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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 17 octobre 2024 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bloquons la vente de Doliprane ! - Jean-Philippe Tanguy (RTL)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle est votre définition du mot trahison ?

  • 1:12FerméeRéponse directe

    Donc pour vous, la messe est dite, ça sera non au budget, c'est clair et net ?

  • 1:49RelanceRéponse directe

    Vous êtes ouvert, mais vous n'excluz pas la censure dès le budget ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Alors j'ai regardé vos propositions pour le budget, votre contre-budget dans lequel vous proposez 15 milliards d'économies nouvelles.

  • 3:42OuverteRéponse directe

    C'est quoi les rentes ? Vous en prenez aux rentes de situation ?

  • 4:18FerméeRéponse partielle

    Ça le gouvernement veut le taxer à 8% ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41PrésentateurFait
    « Les dépenses augmentent toujours plus vite que l'inflation dans le budget qu'il propose. »
  • 0:51PrésentateurChiffre
    « Et ils vont augmenter, 3 milliards par exemple, sur les taxes sur l'électricité, avec déjà 3 milliards qui étaient déjà prévus, donc quand même 6 milliards rien que pour l'électricité. »
  • 1:40PrésentateurChiffre
    « on en a proposé pour 25 milliards hier dans notre contre-budget »
  • 3:32PrésentateurChiffre
    « on propose plus de 20 milliards d'efforts fiscales, concentrés, comme l'avait promis M. Barnier, sur la spéculation, la finance, les rentes, les fraudes. »
  • 3:58PrésentateurChiffre
    « ça rapporte 500 millions d'euros. »
  • 4:32PrésentateurChiffre
    « Nous, on calcule à 33% sur la valeur de rachat et donc ça rapporte 9 milliards. »
  • 4:57PrésentateurChiffre
    « Je vous rappelle que la Cour des comptes avait établi que les énergéticiens s'étaient mis 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros dans la poche des contribuables. »
  • 5:30PrésentateurFait
    « Il y a ce qu'on appelle le décret Le Maire, Montebourg. Florens, c'est ça ? Il a changé autant de noms qu'il n'a été utilisé malheureusement pour protéger les intérêts nationaux, bloquer cette vente à un fonds américain. »
  • 5:53PrésentateurChiffre
    « comme le veut la gauche, ça coûte entre 120 et 140 milliards d'euros »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Jean-Philippe Tanguy17 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

L'invité d'RTL Matin et Thomas, vous recevez aujourd'hui le monsieur économie du Rassemblement National, Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme et président délégué du groupe RN.

0:08
Jean-Philippe Tanguy

Et c'est pas un métier facile, évidemment, parce qu'il lève les yeux au ciel quand vous dites le monsieur économie. Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Philippe Tanguy. Bonjour monsieur Soto, merci pour votre invitation. Quelle est votre définition du mot trahison ?

0:18
Présentateur

Bah écoutez, ça me paraît un peu spontané. Trahison, c'est quelqu'un qui rend une confiance, une loyauté, une relation de travail, d'amitié, d'amour.

0:27
Jean-Philippe Tanguy

Je vous pose la question, parce qu'hier vous avez parlé d'un budget de trahison morale.

0:30
Présentateur

Oui, bah effectivement, j'avais raison. Je suis cohérent avec ma définition, puisque monsieur Barnier a pris des engagements quand il a été nommé par monsieur Macron. Deux engagements, baisser vraiment les dépenses. Les dépenses augmentent toujours plus vite que l'inflation dans le budget qu'il propose. Il n'y a pas de trajectoire de désendettement. Et deuxième engagement, ne pas augmenter les impôts des classes moyennes et populaires. Et ils vont augmenter, 3 milliards par exemple, sur les taxes sur l'électricité, avec déjà 3 milliards qui étaient déjà prévus, donc quand même 6 milliards rien que pour l'électricité. Mais aussi, par exemple, cibler les cotisations pour les personnes au SMIC.

Alors certes, ça ne les concerne pas directement, mais ça pourrait dégrader leurs conditions d'emploi et re-augmenter le chômage des catégories populaires. Donc pour vous, la messe est dite, ça sera non au budget, c'est clair et net ? Oui, mais de toute façon, nous sommes l'opposition à monsieur Barnier. Alors la question maintenant qui se pose, ce n'est pas est-ce qu'on allait voter pour ou contre ce budget, on votait contre, c'était est-ce qu'on va censurer ? Donc la question aujourd'hui, la réponse, elle est dans le jardin de monsieur Barnier.

C'est à lui de nous dire si oui ou non, il négocie un certain nombre d'axes fondamentaux, notamment le fait que les classes moyennes et populaires ne soient pas frappées par des impôts. Si on arrive à trouver ensemble des vraies économies, on en a proposé pour 25 milliards hier dans notre contre-budget, un moyen de baisser drastiquement les mauvaises dépenses. Bref, nous on est ouvert à la négociation pour l'intérêt.

1:49
Jean-Philippe Tanguy

Vous êtes ouvert, mais vous n'excluz pas la censure dès le budget ?

1:52
Présentateur

Ah bah oui, absolument, puisque nous sommes, une fois plus, le principal parti d'opposition. On n'a pas à se soumettre à monsieur Barnier. Par contre, pour l'intérêt national, vu la crise budgétaire, on peut négocier, on peut faire des efforts. On a présenté un plan concret très détaillé, sur lequel d'ailleurs, pour le moment je n'ai pas vu spécialement de critiques ou de remarques des macronistes ou des amis de monsieur Wauquiez, maintenant la balle est dans leur camp. Est-ce que oui ou non, ils sont capables de prendre en compte nos critiques et nos propositions positives ?

Je suis assez pessimiste, parce qu'hier en commission finance, je dois dire que je n'ai senti des parlementaires Wauquiezistes ou anciens plus ou moins macronistes, aucune volonté de dialogue et aucune volonté de vraiment changer les choses. On est vraiment toujours dans l'addiction à la dépense publique et dans le com'avant. On a l'impression vraiment que les députés ne se sont pas réveillés.

2:37
Jean-Philippe Tanguy

Moi j'ai l'impression d'être sur le chemin de la motion de censure quand même. Là, à vous entendre ce matin à 7h45 sur RTL, on se dit waouh, on ne voit pas comment ils vont se mettre d'accord.

2:44
Présentateur

Moi je ne veux pas mentir à ceux qui nous écoutent. Aujourd'hui, il n'y a pas de volonté de prendre en compte nos propositions. C'est systématiquement le mur, c'est l'administration de Bercy qui nous a sorti ce musée des horreurs de toutes les réformes et réformettes qu'il y avait dans les tiroirs sans cohérence, sans vision commune. Si on ne baisse pas les dépenses d'un côté, mais qu'on augmente les impôts qui vont casser la croissance, on aura la double peine et donc une dégradation encore pire des finances publiques. Donc on va se retrouver avec combien ? 7% de déficit l'année prochaine ?

3:12
Jean-Philippe Tanguy

Alors j'ai regardé vos propositions pour le budget, votre contre-budget dans lequel vous proposez 15 milliards d'économies nouvelles. Vous baissez les impôts, vous annulez le report de la revalorisation des pensions de retraite, vous supprimez la hausse de la taxe sur l'électricité, vous sanctuarisez les lois de programmation sur le régalien, vous rétablissez les crédits pour la justice, pour la sécurité, idem pour la recherche. Et pour financer tout ça, vous jouez au loto ?

3:32
Présentateur

Non pas du tout, on propose plus de 20 milliards d'efforts fiscales, concentrés, comme l'avait promis M. Barnier, sur la spéculation, la finance, les rentes, les fraudes. C'est quoi les rentes ? Vous en prenez aux rentes de situation ? Oui, par exemple, vous savez que depuis 10 ans, un certain nombre d'entreprises privées utilisent 20% de la production nucléaire d'EDF pour revendre cette électricité sans rien produire. Donc moi je propose une redevance pour que ces entreprises qui ont fait beaucoup d'argent sur un bien public paient enfin leur juste part, ça rapporte 500 millions d'euros. La plus grosse de nos mesures, c'est la taxe sur les rachats d'actions. Rachat d'actions c'est quoi ?

C'est pas le petit porteur qui achète une action. Le rachat d'actions, c'est quand une multinationale a tellement de profit qu'elle se permet de racheter ses propres actions sur le marché et les annuler pour spéculer sur la valeur de ses actions et augmenter le 10% par action. Ça le gouvernement veut le taxer à 8% ? Non, non, non, c'est pas 8%. En fait, ils ont fait une manœuvre pour faire croire qu'ils taxent à 8%. En fait, ils utilisent via l'Europe la valeur nominale, ce qui fait qu'en taxant à 8% 30 milliards, ça ne rapporte que 100 millions. Et vous vous taxez à combien ça ? Nous, on calcule à 33% sur la valeur de rachat et donc ça rapporte 9 milliards. C'est une taxe très dure.

Pourquoi ? Parce qu'on veut aussi faire quitus sur les surprofits. Ça fait 4 ans qu'un certain nombre de multinationales profite de l'hyperinflation et du malheur du peuple ukrainien pour faire des profits abusifs. Malheureusement, le gouvernement n'est pas allé chercher ses surprofits. Il y a la règle constitutionnelle de non rétroactivité de la fiscalité, mais la mesure qu'on propose permet de récupérer une partie. Je vous rappelle que la Cour des comptes avait établi que les énergéticiens s'étaient mis 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros dans la poche des contribuables.

5:05
Jean-Philippe Tanguy

Jean-Philippe Tanguy, je voudrais qu'on se parle un peu de Doliprane. Vous savez que les usines qui fabriquent le Doliprane sont en grève à partir d'aujourd'hui. En France, tout le monde les soutient, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faudrait que le site reste français, etc. Mais comment faire pour passer des mots aux actes ? Quelle est la solution ? Est-ce qu'elle existe ?

5:19
Présentateur

Oui, vous avez deux solutions. Il y a ce qu'on appelle le décret Le Maire, Montebourg. Florens, c'est ça ? Il a changé autant de noms qu'il n'a été utilisé malheureusement pour protéger les intérêts nationaux, bloquer cette vente à un fonds américain. Il y a des repreneurs français, c'est une entreprise rentable, ce n'est pas une entreprise malade qui aurait besoin d'un sauveur, c'est rentable. Il faut mettre de l'argent public ou pas ? Il n'y a pas spécialement de raison, je pense qu'on peut trouver des repreneurs français qui seraient capables de s'occuper de cette activité.

Par ailleurs, il y a une deuxième solution, c'est de prendre non pas de nationaliser Sanofi, comme le veut la gauche, ça coûte entre 120 et 140 milliards d'euros, mais prendre ce qu'on appelle une golden share, c'est une action préférentielle, l'État peut le faire. Donc pour un montant maudit, on pourrait avoir un pouvoir de décision important dans cette entreprise. Mais moi pour le moment, je pense qu'on peut tout simplement bloquer la vente et trouver des repreneurs français. Sanofi n'est pas dans l'urgence de vendre cette activité rentable.

6:11
Jean-Philippe Tanguy

Et Amandine Bégaud en parlera et posant la question à Audrey Duval, à la présidente de Sanofi, qui sera son invitée tout à l'heure à 8h15. Est-ce que vous avez trouvé ? Je sais ce que vous allez me dire, vous allez me parler du livre de Jordan Barger. Eh ben voilà, est-ce que vous avez trouvé ce qu'il cherche ? Il a publié son premier livre qui s'appelle « Ce que je cherche ».

6:25
Présentateur

Oui, c'est une citation qui, si je comprends bien, s'inscrit dans le pas de grands personnages français qui ont inspiré sans doute l'histoire de Jordan, comme la mienne et comme celle des militants patriotes. Écoutez, moi je suis impatient de lire ce livre, il y a une belle couverture médiatique, c'est un livre qui a attendu. Il ne vous l'a pas envoyé encore ? Pardon ? Non, c'est un secret très bien gardé. Moi j'ai appris la date de sortie de ce livre et son titre, comme tout le monde, par une dépêche AFP. Donc c'est un secret qui était bien gardé. Et ça le mérite. Moi je crois que beaucoup de françaises et de français veulent mieux connaître Jordan Bardella.

Et j'espère que ce livre leur permettra de connaître son parcours.

7:02
Jean-Philippe Tanguy

Si Marine Le Pen était empêchée par son procès qui se tient actuellement pour la présidentielle, il serait le candidat naturel du RN de Jordan Bardella ?

7:09
Présentateur

Sans doute, c'est le président de notre parti. Mais je ne veux pas m'être dans cette configuration, puisque Marine Le Pen est parfaitement innocente des faits qui lui sont reprochés. Je suis vraiment très choqué de cette machination qui consiste à salir des personnes impliquées dans la vie politique. Je pense aussi à M. Bérou, M. Martin Schulz et les technocrates de l'Union Européenne qui ont décidé de frapper les trois grands partis qui ont contesté la bureaucratie européenne, à savoir M. Bérou, qui était pour l'Europe mais contre la bureaucratie européenne, Mme Le Pen, et demain ce sera M. Mélenchon. Vous ne faites pas confiance dans la justice française alors ?

J'espère qu'il y a ce travail de santé, mais je n'ai aucune confiance par contre dans les bidouillages de l'Europe. Donc l'OLAF qui est jugé parti, M. Schulz qui a attaqué Mme Le Pen pendant qu'il y avait des valises de billets pour les socialistes européens, ça j'attends le procès. C'est le tribunal qui juge, ce n'est pas l'Europe. Merci beaucoup Jean-Philippe. C'est un grand délice sur les valises de billets. Merci.

7:58
Locuteur

Merci. Merci. Merci.