà pour euh se entre guillemets se payer le luxe de se dire bon moi la politique je m'en occupe plus. En fait, c'est un grand nombre qui qui pensent comme ça, mais les années qui viennent là, elles vont être très compliquées et là c'est tout le monde qui va vraiment souffrir parce que vraiment il est vrai que la situation là des comptes publics, la charge de la
dette qui va augmenter enfin on nous a mis là dans une situation des candidats en soit à dire que les retraités vont devoir mettre la main à la PTE, c'est que vraiment la situation est calamiteuse. Jamais un un candidat dirait ça. faire ça et c'est faire ça juste pour aller chercher 6 milliards d'euros le déficit il est de 150 donc là c'est il non mais c'est dire que ils prennent un n pas la dette c'est qu'on est sur des échelles et on est sur une dette à 3500 milliards mais le le je dire le déficit à 150 milliards et on va aller prendre un risque politique pour eux de se mettre à dos les retraités alors que c'est une grosse million voilà et ceux qui veulent plus pour 6 pour économiser 6 milliards alors que de toute façon il faut en trouver 150 ou en tout cas au moins 60 pour
retomber au 3 % de déficit Donc c'est c'est dire aussi le à quel point ils sont complètement déconnectés et complètement à la rue. Mais moi, j'ai un vrai sujet sur ma sur ma campagne d'un point de vue tactique et stratégique parce que mettons de côté tous les obstacles économiques, bureaucratiques et cetera. Disons que je serais capable de faire campagne à égalité avec les autres candidats. Il reste que et c'est ça en fait le vrai sujet, le reste est secondaire, 17 millions de retraités sauf erreur de ma part et 27 millions de salariés. Donc à eux deux cette catégorie ces deux catégories pardon font euh 44 millions donc le corps électoral. Or ce sont des catégories sociales qui sont très averses au changement notamment par rapport à l'Union européenne et cetera parce que c'est
elle qui risque d'être le plus immédiatement affectée à court terme notamment en terme de de capacité d'acquisition de produits à l'étranger parce que il y aura nécessairement une dévaluation si on sort de l'euro et cetera. Et comment on fait pour or et les gilets jaunes, il y avait certes il y avait des salariés plutôt salariés du bas de l'échelle. Donc en fait, si on réfléchit au discours de la France insoumise, quand bien même le programme qu'il porte soit soit impossible appliquer et ne crée qu'une fuite en avant parce qu'en fait on on renforce les subventions, on ref dépenses publiques et on est à un moment où on produit sans sans sans produire plus à nouveau, on comprend qu'en fait ils font un calcul électoral qui consiste à dire on a 27 millions de salariés dont une
majorité est paupérisée aujourd'hui parce que le revenu médian est très bas. Euh donc on leur promet juste un allègement de leurs conditions existentielles. Faut que ce soit un peu moins dur, un peu moins dur et on leur promet on promet de le faire immédiatement. On augmente le SMIC, on et cetera. Et donc donc ça c'est du calcul électoral et je peux comprendre que pour une force qui cherche effectivement à reprendre le pouvoir à l'instant euh ça peut fonctionner. Mais quand on est on essaie de faire une proposition politique sincère on est dans une aporie dans le système électoral. C'estàd on est face à un un bloc écrasant qui fait que théoriquement du coup euh [raclement de gorge] si jamais vous arrivez à égalité de conditions, vous allez peut-être faire queentre 5 et
quelques pourcent ce qui fait quand même des millions de personnes, ce qui ce qui fait la majeure partie des gilets jaunes, ce qui suffirait à travers un mouvement social à changer la France mais qui aujourd'hui dans la dynamique électorale bah bloque et là je parle de la présidentielle mais si on sort de mon cas personnel c'est la même difficulté à toute forme d'élection et même à tout form de référence Et donc la grande question qui se pose, c'est comment on fait la révolution dans un pays qui est structurellement contraint par ces paramètres là ? Est-ce qu'on attend juste que ça s'effondre pour tout le monde et que seulement à ce moment-là bah où est-ce qu'on cherche des minorités actives qui cherchent la révolution d'état ? C'est ça fait ça fait 7 8 ans que je suis dans cette
réflexion. Moi, c'est c'est là-dessus que avec Praxis, on essaie donc de pas se positionner volontairement, c'est un choix de pas aller aux élection, de pas se positionner là-dessus, de dire "Nous, on présente pas de candidats et on soutient pas non plus de candidat." On va se mettre à côté, on va faire émerger les consensuss et on va se mettre dans une logique de mutualisation. C'estd qu'en fait plutôt que d'aller critiquer la France insoumise, le Rassemblement national, le centre machin, le bidule, Ran Branco, Aslino, enfin peu importe, on va les regarder à chaque fois. Nous, on va regarder les idées, les solutions. En fait, on est guidé par les solutions et quiconque a enfin qui a la bonne solution ou les bonnes solutions, on s'en fiche. On va juste si Ah bah ça
c'est ça a l'air d'être une très bonne idée. Ça ça pourrait faire consensus. Allez hop, on le passe au vote. On fait on informe, on passe au vot. Est-ce que vous pouvez passer au vote les îles cargelen ? le fait de créer un un petit camp de rééducation pour nos milliardaires aux île Kergellen. [rires] Non non allez là j'ai utilisé des termes qu'il faut pas utiliser mais créer un ressort aux île Kergelen avec un un évidemment un centre pénitentiaire qui l'accompagne. Mais ça typiquement je sais pas si c'est une mesure qui peut faire consensus mais moi je suis je serais curieux que qu'elle soit sondée un jour parce que je je commence à m'interroger sur le niveau de de saturation. Vous avez ce débat avec du point il y a il y a 2 semaines où il disait il faut il faut parler à la
grande masse donc il faut quand même modérer son discours et cetera. Moi, je me demande dans quelle mesure là on est en train de de rentrer dans quelque chose où en fait des idées rudes comme celle-ci puisse finir par faire consensus en disant bah oui, en fait il y a un certain nombre de personnes qu'il faut sortir de quand on voit la propagande qui est fait sur la guerre comme la possibilité d'une guerre, le fait enfin c'est quand même il y a pas plus rude que la guerre. Or, on voit bien que les milliardaires que le le système est en train de nous vendre une guerre, une propagande enclenchée. Je vois pas pourquoi on pourrait pas faire une fenêtre d'Overton sur la révolution en disant "Écoutez les camps de travail, les Risières, les Cergélè Saint Saint". J'en reviens juste
à la à la démarche qu'on a nous pour l'instant Praxis, c'est l'équipe qui propose les référendums. On n'est pas pour l'instant, on n'est pas encore en démocratie directe parfaite hein, ça c'est clair. Mais on a l'ambition de créer un RIC sur Praxis, c'està-dire la possibilité pour la communauté de déclencher en fait de faire le référendum d'initiative citoyenne sur la plateforme parce que je veux dire à titre personnel, moi le référendum initiative citoyenne c'est quelque chose que j'ai défendu dans le monde des gilets jaunes. C'est quelque chose qui m'a toujours intéressé mais j'ai toujours trouvé l'idée séduisante mais j'ai rarement trouvé un dispositif clair voilà de mise en place et du coup je me retrouvais toujours un peu embêté sur les plateaux télé quand on me demandait
oui mais alors ça veut dire que on va faire un fum sur l'euro, on va faire un fom sur la peine de mort, on va machin, on va truc et donc nous l'idée là ça va être de dire on va le créer on va essayer d'en créer un dispositif peut-être qu'on va t'atonner d'ailleurs peut-être que la première version la deuxième version la troisème version peut-être qu'en fait on va se rendre compte dans la pratique dans l'expérience que ah oui il y a des problèmes puis à un moment donné on va peut-être arriver à une version ah ça y est là on arrive à faire émerger des trucs qui ça fonctionne ça marche et les gens je veux dire sont enfin le le système est opérationnel quoi. Donc on va essayer aussi de faire ça et peut-être que là la proposition de voilà et ben oui exactement vous enverra des abeilles [rires]
et et l'idée c'est que les partis politiques pourraient servir effectivement de la plateforme pour défendre des idées et faire émerger les solutions et en fait on voit en direct après est-ce qu'on est d'accord pas d'accord. Il y a aussi Clara Eger qui milite pour le RIC. J'avais eu à ce micro bien entendu Étienne Schwirt aussi qui travaille sur ces dossiers là. Il y a beaucoup de gens en fait qui réfléchissent à changer la démocratie mais on revient toujours à la bonne question quand même de Lénine he que faire pour la prise de pouvoir et cette questionlà elle passe forcément par une case d'affrontement j'ai l'impression. Mais pour moi, je suis allé pardon, je je poursuis sur la lancée, mais bon, cet été, je suis allé voir euh la bataille de Gaulle, les deux films. Bon, il
trouve qu'en plus, moi je je viens d'une famille plutôt gauliste, d'inspiration gaulise. Donc le film a beaucoup parlé et je je faisais vraiment des parallèles. Ce qui est intéressant, j'ai lu du coup les mémoires après dans la foulée. Allez, [rires] restons sur De Gaulle. Et ce qui est très intéressant, c'est que de Gaul a absolument conscience quand il va à Londres, qui crée la France libre, qui va créer la résistance, qu'il est en train de faire une révolution. Il en a conscience qu'il est en train de transférer le pouvoir, la légitimité de Vichi à lui et à la France libre. C'est très clair dans son esprit. Et ce qui est intéressant, c'est que Vichi lui l'aide à prendre conscience parce qu'il le condamne à mort et qu'en fait toute la presse de Vichi va faire sa propagande. Il
commettent cette erreur en l'alignant jour après jour et cetera. Et donc ils aident à le faire connaître et alors que son premier discours n'avait pas été entendu. Oui. Et d'ailleurs au départ il se met même à la disposition enfin il met à la disposition de Vegan qui est le chef d'étatmajor. Il lui dit il veut lui laisser prendre les commandes en fait de la de la France libre. il lui propose et en fait c'est parce qu'il se retrouve comme enfin tout le monde le le le le le rejette que du coup c'est pas c'est lui qui qui va mener le mouvement. Mais ce qui est intéressant, c'est de voir, c'est un exemple en fait historique, un précédent qui permet de montrer qu'en seulement quelques années, alors évidemment dans des conditions dramatiques, dans des conditions
exceptionnelles, voilà, mais en quelques euh années, en très peu de temps, en fait, en 2 3 ans, le la révolution s'opère, le pouvoir se est transféré totalement de Vichi à la France libre et donc à la sortie, bah c'est de Gaulle qui a la légitimité de de pouvoir présider le pays. Donc en fait, les changements peuvent être extrêmement fulgurant. tient qu'un an derrière et qu'il va lui falloir 13 ans après pour revenir dans des conditions où il va effectivement pouvoir mettre en place et des conditions à nouveau exceptionnelles qui lui permettent effectivement mais c'est intéressant aussi de voir comment à quel point la la moi je pense qu'il va falloir être sans pitié avec les structures partisanes. Il va falloir vraiment nettoyer le truc pas contre les individus mais je veux dire
sur le fait de les de les liquider parce que sinon on se retrouvera en 46 c'est-à-dire que on fait une révolution et 6 mois plus tard les mêmes ont repris le pouvoir. reconstruisent en fait un contrôle sur donc il va il va falloir c'était d'ailleurs la proposition de la France insoumise en 2017 sur l'Assemblée constituante à l'époque où ils étaient beaucoup plus révolutionnaires qu'aujourd'hui. Euh il disait que personne qui n'avait appartenu à un parti ou une charge électorale ne pourrait participer à l'Assemblée constituante. Il y avait une vraie scansion entre le passé et le futur. C'était deux mondes différents et on recommençait vraiment à zéro. Aujourd'hui évidemment il propose plus parce qu'ils ont tous été élus et que [grognement] et que c'est assez
classique, c'est humain. Voilà. On va pas mais nous il faut qu'on soit assez attentif à à ce queil ce cet entre et moi avec mon mouvement c'est une question fascinante. On essae j'essaie de faire débattre les membres et les adhérents de façon intense sur ce sujet. Est-ce qu'on va aux législatives par exemple voyez après la présidentielle ? C'est un enjeu fondamental parce que oui ou avant parce que je juste pour que les gens comprennent pourquoi c'est un enjeu législative c'est ce qui détermine le le droit d'accès au médias. C'est le le décompte en fait repose sur les législatives. Euh donc en proportion de votre résultat. Les législative c'est ce qui détermine vos subventions politiques. 1 € une voie. C'est pour ça que vous avez tous ces micropartis qui existent et qui se
contentent de faire 100000 200000 voix à l'échelle du pays parce que ça leur permet d'avoir toutes les ans cette subvention là. Donc si on renonce à cette participation là il faut l'assumer. On est vraiment en rupture avec le système mais on peut pas derrière dénoncer le fait qu'on ait pas de subvention, qu'on ait pas de visibilité et cetera. Voyez ? Et donc donc et ça c'est un vrai dilemme par exemple quand on est dans cette dynamique là c'est parce que si on accepte on sait très bien si on arrive à envoyer des gens à l'Assemblée nationale dans le système existant notre capacité à nous assurer qu'il ne se compromettent pas qu'il ne finissent pas par s'adoucir s'endormir et cetera ou aller savoir honnêtement c'est compliqué de de se dire que on va réussir à à
l'empêcher. Donc comment est-ce qu'on articule ça ? Est-ce qu'à un moment donné on essaie de jouer au jjitsu ou à des prises de judo et cetera ? Est-ce que enfin voyez c'est c'est des c'est des questions qui une fois qu'on rentre dans la pratique effective du du du politique ne sont pas en fait il faut pas être présomptueux à cet égard quoi. Il faut se dire bah oui en effet c'est pas c'est toute la question de jouer avec et de Gaulle sans churchill. Moi moi moi je veux bien mais si vous partez en exil aux île Cargelen ou au Mexique sans une puissance derrière qui vous donne cet appui la BBC et cetera, vous êtes tout vous êtes beau être général secrétaire d'état à la guerre et cetera vous disparaissez. Oui, mais après le le ça c'est un point et c'est vrai mais d'un autre côté il est
inflexible. C'estd que toutes les fois où on essae parce qu'ils ont essayé de le remplacer le match et cetera et à chaque fois et mais mais il y en a combien il y en a combien qui sont incap mais c'est aussi c'est ce que je disais tout à l'heure c'est que c'est dans les moments exceptionnels que les tempéraments exceptionnels surgissent et il y a pas que de Gaulle parce qu'il faut faut pas non plus il y a Moulin il y a Leclerc il y a bon en fait Moulin était préf je veux dire il avait une position assurée et il y va c'est c'est la force aussi c'est quand on est de l'extérieur c'est pas C'est plus facile. C'est pas vrai, mais c'est différent. C'estàd que une chose, c'est d'engager sa vie et sa carrière telle qu'elle s'est construite. En plus, quand on est
devenu préfet dans un système politique ou général, c'est qu'en général, il y a une forme de capacité adhérer aux règles, à réussir à l'intérieur de celui-ci et cetera. Donc ça, il y a il y a quand même un pas de côté qui est compliqué. On le voit bien, on voit bien à quel point on est seul par rapport aux institutions étatiques aujourd'hui. À quel point il y a peu de dissidence et au contraire beaucoup de déférence à l'égard de ce pouvoir en place, y compris dans sa médiocrité, y compris dans la catastrophe. C'est ça le le pire, c'est l'effondrement aussi de le système du fait de de l'affaiblissement moral, le carriérisme et le fait qu'on ait mélangé enfin ce qu'on appelle la société civile, c'est-à-dire que là où on avait des gens qui étaient faits calibrés quand même pour le service
à la nation, on a affire à simplement des des gens issus d'école de commerce qui ne rêvent simplement que de faire des millions dans le privé très rapidement. Il y a en fait il y a il y a il y a ce monde-là pourri en gros par l'argent, la cupidité, la quête de reconnaissance, l'ego et cetera et puis bah si effectivement on veut incarner l'alternative euh il y a la question de l'éthique, de l'intégrité. Et moi je veux dire la question parce que c'est facile hein de dire je pense que tous ceux qui agissent se racontent qu'ils agissent pour la bonne cause. Je dire on c'est très facile de se mentir à soi-même. Pour moi, le critère fondamental, le seul moyen que j'ai pour moi de me demander est-ce que vraiment j'agis toujours pour la cause ou en fait est-ce que j'agis pour moi, c'est est-ce
que je suis prêt à laisser la place ? Est-ce que je suis prêt à ce que ah telle personne là est mieux placée, plus compétente, plus aimée, plus je sais pas quoi, juste que je suis prêt à me mettre derrière elle ou à m'associer avec elle. Et jusqu'alors, je veux dire, je j'ai jamais, je crois, critiqué personne, jamais pris les devants de personne et cetera et je suis prêt en fait à soutenir toutes les bonnes idées, toutes les bonnes initiatives dès l'instant qu'elle m'apparaît juste et et aller dans le bon sens. Et une très bonne question aussi à se poser dans ce genre de situation, c'est qui est-ce qui aurait envie d'être à ma place ? Et s'il y a pas grand monde, c'est peut-être un bon signe aussi parce que c'est dire que vous avez vous êtes sur sur vous êtes pas en train de
d'accumuler les privilèges. Oui, ça mais je crois que là dans nos positions, personne va nous taxer de de vouloir [rires] obtenir des privilèges. Et d'ailleurs, c'est pour ça je pense que c'est cette émission, elle est essentielle. En tout cas, merci de d'avoir accepté de de venir et débattre. Il y a beaucoup de choses qui vous unissent en réalité hein, au-delà même du moment des gilets jaunes, du fait que vous êtes tous les deux avocats et qu'il y a une réflexion politique profonde dans dans la l'engagement qu'on qu'on peut avoir. Je pense que c'est c'est extrêmement important, non ? qui a pas eu beaucoup de monde qui à un moment donné euh euh comme comme monsieur Boulot l'a fait a eu le l'intuition et euh et la capacité à se dire il y a quelque chose à défendre dans ce mouvement-là qui a
pas eu parce que il faut quand même se souvenir qu'à l'époque là voilà, il y a des tiktokeers qui aiment bien nous dépeindre en héros et parce que les images sont en effet fascinantes et sidérantes mais à ce moment-là il y avait une forme de mépris mais qui allait au-delà du réel. C'est une une violence symbolique avant avant là ce qu'il nous reste c'est plus que la violence réelle mais la violence symbolique par les mots par les regards par et et c'était un mouvement qui qui était en manque de voilà de de figures qui à un moment donné sans essayer de se l'accaparer sans essayer de prétendre le représenter intégralement et cetera euh essaie de
relayer en fait et et de le protéger et et on a été très seul. Moi quand je me retrouve chez Anouna la première fois, c'est parce que je suis l'avocat de Maxime Nicole. Hm. Et que Maxime qui a été une première fois se sent pas très à l'aise à l'idée de revenir parce que il sent que ça va être un tracnard et il a envie d'être accompagné. Vous voyez, c'est des humainement à un moment donné, on en a été réduit à ça et et son et ça a été un procès pendant 1 heure de Maxime. Ça a été horrible. Enfin, humainement parlant, vous rendez compte la la devant 2 millions de personnes, une humiliation 6 par 89 personnes payé payez pour vous faire du mal. Bê voilà et en plus payer une misère, c'est on vous file 500 balles et tu détruis un homme. Voilà. Allez tiens, c'est il y a
il y a un côté euh et donc voilà, il y a eu il y a eu ces gestes là. Il y a eu un moment des personnes qui ont qui ont qui ont pris la parole pour pour dire "Ça suffit, ça va Et euh et je pense que c'était précieux et que et que c'est précieux aussi parce qu'il y a eu des dérives aussi en parlant du mal, laur de du manque d'éthique au sein de notre mouvement et de façon générale de la société civile, il y a des gens qui sont devenus pardon hein mais des prostituées du clic, qui sont vendus au premier offrand, qui font des vidéos plus tacères encore aujourd'hui parce que parce qu'il faut aussi mesurer la violence en négatif mais aussi en c'est violent en positif aussi l'addiction que ça génère à la reconnaissance au au fait de de reç recevoir des likes, d'avoir de
l'impression d'exister et cetera et ça ça pourrit des âmes et ça ça c'est des choses qu'il faut il faudra qu'on fasse attention parce qu'on est très content parce qu' on est en face de nous des gens tellement mauvais que on n pas trop besoin de se juger mutuellement mais enfin ou de ou d'essayer de faire de nettoyer notre notre camp mais il y a eu des comportements qui sont et des des dérives qui font on va pas gouverner avec tous ceux qui critiquent demain ma aujourd'hui aujourd'hui Macron vous voyez enfin il y a il y a c'est c'est très intéressant ça parce que j'en ai fait l'expérience moi Je suis à la base, je viens de Louvier dans l'heure. Je suis un petit avocat de province à Rouan. Dire, j'étais pas préparé, je m'attendais pas du tout à arriver sur les voilà avoir une
exposition nationale médiatique et cetera. Moi au début d'ailleurs même, j'avais proposé à une des gilets jaunes qui était médiatique. Je voulais juste lui faire des fiches, lui donner des conseils dans l'ombre, voilà, pour l'aider sur ses interventions sur les plateaux télé. Euh donc j'étais pas préparé à ça. Et oui, j'ai bien vu à un moment donné euh que je commençais à avoir un peu de la frustration. Je veux dire déjà que quand même ça, j'avais pris goût au like et cetera. Je veux dire en fait personne n'y est euh je dire voilà n'est insensible et échappe à ça. Et en fait euh mais du coup moi ce que ça me provoquait c'était qu'en gros je me sentais la responsabilité d'arriver à peser sur le cours des choses et tous les matins je me levais évidemment j'étais complètement
impuissant. c'est les choses empirent encore et encore. Donc ça me consumait de l'intérieur vraiment. Je je me détruisais. Et c'est pour ça qu'à un moment donné, j'ai pris la décision de ne plus apparaître du tout. Donc pendant bah pas loin de 2 ans en fait, j'ai quasiment disparu parce que je me suis dit mais de manière très consciente, tu vas prendre du recul et là ton ego tu vas le mettre en situation de ne plus être nourri par rien qui vienne de l'extérieur comme ça on va voir comment tu réagis et cetera. Bon, en fait, ça a pas été le plus dur, ça a pas été depuis avoir les likes et cetera. C'est juste que je trouvais plus de sens euh à être avocat et que en fait, il fallait que je me dédie totalement, je me dévoue
totalement à la avocat, c'est être un artisan qui essie de sauver individuellement un après l'autre quelqu'un. Euh la politique tout d'un coup, vous affectez potentiellement. Bah, exactement parce que là, en fait, j'avais l'impression de le bateau coule. Là, j'étais en train d'écoper un des compartiments du bateau mais des d'un bateau qui est en train de couler. Donc effectivement avec la politique, je trouve le sens parce que là, j'essaie de je sais pas de sauver le bateau ou en tout cas de construire un nouveau bateau. Mais bon, je dire mais oui, mais en fait ça fait ça fait plus sens. Mais et je voulais simplement dire une chose aussi pour conclure, c'est que quand même ce qui m'a marqué moi, moi j'étais pas seul pendant les gilets jaunes pour le coup. vraiment euh moi
c'était le contraste, c'était j'étais sur le rond-point avec des gens vraiment mais qui étaient mais enfin il y en avait qui me faisait pleurer quoi parce que il c'est il ils te racontent ils racontent leur histoire, c'est hyper dur et à la fin c'est toujours mais bon on n'est pas les plus à plaindre. Alors, on sait bien que c'est le mécanisme psychologique que eux ils ont pour tenir, mais moi avec la vie confortable que j'avais, avocat et cetera, bon je vraiment je savais cétait je savais pas où me mettre. J'étais hyper touché. Et très souvent, il m'est arrivé, j'étais sur le rond-point l'après-midi, puis je me retrouvais sur le plateau le soir. Et le soir, je me retrouvais dans un truc totalement artificiel de gens complètement déconnectés, méprisants où les types ils
ont leur conducteur et en fait il faut dire les gilets jaunes c'est des violents, les g jaunes c'est des antisémites, les g jaunes c'est machin et cetera et ça mais ça moi ça me mettait dans une rage vraiment. Alors, elle se voyait pas sur le plateau parce que j'essayais de montrer une autre image justement, mais par contre vraiment, je trouvais ça d'une indessence et je pense que ça c'est un des trucs qui m'a marqué très voilà qui m'a marqué très profondément et en fait c'est ce qui m'a fait c'est ce que je garde avec moi en fait cette empreinte là euh depuis des années, c'est à quel point les gilets jaudes m'ont touché profondément mais je crois qu'on s'est tous même touché mutuellement les uns les autres dans le mouvement et bon c'était la fameuse phrase qu'on
entendait sur les ronds-points, mais on a retrouvé la fraternité, maintenant on va aller reconquérer la liberté, l'égalité. Et ben on est sur le chemin. J'espère qu'on est sur le chemin. En tout cas, merci messieurs euh pour ce débat. Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à dire. On aura l'occasion d'en parler jusqu'en 2027 et au-delà. Euh j'espère que vous ça vous aura aussi euh ouvert l'esprit d'aller voir Praxis, d'aller peut-être frapper à la porte d'une ruche euh et de comprendre ce qui se passe. Et puis bien sûr, si vous êtes tombé par hasard, abonnez-vous au monde moderne, notre média où on essaie de faire vivre le débat différemment. On vient tous des gilets jaunes et on a tous envie de justice et on va pas on va pas baisser les bras. Voilà, tout simplement. Merci. M.
Juan Branco