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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 17 avril 2020 76 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

CORONAVIRUS - Meeting numérique de Jean-Luc Mélenchon - #MeetingNumérique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « depuis le début de cette crise nous n'avons eu de cesse avec le groupe parlementaire avec le groupe aussi au parlement européen de demandé des réquisitions des nationalisations une planification sanitaire »
  • 7:00Jean-Luc MélenchonFait
    « le ministre actuel de la santé monsieur vers ans était aussi au cabinet de madame marisol touraine sous françois hollande »
  • 9:00Jean-Luc MélenchonFait
    « chaque année depuis qu'on a introduit ce qu'on appelle le semestre européen chaque année la commission européenne formule des recommandations aux états membres sur les politiques qui doivent mettre en place »
  • 10:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « nous avons comptabilisé 63 recommandations de la commission européenne pour privatiser des pans du secteur de la santé ou pour réduire les dépenses publiques dans ce domaine »
  • 17:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « la banque centrale européenne devrait prêter directement aux états »
  • 3:30Jean-Luc MélenchonPromesse
    « il faut produire des millions de masques non seulement pour nous mais pour nos familles dans le maghreb et dans l'afrique qui demain pourrait venir nous en demander »
  • 5:00Jean-Luc MélenchonFait
    « la france doit assumer sa vocation universaliste présent sur les cinq continents elle leur tend la main »
  • 7:30Caroline FiatFait
    « depuis trois ans le groupe parlementaire la france insoumise se bat dans l'hémicycle pour essayer de faire entendre raison au gouvernement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Jean-Luc Mélenchon

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue dans ce meeting qui est une première puisque c'est le premier meeting numérique organisé par la France insoumise. Donc c'est une première pas pour faire de la technologie pour faire de la technologie mais parce que nous pensons qu'en ce moment la démocratie ne doit pas être mise en quarantaine et en ce moment dans ce moment de confinement nous n'avons niend en droit ni pour nous rassembler ni pour discuter, ni pour débattre collectivement. Et donc ce meeting numérique contribue à penser collectivement le moment que nous vivons. Alors en effet Mathilde, bonjour à tout à tout le monde. Effectivement un meeting numérique. Pourquoi ?

parce que dans cette salle dans lequel on se trouve là avec Mathilde Pan aujourd'hui se trouve aussi des écrans. Alors il y en a en face de moi que vous pouvez pas voir mais il y en a aussi deux ici sur lequel on peut voir certains d'entre vous qui ont pu rejoindre ces salons numériques. Mais comme souvent dans les meetings de la France insoumise, les salons numériques sont un peu petits. Il y a du succès, il y a du monde. Et donc bien évidemment tout le monde peut aussi assister à ce meeting même si vous êtes pas dans ces salons numériques.

Alors, sans plus tarder, je vais donner la parole pour commencer à celle que vous connaissez sans doute déjà, Mathilde Panot, vice-présidente du groupe de la France insoumise à l'Assemblée nationale. Mathilde, à toi la parole. Merci Manuel. Donc, on le dit en ce moment, on est confiné mais il ne faut pas que ça soit un confinement politique et donc avec l'intergroupe à l'Assemblée nationale et au Parlement européen, nous avons créé une commission d'enquête.

commission d'enquête qui a déjà fait à peu près une quarantaine d'auditions que vous pouvez retrouver directement sur le site toutes toutes ces auditions là et qui a par cette commission d'enquête contribue à la fois à notre rôle de contrôler l'action du gouvernement d'enquêter sur les responsabilités sur les milliards qui ont été pris au système de santé sur les destructions de l'écosystème et de la biodiversité qui propage plus facilement les virus tels que nous sommes en train de le vivre sur la destruction des services public ou sur les politiques qui ont été menées et parfois même les personnes qui ont qui ont été puisque le ministre actuel de la santé monsieur Verrand était aussi au cabinet de madame Marie Sol Touren sous François Hollande.

Donc il y a des responsabilités qui sont lourdes de ce gouvernement et des gouvernements passés. Alors cette commission d'enquête, elle est aussi là évidemment pour faire des propositions et porter nos propositions sur cette crise, la sortie de crise et le monde d'après comme comme il l'appelle et comme nous l'appelons. Et nous avons d'ailleurs réactualisé le programme de l'avenir en commun qui justement contribue, il a été actualisé avec les 2 ans et demi de travail que nous avons fait et qui contribue à faire une proposition au peuple français qui est immédiatement saisissable.

Alors euh on a créé cette commission d'enquête parce qu'on a bien compris qu'on a'urait pas de réponse du gouvernement et pour le coup ces auditions nous ont donné raison puisque quand on regarde sur les masques, vous aviez la porte-parole du gouvernement qui expliquait que il fallait avoir fait polytechnique pour pouvoir porter un masque et puis d'un coup ah si les masques sont utiles en fait sur les tests on a exactement la même chose puisque sur les tests on a on nous a d'abord expliqué que ce n'était pas nécessaire et puis maintenant on nous explique que ah bah si c'est important et que c'est même une condition du déconfinement comme nous le disions ou encore sur la protection des salariés et j'aimerais qu'on ait toutes et tous qui nous suivait actuellement une pensée pour Mbala qui est le 3è salarié de carrefour à décéder du Covid-19.

Donc depuis le début de cette crise, nous n'avons eu de cesse avec le groupe parlementaire, avec le groupe aussi au Parlement européen de demander des réquisitions, des nationalisation, une planification sanitaire, bref une organisation par l'État de cette mobilisation dont nous avons besoin, notamment la réquisition des entreprises de textile. Et à chaque fois, on nous a répondu "Non, non, c'est idéologique, on ne le fait pas." Bref, ce qu'on voit dans ces auditions, c'est que le gouvernement refuse d'assumer ce rôle d'État et laisse les grands groupes faire. Et finalement, quand on y réfléchit, on est déjà la troisème catastrophe sanitaire cette année.

On a eu Notredame avec euh la l'incendie et la pollution au plan. On a eu l'ubrisol et on a eu le coronavirus. Et à chaque fois, c'est la même histoire, c'est on gère et finalement on continue absolument comme avant. L'autre chose qui est très frappante dans les auditions et qui est très importante pour nous, c'est que ce sont les précars qui sont en première ligne parce que ce sont elles et eux qui continuent à les travailler chaque jour. Et rappelez-vous alors Emmanuel Macron, il a quand même arraché un merci pour euh tous ces professions qui continuent à travailler, mais euh il les appelé encore il y a quelques mois les riens. Bah en fait, les riens, ils sont tout.

Ils sont tout parce que c'est eux qui assurent les fonctions essentielles de notre société. C'est eux qui assurent la dignité et la vie digne pour toutes et tous. Et aujourd'hui, tous les amis d'Emmanuel Macron, les riches, les les PDG du 440, les banquiers, où sont-ils ? Que font-ils ? Rien. à part pour certains profiter de la crise. Vous avez vu ce qui s'est passé à Ringis que la morgue provisoire qui a été mise en place avec OGF, un opérateur privé qui facturait aux familles 55 € par heure pour pouvoir se recueillir auprès d'un proche.

Nous avec la France insoumise, nous avons proposé que l'État prenne en charge intégralement les frais d'obseèc et que ça soit gratuit pour que à la douleur exceptionnelle qu'il y a dans ces circonstances, on ne peut pas tenir la main de la personne qui meurt où on ne peut pas aller se recueillir, faire un rythme funéraire collectif que il ne se rajoute pas une question d'endettement des familles parce que les pauvres sont aussi ceux qui meurent le plus du coronavirus. Ils ont plus de chance d'avoir tous les facteurs de comorbidité, le diabète, le cancer. Un ouvrier, il a 10 fois plus de chance qu'un CAD d'avoir un cancer.

Donc c'est ça la réalité, c'est que les plus précaires sont en première ligne et tout nous a été refusé. Moratoire sur les loyers, refusé, un chèque spécial pour les familles qui sont en précarité énergétique refusé. Le rétablissement de l'ISF, refusé. Et le pire, c'est qu'ils continuent avec leur vieilles recettes. Leur vieille recette, c'est aujourd'hui à l'Assemblée nationale et discuter le fait qu'on donne 20 milliards aux entreprises les plus polluantes. C'est continuer à casser le code du travail. Donc c'est tout ça que nous faisons dans cette commission d'enquête.

Nous allons faire beaucoup d'autres propositions et je voulais terminer en vous disant que rompre avec leur monde et inventer le nôtre, c'est ça nos gestes barrières et terminer avec une citation d'un poète turc que j'aime beaucoup qui s'appelle Nazim Mikmet qui disait "Nous sommes en pleine course avec nous-mêmes Marose où nous emporterons la vie jusqu'aux étoiles mortes où la mort descendra du ciel sur notre monde et c'est ce à quoi nous travaillons que nous puissions vivre toutes et tous dignement et en humanité. Merci. Merci Mathilde.

Alors moi je vais vous parler aussi un petit peu d'Europe parce que vous savez la crise que nous connaissons c'est une crise internationale sanitaire et donc la réponse elle doit être bien évidemment une réponse nationale mais elle doit aussi être une réponse européenne parce que l'Union européenne a des responsabilités dans la crise que nous connaissons aujourd'hui ou en tout cas dans les difficultés que peuvent avoir aujourd'hui nos Étatsmembres. à réagir face à la propagation de cette épidémie. Elle a des responsabilités par les politiques qu'elle a mis en place. Je vous donne deux exemples.

Le premier exemple, c'est que chaque année, depuis qu'on a introduit ce qu'on appelle le semestre européen, chaque année la Commission européenne formule des recommandations aux Étatsmembres sur les politiques qu'ils doivent mettre en place. On avait déjà parlé du semestre européen dans la bataille sur les retraites où on vous avait dit que la Commission européenne avait notamment formulé comme recommandation pour la France qu'il fallait harmoniser son système de retraite et on avait vu que ça se traduisait immédiatement en proposition législative par le gouvernement français. Et ben sur le secteur de la santé aussi, la Commission européenne elle formule des recommandations.

Depuis 2011, nous avons comptabiliser 63 recommandations de la Commission européenne pour privatiser des ponts du secteur de la santé ou pour réduire les dépenses publiques dans ce domaine. Le deuxième sujet sur lequel la Commission européenne a des responsabilités et les politiques européennes de manière générale, c'est dans cette obsession du libre échange de la concurrence libre et non faussée dans la multiplication de ces accords de libre échange. On a connu l'accord de libre échange avec le Canada. On a connu plus récemment l'accord de libre échange avec le Vietnam.

Dans cette obsession qui conduit à refuser toute forme de protectionnisme quandre des entreprises, des industries, des secteurs qui sont pourtant des secteurs essentiels à la bataille sanitaire sont menacés de délocalisation. Et ben sur ce sujet aussi l'Union européenne a une responsabilité. Et je sais pas si vous avez vu hier à la télévision, on avait pour une première fois la chance, je sais pas si on peut dire la chance d'entendre et d'avoir comme invité la présidente de la Commission européenne, madame Oursula Vlon.

Et ben nous disons que avant de nous parler sur ce plateau de télévision, madame Msela Van Derlen aurait d'abord dû s'excuser pour tout le mal qu'a fait la Commission européenne et les conséquences des politiques qu'elle a mise en œuvre dans notre difficulté aujourd'hui à faire phase à cette crise. Elle aurait dû aussi s'excuser car depuis le début de cette épidémie, la réponse de l'Union européenne est une réponse clairement insuffisante, pas à la hauteur de la situation. n'a fait preuve d'aucune solidarité, aucune politique de coordination des différentes réponses, des différentes mesures qui ont été prises n'a été mise en place.

Et au contraire, dans le Conseil de chefs d'État européens qui s'est réunbidémie, on a préféré valider la signature de l'accord de libre échange avec le Vietnam plutôt que de prendre des mesures coordonnées de réponse sanitaire à la situation actuelle.

Bien sûr, certaines mesures d'urgence ont été prises et je veux dire ici que par exemple la mesure qui consiste à débloquer des fonds par la commission du développement régional, elle a été prise parce que c'est Younous Omargi, le président France insoumise de cette commission qui a fait en sorte qu'une mesure d'urgence puisse être mise en place pour qu'on débloque des fonds européens pour aller tout de suite immédiatement aider un certain nombre d'Étatsmembres à faire face à des dépenses sanitaires nouvelles. Bien sûr, certaines règles absurdes comme la règle sur le déficit ont été levées de manière temporaire. Mais clairement la réponse n'a pas été à la hauteur de la situation.

On y reviendra aussi tout à l'heure, mais par exemple en matière financière où les conclusions de la réunion de l'Eurogroupe pour aider les États membres à financer la réponse et la bataille sanitaire, elles sont clairement insuffisantes. Dans ce contexte-là, la délégation de la France insoumise au Parlement européen a formulé 25 propositions pour faire en sorte que la réponse européenne puisse enfin être à la hauteur de la situation.

des propositions en matière sanitaire pour demander une planification et une coordination de la réponse européenne, des mesures de protection des travailleurs pour faire en sorte qu'on puisse distinguer les secteurs qui sont essentiels à la bataille sanitaire et les secteurs qui ne le sont pas pour qu'on puisse protéger les travailleurs des secteurs essentiels et au contraire mettre à l'arrêt secteurs qui ne le sont pas.

des mesures et des amendements pour qu'on protège les travailleurs précaires, les travailleurs des plateformes, pour qu'on mette un terme à la directive sur le travail détaché qui empêche aux travailleurs de se défendre et de faire valoir leur protection y compris en cas de danger sanitaire. Des amendements pour avoir des réponses et des mesures de soutien au plus diminuis aux secteurs qui sont les plus frappés comme le secteur de la culture par exemple.

des mesures pour organiser l'intervention publique dans la planification et dans l'intervention dans la mise en œuvre de l'industrie pour faire en sorte qu'on puisse produire suffisamment de matériel de protection, suffisamment d'équipements sanitaires, suffisamment de médicaments pour qu'on puisse faire et utiliser des réquisitions ou des nationalisations si nécessaires. Voilà les propositions par exemple qu'a formulé la France insoumise au Parlement européen. Ce travail, nous l'avons notamment fait ces derniers jours puisque hier, jeudi et aujourd'hui vendredi, nous avions une plaignière exceptionnelle du Parlement européen consacré à la réponse à l'épidémie de Covid-19.

Nous avons formulé des amendements pour porter ces propositions et malheureusement ces amendements aujourd'hui ils ont été rejetés. Nous avions formulé un amendement par exemple pour que la Banque centrale européenne puisse prêter directement aux États-membres, mais nous n'avons pas réussi à le faire passer alors qu'une telle mesure par exemple a été prise par le Trésor britannique ou même par la banque fédérale américaine pour faire en sorte qu'on puisse avoir une réponse financière à la hauteur de la situation.

Nous avions proposé aussi des amendements de protection des travailleurs et là aussi nous ne pouvons que regretter que par exemple le Rassemblement national qui en permanence nous dit qu'il est du côté des travailleurs et qui va défendre les salariés ne soit pas en mesure de voter un amendement qui disent qu'il ne peut pas être question d'utiliser la crise pour s'en prendre aux conditions de travail ou aux rémunérations des salariés. Enfin, nous avions aussi demandé à ce que les mesures de relance qui vont être prises dans la période actuelle ne fassent pas l'économie de la réponse aux autres urgences et notamment à l'urgence climatique et environnementale.

Et notamment, nous avions demandé qu'un plan de relance européen soit aligné sur les objectifs de l'accord de Paris, c'est-à-dire sur la limitation de la hausse de la température à 1,5°gr de réchauffement climatique. Et sur ce sujet aussi malheureusement les députés de la République en marche qui font des grandes déclarations n'ont pas été en capacité d'apporter des votes à cet amendement. Bref, nous entendons beaucoup parler du monde d'après et pourquoi pas discutons du monde d'après.

Mais ce qui est certain, c'est que si le monde d'après commence tout de suite, il faut dire qu'il n'y aura pas de monde d'après sans rupture avec l'Europe austéritaire pour répondre à l'urgence sanitaire aujourd'hui, mais aussi pour répondre aux urgences sociales et écologiques de demain. Merci beaucoup. Merci Manuel Bompard. Et maintenant pour continuer cette première mondiale d'un meeting numérique, j'appelle Jean-Luc Mélenchon, président du groupe parlementaire la France Sumise. Merci Mathilde. Bonsoir. Alors, on m'a dit merci. [rires] On m'a dit que nous sommes actuellement 11000 en direct sur ce meeting. Alors, on a un petit problème là de l'arsè.

Bon, c'est une première he alors il y a souvent des problèmes techniques qui peuvent surgir. Je pourrais peut-être prendre plutôt ce micro. Tiens, vas-y, coupe celui-là. Tu l'as coupé ? Ça y est. Voilà, ça marche là comme ça. Vous m'entendez ? B çache. Bravo m'entendez vous autres ? Oui. Alors les uns Oui. OK. Voilà. Bon faut pas je parle trop fort je crois. Bon, alors on vous a dit que c'était une première, donc vous êtes patient et vous supportez les approximations en cours de route. Vous voyez euh dans la crise que vit le pays, chacun d'entre nous a une responsabilité personnelle et des fois une responsabilité collective.

la nôtre entre autres choses et de faire en sorte que le confinement physique ne tourne pas au confinement politique et que on puisse maintenir cette idée qui pour beaucoup paraît être un luxe mais qui en réalité est une nécessité absolument fondamentale dans un groupe humain qui a se confronté à une tâche de survie collective aussi dense et aussi exigeante que celle que nous connaissons. C'est-à-dire cette idée que c'est de la discussion que jait la lumière.

N'écoutez jamais les gens, ceux qui vous diront qu'il existe des solutions simples, qu'il y a qu'à faire comme si ou comme ça et que tel ou tel leader particulièrement inspiré, tel président, tel savant, serait mieux que tout le monde ce qu'il y a lieu de faire pour la collectivité humaine. Non, c'est pas ce qu'on échange, c'est pas ce qu'on discute conseiller. Je vois bien qu'il y a dans la situation que nous vivons une sorte de tentation autoritaire. D'ailleurs, l'expérience m'a rendu méfiant dans ce domaine. Voyez-vous, à six reprises consécutives a été reporté et remis en vigueur l'état d'urgence de lutte contre le terrorisme.

À la 6e fois, on nous a dit, "On ne peut pas vivre tout le temps dans l'exceptionnel et par conséquent, on passe tout le dispositif d'état d'urgence qui était exceptionnel dans la loi ordinaire." De la même manière aujourd'hui l'état d'urgence sociale qui a permis de au gouvernement de prendre des dispositions absolument incroyable contre un certain nombre d'acquis sociaux comme votre droit au congé. Vous savez qu'aujourd'hui les fonctionnaires se font confisquer 10 jours de RTT et de congé comme d'autres droits sociaux ont été nous dit-on provisoirement suspendus. Non, la vie nous a rendu trop méfiant. On sait que le provisoire dans ce domaine a tendance à devenir définitif.

En même temps, nous voyons apparaître des illusion technocratique. Alors, la dernière en date, c'était le tracking, hein, le traçage. Où sont les gens et en particulier ceux qui sont malades. Et on pense que une mesure de cette nature serait de nature à vous protéger de la contamination. Naturellement, il n'en est rien. Les pays qui ont eu recours ont dû revenir au confinement et il y a pas besoin d'être un immense stratège pour comprendre que pour que ça fonctionne, à supposer qu'on veuille que ça fonctionne, il faudrait qu'il y ait une couverture du territoire en matière de téléphone portable que nous n'avons pas.

Par conséquent, c'est une illusion, mais elle pourrait donner prise ensuite à des contrôles extrêmement étroits. On dira après avoir combattu de cette manière le coronavirus, passons au sida, passons à je ne sais croix et on aurait la situation qu'on a pu voir par exemple à Taïwan où la police appelle les gens pour vérifier que leur téléphone est bien en fonctionnement parce qu'il est interdit en quelque sorte d'avoir une vie privée. Tous les aspects de votre vie doivent être à la disposition de ceux qui vous contrôlent. Et on vous dira tout le temps, "Mais si vous n'avez rien à vous reprocher, alors que craignez-vous ?" Et ainsi la liberté disparaît.

Bon, j'ai pris des formule un peu extrême mais vous savez maintenant, j'entends aussi comme vous tous beaucoup parler de union nationale, de union sacrée. Nous sommes pour l'unité d'action sanitaire. Oui, c'est vrai. Tous, queles que soient nos opinions, nous devons suivre les consignes sanitaires. Je vous dis pas que c'est facile parce que parfois elles paraissent bien incohérente mais j'entends que au nom de l'Union nationale, au nom de cette union sacrée, il faudrait se taire et ce serait en quelque sorte l'union sacrée égale silence dans les rangs.

Alors pour en dire un mot, je donne la parole à Adrien Caténas, député du Nord et qui est le coordinateur de notre mouvement la France insoumise qui va s'exprimer brièvement sur ce sujet particulier. Tu as la parole Adrien. Depuis le début de la crise du coronavirus, la France insoumise a signifié sa disponibilité pour l'unité d'action, c'est-à-dire le fait de ne pas en rajouter et d'avoir pour priorité de relayer les consignes sanitaires de manière par nos conseils à s'assurer qu'elles soi respectées. Mais cette unité d'action ne saurait nous engager dans une quelconque forme d'union nationale et encore moins dans l'union sacrée appelée de ses vœux par le chef de l'État.

D'abord parce que le gouvernement n'est pas un collectif de médecin ou de scientifique. Les décisions qu'il prend sont de nature politique et donc elles doivent pouvoir être débattues, être discuté. Ensuite, parce qu'il serait vint de mettre de côté nos désaccords qui ne sont pas un jeu. Il y a des désaccords fondamentaux. Par exemple, nous n'avions pas vu d'union nationale pendant toute cette année précédant le coronavirus pendant laquelle le personnel soignant et non soignant de l'hôpital public manifestait et faisait grève sonnant l'alarme pour réclamer des moyens supplémentaires matériels et humains et une revalorisation de sa profession.

Alors bien sûr dans cette période de crise, la parole des responsables politiques semble nous octroyer à nous autres les insoumis une forme de victoire culturelle. Vous les avez entendus, vous les avez lu. Celles et ceux qui désormais parlent de l'état, de la planification, même parfois font référence aux jours heureux. Mais nous savons aussi que nous devons nous méfier des apparences. D'abord parce que certains d'entre eux vont tenter de jouer l'amnistie dans cette période. C'est le cas du chef de l'État en faisant croire qu'il n'aurait absolument aucune responsabilité dans la situation que nous vivons. Car vous le savez, nous ne combattons pas seulement un virus.

Nous combattons les effets d'un virus sur un modèle économique, politique qui a tout détruit, tout fragilisé et en définitive nous a mis en situation de vulnérabilité. Ainsi, notre disponibilité pour l'unité d'action ne doit pas nous faire oublier que les consignes sanitaires que nous sommes prêts à relayer sont décidées parce que la situation est celle-ci et que des décisions politiques passées ont mis notamment notre système de santé en fragilité. Et puis vous aurez également des mots plus que des actes. On l'a vu encore lors du discours d'Emmanuel Macron qui dit être prêt à se réinventer mais n'a pas annoncé par exemple la suppression de la réforme des retraites. Il aurait pu le faire.

n'a pas annoncé non plus la suppression de la réforme de l'assurance chômage. C'était attendu. N'a pas annoncé, comme nous le réclamons, le rétablissement fustil temporaire de l'impôt de solidarité sur la fortune pour récupérer les quelques 3,2 milliards d'euros que l'on pourrait injecter directement dans la planification sanitaire. Et puis vous aurez tous les autres qui vont nous appeler à tout reprendre depuis une page blanche, à tout réinventer comme si nous nous partions de zéro comme si rien précédemment n'avait été fait. Nous sommes bien évidemment disposés à discuter, disponible pour le débat, mais ne faisons pas croire que nous partirions de rien. Ce n'est pas vrai et vous le savez.

Raison pour laquelle nous avons remis sur la table programme l'avenir en commun. parce qu'à bien des égards, il apparaît comme toujours adapté à la situation que nous avons sous les yeux et même prémonitoire sur plusieurs aspects. Car il y a 12 ans de cela, nous faisons nous faisions face à une crise d'origine financière. Et on se rappelle d'ailleurs du discours de Nicolas Sarkozy à sa sortie appelant à ce que l'on en finisse avec ce capitalisme financier mondialisé qui nous avait mené à cette situation. 12 ans plus tard, quelles leçons ont été retenues de cette période ?

absolument aucune et la crise que nous vivons en fait la démonstration et nous savons que dans un futur plus ou moins proche d'autres crises, d'une autre nature, mais sans doute de même ampleur sinon plus encore vont appeler notre mobilisation. C'est le cas par exemple de l'urgence climatique. C'est la raison pour laquelle ce programme l'avenir en commun est à remettre en discussion et c'est pourquoi nous l'avons posé à nouveau sur la table en cette période de crise du coronavirus. Voilà ce que je voulais vous dire ce soir à propos de cette petite musique que l'on entend beaucoup autour de l'Union nationale. Et là-dessus, je souhaite à toutes et tous un excellent meeting. Bonne soirée.

Les amis, on a pensé que c'était une bonne chose utile que de donner la parole à mes côtés aux trois plus jeunes dirigeants de notre mouvement parce que c'est un signal que notre état d'esprit doit être tourné vers ce qui vient, vers la conduite maîtrisée de l'avenir. Alors évidemment, il y a des moments où on en vient à regretter queon ne puisse pas vraiment dire son fait et régler ses compte avec tous ceux qui nous ont mis dans cette situation car naturellement elle ne tombe pas du ciel. Si l'appareil de l'hôpital public a été désorganisé, si l'école est dans l'état dans lequel elle est et cetera, c'est parce que des politiques se sont appliquées pendant plusieurs décennies.

Et pendant plusieurs décennies, on nous a regardé de haut quand on parlait de service public, quand on parlait de l'État, mais on ne peut pas non plus passer son temps à remâcher les raisons que l'on a de reprocher à ceux qui étaient en responsabilité d'avoir si mal conduit les affaires publiques. C'est la raison bien sûr pour laquelle nous avons préféré à partir du 30 mars avec cette lettre que nous avons écrit les 23 parlementaires insoumis nous tourner vers le futur et parler de l'organisation du déconfinement. Mais bien sûr nous étions conscients du fait que la première partie des événements avait été gérée en dépit du bon sens.

Comment oublier madame Busin en nous disant que le risque d'épidémie était extrêmement limité ? Comment oublier le chef de l'État en train de nous dire qu'il fallait continuer notre vie sociale ? Comment oublier le premier ministre nous annonçant le samedi à 19h qu'il fallait être confiné dès le soir minuit mais que le lendemain matin on organiserait le premier tour des élections municipales. Toutes ces incohérences bien sûr nous aurions pu les montrer du doigt à mesure avec véhém au lieu de contribuer à l'indispensable discipline sanitaire qu'il fallait respecter, nous aurions accru le désordre et ajouter du chaos au chaos.

C'est pourquoi nous avons préféré prendre le problème par un tout autre bout en disant de toute façon vous devrez penser au déconfinement. Ah que n'avions-nous pas dit ? Le déconfinement c'était trop tôt, c'était pas le moment d'en parler. Mais si c'est le moment d'en parler. Pourquoi ? Parce que si on a raté l'entrée dans la crise, du moins peut-on espérer réussir la sortie de la crise et en particulier le déconfinement car c'est une opération extrêmement complexe que le déconfinement. Ça ne consiste pas à dire eh bien voilà, le virus n'est plus là et vous pouvez ressortir comme vous voulez parce que ce ne serait pas vrai.

Le virus est là et il est là pour longtemps, aussi longtemps que nous n'avons pas un vaccin. La seule chose que l'on peut faire c'est limiter sa propagation pour éviter que le nombre des personnes très malades viennent à embouteiller les hôpitaux de telle sorte qu'on aurait une surmortalité absolument extraordinaire. même si d'ors et déjà nous avons une mortalité importante. Le déconfinement annoncé par le président de la République pour le 11 mai, mais pourquoi le 11 ? Pourquoi pas le 9 ? Pourquoi pas le 12 ? Pourquoi pas le 13 ? Nous paraît hasardeux, c'est-à-dire sans organisation méthodique comme il faudrait en avoir une. Quelle organisation méthodique ?

Celle que nous réclamons depuis le début. Premièrement, planifier les moyens que l'on met en œuvre. Ah, le mot planifier. Aussitôt certains font des doubles sauts périux arrières et s'évanouissent. La planification pour eux, ça serait l'Union soviétique dont les plus jeunes parmi vous ne savent pas que c'était un régime qui existait jusqu'en 1989, mais c'était un pays absolument sous-développé qui s'est dans les premières nations du monde par la planification. Mais il y a pas besoin d'aller chercher l'Union Soviétique et les souvenirs du passé pour parler de planification. Il faut pas en avoir peur.

Il y avait la planification et le comité pour le plan national sous le général de Gaulle qui disait du plan qu'il était une ardente obligation. Enfin, le plan a été inventé par Jean Monet, un personnage un apologiste de l'Europe tel qu'on la connaît aujourd'hui. Pourquoi se faire peur avec les mots ? Quelqu'un est-il capable de faire en sorte qu'une action coordonnée et lieu qui unisse les secteurs de la production, de la distribution, de l'échange, la vie quotidienne de la patrie, autrement qu'en organisant cette connexion entre les différents compartiments. Non, personne ne sait le faire. Il faut planifier. Et que planifier ?

D'abord la nationalisation des moyens dont nous avons besoin pour combattre la maladie. Nous avons besoin que Lux, entreprise qui produit des bouteilles d'oxygène médical les plus légères d'Europe soient remises en marche. Les salariés de cette entreprise et leur syndicat CGT ont dit qu'ils étaient prêts à reprendre le travail demain. Nous n'avons cessé de dire pourquoi ne remettez-vous pas en route cette usine qui produit des bouteilles d'oxygène médical dont on a tant besoin. Et bien, on a fini par nous dire encore ce matin, hier à la commission, "Nous ne connaissons pas le dossier. Bon sens, ça fait un mois qu'on vous en parle. Quand est-ce que vous connaîtrez le dossier ?

Passez un coup de fil au responsable de l'entreprise. Aujourd'hui, le syndicaliste, puisque c'est en fond de pension qui possède cette entreprise et qui a décidé de la liquider. Pour quoi faire ? Pour faire monter les prix des bouteilles d'oxygène médical. Franchement, il y a mieux à faire. nationalisé FAMAR qui produit les médicaments dont nous avons besoin et qui est une entreprise de la région lyonnaise. Ce sont deux exemples. Peut-être il y en a-t-il d'autres ? Mais là encore, il ne faut pas se faire peur avec les mots. On a besoin de tout ça. De la même manière, il faut réquisitionner toute l'industrie textile, pas seulement les entreprises qui produisent déjà des masques.

Nous y avons vu le président de la République. La belle affaire, aller féliciter les gens qui font leur travail. Très bien, ils sont contents. Mais c'est pas de ça dont on a besoin. Je pense que la France pourrait peut-être faire aussi bien que le Maroc qui parvient à produire 3 millions de masques par jour. Nous en avons besoin de plus de 40 millions par semaine. Et bien avec quelque chose comme 2300 entreprises et 60000 salariés suivant les chiffres de la Fédération du textile, nous avons le monde et les moyens de produire la quantité nécessaire de masque pour que chaque français, chaque française en est un. Et après ces réquisitions, j'en viens à ce qui me paraît essentiel.

faire confiance au peuple. Le peuple qui travaille, le peuple qui circule, sait aussi ce qui est bon pour lui. Ce ne sont pas des enfants. Ils savent qu'ils ont charge de famille et charge d'eux-même. Alors, il faut démocratiser la pratique de la lutte pour la défense de l'être humain en face du coronavirus. Les travailleurs qui aujourd'hui pour 60 % d'entre eux sont en entreprise doivent exercer un contrôle salarié sur les conditions de la production dans les meilleures conditions sanitaires possibles. Eux savent mieux que personne d'autre comment on produit et comment on peut le faire en se protégeant.

De la même manière, on pourrait diffuser à toute la population comme l'a fait l'AFNOR, comme l'a fait le CHU de Grenoble, un modèle de masque qui permette à chaque famille peut-être d'en produire au moins jusqu'il jusqu'au moment où il pourrait aller en acheter les quantités dont on en a besoin pour soi et les siens. Enfin, c'est un monde la France humiliée à attendre qu'on veuille bien lui livrer les masques qui arriveraient de Chine. Dans quel monde vit-on ? À quoi bon être cette puissance si pour finir nous sommes incapables de défendre la survie de notre peuple ?

Comment maintenant il faudra aller se battre comme des chifonniers sur les tarmaces des aéroports avec les Américains et dieu sait qui encore pour savoir qui pour finir partira avec le lot de masque après qu'on se les soit volé en Hongrie, en Tchéquie, en Italie. Tout ça est indigne de grands pays comme nous. La planification, l'organisation méthodique, la mobilisation générale de toutes nos ressources dans tout le pays est l'urgence si l'on veut vaincre le virus ou du moins l'empêcher de tuer encore et encore davantage. Voyez-vous, tout cela beaucoup d'entre vous le savent comme moi, mais il faut emporter la parole autour de nous.

Oui, c'est hasardeux de décider que le 11 mai, on renverra les enfants à l'école sans qu'on sache dans quelles conditions ce retour à l'école va se faire. Alors, il ne faut pas être grand clair pour comprendre qu'un enfant de maternel a beaucoup de mal à apprendre et accepter la discipline des gestes barrières sanitaires. Il n'y a pas besoin d'être en grand clair pour comprendre qu'aller chercher les enfants après les y avoir amenés et les enseignants qui le plus souvent enseignent dans des classes au volume nécessaire en temps normal mais bien trop exigu pour les périodes de crise comme celle que nous vivons.

fait en définitive que nous pourrions reproduire une catastrophe car nous savons tous que le virus est là. Le virus ne sera parti que lorsque nous aurons un vaccin ou bien comme le croient certains lorsque la population aura été suffisamment contaminé sans mourir. Mais c'est là un paris bien hasardeux que de croire que c'est de cette façon que nous finirons par obtenir l'extinction de la catastrophe sanitaire qui nous frappe. Alors nous apprenons que les tests vont être réservés à ceux qui présentent des symptômes de maladie. Et alors que deviennent les autres ou ceux qui sont porteurs atypiques.

Et puisque je suis sur ce point, je voudrais vous dire quelque chose qui s'adresse autant à votre cœur qu'à votre raison. Nous ne pouvons pas être d'accord avec l'idée qu'à partir d'un certain âge, la population n'aurait plus le droit à sa liberté d'aller et venir. Les plus anciens parmi nous ne sont pas des enfants, même si un certain nombre d'entre eux sont dans une grande dépendance, nous le savons. Et ce n'est pas d'eux dont je suis en train de parler. Je suis en train de parler tous les autres.

Il n'y a aucune raison de décider que le confinement se transforme en un emprisonnement donnant le droit à des directeurs d'établissement de retenir contre leur gré des personnes qui veulent sortir et de ne recevoir aucune visite. Les gens, naître et mourir sont des moments humains paroxistiques. Alors, il faut dans ces moments-là qu'une main soit là, car nous sommes des êtres humains et non pas des choses. Et il arrive que la loi de la cité soit contraire à la loi du cœur et à la loi de l'humanité. Ce que je suis en train de dire n'est pas nouveau.

L'un des plus beaux drames qui est écrit par Shocle en 441 avant notre ère porte précisément sur cette contradiction entre la loi de la cité qui était assumée par Créon qui avait décidé qu'à un traître à la cité son propre neveu ne serait pas enterré. Et c'est Antigone, la sœur de cet homme ainsi condamné qui décide de l'enterrer quand même quand bien même doit-elle y laisser sa propre vie. C'est dire que ces contradictions, elles existent depuis longtemps parmi les êtres humains et qu'il faut savoir les régler en suivant la loi du cœur.

Il est terrifiant de laisser les nôtres partir sans un mot d'amour, sans une caresse, sans une main tenue, sans une chanson, sans une parole, sans une musique attendue. Mourir seul, c'est mourir plus que mourir. Je voulais le dire pour que l'on ne croit pas que tout dépend d'organisation rationnelle et méthodique sans qu'on oublie à quoi on a affire, c'est-à-dire à des êtres humains. Alors, je déplore que tout ceci ne soit pas compris car le moment est venu pour tout le monde d'apprendre, d'apprendre beaucoup. Car voyez-vous, les épidémies, il y en a toujours eu dans l'histoire de l'humanité.

Elles ont commencé avec le néolithique, c'est-à-dire il y a moins 50000 ans avant notre ère quand on a commencé à construire des villes et donc à vivre avec les animaux parce que les sédentaires étaient des agriculteurs. La masse des autres, la masse, je dis bien, est restée nomade et est morte de la contagion qu'on introduit le franchissement pour les virus et les bactéries des espèces animales à l'espèce humaine. C'est comme ça que ça s'est passé. Et ensuite régulièrement, il y avait des épidémies. ces épidémies et bien nous les voyons dorénavant survenir à intervalle de plus en plus bref. Et c'est cela qu'il faut comprendre pourquoi cela se passe comme ça ?

Parce qu'un nombre plus important de virus et de bactéries passe des animaux aux êtres humains. Ça a été le cas de la grippe avière, de la grippe porsine, de combien d'autres ? Mais auparavant les bœ avaient passé la variole et ainsi de suite. Mais maintenant c'est de plus en plus souvent. Pourquoi ? parce que les élevages sont de plus en plus intensifs représentant des millions d'animaux traités dans les conditions que vous savez. Et puis parce que l'être humain déforeste l'être humain, les entreprises capitalistes multinationales. Ce n'est ni vous ni moi qui décidons d'arracher les forêts. Ce n'est ni vous ni moi qui chassons les animaux de leur habitat naturel.

Et voilà comment le pangolin se retrouve en ville avec ses virus et les chauves-souris chinoises de même et alors leur virus passe d'eux aux êtres humains avec lesquels dorénavant ils vivent. Il y a donc une cause écologique dont vous voyez qu'elle a un rapport avec le mode de production et d'échange.

Et évidemment quand la catastrophe éclate, elle s'aggrave par le fait qu'on a créé un monde absolument globalisé où les chaînes d'interdépendance pour la production et l'échange sont de plus en plus longues, où l'on va décortiquer des crevettes à un bout de la planète pour les manger à l'autre ou paraît-il, il est insupportable de ne pas pouvoir manger de fraises en dehors de la saison des fraises. Donc on les cultive à un endroit où l'on ferait mieux de cultiver plutôt des choses qui servent à se nourrir pour en fournir à d'autres à l'autre bout du monde. Tout ça est absurde.

Ce modèle de production, ce modèle de consommation, ce modèle d'échange est condamné par ce que nous sommes en train de voir. Alors, il faudra en changer. Et s'est ajouté à tout cela, la métropolisation qui pour beaucoup d'entre vous qu' tenu de votre âge est une chose tellement évidente que vous avez fini par penser que le monde avait toujours été comme ça. Mais non, dans les années 50 et bien il y avait 80 % de la population qui vivait au champ et 20 % dans les villes. Aujourd'hui, la proportion est en train de s'inverser.

Et bien ces immenses métropoles bien sûr sont sources de liberté quand elles sont un temps soit peu égalitaire ce qui n'est pas leur cas aujourd'hui mais elles sont une source de propagation des épidémies absolument inouies et cela dans le passé nous ne l'avions pas la déforestation l'envahissement humain la métropolisation aggravé par la globalisation une globalisation qui est inégalitaire les gens rappelez-vous bien de ceci le microb circule d'autant plus vite qu'il trouve un refuge et une masse de propagation parmi les plus pauvres d'entre nous. Ceux qui ne peuvent pas être confinés parce qu'ils n'ont pas de toit sur leur tête.

Ceux qui sont confinés dans des espaces trop petits et où l'un qui est malade contamine tous les autres. Ainsi, la pauvreté qui ne tombe pas du ciel qui est le résultat d'une organisation sociale et économique. La pauvreté résultat des politiques d'égoïsme social. favorise la propagation du virus, favorise son installation durable parmi les populations humaines, les taudit, le mal logement, la sous-alimentation, toutes ces choses qui sont imposées par un modèle inégalitaire de production, d'échange et de consommation aggrave les choses. Enfin, il y a les causes politiques.

Oui, je dis politiques, pas seulement les choix désastreux qui ont conduit ces gens totalement halluciné par leur idéologie libérale à croire que le marché pouvait tout régler. Il parlait de sa main invisible qui était à l'œuvre et réglerait tous les problèmes. De la même manière, vous avez encore entendu le président de la République déploré que le marché des masques soit en tension parce que c'est comme ça qu'on parle. On dit que le masqué le marché des marches est en tension pour dire il y a pas moyen d'en avoir parce qu'on en produit pas assez et par conséquent ceux qui les produisent restent les maîtres de la situation.

Raison de plus pour nous pour être maître de nous-même en les produisant. Les causes politiques, c'est d'avoir cru d'une manière hallucinée qu'une seule politique était possible comme ils nous l'ont dit et répété sur tous les tons depuis 20 ou 30 ans. Alors je dis à ceux qui encore ce matin nous ont expliqué à l'Assemblée nationale la cause de la catastrophe ce n'est pas le modèle néolibéral, c'est le virus. Je dis le virus n'a pu faire tout ce mal que parce que le néolibéralisme lui a préparé le terrain et en a favorisé la propagation au-delà du raisonnable.

Voilà mes chers amis ce que j'ai à dire sur ce moment et ça m'amène à vous à évoquer devant vous maintenant une autre question, celle du futur immédiat. Je regarde mes papiers pour voir si j'ai pas oublié de passage. Le futur est immédiat. Je vais vous parler de quelque chose qui est un petit peu compliqué mais dont nous autres les insoumis. Nous voulons que tout le monde le comprenne bien pour ne plus être fasciné par la parole officielle quand elle fait des leçons de moral. Vous avez tous compris qu'il faut développer les services publics. Vous avez tous compris qu'il faut développer les infrastructures matérielles qui permettent le transport collectif.

parce que la pollution est un des vecteurs qui favorise la propagation du virus. Cela a été démontré. Vous avez tous compris qu'il faut changer le modèle de production, c'est-à-dire les machines, les matières premières et sans doute aussi le modèle de consommation. Mais pour que tout ça puisse être fait, vous ne pouvez pas vous abandonner au marché en disant il réglera ce problème. Il n'en a réglé aucun. Pourquoi voudriez-vous qu'il règle celui-là ? Il vous faut donc la puissance du collectif.

Le collectif, c'est l'État et les systèmes d'organisation publique, les collectivités locales et tout ce qui est votre action avec les gens que vous désignez pour mener les affaires en votre nom en ayant choisi entre des programmes. Le grand conflit d'idées aujourd'hui est entre le libéralisme et le collectivisme. Ah là non plus, n'allez pas vous évanouir parce qu'on a dit le mot collectiviste. Collectivisme, ça veut dire tous ensemble, ça veut dire croire au collectif. Croire qu'un autre être humain a quelque chose à apporter à chaque instant du moment qu'on le sollicite pour participer à l'action. Mais comment ce collectif peut-il se financer ?

On vous a dit des dizaines de fois la France vit au-dessus de ses moyens. L'État vit au-dessus de ses moyens. Et il aura fallu que nous à plusieurs reprises on dise non. Ce qui est au-dessus de nos moyens, c'est les riches qui s'y trouvent parce qu'il est impossible de les faire cotiser dans la proportion à laquelle il devrait cotiser pour que les choses fonctionnent comme elles doivent fonctionner. Et bien regardez, depuis 2004, j'ai pas été chercher la sanglinglin pour trouver mes chiffres. L'addition des exemptions d'impôts représente 240 milliards. C'est-à-dire que vous devez mettre cette somme de 240 milliards d'impôts en moins sur les entreprises et sur ce qu'ils appellent les ménages.

Et regardez qu'en face dans la même période, il s'est collecté 540 milliards de dividendes. Autrement dit, la plupart de ce que vous avez consenti pour libérer les énergies et blablabli et blablabla est allé directement dans la poche des plus puissants parce que ça leur a servi à se verser des dividendes. C'est ce circuit qu'il faut interrompre. Il faut donner à l'État et au collectif les moyens de travailler. Les communes, les régions ne doivent plus être pris à la gorge avec des dotations qui d'année en année diminuent. Les associations qui accomplissent souvent un rôle paraplique ne doivent plus être prises à la gorge et contrainte à faire des exercice financier intenable.

Où trouvez cet argent ? Aussitôt on vous regarde et on espère vous glacer de peur. La dette est déjà à 100 % que dis-je ? Depuis maintenant 15 jours, elle est arrivée à 110 % tremblé.

Et bien à mon tour de dire alors qu'est-ce que vous nous annoncez mesdames messieurs les très intelligents qui avaient amené le pays dans cette situation que pour les 100 prochaines années vous dites à la jeune génération dont je vois les visages sur ces écrans nous avons un grand projet de société vous dit Macron vous disent les néolibéraux vous disent le docteur Chaleu et les autres nous avons un grand projet de société payez la dette vous pierez encore et encore et vous n'aurez le droit d'inventer rien de ne rêver à rien, de n'organiser rien qui coûte. C'est cette dette qui est un mur dorénavant qu'il faut abattre. Comment s'y prendre ?

Ce matin encore, j'ai entendu dire que c'était poétique ce que je proposais, mais l'impétrant qui s'est risqué n'a pas trop insisté. D'abord parce que seuls les rustres méprisent la poésie. Le mot poésie veut dire création. Et l'esprit humain doit sans cesse être capable de créer lorsque quelque chose lui paraît absolument évident et en même temps absolument écrasant. La dette paraît évidente, la dette est écrasante. Par conséquent, nous pourrions en rester là et rentrer chez nous pleurer. Mais il existe une solution concrète, celle qui consiste à regarder derrière le décor. La dette est une illusion. Et je voudrais vous montrer pourquoi. D'abord, c'est une illusion.

Lorsque vous établissez la proportion qu'elle représente par rapport à la richesse du pays sur une année, mais vous autres qui m'écoutez, essayez de reporter seulement sur une année de vos revenus le prix de la voiture que vous avez acheté ou de quelconque compte de vos achats peut-être votre logement, mais vous mourrez de peur instantanément. Personne ne fait ça. On le lit sur plusieurs années, sauf les dettes publiques. Pourquoi ? parce qu'on applique aux États une règle qui ne vaut que pour les entreprises, un an d'exercice. Mais l'État, la nation, lui ne disparaîtra jamais. Les ménages peut-être, les entreprises peut-être, mais la nation jamais.

La France qui est un état national depuis plus de 1200 ans ne va pas disparaître demain matin quel que soit les efforts que fassent les bureaucrates de la Commission européenne pour ça. La France est là et donc elle est garante de ce qu'elle fait, de ce qu'elle a fait et de ce qu'elle fera. Aujourd'hui, où est la dette de la France ? 18 % du total de la dette de la France est déjà dans le coffre de la banque centrale européenne. J'espère qu'ils ont installé le coffre à côté du frigo parce que voilà mon idée et cette idée aujourd'hui, je la retrouve chez plusieurs économistes qui ne sont pas de mon bord.

Quand je vous cite monsieur Mario Dragui, quand je vous cite monsieur Dominique Stroscan, quand je vous cite monsieur Alain Mc, vous voyez bien qu'on parle pas de la même famille, mais cela ont écrit ce matin dans différents journaux des thèses qui sont celles que je défends avec mes amis et avec le programme l'avenir en commun depuis tantôt 10 ans.

Cela consiste à dire dans l'immédiat, vous ne voulez pas sortir des traités, vous ne voulez pas parler de tout ça soit mais au moins, sans entrer dans cette discussion de principe que la Banque centrale européenne décide de convertir les 18 % de la dette de la France qu'elle procède qu'elle possède en dette perpétuelle, c'est-à-dire c'est un bout de papier qui a une valeur, qui reste dans le coffre, qui ne ruine pas le bilan de la Banque centrale européenne mais qui reste là et qui n'est plus dû. par personne. C'est un titre, un actif de la Banque centrale européenne, mais il n'est plus dû.

Cela consisterait à effacer, à annuler la totalité de la dette qui aura été fait pour réagir au coronavirus. Et bien sûr, l'inflation ensuite ferait fondre cette masse de dette. Je sais que c'est compliqué à comprendre. Et encore ce matin, on m'a dit "Oui, mais les petits épargnants, pardon, les petits épargnants qui achètent de la dette de l'État, premièrement, il y en a pas tant que ça. C'est pas eux qui achètent ça. Mais deuxièmement, quand bien même serait-il là ? Personne ne propose qu'on les vole ou qu'on les spolie car c'est la banque centrale qui les rachèterait." Ah mais monsieur Mélenchon, où a-t-on vu qu'on fasse une chose pareille ?

Et bien, je vais vous dire, c'est vrai dans le passé, on n' jamais fait ça. On a fait tantôt la banque. C'est-à-dire, on dit on paye plus rien. Catastrophe immédiate. Moi, je ne la souhaite pas, je vous le dis franchement. Deuxème possibilité, l'hyperinflation. On ne sait plus ce que valent les choses. On ne sait plus ce que vaut l'argent qu'on a gagné par son travail. Je ne le propose pas non plus et je n'en suis pas d'accord. Alors, il reste la possibilité de payer toute votre vie, celle de vos enfants et de vos petits-enfants non plus. ou bien si vous voulez un moyen assez direct et sommes toutes une chose dans l'autre assez radicale, la guerre.

On fait la guerre, on casse tout et ensuite on répare. C'est ce qu'on a fait déjà deux fois, la première et la deuxième guerre mondiale. La solution qui consiste à annuler la dette en la transformant en dette perpétuelle dans les coffres de la Banque centrale européenne est une solution pacifique, une solution maîtrisée, une solution raisonnée qui ne ruine personne. Il est donc faux de dire qu'il n'y a pas d'issu. J'ai dit dans le passé, on ne l'a jamais appliqué mais dans le présent certains sont en train de le faire. La Banque centrale d'Angleterre a décidé de prêter directement à l'État anglais ce que la Banque centrale européenne refuse de faire avec les États.

Si la Banque centrale européenne dispose aujourd'hui de ces titres de dette national, c'est parce qu'elle les a racheté aux banques. Mais enfin, c'est une histoire incroyable. La banque centrale n'a pas le droit de donner de l'argent aux États, mais elle a le droit d'en prendre des dividendes. Et tout ce circuit est inventé à la fin. Pour quoi faire ? Nourrir la bureaucratie de la banque centrale et verser des dividendes et verser des AGIA aux banques. Tout ça est absurde. La Banque centrale européenne devrait prêter directement aux États. Mais je vous l'ai dit il y a un instant, ce n'est même pas ce que je vous dirai de faire à cet instant.

Je vous dis à cet instant, transformons les 18 % que possèdent dans ces coffres la banque centrale européenne de titre français en dette perpétuelle sans intérêt, vous voyez, je suis aimable, je ne propose même pas des intérêts négatifs alors qu'aujourd'hui c'est des intérêts négatifs qui se payent à la banque centrale. Mais c'est un peu compliqué à expliquer. Je dis que certains pays sont passés. Je viens de vous citer la Banque d'Angleterre mais il y a plus incroyable, il y a plus inoui, plus des surtout en une période où on peut s'y peut se coiffer. C'est le moment d'en parler.

La banque centrale de l'État des États-Unis, le paradis du capitalisme, le modèle a décidé de racheter toutes les dettes qui sont aux États-Unis, celles des États, celles des collectivités, celle des particuliers. La banque centrale a racheté tous les emprunts tantit si bien qu'au paradis du capitalisme a été annulé, supprimé. La seule raison qui justifiait jusqu'à présent le capitalisme, c'est-à-dire le risque. Il n'y a plus de risque, tout est couvert par la Banque centrale. Et nous les Européens, nous traînerions la patte parce que nos amis, parce que c'est comme ça qu'on doit dire, allemand ont décidé qu'il n'est pas question de racheter.

Et voilà le gouvernement français qui, comme d'habitude se présente et dit "Ah, nous allons faire des eurobondes, des coronabondes, personne ne comprend ce que c'est. D'où sort cette histoire ? Elle n'était ni dans le programme de monsieur Macron, ni dans le discours d'investiture du Premier ministre. Ils sont allés proposer ça. Qu'est-ce que c'est qu'un coronabte ?

Et bien c'est un titre que vous mettez en circulation et vous dites aux gens "Vous voulez en acheter s'il vous plaît, on va vous donner du 2 du 3 % pour acheter ce titre làà et les États seront garantis de cet emprunt." Alors les gens, voilà que pour régler le problème de la dette, ils ont trouvé une grande idée, faire encore des dettes. Tout ça est absurde. Ça ne tient pas debout. Ne vous laissez pas attraper quand on vous dit qu'ils ont eu une idée géniale. C'est une idée stupide qui ne mène nulle part et d'ailleurs les autres n'en ont pas voulu. Si bien qu'à la fin, on est là être obligé de se taper sur le ventre en disant "C'est formidable, l'Europe a mis 540 milliards dans le circuit.

Déjà, on pourrait trouver étrange que l'Europe mette 540 milliards quand la seule France en met 110 dans son propre pays. Ça fait quand même pas beaucoup. Mais vous autres, vous n'avez pas le temps d'aller regarder les chiffres. Et bien alors, c'est moi qui vais vous les donner. 540 milliards, paraît-il. Mais figurez-vous que l'Union européenne produit 12000 milliards par an. Figurez-vous qu'il y a 11000 milliards de dettes en Europe. 540 milliards, c'est même pas le trait du crayon pour les écrire. 540 milliards, c'est rien et c'est même pas de l'argent frais. Ce sont des garanties d'emprunt, ce sont des reports de paiement, c'est-à-dire rien du tout.

Alors, le moment est venu pour moi de vous dire que les solutions concrètes que les insoumis mettent sur la table pour certaines d'entre elles depuis bientôt 10 ans et on nous dit maintenant, nous a dit Macron, il ne faut pas revenir au programme du passé ou que l'on a cru dans le passé. parle pour toi parce que oui, ton programme nous a conduit au désastre mais pas le nôtre. Il est toujours d'actualité et aujourd'hui c'est lui qui met sur la table une solution concrète contre le mur de la dette pour permettre à l'État et aux collectivités de réintervenir massivement dans la réalité des économies du payer, dans le service aux personnes qui auront tant souffert.

parle pour toi président de la République. Oui, ton programme est totalement dépassé comme ton idéologie, comme cette façon de faire de la com à tout propos et sur tous les sujets. Au lieu de se consacrer à la mobilisation des forces populaires qui dans ce pays ont toujours répondu présent quand on les a appelé à produire et à faire ce qui est nécessaire pour le bien commun et l'intérêt général.

Des millions de salariés sont prêts à produire des masques, à produire des tests, à organiser la diffusion de tout ça, sont prêts à prendre en charge les tasses de salut commun peu qu'on les leur demande et qu'on cesse de les prendre pour des enfants à qui on donne des ordres et des punitions s'il ne les appliquent pas. Voilà, si vous voulez convertir le mode de production et d'échange, il vous faut absolument abattre le mur de la dette. Alors, je vous ai dit l'essentiel de ce que j'avais à dire sur ces sujets.

Ne croyez pas un seul jour, une seule heure que les êtres humains sont démunis de moyens pour combattre les fléaux qui les accablent, car sinon, il n'y aurait plus d'humanité à l'heure à laquelle je vous parle. Ce sont génération après génération qui ont été inventés par les moyens de l'entraide et de la solidarité. Tout ce qui nous a permis de surmonter des désastres immenses, des épidémies qui ont tué jusqu'à 50 % de la population en Europe au 12e 13e siècle ou qui continuait à tuer par région entière comme ce fut le cas en 1720 à Marseille et ensuite dans toute la Provence.

Nous avons surmonté tout cela, la grippe espagnole et combien d'autres choses parce qu'on a su faire ce qu'il fallait faire. Pas toujours génialement, mais à chaque fois qu'on s'est abandonné au sort, qu'on a renoncé à agir collectivement, alors la catastrophe s'est amplifiée et s'est développée. Voilà. Pour cela, vous devez faire confiance à l'État, au collectif, à vous-même. Voyez-vous, pour finir, il se produit en ce moment quelque chose d'absolument inoui. Je suis en avance sur mon discours et je vais pour cela à cet instant, puisque vous devez vous préparer, aller à applaudir sur vos balcons à 20h, vous le ferez comme je le fais moi et quelques autres.

Je le fais mais j'ai quand même le cœur gros. Bien sûr, je dis bravo à toutes ces personnes qui ont pris tant de risque. Bien sûr, je suis écuré de penser que pendant des semaines, on les a laissé dans cette situation sans masque, sans sur blouses, sans surchaussur, qu'il a fallu que ceux-là utilisent des sacs poubelles pour se faire des blouses. Ces autres prennent les charlottes pour faire de la pâtisserie, pour se les mettre sur les cheveux et cetera. La grande nation que nous sommes, la grande puissance que nous sommes tombé au niveau de la clochardisation sanitaire pour faire face à la catastrophe et tant de gens ont exposé leur vie.

J'ai lu, il faut arbitrer entre les intérêts économiques et le souci humain. Non, il n'y a pas d'autre richesse que l'humain. C'est l'humain qui produit toutes les richesses, tous les biens. Par conséquent, il n'y a pas d'autre priorité que de protéger les êtres humains et surtout ceux qui sont les plus utiles et que doréen avant. Chaque jour, à chaque occasion, les puissants qui hierent les méprisaient parlent de ceux qui ne sont rien parce qu'ils n'avaient pas libéré leur énergie, parce qu'il n'avait pas acheté la bonne montre qu'il faut avoir et sans laquelle on a raté sa vie à 50 ans.

Tous ces gens qui les méprisés et qui portent un nom dont maintenant on sait que c'est celui de notre vie quotidienne surestable. les égouttiers, les routiers, les infirmiers, les chemineaux, tous ces métiers, les travailleurs qui font vivre la patrie chaque matin, chaque soir, à chaque instant, il n'est d'autre richesse que l'humain. Ce sont les êtres humains qui produisent et s'entraident. L'argent n'est rien. L'argent est une illusion et il ne coûte rien de le partager sinon que de priver certains de la capacité de se gaver au-delà du raisonnable sans être peut-être même plus heureux de cela.

Alors dans ce contexte, on a demandé à tous nos amis, soyez positifs, ne n'agissez jamais comme si votre insoumission pouvait être interprétée comme un refus d'obéir aux consignes sanitaires. Mais ne vous soumettez pas aux ordres absurdes. Ne vous soumettez pas à la discipline qu'on tâche de vous imposer de force contre la raison et la raison humaine et les sentiments humains. Non, ne vous soumettez pas. Quand on vous dit quelque chose, continuez à le vérifier. Ne croyez pas que la vérité est cachée quelque part sous une feuille, sous un tas, et qu'il suffirait de la regarder pour aussitôt en être pénétré. Les humains courent après la vérité depuis des générations.

Il n'y a pas de vérité définitive. Même en science, les gens, figurez-vous que la science ne progresse que parce qu'elle sait qu'elle n'est jamais définitive et qu'à chaque instant, les scientifiques considèrent comme faux ceux qui leur paraissait vrai la veille pour inventer quelque chose qui s'approche d'un peu plus près de la réalité, c'est-à-dire qui augmente l'efficacité des moyens qu'on met en œuvre. faisons confiance à la dynamique de l'esprit et de la générosité humaine.

Peut-être que quelques-uns d'entre vous se sont mis à lire ces temps-ci plus que de coutumes et peut-être que vous aurez lu leard sur le toit de Jean Gionau qui vous permet d'avoir une idée plus comment dire humaine de ce qu'est le coup d'une catastrophe et comment dans l'immédiateté de la mort l'urgence de la vie l'iminence de sa splendeur l'intérêt de la beauté des choses se révèle comme la valeur première avant toutes les autres puisque aussi bien on pourrait la perdre l'instant d'après.

Mais aussi vous aurez sans doute lu la peste de Camu qui est plus triste à sa manière mais qui contient en moi cette belle phrase qui dit que dans les grands fléaux ce que l'on peut observer c'est qu'il y a davantage de meilleur dans l'homme l'être humain que de pire. Et Pablo Servil écrit, l'entraide nous montre que si nous entrons dans les périodes de crise avec la mentalité pourrie de la période précédente, c'est-à-dire celle de l'égoïsme social, nous aggraverons les crises auxquelles nous sommes confrontés.

que c'est au contraire par le collectivisme, un collectivisme philosophique, pratique, matériel, politique, spirituel que nous avancerons et nous tirerons d'affaires, nous les nôtres et nos enfants. Dans ce moment, le meilleur a été porté bien sûr par quelques-uns d'entre nous. Alors oui, chacun d'entre nous a fait du mieux qu'il pouvait. Ah oui, mes amis, mes camarades qui aujourd'hui avaient réquisitionné le McDo de Saint-Bart là-haut à Marseille pour en faire un lieu de distribution, de nourriture et qui a plaît à l'aide financière de tous ceux qui peuvent vous aider. Vous êtes les héros de la condition humaine de ce moment.

Vous autres, mes amis, mes camarades, qui portaient des repas, vous autres qui aidz à faire des cours aux enfants qui ont été déscolarisés par les moyens numérique ou par d'autres moyens, on m'a raconté une aventure de cette sorte d'un balcon à l'autre. Vous êtes ceux qui tenaient sur votre dos la seule chose qui est en sens, l'humanité. L'humanité est une et indivisible.

Elle est universelle et par conséquent plus que jamais aujourd'hui, nous voyons que les êtres humains sont avant toute chose semblable avant d'être différents par leur genre, par leur mœurce, par leur langue, par leur religion, par leur couleur de peau et qu'à cet instant celui du fléo, c'est cette similitude qu'il faut mobiliser. Alors, la France dans cet épisode doit penser elle-même, mais elle doit penser aux autres. Je le dis, quoi qu'il en coûte, paraît-il, de ma réputation auprès des grincheux, des haineux, des teigneux qui ne veulent pas l'entendre.

Il faut produire des millions de masques, non seulement pour nous, mais pour nos familles dans le Maghreb et dans l'Afrique qui demain pourrait venir nous en demander. Je veux qu'atterrissent pour une fois les avions bleus, blanc, rouges pour amener autre chose que des militaires, des chars et des canons pour amener des masques, des respirateurs que la Grande Nation est capable de produire et de proposer aux autres s'il le demandent. Et bien la France encore doit faire une proposition solennelle à l'univers entier. Ces chercheurs sont aujourd'hui tous attelés à rechercher le vaccin qui peut-être nous libérera et les traitements qui vont soulager l'humanité de cette épreuve.

Alors, il faut dire que nous français, nous sommes partisans du fait et en particulier si ce sont les nôtres qui trouvent les premiers. Ce vaccin sera universel, il sera gratuit, il sera distribué à l'humanité entière sans qu'un seul euro de profit en soit tiré. La France doit assumer sa vocation universaliste présente sur les cinq continents. Elle leur tend la main et elle doit dire "Tous êtres humains, nous sommes semblables. Entra aidons-nous." Et ce vaccin, le premier qui le trouve est le héros de l'humanité et il le mettra à la disposition de tout le monde.

J'achève parce que le moment en est venu et je vais donner pour conclure la parole à quelqu'un qui m'a rempli d'admiration comme tous mes camarades. Je veux parler d'une députée du groupe La France insoumise qui a décidé puisque nous étions confinés de revenir à son travail d'aide soignante et qui pendant tout ce temps a été chaque nuit présente auprès des autres dans les équipes sur le terrain. Nous voulons te dire Caroline Fiat notre amour et notre fierté de t'avoir vu aller et prendre en main ton destin comme tu l'as fait dans le passé lorsque tu as accepté d'être notre candidate.

Je sais que tu n'aimes pas les compliments, mais je veux te les faire parce que c'est ton comportement qui nous rassure définitivement avec ceux qui nous entoure. Je vois avant tout le monde ton visage sur l'écran qui est en face de moi. Je vois tes trait tiré. Je sais que tu as enregistré ce que tu vas nous dire après une longue nuit de travail. En te saluant et en me préparant à aller applaudir avec tout le monde, et bien je veux saluer tous ceux qui sont au travail actuellement. quel que soit leur métier pour le bien des autres. Chè Caroline, de tout cœur merci mais surtout merci pour une chose.

Non pas tant ce que tu as fait toi-même mais pour l'exemple que tu donnes non seulement à nous mais à nos enfants. Jeunes gens, voyez que l'avenir sera meilleur si vous vous emmêlez. Et vous autres tous, occupez-vous de vos affaires. Ne vous laissez pas être dépossédé du bien commun et des affaires communes par des gens qui prétendent parler à votre place et tout savoir et qui en définitive ont montré qu'ils ne savent rien et sont à peu près incapables de réagir à une catastrophe dans des conditions qui soient à la hauteur des moyens de l'intelligence et de la culture de notre peuple.

Je donne la parole à Caroline Fiat, puis vous entendrez une chanson que doré avant peut-être beaucoup d'entre eux vous connaissent et qui sera la conclusion de ce meeting. Je remercie les équipes qui l'ont fait. Caroline, tu as la parole maintenant. Bonjour à toutes et à tous. Je suis Caroline Fiat, députée la France insoumise. Je suis ravie de vous retrouver pendant ce meeting virtuel. La vie confinée fait qu'il faut trouver de nouvelles solutions pour se retrouver tous ensemble réunis et quoi de mieux qu'un meeting virtuel. Donc à votre grand étonnement, je vais vous parler de la santé.

Depuis 3 ans, le groupe parlementaire La France insoumise euh se bat dans l'hémicycle euh pour essayer de faire entendre raison euh au gouvernement pour euh euh faire entendre les besoins humains et matériels pour les établissements de santé. Nous avons fait énormément de d'amendements propositionnels sur différents projets de loi et évidemment sur tous les PLFSS, projet loi de financement et de la sécurité sociale. J'ai rendu en mars 2018 un rapport sur les épades qui était un rapport à Cablanc coécrit avec une députée de la majorité Monique Ibora salué par toute la profession mais ce rapport n'a pas été suivi des faits. On envoie hélas le résultat aujourd'hui.

Je peux déjà vous annoncer que dans le cadre de la commission des affaires sociales, j'ai été de nouveau nommé corpporteur avec de nouveau Monique Bora pour le médicocial. Donc tout ce qui est pas d'établissement médicaux sociaux pour tout ce qui est gestion de crise pendant cette crise sanitaire du Covid. Et vous pouvez évidemment compter sur moi pour faire remonter toutes les défaillances qu'il aura pu y avoir et essayer de trouver qui sont euh les fautifs et les responsables s'il y en a et trouver une solution pour qu'en tout cas plus jamais ça ne puisse se reproduire dans notre pays.

Nous serons évidemment comme depuis 3 ans présents et peut-être plus encore cette année, même si ça paraît compliqué d'être en plus présent lors d'un projet de loi de financement de la sécurité sociale parce que nous sommes bien présents euh pour essayer de faire enfin passer nos amendements pour faire augmenter l'ondame, pour faire valoriser les salaires des personnels hospitaliers, de tous les personnels des établissements euh de santé de des établissements médicaux-sociaux, euh tous les tous les personnels qui apporte du soin ou qui accompagne les personnes.

Nous serons très attentifs à ce que cette politique néolibérale qui est mise en place depuis deux décennies qui nous a conduit à à où l'on est aujourd'hui ne soit plus jamais mise en place que qu'elle soit rayée réellement de de toute idée de du moindre gouvernement et qu'on puisse enfin avancer. On ne fait pas d'économie sur la santé et la santé ne doit pas devenir un curseur d'économie. Et comme on l'avait dit dans l'hémicycle, on soigne l'humain, on ne soigne pas la finance. Donc tout ceci, j'espère que enfin ils voudront ils voudront bien l'entendre, pardon.

Et enfin, le groupe La France insoumise sera force de proposition, je vous l'ai dit, et euh on fera tout pour que enfin dans notre pays euh les personnels et les moyens humains et matériels pour traiter dignement leurs patients ou leurs résidents. Qu'on n plus jamais à entendre, qu'on n pas de masque, qu'on a pas de gant, qu'on a pas de surblouse, qu'on n pas ceci, qu'on n pas cela. qu'on va peut-être manquer de médicaments, ce n'est pas possible. Pas dans notre pays, pas dans la 6e puissance économique mondiale. Donc voilà, beaucoup de travail euh devant nous, mais vous connaissez nos forces de conviction, on lâchera rien pour qu'enfin viennent les jours heureux dans la santé.

Et pour terminer, un petit mot, je sais que le confinement, c'est difficile. Je sais que le soleil a pointé le bout de son nez, qu'on aimerait bien être dehors, qu'on aimerait bien avoir ses proches, qu'on aimerait bien voir du monde, mais non, c'est trop dangereux. Donc s'il vous plaît, euh restez chez vous, sauf déplacement indispensable. Restez chez vous. en restant chez vous, vous sauvez des vies. Donc euh je compte sur vous et euh je sais que euh vous serez très attentif euh à ce mot d'ordre qui n'est pas un mot d'ordre pour faire joli, c'est vraiment pour votre santé, pour la santé de vos proches et pour la santé de toutes et tous. Bonne soirée à tout le monde et à bientôt. Au revoir.

Merci Caroline. Merci à vous tous qui avez été là. Nous avons été 20000 sur les quatre réseaux sociaux où ce meeting était diffusé. Je vous attends samedi pour la manif, ça c'est pas très compliqué. Venez voir comment on fait. On met un message sur Facebook, on en met un sur Twitter pour ceux qui s'y trouvent. Et de cette façon, pendant quelques instants, quelques heures, le samedi, on montre la puissance du nombre et la volonté implacable de toujours être présent sur la scène des affaires publiques parce qu'en définitive, ce sont nos affaires. On va terminer avec une chanson, c'est celle de la compagnie Jolie Mom. J'espère qu'elle vous plaira.

Ce pourrait être un hyne de cette période étrange, cette période du coronavirus. Et là encore, je vais vous faire une petite citation de Camu et de la peste. Il dit "La peste avait tout recouvert comme le coronavirus sur tous les écrans de télévision. Il n'y avait plus de destin individuel mais une histoire collective qui était la peste et les sentiments partagés par tous. Allez, courage ! Courage ! Toute la France se met aux fenêtres pour vous applaudir, vous remercier et vous soutenir [musique] à tous. Merci. Merci. Merci.

1:13:15
Non speech

[musique]

1:13:21
Jean-Luc Mélenchon

On est là. On est là aux fenêtres et au balcon. Nous, on est là. [musique] On applaudit les soignants mais pas le gouvernement. L'union sacré qu'il nous vend, on nen veut pas. On est là, on est là confiner et réféblie pas qu'ils ont tout privatisé, tout vendu au financé. Ça ne se passera plus comme ça car on est là, on est là, on est là. Confiner, on n'oublie pas les hôpitaux [musique] saturés et la santé dégradée. Les moyens pour nous soigner, on les a pas.

1:14:06
Non speech

[musique]

1:14:12
Jean-Luc Mélenchon

On est là, [musique] on est là. Confiner on n'oublie pas les milliards aux entreprises ça prouve quoi qu'ils en disent que de [musique] l'argent il y en a plus ces gens-là on est là on est là confiné et révolté on n'oublie pas tout ce qui vaut au charbon sasse dans les wagons et boss sans protection on n'oublie pas on est là on est là confiler révolter on n'oublie pas Les migrants, les sansabri, tous les enfants qui s'ennuient, les papis [musique] et les mamies, on nous pas.

1:14:55
Non speech

[musique]

1:15:03
Jean-Luc Mélenchon

On est là, on est là. Profiler et révie pas pour l'honneur des travailleurs et pour un [musique] monde meilleur tous unis ça changera car on est là. [musique]

1:15:24
Non speech

[musique]