JUAN BRANCO: « Nous allons faire un coup d'État légal »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Vous êtes pour la sortie de l'Union européenne. Moi, je pense qu'il faut rendre la parole au français, qu'il faut se préparer à une sortie l'Union européenne qui est inefficace, bureaucratique et qui propose une idéologie qui ne correspond plus à celle qui est celle de la majorité française. »
- 1:52Fait
« l'Europe est née avec le charbon et l'acier. 50 ans plus tard, on a ni charbon ni acier. Donc, il faudrait peut-être s'interroger sur l'efficacité de ce c'est évidemment une boutage, mais c'est le pélican. Ces ailes de géant l'empêche de marcher en plus. »
- 4:46Fait
« Les plans les derniers plans qui ont été pensés pour la sortie de l'euro date de 2013. C'est le dernier moment où les où les économistes s sont penchés, c'était après la crise grecque enfin en pleine crise grecque de la dette. »
- 5:22Chiffre
« on avait encore 17 18 % d'industrie dans le PIB. Aujourd'hui, on en est à 11 12. Vous vous imaginez en 10ant la violence de de la et donc plus ça baisse, plus c'est difficile de sortir parce qu'en réalité là, on vit voilà et on dépense de l'argent qu'on a pu donc pour acheter à l'étranger ce qu'on produit plus. »
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« le franc n'a jamais rien valu. Il faut arrêter avec ça. C'est-à-dire qu'on a une puissance économique réelle. »
- 7:12Chiffre
« Il y a 300 taxes, on les a on a vraiment fait la liste de chacune. 300 taxes qui peuvent être supprimées parce que soit elle coûte plus cher tax taxe et impôt soit coûte plus cher à collecter euh que ce qu'ils apportent effectivement. »
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« La révolution, il y a deux moyens de l'avoir en France. Soit par un mouvement comme les gilets jaunes qui avait 80 % d'approbation quand même de la population euh soit par le coup d'état institutionnel que propose la présidence de la répub élection et soit un coup d'état violent, vous en avez parlé dans un anné, j'ai proposé le coup d'état violent mais votre candidature c'est un coup d'état légal. »
- 19:00Fait
« Cet homme a longtemps été toujours même considéré comme le premier sérial killer du monde entier. On l'a accusé d'avoir turé, torturé une centaine d'enfants. 140 Ouais. 140 exactement. Pourtant, aucune preuve n'a été retrouvée. Aucun cadavre n'a jamais été retrouvé autour de son château où tout était censé se passer, même 5 siècles après. »
- 20:22Fait
« j'ai trouvé quelque chose de fascinant. En lisant des procès de sorcière au 17e siècle, j'ai retrouvé mots pour mot des questions qui avaient été posées à Gill de siècle avant et des réponses qui étaient les mêmes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Vous êtes pour la sortie de l'Union européenne. Moi, je pense qu'il faut rendre la parole au français, qu'il faut se préparer à une sortie l'Union européenne qui est inefficace, bureaucratique et qui propose une idéologie qui ne correspond plus à celle qui est celle de la majorité française.
Les aristocrates à la lanterne. Ça ira, ça ira, ça ira les aristocrates, on les prendra. 300 ans qui dit piaf sur Sud Radio pour parler du projet présidentiel de l'avocat Juan Branco, André Berkov qui effectivement va être candidat en 2017. André 27 27 il aurait pu on aurait dû on aurait dû ou d'ailleurs 2027 oui effectivement Ran Branco. Alors moi j'étais trisonné Ran Branco. C'est les livres sur Macron c'est des polémiques énormes. C'est son exclusion de l'ordre des avocats mais il va le réintégrer. C'est le la défense de Rouian Assange. Je dis Rouian tu vois je suis resté dans le rou là. Juliene, c'est la défense d'un certain nombre de
gens dont l'opposant sénégalais Sonco Ousman Sonko et c'est l'avocat de toutes les causes. Alors certains lui disent "Mais non, ça sulfureux, c'est pas possible, il est trop borderline et compagnie." Les autres disent "Non, mais c'est bien qu'il y ait des gens." Et je dirais moi une chose très important, on ne peut pas parler de liberté si on invisibilise des gens qui ne sont pas d'accord avec vous. suis un enfant de l'Europe. Je suis né en Espagne d'un père portugais élevé en France. Donc il s'agit pas d'être contre l'Europe. Mais quand on a une un monstre bureaucratique qui en fait n'arrive plus à résoudre les problématiques françaises et et l'autre élément c'est on ne peut pas être dans une négation d'identité des peuples. Vous voyez cette idée que
la nation n'existerait pas, qu'il n'y aurait pas des différences culturelles, qui aurait un grand ensemble homogène dont la seule caractéristique commune ce serait quoi ? Le marché. C'est le fait qu'en gros une sorte de d'asservissement capitaliste à des puissances étrangères aux États-Unis non, il faut romper l'Europe du marché jusqu'ici. Voilà, c'est ça. C'est comme disait Jean-Luc Godard, un très grand réalisateur, il disait oui, l'Europe est née avec le charbon et l'acier. 50 ans plus tard, on a ni charbon ni acier. Donc, il faudrait peut-être s'interroger sur l'efficacité de ce c'est évidemment une boutage, mais c'est le pélican. Ces ailes de géant l'empêche de marcher en plus. Et puis après, elle finit par dévorer ses enfants. Si on suceit, qu'est-ce qui fait euh Ran Branco quand
même que voulez vous présenter ? C'estàd que bon, on peut dire "OK, vous avez des gens qui vous suivent, vous avez beaucoup de gens qui vous suivent et cetera." Enfin, vous connaissez, il y a il y a aujourd'hui aujourd'hui on est encore un an et demi de 2000 de de mai 2027, un peu plus et il y a déjà 35 candidatures et il faut vous savez très très bien le chemin du parcours du combattant qu'il y a à faire. Qu'est-ce qui fait que vous dites "Bon, moi je vais y aller." Pourquoi ? a commencé le chemin il y a un an quand il y en avait qu'une. D'ailleurs, une journaliste du monde était venue me voir euh pour faire un papier sur la sur notre candidature qui a évidemment été censuré par par la direction de la rédaction. Elle m'avait dit et je lui avais demandé "Mais
pourquoi vous venez de nous voir ?" Parce que on avait eu un impact immense sur les réseaux sociaux mais dans l'espace institutionnel on cherchait pas forcément une attention à ce moment-là. Elle me dit "Parce que vous êtes le seul avec Édouard Philippe à vous être candidate." Moi, j'étais même pas au courant qu'Edouard Philippe l'avait annoncé à ce moment-là. c'est dire. Et donc entre-temps, il y a une sorte d'effet boule de neige parce que ils sont un peu plus lents que nous mais ils se sont quand même rendus compte que en réalité il y avait un espace d'effondrement potentiel et qu'il fallait quelque part proposer des solutions. Nous on a créé une plateforme collaborative. Ce programme, ce projet dont vous parlez en est issu 25000 personnes y ont contribué
et ont apporté parce que vous voyez maintenant aujourd'hui ça fait combien de temps que vous l'avez lancé combit en fait il y a une maturation de ce travail. On lance aujourd'hui le site qui s'appelle ruche au pluriel.org org qui permet de s'inscrire vo gens veulent voir le projet le lire c'est ça s'inscrire participer contribuer participer aux ruches locales dans chaque département donc on a aujourd'hui 70 ruches départementales voyez Dominique de Villepin arrive là il dit j'ai 50000 adhérents c'est des gens qui sont inscrits une newsletter nous on a tout de suite offert un rôle aux gens c'estàd on leur a permis de contribuer de participer de s'impliquer surtout de nous dire sur l'agriculture sur l'éducation en tant que professeur en tant qu'agriculteur dans un GC ou tout
seul sur un quelles étaient les problématiques auquel ils étaient confrontés de faire des propositions et et d'affiner on pose trois question aux gens qui viennent à chaque fois. Qu'est-ce que vous auriez rêvé de faire dans la société ? Premier point, qu'est-ce qui vous en a empêché, qu'est-ce qui vous en a empêché et qu'est-ce qu'il faudrait changer pour que cela soit possible si ce n'est pour vous pour ceux qui qui vous suivront et et comment on accorde ça ensuite avec bah le fait que on peut pas satisfaire les désirs de tout le monde et en fait ça amène chacun à part on part d'une démarche contestataire. C'est ce que vous vous auriez presque pu me reprocher au début de cette cet entretien de dire oui tout va mal. Oui, en effet, tout le monde dit que tout va mal parce que en
effet tout va mal. Donc on on a on a on accroche les gens qui viennent en s'en plaignant et après on leur dit "Bon d'accord, mais comment est-ce qu'on accouple ça avec les contraintes bah d'un pays qui a tant de ressources, qui a telle par exemple sur la sortie de l'euro qui est un point très je réfléchis avec des économistes un peu alternatifs, je pense qu'il faut vraiment l'envisager sérieusement pour Mais vous comment vous l'envisagez ? parce que c'est très complexe quand même cette mesure. Les plans les derniers plans qui ont été pensés pour la sortie de l'euro date de 2013. C'est le dernier moment où les où les économistes s sont penchés, c'était après la crise grecque enfin en pleine crise grecque de la dette. Donc on avait vraiment réfléchi au cas où tout ça
s'effondrait et en réalité à l'époque on avait encore 17 18 % d'industrie dans le PIB. Aujourd'hui, on en est à 11 12. Vous vous imaginez en 10ant la violence de de la et donc plus ça baisse, plus c'est difficile de sortir parce qu'en réalité là, on vit voilà et on dépense de l'argent qu'on a pu donc pour acheter à l'étranger ce qu'on produit plus. Donc à chaque fois l'effort et donc la dévaluation qu'il va falloir mettre qui était peut-être de 20 30 % maintenant c'est 45 40 50 %. Est-ce que c'est possible et supportable et quelle mesure on prendrait pour que les Français se retrouvent pas tout d'un coup sans habits ou sans capacité à se chauffer ainsi de suite ? parce que c'est ça la question de la politique monétaire. On se plaint beaucoup d'un système qui est en train de s'éfriter.
Mais parce que justement les gens vous disent "Oui, après le franc, mais le franc il va valoir rien du tout et on va on va faire comment Oui, sauf que le franc n'a jamais rien valu. Il faut arrêter avec ça. C'est-à-dire qu'on a une puissance économique réelle. Et la la question c'est comment est-ce qu'on s'assure qu'on vit aussi au niveau de cette puissance et comment on fait que toutes les zones qui ont été dévastées par la désindustrialisation, que ce soit la paire du textile qui maintenant est fabriquée par des esclaves au Bangladesh, on va devoir rapatrier ça. Ça va coûter un peu plus cher mais on va voir plus d'emplois. Donc mais c'est des paris c'est extraordinairement compliqué comme paramètre. On n'est pas en train de vous dire que c'est une solution
miracle et il va falloir que on organise un débat autour de ces questions dans les 6 mois de mon élection pour s'assurer que si euh on prend cette décision, on le fait en conscience tous. C'estàd qu'on va perdre des privilèges qu'on avait. Fran Branco, il y a il y a l'économie, il y a l'euro. Évidemment, on va pas résoudre ça là. Et puis effectivement que vous dites il y a un an et demi, mais quel est l'autre l'autre pôle le plus important pour vous ? Moi je pense que c'est il faut une simplification bureaucratique et impositive. Il y a 300 taxes, on les a on a vraiment fait la liste de chacune. 300 taxes qui peuvent être supprimées parce que soit elle coûte plus cher tax taxe et impôt soit coûte plus cher à collecter euh que ce qu'ils apportent effectivement, soit de toute façon ça
crée une lourdeur bureaucratique. Et là on voit avec les débats budgétaires et c'est le concours lespines. C'estàd qu'ils en rajoutent pas forcément pour alourdir la facture d'ensemble mais ça crée une complexité pour que n'importe quelle personne solution afuera on sort c'est pas pas tant sur moi je pense qu'il faut réduire la part de de de la lourdeur bureaucratique et administrative et la part de la taxation et de l'impositif générale à pour tout le monde à commencer par les classes moyennes mais après du coup il faut savoir ce qu'on retire. On va pas prétendre que il y a une solution miracle où on perd on gagne tout et et on ne perd rien. Donc nous on propose là c'est en fait on en est à la 8e version de ce projet. C'est vous dire c'est itératif. On on agglomère les
propositions, on renvoie corriger au fur et à mesure bien sûr et on a des docteurs, des doctorants en économie de polytechnique, de je sais pas quoi qui nous aident et qui disent bah là cette proposition qui fait l'unanimité parmi les 25000 abeilles, bah ça va créer telle telle dépense. Donc telle dépense faut l'ajouter au budget. Il faut voir après qu'est-ce qu'on retire et on équilibre au fur et à mesure de cette façon. Mais ce qui est certain qu'il faut alléger, il faut alléger à la fois parce que c'est aussi presque une question spirituel quand on est salarié. Ce qui c'est vrai une majorité de la population active aujourd'hui, on se rend pas forcément compte mais la violence et la lourdeur qu'il y a à gérer, créer des ressources dans ce pays, c'est quelque
chose qui est assez difficile à l'énorme, la bureaucratie et cetera. Mais alors justement, on va en parler, on va continuer d'en parler mais les ruches et les abeilles, c'est pour le miel. Comment alors le miel ça doit attirer parce que le miel c'est très bon aimer aussi bien sûr il faut poléniser aussi et puis voilà il faut poléniser vaste programme. Juste une chose au fond comment ramener parce que ça fait partie complètement des choses ramener une partie du peuple je dis pas que tout le monde mais enfin une grosse partie du peuple ne croit plus en politique vous savez très bien c'estd qu'ils ont une méfiance totale qui peut se justifier d'ailleurs droite et gauche confondu avec ce qu'ils ont entendu pendant 40 ans. Hein, c'est pas Macron là, enfin c'est bien avant Macron, y compris
Macron. Et là, ils se disent "Mais c'est fini nous le pourquoi on va s'intéresser à X, Y ou Z Mais là ils ont raison et nous on leur appelle pas à croire ni à forceori à se soumettre, on les appelle à participer, c'est-à-dire on les appelle à en faire leur projet eux-mêmes. Vous savez jusqu'ici la seule démocratie participative entre guillemets qu'on proposait aux Français c'était on va te laisser le choix de la personne qui va te diriger y compris lors des primaires citoyennes. Tout ça là ça a rien à voir. vraiment une base programmatique qu'on construit ensemble et qu'ensuite on va faire porter par en l'occurrence par moi parce que je suis celui qui a le plus accès à l'espace institutionnel médiatique et mais peu à peu avec des porte-paroles régionaux qui vont et
surtout par thème enfin vous voyez qui vont commencer à incarner qui sont des gens qui ont créé des entreprises. Notre secrétariat général, c'est un mélange de gens qui ont une qui on qui on mais qui ont tous une expérience de vie à un moment quelque chose de différent qui leur ont fait penser "OK, on veut la révolution." La révolution, il y a deux moyens de l'avoir en France. Soit par un mouvement comme les gilets jaunes qui avait 80 % d'approbation quand même de la population euh soit par le coup d'état institutionnel que propose la présidence de la répub élection et soit un coup d'état violent, vous en avez parlé dans un anné, j'ai proposé le coup d'état violent mais votre candidature c'est un coup d'état légal. C'est exactement ça cette candidature.
Vous voyez ça ça a été fait par un des un c'est fabriqué de façon autonome par des membres qui à un moment donné s'organisent par eux-même parce que ça aussi on voit beaucoup de gens arriver c'est la logique républicaine actuelle et ils arrivent comme des clients. C'est-à-dire ils arrivent comme des personnes qui veulent qu'on leur offre un service et on leur dit mais pas du tout. Non non il va falloir qu'on construise ensemble. Moi je suis pas votre votre sauveur. On va construire ensemble cette force là et on va voir où elle nous mène. Et puis après la question de l'incarnation. Est-ce que c'est moi ? Peut-être que ça sera moi. Peut-être que vous parlez au futur président de la République. Mais mais l'important c'est qu'on est l'important c'est qu'on va être obligé de faire une
petite pause. On va continuer de parler de votre projet politique pour la présidentielle 202 dans un instant sur Sud Radio. terrefrance.fr. Le premier site d'article français et patriote présente ici Sud Radio. Les Français parlent au français. Les carottes sont cuites. Les carottes sont cuites. Sud Radio, Berkov dans tous ses États. André Berkov, Céline Alonzo. Rendre à la France sa souveraineté et à son peuple la possibilité de décider. C'est le projet politique de l'avocat écrivain Juan Branco pour la présidentielle 202. Il débat sur Sud Radio avec André Berkov.
Fran Branco. Alors juste avançons un peu là-dessus. On va pas évidemment donner tout. Je je rappelle vraiment référez-vous à ruche.org ruchopluriel.org vous entendrez toutes les abeilles et vous en ferez votre miel ou pas. Ça c'est à vous de voir auditeur et résistant de Sud Radio. Mais au fond euh moi je voudrais savoir Ro Branco qu'est-ce qui vous amenez parce que vous êtes un enfant euh allez un fils de bourgeois vous êtes vous avez fait les études qu'il fallait pour être un des un hiérarques de l'État et cetera tous les diplômes possibles inimaginables. Enfin, en tout cas, vous en avez eu pas mal. Vous êtes avocat et puis vous affichez, vous avez affiché mais très tôt hein, votre rupture avec ce système, avec euh
les les les hiérarques ou les ou les de l'establishment et est-ce que c'est je on peut pas dire pour vous vraiment on peut tout vous afficher, c'est sûrement pas une imposture, mais est-ce que ça a été une posture à un moment donné ? Non, enfin qu'est-ce qui fait le destin d'un homme ? toujours compliqué de remonter à la généalogie d'une chose mais je pense que ma rencontre avec Julian Assange et Wikileak ça a été cardinal parce que moi j'y suis arrivé un peu la fleur au fusil, j'étais à Yel, je sortais de normal, j'avais fait le cador tout ça. Donc je pensais que enfin pour moi, vous savez, j'ai j'ai ressenti ça il y a il y a quelques jours quand celui qui a dirigé ma thèse prenait sa retraite donc il donnait son sa conférence de clôture à l'école normale et c'est un professeur
d'histoire du droit. Donc j'ai il y avait tout un amphithéâtre plein de professeurs de droit de et ainsi et j'ai ces gens parlent euh du droit comme une abstraction. Ils ne sont jamais sujets de ce droit. Ils ne subissent jamais les conséquences des appareils de pouvoir qu'ils analysent. Parce que quand on grandit dans ces sphères-là, on est c'est plus que protégé. C'est-à-dire que le droit théorie, on considère que vous êtes le droit. Vous êtes ce que le droit devra être en quelque sorte. votre comportement détermine le fonctionnement de la société. Donc on ne s'attend pas du tout à un moment ou un autre à se retrouver confronté brutalement à un appareil de pouvoir. Et donc j'arrive comme un gamin, un enfant de la balle comme vous le dites dans cette ambassade
à Londres où il était enfermé pour pour avoir révélé les crimes de l'armée état. Voilà, c'est ça. Après juste, je je revenais du Centrafrique où il y avait une guerre civile. Je faisais ma test sur ce sujet, violence de masse et et là en fait tout de suite on je commence à l'aider parce que je trouve que ça cause juste mais comme un comme un bourgeois aime défendre les causes justes. Vous voyez comme Buxman aujourd'hui est convaincu que ce qu'il fait en Ukraine est est favorable à à l'humanité. Et là, dès que je sors de là et que je reprends mon avion pour y, je suis placé dans ce qu'ils appellent le secondary screening, donc à la frontière. C'est qu'on me met dans les dans la petite salle au contrôle aux frontières et on me met une petite notice en indiquant que mes
bagages ont été fouillés et en fait commence une aventure, une odysée délirante où je comprends était déjà Ah oui, il a vu John Laasse. Mais la semaine c'est les quelques jours après quand je repars. C'est-à-dire que et je me rends compte le niveau de surveillance et de et de d'oppression en réalité que subissait cet homme et surtout très vite comment elle va s'appliquer à nous. Alors, j'ai encore le temps de miner des Bitcoin à Yel en 2013 dans la bibliothèque, tout ça. Enfin, je fais le malin à ce moment-là. Mais peu à peu euh les taux se resserrent à mesure que lui continue son travail et continue en fait à remettre en question les autorités de P. Et comme on éétait pas si nombreux autour de lui, et bien ça se projette aussi sur son entourage. Et là, je découvre que la
politique, c'est une chose sérieuse et qu'en réalité, si on veut être digne, il faut en fait être à côté de son client et pas au-dessus et avec sa robe qui nous protège et qu'il va falloir prendre le feu comme il a pris. C'est à ce moment-là que je décide de rendre public mon engagement avec lui au moment où il révèle l'espionnage des présidents français par la NSA. Et honnêtement, à ce moment-là, en 2015, en 2015, on pense qu'on va voir la Légion d'honneur. Je veux dire, on permet à la France de se défendre d'une d'une américain par la NSA et toutes les ayant à l'esprit que toutes les entreprises françaises qui participaient et probablement c'est encore le cas, à des appels d'offre supérieur à 250 millions d'euros ou que ce soit dans le monde, faisait l'objet d'une surveillance
systématique par NSA de façon à capter tous les secrets industriels pour favoriser les entreprises états-unienes. On révèle ça. Et bien qu'est-ce qui va se passer ? La DGSI va nous placer euh sous surveillance au titre du contre-espionnage. C'est-à-dire qu'ils vont considérer que c'est une manœuvre de déstabilisation de la France. Et donc je comprends et très rapidement on se rend compte des conséquences que ça a et donc je me rends compte que je ne suis plus protégé dans mon propre pays. Et donc là je pense c'est peut-être une reconstruction mais je pense que ça a vraiment joué. J'ai un sentiment de de vulnérabilité qu'on qu'on ne ressent jamais en fait dans ces classes supérieures en réalité par rapport à l'appareil de pouvoir en plus assez flottant. C'est pour ça que je suis
sensible à cette histoire de ce monsieur Morau ou à madame Yam. C'est pas par affinité idéologique, c'est parce que je sais ce que ça fait tout d'un coup de se retrouver face à cette sorte de menace pays et on se dit et on on perd cette souveraineté. Et je pense honnêtement que c'est ce qui m'a relié par exemple au gilets jaunes. C'est c'est parce que les gilets jaunes sont nés dans cette vulnérabilité par rapport à ces appareils d'état. Et à un moment donné, soit vous êtes un être humain et du coup euh il y a deux options. Vous vous en tirez, vous dites "OK, non, c'est pas pour moi, je je prends la poudre d'escampette". Vous vous dites "Non, là là il y a quelque chose à creuser et qu'il va falloir les instruments qu'on m'a donné, il va falloir les mettre au
service d'eux." Voilà, c'est un peu ce qu'on a ce qu'on a essayé de réfléchir et toute notre toute toute cette construction qu'on qu'on tente de proposer, toutes les propositions de solution à ces systèmes, on n pas parlé de l'élection des juges pour essayer de mettre fin à cette à ce système judiciaire aberrent. Là je il faut se référer vraiment et il faut lire, il faut aller et lire mais toute cette idée voilà c'est un rééquilibrage qui permett enfin de faire que les Français se sentent en sécurité chez eux au sens le plus plein pas seulement de la sécurité face à la violence l'immigration et compagnie mais y compris par rapport à leurs dirigeants et aux classes dominantes. Voyez, il faut rompre en fait avec ce qui se parce en fait ce que vous avez senti
c'est que le milieu que vous connaissez que vous côtoyez qui était votre milieu est un milieu c'est pas protégé par l'impunité mais qui est effectivement qui se sent protégé. Il est dans une autre planète quelque part. Donc quand quand crépuscule j'écris ils ne sont pas la corruption, ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption. Hm hm. Ce que j'essaie de dire, c'est que c'est même pas une question de choix individuel ou euh de personnes qu'il faudrait jeter au bûcher du fait de sa qu'à un moment donné, en fait, on devient participe et et on devient un système qui va suivre ce que vous lui indiquez. Et si en fait à un moment donné les effets d'impunité s'accumulent, on l'a vu sur beaucoup de sujets, c'est tout le système qui va dériver avec vous et c'est très difficile de le rattraper
individuellement. Et donc c'est pour ça que je propose cette rupture structurelle qu'on propose et qu'on s'est on s'est remis ensemble aussi parce que la voie révolutionnaire qu'on a défendu pendant des années notamment au moment des gilets jaunes d'une part elle est très éprouvante et et isolante et puis de toute façon avec les agriculteurs tout ça la situation est la même. On s et on voit bien en fait qu'à chaque fois c'est des pulsions. c'est on essaie de rompre cette oppression et un moment dit là là j'ai une respiration là je vais y aller là je vais bloquer une autoroute là je et et et ce manque d'organisation qu'on a qui existait pendant des décennies parce qu'il y avait des grands partis que ce soit le parti communiste qui av on a perdu ça donc il faut qu'on
réfléchisse à des formes où on va retisser du lien entre les gens où ils vont apprendre à se connaître et peu à peu devenir en fait un poids sur ceux qui veulent que rien ne change en tout cas à creuser alors en attendant on va parler aussi d'autre chose rapidement c'est le bassac de Gill de Ray. Alors vous avez fait un film justement sur effectivement avec les comédiens Ines Pir Tavares et Ro Joao, pardon à Reis, c'est ça au Portugal. Alors moi au départ j'ai rien vu. Je pensais que c'était un film médiéval avec des grands costumes. Pas du tout. C'est deux personnes dans une maison qui raconte. Alors c'est quoi ? C'est sur la justice en fait. Il faut et c'est un film, il faut le dire, le préciser, c'est un film qui est inspiré de la véritable histoire
de Giller Ray et des archiv surtout du procès. Cet homme a longtemps été toujours même considéré comme le premier sérial killer du monde entier. On l'a accusé d'avoir turé, torturé une centaine d'enfants. 140 Ouais. 140 exactement. Pourtant, aucune preuve n'a été retrouvée. Aucun cadavre n'a jamais été retrouvé autour de son château où tout était censé se passer, même 5 siècles après. Il y a eu des il y a eu des recherches et en fait tout le consensus historiographique sérieux considère que cet homme qui dit-on a inspiré la légende de Barbe Bleue quelques siècles plus tard était probablement des grands monstres de l'histoire. Voilà. et que cet homme qui était le compagnon d'armes de Jne Dark, qui était maréchal de France qui siit au conseil du roi, qui
était un des hommes les plus riches de France parce qu'il avait tous les maraissins qu'il y avait autour de son château, et bien en réalité aurait été aurait fait l'objet d'un complot probablement pour nu d'un règlement de compte. Ouais. pour pour pour nuire à Charles VI avec par le Duc de Bretagne avec les Anglais. Et en réalité, le film n'est pas tant sur euh l'innocence de Gill de Ray, mais sur cette folie qui d'une part consiste parce que ces deux jeunes qui un peu appartiennent à la génération Mitou. Et en fait toute toute cette période, elle a été de juger des personnes par nous-mêmes. C'était c'était ça en fait toute cette cou avec ou sans preuve ou avec des ondis sur la rumeur et ainsi de suite. Et en fait la la justice française s'est comportée de façon à peu
adopter des mécaniques inquisitoriales mais qui faisaient vraiment référence au au Moyen Âge. Donc moi, j'ai fait un énorme travail historiographique sur ce point et par exemple, j'ai trouvé quelque chose de fascinant. En lisant des procès de sorcière au 17e siècle, j'ai retrouvé mots pour mot des questions qui avaient été posées à Gill de siècle avant et des réponses qui étaient les mêmes. C'est-à-dire qu'en fait, il y a un moment donné où la fabrication du coupable devient une obsession y compris pour des gens sincères parce qu'ils pensent que la cause en vaut la peine. Et donc c'était une interrogation sur ces mécanismes. Voilà. Et qu'est-ce que qu'est-ce que l'innocence ? Qu'est-ce que la culpabilité ? Comment comment comment on vit dans ces dans ces moments où la
rumeur redevient la la un aspect structurant de la société et comment est-ce qu'on peut s'aveugler ou être lâche et dire c'est pas mon problème, je ne m'emmêle pas et et va qu'irane ou où on entre dans le combat voilà et à l'inverse mais mais le danger et pourquoi est-ce que les gens sont lâches parce queils voi bien les conséquences qu'il peut y avoir à tenter de faire front face à Non mais on perd son boulot on on veut nourrir meilleur enfant même la violence simple de de la réprobation C'est là où en fait on en revient, on a fini par sous-estimer la la puissance du contrôle social et comment on est conformé par les échos. On a une étiquette, on a une étiquette. Celui-là il est là, celui-là il est complotiste, celui-là est ceci, cela. Quand on parle des trolls, des fermat
troll tout ça, c'est pas seulement le faire, c'est pas le chiffre, c'est aussi à un moment donné essayer d'amener habituer les gens à penser d'une certaine façon ou leur dire ça va être plus confortable pour moi si je pense ça parce que je vais recevoir une approbation plus importante que si à l'inverse et donc tous ces instruments que le pouvoir peut utiliser, je trouvais fascinant de l'interroger à partir des vraies archives telles que traduites par un grand écrivain français George Bataille et et les mettre en scène par ces deux sublimes. C'est vrai que c'est George Bataille qui écrit de sublimes comédiens. Je tiens à le préciser, le casting est remarquable et votre film personnellement il est vraiment inspirant. Je suis très touché. En tout cas, je voudrais dire à la banco
voilà vous allez tout de suite vous précipiter sur les ruches. Vous allez voir le miel des ruches là. En tout cas, c'est ruche. Ruche.org et Aurore.org et Aurore.org aussi. Aurore et puis et puis on attend que ce film soit projeté en France. Ouais. Si la France cesse cette forme de de c'est c'est de censure sociétale, c'est-à-dire où elle finit par s'interdire elle-même d'interroger un certain nombre de questions, de de se confronter à des problématiques qui sont dérangeantes parce que par exemple la lutte contre les violences sexuelles, elle est éminemment respectable et c'est vrai qu'il y a des phénomènes d'impunité particulièrement graves, on l'a vu encore récemment, mais il faut à un moment donné qu'on ne se laisse pas prisonnier de l'idée que l'on est dans
le juste et qu'il faut que et que le moyen justifie la fin. Ça c'est des dangers qui exposent d'ailleurs toute dynamique révolutionnaire tout tout de du stalinisme au nazisme à tout on l'a vu hein ce qui est intéressant c'est enfin c'est intéressant et effrayant c'est qu'on est en train de voir ressurgir des dynamiques comme celle-ci et ça bran merci d'être venu sur Sud Radio. Y
Juan Branco