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interviewLa France insoumise· 9 juin 2024 40 min

Intervention de Jean-Luc Mélenchon au rassemblement pour l'Union populaire #Dissolution

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

9:25
Jean-Luc Mélenchon

Je me disais qu'il fallait… Bon. Non, il ne s'agit pas de ça. Écoutez-moi, s'il vous plaît. Tous, surtout… Mais c'est moi qui parle ou toi, il faudrait savoir. Non, bon, maintenant, tu te tais pour que j'arrive à suivre ce que je dis. Non, mais jure, ça va, quoi, je ne suis pas une machine. Merci, amis. Bon. Je vous demande de… Il faut que tout le monde, et surtout ceux qui n'ont pas l'habitude, ça dépend de l'âge, se rende compte de ce qui est en train de se passer. Là, nous sommes dans l'exaltation d'une soirée, nous nous sentons percutés par les événements qui ont lieu, mais nous sommes dans un mouvement d'histoire. L'histoire de notre pays vient de franchir un seuil. Et elle le fait…

Et elle le fait au moment où l'histoire du vieux continent lui-même subit une transition extrêmement importante. Comme je ne vais pas parler pendant une heure et demie, je ne donne qu'un exemple. Quand vous avez, en même temps, en Wallonie, le parti du travail belge. Qui arrive en tête. Et que vous avez… Qui arrive en tête avec une ligne de rupture, avec une ligne sociale, avec une ligne écolo, et qui arrive en tête. Mais nettement, je veux dire, de manière incontestable. Après un travail militant, après un travail citoyen, avec des formes d'auto-organisation de la population elle-même, pour amplifier la mobilisation pour le vote.

Ils n'ont pas attendu les appareils, les combines, et je ne sais pas quoi. Et que dans le même temps, vous avez en Allemagne, l'alternative pour l'Allemagne, c'est-à-dire, le nouveau visage du nazisme, qui arrive en deuxième position derrière le parti de droite, tandis que les partis de la gauche traditionnelle sont encore derrière. Or, ces partis sont ceux qui exercent le pouvoir en Allemagne aujourd'hui. Le résultat concret de leur action, c'est que c'est les autres qui sont passés devant. Ce que nous nous sommes jusqu'à présent, épargnés par notre combat. Réfléchissez-y, regardez bien ce qui s'est passé dans toute l'Europe.

C'est un moment où il faut réfléchir, se documenter, travailler, pas simplement se laisser embarquer par les émotions, et pire que tout, par la peur. Je comprends, et j'en ai déjà, de nombreux témoignages, et tous autant que nous sommes, d'amis, de camarades, de plus jeunes, qui sont dans la peur. La peur n'aide pas à réfléchir. Ce qu'il nous faut comprendre, c'est comment, dans ce moment, qui nous sommes, et que pouvons-nous faire ? La première règle à poser est la suivante. Le syndic de faillite du macronisme est Macron lui-même, qui est venu annoncer ce soir que tout était terminé. Et comme je l'ai dit, c'est assez curieux, il renvoie les autres à la maison au lieu de partir lui-même.

Parce qu'après tout, c'est quand même lui, c'est quand même lui le responsable de ce chaos. C'est personne d'autre. Non mais je dis ça parce que, pendant plus de dix jours, une certaine presse est excitée à dire que je m'enfermais dans la stratégie du chaos. Pardon, il leur a échappé que nous sommes dans l'opposition, ou quoi ? Qui a créé le chaos en Nouvelle-Calédonie, sinon lui ? Qui a créé le chaos en matière sociale, sinon lui ? Qui a provoqué le...

Eh bien alors, conclusion, à la première élection qui suit sa propre élection, un, on le bat à l'élection législative au premier tour, il n'a pas de majorité, et ensuite il y a à nouveau une élection générale, elle est à la proportionnelle, et il se prend une tôle comme aucun parti au pouvoir n'en a jamais pris dans ce pays. C'est-à-dire à peine le 7% des inscrits. Ce sont des faits politiques majeurs. Ce type va donc se cramponner au pouvoir, et faire des manœuvres de couloir pour empoisonner la vie de tout le monde, jusqu'à 2027. Cette comédie va durer jusqu'à 2027. Vous vous rendez compte ? C'est cela dans quoi nous allons vivre. Bien.

Une fois qu'on a posé ça, il dissout l'Assemblée nationale. Alors évidemment, pour beaucoup de gens, on dit c'est quand même incroyable. Pas seulement parce que ce n'est pas lui qui s'en va, mais qui fait partir les autres, mais c'est surtout incroyable parce que comme ça, à première vue, on connaît le résultat. Il n'y a pas besoin d'être un aigle pour le comprendre. Et c'est ça qui vous fait peur. Et c'est pourquoi vous réfléchissez, vous cherchez à comprendre. Naturellement, l'élection législative, ça ne se déroule pas dans les mêmes conditions qu'un vote de liste à un seul tour. Là, il y aura deux tours. Alors, je ne vous dis pas que c'est merveilleux, hein ? Pas du tout.

Mais moi, je pense que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Jusqu'au soir du deuxième tour, on continue à se battre. Mais il faut se mettre à la haute... Oui, je dis que ce n'est pas la gloire, parce que franchement, le vote à deux tours, là, c'est une invention qui date de Napoléon III. Alors bon, on fait plus moderne, quoi. Mais bon, c'est comme ça. On prend le terrain comme il est, puisqu'on ne peut pas le changer. À partir de là, il ne faut pas oublier quelle soirée on est. Parce qu'évidemment, au début de soirée, à commencer le championnat du plus gros menteur entre sondeurs, ils ont... Ah ben, il faut dire ce qu'il y a, ils ont tous gagné. C'est comme ça.

Ils se sont tous trompés. Et puis, pas qu'un peu, comme d'hab, hein ? Donc là, on finit la soirée, on est à plus de 10, et puis on finira à 11, je ne sais pas, à combien ? Enfin, bref. Ah ben oui, mais... Ça veut... Non, mais d'habitude, ils font ça. Ils comparent par rapport à la précédente élection. Mais vous avez remarqué, maintenant, les stratégies de communication, ça consiste non pas à dire quelque chose, mais à empêcher que les choses se disent. Ça ne consiste pas à montrer les choses, ça consiste à les invisibiliser. Nous, ils nous ont cherché pouille pendant 7 mois, et vous n'avez pas dit ci, et vous n'avez pas utilisé tel mot, et vous auriez dû dire ceci, et cela, pour quoi faire ?

Parce que pendant qu'ils discutaient notre vocabulaire, ils invisibilisaient le sujet dont on parlait, c'est-à-dire du génocide à Gaza. C'est ça qu'ils ont fait. Et ça va recommencer. Demain, ça a commencé ce soir. Ce soir, il y a du temps d'antenne à la télé publique pour M. Zemmour. Les larbins, vous savez, ils font les yeux doux dès qu'ils voient le maître arriver. Je vois que nous ne sommes pas en odeur de santé. Je dis ça parce que, bon, ça passera, mais quand même, ça met les boules, sur le moment. Mais il faut vivre dans ce contexte-là. Donc, disais-je, que s'est-il passé ce soir ? En début de soirée, je vous passe ça, mais quand même, je règle quelques comptes au passage.

En début de soirée, si vous avez pu nous mettre sous la table, ils le faisaient, d'accord ? Alors, vous avez un de ces grands offices qui nous a trouvés à cette... Oh, pas de bol ! Comme la dernière fois, c'est trompé de trois points entre le début et la fin de la soirée. Oh ! Oh, c'est pas de chance ! Oh ! Alors... Mais ça, c'est un chiffre. Ce qui compte, c'est de regarder ce qui s'est passé. Pourquoi les résultats changent à mesure que les heures passent ? Parce qu'arrivent les résultats des villes. Et ce n'est faire offense à personne qui ne vit pas en ville que de dire que l'essentiel de la population de notre pays vit en ville. Et par conséquent, c'est là que se trouve le peuple.

Les braves gens qui n'ont à leur disposition pour vivre, survivre, que leur travail ou leur participation. De toute façon, ils n'ont pas le choix. Ils dépendent des réseaux collectifs pour la flotte, qui coûte cher, parce qu'elle est privée, pour l'électricité, qui coûte encore plus cher parce qu'ils l'ont privatisé, pour le gaz, qui coûte désormais très cher puisqu'il est privatisé, etc., etc. Donc, ils sont dans un rapport social où ils sont dominés par les possesseurs de ces grands réseaux. Je vous raconte tout ça pour que tout le monde comprenne bien de quoi il est question. Ce qui s'est produit aujourd'hui, c'est une sur-mobilisation dans les quartiers populaires et dans la jeunesse.

Et comme ils vivent en ville... Non, mais... Vous vérifierez demain si je vous ai raconté des histoires. Vous regarderez les résultats des votes. Vous regarderez les résultats dans les bureaux de vote. Nous autres, à Marseille, mes camarades... Et les camarades, tout à l'heure, on regarde les villes, où tout le monde est élu pour voir comment ça se présente. À Marseille, dans les quartiers populaires, on leur a mis une tannée. D'accord ? Une tannée. Chez le grand Seb, chez Manu... Durs. Alors, évidemment, il faut que vous tiriez la leçon de cette élection. C'était pas... Chacun dans cette élection s'est avancé en ayant quelque chose à dire. et vous avez tranché. Voilà. Mais qui a fait quoi ?

C'est ça qui compte. Qui se met en mouvement ? Les nôtres se sont pas assez mis en mouvement. Écoutez, s'il vous plaît, on blague pas, c'est pas un cirque. Là, on est en train de parler d'histoire, de ce qu'il nous faut faire pour vaincre. Donc, je vous demande de m'écouter en tenant compte du fait que je peux pas revenir toutes les heures qu'on va faire le même discours. Écoutez-moi bien. La clé de la situation, c'est le fait que les milieux populaires et la jeunesse se mettent en mouvement. Là-dessus, ce n'est possible. Ce n'est possible qu'à la condition de la clarté. Si vous voulez embobiner les gens, vous perdez votre temps.

Le peuple français, la jeune génération, a déjà entendu les embobineurs qui n'ont rien à dire, qui signent tout ce qu'on veut du moment qu'on les élit et qui ensuite, le lendemain, foutent le camp par qu'ils aient avec l'adversaire. Ça, il n'en est pas question. Ni maintenant, ni demain, ni jamais. Et maintenant, j'ai présenté tout à l'heure ce raisonnement. Je le présente de nouveau devant vous pour que vous le méditiez comme un argument qui fait appel à l'intelligence de chacun et pas seulement à l'émotion. Nous ne pouvons convaincre que si nous réalisons l'unité du peuple. L'unité du peuple suppose qu'on évacue de ce qu'on a à faire tout ce qui divise le peuple.

Qu'est-ce qui divise le peuple ? Pas le fait qu'on aime ou on n'aime pas monsieur machin, madame Truc et bidule. Ce n'est pas une question d'amour, tout ça. C'est une question de contenu, de programme. Si nous ne mettons pas comme condition numéro un, par exemple, de vaincre le racisme, de n'accepter aucune forme de racisme, notamment, bien sûr, ne pas accepter l'antisémitisme d'aucune manière, mais ne pas accepter l'islamophobie non plus, d'aucune manière. Je donne cet exemple parce qu'il est simple et que je pense que chacun d'entre vous, avant même d'avoir entendu ce que j'avais à dire, était d'accord. Mais si vous comprenez ce point-là, on comprend tous les autres.

Si nous sommes tous d'accord pour dire qu'il est impossible de réaliser l'unité populaire avec des doutes, des flous sur le racisme, on ne peut pas non plus réaliser l'unité populaire si l'on met de côté les intérêts sociaux communs. Par exemple, tout à l'heure, Louis a rappelé la question de la retraite. Personne dans ce pays, aucune assemblée n'a voté le passage à la retraite à 64 ans. C'est donc la décision du prince. Donc, donc, ce sur quoi on est tous tombés d'accord, notamment récemment, c'était sur celle à 60 ans. Celui qui revient ou celle qui vient en disant avec la voix sucrée, on ne peut pas, parce qu'il n'y avait qu'à réfléchir avant.

Parce que tout ça, on l'a fait, on a signé, on s'est mobilisé à plusieurs millions de personnes. Et à la fin, rien. Un type tout seul, grâce au 49.3, arrive à infliger deux ans de travail supplémentaire à tout le pays. Et ainsi de suite. J'ai pris deux exemples. Je pourrais en prendre un troisième pour que tout soit bien complet. Depuis des mois et des mois et des années, nous leur disons ça suffit de laisser la nature, l'environnement être détruit. On vous dit d'arrêter de foutre des pesticides partout. Donc, nous voulons interdire, je prends l'exemple du glyphosate. Alors là, vous marrez pas parce que vous êtes tous contaminés. Toutes les rivières et chacun d'entre vous.

Par conséquent, on ne s'entendra jamais si on revient en disant, comme m'a fait un gros malin paysan du syndicat majoritaire qui ferait bien de réfléchir à ce qu'ils font parce qu'ils sont passés de 7 millions qu'ils étaient à la fin de la guerre à 400 000 aujourd'hui qu'elles réussissent. Bon. Ils m'ont dit « Ah, c'est pas vous qui allez arracher la mauvaise herbe. » Non, c'est pas moi, en effet. Mais il va falloir que vous trouviez un autre moyen de la faire disparaître que d'empoisonner et de tuer les êtres humains et tout ce qui vit. Parce que ça, nous ne l'acceptons pas et on ne peut pas s'accorder.

Vous ne vous accorderez si on est d'accord pour empoisonner nos gosses, c'est pas trop un problème et nous-mêmes, on accepte de boire de l'eau pourrie. Non. Voilà comment la question numéro 1 est « À quelles conditions réalise-t-on l'unité du peuple ? » Et si vous avez l'unité du peuple, vous pouvez avoir l'union politique. De quoi ? Eh bien d'abord du peuple, sur un programme. Vous n'avez pas besoin d'attendre que vos chefs vous disent ce qu'il faut faire. La preuve, c'est que vous avez choisi. Vous avez choisi à la présidentielle et pourtant tout le monde était là. Vous avez choisi cette fois-ci encore dans nos quartiers, dans la jeunesse, dans l'action.

Par conséquent, chacun est capable de faire le choix du programme qui permet l'unité populaire. Et pourquoi faut-il que cette unité soit si intense ? Parce que nous allons affronter le pire. Nous allons affronter des gens qui, s'ils arrivent à leur fin, eux, ils vont nous mettre dur. L'inverse est vrai aussi. Mais, oui, c'est tout, on comprend. Ils sont déterminés, nous aussi. Nous, nous sommes déterminés à faire surgir quelque chose dont ils ignorent l'existence, notamment dans la classe médiatique. Parce que comme ils vivent entre eux et qu'ils tournent entre trois quartiers de Paris, ils ne savent pas ce qui s'est vraiment passé dans le pays.

Dans le pays, au cours des deux dernières générations. « Allez, je mets ton grand-père dedans, c'est-à-dire moi. » « Ben, c'est moi alors, donc, ça va, quoi. » Non, mais rigole. Bon, moi, bon, voilà. Les gars comme moi, les femmes comme moi. Sur trois générations, un peuple nouveau s'est constitué en France. Il y a trois générations, la majorité du peuple français ne vivait pas en ville. De quoi sont peuplées les villes ? D'immigrés, Corses, Girondins, Maghrébins, Malien, Savoyards, Bretons. Ces immenses rassemblements de foules. Et qu'est-ce qu'ils font tous ensemble ? On ne va pas entrer dans les détails parce que ça pourrait devenir un peu... Bon. Mais qu'est-ce qu'ils font ensemble ?

Ben, ils vivent. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils se... Alors, ça fait peur à Zemmour, ils s'évanouissent, chaque fois que je dis ça. Ils se créolisent. C'est-à-dire que... Ben, on prend les uns aux autres. Alors, celui-ci... Ah, voilà, Clémence qui arrive. On prend aux uns et aux autres. Cette France-là, à mes yeux, moi qui fait je ne sais combien de fois le Tour de France chaque année, parce qu'il y a tout le temps des campagnes électorales ou des choses à faire, eh bien, c'est une nouvelle France. Elle est constituée de tous ceux dans ce pays qui veulent vivre ensemble. veulent vivre ensemble.

Qui ne veulent pas être la France qui méprise le voisin à cause de sa religion ou de sa couleur de peau. Qui ne veut pas être la France coloniale. Qui ne veut pas être la France sexiste. Voilà quelle France veut vivre. Et voilà celle que nous voulons représenter et construire ensemble. Il faut qu'elle émerge. Il faut qu'elle jaillisse. Parce que pour l'instant, c'est le pire qui jaillit. Mais, ce n'était pas obligatoire qu'ils y arrivent. Si on nous avait écoutés, qu'est-ce qu'on demandait de plus que de dire respecter le programme que vous avez signé avec nous il n'y a même pas deux ans ? C'est tout ce que ça leur coûtait. On leur a dit et vous aurez la tête de liste.

On aurait pu, si ça ne va pas le faire, nous on sait le faire, on leur a expliqué comment ? Mener une campagne électorale d'un bout à l'autre, gagnant, rassemblant des masses de gens. D'accord ? On était capable de faire ça. On aurait pu disputer le terrain. Mais il ne faut pas qu'on se trompe maintenant. Il ne suffit pas de bêler en cadence union, union, unité. Ah, je pleure, j'ai peur. D'accord ? Sur quelle base ? Pourquoi faire ? Si c'est pour faire... J'ai entendu déjà Alain qui dit il faut que chacun entende l'autre. Pardon. J'ai déjà tout entendu, on a signé un programme. Vous voulez recommencer ? On a trois semaines devant nous.

Vous voulez qu'on recommence les palabres sans fin et qu'à la fin on termine avec des phrases qui ne veulent rien dire et vous croyez que les gens vont le croire ? Vous vous figurez que les gens vont le croire ? Vous prenez les gens pour des imbéciles ? Vous pensez qu'ils ne savent pas lire ? Qu'ils ne savent pas écouter ? Ah, ah, ah. Voilà. Ça va. Je vois que vous avez tout compris. Voilà donc la stratégie. Il est difficile d'en dire davantage parce qu'en ce moment déjà les téléphones commencent à chauffer. Il y a un certain retour au réel pour les méchantes langues qui tout d'un coup se ravisent des horreurs qu'elles ont pu dire auparavant et se demandent comment faire. Hein ? Ah ben oui.

Ça va être dur. Bon, ne donnons pas de non à part recommencer à se fâcher avec tout le monde dès ce soir. Mais moi, je ne suis pas d'accord pour qu'on laisse dire que c'est la faute à tout le monde. Ce n'est pas vrai. Et je vous mets en garde contre ce qu'ils ont organisé. Là, je parle de la droite. Parce que c'est ça qui compte, mes amis. La droite, l'extrême droite. Eux, ils savent pourquoi ils ont frappé et frappé et frappé encore les insoumis. pour essayer de créer une espèce de frontière qui fait que nous, c'est le diable. Donc, on s'accorderait sur n'importe quoi sauf sur le diable. C'est ça qu'ils veulent faire.

Mais en nous mettant à part, ce n'est pas un parti ou un mouvement politique qui met à part. C'est une masse immense de gens, de millions de gens qui ont fait ce choix-là pas parce qu'on est vachement intéressants. C'est vrai qu'on l'est. Mais pas pour ça. Mais parce que ceux qu'on dit représentent ce qu'ils veulent et qu'ils souhaitent pour leur pays et pour l'avenir du pays. Et voyez-vous, partout où je suis passé, j'ai vu que tout le monde est disponible pour faire cette France-là. Donc, moi, je n'ai pas de doute sur le fait qu'on convainque.

Mais je vous dis, malheur à nous si nous reconvencions à dissimuler la moitié du programme pour ne pas faire peur, à faire une combine à la noix pour je ne sais quoi. Parce qu'après, il faut toujours envisager le jour qui se lèvera ensuite. Quoi qu'il arrive, il faut pouvoir continuer le combat. Mais à la condition que ce soit drapeau et musique en tête à chaque fois et pas les yeux baissés en essayant de faire oublier ce qu'on a raconté la fois d'avant. Macron n'avait aucune légitimité pour faire passer le programme qu'il continuait d'appliquer. Vous le connaissez tous. Maintenant, on en était aux allocations au chômage.

On en est à infliger du travail obligatoire pour avoir son pauvre RSA à des gens qui, de toute façon, pourront pas aller à ce travail obligatoire parce qu'ils n'ont pas de quoi se payer le prix du transport. Parce que qui sait qui va s'occuper des gosses pendant ce temps-là ? Ce programme abominable où on frappe, on frappe, on frappe. Pourquoi ? Pour que les gens acceptent n'importe quel boulot à n'importe quel prix parce que leur but, c'est de faire descendre le prix du travail. Point final. Le reste, ils s'en foutent. Et c'est comme ça qu'ils ont fait une nouvelle classe de millionnaires dans ce pays. Ils n'avaient aucune légitimité.

Alors, ils disent « Eh bien, puisque vous êtes si malins, » dit-il à l'extrême droite, « Allez-y, faites-le ! » Et qu'est-ce que vous croyez que va faire l'extrême droite ? Vous câlinez la tête ? Non. Ils vont nous diviser. Ils vont frapper. C'est eux qui feront la sale besogne. Et ils commenceront par dire « On va faire des économies. Tous ceux qui ne sont pas français depuis trois générations n'ont pas droit à ceci ou à cela. On les connaît, on sait qui c'est. » Bon sang de bois, il n'y a pas de surprise. Donc, il faut avoir tout ça à l'esprit et pas paniquer. Faire dans la discipline d'action. On travaille tous, chacun individuellement.

Nous, on fait une partie du boulot, alors on tient le micro, on explique les choses, etc. Mais tout le monde, un par un, est maintenant militant d'une cause. La cause de cette nouvelle France. De cette République à laquelle nous croyons. Il paraît que ces marioles veulent faire un arc républicain et ils dessinent qui est dedans et qui est dehors. Alors, qui sait qu'ils vont mettre dedans, là ? Ce n'est pas eux qui vont décider. Que la République, ça doit être la République jusqu'au bout. Et la République jusqu'au bout, elle est là. Voilà, elle est là. Écoutez-moi. Vous avez une occasion de transformer en or votre liberté.

Si vous faites le travail tous comme nous, on va se mettre à le faire en trois semaines. Si vous convainquez, si vous entraînez, alors tout ce que nous avions mis à l'ordre du jour, nous pourrons le faire passer. Je le dis tout à l'heure sur le social, j'ai dit sur l'écologie, mais je vais vous parler du plus grave pour vous, là, que je vois les plus jeunes. C'est la paix. Vous devez comprendre que nous sommes menacés d'une guerre totale en Europe, que nous sommes dirigés par un dingue qui veut envoyer à la bataille sur le terrain. Nous avons, nous, si nous gagnons l'occasion de dire stop, la France prend l'initiative de la paix.

C'est elle qui parle l'un à l'autre et qui fait qu'on pose les armes. Cessez le feu en Ukraine. Deuxièmement, discussion en Ukraine entre les Russes et les Ukrainiens pour faire la paix. Car de toute façon, il faudra la faire. De toute façon, il faudra la faire. Et puis, imaginez-vous, imaginez-vous une France qui dans trois semaines, un mois, bon déjà, il va falloir sortir les Jeux Olympiques, je ne sais pas comment on fait, mais enfin bon, on verra, on trouvera. en tout cas, moi, je n'irai pas nager, je vous préviens, je ne vais pas dans la scène. Je sais ce que vous avez préparé, alors je ne veux pas. Pourquoi vous rigolez, vous ? Je le sais, je fais comme tout le monde, je me renseigne.

Bon, bon, bon, donc, imaginez-vous, nous pouvons, vous ne savez pas combien de temps Netanyahou a décidé de faire durer sa guerre. Je dis bien sa guerre, vous ne savez pas combien de temps. parce que ce que nous sommes en train de voir, c'est quand même une volonté méthodique de tuer tout le monde. Tuer tout le monde, ça prend du temps. C'est un génocide, bien sûr, bien sûr que c'est un génocide. Et si c'est nous qui gouvernons, on n'aura pas peur du mot, vous comprenez ? Et on n'aura pas peur de poursuivre tous les criminels, où qu'ils aillent, quoi qu'ils fassent. Nous, on reconnaîtra, séance tenante, l'État de Palestine.

Nous, on fera un embargo sur les armes, séance tenante, dans quatre semaines. Nous, on fera arrêter l'accord de coopération en Europe qui représente 30% des échanges de l'économie de Netanyahou. Nous sommes une grande nation, nous sommes un grand peuple, nous pouvons faire et nous devons faire des grandes choses.

Car alors, à notre appel, c'est sur la terre entière que se lèveront des forces nouvelles pour s'engager dans le combat auquel nous appelons la paix, l'intérêt général humain, s'accorder sur ce qui permet à ce monde de rester cette merveille qu'il est quand se lève le matin le soleil sur la mer méditerranée, que se lève le soleil sur la montagne si belle, où l'on voit les bêtes, les animaux, les plantes de tous côtés déployer la magnificence créée pendant des millénaires. Que ceux qui ne croient pas à la beauté s'en aillent. La poésie du monde est contenue dans notre programme. Alors, voilà ce qu'on va faire. Tous ceux qui veulent venir et s'associer à ce combat sont les bienvenus.

Personne n'en est exclu. Personne. Mais pas une once de clarté ne sera jamais cédée. Allez à l'Union populaire !

36:26
Locuteur non identifié

Sous-titrage Société Radio-Canada