L'intégrale du mercredi 10 décembre
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 10 décembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Lecornu remporte une première victoire politique à 13 voix près et 149.3. Les députés ont adopté le budget de la Sécurité sociale. Elle associe la victoire de la démocratie parlementaire et du compromis. Ce scrutin va-t-il avoir des conséquences politiques ?
Alors que la gauche et le socle commun se sont divisés, analyse, dans une heure avec Elisabeth Martichoux et Benjamin Morel. Et puis les réactions politiques également suivent dans cette émission. Une adoption obtenue avec les voix du PS et l'abstention des écologistes fustigées par la France insoumise et le RN. Que répond Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes ? Elle est notre invitée dans une demi-heure. Et puis autre réaction politique, celle du sénateur Yann Brossat, porte-parole du parti communiste qui s'est opposé au budget de la Sécurité sociale.
On reviendra également avec lui sur le budget examiné au Sénat et notamment le budget de l'immigration voté il y a quelques jours. Et puis à la une de nos régions, un peu de légèreté et d'esprit de Noël. Je vous emmène à Colmar où le marché de Noël rencontre un vif succès malgré des températures pas vraiment de circonstances. On sera avec le maire Eric Strootman dans quelques instants. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdan.
Bonjour Yann.
À la ligne de ce mercredi 10 décembre, Sébastien Lecornu qui réussit donc à faire passer le budget de la Sécu à l'Assemblée. 13 petites voix d'écart seulement. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été adopté hier par l'Assemblée nationale en deuxième lecture. Le texte doit maintenant revenir au Sénat avant de retourner une dernière fois à l'Assemblée pour être adopté définitivement. Les détails, c'est avec Aurélien Romano.
Adopté par 247 voix pour, le budget de la Sécurité sociale a notamment bénéficié du vote favorable de certains députés LR alors que Laurent Wauquiez, le président du groupe, avait appelé à une abstention. Un budget qui déplaît fortement au président du parti Les Républicains.
C'est un budget socialiste. C'est un budget qui permettra sans doute au gouvernement et Emmanuel Macron de durer un peu plus.
Et c'est un budget qui emmène la France dans le mur. Et je le regrette profondément. Parmi les réactions de ceux qui ont permis au texte d'être adopté, aucun groupe n'applaudit ce budget. Troupe à gauche pour les uns, troupe rigoriste pour les autres. Mais le sens du compromis est salué.
Est-ce que c'est le budget que j'aurais souhaité voir adopter ? La réponse est non. Évidemment, j'aurais souhaité un budget dans lequel il y a plus d'économies, plus de valorisation des Français qui travaillent. Est-ce que pour autant, ça justifie de tout envoyer balader en considérant que ça serait mieux que le pays n'ait pas de budget ? Je ne crois pas.
Côté France Insoumise, on déplore la trahison d'une partie des partenaires de l'ex-NFP. Il confirme le changement d'alliance du Parti Socialiste qui décide donc de rejoindre le camp des soutiens au gouvernement. Et je rappelle qu'en démocratie, lorsqu'on vote un budget, on est donc dans la majorité et dans le soutien au gouvernement. Les socialistes répondent en invoquant le sens de la responsabilité.
Nous n'avons pas fait un choix qui était un choix partisan, un choix qui revenait à nous servir, mais à servir les Françaises et les Français.
D'ici la fin de l'année, le Premier ministre devra trouver le même chemin de compromis pour faire passer le texte budgétaire général.
Et dans le même temps, le Sénat poursuivre l'examen du budget de l'État avec une annonce cette nuit du gouvernement sur les universités. Le ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé hier soir l'organisation d'assises sur le financement des universités. Elles seront lancées au mois de janvier. Écoutez.
Il est indéniable qu'il existe aujourd'hui un manque de lisibilité dans le système de financement des universités, cela a été mentionné là aussi, et qui impacte les établissements et la qualité du dialogue entre les établissements et l'État. C'est pourquoi, dès janvier prochain, je souhaite organiser des assises qui doivent permettre, sur la base d'un socle de vérité partagé, sur les financements de l'enseignement supérieur, d'ouvrir un espace de travail collectif permettant de redonner de la visibilité à l'ensemble du secteur tout en dessinant des pistes pour l'avenir.
Près de deux mois après le cambriolage, les sénateurs se penchent sur la sécurité du Louvre. Les deux responsables de l'enquête administrative lancée par Rachida Dati dans la foulée du CAS sont entendus ce matin par la commission de la culture du Sénat. Un rapport confidentiel a été remis à l'exécutif. Le Sénat en a pris connaissance la semaine dernière. Ce matin, les conclusions de l'enquête seront dévoilées. Les failles de sécurité seront au cœur des débats. On suit tout ça évidemment sur Public Sénat, Orianne. Et avec vous, Steve. La présidente de France Télévisions, Delphine Erdott, sera devant les députés.
Elle est convoquée par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale chargée de faire la lumière sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public. Audition qui devrait être mouvementée. France Télé est accusée par une partie de la droite et le Rassemblement national de partialité en faveur de la gauche. Début de l'audition à 15h30, Orianne. Et puis Emmanuel Macron poursuit son tour de France de la presse régionale. Le chef de l'État est attendu dans l'après-midi à Saint-Malo pour un échange avec des lecteurs de Ouest-France. Thème des discussions, la démocratie à l'épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes.
Emmanuel Macron qui réfléchit toujours à une adaptation de la législation pour réguler les réseaux sociaux. Les plateformes échappent encore trop largement à la loi sur la presse de 1881. Merci Steve, à tout de suite. Bonjour Yann Brossard. Bonjour. Merci d'être notre invité, sénateur de Paris, porte-parole du Parti communiste. On va revenir longuement sur le vote du budget mais aussi sur les municipales. Vous êtes candidat à Paris. Mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord la une des dernières nouvelles d'Alsace. Le Cornu remporte une première bataille.
Le Premier ministre qui a réussi son pari du compromis sans utiliser le 49-3 pour le budget de la Sécu. Pour autant, le chemin est encore long. Il lui faudra faire passer avant la fin de l'année le budget de l'État. Une étape encore plus délicate. La deuxième une, c'est celle de la Voie du Nord sur l'alliance entre Renault et Ford qui va profiter aux usines nordistes. Les deux constructeurs ont annoncé un partenariat stratégique. Renault assemblera des véhicules électriques pour Ford à Douai. Mais dans l'usine des moteurs de Cléon, on attend des retombées directes pour l'emploi. Et puis la dernière une, c'est celle du populaire du centre.
Les poubelles polluent le scrutin sur certains territoires. La fin des collectes à domicile pourrait bien influer sur le vote des citoyens au municipal. De quelle une avez-vous envie de nous parler Yann Brossard ? La première, parce que c'est sans doute l'actualité la plus brûlante. Le vote sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale. Et puis de fait, c'est un sujet qui concerne l'ensemble des Français. Donc c'est celle que j'aurais choisie. C'est celle des dernières nouvelles d'Alsace. On va en parler tout de suite. 13 voix près, les communistes qui ont voté contre. Est-ce que ce vote, c'est un échec pour vous ? Non, c'est surtout un échec pour les Français.
Parce qu'au final, c'est un projet de loi de finances de la Sécurité sociale qui va les pénaliser, qui va pénaliser les malades, qui va les ponctionner. Puisque par exemple, il y a cette taxe sur les complémentaires santé qui représente un peu plus d'un milliard d'euros. Donc un pouvoir d'achat qui va s'en trouver grévé. Il y a les diabétiques, par exemple, qui vont être mis à contribution. 1,5 million de personnes qui sont concernées et qui vont avoir un reste à charge qui va augmenter. Et donc on reste sur une logique qui consiste à pénaliser les plus pauvres, à pénaliser les malades, à pénaliser ceux qui sont les plus en difficulté.
Ça ne me paraît pas être juste dans la période que nous traversons. Mais dans le même temps, le gouvernement a renoncé à beaucoup de ces mesures initiales pour aller dans le sens du compromis avec la gauche, notamment sur le gel des pensions, sur la réforme de l'assurance chômage, sur une augmentation du budget de l'hôpital. Tout ça, vous n'en tenez pas compte ? Non, c'est vrai. Vous avez raison de le dire. Ça aurait pu être bien pire.
Et quand je compare la version finale à la version, par exemple, qui avait été adoptée au Sénat par la droite sénatoriale, je constate qu'un certain nombre de combats que nous avons menés, notamment le combat contre les franchises médicales, le combat pour éviter un certain nombre de catastrophes qui étaient prévues, l'augmentation du temps de travail, par exemple, qui était voulue par les sénateurs de droite, nous avons effectivement réussi à mettre en échec un certain nombre de mesures de régression. Est-ce que pour autant la copie est positive ? Est-ce que pour autant la copie méritait un vote positif ou une abstention ? Je ne le pense pas.
Et je pense que les députés communistes ont eu raison de s'opposer à ce PLFSS dans sa version finale. Vous comprenez le choix des socialistes qui ont voté pour, dans leur grande majorité, des écologistes qui, dans leur majorité, se sont abstenus, disant qu'il y avait des avancées ? Je ne partage pas leur analyse. Mais je me garderais bien d'ériger des frontières ou des murs entre nous. Moi, je ne crois pas aux gauches irréconciliables. Je pense qu'on peut avoir des divergences tactiques, on peut avoir des divergences stratégiques, on peut avoir des votes différents. Pour autant, vous avez parlé d'un certain nombre de mesures de régression à laquelle nous nous sommes opposés.
Nous, nous y sommes opposés ensemble. Et c'est parce que nous avons joint nos voix, nous les communistes, avec des socialistes, avec des écolos, avec des insoumis aussi, que nous avons pu empêcher un certain nombre de catastrophes dans ce projet de loi de finances de la sécurité sociale. Est-ce que vous n'avez pas l'impression de ne pas jouer, du coup, le jeu du compromis ? C'est-à-dire que vous avez réussi à obtenir des avancées, vous votez quand même contre ? Vous savez, les communistes sont des gens cohérents. On mène des combats. Il y a un certain nombre de combats qu'on gagne. Et puis, il y a un certain nombre de combats qu'on ne gagne pas. Et puis, on fait le bilan à la fin.
Et ce que nous constatons, c'est que c'est un projet de loi de finances de la Sécu qui ne va pas dans le bon sens. qui, par exemple, maintient 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale au profit des entreprises. Comment on peut, d'un côté, continuer avec ces exonérations, une fois de plus, 80 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale pour les entreprises chaque année, y compris de grandes entreprises, y compris des entreprises qui licencient, y compris des entreprises qui délocalisent, et de l'autre, ponctionner les Français avec cette taxe sur les complémentaires santé. Et ça ne relève pas de la justice sociale.
Et donc, nous, on regarde ce qu'on a gagné, ce qu'on n'a pas gagné. On fait le bilan et on constate que, globalement, ce n'est pas un bon PLFSS. Et c'est ce qui nous conduit à nous y opposer. Vous parlez de cohérence. Est-ce que ça vous paraît cohérent de vous opposer à la suspension de la réforme des retraites ? Il s'agit simplement de constater une chose. C'est que ça n'est pas une suspension de la réforme des retraites. Excusez-moi de vous le dire. C'est un décalage de la réforme des retraites. C'est-à-dire qu'il s'agit de valider le principe d'un report de l'âge de départ à la retraite à 64 ans, moyennant quelques aménagements. Les Français n'ont pas voté pour ça.
Aux dernières élections législatives, les Français ont majoritairement voté pour des partis, certes différents, mais qui s'engagaient à abroger la réforme des retraites. Nous, le mandat que nous avons reçu... Là, elle est suspendue jusqu'à la présidentielle. Si vous gagnez la présidentielle, vous l'abrogez. Mais ça, de toute façon, ça aurait été le cas. Et donc, ce que nous avons dit... Oui, mais nous avons gagné les dernières élections législatives. En tout cas, les partis qui sont arrivés en tête des dernières élections législatives ont voulu abroger la réforme des retraites. C'est le cas du nouveau Front populaire.
C'est y compris le cas du Rassemblement national qui, lors de la campagne des dernières législatives, disait abrogation de la réforme des retraites. Et donc, nous nous retrouvons quand même dans une drôle de situation d'un point de vue démocratique avec des Français qui votent pour une chose et qui se retrouvent avec autre chose. Et donc, bien sûr que la logique de tout ça, ça n'est pas d'approuver un simple décalage de la réforme des retraites, c'est-à-dire avaliser la réforme des retraites, moyennant un petit aménagement. – Est-ce que Olivier Faure disait hier, ce soir, le Parlement a montré qu'il servait à quelque chose ? Vous partagez cette analyse ?
– Je n'ai jamais douté du fait que le Parlement servait à quelque chose, sinon je ne serais pas parlementaire. Et j'espère qu'Olivier Faure ne part pas, lui aussi, du principe que le Parlement ne servait à rien. – Non, mais il disait, d'habitude, on discute en amende, il y a un 49-3, et hop, tout ce qu'on a fait est mis à la poubelle. Il dit, là, vraiment, on a pu discuter, trouver des compromis et aller jusqu'au bout de la discussion parlementaire. – Si le Parlement avait été véritablement respecté, par exemple, la réforme des retraites aurait été purement et simplement abrogée, puisqu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour abroger la réforme des retraites. C'est le cas.
De fait, jamais il n'a été permis que ce vote ait lieu. Les communistes ont fait voter une résolution qui n'a pas de valeur contraignante, se prononçant sur l'abrogation de la réforme des retraites. Donc, il y a encore un peu de chemin pour aller au bout et pour permettre que ce soit vraiment le Parlement qui dirige dans notre pays. – Vous disiez ne pas croire aux gauches irréconciliables. Hier, la France Insoumise a énormément critiqué la décision du Parti Socialiste et même des écologistes qui se sont abstenus. Ils n'auraient pas dû faire ça ? – Moi, je ne veux pas faire d'un vote un prétexte.
C'est-à-dire que je ne veux pas faire de ce débat sur le projet de loi de finances de la Sécu, je ne veux pas en tirer des conséquences hâtives. Moi, je vais vous dire, on peut faire tout le cirque qu'on veut. Si demain, il y a des élections législatives, si demain, il y a une dissolution, il faudra bien que la gauche retrouve le chemin de l'Union. J'ai trop vécu… – Avec la France Insoumise ? – Avec l'ensemble des forces de gauche pour empêcher la victoire de l'extrême droite. – C'est encore possible ? – Ce qui s'est passé ces dernières semaines ? – On verra de quelle manière, selon quelle modalité. Sans doute pas la même chose que la dernière fois.
Mais enfin, de toute façon, nous n'aurons pas le choix. J'ai trop vécu ces moments où on se dit, plus jamais ensemble, et puis en réalité, quand on est confronté à l'obstacle, on est bien condamnés à travailler ensemble. Donc moi, je ne prononcerai jamais de formule définitive. Et je pense d'ailleurs que les électrices et les électeurs de gauche ne sont eux-mêmes pas irréconciliables. Et que vous avez des gens de gauche qui un jour votent pour la France Insoumise, un autre vote pour les socialistes, une autre fois aux élections municipales votent pour leur maire communiste, et puis une autre fois vote écolo.
Donc les électeurs de gauche eux-mêmes savent que nous sommes condamnés à faire l'Union et à travailler ensemble. Est-ce que le fait que le projet de loi de la sécurité sociale soit passé, pour vous, ça ouvre la voie à une adoption du budget de l'État ? Nous verrons bien. Nous menons les combats les uns après les autres avec, je vous le redis, une seule boussole, en tout cas pour ce qui concerne les communistes, c'est la volonté de remettre de la justice sociale dans notre pays, dans un pays qui est la septième puissance économique du monde, où on a dans le même temps 10 millions de pauvres, où on a un niveau d'inégalité sociale qui n'avait pas été atteint depuis 30 ans.
Moi, je pense que c'est ça qui devrait être le cœur du débat politique. Vous savez, parfois, je nous écoute au Sénat, j'écoute les débats à l'Assemblée nationale et je pense à une interview que j'ai lu récemment de Lula qui dit sa grande fierté d'avoir sorti 40 millions de personnes de la faim. Nous, nous sommes là à discuter du niveau du déficit public, du niveau de la dette. Il a sorti 40 millions de personnes de la faim. Quand est-ce qu'on se met à ce niveau-là d'ambition ? Moi, je rêve qu'on ait des responsables politiques en France qui se fixent des objectifs comme cela, sortir des personnes de la pauvreté, des difficultés sociales qu'ils rencontrent.
Ça, ça vaut le coup de se réveiller avec de l'énergie et avec l'envie de se battre. En tout cas, moi, c'est ça qui me motive et j'aimerais qu'on soit plus nombreux à avoir de tels objectifs. Allez, on continue à parler du budget puisque le Sénat poursuit dans le même temps l'examen du budget de l'État. Les sénateurs qui sont dans la partie dépenses avec l'examen des budgets, mission par mission. Steve, on va parler du budget de l'immigration avec vous puisque le Sénat a voté une augmentation de ce budget pour lutter contre l'immigration illégale. Oui, rien de loin des spotlights de l'Assemblée nationale. Le Sénat poursuit à pas de loup l'examen du budget de l'État.
Ce lundi, les sénateurs examinaient la mission immigration, asile et intégration. Premier enseignement, si tous les services de l'État ou presque se serrent la ceinture, ce n'est pas le cas du ministère de l'Intérieur. L'année prochaine, l'enveloppe consacrée à l'immigration progressera de 80 millions d'euros par rapport à l'année dernière. Elle atteindra 2,16 milliards en 2026, Orianne. Et cette hausse ira notamment dans la construction de centres de rétention administrative. Oui, vous savez, ces centres où l'on place des étrangers qui n'ont plus le droit de rester sur le territoire dans l'attente de leur expulsion. Le problème, c'est que ces centres sont pleins à craquer.
Le gouvernement avait promis de doubler leur capacité pour atteindre 3 000 places en 2027. Ce sera finalement pour 2029. Mais le gouvernement a dégagé de l'argent dès l'année prochaine pour investir dans ces cras. Le Sénat a voté une augmentation de 260 % des crédits alloués à ces centres pour l'année prochaine. Et la droite qui a profité de ces débats dans l'hémicycle pour pointer du doigt les associations qui agissent dans les cras. Oui, au mois de mai, la majorité sénatoriale avait adopté une proposition pour retirer aux associations leur mission de conseil aux étrangers.
Cette mission serait désormais confiée à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, un organisme qui est placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Et ce lundi, Laurent Nunez s'est dit favorable à cette proposition du Sénat. Écoutez-le.
Je pousserai cette proposition. Je la pousserai. À un moment, il faut savoir dire stop. Et peut-être que ça fera bouger les lignes, bouger les choses. Mais il y a d'autres structures qui sont tout à fait capables d'assurer une assistance juridique qui soit réelle, performante et qui ne se traduise pas par des recours systématiques qui viennent en fait obéir nos capacités d'action.
Monsieur le sénateur, vous n'êtes pas favorable, je crois, à cette proposition du Sénat ? Non, pas du tout. Et je trouve que la droite est en train de plus en plus d'entrer dans une dérive qui consiste à instituer un délit d'opinion. En l'occurrence, les associations dont on parle, que je connais bien, qui travaillent au sein des centres de rétention administrative, quel est leur boulot ? Le boulot, ce n'est pas d'exprimer des opinions. Elles peuvent exprimer des opinions par ailleurs. Elles veillent au respect des droits des personnes retenues.
Et on a des sénateurs, des sénateurs de droite, en l'occurrence, avec l'approbation du ministre de l'Intérieur, qui disent non, mais ces associations, par ailleurs, elles ont des opinions qui ne nous conviennent pas. Mais c'est très grave. Ce n'est pas exactement ce qu'il dit. Il dit que ces associations multiplient les recours en justice. Du coup, les tribunaux, ensuite, ont du mal à traiter toutes ces demandes et proposent effectivement de confier cette mission de conseil à l'OFI. Ce n'est pas une bonne idée, l'OFI ? Mais en l'occurrence, si elles peuvent faire des recours, c'est que le droit le leur permet. Donc, à ce moment-là, le problème, c'est le droit.
Le problème, ce n'est pas les associations. Et de fait, on pointe du doigt ces associations pour la simple et bonne raison qu'elles font leur boulot. Mais je pense qu'on assiste à une dérive qui est plus générale que ça. Je vous le redis, je pense qu'une partie de la droite est en train d'instituer un délit d'opinion. Quand on finance une association, on ne finance pas une association parce qu'on est d'accord avec les opinions qu'elle défend. On la finance en raison des actions qu'elle mène parce qu'on considère que ce sont des actions légitimes. Je vais vous donner un autre exemple. Nous avons eu à Paris un grand débat autour de subventions à des librairies indépendantes.
On votait au dernier Conseil de Paris une délibération qui visait à subventionner 40 librairies indépendantes pour un montant de 500 000 euros. La droite s'y est opposée au motif qu'un certain nombre de librairies concernées vendaient des livres qui ne lui plaisaient pas. Mais si on rentre dans cette logique-là, c'est une logique qui est extrêmement dangereuse. C'est une logique qui est quasi Trumpiste. C'est-à-dire qu'on dit que tout ce qui n'est pas de droite, on ne le finance pas. Je suis désolé, ce n'est pas ça la démocratie. La démocratie, elle vit aussi avec le pluralisme des idées.
Et dans une démocratie, il est positif qu'on ait ce pluralisme des idées dans nos librairies comme partout. Cette hausse des crédits pour lutter contre l'immigration illégale, vous approuver, c'est une autre chose ? C'est magique quand même. Il n'y a plus un radis dans ce pays, quand on écoute ces gens. Il n'y a plus de thunes pour construire des hôpitaux. Il n'y a plus d'argent pour les écoles. Il faut supprimer 4 000 postes d'enseignants. Par contre, quand il s'agit de la police aux frontières et quand il s'agit de multiplier les centres de rétention administrative, alors là, c'est waouh. Il ne faut pas construire davantage de places en centres de rétention administrative ?
La vraie question, c'est que notre politique d'immigration, elle ne fonctionne que par-dessus tête. Quand vous avez 11% d'exécution d'OQTF, on est à 11%. C'est-à-dire qu'on prononce des OQTF à tire-larigot et qu'au final, on n'est pas capable de les exécuter. On ferait mieux de cibler mieux les OQTF sur les personnes dangereuses pour éviter d'avoir des résultats aussi pathétiques. Donc, on aurait besoin d'une réflexion plus globale sur notre politique d'immigration, visant notamment à mettre le paquet sur l'intégration des personnes accueillies. Comment on fait en sorte qu'elles apprennent le français, qu'elles aient un travail, qu'elles deviennent membres de la communauté nationale ?
– Oui, mais si elles n'ont pas le droit d'être sur le territoire français, c'est ça aussi la question ? – Oui, mais de fait, on crée des situations folles en faisant qu'on a des gens qui ne sont ni régularisables, ni expulsables. Et donc, les personnes ne peuvent pas être accusées elles-mêmes d'être responsables de ça. Moi, je pense que nous aurions besoin, notamment vis-à-vis des travailleurs sans papier, d'une vague de régularisation qui permettent à ces personnes de vivre dignement sur notre territoire, de ne pas être condamnées à engorger des centres d'hébergement d'urgence parce que, quand on n'a pas de papier, on ne peut même pas déposer de demande de logement.
Moi, je le vois, y compris dans mon arrondissement, on a des centres d'hébergement d'urgence qui sont aujourd'hui totalement engorgés de personnes qui travaillent et n'ont pas de papier. Ce n'est pas une situation qui est digne, ce n'est pas digne pour elles, ce n'est pas bon pour le pays. Et donc, je pense qu'on aurait besoin de revoir globalement notre politique d'immigration avec un objectif qui est la dignité des personnes humaines. On va passer à l'actualité à Paris. Avant de parler des municipales, l'actualité, ce sont aussi ces violences dans des écoles à Paris. 15 enquêtes ouvertes en 2025 pour agressions sexuelles présumées dans des écoles maternelles.
C'est ce que dit la procureure spécialisée pour les mineurs du parquet de Paris. Est-ce qu'il y a eu des manquements de la part de la vie ? D'abord, c'est un sujet qui n'est pas spécifique à Paris, mais c'est un sujet qui est absolument fondamental et les situations que vous décrivez sont absolument indignes. Et j'ai d'abord une pensée pour ces enfants qui sont de fait marqués à vie, une pensée pour les familles qui sont légitimement inquiètes. Et tout cela appelle à l'évidence à la fois des réponses judiciaires, vous avez parlé de l'action du parquet, mais des réponses plus globales.
Et donc, je pense que oui, bien sûr, il est temps d'agir avec sévérité dans une logique qui soit une logique de tolérance zéro. Dès qu'un signalement nous revient, il faut écarter les personnels concernés. Et je pense que oui, c'est nécessaire. Mais alors, il y a ces agressions sexuelles présumées. Hier, on a également appris que des éducateurs d'un foyer parisien du 13e arrondissement de la ville se sont filmés en train de tondre la tête d'un petit garçon de 8 ans pour le punir. Donc, je repose la question, est-ce qu'il y a eu des manquements de la part de la ville de Paris ? À l'évidence, il y a eu des manquements. À quel niveau se situent ces manquements ? Ça restera à déterminer.
Ce qui est sûr, c'est qu'il faudra des sanctions extrêmement lourdes, qu'il faudra que des têtes tombent. Quand on est responsable de situations comme celles-là, on doit être sanctionné et on doit être durement sanctionné. Et donc, à quel niveau se situe la responsabilité ? Une fois de plus, ça restera à déterminer. Et l'enquête devra nous permettre d'avancer. Mais on ne peut pas accepter que des situations comme celles-là perdurent. Et donc, oui, bien sûr, des sanctions à l'évidence et des réformes qui nous permettent d'éviter de reproduire ce genre de situation. Elle est au courant de la mairie de Paris de ces agissements ? Comment ?
Elle est au courant de la mairie de Paris de ces agissements ? En tout cas, depuis que ces révélations ont été faites, et par ailleurs, il y a des personnels, et heureusement, qui ont déjà été écartés. Vous avez parlé de situations dans les écoles, dans le périscolaire, tout à l'heure. Il y a eu des sanctions qui ont été prononcées. Et heureusement. Mais nous avons besoin de continuer à avancer sur le sujet. Nous avons besoin, d'ailleurs, pour ce qui concerne le périscolaire, de mon point de vue, de changements qui soient structurels et qui soient majeurs. On a, dans notre périscolaire, trop de personnels précaires, trop de personnels contractuels, trop de personnels vacataires.
Et donc, on a besoin d'un saut qualitatif dans le périscolaire parisien. Et ce sera l'un des sujets des prochaines élections municipales. Nous avons d'ailleurs le vote du budget au Conseil de Paris la semaine prochaine. Et mon groupe présentera plusieurs amendements qui visent justement à améliorer la situation du périscolaire à Paris. Et on va parler des municipales tout de suite avec Jacques Paquier. Bonjour Jacques. Merci d'être là, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Vous vouliez interroger Yann Brossat sur ces municipales. Jacques. Oui, absolument. Bonjour Yann Brossat. La campagne pour les municipales à Paris a vraiment commencé.
Elle avait commencé à gauche avec les primaires socialistes, notamment l'hiver dernier. Mais là, désormais, Rachida Dati est omniprésente, notamment sur les réseaux sociaux. Un matin avec les éboueurs, le lendemain avec les consommateurs de crack, le surlendemain avec les SDF, en allant draguer, si j'ose dire, des terres occupées par les couches populaires. Comment vous regardez ce début de campagne de Rachida Dati et comment vous vous positionnez vous-même dans ce paysage ? D'abord, je ne passe pas ma vie qui a regardé sa campagne. Mais le peu que j'en ai vu me fait dire que les Parisiens ont besoin d'un maire, d'une maire, et pas d'une tiktokeuse.
Or, quand je la vois pour l'instant, j'ai plutôt le sentiment de quelqu'un qui cherche à exploiter les problèmes qu'à les régler. Une campagne municipale, ce n'est pas enquête exclusive, sans vouloir faire insulte à l'émission concernée. Et puis, vous savez, j'ai lu Mediapart hier, j'ai lu les révélations de Mediapart, qui nous apprend par exemple que quand Mme Dati va sur un campement, elle se retrouve avec des personnes sans-abri qui lui demandent de ne pas filmer, qui lui demandent que les images ne soient pas diffusées. Et derrière, on apprend que Mme Dati les diffuse quand même.
On parle de personnes qui sont à la rue, qui sont dans des situations extrêmement difficiles, dont les proches ne savent pas parfois qu'elles sont à la rue, et qui se retrouvent sur les réseaux sociaux vus par des centaines de milliers de personnes. Je vous le dis sincèrement, c'est une horrible personne. Faire ça, c'est atroce. Se mettre en scène soi-même dans un intérêt électoral, en montrant des gens qui vous supplient de ne pas les montrer à la caméra, je vous le dis, pour moi, c'est disqualifiant. On peut avoir du débat politique, on peut avoir un affrontement sur des solutions, c'est ce qu'on a tous les jours au Sénat.
Mais faire ça à des gens qui sont en difficulté, qui n'ont pas la possibilité de se défendre, moi, ça me dégoûte définitivement d'un certain nombre de pratiques politiques. Et je pense que les Parisiens n'ont pas besoin de ça. Une fois de plus, on a besoin de confrontations démocratiques, on a besoin de confrontations sur les idées et les solutions, mais on n'exploite pas la misère humaine à des fins électorales comme elle le fait. Elle peut continuer à faire compagnie en étant ministre de la Culture ? En tout cas, ça n'a pas l'air de la gêner. Ce qui est frappant, c'est de voir qu'elle ne gère pas son ministère. Et pourtant, Dieu sait si les sujets sont nombreux.
Vous évoquiez tout à l'heure la situation du Louvre, le désastre du Louvre, le casse du Louvre. Et on a une ministre qui semble ne se préoccupe absolument pas de la gestion de son ministère. De fait, elle fait aujourd'hui campagne en ignorant totalement les obligations qui sont celles de la ministre. Et tout ça est évidemment choquant, mais les Parisiens jugeront au fait et à ses comportements. Jacques, vous avez une autre question sur la campagne à gauche ? Absolument. Je vais vous demander, Yann Brossard, on dit que l'accord à gauche est imminent. Je ne sais pas si je suis bien informé. Comment vous le regardez ?
On a dit que c'était peut-être la mairie du 11e qui passerait des socialistes aux écolos pour aboutir à l'accord. Est-ce que vous, communiste, vous avez ce que vous souhaitez ? Où en est-on de cet accord ? Jacques Paquet, vous êtes toujours bien informé. Vous savez, moi, depuis le départ, je dis qu'il faut que la gauche se rassemble, que communistes, écologistes et socialistes soient ensemble dès le premier tour des élections municipales. Je le dis encore plus quand je vois l'union des droites qui est en train de se constituer, c'est-à-dire l'alliance de la droite et de l'extrême droite. Vous voyez, c'est ce qui s'organise à l'échelle nationale.
J'ai vu que Nicolas Sarkozy lui-même plaidait pour l'alliance de la droite avec l'extrême droite. J'ai vu que Sarah Knafo, bras droit de M. Zemmour, plaidait pour une alliance avec Mme Dati à Paris. Quand on est confronté à ça, quand on est confronté à une droite extrémisée, radicalisée, la gauche, elle a le devoir de se rassembler et donc oui, moi je souhaite que d'ici Noël, nous ayons cette belle union de la gauche et des écologistes à Paris dès le premier tour parce que c'est le meilleur moyen d'éviter cette victoire d'une droite radicalisée. Sarah Knafo, elle tape sur un deal de second tour si elle est candidate à Paris avec Rachida Dati.
Je constate que tout ce, j'allais dire tout ce beau monde, il n'est pas beau du tout, tout ce monde est en train de s'organiser et que la droite aujourd'hui envisage ouvertement une alliance avec l'extrême droite ce qui est une rupture majeure quand même dans l'histoire politique de notre pays. On est très très loin des années Chirac et je le dis comme parisien alors que Jacques Chirac était maire de Paris pendant de nombreuses années. L'alliance de gauche elle doit aller d'où ?
L'alliance de gauche au premier tour, ça doit être une alliance de la majorité municipale, je l'ai dit, socialiste, communiste, écologiste, je souhaite qu'elle puisse être élargie à l'après, le mouvement de Daniel Simonnet, éventuellement à place publique, c'est ce qui me paraît le plus efficace pour rassembler le plus large au premier tour. Et dans l'entre deux tours ? Et puis pour ce qui concerne le second tour, on verra au second tour. Mais vous n'excusez pas une alliance avec Alaphie ? Pour l'instant, nous en sommes au premier tour. Parce qu'Emmanuel Grégoire en preuve de place la semaine dernière, il disait pas d'alliance avec Alaphie.
Emmanuel Grégoire, je vois ses paroles, en tout cas pour l'instant, nous en sommes au premier tour. Ce que je vois en revanche, une fois de plus, c'est que la droite, elle envisage ouvertement des alliances avec l'extrême droite et je ne mettrai jamais sur le même plan la France insoumise et l'extrême droite. Merci Jacques Paquier. La une du journal du Grand Paris, le premier téléphérique urbain d'Ile-de-France va s'élancer. C'est à la une de votre journal. Un mot puisqu'on va recevoir dans quelques instants Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, candidate donc des écologistes à la primaire de la gauche. Est-ce que les communistes y participeront à cette primaire ?
Pour l'instant, nous ne sommes pas dans cette logique-là. Ça ne nous empêche pas de discuter, notamment dans l'optique des prochaines élections municipales et je le dis à Marine Tondelier, j'espère vraiment qu'on aura une belle liste d'union à Paris qui inclut les écologistes et qui nous permet de maximiser les chances de victoire. Nous le devons aux Parisiennes et aux Parisiens qui, une fois de plus, je crois, ne veulent pas dans leur majorité que cette ville tombe dans l'escarcelle de la droite extrémisée de Mme Dati.
Et on va lui poser la question mais un mot, vous nous avez répondu sur la France insoumise à Paris, la France insoumise qui va présenter des candidats contre des maires sortant socialistes dans plusieurs villes de France. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ils ont évidemment le droit de le faire. Moi, ce que je pense, c'est que l'heure est au rassemblement et que quand, justement, on a cette droite qui est aussi menaçante, il vaut mieux se rassembler et si on a envie d'aller à la conquête de nouvelles villes, il vaut mieux quand même aller à la conquête de villes qui sont aujourd'hui tenues par la droite.
Il y a suffisamment à faire dans notre pays pour ne pas se chercher des poux dans la tête entre nous. Voilà, c'est mon avis. Merci Anne-Marie. Merci. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Steve, on se retrouve dans 20 minutes. Oui, on parlera de l'OM et sa victoire en Ligue des champions. Vous restez ? Ah, ça, c'est bien, ça. Très, très bon sujet. À tout à l'heure. Merci Anne Brossat et on accueille donc tout de suite Marine Tondelier. Bonjour, Marine Tondelier. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité secrétaire nationale des écologistes et donc candidate des écologistes à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.
On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesserredon du groupe EBRAS légionnaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour, Fabrice.
Bonjour, Rianne. Bonjour, Marine Tondelier.
On commence par le budget de la Sécurité sociale qui a donc été adopté hier soir par les députés à 13 fois. Je n'y attendais pas qu'on commence par. C'est une grosse surprise. Est-ce que c'est une victoire pour Sébastien Lecornu cette adoption ?
Je ne sais pas vraiment qui gagne à la fin avec ce PLFSS parce que vous voyez bien que la méthode de Lecornu qui consiste à ménager la chèvre et le chou en permanence, à faire voter des amendements avec la gauche, d'autres avec la droite et l'extrême droite, conduit à la fin à quelque chose qui n'est pas satisfaisant, il faut le dire, en tout cas qui ne satisfait sûrement pas les écologistes. C'est un marché puisque vous êtes abstenue les écologistes. Oui, alors s'abstenir, ce n'est pas être content et trouver qu'on a un formidable texte, sinon nous aurions voté pour.
Moi, tout ce que je peux vous dire, c'est que je ne suis pas parlementaire, donc je ne vote pas ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat, je ne participe même pas à de rares exceptions près au rayon de groupe où sont décidées les positions de vote, mais j'ai toujours fait confiance en mes parlementaires, je suis très en soutien des décisions qu'ils prennent parce que forcément ce sont les bonnes et après de longues délibérations souvent parce que c'est des moments où il faut prendre ce temps de se poser, d'analyser à froid et de voir ce qu'il faut faire.
Et en tout cas, moi je suis extrêmement fière de constater que les écologistes ont permis de jouer le rôle d'une force d'interposition finalement entre Emmanuel Macron, entre ses gouvernements et les Françaises et les Français de l'autre côté. C'est ça que nous avons fait parce que moi j'entends certains sur les réseaux sociaux ou dans les messages que je reçois dire voilà le PLFSS c'est à cause de vous. Il faut quand même que chacun se rende compte entre le PLFSS de départ, ce que le gouvernement voulait faire et ce qui va être réellement fait, ce qui a bougé.
Dans les téléspectateurs qui nous regardent ce matin ou qui regarderont ensuite la séquence, il y a sans doute des personnes qui sont au minima sociaux. Et donc, les personnes qui sont au RSA par exemple, les personnes qui sont à ce qu'on appelait avant le minimum vieillesse, les personnes qui sont à l'allocation adulte handicapé où il y a une allocation équivalente pour les enfants également, les personnes qui sont des aidants qui ont aussi une allocation, les personnes qui bénéficient de l'aide d'urgence pour les femmes victimes de violences, toutes ces personnes, leur aide allait être gelée. C'est-à-dire que le coût de la vie augmente mais vous, votre minima reste.
Eh bien, nous avons fait en sorte que ce ne soit pas gelé. Je pense ensuite aux personnes qui allaient partir à la retraite de la génération 1964, la fameuse, et des générations suivantes qui vont gagner trois mois. Alors, est-ce que ça fait une abrogation de la réforme des retraites ? Non, mais écoutez, c'est quand même trois mois de gagné pour des centaines de milliers de Français. Ensuite, il y a les personnes qui vont pouvoir bénéficier du congé parental qui est une nouveauté. Il y a des personnes qui auraient dû, si on avait écouté le Sénat, travailler tous les travailleurs 12 heures de plus par an.
Il y a les personnes qui allaient, les apprentis par exemple, qui allaient avoir une augmentation des cotisations pour les apprentis. Vous nous dites que vous avez sauvé ce que vous vouliez sauver. Pour une fois qu'on a des bonnes nouvelles, je vais aller au bout. Il n'y en a plus beaucoup. Donc voilà, les franchises médicales allaient être doublées pour les Français. 2,3 milliards de coûts pour les Français, les franchises médicales, évidemment, en priorité pour les plus malades. Et puis, j'en ai oublié une, parce qu'il y avait beaucoup de choses. Il y avait une augmentation qui allait être prévue de la CSG pour les apprentissages. Je l'ai dit, ça allait être supprimé.
Et il y a aussi le fait que les chèques vacances Donc vous avez oublié
l'augmentation du budget de l'hôpital. C'était un critère important.
Tout ça, en fait, c'est des choses qu'on a empêchées. Et puis, ultime négociation à la fin parce que ce n'était pas possible de dire, comme d'habitude, on n'augmente pas assez le budget de l'hôpital et donc, ils doivent faire plus avec moins d'argent. Même quand c'est un hôpital, même à budget constant, vous voyez bien que comme le coût de la vie augmente, c'est toujours les soignants qui font la verbe d'ajustement et depuis trop longtemps. Et donc, nous avons obtenu à la fin plus de 3,8 milliards d'euros pour l'ONDAM, pour les dépenses d'assurance maladie, donc pour l'hôpital et aussi pour les soins de ville par rapport à la copie initiale du gouvernement.
Et donc, est-ce qu'à la fin, on trouve que c'est un PLFSS parfait, que c'est comme ça que l'on aurait écrit ? Sûrement pas. En fait, la casse continue. Nous avons réussi à l'amoindrir. Mais maintenant, ce que nous voulons, c'est reconstruire cette sécurité sociale. Et c'est pour ça que quand on dit aux gens « Tenez bon, nous arrivons », ce que je dis depuis des mois à la fin de chaque rendez-vous, « Tenez bon, nous arrivons », ça ne veut pas dire « Bon ben, nous jusqu'au 2027, on prépare 2027 en attendant ces hécatombes ». Tout ce qu'on peut faire pour alléger les souffrances des Français, on le fait, et même je dis, c'est notre responsabilité.
La politique, ce n'est pas de s'en laver les mains en disant « Écoutez, moi je suis privilégiée, je suis un peu tranquille, je ne suis pas au minima sociaux, les franchises, j'ai les moyens de les payer, donc nous on prépare 2027 ». Non, on se bat quotidiennement dans les villes écolos, par les parlementaires écolos, je suis très très fière de ça.
Mais chez les écolos, il y a eu des voix pour, il y a eu des voix contre, il y a eu majoritairement des abstentions. Vous auriez voté quoi, vous ?
Non, alors, je précise quand même qu'on a un groupe écologiste où il y a plusieurs parties. Donc quand on regarde les adhérents de mon mouvement, les députés, les écologistes, il y en a deux qui ont voté pour, deux qui se sont abstenus, tous les autres, deux qui ont voté pour, deux qui ont voté contre, tous les autres se sont abstenus. Et donc voilà, et avec des personnes, dont celles qui se sont abstenues, dont ce n'était pas le premier choix, mais qui ont dit, le groupe majoritairement en a décidé ainsi, donc pour être lisible, on accepte. Mais vous seriez abstenue, vous auriez voté quoi ?
Moi j'aurais suivi, oui, la majorité du groupe parce que, en tant que secrétaire nationale, en plus, je n'allais pas dire, bon ben alors, je vous laisse tous vous abstenir et puis moi je vais voter contre, j'ai sacré toute la journée que je suis plus radicale que vous. En disant que votre présidente de groupe, ce n'est pas le choix du cœur et des tripes, c'est le choix de la raison ? Ah ben, il est évident que ce n'est pas le choix du cœur et des tripes et que c'est le choix de la raison, mais moi, voilà, Cyril Châtelain, je sais à quel point, en plus, c'était pas, enfin, ça a été un long cheminement pour tout le monde que, il faut le dire très clairement, et M.
Lecornu le sait, c'est pour ça qu'il l'a fait d'ailleurs, sans cette augmentation de l'ondame, on votait contre. Mais donc, vous ne m'avez pas répondu, est-ce que c'est aussi une victoire de la méthode Lecornu, de la démocratie parlementaire,
de l'absence de 49-3 ?
Cette méthode Lecornu ne me satisfait pas à ce que je veux souligner, c'est que c'est quand même un aboutissement du renoncement au 49-3. Et donc, je le dis pour les personnes et que je comprends parfaitement qui disent, mais à quoi ça sert d'avoir voté NFP à l'été 2024 ? C'est sûr, moi, je maintiens, s'il y avait une censure, je pense qu'on la voterait à nouveau, on aurait dû être à sa place. Ça n'est pas nous. On aurait pu dire, bon, si c'est ça, on se résigne, on arrête tout. On a maintenu une pression constante chez les écologistes qui fait que M. Lecornu, pour tenir, a dû renoncer au 49-3.
S'il y avait eu un 49-3, on n'aurait pas eu toutes ces avancées ou toutes ces choses qu'on avait pu éviter parce qu'on aurait fait un semblant de débat, tout ce qu'on avait gagné, paf, 49-3, deuxième délibération.
Vous avez du mal à dire qu'il a eu la bonne méthode. Ce n'est pas ce que vous pensez ? Non, mais moi,
je le remercie sur une chose, c'est d'avoir renoncé au 49-3. Mais ce que nous avions prévu de faire aussi et ce que nous demandions. Donc, c'était en fait une première victoire des écologistes et de la gauche. Et on voit bien que le fait de renoncer au 49-3 fait que le Parlement joue son rôle. Alors, parfois pour le meilleur et pour le pire, ça c'est le jeu parlementaire. On ne peut pas dire c'est bien le parlementarisme quand on gagne et ce n'est pas bien quand on n'est pas majoritaire. Moi, je me battrais pour qu'en 2027, nous ayons un gouvernement de gauche et écologiste et une majorité parlementaire large qui nous permettra d'améliorer vraiment la vie des Français.
En attendant, on est COP, voilà, et on fait tout ce qu'on peut et tout ce qu'on peut faire pour soulager les Français, pour leur épargner des souffrances parlementaires, notre rôle politique est de le faire et moi, je serai toujours à leur côté.
Et votre choix et le choix des socialistes a été largement critiqué par la France Insoumise qui vous accuse de trahir les électeurs du nouveau Front Populaire qui vous ont élus sur ce programme. Qu'est-ce que vous leur dites ?
Je ne leur réponds pas.
Rien à dire ? Je ne fais plus le temps. Vous êtes fâchée.
Vous êtes fâchée.
Non, je ne suis pas fâchée. Je suis concentrée sur les bons arguments et sur les bons éléments.
Vous voulez à tout prix
prendre tout mon temps de parole pour parler de l'AFI ? Ils ont pris quasiment tout leur temps de parole hier soir pour critiquer les socialistes et les écologistes. Et là, c'est le mien. J'ai des ennemis dans ce pays et je sais qui c'est. Je ne me trompe pas d'adversaire. Et ce n'est pas eux ? J'ai compris que j'étais leur ennemi. Je ne perds pas de temps avec ça. La fracture, elle est définitive ? Silence.
Oui, donc quand même un peu.
Ah non, vous allez voir, je suis très obstinée, très étonnée. C'est comme notre négociation que M. Lecornuche. Jean-Philippe Tanguy,
là je sens que vous allez être plus loquace. Jean-Philippe Tanguy, vous a qualifié de pire sociotraite
de tout le paysage politique. Oui, bien sûr. Bien sûr, mais écoutez, je le prends venant d'eux comme un compliment parce que s'il disait du bien de moi, là je serais vraiment très désarçonnée. Le fait qu'il ne soit pas content me conforte dans ma position et je vais vous dire, je ne prends pas de leçon du Rassemblement national qui l'année dernière a été la bouée de sauvetage de M. Barnier pendant des semaines et des semaines, je le rappelle, qui là en fait est fâché parce qu'ils ne sont plus dans une négociation de rien et qu'ils n'ont rien gagné pour les Français, ils n'ont servi à rien. Voilà, à rien. Et donc quand on sert à rien, qu'est-ce qu'on fait ?
Des moulinets avec les bras pour essayer d'attirer l'attention et d'en retirer un quelconque gain qu'ils n'ont pas eu. Et puis je rappelle quand même qu'avec le Rassemblement national, on n'est jamais déçu, c'est-à-dire qu'ils passent leur campagne électorale à dire à quel point ils sont aux côtés des Français qui vont les protéger, etc. Ils ont protégé à quel moment ? Quand ils ont refusé de taxer les plus riches ? Quand ils ont refusé de garantir aux Français qu'ils pourraient partir pour certains trois mois plus tôt en retraite ? Je ne comprends pas leur stratégie. Il n'y a rien à en retirer. Il n'y a aucun gain pour les Français dans ce qu'ils ont fait. Ils ne servent à rien.
Donc ils peuvent s'énerver. Ça démontre plutôt leur fébrilité. Vous comprenez le choix de… Oui, je suis très sereine ce matin. Vous comprenez le choix d'Olivier Ford d'être allé jusqu'à voter pour ce budget de la Sécurité sociale ? Non, pour nous, le vote pour était inconcevable. Donc voilà, ce n'est pas du tout la position des écologistes. Après, comme je vous l'ai dit, j'ai décidé de dédier mon temps de parole maintenant à ne pas critiquer mon camp politique. Et si tout le monde faisait pour moi… Non, mais là, sans critiquer, est-ce que vous comprenez que les socialistes ont dit
voilà, on a eu ce qu'on voulait, on a obtenu des victoires, il y a eu des renoncements, vous nous les avez énumérés, donc du coup, votre source de budget pour qu'il passe. Vos raisonnements conduits
à l'abstention, moi, j'aurais été incapable de voter pour ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale parce que voter pour, ça veut dire qu'on soutient cette politique, nous ne soutenons pas cette politique. Nous actons juste que nous avons quand même déminé un certain… enfin, les trucs les plus injustes qui étaient dans ce texte, on a réussi à les enlever. Et donc, si vous n'êtes pas capable, quand vous obtenez autant de choses de vous abstenir plutôt que de voter contre, vous exonérez dans les prochaines discussions votre capacité à obtenir des choses pour les Français. Mais de là à voter pour, non, je ne le comprends pas.
Ça n'a pas été notre raisonnement en tout cas et je pense que ça ne va pas l'être jamais. Donc, pas sur le budget, tout quoi ? Qu'on vote pour le PLF, non, ça c'est sûr. Et vous pourriez vous abstenir sur le PLF ? Sur le projet de loi de finance ? Écoutez, sur le projet de loi de finance, on avait eu la discussion, je pense ici même il y a quelques semaines. Pour le coup, l'Assemblée nationale n'a même pas examiné les dépenses tellement on a passé de temps sur les recettes. Et donc, je le dis aux Français, on n'a pas beaucoup parlé de ce qu'il y avait comme horreur dans les dépenses du PLF parce que ça n'a pas été examiné à l'Assemblée. C'est en ce moment le cas au Sénat.
Et moi, je suis très choquée. J'étais hier dans un parc national, le parc national de Forêt en Haute-Marne parce que j'ai entamé en tant que candidate à la présidentielle un tour de France des victimes du projet de loi de finance. Donc, j'étais lundi, premier jour, tenez bon, nous arrivons jour 1 sur un chantier d'insertion parce que ce projet de loi de finance fait que sur les 300 000 personnes dans ce pays qui bénéficient d'un poste dans un chantier d'insertion, donc des personnes en chômage de longue durée, au RSA en situation de handicap, de grande précarité, eh bien, il y en a 60 000 sur les 300 000 qui n'auront plus cette possibilité à cause du PLF.
Ça ne veut pas juste dire qu'il n'y a pas de nouvelles personnes qui rentreront dans le dispositif, ça veut dire que très concrètement, dans chaque département, on va devoir expliquer à un tel, un tel, un tel qui bosse depuis des mois dans une structure que son contrat s'arrête. On va le renvoyer au RSA, on va le renvoyer dans la précarité en plus avec un gouvernement qui dit non mais nous le RSA on supprime la prime de Noël parce qu'on trouve que voilà, ça ne les pousse pas assez au travail. Ah bon ? Donc, il faut que les gens soient poussés au travail et ceux qui trouvent un travail et à qui on met le pied à l'étrier, on les renvoie dans cette situation-là. C'est incompréhensible.
Les parcs nationaux où j'étais hier sont dans une situation financière difficile mais comme toutes celles et ceux qui s'occupent d'écologie dans ce pays et encore plus de biodiversité. Et moi, quand je vois que sur le fond vert, je dis à ceux qui nous regardent le fond vert, c'est quoi ? C'est de l'argent qui permet à vos collectivités de s'adapter au changement climatique, de préparer en fait des risques d'inondation par exemple en aménageant des berges. C'est fondamental. Tout le monde a compris en 2025 qu'on avait un problème avec ça. Eh bien, le fond qui sert à adapter les territoires divisé par deux l'année dernière par deux encore cette année. Divisé par quatre en tout.
Donc, je sens qu'un de mes prochains déplacements de tous les bons vous arrivons de ce Tour de France des victimes du PLF va porter sur le fond vert. Et puis, j'irai voir des gens qui sont en précarité énergétique et qui n'arrivent pas à payer leur facture parce qu'on a baissé ma prime rénov'. Et puis, j'irai voir des gens qui dénoncent la perte du passeport et puis j'irai voir des MJC. Ce Tour de France va être très très long. Je pense que j'en ai jusqu'à la fin de la campagne présidentielle quasiment. Mais nous serons à leur côté. Tenez bon, nous arrivons.
Pour en revenir une seconde sur le vote de compromis d'hier, selon les experts, il conduit à une augmentation de la dette à hauteur de 20 milliards d'euros. Que doit-on en penser ? Alors, je vous réponds très très clairement que ce que vous dites est de la responsabilité du gouvernement. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas accepté les compromis sur la partie recettes. Et donc, quand vous refusez de taxer les plus riches, quand vous mettez beaucoup d'exonérations, 80 milliards, je pense que c'est le chiffre que Yann Brossat vient de dire. Je l'écoutais en attendant que ce soit à mon tour. Bon, et bien forcément, ça grève les recettes. Donc, à dépenses constantes, ça fait plus de déficit.
Il pourrait vous rétorquer
que vous, en n'acceptant pas le doublement des franchises médicales, vous grévez aussi le...
Oui, on protège les Français. On estime que c'est plutôt à celles et ceux qui ont les moyens de payer qu'à celles et ceux qui sont malades. Ça, je revendique cette position, je vous le confirme. Mais vous voyez, sur les exonérations, en fait, ce qu'il faut aussi dire, c'est que normalement, quand vous faites... l'État décide d'une exonération sur une cotisation. Normalement, il compense pour la sécurité sociale. Et là, il le fait imparfaitement. C'est-à-dire qu'en fait, ce budget de la sécurité sociale, il est aussi un peu artificiellement en déficit parce que l'État ne verse pas à la sécurité sociale toutes les compensations qu'il devrait.
Et nous, c'était aussi un point fort de négociation avec le gouvernement parce que c'est trop facile de dire, ah bah regardez, il y a autant de déficits, donc il faut donner au privé un certain nombre de choses, aller hop, retraite par capitalisation, etc. C'est-à-dire que c'est une manière très artificielle pour nous de présenter les choses.
Vous venez d'être désignée, Marine Tonnelet, candidate des écologistes à la primaire de la gauche. Elle aura lieu cette primaire ?
J'y compte bien. J'y compte bien. Donc non seulement elle aura lieu, mais en plus, les écologistes y auront été pour beaucoup parce que cette primaire, nous l'aurons arrachée, nous nous serons battus pour, comme avec M. Lecornu. Et quand elle aura lieu, les absents auront tort, c'est tout. Elle aura ? Il reste quelques mois. Elle aura lieu à l'automne 2026. Ça s'est acté. Mais avec qui ? Est-ce qu'elle aurait du sens sans Raphaël Luxman ? Vous parlez des absents, justement. Les absents auront tort. Je ne suis pas Raphaël Luxman, donc c'est à lui qu'il faut demander de venir et pourquoi il ne vient pas. Moi, je pense que tout le monde devrait y participer. Après, je n'ai pas un pouvoir
de contrainte sur les gens.
Et c'est tant mieux. Moi, je suis pour le consentement. C'est de qui à qui, tout le monde ? Moi, je suis pour que la gauche et les écologistes aient une candidature unique à la présidentielle. Mais ce n'est pas juste ma position.
Mais à côté de celle de Jean-Luc Mélenchon ?
Attendez. Je vous donne ma position idéale. Candidature unique de la gauche et des écologistes. Ce qui n'est pas juste mon avis personnel ou juste celui des écologistes. C'est ce que demandent 72% des électeurs du Nouveau Front Populaire. Voilà. Eh bien, nous sommes ces 72%. Nous sommes avec eux. Mais c'est un coup Jean-Luc Mélenchon ? Et nous faisons en sorte de l'arrivée. Il est très probable qu'on n'y arrive pas, qu'il n'y ait pas une candidature unique. Donc, s'il n'y a pas une candidature unique, prenons acte que Jean-Luc Mélenchon a l'air vraiment de ne pas vouloir venir. C'est la vie. Eh bien, alors, faisons une candidature commune.
Ce n'est pas parce que Jean-Luc Mélenchon ne vient pas que personne ne doit venir. D'ailleurs, celles et ceux qui ont l'air très obsédés par Jean-Luc Mélenchon ne peuvent pas dire « Ah ben voilà, s'il ne vient pas, je ne viens pas non plus. » Alors, s'il vient, ils ne viennent pas. S'il ne vient pas, ils disent « Ah ben s'il ne vient pas, je ne viens pas non plus. » Donc, en fait, qu'ils assument leur position. Ils veulent venir, eux ou pas. Raphaël Glucksmann, dis-nous ta réponse de Raphaël Glucksmann. Arrête de parler de Jean-Luc Mélenchon tout le temps. Fais comme moi, tu gagneras du temps de parole. Donc, voilà, la question est simple. Mais je le dis, ce qui se passe est très clair.
Moi, je vais être candidate à la présidentielle. J'ai décidé que cette candidature, c'est la position très, très large de mon mouvement, passera par cette primaire. Si je la gagne, j'en serai honorée et je mettrai toutes mes forces dans la bataille pour gagner. Et si je ne gagne pas, je serai très triste. Mais je soutiendrai immédiatement la personne qui a gagné. Pourquoi ? C'est des écologistes qui auront décidé qu'elle est la mieux placée. Et je leur fais confiance qu'ils mieux placent que nos propres électeurs pour savoir qu'ils ont envie de les voir représenter à la présidentielle.
Et deuxièmement, parce qu'une candidature peut-être pas unique mais commune à la présidentielle produit un effet très simple, l'assurance, l'assurance d'être au deuxième tour de la présidentielle. Ça fait tellement longtemps que ce n'est pas arrivé que certains de nos électeurs n'ont jamais connu ça de leur vie d'électeur. Et donc, on doit leur permettre. Alors, est-ce que...
Pardon, mais c'est à Jean-Luc Mélenchon et votre candidature commune, il n'y a aucune assurance d'être au second tour de la présidentielle ? Ah si. Pour vous, c'est assuré.
Je pense qu'une candidature commune hors Jean-Luc Mélenchon est forcément au deuxième tour. Parce qu'il y aura un appel à l'unité. Nos électeurs sont unitaires. Les électeurs... Vous pensez que ce sera vous le vote utile. Les électeurs de 2022 de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas des électeurs qui appartiennent à Jean-Luc Mélenchon et qui suivront Jean-Luc Mélenchon jusqu'au bout du monde. Ça n'est pas vrai. C'est des électeurs qui ont voté pour Yannick Jadot aux européennes de 2019 qui pour certains votaient pour Raphaël Luxman aux élections européennes de 2024 qui peut-être votent pour des listes unitaires aux municipales.
Voilà, c'est des gens qui sont unitaires et qui ont considéré au dernier moment en 2022, on le voit dans l'évolution des sondages, à un moment ils ont considéré que Jean-Luc Mélenchon était le mieux placé pour être au deuxième tour. Ce sont des électeurs qui veulent que la gauche soit au deuxième tour. Et je pense qu'entre Jean-Luc Mélenchon seul et les autres ensemble, ils choisiront la candidature unitaire.
Donc c'est le vote...
Pourvu qu'elle soit rassembleuse. C'est pour ça que je me présente également. J'ai bien compris qu'il y a des insoumis qui ne voulaient plus jamais de leur vie voter socialiste. Ils le disent tous les jours. Je pense qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Mais c'est une position très ferme et très affirmée. J'ai compris aussi qu'il y avait des électeurs plutôt sociodémocrates qui ne voulaient plus jamais voter pour Jean-Luc Mélenchon. Nous, on vous propose une candidature écologiste dont je n'ai pas entendu la moitié des électeurs de gauche dire jamais de ma vie, plus jamais, je ne voterai écologiste. Sauf qu'il y a une autre
candidature écologique c'est celle d'Elphine Bateau candidate pour conjurer
une réquiquisation et une disparition de l'écologie mais elle, elle ne veut pas de primaire. Qu'est-ce que vous en dites ? Alors moi, j'aime beaucoup d'Elphine Bateau. Je ne suis pas du tout d'accord avec elle sur plein de choses mais je trouve qu'elle est très très forte techniquement sur les sujets écologiques et je suis très contente un, qu'elle soit députée et deux, dans notre groupe. Je le dis, elle le sait et je le redis au cas où elle ne le sait pas. Mais je trouve qu'il ne faut pas intérioriser notre faiblesse.
Dans sa déclaration de candidature elle dit en fait la participation à la primaire par les écolos c'est une invisibilisation de l'écologie parce que ce ne sera pas eux à la fin. Ah bon ? Donc, elle ne croit pas en nous. Et je ne vois pas à quel moment on ne serait pas capable de gagner la primaire mais par contre la présidentielle, oui. C'est-à-dire que si on pense qu'on ne peut même pas gagner la primaire alors on arrête tout de suite on fait autre chose. Moi, je pense que nous pouvons gagner cette primaire et je me suis battue pour qu'elle existe et je pense que les électeurs savent aussi que cette primaire si elle a lieu ce sera en grande partie grâce aux écologistes.
Avant les présidentielles
il y a les municipales dans trois mois est-ce qu'elle s'avance comme l'échec de l'écologie municipale ? Ah ben, vous êtes là pour me déprimer ce matin. Écoutez, j'entends ça beaucoup dans les éditos en ce moment et je vous dis une chose c'est la rançon de la gloire. Il n'y a que celles et ceux qui ont gagné beaucoup de villes qui peuvent risquer d'en perdre. Donc, on va dire qu'on va considérer ça positivement. C'est la position de risque dans laquelle nous sommes. J'ajoute que la plupart des grandes villes que nous avons gagnées nous avons gagnées à la droite et au centre.
Et donc, ce n'est pas pareil d'être maire d'une ville qui avait voté à droite avant que d'être maire de villes comme Nantes ou Rennes qui sont des villes socialistes qui ont toujours quasiment été à gauche. C'est sûr que le défi il est supplémentaire. L'écologie, c'est souvent un défi. Donc, j'entends partout c'est horrible c'est très très dur, etc. Mais nous, on a toujours su que ce serait dur. Et nous, quand c'est dur on n'est pas là les bras ballants en disant c'est trop dur, on arrête. Nous, quand c'est dur, on se bat.
Et je suis là aussi hyper fière des maires écolos que j'ai régulièrement au téléphone et qui font preuve d'une détermination mais alors à toute épreuve et en plus d'une sincère combativité. Moi, je ressens chez eux peut-être que certains ils ne m'ont pas ce terme je m'excuse par avance mais ils ont envie d'en découdre. Ils sont là attendez, nous on a des bilans solides. On s'est battus pour vous on revendique ces bilans et on va vous l'expliquer pendant trois mois on va être sur le terrain on va défendre ces bilans.
Et je précise juste une petite chose avant de prendre votre question c'est qu'il y a plein de militants qui sont en ce moment sur le terrain en campagne que je soutiens au quotidien je continue les déplacements semaine après semaine pour les soutenir qui me disent mais nous on entend à la télé mais dites-leur donc je le dis que nous l'accueil est excellent c'est-à-dire que parfois en gain de la télé on est déprimé et ensuite on va sur le terrain et les gens disent continuez ne les écoutez pas nous on n'avait même pas forcément voté pour vous la fois dernière mais là on sera là la ville a changé merci.
Ça c'est sur la forme vous jouez gros on peut parler de Lyon on peut parler de Grenoble on peut parler de Strasbourg notamment Et puis le Bordeaux de Poitiers de Tours de Besançon si on est tous comme ça il n'y aura pas de jaloux Absolument quel bilan vous comptez présenter vous qui êtes secrétaire nationale
pour ces municipales quel bilan vous souhaitez défendre
Un bilan de transformation de ville c'est-à-dire que ça n'a pas été des maires qui étaient dans leur pantouche sur leur canapé en train de dire bon je vais en faire le moins possible comme ça je ne pécherai pas trop de gens c'était des mandats de transformation avec des choses extrêmement courageuses audacieuses mises en place qui sont des paris réussis je vous donne un exemple l'ordonnance verte à Strasbourg la mairie Strasbourg qui dit on donne un panier bio offert à toutes les femmes enceintes chaque semaine bon c'est une mesure qui est bonne pour la santé de la maman du papa de l'enfant à naître et les bonnes habitudes qu'on prend pendant la grossesse souvent on les garde toute sa vie c'est une mesure très sociale c'est une mesure qui parle de l'alimentation qui est un sujet très transversal aussi qui pour moi est fondateur dans les politiques publiques et donc on ne s'occupe pas assez et c'est aussi de l'argent pour l'agriculture c'est 650 000 euros par an qui sont réinjectés dans l'agriculture de qualité et donc soutien aux agriculteurs je ne le rappellerai jamais assez cette mesure elle est testée et approuvée à Strasbourg aujourd'hui elle est mise en place elle commence à être mise en place dans plein d'autres territoires des grandes villes des toutes petites villes des agglos des territoires ruraux pourquoi ?
parce que nous menons des politiques inspirantes là je vous prends un exemple que je développe mais je peux vous parler des villes à hauteur d'enfant c'est-à-dire se mettre à la place d'un enfant disons tu as 6 ans qu'est-ce que tu penses de cette ville ?
parce qu'à 6 ans tu n'es pas exposé pareil au gaz d'échappement des voitures tu as une vie différente dans l'adulte donc il y a les enfants qui disent moi je n'ai plus de bancs entre chez moi et l'école ah bah oui parce que la droite vous savez ce qu'ils font ils disent qu'il y a trop de SDF sur les bancs donc au lieu de s'occuper qui est moins de SDF eux ils suppriment les bancs donc les villes à hauteur d'enfant c'est super les rues aux écoles dire devant les écoles on piétonnise comme ça ta maman elle reste tu joues au ballon avec tes copains elle discute ça change la vie ça protège la santé aussi des repas bio et locaux dans les cantines des arbres plantés le nombre d'arbres plantés dans les villes écolo me rend très très fière un mot Marine trois vacances pour tous enfin bref il y a plein de choses lutte contre le changement climatique un mot sur Paris pollution de l'air un mot sur Paris est-ce que les écologistes doivent s'allier avec les socialistes dès le premier tour j'ai vu que vous avez cuisiné c'est pour ça que je parle d'alimentation Yann Bressat avant moi et je n'ai pas grand chose à vous dire de plus que lui
mais il faut la question sur lui aussi est-ce que les écologistes ont accepté l'accord dès le premier tour avec les socialistes et les écologistes
c'est pas moi qui décide et sûrement pas sur un plateau télé c'est David Béliard notre chef de file avec toute son équipe qui mène cette négociation avec un appui aussi du mouvement national je le dis parce que c'est notre rôle justement c'est une subsidiarité c'est les paris est-ce que vous l'encouragez à accepter l'accord nous l'aidons là où nous pouvons aider c'est ça notre attitude dans toutes les villes écologistes d'ailleurs ce qui a permis de sceller déjà des accords dans un sens ou dans l'autre dans beaucoup de villes de France après ce que j'ai dit très clairement aux socialistes je vais le redire ici ça leur fera un petit rappel en toute amitié c'est que vous savez on a dit au début des municipales les écologistes sont pénibles parce que comme ils ont la subsidiarité c'est les adhérents de leur ville qui décident et bien du coup ça ne va jamais marcher puis nous comme c'est les nationales qui décident on va devoir les aider alors qu'eux ils ne feront pas Nantes, Rennes des villes socialistes où nous ne sommes jamais partis ensemble au premier tour jamais on est toujours partis ensemble séparés au premier tour ensemble au deuxième tour on bosse ensemble nous les adhérents locaux après des discussions exigeantes ont décidé de soutenir les maires socialistes de Rennes et de Nantes au premier tour à Paris il y a des discussions quand même bien avancées à Saint-Etienne à Toulouse à Amiens on soutient dans des villes de droite des candidats socialistes dans des villes très gagnables parce qu'on considère qu'ils peuvent gagner et bien avec la subsidiarité on a réussi à faire tout ça donc je me tourne vers mes amis socialistes en leur disant pourquoi l'accord n'est pas encore signé à Besançon derrière la maire écologiste pourquoi à Bordeaux à Tours ça a pris autant de temps et c'est en train de se faire mais voilà d'ici la fin de la semaine il faut que ça atterrisse et je leur dis aussi dans les villes de conquête les villes qui peuvent basculer qui sont pour moi un vrai objectif on ne peut pas juste se battre en défense pour garder nos villes dans les villes de conquête comme Metz comme Lorient les écologistes sont clairement les mieux placés pour l'emporter pourquoi vous ne nous soutenez pas encore comme ils le font par exemple à Fécamp où le maire socialiste celui d'avant a décidé de soutenir la candidate écologiste considérant qu'elle était la mieux placée donc je veux que cet accord localement il soit exigeant c'est notre travail c'est en cours mais nationalement il doit être équitable et aujourd'hui on n'y est pas encore tout à fait mais on y travaille et je sais que les socialistes aussi donc ceux qui ne sont pas encore convaincus chez les socialistes aidez-nous à atterrir ça aidera partout je crois qu'ils ont bien compris c'est pas juste pour nous c'est pour les gens qui vivent dans ces villes à la fin vous l'avez bien compris merci beaucoup
d'avoir été notre invitée Fabrice la une des dernières nouvelles d'Alsace le cornu remporte une première bataille c'est à la une de votre journal merci beaucoup à tous les deux on passe à la une de nos régions allez on va faire une info un peu plus légère c'est une tradition aux quatre coins du pays en ce mois de décembre les traditionnels marchés de Noël et s'il est une région où ils sont bien plus qu'une tradition mais une véritable institution c'est bien l'Alsace bonjour Eric Strootman merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire de Colmar les marchés de Noël chez vous
Eric Strootman
on peut parler d'institution
alors la fête de Noël est réellement une institution le marché lui-même c'est plutôt une création des collectivités locales à partir du début des années 90 qui a connu un développement après tout à fait fantastique et aujourd'hui c'est devenu des références nationales voire européennes parce que nos villes et Colmar en particulier avec son centre-ville médiéval est un cadre magique pour ces marchés de Noël
quel bilan vous faites depuis l'ouverture monsieur le maire est-ce que les Colmariens sont au rendez-vous ?
alors ce sont surtout nos visiteurs qui sont au rendez-vous je crois que les Colmariens évidemment ont l'habitude de ces flottes touristes qui arrivent avant Noël le premier bilan on va dire qu'on envoie toujours un message ne venez pas le week-end parce que le week-end nous sommes évidemment saturés et on leur dit de venir en semaine ça a un peu reculé le week-end ça reste encore à confirmer pour les prochaines fins de semaine parce que aussi les deux premiers week-ends étaient plutôt plus vieux mais on voit une fréquentation plus forte en semaine et donc une meilleure répartition des flux touristiques
Pourtant la météo est plutôt clémente ça n'impacte pas la fréquentation du marché de Noël et vous nous parlez du flot de visiteurs monsieur le maire quel impact quelle retombée pour la ville de Colmar ce marché de Noël ?
Alors la météo je vous l'ai dit il a plutôt les deux derniers dimanches étaient vraiment plus vieux et lorsqu'il pleut notamment les Colmariens ne vont pas faire les courses dans notre zone Tieton c'est un phénomène assez habituel par contre il ne fait pas très froid hier par exemple on a constaté 15 degrés alors on a par exemple modifié aussi nos dispositifs nous avions par le passé une patinoire à ciel ouvert et avec le changement climatique le fonctionnement de cette patinoire coûtait de plus en plus cher et on a décidé par la remplacer par un marché familial sur la place Rapp donc il y a forcément la pluviométrie a une incidence le changement climatique aussi a une incidence sur la nature des activités qu'on va présenter mais il n'en reste pas moins qu'on va accueillir plus de 1,5 million de visiteurs
Merci beaucoup merci Eric Schroeman maire de Colmar d'avoir été avec nous bonne journée à vous également pour nous parler de ce marché de Noël on poursuit le tour de l'info dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à Poitiers bonjour Delphine Blanchard merci beaucoup Delphine d'être avec nous journaliste à la Nouvelle République Delphine on va parler d'un tout autre sujet avec vous on revient un peu à la politique le livre de Nicolas Sarkozy journal d'un prisonnier sort aujourd'hui il crée quelques émois dans sa famille politique dans votre région avec des alliances politiques long d'être naturelles
Exactement un passage a d'ores et déjà semé le trouble alors que le livre ne sort qu'aujourd'hui il laisse notamment entendre qu'une alliance avec le RN est souhaitable voire inéluctable pour les prochaines échéances électorales alors dans nos colonnes on a fait réagir les républicains de la Vienne qui jugent sévèrement les propos qui les jugent étonnants et incompréhensibles le président des LR du département il va même plus loin en expliquant que s'allier avec le RN dont je le cite le programme économique ne tient pas la route serait une faute politique s'il ne nie pas que certains électeurs LR sont partis vers le Rassemblement National lui préfère prendre le pari qu'il revienne dans les rangs de son parti mais certainement pas en s'alliant avec le RN un autre sénateur LR toujours Bruno Belin qui est de la Vienne lui il en appelle au gaullisme social attaché aux valeurs humanistes et il fait le choix de citer un autre ancien président de la République Jacques Chirac qui disait ne composez jamais avec l'extrémisme l'antisémitisme et le rejet de l'autre et Delphine à gauche aussi les alliances aiment la confusion en effet vous parliez des écologistes tout à l'heure avec Marine Tondelier et bien à Poitiers la mère sortante écologiste Léonore Monconduit elle vient de recevoir un soutien politique de poids par la voix du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine le socialiste Alain Rousset ce dernier âgé de 74 ans dont près de 40 ans de socialisme au compteur vient donc de soutenir publiquement la jeune écologiste ce qui en a étonné plus d'un alors même qu'un candidat socialiste se présente face à l'actuel maire reparti en campagne à Poitiers un soutien qui je vous le disais est vraiment à étonner dans le landerno politique parce que dans la liste du candidat Poitvin soutenu par le PS local se trouve en position éligible parmi les 53 noms une conseillère régionale PS actuellement dans la majorité dans la Rousset au conseil régional et pour couronner le tout s'il fallait ajouter un peu plus de confusion à la confusion au sein de l'hémicycle régional les écologistes sont et bien oui vous l'aurez compris dans l'opposition Alain Rousset fustige régulièrement leur je cite encore idéologie leur radicalité et se gossent même parfois en lisant publiquement en plénière leur motion et amendement qu'ils jugent farfelus alors la semaine prochaine le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine se réunit en plénière à Bordeaux et à mon avis l'ambiance risque d'être sacrément électrique merci beaucoup
merci Delphine d'avoir été avec nous la une de la Nouvelle-République tout au sujet fauteuil roulant gratuit oui mais c'est à la une de votre journal merci beaucoup Delphine Blanchard et à très vite on continue à parler politique puisqu'à la une de la presse régionale Steve ça passe pour le budget de la Sécu 13 petites voix d'écart le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a donc été adopté hier par l'Assemblée nationale en deuxième lecture ça fait la une de plusieurs quotidiens effectivement ce matin le texte doit maintenant retourner au Sénat avant de revenir une dernière fois à l'Assemblée nationale pour être adopté définitivement pour la Marseillaise ça passe non sans casse référence notamment aux élus insoumis qui pestent contre les socialistes qui ont voté en faveur du budget les DNA parlent d'une première victoire pour Sébastien Lecornu autre sujet Perrier peut-il sauver sa source ?
c'est la question que pose Midi Libre ce matin malgré les anomalies bactériologiques l'agence régionale de santé préconise de renouveler le label eau minérale naturelle pour la marque Perrier dans un rapport remis au préfet du Gard l'ARS Occitanie propose d'accéder à la demande d'autorisation déposée par Nestlé tout en préconisant un contrôle sanitaire renforcé et ça fait grincer les dents la concurrence Nantes encore victime de fusillades oui ce lundi plusieurs coups de feu ont été tirés dans le quartier de la bottière les fusillades sont devenues régulières à Nantes écrit Presse Océan qui revient sur l'histoire de ce fléau dans la ville les premiers coups de feu ont claqué au début des années 2000 à l'époque le vieux banditisme Nantais vit ces dernières heures le cannabis va bientôt arriver par tonnes dans certains quartiers à partir de 2006 les armes commencent à blesser des habitants puis à tuer Presse Océan parle d'un point de bascule dans l'histoire de Nantes des plats des plats gastronomiques à moins de 5 euros c'est possible c'est ce que propose l'ancien chef étoilé Jean-Bruno Goss qui fait la une du bien public ce matin l'idée proposer des plats maison à récupérer dans des points de dépôt à prix accessible l'entreprise est basée à Dijon et s'inspire d'un concept américain le batch cooking c'est un concept culinaire basé sur la mutualisation des différents ingrédients pour proposer un repas différent chaque jour de la semaine il n'y a pas que Sébastien Lecornu qui a soufflé hier soir il y a aussi des supporters de l'OM oui c'était chaud aussi pour l'OM c'est passé ric-rac en Ligue des champions 3-2 face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise match un peu fou l'OM a été sauvé à deux reprises par la VAR libéré titre la Provence bonne nouvelle les Olympiens font donc un pas vers la qualification en barrage de la Ligue des champions Rian fin de match compliqué ce sera peut-être plus facile pour vous ce soir tous les mercredis pas toujours facile le mercredi pour nous mais ce sera peut-être plus facile pour le PSG effectivement PSG Bilbao ce soir merci beaucoup merci Steve alors on va revenir à la politique au budget de la sécurité sociale qui a donc été adopté hier de justesse par l'Assemblée nationale à 13 voix près est-ce la victoire de la méthode Lecornu on va en débattre avec nos éditorialistes d'abord on regarde les réactions à ce vote du budget c'est avec Aurélien Romano
adopté par 247 voix pour le budget de la sécurité sociale a notamment bénéficié du vote favorable de certains députés LR alors que Laurent Wauquiez le président du groupe avait appelé à une abstention un budget qui déplaît fortement au président du parti Les Républicains
c'est un budget socialiste c'est un budget qui permettra sans doute au gouvernement Emmanuel Macron de durer un peu plus
et c'est un budget qui emmène la France dans le mur et je le regrette profondément parmi les réactions de ceux qui ont permis au texte d'être adopté aucun groupe n'applaudit ce budget troupes à gauche pour les uns troupes rigoristes pour les autres mais le sens du compromis est salué
est-ce que c'est le budget que j'aurais souhaité voir adopter la réponse est non évidemment j'aurais souhaité un budget dans lequel il y a plus d'économies plus de valorisation des français qui travaillent est-ce que pour autant ça justifie de tout envoyer balader en considérant que ça serait mieux que le pays n'ait pas de budget je crois pas
côté France Insoumise on déplore la trahison d'une partie des partenaires de l'ex-NFP ils confirment le changement d'alliance du parti socialiste qui décide donc de rejoindre le camp des soutiens au gouvernement et je rappelle qu'en démocratie lorsqu'on vote un budget on est donc dans la majorité et dans le soutien au gouvernement les socialistes répondent en invoquant le sens de la responsabilité
nous n'avons pas fait un choix qui était un choix partisan un choix qui revenait à nous servir mais à servir les françaises et les français
d'ici la fin de l'année le premier ministre devra trouver le même chemin de compromis pour faire passer le texte budgétaire général
et on va analyser ce vote avec vous bonjour Elisabeth Martichoux merci d'être là et bonjour Benjamin Morel merci également d'être avec nous 13 voix d'écart on annonçait un vote très serré des ministres tablaient même sur 2-3 voix est-ce que
Sébastien Lecornu a réussi son pari hier Elisabeth ?
oui incontestablement il y en a 2 qui ont réussi leur pari qui sont les gagnants ce matin c'est Olivier Faure et effectivement le premier ministre qui sont les artisans de ce compromis ils y ont travaillé Olivier Faure a fait voter pour ce qui est quand même considérable dans la logique politique parlementaire on rappelle que quand on vote pour un budget ça veut dire qu'on soutient un gouvernement il a fait voter pour ce budget et Sébastien Lecornu a petit à petit jour après jour vraiment alors pour le coup je parlais d'artisan c'est de l'artisanat il a tissé il a cousu ce compromis on peut en parler on peut le qualifier mais il est là c'est la victoire de sa méthode et c'est aussi une certaine oui surtout si on dézoome c'est la victoire de la stabilité parce qu'il eût été rejeté si on dézoome et bien nos voisins auraient dit ce matin la France n'a pas été capable de se doter d'un budget de la sécurité sociale et c'est tout ce qu'on aurait retenu une nouvelle crise politique ce matin alors c'est une étape on va en parler c'est vraiment que la première étape mais elle eût été perdue par Sébastien Lecornu effectivement ça aurait été un échec personnel pour lui et pour Olivier Faure donc à contrario ce sont les deux gagnants
et on va revenir sur les gagnants politiques vous l'avez dit Sébastien Lecornu et Olivier Faure mais Benjamin vous qui vous intéressez beaucoup au Parlement est-ce que c'est aussi la victoire du Parlement de la démocratie parlementaire hier soir Olivier Faure disait ce soir le Parlement a montré qu'il servait à quelque chose alors le Parlement sert à quelque chose ça c'est évident et heureusement qu'il est là néanmoins la démocratie parlementaire le parlementarisme c'est pas vraiment comme ça que ça marche c'est à dire que d'habitude vous avez des groupes politiques ils forment des coalitions des coalitions stables ils imposent une discipline à leurs députés et ensuite on se met d'accord au sein de la coalition et on vote au moins le budget c'est comme ça que ça fonctionne dans des pays comme l'Allemagne l'Italie l'Espagne la Belgique bref à peu près partout en Europe dans des démocraties parlementaires là on a quelque chose qui ressemble beaucoup plus à ce qui se passait sous la quatrième république vous avez des groupes politiques extrêmement divers qui font des compromis temporaires ponctuels et vous avez des groupes politiques on y reviendra sans doute très indisciplinés on dit souvent la quatrième république c'est la république des partis c'est pas vrai en fait les partis sont très faibles sous la quatrième le groupe y compris le groupe SFIO à l'époque se divise tout le temps structure de groupe qui fait que ça tient et là c'est un peu ce qu'on a vu hier c'est-à-dire que quand vous regardez les écolos quand vous regardez LR etc ces groupes politiques ont été explosés quant à leur vote ça fait que vous pouvez gagner des batailles vous pouvez gagner des étapes on va y revenir vous pouvez sauter quel que est mais in fine est-ce que vous parviendrez à sauter l'année suivante c'est tout sauf évident donc c'est une méthode qui a porté ces fruits là mais qui ne peut pas être structurellement celle que l'on adopte et en majorité les groupes étaient divisés c'est-à-dire il y a trois groupes dans les opposants qui ont été extrêmement unis c'est le RN, UDR, Derek Ciotti et la FI et dans ceux qui ont voté pour Renaissance et le Modem sinon tous les autres avaient des votes éclatés exactement je reviens à ma quatrième réplique c'est le seul groupe discipliné qui marchait sous la quatrième c'était le groupe communiste mais il était toujours dans l'opposition et là les groupes les plus disciplinés c'est le RN et la FI c'est toujours eux qui sont dans l'opposition donc évidemment ça crée une instabilité
le Renaissance est un groupe qui a été très discipliné oui là ils ont été très disciplinés et le Modem aussi et le Modem absolument les deux extrêmes dans l'opposition ils ont été unanimes et puis ils ont une structure militaire beaucoup plus forte que les autres mais le fait que Gabriel Attal ait réussi à convaincre tous ses députés ça n'est pas rien et le Modem aussi parce qu'ils font un peu la grimace on a des groupes charnières
qui eux sont très divisés et créent la marge d'instabilité et d'imprévisibilité pour la suite
Je voudrais rappeler que j'en faisais partie la plupart des observateurs ne pariaient pas un copec sur l'issue de ce vote et on a été nombreux à dire il n'y a pas de majorité il n'y aura pas alors encore une fois la partie n'est pas terminée il y a un vote ultime du PLFSS dans une semaine après le passage au Sénat qui va évidemment dépouiller le texte il y aura le PLF qui devrait pardon
ne pas l'examiner Elisabeth le Sénat qui va le renvoyer à l'Assemblée a priori
d'où la précision merci Auriane et on verra parce que évidemment LFI et l'URN vont pendant une semaine s'échiner à faire en sorte que ce vote d'hier ne soit pas reproduit dans une semaine la logique voudrait que mais on ne sait jamais mais tout ça pour dire que ce n'est pas gagné mais encore une fois ce vote existe et il a déjoué tous les pronostics de tous ceux qui disaient et encore une fois j'en étais qui étaient très pessimistes donc ce n'est pas rien après est-ce qu'on saura un jour s'il aurait mieux valu pas de vote pour ne pas suspendre la réforme des retraites par exemple ou parier sur la stabilité en fait on ne le saura jamais mais le fait est que c'est la stabilité qui a gagné ce n'est pas rien
non c'est pas rien et vous le rappeliez Elisabeth on est quand même face à des socialistes qui ont voté pour des écologistes qui se sont abstenus avec Horizon les ALR dans leur grande majorité on n'aurait pas imaginé ça
il y a encore une semaine ils ont obtenu quand même pas mal de choses la suspension de la réforme déjà pas de 49.3 la suspension de la réforme des retraites il n'y a pas de gel des pensions de retraite il y a une rallonge pour l'hôpital il y a quand même beaucoup de choses qui font qu'ils vont pouvoir aller dire c'est grâce à nous et on voit bien la bataille de LFI qui commence sur Twitter à dire oui mais c'est faux si on ne l'avait pas voté on aurait 4 milliards enfin il va y avoir des batailles de chiffres les français ne vont rien comprendre mais chacun va vendre moi je pense qu'effectivement on le rappelle sans budget de la sécu on aurait eu un texte donc le même budget de 2025 qui se serait reproduit en 2026 je parle sous le contrôle jusqu'à ce que les députés comme l'année dernière reprennent complètement la loi et rediscute on avait des marges
de manœuvre par décret en réalité par décret
mais bon ça dépend du gouvernement à partir de ce moment là mais là ce sont les parlementaires qui peuvent aller dire aux français voilà ce qu'on a obtenu nous et donc ça n'est pas rien effectivement ce qui a été fait par Sébastien Lecornu il a quand même pas mal donné d'où l'accusation c'est un PLFSS socialiste non c'est un PLFSS qui a été voté je crois que c'est ça qu'il faut retenir socialiste pas socialiste il a été adopté c'était pas gagné n'est-ce pas Benjamin Moral ?
non c'était pas gagné et on avait en effet un budget qui apparaissait comme ayant une réalité arithmétique contre lui donc là on a en effet mais je vous rejoins complètement deux acteurs qui ont très bien joué qui sont d'un côté Sébastien Lecornu qui a su faire les concessions qu'il fallait tout en maintenant enfin hier il recevait encore les ultramarins pour tenter de diviser ce qui pouvait exister au sein à la fois du groupe Cliott et au sein du groupe communiste et qui pouvait potentiellement apporter quelque peu la point donc les 13 voix il a fallu aller les chercher chacune avec les dents de même pour Olivier Faure c'est une victoire d'Olivier Faure aussi pas seulement parce qu'il vote pour mais également parce que les écolos et les communistes les écolos se sont majoritairement abstenus et les communistes se sont en partie divisés donc ça veut dire que le PS n'est pas isolé à gauche et c'était ça le vrai risque c'est à dire que si les socialistes votaient pour le risque c'était in fine que vous ayez des insoumis qui fassent l'unité de la gauche derrière eux à l'avant-veille des municipales ça aurait été dramatique donc là il y a un jeu qui en effet était assez porteur ensuite je vous rejoins c'est le début de la course de V c'est à dire que le texte revient à l'Assemblée la semaine prochaine il faudra qu'il y ait également un vote on peut considérer que c'est quand même assez probable parce qu'il y a un jeu il y a eu des abstentions mais relativement peu d'abstentions par rapport à ce qu'on aurait pu avoir c'est à dire que ça s'est vraiment joué pour contre donc les variations de vote elles peuvent être plus limitées et ensuite il y a le PLF et le PLF lui c'est une autre affaire c'est une autre histoire et là il faudra voir si on arrive à passer 149 à 1 à 3 à ce stade c'est pas gagné et on va en parler mais on va revenir sur les divisions qu'il y a eu au sein des groupes alors vous parlez d'Olivier Faure qui a fait voter pour les députés socialistes ça n'a évidemment pas plu du tout à la France insoumise on va écouter ce matin Manuel Bonpart il était sur France Inter l'année prochaine il n'y aura pas 400 000 personnes qui vont partir plutôt à la retraite il y a une mesure qui a été prise qui est un décalage d'un an de la montée en puissance vers l'âge de départ à la retraite à 64 ans moi je suis contre la retraite à 64 ans donc je souhaite son abrogation et il y a une majorité de députés à l'Assemblée Nationale
qui sont favorables à l'abrogation alors laissez voter l'Assemblée Nationale et la retraite sera abrogée pas besoin de combinaison pour laisser passer ce budget et sauver la Macronie
voilà combinaison pour sauver la Macronie c'est ce que dit la France insoumise Elisabeth
alors la suspension de la réforme des retraites Olivier Faure dit maintenant qu'elle est suspendue cette réforme elle va être retravaillée il y a une conférence sociale il y a la campagne présidentielle donc elle ne reviendra pas la logique si c'est pas tranché par exemple si ce débat sur l'avenir du système de retraite n'est pas tranché la présidentielle si la conférence sociale n'aboutissait pas en 2028 elle repart comme l'an 40 donc c'est pas complètement faux ce que dit Manuel Bompard sur le futur possible de cette suspension de la réforme des retraites mais bon LFI il met quand même perdant LFI effectivement la discipline de groupe a joué on n'en doutait pas une seule seconde mais comme le disait très bien Benjamin Morel ils n'ont pas réussi à entraîner leurs alliés écolos au départ on n'aurait pas parié sur le fait que les écologistes s'abstiennent c'était la condition sine qua non pour que le texte passe effectivement que les socialistes ça ne suffisait pas il fallait l'abstention c'est pas rien c'est pas rien l'abstention des écologistes mais ils ont eu l'augmentation de l'ondame effectivement qui est la trajectoire de dépenses de la sécurité sociale des dépenses de santé pardon et ils ont obtenu ça encore une chose que Sébastien Lecornu a lâché on dira mais ça permet le vote et donc LFI et l'opposant RN et LFI sont les deux opposants ils sont campés ils veulent se retrouver face à face donc ça c'est clair mais vous vous dites qu'ils sont perdants ou au contraire ils apparaissent comme l'opposition à gauche non je pense qu'ils sont perdants parce que vous savez Jean-Luc Mélenchon il est obsédé par une chose depuis des années c'est sa victoire c'est l'hégémonie son parti sur les socialistes c'est cela il veut faire rendre gorge au PS son ancien parti et là son PS s'affranchit et donc c'est une part d'échec pour lui
oui je suis d'accord sur la FI c'est moins évident pour le RN le RN peut réactiver la rhétorique de regarder c'est l'UMPS bonnet blanc blanc bonnet regardez et c'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait hier regardez cette droite qui donne des leçons de morale sur la question de l'équilibre budgétaire toute la journée et qui sur la suspension de la réforme des retraites finalement n'est pas claire alors qu'eux-mêmes ne le sont pas mais qu'importe et donc pour le RN c'est pas forcément une mauvaise opération en revanche pour les insoumis les insoumis ne visent pas tant à gagner des villes aux municipales ils visent à en faire perdre aux socialistes et donc à partir de là pour en faire perdre aux socialistes il faut isoler les socialistes pour que vous ayez des unions de la gauche autour de la FI qui taillent des croupières aux maires socialistes c'est pas fini parce qu'à Paris c'est loin d'être évident ça posera problème évidemment à Emmanuel Grégoire ça posera des problèmes à d'autres socialistes ailleurs néanmoins pour eux c'est une défaite tactique hier pas tant encore une fois parce que le PLFSS est passé mais parce qu'ils n'ont pas réussi à isoler les socialistes après si on regarde qui a gagné qui a perdu il y a un autre grand perdant hier pour moi CLR c'est-à-dire que le groupe politique là-dessus est à la fois très divisé vous avez un Laurent Wauquiez qui joue contre Bruno Retailleau vous avez une ligne qui n'est pas du tout lisible il y a un deuxième grand perdant c'est Édouard Philippe qui sur cette séquence a expliqué que déjà il fallait s'abstenir donc la position est complètement illisible de son côté et de l'autre côté qui a été dédi contredit par une partie de son groupe ce qui montre qu'il n'a pas vraiment d'autorité tout cas ça paraît comme tel sur son groupe et donc là il y a une double défaite défaite sur la ligne et défaite dans la discipline de l'armée donc voilà on a deux vainqueurs deux perdants qui sont à mon avis assez évidents et de l'autre côté vous avez un RN qui tire les profits de sa position d'opposition et justement le RN qui attaque ce matin le vote des républicains par la voix de Jean-Philippe Tanguy je dis bravo à Laurent Wauquiez qui sur votre antenne avait dit qu'il refuserait toute hausse d'impôts et qu'hier avec 18 députés LR a accepté 2,5 milliards d'euros pour un déficit jamais atteint hors période de crise économique de 24 milliards d'euros il a considéré que c'était une concession un compromis dans ce cas là il ne faut pas s'engager devant ceux qui nous regardent ce matin à ne faire le contraire voilà ça c'est Laurent Wauquiez c'est toute une vie de trahison d'opportunisme et de parasitisme politique voilà c'est la matinale de TF1 pour l'hiver du coup Laurent Wauquiez non mais le RN depuis hier soir sa cible
c'est le Rassemble c'est les Républicains bah oui parce qu'ils offrent une occasion de dénoncer effectivement le macronisme de LR c'est du caviar pour eux d'une certaine façon alors d'abord le Rassemblement National il a flotté et puis à un moment voilà on s'oppose on s'oppose on s'oppose on s'oppose à la suspension de la réforme des retraites pourtant ils ne voulaient pas de cette réforme on s'oppose au dégel des pensions donc c'est facile de dire aussi que le RN joue en partie contre les français ils sont assez illisibles sur le fond mais ils campent sur cette position d'opposants alors LR en termes d'illisibilité c'est quand même Bruno Retailleau ce matin il se lève il a 18 députés qui ont voté pour c'est quand même particulier on rappelle que un certain nombre de députés LR avaient voté contre la réforme des retraites borne donc quand ils votent cela quand ils votent voilà quand ils votent pour la suspension ils sont cohérents mais c'était pas du tout le mot d'ordre de Bruno Retailleau Laurent Vauquiez
donc il a perdu la main sur son parti
sur le groupe sur le groupe et on voit bien qu'il y a la citadelle Vauquiez et puis il y a le parti Bruno Retailleau alors là mon dieu c'est l'ouaille comme on dit vulgairement c'est le bazar chez LR il y a une partie qui a joué la stabilité de bonne foi ou pas parce qu'on sait jamais que Laurent Vauquiez s'il est de bonne foi ou pas ou si simplement il joue contre Bruno Retailleau donc je pense que c'est les deux mais donc on a la stabilité d'un côté à l'Assemblée et puis on a l'opposition dans laquelle est revenu Bruno Retailleau après avoir quitté on le rappelle avec fracas compliqué l'atterrissage de Bruno Retailleau politiquement quand même parce qu'il a beaucoup perdu dans les sondages là il perd en termes de discipline de groupe et d'autorité sur l'ensemble du parti si on compte les parlementaires donc c'est pas simple pour lui en ce moment quant à Edouard Philippe juste par esprit de contradiction mais pas seulement je dirais que ce mélange d'abstention et de pour chez Edouard Philippe ça lui permet de ménager la chèvre et le chou si le texte avait été rejeté il aurait pu dire ben voilà moi j'ai pas joué contre l'instabilité vous voyez ce que je veux dire il joue un peu là avec neuf mots il peut dire c'est aussi grâce à moi que le texte est passé et maintenant que c'est pris il peut dire c'est pour moi donc je suis pas sûre moi je pense que pour la stratégie d'Edouard Philippe il faut attendre un peu
ouais je pense que la construction quand même de l'image d'Edouard Philippe la construction de l'image d'Edouard Philippe elle est relativement mauvaise jusqu'à la crise Covid la crise Covid qu'est-ce qui le porte c'est que c'est l'homme de la stabilité et là en l'occurrence il est apparu comme étant à la fois l'homme de l'instabilité parce qu'il ne jouait pas clairement ce jeu de la stabilité il était celui qui apparaissait comme étant la charnière qui ne fonctionnait pas et de l'autre côté et bien vous avez un Edouard Philippe qui veut être demain le chef celui qui est président de la république un président de la république qui n'est même pas obéi par son groupe politique c'est un président de la république qui ne gouverne pas qui ne représente pas le pouvoir et là en la matière
l'homme des convictions je pense que c'est sa stratégie on verra à la fin la fois
il n'y a pas un électorat qui va le servir pour ça l'électorat aujourd'hui centriste c'est un électorat qui veut d'abord et avant tout la stabilité politique il est allergique aujourd'hui à l'instabilité si vous commencez à être celui qui au nom du fait qu'il y a un impôt qui n'existe pas fait tomber le budget vous allez à l'encontre de la volonté de ceux il n'a pas fait tomber le budget oui mais il a donné la possibilité mais les français
vont voir les grandes masses
c'est pas lui je pense mais les français vont entendre tout bêtement qu'Edouard Philippe n'est pas celui qui a fait passer le budget ils vont entendre qu'Edouard Philippe n'est pas celui
il n'a pas fait tomber
il n'a pas fait tomber mais il n'est pas celui qui a incarné la stabilité la stabilité
c'est fait sans lui il a joué la stabilité on va croire que je suis un porte-parole de l'exemple mais c'est parce que je pense que c'est quand même intéressant à suivre il n'a pas joué contre il n'a pas joué pour et il a été conforme à ses convictions c'est un peu le pari qu'il fait à la fin peut-être qu'on le créditera de cela
je crains malheureusement que non regardez à la fois sa position contre Emmanuel Macron sur la démission vous rajoutez ça dans un électorat centriste notamment de centre droit plutôt âgé plutôt CSP plus qui a peur de l'absence d'un budget pour des raisons économiques et bien une telle position est illisible et apparaît comme étant plutôt facteur de chaos on va terminer parce que c'est pas c'est pas fini pour Sébastien Lecornu il a franchi une première et hier mais maintenant il y a le budget de l'État qui est examiné en ce moment au Sénat on va voir ce qu'on dit la porte-parole du gouvernement Maud Bréjean
Les derniers jours ont montré que le compromis était possible encore une fois qu'il l'eût cru qu'il l'eût cru Olivier Faure s'accordait sur un texte avec les macronistes avec le groupe de Laurent Wauquiez C'était inattendu et donc moi je pense qu'on doit encore pouvoir trouver un chemin je le disais tout à l'heure il y a une date très importante qui aura lieu la semaine prochaine où sur le budget de l'État des députés et des sénateurs vont se retrouver capacité à faire un compromis ne dépendra pas que de l'Assemblée Nationale comme ça a été le cas hier ça dépendra de l'Assemblée Nationale et du Sénat
Il est possible le compromis sur le budget de l'État Elisabeth ou ça va être beaucoup plus compliqué
que sur le budget de la Sécurité Sociale ? ça va être plus compliqué ils vont dire parti pour un feuilleton avec des discussions non sur le papier c'est évidemment plus compliqué mais sans budget de la Sécurité il n'y aurait pas eu cette espèce d'élan qui fait dire que le compromis malgré tout aussi regrettable soit-il pour la façon dont la France gère ses finances publiques et bien s'il n'y avait pas eu le PLFSS il n'y aurait pas eu cet élan est-ce que ça permet de dire que le budget de l'État permettra aussi un compromis ? bon c'est pas évident mais on verra je pense qu'on est reparti pour un facteur
et je crois que là-dessus tout le monde est relativement pessimiste sur le fait qu'il extrait une majorité positive comme on l'a connue sur ce texte pour une raison simple d'abord il n'y a pas de sucré c'est-à-dire que là il y avait des éléments qui pouvaient conduire objectivement une partie de la gauche à dire on vote pour on s'abstient parce qu'il y avait la suspension de la réforme des retraites etc ça n'existe pas dans le PLF dans le PLF il n'y a que le pain noir il n'y a que la mer et donc à partir de là qu'est-ce que vous voulez faire ?
de l'autre côté c'est quand même pas la même chose que de voter un projet de loi de financement et voter un projet de loi de finances là on parle du vrai budget au fond pour en reparler mais le PLFSS on n'en a pas vraiment besoin on n'en avait pas avant 1996 on peut vivre sans PLFSS sans PLF c'est plus lourd c'est plus compliqué de l'autre côté je termine rapidement mais vous avez aujourd'hui une absence de majorité positive qui implique que si on ne passe pas par loi de 49 à 1 à 3 on n'y arrivera probablement pas la question c'est quand est-ce qu'on déclenche ça soit on le déclenche là soit on le déclenche au mois de février allez on va terminer par l'histoire du jour alors c'est pas une histoire c'est un quiz parce qu'hier soir était remis le prix de l'humour politique vous savez c'est les petites phrases prononcées par nos politiques les plus drôles les plus piquantes je vais vous en citer quelques-unes vous allez me dire Bruno Retailleau a expulsé plus de gens des LR que de migrants clandestins bravo un point pour Elisabeth il a gagné un prix non c'est pas lui attendez Attal disait lui-même qu'il ne comprenait pas les décisions du président de la République je suis peut-être d'accord avec lui sur une décision je n'ai pas compris pourquoi il avait nommé Premier ministre Tati deux points pour Elisabeth la dernière le gagnant il y a deux phrases pauvre extrême gauche dont le bilan se résume à un siècle à bouffer du curé pour finir par lécher les bottes des mollas et autre phrase le budget s'annonce encore plus difficile à monter qu'un meuble IKEA vive le Sénat Claude Maluret 3-0 vous êtes fait de la vie 3-0 pour Elisabeth merci beaucoup merci à tous les deux merci à tous de nous avoir suivis à demain public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public Sénat
Sébastien Lecornu