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REPLAY. Intégral du meeting de François Asselineau - Les matins de la présidentielle

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous et bienvenue en direct sur Public Sénat. Jusqu'au premier tour, nous vous proposons de suivre et de décrypter les meetings des 11 candidats à la présidentielle après Philippe Poutou. Hier, nous allons suivre aujourd'hui le meeting de François Asselineau, le candidat de l'UPR, l'Union Populaire Républicaine.

Un meeting qui avait lieu hier soir à Lille et que nous allons suivre dans quelques instants. Et pour décrypter ce meeting avec moi en plateau, deux invités. Jacques Isabello, bonjour.

Vous êtes communiquant, cofondateur de Coriolink et Mickaël Zames. Bonjour Mickaël, notre éditorialiste politique. Alors première question, Mickaël, qui est François Asselineau ?

On ne connaît pas très bien. On commence à mieux le connaître maintenant grâce au débat notamment. Et pour ceux qui ne le connaissent pas, peut-être qu'ils ont levé la tête un jour sur un périphérique à Paris ou sur une heure d'autoroute.

Et il y a partout des pancartes avec ce nom Asselineau 2017 ou UPR du nom de son parti. Donc on apprend à se familiariser avec ce nouveau personnage qui est rentré maintenant sur le petit écran à l'intervision chez les Français. Et François Asselineau, il faut savoir deux, trois choses sur lui un petit peu au niveau politique.

Ce n'est pas un inconnu. Il n'arrive pas de nulle part non plus. Il a été dans des cabinets à Bercy.

Il a été très proche de Charles Pasqua par exemple. Il a été membre de l'UMP en 2006 qui l'a quitté. Vous voyez, le parcours de François Asselineau, on ne le connaît pas très bien.

Mais quand on regarde un petit peu plus loin, quand on gratte un petit peu, on voit quand même qu'il était dans les arcanes de la politique depuis longtemps. Alors c'est le candidat de l'UPR, l'Union Populaire Républicaine. Ça aussi, c'est un parti qu'on ne connaît pas très bien.

Et pourtant, d'après François Asselineau, c'est un parti qui gagne quelques centaines d'adhérents par jour. Oui, depuis qu'il a participé à ce débat et à réunissant les 11 candidats, il s'est même comparé à Madonna. En tout cas, il a comparé sa nouvelle popularité à celle que pourrait connaître Madonna.

Comme le disait Michael, c'est quelqu'un qui a travaillé avec Gérard Longuet. C'est important. On est au Sénat ici.

Et c'est un inspecteur des finances, Énar, qui est diplômé d'HEC. Donc il a un fond quand même technique qui n'est pas négligeable. Lors de ce fameux débat, j'ai trouvé que ces candidats, pas petits mais modestes, ils faisaient partie des gens qui ont démontré une certaine maîtrise des sujets sur l'Europe.

Je crois qu'à chaque fois qu'ils prenaient la parole, tout le monde se disait « ou pourvu qu'on ne me pose pas la même question ». Et il a fait montre d'une plutôt belle autorité. Et ça fait partie, je trouve, des choses intéressantes dans ces débats à 11 personnes.

Après, voilà, l'UPR, c'est sans doute quelques officinados qui aiment la politique. On le qualifie de « gaulliste social ». C'est bien de le qualifier ou de le ranger ni à droite ni à gauche parce que François Asselineau, une de ses caractéristiques, c'est dès qu'il peut se saisir d'une des grandes positions ou un des grands aphorismes du général de Gaulle, il les fait sienne et il montre quel est son pédigré de cette manière-là.

On peut dire même que c'est un technicien parce que quand on se rappelle du débat, pour ceux qui l'ont regardé, et à chaque fois, il sortait l'article de la Constitution, de la Constitution européenne, de la Constitution française, le fameux article 50. Et si on doit définir qui est François Asselineau, c'est l'homme qui veut le Frexit. C'est celui qui veut faire sortir la France de l'Europe.

Donc si on doit apposer quelque chose, peut-être en termes de communication, le tampon, c'est celui-ci. Peut-être même plus que Marine Le Pen. En tout cas, c'est ce qu'il dit lui, celui qui veut sortir la France des traités, sortir la France de l'Europe, grâce notamment à un référendum.

Il dit lui-même qu'aujourd'hui, il reçoit près de 200 à 300 adhésions par jour. Est-ce qu'on va le croire ou pas ? On ira peut-être regarder plus précisément.

On sera bienveillant. On sera bienveillant peut-être. Le bénéfice du comptage.

Voilà. Et il dit qu'il est très satisfait également parce que maintenant, il est reconnu dans la rue. François Asselineau.

Et surtout, François Asselineau, Jacques Isabello, c'est un homme qui est beaucoup sur les réseaux sociaux. Ses partisans sont beaucoup sur les réseaux sociaux, beaucoup sur le web. C'est surtout là que se fait sa campagne.

Il y a quelques nouveaux candidats présents sur les réseaux sociaux et quelques stars. Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais François Asselineau, un peu comme l'ensemble de la sphère proche des partis d'extrême droite, se sont ouvert un accès à leur public à travers les réseaux sociaux.

Et c'est vrai que lui a beaucoup de militants qui surveillent, qui interagissent, parfois avec les médias de manière un peu pressante, lit-on ici ou là. En tout cas, la modernité de cette forme de communication, il l'a décidé de s'en saisir. Et c'est efficace parce que des petites vidéos, d'utilisation de Twitter, eu un formatage de ces messages sans la déformation, comme lui pourrait le dire, des médias traditionnels, c'est aussi à ça que servent ces réseaux sociaux.

Alors après, il est aussi, pour rebondir sur ce que disait Michael, c'est aussi un candidat qui veut sortir de tout. Il veut sortir de l'OTAN, sortir de l'euro, le Brexit et le Frexit, enfin le Frexit, pardon, fait partie de son PNV, il veut sortir de choses. Mais si on regarde un peu, il a des mesures assez intéressantes au niveau social.

Donc c'est pour ça, pour rebondir encore là-dessus, ni droite ni gauche, c'est plutôt bien. Nous allons justement suivre les temps forts du meeting de François Asselineau qui avait lieu hier soir à Lille devant plus de 1000 personnes. Et on se retrouve juste après pour l'analyse de son meeting et des points forts de sa campagne. — Merci, merci à toutes et à tous d'être venus si nombreux ce soir.

Je crois qu'il y a...

Merci, merci. Je crois que c'est une salle, comme on dit, de 1600 places, comme elle est 4, ils m'ont rempli. Ça veut dire quand même qu'on a au moins 1300, 1400 personnes ce soir.

C'est quand même beaucoup. C'est quand même beaucoup. Sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, est-ce que c'est plonger dans l'apocalypse ?

Vous savez, c'est ce qui a été dit beaucoup, beaucoup, beaucoup aux Suédois en 2003, lorsque le gouvernement de Stockholm avait décidé de demander aux Suédois est-ce qu'ils voulaient entrer dans l'euro ou pas. Et pendant toute l'année 2003, on a terrorisé le peuple suédois en lui disant « Si jamais vous votez non au référendum du 14 septembre 2003, c'en est fini de la Suède, les entreprises vont s'enfuir, la couronne suédoise va s'effondrer, l'ensemble de l'économie va plonger, la Suède ne sera pas la Suède, vous allez devenir un pays raciste, xénophobe, etc. » Et puis les Suédois ont voté non au référendum, ils ont préféré conserver la couronne suédoise.

Et puis qu'est-ce qui s'est passé ? Rien. C'est-à-dire que les Suédois ont conservé la couronne suédoise, que la Suède est toujours la Suède, et qu'elle a un taux de croissance moyen depuis 2003, ça fait 14 ans qu'elle est en moyenne 50% supérieure au taux de croissance moyen de la zone euro.

Et comme évidemment c'est contraire au dogme, eh bien plus personne ne vous en parle jamais. Voilà. Le Brexit, c'était pareil.

Les Brexiteurs, comme ils disent, c'est-à-dire les partisans du Brexit, ont dû s'oublier d'une campagne constante, où on leur a dit « si jamais vous votez pour le référendum pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, ça va être l'effondrement ». Ils avaient appelé ça « Project Fear ». C'est-à-dire qu'ils disaient que les partisans du maintien dans l'Union Européenne n'avaient en fait comme seul projet que la peur et l'intimidation.

Rappelez-vous quand même que Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, cette dame dont vous savez qu'elle avait passé dans une cour de justice de la République parce qu'elle avait dépensé 406 millions d'euros du contribuable, qu'elle a accordé une procédure d'arbitrage, et puis les 406 millions d'euros sont allés chez cette grande conscience morale qu'est Bernard Tapie. Vous vous rappelez que cette dame est passée devant une cour de justice de la République qui a dit « Bon, ben écoutez, c'est pas très bien, la prochaine fois, il faudra faire plus attention ». Alors c'est cette dame auréolée d'une telle expertise professionnelle qui était venue dire aux Britanniques le 15 juin 2016 que si jamais ils votaient en faveur du Brexit, c'était le « Project Fear », c'est-à-dire un effondrement de la livre Sterling, « Les investisseurs et grandes entreprises internationales seraient partis en se pinçant le nez », « Que l'ensemble de l'économie britannique a laissé fondrer », etc., etc. « Allez rechercher, faites de l'archéologie sur Google, vous retrouverez toutes ces déclarations ».

Comme vous le savez, les Britanniques ne s'en sont pas laissés imposer. Moi, j'ai toujours un petit faible pour les Britanniques parce que c'est quand même un grand peuple. C'est le peuple qui a porté sur ses épaules depuis huit siècles toutes les avancées en matière démocratique et de liberté publique sur le continent européen depuis la Magna Carta de 1215, l'Abeas Corpus au XVIIe siècle, l'invention de la monarchie parlementaire et des partis politiques, l'invention des syndicats de Trade Unions, le seul pays qui a tenu tête à Adolf Hitler pendant presque un an après l'effondrement de la France en 1940.

Eh bien, c'est un grand peuple pragmatique. Que l'on ne vienne pas nous dire que c'est un peuple extrémiste, c'est le contraire même, c'est le pragmatisme, c'est l'intelligence pragmatique. Eh bien, le grand peuple britannique a décidé de sortir de l'Union européenne.

Et qu'est-ce qui se passe depuis lors ? Eh bien, regardez, c'est sorti dans l'Express aujourd'hui même, eh bien, il y a le président du comité politique de la Citi qui dit « En fait, ça se passe très très bien ». Et d'ailleurs, rappelez-vous que le Fonds monétaire international, Mme Christine Lagarde s'est mise aux abonnés absents d'ailleurs, le Fonds monétaire international puis l'OCDE ont été obligés de revoir à la hausse le dos de croissance d'un seul pays de l'OCDE, c'est le Royaume-Uni.

Parce que ce qui s'est passé depuis le Brexit, c'est que la libre sterling a perdu 10% de sa valeur. Du coup, les exportations ont connu une formidable croissance. Du coup, il y a eu des emplois qui ont été créés.

Du coup, le chômage a baissé, est tombé à 4,6%. Du coup, il y a eu aussi énormément de touristes qui se sont rendus au Royaume-Uni. Ça a dopé la croissance.

Comme le libre sterling s'est un petit peu déprécié, les investisseurs internationaux se précipitent au Royaume-Uni, contrairement à ce qu'on nous avait laissé croire. Donc vous avez Google, vous avez Yahoo, vous avez Nissan, etc., qui ont décidé de faire des investissements.

Alors je sais, il y a des gens qui disent « Oui, mais ils ne sont pas encore sortis de l'Union européenne ». Oui, certes, mais Mme Lagarde, elle avait dit que l'effondrement, ça se produirait dans les semaines qui venaient. Alors ils ne sont pas encore sortis.

Mais lorsque vous avez des investissements pour des grandes chaînes d'automobiles, ce sont des investissements qui sont faits sur 20 ou 25 ans. En réalité, la situation est que le Royaume-Uni se porte beaucoup mieux que nous, que les indicateurs sont au vert, qu'on nous dit « Oui, mais il y a des banques qui vont s'en aller ». Bon, ben, attendons, attendons de voir qu'elles s'en aillent.

Mais pour l'instant, elles sont toujours là-bas. Alors on nous dit « Oui, mais vous allez voir, vous allez voir ». Oui, attendons de voir.

Moi, ce que je vois surtout, c'est que pour l'instant, tout se passe bien, et que Mme Theresa May a reçu des quantités d'offres venant de pays, soit du Commonwealth, soit en dehors du Commonwealth, soit en particulier de la Chine, de la Corée, de l'Inde, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Brésil, qui ont proposé à Mme Theresa May de faire des accords de commerce. Et donc, en réalité, les Britanniques sont en train de mener leur petit bonhomme de chemin. Et j'y reviendrai tout à l'heure sur l'euro.

Il faut faire attention. Les Britanniques sont les champions du « wait and see ». « Wait and see », ça veut dire « attendre et voir ».

Pour l'euro, « they have waited ». « They have seen ». Ils ont attendu, puis ils ont vu.

Ils se sont dit « on n'entre surtout pas là-dedans ». Pour le Brexit, ils ont voté pour le Brexit. Puis après, on s'est dit « ah, qu'est-ce qui se passe ».

Moi, je connais bien les Britanniques. Pendant neuf mois, ils ont attendu. Ils se sont dit « qu'est-ce qui va se passer ». « They have waited and they have seen ».

Ça se passe très bien. Ils ont affûté leurs arguments. Ne doutez pas que les Britanniques vont être très satisfaits d'être sortis les premiers de l'Union Européenne.

Ils nous montrent la voie. Je vais répondre un petit peu plus en détail aux objections que l'on nous fait souvent. Si l'on quitte l'Union Européenne, on me dit « la France va s'isoler du reste du monde ».

Ah bon ? Et pourquoi donc ? Bien sûr que non.

La Suisse, la Norvège, l'Islande sont les trois pays d'Europe occidentale qui ne sont ni dans l'Union Européenne, ni dans l'euro. Et ce sont pourtant les pays les plus prospères d'Europe. Ce n'est pas moi qui le dis.

C'est le programme des Nations Unies pour le développement, l'indice de développement humain. Ce sont des pays très ouverts sur le monde. La Suisse, c'est même le pays du monde qui accueille le plus de conférences internationales.

D'ailleurs, la Suisse est un grand pays exportateur et importateur. Figurez-vous que vous avez en Suisse, ce n'est pas uniquement un coffre-fort, les banques représentent, je crois, à peu près 8% du produit intérieur brut de la Suisse. La Suisse est aussi une grande puissance industrielle, avec notamment dans l'horlogerie, dans la mécanique, dans la chimie des grands géants, et puis dans l'agroalimentaire.

Nestlé, c'est quand même une grande entreprise suisse. Vous n'avez pas remarqué qu'on trouve dans les magasins français des produits made in Switzerland qui viennent de Suisse, c'est-à-dire que la Suisse exporte et importe vers les pays de l'Union Européenne. Et puis, je voudrais dire aussi qu'une fois sortie de l'Union Européenne et de l'euro et de l'OTAN, la France restera liée aux autres États de la planète par 6 650 traités bilatéraux ou multilatéraux.

J'avais fait le compte, 6 653 traités bilatéraux ou multilatéraux qui nous lient au reste du monde. Par exemple, avec nos amis allemands, je crois qu'il y a de mémoire à peu près 343 traités qui fixent les frontières, qui fixent les échanges d'ambassadeurs, les échanges consulaires, les échanges d'étudiants, les échanges d'œuvres d'art, la coopération industrielle, la coopération en matière de santé, les actes civils, le mariage, l'adoption, les divorces, etc., les échanges d'étudiants, la coopération culturelle.

Eh bien, quand on sera sortis de l'Union Européenne, ça va rester. Il n'y aura pas un seul de ces traités qui aura disparu. Sortir de l'Union Européenne, ce n'est en aucun cas devenir la Corée du Nord.

C'est au contraire, comme on va le voir, rouvrir la France sur l'universel, arrêter d'être isolé du reste du monde par notre appartenance à une structure placée sous la domination de Washington. Alors, on me dit, oui, mais si on quitte l'U1, les agriculteurs vont perdre les subventions européennes. Vous connaissez ces arguments ?

Ce sont des arguments que vous entendez tout le temps. Il faut quand même, à un moment ou à un autre, leur répondre. Alors, je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas qu'en fait, si nous sortons de l'U2, eh bien, les agriculteurs, non seulement recevront les mêmes subventions, mais cette fois-ci, au lieu d'être frappés du drapeau bleu aux étoiles d'or de la Vierge de l'Apocalypse, chapitre 15 de l'Apocalypse selon Jean, ils recevront les subventions avec le drapeau de la République française, le drapeau bleu, blanc, rouge.

Et pourquoi donc ? Parce que la France verse chaque année 23 milliards d'euros à l'Union européenne qui, lui, en restitue 14 milliards. Alors, j'ai vu qu'il y a des décodeurs, des fact-checkers, etc., qui regardent à la loupe ce que je peux dire, et qui disent « oui, mais non, mais oui, mais non, c'est pas exactement 9, c'est 8,3, bon, d'accord, ok ».

Le fait est là, le fait est que la France verse chaque année, en gros, 9 milliards d'euros de plus à l'Union européenne qu'elle n'en reçoit. Et dans les 14 milliards que nous recevons, il y a 9,1 milliards d'euros de politique agricole commune. Donc, les prétendues subventions européennes que recevraient nos agriculteurs, mais aussi nos collectivités locales, mais aussi nos chercheurs, mais aussi nos offices du tourisme, j'en passe, et des meilleurs, dans le cadre du fonds du FEDER, etc., en fait, ce sont des subventions françaises à l'Europe dont une partie seulement nous est rétrocédée.

Et je me permets de signaler que ce ne sont pas des portes ouvertes que j'enfonce, parce que le secret est tellement bien gardé que même dans des organisations dont on pourrait penser qu'elles sont les premières à être au courant, eh bien, il semble-t-il que les gens ne le savent pas. J'étais il y a quelques jours à Brest pour le congrès de la FNSEA, et j'ai succédé à la nouvelle présidente de la FNSEA, enfin, pas la tête de la FNSEA, j'ai eu succédé à la tribune, et à la tribune, elle avait expliqué devant les troupes de la FNSEA que, heureusement, que l'Europe était là pour accorder 9,1 milliards d'euros de subventions aux agriculteurs. Et j'ai été obligé de remettre un peu les compteurs à l'heure et de dire, attendez, c'est notre argent, moins 9 milliards d'euros que l'on nous pique.

Non seulement les agriculteurs ne touchent donc aucune vraie subvention européenne, mais ce sont eux-mêmes eux qui subventionnent en partie parce qu'ils sont des contribuables français, les concurrents d'Europe de l'Est en tant que contribuables français. Une fois sortis de l'UE, nous pourrons continuer à verser les mêmes subventions à nos agriculteurs, mais celles-ci ne transiteront plus par Bruxelles. Mais nous aurons, on pourra même les augmenter en partie parce que nous disposerons de 9 milliards d'euros de plus par an cash.

Alors on me dit, oui, mais d'accord, mais si on quitte l'UE, il va être plus difficile de voyager ou d'étudier à l'étranger. Là encore, c'est faux. D'abord, je rappelle que dans le programme que je présente, je propose de sortir de l'Union européenne.

Je ne propose pas de sortir de l'espace Schengen. Ça, la question de l'espace Schengen est une question disjointe. Vous savez que l'espace Schengen, c'est cet espace à l'intérieur duquel on circule sans papier, enfin sans montrer ses papiers aux frontières.

Ça concerne, par exemple, et on est bien placé ici pour le savoir, la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, par voie terrestre, l'Italie, la Suisse, l'Espagne. Ça concerne aussi un certain nombre de pays par voie aérienne. Quand on prend l'avion, il y a certains pays avec lesquels on ne présente pas ses papiers.

Donc, moi, je le signale au passage que l'appartenance à l'Union européenne et l'appartenance à l'espace Schengen sont deux choses différentes. La meilleure preuve, c'est que le Royaume-Uni ou l'Irlande qui sont dans l'Union européenne ne sont pas dans l'espace Schengen. En revanche, la Suisse, l'Islande ou la Norvège qui ne sont pas dans l'Union européenne sont, eux, dans l'espace Schengen.

Donc, moi, je propose de sortir de l'Union européenne. Je ne propose pas pour l'instant de sortir de l'espace Schengen. Et j'ai dit et je le redis que si je suis élu, nous organiserons le moment venu un grand débat national sur trois grandes questions qui taraudent les Français, l'immigration, l'énergie, le mode énergétique et la composition de l'énergie en France et puis la dette publique.

Et sur les questions migratoires, on mettra sur la table, on débattra de ça devant les Français pour calmer le jeu, pour que les gens s'expriment, pour que tous les points de vue s'expriment. parce que quand il y a des problèmes aussi nauséabonds que tout ce qui traîne sur les questions migratoires, ce de la mieux, c'est de faire, à mon avis, un grand déballage parce qu'on s'aperçoit que comme sur tous les sujets et en particulier des sujets humains, c'est beaucoup plus compliqué. Les politiques du style Yaka, Faucon, tout ça, ça tombe parce que les choses sont complexes.

Mais on demandera ensuite aux Français ce qu'ils veulent. Est-ce qu'ils veulent, oui ou non, garder ou sortir de l'espace Schengen ? Je trouve incroyable, incroyable, que quelqu'un comme M.

Mélenchon, M. Montebourg disait la même chose mais il n'a pas été retenu dans la primaire du Parti Socialiste. Je trouve incroyable que quelqu'un comme M.

Mélenchon puisse oser se présenter à la présidence de la République en disant qu'il va désobéir aux traités européens parce que ça veut dire que d'une part, il vous affirme comme ça, en gros, écoutez, faites-moi confiance, je vais violer la parole internationale de la France, des traités, et par la même occasion, je vais violer la Constitution puisque l'article 5 fixe comme objectif essentiel au président de la République d'être le garant du respect des traités. Donc je vais violer la parole la plus sacrée de la France à la fois dans sa Constitution et dans ses traités internationaux mais faites-moi confiance avec les promesses que je vous livre et qui ne sont fondées que sur du vent. Est-ce que vous pouvez faire confiance à quelqu'un comme cela ?

Alors on me dit oui mais si on quitte l'U1 il va y avoir des risques de guerre. Alors là je suis obligé de dire non. Au contraire.

Moi j'ai été comme beaucoup de gens séduit au début par l'idée européenne. Quand j'étais étudiant à HEC la première fois que j'ai voté en 1979 pour les premières élections européennes j'avais voté pour la liste de l'UDF la plus pro-européenne. C'est de dire comment on peut évoluer. mais je ne le regrette pas parce qu'à l'époque ça m'était apparu comme un projet de paix d'ouverture sur les autres.

Moi j'adore voyager. C'est mon péché mignon. J'aime bien les civilisations étrangères.

J'ai eu la chance d'avoir des parents qui avec mon frère et ma soeur nous ont fait circuler en Europe en voiture. Donc je suis allé à peu près dans tous les pays d'Europe occidentale quand j'étais adolescent. Et puis je suis allé passer du temps dans une famille en Allemagne à Regensburg en Bavière pour apprendre l'allemand et puis aussi en Angleterre dans une famille près de Londres puis ensuite à Cheltenham dans les Coast Walls pour apprendre à parler l'anglais.

Et donc j'étais comme tout le monde très pro-européen. J'étais convaincu que l'Europe c'était la paix. Puis j'ai découvert qu'en fait c'est pas vrai.

En fait c'est pas vrai s'il n'y a pas de guerre en ce moment en Europe occidentale. Il faut être raisonnable. Ce n'est pas dû au fait qu'il y a des directives sur le beurre de cacao ou les sièges de tracteurs.

Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas non plus parce que la Commission européenne fixe des directives sur les OGM ou sur la réforme des retraites. Ce n'est pas vrai.

S'il n'y a pas eu de guerre en 1949 pendant le siège de Berlin qui avait été fait par l'URSS on a frôlé la guerre mondiale. Et c'est tout simplement parce qu'il y avait déjà l'équilibre de la terreur. S'il n'y a pas eu de guerre en 1953 lors de la révolution de tentative de révolution à Berlin ce n'était pas grâce à l'Europe ça n'existait pas.

Le traité de Rome date de 1957. C'était tout simplement parce qu'il y avait ce que les Américains avaient défini du concept MAD ce qui veut dire fou en anglais qui était l'acronyme de Mutual Asset Destruction Destruction Mutuelle Assurée. C'est l'équilibre de la terreur entre l'OTAN et le pacte de Varsovie qui a assuré la paix entre les deux blocs antagonistes qui s'étaient partagés l'Europe depuis les accords de Téhéran de Yalta et de Potsdam.

S'il n'y a pas eu la guerre en 1956 au moment de la révolution hongroise écrasée par l'Union soviétique ça aurait pu dégénérer en conflit mondial mais justement parce qu'il y avait l'équilibre de la terreur parce que s'eût été entraîné la guerre mondiale et une guerre nucléaire qui aurait pulvérisé la planète entière s'il n'y a pas eu la guerre en 1968 lorsque le printemps de Prague a été écrasé par les troupes du pacte de Varsovie pas seulement par l'URSS mais par les troupes du pacte de Varsovie alors c'est vrai que l'Europe existait depuis le traité de Rome de 1957 mais l'Europe était l'Europe des six et elle était percluse dans des problèmes il s'agissait de gérer les montagnes de beurre et les montagnes de lait rappelez-vous peut-être pour les personnes qui vivaient à cette époque c'était le gros problème parce que l'Europe n'a jamais marché depuis le début il y avait des problèmes c'est pas parce qu'il y avait des montagnes de lait et des montagnes de beurre en Europe occidentale qu'il n'y a pas eu la guerre avec la Tchécoslovaquie c'était parce qu'il y avait l'équilibre de la terreur c'est la dissuasion nucléaire qui a fait cesser les conflits militaires entre les pays développés sans pour autant arrêter les guerres du troisième millénaire rappelez-vous ce qu'a dit François Mitterrand quelques jours avant quelques semaines avant de mourir dans le livre le dernier Mitterrand publié chez Plon en janvier 1997 signé de Georges-Marc Benhamou qui est un journaliste qui écrivait au Nouvel Observateur et Mitterrand avait dit à Georges-Marc Benhamou la France donc c'était 14 et après avoir passé 14 ans à l'Elysée la France est en guerre et les français ne le savent pas c'est une guerre sans mort une guerre sans mort apparemment mais pourtant une guerre à mort c'est une guerre d'un nouveau genre les américains veulent un pouvoir sans partage sur le monde allez regarder c'était à notre époque ils seraient traités de complotistes et de conspirationnistes ça c'est sûr mais allez relire les confessions de François Mitterrand à Georges-Marc Benhamou ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'après avoir passé 14 années à l'Elysée il avait découvert qu'en fait il y a une guerre entre les pays développés mais qu'elle emprunte une nouvelle forme on est habitué à la guerre d'état à état avec des armes létales comme on dit pour tuer les gens pour détruire les infrastructures c'est la guerre héritée de la fin de la guerre de 30 ans des traités de Munster et d'Osnabrux ce qu'on appelle les traités de Vespasie de 1648 mais maintenant on est dans un nouveau type de guerre on est dans un conflit avec des guerres cybernétiques des guerres monétaires des guerres financières des guerres économiques et des guerres de désinformation on est perclus de problèmes de désinformation regardez ce qui se passe au Moyen-Orient en fait on ne sait plus du tout où est la vérité mais où est la manipulation de l'information c'est ça les guerres du troisième millénaire il n'en demeure pas moins que dans le pourtour des empires il y a encore des guerres létales des guerres d'état à état l'UE qui est sous la tutelle de l'OTAN par l'article 42 du traité sur l'Union Européenne puisque j'aime la précision et bien l'Union Européenne non seulement ne nous assure pas la paix mais elle nous entraîne justement vers la guerre parce que l'Union Européenne s'inscrit dans un schéma qui est le schéma du choc des civilisations j'en reparlerai tout à l'heure des experts enfin des néo-conservateurs américains réalisés la théorie de Samuel Huntington the clash of civilizations c'est notre appartenance à l'Union Européenne qui fait de nous désormais un satellite de l'OTAN le temps est loin où Charles de Gaulle avait quitté le commandement militaire intégré de l'OTAN et où il avait dit à Perfit lorsque le communisme s'effondrera l'OTAN disparaîtra et pour une fois de Gaulle qui était si prémonitoire à de nombreux égards n'avait pas vu juste parce qu'il n'avait pas vu qu'au moment où le pacte de Varsovie s'effondrerait les Etats-Unis d'Amérique loin de dissoudre l'OTAN en fait pousseraient leurs avantages en faisant entrer toute l'Europe de l'Est dans l'OTAN quoi qu'il en soit aujourd'hui nous sommes entraînés par notre appartenance à l'Union Européenne dans des hostilités croissantes contre des pays du Moyen-Orient l'Afghanistan la Libye la Syrie nous ne sommes pas en Irak grâce au fait que Jacques Chirac et Dominique de Villepin en 2003 ont refusé cette logique mais nous sommes maintenant engagés dans les autres conflits et nous sommes entraînés également dans des hostilités croissantes avec les adversaires géopolitiques de Washington la Russie et la Chine qui ne sont pas nos adversaires géopolitiques nous sommes désormais obligés d'accepter les adversaires géopolitiques fixés par les Etats-Unis d'Amérique c'est ça qui est en train de nous entraîner vers la guerre j'ajoute j'ajoute que les contraintes de l'euro exacerbe par ailleurs constamment les tensions entre les pays européens il y a 20 ans il n'y avait pas d'hostilité entre les grecs et les allemands maintenant allez en Grèce et parlez-leur des allemands l'hostilité ne cesse de croître entre les pays de l'euro et comme par ailleurs l'euro va de toute façon exploser malheureusement je l'ai dit à un journaliste on n'a jamais le temps de parler de ça alors que c'est l'un des sujets les plus fondamentaux et bien ne croyez pas un instant que ça va être un long fleuve tranquille nous allons avoir nous allons avoir des soubresauts terrifiants sur la question de l'euro qui va forcément mener à des conflits entre pays de la zone euro sortir de l'Union Européenne et de l'OTAN c'est justement refuser le choc des civilisations et c'est agir pour la paix l'euro parlons-en on me dit mais si on quitte l'euro le nouveau franc va perdre 80% de sa valeur je me rappelle j'ai participé à un débat comme ça dans une université à Compiègne puis il y avait je préfère ne pas le qualifier quelqu'un qui appartenait au VER enfin EELV qui me fustigeait me traitait de tous les noms et me disait que si on sortait de l'euro le nouveau franc perdrait 80% de sa valeur je m'adresse ici au grand public des gens qui ne connaissent pas forcément bien mes théories monétaires je vais simplement parler de bon sens imaginez que on sorte de l'euro qu'on recrée le franc et que le franc perde 80% de sa valeur on sort à un euro égal à un franc on ne va pas revenir à l'ancien franc à un 6,55, 957 on fera un euro égal à un franc bon puis après ce franc peut-être se dépréciera un petit peu par rapport à l'euro restant qui soit dit en passant du fait que le franc ne fera plus partie ne sera déjà plus l'euro actuel si tant est qu'il consiste qu'il se maintienne parce que très probablement ça sera la désagrégation de l'euro qui suivra mais si le franc perdait 80% je vais prendre un exemple tiré de la vie quotidienne pas tout à fait quotidienne je vais prendre un exemple d'une bouteille de champagne une bouteille de champagne qui coûte une bonne bouteille sans excès 30 euros 30 euros vu de Washington de Tokyo de Pékin de Hong Kong de Moscou etc de Brasilia de Rio les grands pays qui importent du champagne qui est vendu dans le monde entier pour eux si le franc perdait 80% de sa valeur c'est comme si la bouteille de champagne au lieu de valoir 30 euros ne valait plus que 6 euros qu'est-ce qui se passerait ? Il se passerait automatiquement qu'il y aurait une demande colossale pour acheter du champagne à 6 euros c'est comme s'il y avait des soldes de 80% et tout à l'avenant ça serait la même chose pour les produits de luxe la parfumerie la maroquinerie de luxe les voitures si tant est qu'il y a encore des voitures fabriquées en France les produits industriels les produits agroalimentaires tout serait 80% soldé donc il y aurait une demande énorme venant du reste du monde cette demande énorme se traduirait par quoi ? tout simplement par une demande énorme de francs parce que les japonais pour acheter ils auraient besoin de convertir les yens en francs les chinois les yuans en francs les américains le dollar en francs donc il y aurait une fantastique demande de francs sur les marchés d'échange et qui lancerait immédiatement la conséquence c'est que le franc remonterait à toute allure sur les marchés d'échange donc ne croyez pas que le taux de change externe d'une monnaie soit simplement le nez de Cléopâtre on veut vous faire croire en gros que puisque la France sort de l'euro on va la punir et donc le franc va perdre 80% de sa valeur c'est un peu le genre de raisonnement débile et manipulateur que l'on vous fait non l'économie c'est pas comme ça que ça se passe alors quelle sera la dépréciation ben en réalité le fonds monétaire international estime que si on sort de l'euro il estime actuellement que l'euro est surévalué de l'ordre de 6% pour la compétitivité de l'économie française des études qui ont été réalisées par des grandes banques comme Natixis comme Nomura banque japonaise comme ING et estiment que ça va de 6 à 10% ça veut dire que le nouveau franc perdrait à peu près 6 à 10% par rapport au dollar il faut s'en féliciter il faut s'en féliciter pourquoi ? parce qu'il faut savoir que depuis 1999 la compétitivité je suis désolé j'entre un petit peu dans les détails mais si vous voulez avoir un sèche-cheveux avec de l'air chaud comme programme allez voir Macron moi je vais au fond des choses d'après et d'ailleurs au passage les autres candidats chez moi mais techniquement ils sont nuls non mais c'est vrai il suffit de voir comment Mme Le Pen dès qu'il y a une question un temps soit peu difficile elle cherche d'un air égaré M.

Philippot en espérant que Philippot est allé écouter une de mes conférences pour qu'elle puisse lui donner la bonne réponse je pourrais faire du filleux Macron du fillon Macron du ce genre de trucs je pourrais vous dire il faut une Europe plus proche des citoyens il faut une Europe plus démocratique et j'interviendrai pour avoir une gestion de l'euro plus dynamique mais dans l'immédiat pour répondre au problème du chômage des jeunes qui est un problème lancinant de la société française j'ai décidé de créer un contrat nouvel emploi jeunesse qui va permettre de régler tous les problèmes avec moi il n'y aura pas des contrats tartemuches des contrats jeunesse emploi machin des contrats vous savez vous avez quelques mots comme ça contrat emploi embauche nouvelle embauche première jeunesse etc premiers outrages derniers hommages etc ça c'est ce que ma pauvre grand-mère appelait des quotaires sur des jambes de bois en réalité un problème comme le chômage de masse qu'il y a en France et a fortiori en Grèce en Italie en Espagne ou en Portugal relève de problèmes qui ne sont pas des problèmes microéconomiques mais des problèmes macroéconomiques d'abord et avant tout le fait que nous avons une monnaie qui n'est pas compatible avec l'économie française tout simplement alors on me dit oui mais si le nouveau franc se déprécie de 10% vais-je perdre 10% de mon pouvoir d'achat c'est ce que madame Ruth elle criait je l'ai demandé tout à l'heure d'ailleurs j'étais en duplex avec BFM elle m'a dit ça elle m'a dit mais oui mais les gens ont peur ce qui est vrai d'ailleurs il y a des gens qui peuvent se dire oui mais attendez moi j'ai des économies donc si le franc se déprécie de 10% est-ce que je vais perdre 10% ou alors est-ce que j'ai même vu une fois quelqu'un qui disait voilà le franc si on sort de l'euro qu'on adopte le franc le nouvel euro va grimper le franc va perdre 50% et notre dette extérieure notre dette publique qui est déjà énorme va prendre 50% de plus alors je voudrais moi je suis quelqu'un de sérieux de responsable je suis français moi aussi d'ailleurs j'ai une assurance vie j'ai pas envie qu'elle soit dilapidée figurez-vous je suis comme tout le monde la réponse c'est non pas du tout pourquoi parce que d'abord si le franc se déprécie de 10% si on perd des 10% de pouvoir d'achat ça voudrait dire que tous les produits que nous achetons sont des produits importés ce qui n'est pas vrai il y a 30% dans l'économie française de produits importés ça veut dire que dans le pire des cas la hausse des prix d'un coup serait au maximum de 3% mais dans un marché très concurrentiel la hausse sera bien moindre parce qu'il y a beaucoup de producteurs qui voudront essayer de conserver leur part de marché d'ailleurs le prix d'un produit d'importation par exemple pour songer à votre téléphone portable quel est le prix d'un téléphone portable vous en avez ça sort tous les mois il y a des nouveaux modèles quand vous achetez ça vous achetez ça dans le cadre d'un forfait téléphonique sur deux ans il est très probable qu'en fait les producteurs voudront conserver leur part de marché et ne répercuteront même pas l'augmentation des prix donc la hausse de toute façon sera bien moindre d'ailleurs je signale je rappelle je le disais d'ailleurs tout à l'heure à la journaliste dont je citais le nom qu'au cours des trois dernières années de 2014 à 2017 l'euro est passé de 1,39$ à 1,05$ ça fait moins 25% on n'en a pas fait toute une affaire on n'en a pas fait tout un fromage d'ailleurs en 2008 l'euro valait 1,65$ il a perdu 45% de sa valeur par rapport au dollar depuis 2008 on n'en a pas beaucoup parlé c'est le moins que l'on puisse dire il est vrai que au même moment le prix des hydrocarbures a beaucoup baissé donc on n'a pas vu l'impact sur les hydrocarbures mais vous voyez bien que si au cours des trois dernières années les français ne se sont même pas rendus compte qu'il y avait une baisse de 25% de l'euro par rapport au dollar vous imaginez qu'une baisse de 10% du franc par rapport au dollar ou à l'euro rémanent sera quand même très facilement absorbée je dirais plus à partir du moment où nous aurons recréé un nouveau franc et que ce franc aura baissé de 10% par rapport au court pivot de l'euro actuel ça aura pour effet de faire baisser de 1 à 2 millions le nombre de chômeurs de relancer la croissance de l'économie française au passage d'ailleurs de relancer les rentrées fiscales pour l'état puisqu'une des raisons pour lesquelles on est en déficit de permanence c'est qu'il n'y a pas de croissance et au bout du compte cette croissance renouvelée se traduira sans doute au bout de 2 ou 3 ans par une augmentation du pouvoir d'achat des français puisque c'est ainsi que fonctionne l'économie c'est une science qui est une science qui n'est pas si facile que ça avec des effets de rédaction et de rétroaction constant j'ajoute d'ailleurs au passage que l'économie n'est pas une science exacte c'est une science humaine et que le premier effet qu'il y aura c'est que dans la mesure où la France sera sortie de l'Union Européenne qu'elle aura retrouvé sa monnaie pluricentenaire puisque le franc est apparu en 1360 déjà pour acheter la souveraineté du souverain Jean Lebon qui avait été fait prisonnier à la bataille de Poitiers à partir du moment où les Français auront retrouvé confiance dans leur propre pays ça va tout changer c'est exactement ce que l'on a constaté en Suède et c'est ce que l'on est en train de constater au Royaume-Uni d'un seul coup un peuple qui renoue avec son histoire et qui recommence à revoir l'avenir de façon positive c'est ça la clé de la croissance en économie il y a une urgence à adopter le Frexit et c'est pas parce que j'ai eu d'un seul coup une illumination ou une fantaisie pourquoi est-ce que c'est si important parce que grâce au Frexit d'abord nous allons réaliser des économies considérables le Frexit va nous permettre de récupérer chaque année les 9 milliards d'euros dont je parlais tout à l'heure c'est le différentiel entre les 23 milliards d'euros versés et les 14 milliards rétrocédés c'est énorme c'est énorme ça a d'ailleurs un facteur de dépression de l'économie française le fait que on se fasse pomper tous les ans 9 milliards d'euros qui partent ailleurs deuxièmement deuxièmement nous récupérerons également 5 milliards d'euros de dépenses liées à l'Union Européenne hors budget notamment dans les cofinancements et les condamnations pécuniaires comme je ne veux pas vous tenir trop longtemps je passerai un petit peu vite là-dessus mais je pourrais vous en parler tout à l'heure si vous le souhaitez en aparté en gros il s'agit de cofinancements sur des grands projets où on nous dit où la Commission Européenne nous dit on vous redonne un petit peu de votre argent à condition que vous acceptiez d'en verser davantage encore et ça peut être notamment sur des éléphants blancs quant aux condamnations pécuniaires je l'évoquais tout à l'heure au cas où nous désobéirions aux traités la France est tous les ans obligée de payer des condamnations parce que nous avons tardé nous avons tardé à transcrire en droit français telle ou telle directive européenne et puis on va également s'attaquer enfin de façon sérieuse à la fraude fiscale et à l'évasion fiscale des grandes entreprises qui atteignent désormais des sommets qui on estime à Bercy à 60 milliards d'euros par an et comment ? parce que nous allons rétablir le contrôle des mouvements de capitaux contrôle des mouvements de capitaux qui est interdit par les traités européens depuis Maastricht en vertu de l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne de telle sorte qu'on est revenu dans la France de 1788 vous savez que Louis XVI que ce soit avec Calonne ou avec Necker n'arrivait pas à boucler le budget tout simplement parce que les grandes fortunes françaises de l'époque l'aristocratie ou le haut clergé ne payaient pas l'impôt c'est-à-dire les gens les plus riches ne payaient pas l'impôt mais on est revenu un peu à la même situation puisque les entités les plus riches de France c'est-à-dire notamment les très grandes fortunes les très grandes entreprises s'arrangent notamment par l'intermédiaire des mouvements de capitaux à minimiser voire à annuler l'impôt sur les sociétés qu'il devrait acquitter en France en faisant apparaître un déficit en France et en faisant apparaître par des jeux d'écriture et des transferts de fonds des excédents par exemple importants au Luxembourg où il n'y a pas d'impôt sur les sociétés ou quasiment pas c'est le scandale LuxLix je pense qu'on peut récupérer un tiers des 60 milliards d'euros c'est-à-dire 20 milliards d'euros d'économies supplémentaires ça veut dire 34 milliards d'euros d'économies par an 170 milliards sur un quinquennat et j'insiste sur le fait que ces sommes considérables vont pouvoir être récupérées sans qu'on s'attaque au niveau de vie des Français parce que tous ceux qui vous proposent de faire des économies je pense à M. Fillon qui propose de supprimer 500 000 fonctionnaires enfin 500 000 postes du moins j'espère 500 000 postes de fonctionnaires à supposer que ce soit possible d'une façon politique et sociale ce serait une ineptie du point de vue économique au passage parce qu'il y aurait 500 000 fonctionnaires et donc peut-être 2 millions de personnes si on y ajoute les familles parce que les fonctionnaires c'est des pères ou des mères souvent il y aurait peut-être 3 à 4 millions de personnes qui d'un seul coup verraient leur niveau de vie diminuer ce serait donc un effet d'attrition sur l'économie il y aurait moins de consommation donc baisse de l'impôt sur les sociétés baisse des chiffres d'affaires baisse de l'impôt sur les sociétés baisse de la TVA baisse de l'impôt sur le revenu baisse de la taxe sur les produits pétroliers puisque les gens ne consommeraient pas et au total les 4 moteurs qui fournissent des ressources fiscales à l'État diminueraient on ne voit pas dans les positions qui nous sont présentées la réflexion minimale qui consiste à dire on ne peut pas relancer une économie si de façon constante on a une politique qui taille dans la demande c'est une ineptie d'un point de vue économique moi je dis on peut faire des économies mais à condition de s'attaquer au grand dogme de notre époque c'est à dire notre appartenance à l'Union Européenne nous n'avons plus les moyens de payer la princesse européenne j'ajouterais également qu'à ceci on va faire d'autres économies ça c'est pas du cash c'est des économies d'un point de vue macroéconomique parce que nous allons alléger considérablement le coût d'application des normes européennes pour les administrations publiques on peut évaluer ça à 9 milliards d'euros pour les entreprises à 30 milliards d'euros ça a été un argument très important utilisé au Royaume-Uni c'est l'idée que parmi l'exemple des entreprises françaises il y en a actuellement 180 000 qui exportent mais il y en a des millions qui n'exportent pas les commerçants les artisans les TPE les PME en fait il y en a beaucoup qui n'exportent pas qui ont une zone de chalandise disons dans un rayon de 5 km 10 km autour de chez eux et qui sont pourtant assujettis à un déluge de normes qui non seulement vient du niveau national mais il vient aussi du niveau européen le Frexit se traduira par un allégement considérable des réglementations et donc des coûts de gestion qui pèsent sur les agriculteurs sur les artisans sur les TPE et sur les PME là aussi c'est une excellente nouvelle grâce au Frexit nous allons d'ailleurs empêcher la disparition de ce qui reste de pêche artisanale et d'agriculture familiale les articles 38 et 39 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne imposent une vision ultra productiviste de l'agriculture et de la pêche et place nos producteurs dans une concurrence perdue d'avance puisqu'on les place dans une concurrence avec des pays de l'Union Européenne où il n'y a pas de SMIC horaire dans l'agriculture vous savez qu'il y avait 4 millions d'agriculteurs en France en 1960 on est tombé on est tombé à 400 000 90% des agriculteurs français en gros ont disparu et si on continue comme ça dans 10 ou 15 ans il n'y en aura plus que 40 000 c'est-à-dire que 99% auront disparu au profit de quoi et qui y resteront ce qui restera ce sera de l'agro-business c'est-à-dire des fermes de 1000 vaches de 5000 vaches des poulaillers de 50 000 poules et puis il y aura peut-être effectivement quelques chanceux qui parce qu'ils sont sur des appellations d'origine protégée pourront continuer à exercer éventuellement une activité d'agricole traditionnelle mais moi je ne veux pas de cet avenir-là je ne veux pas que la France devienne un désert agricole et rural le Frexit va permettre de protéger les productions qu'il nécessite d'assurer des prix rémunérateurs et d'établir d'autres politiques que la seule loi du profit maximal qui est la loi qui est en fait celle des traités européens nous donnerons la priorité à la qualité gustative des aliments et pas seulement à la productivité au respect de l'environnement et des cycles naturels on favorisera l'installation à la terre moi je veux qu'à la fin du quinquennat on soit passé de 400 000 à 600 000 agriculteurs on favorisera l'installation à la terre notamment de jeunes qui veulent développer l'agriculture biologique la permaculture par exemple et puis nous favoriserons également l'aménagement du territoire seul le fait de sortir l'agriculture des traités européens nous permettra d'avoir ces choix qui correspondent à ce que souhaitent en fait les français grâce au Frexit nous allons empêcher pour de bon les délocalisations et la vente de notre patrimoine public et privé à des fonds d'investissement venus du monde entier je rappelle que l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'union européenne impose la libre circulation des mouvements de capitaux sans aucun contrôle ni restriction avec la planète entière c'est ça c'est cet article là qui date de 1992 et du traité de Maastricht qui est à l'origine des délocalisations elles ne sont pas tombées du ciel le mot délocalisation est apparu dans le vocabulaire français en 1993 lorsque pour la première fois une usine c'était l'usine Hoover de fabrication d'aspirateurs qui était installée à Dijon a décidé de profiter des nouvelles dispositions du traité de Maastricht qui venait d'entrer en vigueur le 1er janvier 1993 en délocalisant son usine ça veut dire quoi délocaliser c'est pas la même chose qu'un faire une implantation d'une usine à l'étranger pour servir un marché étranger délocaliser ça veut dire on va sortir une usine de l'endroit où elle est on va la mettre dans un pays à très faible coût salarial social et sans aucune norme environnementale on va fabriquer avec des coûts très bas faire le maximum de profit réapporter ça dans le produit en France pour vendre à la place de ce qui était fabriqué en France le résultat c'est qu'on voit flamber le chômage en France et on voit flamber également les profits des détenteurs de capitaux des entreprises en question le Frexit va permettre d'interdire les délocalisations en réinstaurant le contrôle des mouvements de capitaux qui est à l'origine même des délocalisations le Frexit va permettre de revenir à la situation de ce qu'elle était avant le traité de Maastricht parce que du temps de De Gaulle de Pompidou de Giscard et de Mitterrand jusqu'en 92 il n'y avait pas de délocalisation on va donc revenir on va donc revenir également à la situation telle qu'elle existe dans la majorité dans l'écrasante majorité des états de la planète je signale que ce que l'on appelle la mondialisation ça n'est pas la même pour tout le monde les pays qui se portent le mieux en ce moment les pays en plus fort développement la Chine l'Inde l'Asie du Sud l'Asie du Sud-Est par exemple n'ont pas accepté la libre circulation des mouvements de capitaux que nous on nous a imposé au pays de l'OCDE et nous on nous l'a imposé par l'intermédiaire des traités européens si on reste dans les traités européens c'est extrêmement simple on ne pourra pas lutter contre les délocalisations c'est le drame qu'a vécu M.

Montebourg vous vous rappelez M. Montebourg en 2012 il avait dit qu'il allait lutter contre les délocalisations je vais lutter contre les délocalisations il a été nommé ministre du redressement productif rappelez il a constaté qu'il n'avait aucun moyen pour lutter contre les délocalisations puisque les entreprises peuvent sortir des centaines de millions d'euros pour construire des usines à l'étranger donc en fait il n'a rien redressé du tout M. Montebourg on allait voir ce qu'on allait voir on a vu résultat des courses il a quitté le gouvernement ne faites pas confiance à ceux qui vous disent je vais lutter contre les délocalisations c'est très important ce que je vous dis c'est comment déceler parce que c'est pas évident comment déceler le bonimenteur par rapport à celui qui vous dit la vérité moi je vous dis la vérité si on reste dans le cas des traités avec cet article on ne peut rien faire c'est aussi simple que ça d'ailleurs c'est pas seulement les délocalisations ça fonctionne aussi dans le sens inverse parce que les français ne sont pas spécialement heureux d'apprendre par exemple que l'émir du Qatar rachète la France par appartement et les partis politiques avec c'est pas certain l'émir du Qatar a racheté l'hôtel Martinez à Cannes l'hôtel Georges V à Paris l'hôtel Prince de Galles à Paris le Paris Saint-Germain le club de foot paraît-il que l'émir du Qatar aurait même payé le divorce de Nicolas enfin bon ça c'est autre chose il n'y a pas très longtemps c'est en avril 2016 que des fonds d'investissement chinois avaient racheté 1700 hectares de terre dans le Berry on apprend quand on va dans le Bordelais qu'il y a plus d'une centaine de châteaux du Bordelais qui ont été vendus à des intérêts chinois quand on va en Bourgogne on apprend que le château de Gevray-Chambertin a été racheté par un milliardaire qui a fait fortune à Macao dans les casinos l'odeur de l'argent en guézion on sait pas trop ce que c'est on a appris que le château de Pommard a été racheté par un investisseur américain on a appris je l'avais dit en boutade il y a deux ou trois ans dans une conférence maintenant je suis rattrapé par la réalité j'avais dit vous verrez on va finir par vendre le château de Versailles par appartement on y est presque puisqu'il y a une du château de Versailles qui a été louée à un bail amphithéotique sur 40 ou 50 ans à une société américaine pour transformer ça en hôtel de luxe un jour viendra si vous élisez Macron il va venir nous expliquer que finalement la joconde on peut avoir une reproduction au Louvre mais qu'on peut le vendre à l'émir du Qatar pour 15 milliards de dollars et que ça nous permettra de diminuer un petit peu notre dette publique moi je suis là pour vous dire quelque chose que les français ne savent pas c'est que cette ouverture a été une ouverture asymétrique c'est à dire que les chinois peuvent acheter en France 1700 hectares de terre dans le Béry mais les français n'ont pas le droit d'acheter ne serait-ce que un hectare de terre en Chine que l'émir du Qatar peut racheter des hôtels à Paris mais que l'inverse ce n'est pas vrai vous ne pouvez pas acheter d'hôtel au Qatar c'est à dire qu'en fait la situation actuelle est totalement asymétrique elle permet à des fonds d'investissement venus de Chine ou du Qatar d'acheter des terrains des sociétés des biens immobiliers en France alors que l'inverse n'est pas autorisé le Frexit va nous permettre de mettre un fin à ce deux poids deux mesures et d'imposer le principe de réciprocité et d'interdire en tant que de besoin la vente des plus grands fleurons de notre patrimoine public et privé grâce au Frexit nous ferons d'ailleurs baisser le nombre de chômeurs de 1 à 2 millions je le disais tout à l'heure je le confirme je me fonde sur une étude publiée par la fondation Respublica en 2013 avec la possibilité la probabilité de faire baisser d'au moins 1 million sinon 2 millions le nombre de chômeurs de catégorie A en France en 2 ans on est à 3,6 millions on pourrait redescendre à disons 2 millions ça paraît un objectif très important c'est encore beaucoup 2 millions par rapport je me rappelle dans les années 80 du 20ème siècle l'idée d'avoir 1 million de chômeurs paraissait effarante donc se baisser à 2 millions c'est encore beaucoup mais on va enfin casser de façon drastique l'évolution du chômage on pourra peut-être diminuer par 2 le nombre de chômeurs qui est le cancer de la société française je rappelle que sous Sarkozy on a augmenté de 1 million le nombre de chômeurs alors qu'il s'était fait élire pour le faire baisser que sous Hollande on a augmenté encore de 1 million supplémentaire le nombre de chômeurs et je ne parle que des chômeurs de catégorie A je ne parle pas dans plus de tous les trucages statistiques de gens qui sont sous-employés des stages parking des petits boulots etc. parce que si on cumule les chômeurs de catégorie A BC, D et E on arrive à quelque chose qui est au moins 6-7 millions peut-être davantage de gens qui sont au chômage ou sous-employés en France mais il faut bien comprendre que si on ne prend pas le taureau par les cordes la montée du chômage et de la pauvreté va continuer inexorablement grâce au Frexit nous préserverons et renforcerons nos services publics je rappelle oui c'est vrai je cite les articles des traités mais c'est ça qui me fait que je suis sérieux c'est ça qui fait que vous devez me faire confiance parce que je vous donne vous les clés de compréhension des raisons pour lesquelles on n'arrive pas à résoudre tous ces problèmes il faut faire sauter tous ces verrous c'est l'article 106 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne qui impose une mise en concurrence et qui pousse à la privatisation de nos services publics et bien moi je ne veux pas qu'il en soit ainsi et pourquoi il en est ainsi d'ailleurs parce que les traités européens sont d'inspiration non seulement néolibéral ultralibéral tout ce qu'on veut mais ils sont fondamentalement d'inspiration anglo-saxonne or les français ne sont pas des anglo-saxons je l'ai déjà réplété de nombreuses fois en France en France notre goût pour les services publics ne remonte pas à la libération ni au conseil national de la résistance il remonte bien avant il remonte au milieu du 13ème siècle Louis IX roi de France et le fils de son père et de sa mère j'y arrive à d'autres mais sa mère s'appelle Blanche de Castille elle a élevé son fils dans une foi ardente il se prend un petit peu pour le vicaire du Christ sur terre et lorsqu'il devient roi notamment à la mort de son père Louis VIII je crois qu'il a 12 ans il va y voir la régence de sa mère et lorsqu'il deviendra roi de plein exercice il aura à coeur non seulement pour des raisons de foi religieuse mais aussi pour des raisons politiques bien comprises parce qu'il veut asseoir la dynastie des Capétiens dont il n'est jamais que le 9ème successeur il veut l'inscrire dans la durée donc c'est à la fois un fin politique et un religieux réel un homme pieux il décide de faire deux choses qui vont marquer notre conscience collective la première chose vous le savez c'est que Louis IX rendait la justice sous son chêne à Vincennes quand j'étais petit on m'apprenait ça à l'école puisqu'on apprenait ça à l'école je me disais mais pourquoi c'est si important que ça soit sous un chêne et de vous à moi on s'en fout que ce soit sous un chêne pourquoi c'est important que ce soit sous un chêne non plus c'était le château du roi non ce qui était important c'est qu'il rendit la justice et qu'est-ce que ça veut dire Jouinville le raconte dans ses mémoires Louis IX faisait venir par exemple un grand seigneur le comte de Charolais puis un pauvre paysan et puis il écoutait le différent qu'il y avait entre les deux et puis il demandait à son greffier le cas échéant après avoir écouté l'un et l'autre il disait c'est le paysan qui a raison toi le grand seigneur je vais te mettre en prison les français les français ont découvert au milieu du 13ème siècle qu'il pouvait y avoir un chef d'état qui assure la justice entre les français comme le Christ l'aurait fait comme dans les évangiles vous savez dans les évangiles où il dit qu'il est plus difficile à un riche d'accéder au royaume des cieux qu'à un chameau de passer par le chat d'une aiguille les français découvrent au milieu du 13ème siècle qu'il peut y avoir un chef d'état qui assure la justice entre les français sans tenir compte de la position sociale c'est de cette date que les français veulent une justice qui soit la même pour tous nous en sommes loin il faut absolument revenir à la justice que souhaitent les français moi je n'accepte pas la justice pour les riches et la justice pour les pauvres Louis IX a fait aussi autre chose Louis IX a décidé en 1260 de créer un établissement un hospice qu'on a appelé l'hospice des 15-20 parce que 15 fois 20 égale 300 avec 300 lits pour y soigner notamment les aveugles les nécessiteux pour les loger et leur apporter des soins c'était 300 lits c'est tout à fait considérable pour l'époque c'est à Paris que ça se passe et l'un de ces mémorialistes le confesseur de sa veuve la reine Marguerite écrit en 1303 il est mort en 1270 il écrit que cet hospice était payé comme on disait en vieux français par la bourse du roi c'est à dire la bourse du roi c'est à dire sur le trésor public c'est la première fois dans notre histoire nationale et c'était il y a 757 ans que l'on voit un établissement hospitalier ouvert à tout le monde est payé par la collectivité par le trésor public et bien ça ça fait de nous un peuple qui est totalement différent des américains qui eux se sont constitués par le rejet de la vieille Europe par le mythe du self-made man aux Etats-Unis quelqu'un qui arrive et qui fait fortune et bien c'est parce qu'il l'a mérité et s'il est pauvre et indigent et bien c'est parce qu'il l'a mérité aussi et nous c'est pas comme ça que ça se passe en France nous nous sommes un peuple égalitariste du point de vue anthropologique nous avons besoin d'avoir un chef de l'Etat qui assure la justice l'égalité sociale des français devant les grands moments de la vie que sont la naissance l'éducation la maladie la justice et la mort c'est la raison pour laquelle il est impossible d'accepter la mise en pièce de ce modèle qui nous est consubstantiel depuis si longtemps depuis plus de 7 siècles c'est la raison pour laquelle c'est absolument scandaleux un programme comme celui de monsieur Fillon qui prétend en fait démolir la sécurité sociale moi je veux je prends l'engagement solennel si je suis élu puisque nous sortirons de l'Union Européenne parce que c'est pour ça qu'il faut sortir parce qu'il faut se soustraire à ces contraintes venues d'outre-Atlantique parce qu'il y en a qui veulent faire du fric avec notre santé parce qu'il faut remplacer la sécurité sociale par des assurances privées qui rapporteront le maximum d'argent à des actionnaires et bien ça je dis non à ce genre de société parce que ça n'est pas la société française le Frexit nous permettra le Frexit nous permettra de mettre un terme à la privatisation rampante de nos services publics je ferai inscrire dans la constitution je proposerai aux français d'inscrire dans la constitution et j'empêcherai la privatisation voire je renationaliserai pour ceux d'entre eux qui ont déjà été en partie privatisés je veux assurer les services publics à la française EDF GDF la SNCF la Poste Orange les routes et les autoroutes de France les entreprises d'adduction d'eau TF1 TDF et toute banque bénéficiant de fonds publics et je ferai inscrire dans la constitution la sécurité sociale le principe même de la sécurité sociale pour tous et le principe même de la retraite par répartition grâce au Frexit nous défendrons nos acquis sociaux et nous rétablirons notre démocratie sans que les français s'en soient rendus compte il y a un article encore un des traités qui est absolument essentiel c'est l'article 121 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne qui nous impose des grandes orientations de politique économique ce qu'on appelle les GOPÉ fixés à la France par la Commission Européenne et pourquoi ? parce que les traités ont fixé le principe que pour sauver l'euro il faut que tous les pays membres de l'euro c'est-à-dire 19 états aient une convergence ce que M.

Mélenchon doit appeler une convergence sociale mais une convergence de toute leur politique économique, sociale et budgétaire mais comme nos parents nos grands-parents se sont battus pour qu'on ait une vie meilleure moi je me rappelle quand j'étais petit j'avais 7 ans un jour mon grand-père que j'aimais bien m'avait dit tu as de la chance tu auras une meilleure vie que nous parce qu'il y a beaucoup de grands-parents aujourd'hui qui disent à leur petit-fils ou à leur petite-fille tu as de la chance tu auras une meilleure vie que nous et bien moi je veux pouvoir dire un jour quand j'aurai des petits-enfants je peux pouvoir dire ce que mon grand-père m'avait dit il y a 50 ans je veux pouvoir dire tu as de la chance tu auras une meilleure vie que nous je veux que l'on empêche la destruction de nos acquis sociaux et cette destruction elle est programmée puisque nous devons avoir tendanciellement les mêmes que les autres or il se trouve que les acquis sociaux des français sont parmi les plus élevés de l'Europe ça veut dire que progressivement si on veut rester dans l'euro progressivement on va nous imposer de démolir le SMIC je l'ai déjà dit de démolir nos acquis sociaux pour tendanciellement arriver au niveau de la Bulgarie c'est de ça qu'il s'agit la véritable feuille de route économique et sociale que la commission européenne fixe au gouvernement c'est ça le programme commun de tous les autres candidats qui vont rester dans l'Union Européenne à partir du 7 mai prochain pour être très concret pour être très concret pour 2017 Bruxelles réclame du futur président et du futur gouvernement qu'il augmente la TVA et qu'il baisse l'impôt sur les grandes sociétés c'est d'ailleurs le programme annoncé par M. Fillon qui n'est en fait pas le programme de M. Fillon c'est le programme de la commission il faut voir ce que ça veut dire très concrètement ça veut dire que Mme Georgette Dupont une retraitée qui est une toute petite toute petite retraite qui vit à Tourcoing et quand elle ira chercher sa baguette le matin elle paiera 2-3 centimes de plus de TVA sur la baguette mais ça veut dire qu'à l'autre bout de la chaîne Vinci qui gère les autoroutes qui ont été déléguées à Vinci Vinci qui dégage des très gros profits et bien comme on baissera l'impôt sur les grandes sociétés pourra distribuer bien davantage encore à ses actionnaires parmi lesquels cet homme très nécessiteux qui est décidément mon ami l'émir du Qatar qui a 4,9% de Vinci ça veut dire que d'un côté on va taxer davantage madame Georgette Dupont qu'avec sa toute petite retraite et de l'autre côté on donnera quelques centaines de millions d'euros supplémentaires à l'émir du Qatar c'est ça que vous voulez c'est pourtant ça la sauce à laquelle nous allons être mangés par la commission européenne qui a d'ailleurs prévu d'autres choses démanteler le droit du travail les professions réglementées l'ubérisation de la société française vous connaissez le démantèlement du droit du travail la loi El Khomri les lois Macron les avocats les notaires les médecins les pharmaciens les dentistes les artisans taxi les commissaires au con les experts quanta toutes les professions réglementées vont y passer parce que progressivement on va leur dire qu'on va les mettre en concurrence avec des roumains avec des bulgares qui gagneront beaucoup moins et ils seront priés de s'aligner c'est ça que vous voulez ça n'est pas tout il faut baisser le SMIC et les prestations chômage c'est écrit dans le rapport des grandes orientations de politique économique de fixer pour 2017 ça n'est pas tout il faut aggraver encore la politique de rigueur puisqu'il faut la maintenir ça ne fait que 25 ans que ça dure ça n'est pas tout il faut également asphyxier financièrement les communes il est demandé il est exigé de l'état qu'il diminue ses dotations aux communes de France c'est la raison pour laquelle d'ailleurs on a un gouvernement qui passe son temps à fusionner les communes françaises contre la volonté de ses habitants voilà le programme commun de tous ceux qui vont rester dans l'union européenne j'en profite pour dire à tous ceux que ça intéresse qu'ils peuvent aller sur notre site soit asnino2017.fr soit upr.fr pour lire dans le menu détail les analyses très précises que nous faisons sur le rapport des grandes orientations de politique économique et sur ce principe même ça va faire trois semaines que j'en parle dans les grands médias je n'ai pas encore vu un seul qui ait repris ça alors que c'est absolument fondamental c'est ça qui fait que nous sommes désormais dans une dictature qui ne dit pas son nom le Frexit permettra de reprendre en main notre destin collectif d'appliquer notre programme de retrouver notre démocratie une fois qu'on sera sortis de là lorsque les français voteront pour un gouvernement de droite aux élections législatives et bien ils pourront avoir une politique de droite et lorsqu'ils voteront pour un gouvernement de gauche et bien ils pourront avoir une politique de gauche tout simplement ça s'appelle la démocratie alors qu'actuellement vous votez à droite vous votez à gauche vous avez cette politique qui nous est imposée et qui est une politique en fait de démantèlement généralisé de tous les acquis sociaux et de notre démocratie j'en profite j'en profite pour prendre ici l'engagement solennel si je suis élu parmi les premières décisions si nous sommes confirmés ensuite aux législatives nous ferons nous procéderons immédiatement à l'abrogation de la loi El Khomri et de la loi Macron grâce au Frexit nous retrouverons notre indépendance nationale et nous pourrons œuvrer pour la paix mondiale la sortie de l'Union Européenne de la politique étrangère de sécurité et de défense et de l'OTAN va nous libérer de la soumission militaire à Washington le Frexit nous permettra de ne plus être impliqués dans des guerres illégales et criminelles ce qui contribuera à la fois à notre sécurité intérieure et à la paix mondiale j'insiste sur la question notamment du terrorisme que l'on m'impose tout le temps bien sûr que je veux lutter contre le terrorisme bien sûr qu'on ne peut pas tolérer de voir se développer en France des zones de non-droit des quartiers où circulent des armes parfois des armes lourdes c'est évidemment inacceptable il faut recréer notamment certains sans doute certains comment dirais-je services d'information qui ont été largement perturbés mais mais tant que la France participera à des guerres illégales tant que la France participera à des coalitions qui mènent des guerres néocoloniales où on tue où on bombarde et où on fait des milliers de morts parfois des dizaines de milliers de morts parfois des centaines de milliers de morts au Moyen-Orient il ne faut pas espérer que l'on va réellement redresser la question du terrorisme de la même façon tant que l'on va voir croître constamment le chômage 3 millions 2 millions 2 millions 5 3 millions 3 millions 5 3 millions 6 4 millions 4 millions 5 de chômeurs bien entendu nous verrons concomitamment monter inexorablement la criminalité l'insécurité les trafics dans tout genre parce qu'à pas que la France qui est victime de ça c'est dans tous les pays qui sont concernés par la même chose tant qu'on verra une société où flambent les inégalités ce qui est le contraire même du génie français puisque les français n'aiment pas les inégalités qui doivent rester dans une proportion raisonnable on voit flamber les inégalités on voit une toute petite oligarchie gagner des sommes et des salaires absolument mirabolants alors qu'au même moment on voit une grande partie de la population stagner voire s'appauvrir je rappelle que le nombre de personnes pauvres en France s'accroît constamment de l'ordre de 800 personnes qui basculent en dessous du seuil de pauvreté par jour même si le monde conteste ce chiffre à les demander ce qu'ils en pensent au Resto du Coeur à la Fondation Abbé Pierre à l'Armée du Salut pour voir quelle est l'évolution de la pauvreté en France et bien tant qu'on aura ça on aura une augmentation constante de la montée de la criminalité et puis aussi malheureusement quelques personnes un peu déréglées qui trouveront éventuellement matière à s'improviser comme ça d'un seul coup djihadistes alors qu'ils ne le sont pas mais tout simplement pour se donner un genre on est toujours si j'ai bien compris en attente des conclusions finales de l'affaire horrible du 14 juillet à Nice il semble finalement que tout ça ce soit une tristesse un drame social de quelqu'un d'un peu paumé dans une société qui a perdu ses repères et qui ne fournit pas à tous ses enfants un boulot et une vision positive de l'avenir dans la république française et puis grâce au Frexit nous renouerons avec la francophonie et tous les pays du monde parce que l'union européenne elle enferme la France dans un espace artificiel qui postule que notre avenir passerait nécessairement par une fusion progressive avec 27, 28, 29, 30 états au simple motif que nous sommes contigus les uns à côté des autres le Portugal est frontalier de l'Espagne qui est frontalier de la France qui est frontalier de l'Allemagne qui est frontalier de la Pologne qui est frontalier de la Lituanie qui est frontalier de la Lettonie qui est frontalier de l'Estonie qui est frontalier à travers le golfe de Botnie de la Finlande il faudrait donc considérer comme tout à fait naturel que les habitants de l'Algarve portugaise se sentent les concitoyens les concitoyens des Lapons de Laponie finlandaise du côté de Rovaniemi c'est évidemment absurde c'est d'autant plus absurde pour la France que nous n'avons ni histoire commune ni langue commune ni culture commune ni échanges commerciaux migratoires familiaux ni intérêts communs avec un grand nombre des états du continent européen nous n'avons pas de lien particulier avec la Lettonie l'Estonie la Lituanie la Finlande la Slovaquie Chypre Malte c'est pas vrai en revanche nous avons beaucoup beaucoup plus de liens avec les pays de la francophonie nos anciennes colonies au-delà des drames de l'histoire nous avons des liens avec la Tunisie le Maroc l'Algérie le Sénégal la Côte d'Ivoire le Gabon le Mali le Congo le Cameroun Madagascar le Liban la Syrie Haïti le Vietnam le Cambodge le Laos le Québec nous avons des liens avec tous ces états qui sont souvent extrêmement plus beaucoup plus importants que ceux que nous avons avec une majorité des pays de l'Union Européenne le Frexit va nous permettre de nous sortir de ce périmètre artificiel qui ne correspond pas à l'affinité issue de l'histoire aux affinités électives le Frexit va nous permettre de rouvrir la France sur l'ensemble du monde et de coopérer entre nations sans distinction d'appartenance continentale raciale ou religieuse le Frexit va assurer la résurrection de la France tournée vers l'universel comme l'ensemble des peuples du monde l'espère et l'attend alors je voudrais dire que mon programme ne se limite pas au Frexit même si c'est l'essentiel puisqu'en fait il s'agit de l'essentiel je rappelle que le président de la République est le garant de l'essentiel l'homme de l'essentiel disait De Gaulle dans son livre prémanitoire le fil de l'épée je crois et qu'il le précisait dans son discours de Bayeux du 16 juillet 1946 qui préfigurait ce qui allait ensuite être la constitution de la Vème République je rappelle que le président de la République en France est différent du Premier ministre ils n'ont pas le même rôle mais il ne m'échappe pas bien entendu qu'au moment d'une élection présidentielle les électeurs espèrent avoir au-delà du programme présidentiel une vision sur ce que pourrait être la politique économique et sociale de son gouvernement à condition qu'il obtienne aux élections législatives une majorité ça s'impose d'ailleurs à tous les autres mais les autres candidats eux ne vous parlent pas de tout ce que je viens de vous dire eux ils ont un programme de Premier ministre ils n'ont pas un programme de président de la République ils ne vous parlent pas du respect des traités ni du respect de la Constitution ni des conséquences des traités européens ni de la façon dont ils vont garantir l'indépendance nationale assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ils ne vous en parlent jamais alors moi je vais vous parler rapidement en quelques lignes mais quand même du programme législatif du programme que nous mettrons en oeuvre une fois élus si en plus nous avons la majorité à l'Assemblée nationale mon objectif c'est notamment d'instaurer le référendum d'initiative populaire avec 500 000 signatures de français qui déposeront en mairie leur signature avec une pièce d'identité sur une question qui aura été validée par le Conseil constitutionnel comme étant constitutionnel et bien nous aurons enfin la possibilité offerte aux français de décider par eux-mêmes des choix qui leur tiennent sur des sujets qui leur tiennent à coeur et qui ne soient plus des enfants sous tutelle nous instaurerons la reconnaissance pleine et entière du vote blanc notre avenir et c'est la bonne nouvelle d'aujourd'hui c'est la bonne nouvelle de cette élection présidentielle vous voyez que c'est une vision complètement renouvelée de l'avenir de la France que je propose au peuple français et au-delà à tous ceux qui se reconnaissent et qui espèrent dans le grand retour de la France la grande nouvelle c'est que nous allons tous ensemble sortir de l'Union Européenne la grande nouvelle c'est que nous allons tous ensemble renouer avec la francophonie refaire de la France voilà pour les temps forts de ce meeting de François Asselineau qui avait lieu hier soir à Lille nous allons y revenir et l'analyser avec nos invités en plateau Jean-Louis Gombeau qui nous a rejoint bonjour Jean-Louis bonjour Oriane notre chroniqueur économique et Jackie Isabello rebonjour vous êtes toujours avec nous communiquant cofondateur de Coriolink alors on vient d'entendre les temps forts de ce meeting de François Asselineau à Lille dans son discours François Asselineau et bien il a surtout cherché à crédibiliser le Frexit la sortie de la France de l'Union Européenne qui l'appelle de ses voeux je trouve que ces moments où on rencontre les programmes de ces candidats plus modestes c'est une bonne nouvelle pour la démocratie on leur a donné lors de cette élection 2017 pas mal de temps de parole et puis surtout les débats le fameux débat du 20 mars a crédibilisé leur prise de parole les français sont habitués aux outils audiovisuels donc s'il y en a beaucoup qui n'ont pas envie d'écouter ils n'écoutent pas et là comme on les a mis et qu'on a fait de la politique comparée et bien quelque part on a apprécié d'en découvrir mieux certains et François Asselineau tout comme Poutou font partie des deux candidats qu'on a envie de découvrir un peu plus l'un parce qu'il a beaucoup de répartis et l'autre parce que techniquement comme il l'a dit lors de son discours il est plutôt pas mauvais alors il a un seul objectif le Frexit et comme le disait tout à l'heure Jean-Louis Gombeau il articule un peu l'ensemble de son programme autour de cet objectif je crois que c'est clair qu'on partage ou pas son propos il n'est pas trop elliptique il est assez pragmatique les gens qui sont venus le voir comprennent son positionnement le partagent ou pas voilà donc c'est un temps fort et puis c'est agrémenté d'exemples qui sont simples et donc qui sont accessibles pour l'électorat on est en période électorale c'est bien la moindre des choses on a entendu François Asselineau chercher à crédibiliser ce Frexit est-ce que ce Frexit s'il a lieu Jean-Louis eh bien ça fragiliserait l'économie française alors d'abord je veux dire que dans le Frexit il n'est pas le seul quelque part parce que c'est ça qui est intéressant c'est quelle est l'originalité de M.

Asselineau par rapport aux autres candidats qui d'une manière ou d'une autre proposent le Frexit je rappelle que sur 11 candidats à la présidence il y en a en fait 5 ce qui est quand même considérable dans la vie politique française il y en a 5 qui d'une manière ou d'une autre veulent de manière différente mais en réalité François Asselineau dit qu'il est le seul à le proposer de cette façon puisque les autres veulent renégocier d'abord les traités alors que lui sort directement d'activer exactement donc il y a 5 et lui il se distingue sur la méthode et après il se distingue à mon avis aussi sur la précision notamment les fameuses conséquences économiques que vous venez de parler à l'instant sur la méthode les autres se trompent quand ils croient qu'ils vont pouvoir négocier quoi que ce soit il faut l'exemple du Brexit est intéressant à cet égard il ne s'agit pas de négocier un nouveau traité comme le proposent les 4 autres candidats parce que ça ce n'est pas possible Mme May a essayé de faire ça elle dit non d'abord tu dis que tu sors et après on négocie tes conditions de sortie c'est tout à fait différent et lui il est sur cette ligne parce que on voit visiblement que c'est un juriste il connaît vraiment bien l'ensemble des articles et il sait très bien quel est cet article 50 donc il a dit moi d'entrée de jeu je dépose ma volonté de sortir je dépose l'article 50 et en ce sens il est vraiment dans le respect des traités internationaux notamment les traités européens mais ensuite son problème c'est qu'il ne nous parle pas des négociations à suivre parce qu'on voit bien avec le Brexit comment ça se passe il faut quand même regarder un petit peu ce qui se passe actuellement sous nos yeux pour savoir ce qui pourrait se passer dans l'avenir proche si M. Asselineau arrivait un peu par concours de circonstances ou hasard ou par chance pour lui à la présidence de la République il y a des négociations c'est-à-dire que la France il a parlé vous en avez fait juste à l'instant allusion sur ce qu'on pourrait récupérer en sortant de l'Europe et les conséquences mais en fait il y a aussi un bilan à solder c'est-à-dire la France est engagée sur le futur budget européen il y a des participations il y a un ensemble de choses on voit bien on parle même pour la Grande-Bretagne on parle de 60 milliards que devra à l'Europe la Grande-Bretagne le Royaume-Uni puisqu'il veut sortir justement lui il s'aligne sur la Grande-Bretagne en disant que le Brexit a créé des emplois a fait augmenter la croissance a fait baisser le taux de chômage est-ce que c'est vrai ? alors c'est vrai parce qu'il n'y a pas eu encore le Brexit le fait est que maintenant nous abordons la période de négociation tout à fait c'est ni vrai ni faux en fait pour l'instant comme on l'a rappelé lors du débat ça n'est pas arrivé on est dans l'anticipation on peut très bien l'imaginer après il y a un autre aspect et on a vu là aussi avec l'histoire du Brexit que c'est important il y a l'avis des parlementaires français parce qu'en fait il dit j'inscrireai le franc dans la constitution française tout à fait il peut très bien le faire mais c'est un changement de constitution or la constitution française vous pouvez la changer par deux faits un le référendum ou bien je crois que c'est deux tiers des parlementaires favorables donc il ne parle pas de la majorité qu'il aura au lendemain des élections et qu'il ne lui donnera peut-être pas ces deux tiers et deuxièmement nous savons bien que même si beaucoup de français ont écouté cela et ont dit ce type a raison la majorité largement la majorité des français s'il y avait référendum veulent rester dans la zone euro veulent rester dans l'Union Européenne donc son problème c'est que Jean-Clui dit qu'il ne fera pas de référendum puisque s'il est élu ça vaudra référendum et que donc il n'est pas vrai alors il violera la constitution française c'est-à-dire que une élection présidentielle ne peut pas le président de la République j'ai bien compris mais le président de la République n'a pas tous les pouvoirs il n'a pas le pouvoir de remplacer la constitution française donc il faudra quand même passer par là alors il peut à ce moment violer la constitution française etc donc après il arrive dans l'idée je récupère de l'argent de l'Union Européenne je dis encore une fois qu'il y a un solde sur le fait que nous y appartenions lui il raisonne sur l'aspect annuel c'est-à-dire ce qu'on verse il dit la France vers 23 milliards chaque année à l'Union Européenne l'Union Européenne lui en redonne 14 notamment via la PAC ça fait donc 9 milliards d'euros à récupérer voilà donc on peut une fois qu'on est sorti qu'on a soldé je répète qu'on a soldé le bilan et puis il ajoute aussi l'ensemble de ce que nous coûte les normes que nous impose l'Union Européenne et il arrive je crois à un chiffre de 35 milliards sur le plan arithmétique je crois qu'il n'y a rien à dire à cela effectivement mais encore je répète il y a aussi d'autres conséquences aux questions monétaires sur lesquelles à mon avis il s'est étendu mais de manière un peu rapide alors justement lui il est pour l'abandon de l'euro le retour aux francs là aussi Jean-Louis quelles conséquences concrètes pour le portefeuille des francs alors lui il dit alors lui il dit bon il y aura une dévaluation il dit d'abord il dit il propose une dévaluation du franc de l'ordre de 10% je pense qu'il sera gâté de ce point de vue c'est mon point de vue en tout cas elle sera bien plus importante il dit il y a 10% je décréterai une dévaluation de 10% du franc donc en réalité ça ne provoquera que 3% de hausse de prix compte tenu de la part des importations qui seront plus coûteuses en France mais ça favorisera les exportations et il dit même si ça va plus loin pour acheter les produits français il parle du champagne notamment mais il aurait pu évidemment en citer d'autres parce que nous n'exportons pas heureusement que du champagne donc il y aura une telle demande de francs pour acheter ces produits français à l'étranger qu'en réalité l'effondrement ne sera que momentané du franc puisque les étrangers pour acheter nos produits demanderont du franc et donc à partir de là ça le fera remonter il oublie quand même une chose qui est majeure c'est que le déficit commercial français c'est à dire que cette théorie là est valable effectivement tout à fait pertinente on est dans la logique s'il y avait un excédent par exemple si l'Allemagne dévaluait effectivement il y aurait une telle demande avec les exportations allemandes de Deutschmark que le Marc s'envolerait mais nous on n'est pas dans cette situation on est en déficit c'est à dire qu'on achète 50 milliards de plus qu'on ne vend donc ça sera exactement le processus contraire au schéma qu'il nous propose et je ne parle pas des problèmes de la dette et puis si je peux me permettre d'ajouter un point son système serait éventuellement plausible si nous avions une économie fortement installée sur l'industrie c'est à dire qu'on vend des machines on dévalue donc le prix mécaniquement de moins cher par rapport aux petits copains de la Corée ou de l'Allemagne mais l'industrie française depuis 20 ans s'est effondrée on a fait partir cette industrie donc une économie de service aujourd'hui si on dévalue de 10% elle ne peut pas repartir comme ça du jour au lendemain et en tout cas elle n'a pas de fondement économique si bien installé comme pourrait l'avoir une économie fortement industrialisée quand on entend le discours de François Asselineau quand on voit aussi son programme est-ce qu'il n'est pas déconnecté des préoccupations premières des français notamment très peu de mesures sur le travail sur l'emploi de mesures concrètes il a peu de choses alors ce qu'il faut dire aux gens c'est que les gens qui nous écoutent savent très bien que François Asselineau ne sera pas président de la République demain pas lui pardon ? peut-être pas lui il sera la surprise de cette élection il a raison d'ailleurs de ne pas l'être il est dans son rôle mais ce qu'il faut rappeler et c'est pour ça que c'est intéressant d'avoir des candidats comme lui et il y en a 5 Jean-Louis Gombeau l'a rappelé c'est que ces gens là survivent sur le péché originel de 2005 en 2005 quand on a fait voter les français qui ont dit non à la constitution européenne et qu'on leur a dit t'es sympa mais j'en ai rien à foutre et bien on a fait émerger des idéologies contestataires qui de toute façon ne peuvent que trouver du renforcement parce qu'à un moment on n'a pas fait ce qu'on aurait dû faire et ces gens là continuent d'avancer et de poser leurs arguments et c'est plutôt pas mal parce que que les français deviennent de plus en plus techniques sur ces sujets et puissent de mieux en mieux contrôler leurs élus et par extension le parlement et bien c'est assez salvateur pour la démocratie Jean-Louis il nous reste 30 secondes vous êtes d'accord je suis d'accord parce que ces petits candidats vous le disiez au début mais je vais donner mon accord ça oblige à débattre et si Asselineau et si Dupont-Aignan et même si Mme Le Pen n'était pas là on ne parlerait pas d'Europe et donc ils nous obligent à parler d'Europe et pour ceux qui sont favorables ça les oblige à se décarcasser pour trouver des arguments mais je pense que M.

Asselineau sous-estime notamment le déficit extérieur et il sous-estime aussi la gestion de la dette française qui effectivement reste stable au niveau des taux grâce à l'euro Merci beaucoup Jean-Louis merci Jacques Isabello d'avoir été avec nous pour analyser ce meeting de François Asselineau on se retrouve demain midi pour suivre le meeting de Jacques Cheminade à Villefontaine en Isère très bonne journée à tous sur Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada