Discours aux armées d'Emmanuel Macron : "un doublement du budget en dix ans" • FRANCE 24
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« L'engagement a été tenu a-t-il jugé la France ? se dit prête également à défendre la liberté et le droit au prix du sang s'il le faut. »
- 6:13Invité politiqueChiffre
« 64 milliards d'euros en 2027, c'est en 10 ans un doublement du budget des armées. »
- 6:58Invité politiquePromesse
« Nous l'avons chaque année tenu à l'Europé et ce sera fait. »
- 11:18general_trincampFait
« il y a 10 ans, je vous avais promis et j'ai tenu mes promesses. »
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Il est 13h à Paris. Bienvenue si vous nous rejoignez dans ce par direct. Voici tout de suite les principes au titre du jour. La France confronté une 3è vague de chaleur exceptionnelle. 37 départements restent placés en vigilance rouge canicule. Le mercure atteint encore des sommets en dépassant par endroit les 40° et les sols sont secs. Ils restent secs et donc propice aux incendies. Les regards sont notamment tournés au moment où je vous parle vers Fontainebleau. Un faux peut-être un feu peut-être criminel pour lequel tous les moyens sont mobilisés de la veu d'Emmanuel Macron qui vient de de réagir. On ira prendre le pou sur place retrouver notre envoyé spécial Laura Crombo. Bonjour Laura.
À tout de suite. Le chef de l'État qui vient de s'adresser aux armées. 10e et dernier discours du président en forme de bilan. On vient de le vivre au côté de Gautier Rabinski. Les budgets consacrés à [musique] la défense sont presque doublés. Sous ces deux mandats, les promesses ont été tenues, a dit Emmanuel Macron dans le contexte de guerre en Ukraine. La France rarme et elle se prépare 4e épisode aujourd'hui de notre série. On vous propose aujourd'hui de vous mettre dans la la peau de l'ennemi un reportage immersif tourné lors des exercices de haute intensité au sein d'Orion 26. On le débriefera avec le général Trincamp qui nous rejoindra dans quelques instants.
Et puis l'Irandy poursuivre les consultations avec les médiateurs afin de prévenir une escalade avec les États-Unis. Toujours pas d'acalmie en vue entre américain et iranien. La nuit a encore été marquée par une série de frappes en représa et la République islamique a avisé à son tour plusieurs voisins de la région. Nous ferons de point là aussi.
[musique]
Et l'actualité française, c'est donc cet incendie qui s'étend à une soixantaine de kilomètres de Paris. Deux avions bombardiers d'eau canader ont été déployés ce matin pour venir à bout des flammes qui s'évissent depuis hier dans le sud de la scène, la forêt de de Fontainebleau très connue, elle brûle, 800 hectares ont déjà été touchés. Victime d'un incendie d'une ampleur exceptionnelle selon les autorités, le ministre de l'intérieur s'est rendu sur place. Il n'écarte pas la piste criminelle. Je propose d'écouter tout de suite Laurent Nunz. Il y a une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 m, ce qui laisse supposer que ce pourrait être une origine volontaire.
Alors, je n'en dis pas plus. Il y a la madame la procureur de la République de Fontainebine Blot qui bien sûr est saisie. Il y a une enquête en cours. Au moment où je vous parle, il a parcouru 800 hectares. 800 hactares, ça représente un peu moins de 5 % de l'ensemble du massif de la forêt de Fontainebleau, ce qui est évidemment très important. très important, totalement exceptionnel, totalement inédit et qu'on impute évidemment à la situation climatique que nous connaissons, à la sécheresse.
Voilà pour les propos du ministre, ce à quoi il faut ajouter aussi la réaction d'Emmanuel Macron he qui s'exprimait à la mi-journée, le chef de l'État qui assure que tous les moyens sont actuellement mobilisés contre cet incendie d'une ampleur exceptionnelle. On va aller retrouver tout de suite sur place Laura Cambo qui est notre envoyé spécial. Bonjour Laura. Tous les moyens sont mobilisés dit le président aujourd'hui. Quelles sont les nouvelles sur le terrain ? Et bien écoutez, sur le terrain, ce qu'on peut vous dire c'est que cet incendie, il continue de frapper la forêt de Fontainebleau. Vous le voyez derrière moi, il y a de nombreux panages de fumée qui s'élèvent.
On entendait ce matin ces chiffres de 800 hectares qui ont été ravagés par les flammes, mais on en est certainement à davantage. Ce qu'on peut vous dire, c'est qu'il y a également plusieurs centaines d'habitants qui sont tout autour de cette région de cette forêt de Fontainebleau qui ont dû être évacués. Nous les avons rencontrés. Ils sont très inquiets. Certains nous ont dit avoir quitté la maison dans la précipitation en seulement en 15 minutes. Il y a plusieurs axes de circulation qui sont bloqués également, notamment celui de l'autoroute A6 non loin de Paris.
Et donc pour lutter contre cet incendie absolument exceptionnel du jamais vu, et bien il y a des moyens inédits qui sont mises en place. Il y a deux Canadaires qui sont en train de travailler. Nous voyons des balais de Canada au-dessus de nos têtes depuis ce matin. C'est la première fois qu'il y a ce dispositif de sécurité qui est mise en place dans la moitié nord de la France. À cela s'ajoute 500 pompiers qui sont mobilisés sur place. Ils étaient seulement 400 cette nuit. Mais voilà, face à l'ampleur de l'incendie, ils sont plus nombreux. les pompiers qui avaient initialement pour objectif de fixer le feu dans la journée.
Mais ce sera difficilement possible car ici les conditions de travail sont épouvantables. Tout d'abord, il y a beaucoup de vent. Ça rend le travail compliqué pour les pompiers. À cela s'ajoute la sécheresse. Nous sommes en période de vigilance rouge canicule. Il fait plus de 30° au moment où on se parle et ensuite et bien il y a ces sols qui sont particulièrement secs, cet incendie qui ne devrait pas être fixé dans les prochains jours. Voilà ce que affirment les pompiers sur place. Merci beaucoup Laura Cambo. On va évidemment continuer à suivre avec beaucoup d'attention ce qui se joue au sud-est de Paris.
Le ministre Laurent Nugèz estimé hein ce matin que quelques 32000 hectares avaient déjà été parcourux depuis le début de l'année en France sur le front donc de ces incendies. D'autres feux de forêt évidemment sont en cours dans d'autres régions en raison de cette alerte à la canicule alerte niveau rouge. Le chef de l'État donc a eu ses quelques mots he ce matin à l'adresse des habitants de de la région de Fontainebleau, des sapeurs pompiers également juste avant. Ce discours aux armées que vous venez de vivre en direct à nos côtés, c'est à l'hôtel de Briennes, cœur historique des armées françaises qu'Emmanuel Macron a prononcé son tout dernier discours aux forces françaises.
Nous sommes à la veille des cérémonies du du 14 juillet alors que s'ouvre cet après-midi à Paris un sommet de la coalition des volontaires pour l'Ukraine. Le président a eu à cœur à à rappeler la hausse spectaculaire du budget de la défense française quasi doublée en en 10 ans. L'engagement a été tenu a-t-il jugé la France ? se dit prête également à défendre la liberté et le droit au prix du sang s'il le faut. Écoutez-le. L'an dernier à cette même place, je demandais d'aller plus vite, d'aller plus fort, être libre, être craint, être puissant, non par plaisir, mais par nécessité. On n'agit pas par goût, mais parce que le devoir l'impose, comme l'écrivait Mark Block.
Je demandais donc d'accélérer encore cet effort de défense et fixer pour objectif d'avancer à 2027 l'ambition initialement prévu pour 2030 d'atteindre un budget de 64 milliards d'euros pour nos armées. 64 milliards d'euros en 2027, c'est en 10 ans un doublement du budget des armées. Nous l'avons chaque année tenu à l'Europé et ce sera fait. Voilà les mots du président français. Cette cet extrait de l'intervention du dernier discours d'Emmanuel Macron. Gautier, on l'a vécu ensemble tout à l'heure. Alors, c'est vrai qu'en disant la relation entre Emmanuel Macron et les armées françaises a connu des haut débat ça avait plutôt très mal commencé.
2017, on s'en souvient avec la démission avec Fraca du Sma chef d'État major des armées. Oui. À ceci près que quand on connaît le parcours de de la personne dont vous parlez et le parcours aussi d'autres généraux, souvenez-vous, il y avait une tribune d'un certain nombre de militaires ou gradés, on se dit que la la question était plus idéologique que fondé sur l'état réel de l'armée. C'est le général Pierre de Villier. Pierre de Viller, voilà qui est la la famille de Villier qui est très marquée à droite et il y avait d'autres d'autres généraux qui avaient publié une tribune dans un hebdomadaire français.
Là ce que met en en exergue Emmanuel Macron, c'est effectivement, vous l'avez dit, l'extension du budget et l'extension du budget pour répondre à quelque chose de très précis et qui n'était pas dans les années avant 2022 quelque chose de d'immédiat. En tout cas, on le voyait pas comme tel. C'est la réalité d'un danger, la réalité d'un danger de guerre. Et cette réalité, si vous voulez, elle effrait et elle fait peur. Et c'est pour ça que certains la sont dans le déni parce que elle rappelle au fond que la guerre, ça n'est pas forcément des objectifs rationnels maniés par deux protagonistes.
Ça peut être aussi et c'est ça le danger des objectifs qui sont de l'ordre de l'affect qui sont de l'ordre des passions tristes comme on dit parfois et que face à cela, il y a le la nécessité d'agir pour défendre justement ce que nous vivons, c'est-à-dire un une on est un petit peu pourri gâté par la démocratie et la paix. Et c'est ça que qu'il faut préserver malgré tout avec un problème et qui revient au budget, c'est le fait qu'il faut aller vite. On on parlait l'autre jour des patriotes, alors ça il s'agit pas de la France mais qui ont les Ukrainiens ont reçu la licence américaine pour en fabriquer. Très bien. Patriote, ça sert à défendre les populations civiles.
Le problème c'est qu'avant 3 4 ans, il y aura pas de production continue et idéale pour alimenter la résistance ukrainienne et surtout pour protéger les civils ukrainiens. Et vous voyez que dans d'autres domaines du militaire, c'est un petit peu la même chose. D'où le fait qu'Emmanuel Macron qui se considère comme étant le père d'une idée d'une armée européenne dit de manière assez vive, il faut il faut se grouiller au fond.
C'est ce qu'il dit à ses interlocuteurs, il faut aller plus vite, il faut produire plus vite, non seulement par exemple dans le domaine des munitions qui est capital et où on a il y a pas que la France mais on a régulièrement des trous de production parce qu'on narrive pas à avoir une production qui soit continue tout simplement parce que peut-être pas la France non plus mais beaucoup de pays européens y compris ceux qui sont associés aujourd'hui dans la coalition des volontaires, sont des pays qui ont désarmé pendant des décennies.
Vous prenez le nord de l'Europe, à part la Finlande qui est euh de par son passé et et son animosité avec la Russie et qui a continué à armer, d'autres pays du nord ont continuellement euh désarmé pensant que la paix était là jusqu'à la fin des temps et c'est pas le cas. On est en direct avec le général Trincamp, Domini Trincamp. Bonjour et merci d'être d'être avec nous sur sur cette demi-heure. Vous vous étiez il y a quelques instants dans les jardins de l'hôtel de Brienne.
Vous avez assisté à ce discours aux armées du chef de euh de l'État qui a fait évidemment le le bilan de ces 10 ans et qui devait aussi fournir un peu en somme l'explication de de texte de pourquoi ces hausses de budget, pourquoi avoir quasi doublé hein le budget de la la défense en en disant. On a senti beaucoup d'émotions à la fin. C'était son dernier discours aux forces françaises. Est-ce que vous l'avez trouvé assez explicite vous ? Oui, écoutez, je trouve il a fait un discours en trois parties à mon père. un premier discours en disant je il y a 10 ans, je vous avais promis et j'ai tenu mes promesses.
Euh donc euh euh le bilan effectivement l'accélération à un moment où en 2017, faut le rappeler, la Russie n'avait pas encore attaqué euh euh l'Ukraine et donc euh d'une certaine façon préampter euh les menaces euh qui arrivaient. La deuxième partie, j'ai trouvé ça très intéressant, c'est lié à la condition militaire. Pourquoi j'ai trouvé ça très intéressant ? parce que la France est aujourd'hui un des rares pays qui arrive encore à recruter correctement, à avoir le nombre de les effectifs qu'il faut en quantité en qualité. Or, on le sait bien, la démographie européenne s'étiol et donc ceci ne va pas durer. Donc, il faut prendre des mesures pour continuer à bien recruter.
Et le troisème la troisème partie que j'ai trouvé, j'allais dire encore plus intéressante, c'est que le président s'est projeté à 10 ans. Euh, il a annoncé qu'il fera un discours à l'école de guerre au mois de septembre dans lequel il se protètera sur 10 ans, c'est-à-dire qu'il se projette au-delà de son quinquena parce que il y a beaucoup de choses à faire. Il a bien sûr parlé de l'Europe, l'Europe qui devient puissance, qui doit se réarmer et comme cela a été évoqué après tous les désarmement des années précédentes.
Donc voilà, j'ai trouvé que euh en gros la France est à sa place dans ce réarmement, joue un rôle moteur dans cette rôle puissance et il faut qu'elle puisse continuer à le tenir. Voilà, la France qui est prête à à défendre la liberté et le droit auprès du du sang s'il le faut, il l'a dit Herodie. La France qui se prépare rester euh avec nous en général Trinquant. Nous avons consacré depuis la semaine dernière une série à ce sujet. 4e épisode aujourd'hui tourné au au côté euh des forces adverses, au côté des alliés de de l'OTAN. L'armée française a pris part à des exercices de haute intensité cette année au sein d'Orion 26.
des entraînements dans la peau de l'ennemi aujourd'hui nommé pour la simulation, vous allez le voir, Mercure. Quelle méthode employé pour se cacher des drones, pour se déplacer aussi sans se faire repérer. Je suis allé tester pour vous un ravitaillement express de la forade. Reportage. Ah, ça y est, nous voilà arriver dans le repère de la forade. La force adverse. On est chez les méchants. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Ça sert à quoi d'apprendre à jouer le méchant pour un militaire français ?
Pour mon escadron, c'est particulièrement intéressant parce que ça me permet de jouer sur des procédés qui sont un peu nouveaux qu'on est en train de mettre en place sur un combat beaucoup plus dilué, décentralisé, dronisé également avec pas mal de vecteurs drone. Je suis caché des vues drones ennemis en étant sous une grange. L'objectif c'estêtre le plus discret possible. On a des véhicules assez variés comme des quads, des véhicules faiblement blindés. En se diluant, même si l'ennemi nous repère, on sera pas une cible intéressante pour lui. Les méchants, on les repère avec la lettre qui est sur la la porte.
C'est le Mcure, c'est le l'ennemi un peu théorique sur lequel on s on s'entraîne en tant que journaliste. Moi, ça me fait penser, c'est vrai, aux aides sur les chars de l'armée russe, par exemple. Euh ça peut ça peut y faire penser. C'est surtout à un moyen d'identification. Quand le combat est très imbriqué, le camouflage est moins important et on privilégie de bien savoir qui est l'ami qui est Et de la même manière que dans le camp adverse, l'ennemi a besoin en temps de guerre de se ravitailler, d'aller récupérer aussi en arrière-ligne des pièces pour les véhicules endommagés. Ces déplacements hautement sensibles doivent se faire le plus discret possible.
Alors la force adverse a besoin d'aller chercher du matériel. Donc je vais monter à bord d'un buggy. Je vais rejoindre le brigadier Jules et on m'a donné l'indispensable, les lunettes parce que visiblement ça secoue et puis c'est assez sablonneux. Bonjour. Bonjour brigadier Jules. Je vous fais confiance hein, pas trop vite. Vous en faites pas.
[musique]
Quand on fait des sorties comme ça, euh l'idée c'est d'aller le plus vite possible. Non, j'imagine, c'est avant tout de pas se faire repérer par l'ennemi. D'accord. Donc et et d'accomplir la mission, c'est-à-dire dans le cas précis d'aller chercher le matériel et de revenir avec sans aucune perte humaine, véhicule, peu importe. On pourrait avoir du contact là quand on se déplace comme ça. On n'est jamais à l'abri de se reprendre en partie. Surtout en déplacement. Ouais. et surtout en en rouvoi comme ça avec plusieurs véhicules. Donc là, on a une cible potentiellement, on est une cible. Bien sûr.
Après 45 minutes pas ses pieds sur le plancher, Kevin parvient à nous conduire sain et sauf au poste de ravitaillement.
[musique]
Mission réussie. Mission réussie. On est arrivé sans encompre, sans embûche. Là, on est sur euh un plot ravitaillement. Première partie de mission réussie. On est arrivé à Bonport pour récupérer le matériel. Moi, je vais les laisser là et je vais aller prendre une bonne douche. La trace nous avons fini notre on va repartir sur l'axe. On va faire comme si on arrivait. Bon, j'ai retrouvé mes esprits depuis général trinquant. Depuis la semaine dernière, j'évolue comme ça au sein des forces françaises dans ces exercices au côté des des membres de de l'Alliance. Ici, c'est un exercice, on s'entraînait à être dans la peau de l'ennemi. Ça sert à quoi ce ce genre de manœuvre ?
Mais d'abord, s'entraîner dans la peau de l'ennemi, c'est pour que celui qui est dans la peau de l'ami éteint l'ennemi en face de lui tout bêtement. Euh comment voulez-vous entraîner nos forces si on n pas en face une opposition et qui ressemble à des forces ennemies ? Euh donc ça sert à ça. Je crois que ça va au-delà de ça aussi hein. Euh ce commandant m'expliquait que euh ça contraint à réfléchir aussi euh de quelles armes et de quelle méthode dispose le potentiel ennemi. Et en l'occurrence ici, on nous l'a dit à plusieurs reprises lors de ces exercices au rond 26, l'ennemi qui est intitulé Mercure est un dangereux ennemi venu de l'Est qui ressemble fort, très fort même au Russes.
Oui, ben tout à fait. Écoutez, de montant comme on dit arrivé à mon âge avant 90, on appelait ça l'ennemi rouge. Vous voyez, c'était plus significatif. Aujourd'hui, on on cherche par des circonvolutions à ne pas dire que c'est l'ennemi rouge euh russe, mais en fait c'est ça. Et euh donc d'une part, vous avez la force ennemie Mcure donc qui apprend les méthodes euh de euh cette force sovié russe et qui euh par ce biais-là apprend des méthodes pour s'en défendre. Et de l'autre côté, la force ennemie, bah qui est capable de s'entraîner réellement.
face à un ennemi qui a pris les méthodes russes avec des méthodes, si je peux me permettre, par rapport aux exercices auxquels vous preniez part avant qui ont sûrement évoluer parce que là, la menace des drones, elle est absolument euh partout. On était sous le toit d'une grange, caché et quand on s'est déplacé comme ça dans la nature, 45 minutes en en buggy, c'est c'est pas rien. On allit vite très très vite dans l'idée de ne pas se faire repérer par les drones he notamment. Non mais vous avez raison, les drones ont complètement transformé la guerre. Ça fait 4 ans et demi qu'on regarde ça à partir de l'Ukraine. Les Ukrainiens vont extrêmement vite.
Les Russes aussi, il faut pas se le cacher, mais les Ukrainiens sont plutôt meilleurs. Et donc on apprend beaucoup de leur méthode, de la façon de se prémunir des drones parce que les drones sont absolument partout. En Ukraine, on appelle ça la kill zone, la zone qui tue et qui fait à peu près 40 km de large dans laquelle euh vous êtes repérer en permanence et tiré en permanence. Donc il faut se déplacer très vite et avec des méthodes euh qui vous permettent de vous cacher bien sûr, mais cacher aussi de euh des comment s'appelle des signatures thermiques que vous avez. Donc c'est des nouvelles méthodes qu'on découvre à peu près tous les jours.
Général Trincan, euh parlons peut-être en écho de ce que le chef de l'État vient de de dire euh ce matin. Cette série, on a choisi de l'appeler la France se prépare. Euh les autorités se se félicitent d'avoir effectivement euh boosté les budgets consacrés à la défense. La grande question, c'est sommes-nous réellement prêts en cas d'attaque et surtout tous ces moyens mis sur la table, est-ce qu'ils seront suffisants en cas de besoin demain ?
Alors euh on sera encore plus prêt demain et encore plus prêt à peine-demin mais on est prêt aujourd'hui avec les moyens dont on dispose et aujourd'hui du coup non mais euh si vous voulez ce qu'il faut ce qu'il faut voir c'est qu'on a désarmé pendant 30 ans et là euh on réarme alors les budgets on l'a annoncé tout à l'heure doublement des budgets en 10 ans et mais on réarme vraiment à l'ône de ce qui se passe en Ukraine depuis 5 ans et donc bah ça prend du temps. Alors vous parliez des drones, le président de la République tout à l'heure passait parlait on n plus à une stratégie de stock mais de flux. [raclement de gorge] Pourquoi ?
parce que les drones changent extrêmement vite et donc tous les drones que vous avez en stock aujourd'hui, bah probablement dans 6 mois, ils seront obsolètes. Donc il faut aussi construire des capacités industrielles qui soient capables très rapidement de construire les armes dont nous avons besoin. C'est pour ça que dans le réarmement, il y a maintenant beaucoup de sociétés civiles. Alors, il a beaucoup de start-ups qui se travaillent là-dessus mais également des sociétés civiles, hein.
cité Renault Michelin d'autres sociétés qui travaillent directement au profit de la défense pour pouvoir doper notre industri on est toutefois encore très loin de l'économie de guerre comme elle devrait l'être le président français a parlé de l'économie de guerre dans laquelle on avait basculé mais on y est pas vraiment encore en terme d'industrie justement vous pourquoi on y est je vais prendre une image et ne vousz pas que je vous prenne dans cette image. On voit une journaliste française qui vient d'une zone de paix absolue et qui trouve que faire 3 qu4 heure de buggy, vite, on va prendre une douche. Et ben prenez les journalistes qui sont en Ukraine, ils y pensent pas du tout.
Ils sortent de là en disant "Of, je suis vivant." Vous voyez ? Donc il y a un décalage énorme entre notre vie en France, on se prépare à la guerre pour éviter de la guerre, hein. Si tu veux la paix, prépare la guerre. On se prépare à ça mais on a une société qui reste une société en paix. Mais ça ne dit pas que nous sommes aujourd'hui en économie de guerre. Quand je parle d'économie de guerre et vous pouvez effectivement revenir sur ce ce test qui était en zone de non conflit he céit un exercice une simulation. Tout ça ne nous dit pas que nous avons basculé réellement en économie de guerre en terme d'industrie, en terme de de production de [raclement de gorge] de munition.
Il y a encore beaucoup à faire. C'est sûr qu'on est parti de de rien. La machine s'est mise en marche, on est dans une nette accélération mais la marge de manœuvre, elle est encore immense. Mais bien sûr, qui est en économie de guerre ? L'Ukraine, la Russie, ils sont en économie de guerre. Si je vous dis demain, on arrête les chaînes de production de Renault et de Cantis pour fabriquer des véhicules blindés et donc vous ne pouvez plus commander de bagnole, euh vous allez voir, ça c'est une véritable économique de guerre. Donc on a la difficulté d'être dans un pays en paix qui doit se préparer à la guerre.
Et l'objectif qu'on s'est fixé, c'est 2030 à peu près euh dans le domaine des équipements. Ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas être prêt aujourd'hui et c'est l'objet particulièrement dans les stocks de munition où nous étions très bas où dans la loi de la le budget de cette année, il y a 6 milliards qui sont consacrés par exemple aux munitions et on reconstruit des usines qui fabriquent des munitions. En France, il y a 5 ans, il n'y en avait plus. Donc c'est pas une économie de guerre comme l'Ukraine et comme la Russie encore une fois parce qu'on espère bien éviter la guerre alors que eux ne l'évitent pas. Ils sont en guerre et donc ils ont nécessité d'avoir une économie de guerre.
H général Trincon, merci pour ce décryptage alors que Ah mais c'est pas moi qui faut convaincre donc il y a pas de il y a pas de souci. Euh merci pour le le décryptage alors que euh se réunit cet après-midi le sommet de la coalition des des volontaires. Peut-être euh Justin euh juste un mot très rapide, Emmanuel Macron qui réunit tout le monde autour de Volodimir Zelenski à Paris la veille du 14 juillet. Ça aussi c'est un c'est un message adressé au reste du monde. Bien sûr, ça veut dire que nous soutenons l'Ukraine et après le sommet du G7 et le sommet de l'OTAN qui ont confirmé que les Américains eux aussi allaient soutenir l'Ukraine se réunissent à Paris.
les Européens au sens large, hein. Il y a 25 pays, hein, donc il y a beaucoup de pays qui se réunissent pour dire "Nous sommes derrière l'Ukraine et nous préparons." Et au passage, c'est également un exercice pour préparer les Européens à travailler entre eux sans avoir les Américains immédiatement à leur commandement. Voilà la question du désengagement américain effectivement qui était là aussi présente. On a régulièrement posé cette question à nos forces françaises.
Merci beaucoup général Frcant d'avoir été parmi nous cette coalition des volontaires qui défilera demain sur la nuit des des Champs-Élysées qui ouvrira la marche de cette parade qu'on vous fera vivre en direct au cours d'une édition spéciale qui sera pilotée par Pauline Pacar. On vous donne l'horaire. Rendez-vous sur nos antennes à partir de 10h.