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Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 20 juillet 2026 5 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprises

Discours d'Hélène Laporte (20/07/2026)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « En 20 ans de gestion LR socialiste et macroniste, la France est passée du deuxième au sixième rang des exportateurs agricoles mondiaux »
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    « Notre excédent commercial agroalimentaire s'est littéralement effondré »
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    « Rien que sur les dix dernières années, 100 000 exploitations ont disparu »
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    « L'entrée en vigueur de l'accord UE Mercosur a porté la question de la concurrence déloyale à un niveau d'urgence inédit »
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    « près de trois quarts de nos exploitations peinent déjà à assurer un revenu à leurs exploitants »
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    « la possibilité de dérogation encadrée pour l'utilisation de l'acétamipride et du flux pyradifuron dans quatre filières dépourvues de solutions alternatives »
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    « l'objectif de doubler nos capacités de stockage d'eau d'ici 2035 »
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    « la possibilité pour les éleveurs de mieux protéger leurs troupeaux contre la prédation du loup »
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    « l'interdiction faite au gouvernement de surtransposer une nouvelle fois le droit européen dans la réforme applicable aux élevages »

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Hélène Laporte

Ce projet de loi intervient dans un contexte de souffrance profonde de l'agriculture française. En 20 ans de gestion LR socialiste et macroniste, la France est passé du 2e au 6e rang des exportateurs agricoles mondiaux et notre excédent commercial agroalimentaire s'est littéralement effondré. Rien que sur les 10 dernières années, 100000 exploitations ont disparu. À cette prise économique s'ajoute désormais des allats climatiques toujours plus violents auquels notre pays, contrairement à certains nos voisins comme l'Espagne, ne s'est pas préparé. L'entrée en vig en vigueur de l'accord Merco portait la question de la concurrence déloyale à un niveau d'urgence inédit.

Nos producteurs paient aujourd'hui le prix de décennies de renoncement et de gouvernements qui n'ont eu de cesse de leur promettre protection sans jamais la leur garantir. À cela s'ajoute désormais la perspective d'une baisse drastique de la politique agricole commune alors que près de 3/4 de nos exploitations peinent déjà assurer un revenu à leur exploitants. Cette réduction constituerait le coût de grâce pour nombreux d'entre elles. Elle démontre surtout une fois encore que l'Union européenne ne protège pas nos agriculteurs et que la voix de la France par votre voix pourtant deuxè contributeur net ne pèse plus rien au sein des instances bruxelloises.

Mise en concurrence avec le monde entier, soumise à des protections toujours plus réduites alors que d'autres pays soutiennent massivement leur agriculture, nos exploitations suffoquent sous un fardeau normatif qu'aucune nation raisonnable ne s'imposerait à elle-même et pourtant vous l'avez fait. Pour nous députés du Rassemblement national, notre ligne a toujours été claire. Ce texte ne devait en être en aucun cas se résumer à votre opération de communication gouvernementale. Nos agriculteurs traversent des et attendent des réponses concrètes et immédiates à la crise historique qu'il traversent.

À l'Assemblée nationale comme en commission mixte parit terre, nous n'avons poursuivi qu'un seul objectif, intégrer à ce texte le plus grand nombre possible de dispositions utile et renforcer celle qui figuraient déjà dans sa version initiale. Notre ambition reposa sur quatre priorités : protéger nos agriculteurs contre la concurrence des loyales en empêchant l'importation de denrées produites dans des conditions que nous interdissions sur notre territoire. alléger les contraintes en supprimant les surtranspositions qui condamnent nos filières face à leur concurrence européenne.

Fixer un cap clair pour moderniser nos exploitations et adapter notre agriculture au changement climatique, notamment sur le stockage de l'eau où notre retard est considérable et aussi garantir enfin un revenu digne à nos agriculteurs en empêchant que leur production soit achetée à un prix inférieur à leur coût de revient. Les débats sur ce troisème grand texte agricole du Quinquena auront une fois de plus montré que nous sommes malheureusement les seuls dans cet hémicycle. à défendre avec constance les intérêts de nos agriculteurs sur l'ensemble de ces sujets.

Pourtant, grâce au députés du Rassemblement national, ce texte a été enrichi d'avancé majeur que nous sommes parvenus à préserver en commission mixte paritaire. Il comporte désormais la possibilité de dérogation encadrée pour l'utilisation de l'acétamyride et du flupiradifuron dans quatre filières dépourvues de solutions alternatives. Des dérogations accordées directement par l'an comme le proposaient les socialistes en 2025. Pourtant aujourd'hui vend debout contre ce dispositif, mais on n'est pas une contradiction près avec les socialistes, mais également l'inscription dans la loi de l'objectif de doubler nos capacités de stockage d'eau d'ici 2035.

Une représentation plus juste des professions agricoles dans les instances de gestion de la ressource en eau. La possibilité pour les éleveurs de mieux protéger leurs troupeaux contre la prédation du loup. L'interdiction faite au gouvernement de surtransposer une nouvelle fois le droit européen dans la réforme applicable aux élevages. L'extension également à l'ensemble des filière de l'expérimentation du tunnel de prix avec la reconnaissance des indicateurs de coût de production comme référence minimale. Ce texte n'est pas parfait. Il ne va pas aussi loin que nous l'aurions souhaité, mais il représente une avancée pour notre agriculture et notre souveraineté alimentaire.

et en l'état, nous le soutenons. Nous prenons acte de la décision du gouvernement de ne pas remettre en cause les avancées obtenues en commission mixte paritaire, en particulatives au phyosanitaires. Il aurait été injustifiable de votre part d'accepter un recul dicté par une pression politique et médiatique entretenue par la gauche et l'extrême gauche sur la base d'accusations mensongères et endossées à des fins électoralistes par des représentants du bloc central qui sont déjà en campagne. Vous resterons d'une fermeté absolue pour défendre jusqu'au vote définitif l'équipe du texte votant en commission mixte paritaire.

L'agriculture a besoin de cette souveraineté alimentaire et cela ne se négocie pas. Elle se défend pied à pied comme nous le faisons depuis le départ. Demain, lorsque les rê français auront porté Marine Le Pen au pouvoir, nous mènerons enfin la politique de renouveau de notre agriculture nationale, celle qu'aucun autre gouvernement n'a jamais eu le courage de conduire.

Une politique qui sera fondée sur une protection intégrale contre la concurrence des loyales, l'application universelle du principe pas d'interdiction sans solution, des prix rémunérateurs pour toutes les filières, la valorisation systématique des produits français dans la restauration collective et un véritablement plan de développement du stockage de l'eau. Pour toutes ces avancées, nous sommes bien conscients que nous devrons entamer des négociations à Bruxelles qui n'ont jamais eu lieu. Donc pour nous, c'est vivement 2027. Et pour nos agriculteurs, je vous remercie.

4:58
Non speech

[applaudissements]

4:59
Hélène Laporte

Merci madame la présidente.