Une adhésion de la Turquie à l’Europe n'est ni possible ni souhaitable
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Le gouvernement français soutient-il l'initiative de la chancelière Merkel sur l'adhésion de la Turquie à l'UE ?
- 2:00FerméeRéponse partielle
Madame Merkel parlait-elle au nom de l'Union européenne ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Clarifiez la position de la France sur l'adhésion turque.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30François FillonFait
« depuis 2005 grâce notamment à l'initiative du président Chirac un référendum est nécessaire pour valider toute adhésion nouvelle à l'Union européenne en France »
- 2:30François FillonFait
« la Turquie est un grand pays c'est un pays avec lequel l'Europe doit compter »
- 3:00François FillonFait
« je considère qu'il est dangereux de laisser ce marchandage se perpétuer »
- 4:30Manuel VallsChiffre
« 14 chapitres sur 35 ont été ouverts un a été fermé 11 de ces chapitres ont été ouverts mais ce n'était pas votre question »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la parole est à Monsieur François Fillon pour le groupe les [Applaudissements] [Musique] républicains monsieur le dimanche dernier la chancelière allemande à l'occasion d'un déplacement à Istanbul a proposé au Président Erdogan d'accélérer le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne en échange d'une meilleure coopération sur la question des réfugiés syriens monsieur le Premier ministre le gouvernement français soutient-il cette initiative est-ce que Madame Merkel parlait au nom de l'Union européenne et si ça n'est pas le cas est-ce que le gouvernement français a demandé des explication à la chancelière allemande Madame Merkel en effet ne peut pas après avoir grand ouvert les portes de l'Allemagne et donc d'une certaine manière de l'Europe au réfugiés sans la moindre concertation avec ses partenaires tenter de rattraper cette erreur en proposant un marchandage sur une adhésion de la Turquie à l'Union européenne qui n'est ni possible ni [Applaudissements] souhaitable depuis depuis 2005 grâce notamment à l'initiative du président Chirac un référendum est nécessaire pour valider toute adhésion nouvelle à l'Union européenne en France et donc chacun sait que le moment venu la France opposera son véau à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans ces conditions je considère qu'il est dangereux de laisser ce marchandage se perpétuer la Turquie est un grand pays c'est un pays avec lequel l'Europe doit compter mais je pense que ça n'est pas rendre service à la Turquie ni à l'Europe d'ailleurs que de lui mentir sur son avenir monsieur le Premier ministre c'est une question essentielle c'est une question qui concerne l'avenir du continent européen et la civilisation européenne je vous demande devant l'Assemblée nationale de clarifier la position de la France merci Monsieur Fillon la parole est à Monsieur le Premier Ministre Monsieur Manuel [Applaudissements] Vals monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Monsieur François Fillon la Turquie [Musique] la [Musique] Turquie mes chers collègues mes chers collègues la Turquie monsieur le Premier ministre je débat suffisamment avec François Fillon et de manière courtoise pour vous me permettiez de lui répondre c'est une question lourde c'est une question lourde [Musique] mes chers [Musique] collègues mes chers collègues nous écoutons monsieur le Premier ministre c'est une question lourde et je vais y répondre précisément la Turquie vous l'avez dit est un grand pays c'est un partenaire stratégique France et de l'Union européenne allié au sein de l'Alliance atlantique de l'OTAN depuis 1952 et engagé dans un processus de rapprochement depuis plusieurs années vous le savez avec l'Union européenne et qui se trouve au cœur d'enjeux stratégiqu majeurs notamment face au conflit syrien elle est soumise à d'importantes pressions pression du flux des réfugiés elle accueille aujourd'hui sur son territoire plus de 2,2 million de personnes pression du terrorisme comme le drame d'Ankara l'a rappelé il y a quelques jours et il faut que la Turquie clarifie par ailleurs ses objectifs par rapport à ce qui se passe en Syrie le contexte politique en Turquie est sensible à l'approche des élections législatives du 1er novembre et nous ne méconnaissons pas ni vous ni moi personne ici le contexte et les débat qui on cours au sein de la société turque notre intérêt commun et je vous réponds est de poursuivre le dialogue engagé depuis plusieurs années maintenant et de la soutenir dans l'effort qu'elle fournit actuellement pour l'accueil des réfugiés syriens car si nous ne soutenons pas la Turquie et d'autres pays que je ne veux pas oublier le Liban et la Jordanie nous savons que la crise des réfugiés que nous connaissons en Europe sera encore plus dramatique et plus grave c'est pourquoi le Conseil européen du 15 octobre a décidé la mise en place d'un plan d'action entre l'Union européenne et la Turquie afin de renforcer notre coopération pourquoi pour garantir des conditions de vie et humaine aux réfugiés qui sont accueillis sur le sol turc et de lutter contre les réseaux de passeur et de renforcer le contrôle de nos frontières extérieures en parallèle je réponds l'Union européenne apporte et apportera également un soutien financier accru à la Turquie avec à la fois de l'aide humanitaire et des fonds qui permettront d'appuyer l'hébergement l'insertion professionnelle et la formation des réfugiés et cette aide pour la Turquie je le répète elle est nécessaire également pour le Liban et pour la Jordanie la Turquie vous avez dit et je le répète est un grand pays et nous le savons quand il faut chercher une solution pour la Syrie nous avons besoin vous le rappelez souvent de discuter avec toutes les grandes puissances et notamment avec les pays voisins de la Syrie don la Turquie engagement de l'Europe est indispensable et il ne modifie pas cependant notre position vis-à-vis de la Turquie pour avancer sur la libéralisation des visas ou sur le processus de négociation d'adhésion en tant que pays candidat car c'est un pays candidat la Turquie est engagée dans une négociation selon des règles qu'elle a elle-même accepter et nous souhaitons que ces négociations avancent dans les domaines sur lesquels la Turquie est prête comme vous le savez depuis 2005 14 chapitres sur 35 ont été ouverts un a été fermé 11 de ces chapitres ont été ouverts mais ce n'était pas votre question sous la présidence de Nicolas Sarkozi quand vous étiez Premier ministre un seul l'a été depuis l'arrivée de François Hollande à la présidence de la République et comme l'a rappelé le chef de l'État l'issue de ces négociations est ouverte la question de l'adhésion turque reste une perspective de long terme qui devra le moment venu être approuvé par le peuple français donc il ne peut y avoir aucun marchandage aucun chantage mais la nécessité d'une aide à la Turquie enfin et je vous réponds aussi très directement monsieur Fillon Monsieur le Premier Ministre l'Allemagne est soumis à un défi considérable c'est en grande partie mais pas seulement c'est en grande partie son choix la France est solidaire de l'Allemagne dans Cees moments nous n'avons pas la même approche nous n'avons pas la même réponse nous ne connaissons pas par ailleurs les mêmes circonstances d'afflux des réfugiés mais ici dans cette assemblée et parce que c'est une constante de la politique française j'affirme que pour avancer en Europe et y compris pour apporter une réponse au problème que vous avez soulevé par rapport au défi des réfugiés mais bien sûr par rapport à d'autres défis que connaî l'Europe la solidarité et le lien avec l'Allemagne sont indispensables et je ne participerai pas moi alors que Madame Merkel appartient à la même formation politique que vous au niveau européen le PPE je ne participerai pas ici pour d'autres raison qui peut-être dépasse ce qui se passe dans cet hémicycle à une mise en cause de l'Allemagne c'est une constance et c'est un élément important j'ai rappelé quelle était la position de la France par rapport à la Turquie par rapport à son adhésion par rapport à la constance mais ce lien et cette solidarité avec l'Allemagne nous la revendiquons c'est une constance nous en changeons pas au gré les campagnes électorales