Discours 28.08 (2/13) : face aux crises, un projet de gauche assumé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« c'est une crise du travail ont produit plus avec moins d'emplois et on le voit il n'y a plus de limites ni physique ni éthique au fondamentalisme marchand »
- 2:12Fait
« la vie politique française connaît depuis maintenant plusieurs décennies une transformation est l'opposé jadis des projets politiques clairement identifié »
- 2:57Fait
« les frontières entre la gauche et la droite s'efface donc et on nous présente cela comme un progrès parce que cela permettrait une forme consensuelle de démocratie »
- 4:25Fait
« si nous les nyon j'affirme que s'il ne trouve pas de projet ou de traductions dans des projets de gauche et de droite si la gauche n'a plus aucun imaginaire a proposé »
- 5:08Fait
« quand le conflit cesse d'être politique pour devenir moral quand ils ne se séparent plus la gauche et la droite mais le bien et le mal »
- 5:50Fait
« ce consensus soit un peu plus dans les sections socialistes parce qu'on n'est pas très fier de n'être que moins pire »
- 9:06Fait
« ça veut dire quoi accepter la fatalité d'une société qui se délite alors qu'elle n'a jamais été aussi riche et aussi éduquer »
- 11:04Fait
« nous aurons échoué faute faute d'avoir tenté de changer de politique alors que nous avions été élu pour cela »
- 11:47Fait
« depuis quatre ans car ils placent la france et sa jeunesse en premier lieu devant un danger considérable »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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alors cette lucidité là nous invite d'abord à prendre la mesure de la mutation que connaît le monde moderne ça fait 30 ans comme vous que je vis sous la crise et que nous vivons sous la crise et si cette crise et six interminables et si protéiforme c'est bien qu'elle n'a pas été jusqu'ici correctement analysé comprise et que le solution convoqué jusqu'ici n'ont rien résolu on ne regarde pas objectivement les vrais problèmes on les dissimule on les mines nord et cela provoque quoi de la haine contre les politiques et de la haine contre la politique or en politique c'est top ville qui le disait ce qu'il ya de plus difficile et
c'est vrai ce qu'il ya de plus difficile à apprécier à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux que se passe-t-il sous nos yeux nous avons d'abord et aurore l'a dit emmanuel également beaucoup d'autres ailleurs une crise écologique le monde est finie non pas qu'il ait fini qu'il va mourir mais il est fini pas inépuisables et l'illusion d'une croissance économique justement infinie et sans espoir ce modèle là est derrière nous c'est une crise du travail ont produit plus avec moins d'emplois et on le voit il n'y a plus de limites ni physique ni éthique au fondamentalisme marchand le salariat se disloque et le chômage augmente c'est une crise démocratique les deux disent indignés espagnols disait telemos
vote aux pèlerins au tenemos voss nous n'avons pas de voix même si nous avons le droit de vote nous ne maîtrisons pas notre vie et c'est enfin une crise géopolitique admirablement décrite hier par pascal boniface et rachid benzine c'est la fin de l'hégémonie occidentale et réjouissons-nous parce que le monde devient multipolaire encore faudra-t-il encore faudra-t-il construire le projet européen alors face à ces crises il y a une exigence sortir du consensus mou sortir de la pensée unique des solutions paresseuse auquel la gauche de gouvernement celle-là pas toutes les gauches de gouvernement c'est trop souvent rallier résigné pire depuis peu consentante la
vie politique française connaît depuis maintenant plusieurs décennies une transformation est l'opposé jadis des projets politiques clairement identifié nos institutions même critiquable et il faudra les changer organisez réguler l'affrontement pacifique entre des projets distincts clivé on savait où était la gauche on savait où était la droite lentement au début puis de plus en plus vite ces clivages se sont effacés et ont même parfois quasi disparu entre les tenants de la gauche officielle est celle de la droite officiel et le quinquennat de françois hollande particulièrement sa deuxième partie à dos ce domaine battu tous les records l'économie le travail les retraites le projet européen les politiques de sécurité depuis peu
l'affirmation du primat de la question identitaire sur la question sociale réunissent dans le diagnostic et les solutions programme de gauche et de droite dite modérée nous sommes ainsi confrontés inlassablement aux mêmes professions de foi sur la rigueur budgétaire sur le réalisme économique et voilà que la politique est assommé par le bon sens les gros titres des journaux se succèdent le bon sens commande à la france de se réveiller le bon sens commande de faire des réformes structurelles pourquoi la france est elle en retard sur ses voisins quand les français consentir ont-ils enfin ne plus vivre au dessus de leurs moyens voilà ce que le bon sens aujourd'hui réclame aux français non seulement il les culpabiliser mais les sommes de faire des sacrifices
supplémentaires les frontières entre la gauche et la droite s'efface donc et on nous présente cela comme un progrès parce que cela permettrait une forme consensuelle de démocratie c'est absurde cette absurde parce qu'il est absolument naïf il est même scandaleux de penser qu'elle conflits d'intérêts et les rapports de force aurait disparu dans une société paisible uniforme où chacun travaillerait dans l'intérêt de tous qui ne voit pas même si ce n'est pas le cas tout le temps que dans une entreprise il ya des conflits d'intérêts évidents entre l'actionnaire et le salarié parfois même le chef d'entreprise vis-à-vis des actionnaires qui ne voit pas qu'il ya des conflits d'intérêts entre le bailleur et le locataire qui ne
voit pas qu'il ya des conflits d'intérêts entre le consommateur et les grands groupes ces conflits existent et si nous les nyon j'affirme que s'il ne trouve pas de projet ou de traductions dans des projets de gauche et de droite si la gauche n'a plus aucun imaginaire a proposé parce que la réalité serait désespérément grise et que ses dirigeants seraient définitivement assoupi alors ces conflits ces ruisseaux de colère iront nourrir un autre fleuve plus impétueux plus dangereux incontrôlable parce que là où les adversaires en politique disparaissent ils réapparaissent sous forme d'adversité religieuses ou ethniques quand le conflit cesse d'être politique
cher ami quand le conflit cesse d'être politique pour devenir moral quand ils ne se séparent plus la gauche et la droite mais le bien et le mal il n'est plus rare que les adversaires se transforme en ennemis je n'y vois donc aucun progrès j'y vois une régression démocratique fondamental je dénonce donc le dénonce donc comme une régression démocratique cette idéologie du consensus qui jurent de nicolas sarkozy à françois hollande que la déchéance de nationalité soit la réponse symbolique qu'il fallait apporter à une opinion en demande d'ordre je dénonce comme une régression démocratique cette idéologie du consensus qui pousse un premier ministre
a déclaré avec candeur son amour pour l'entreprise sans distinguer les entreprises selon qu'elles paient ou pas l'impôt selon qu'elle se soucie du bien être des salariés ou pas qu'elles licencient ou pas qu'elles soient grandes ou petites et quand on fait des déclarations d'amour et quand on fait des déclarations d'amour on ne les fait pas devant n'importe qui notamment un parterre hilare de dirigeants du medef qui eux est moins leur entreprise pour certains d'entre eux pas tous que leur compte en banque je dénonce aussi comme une régression démocratique cette idéologie du consensus qui réunit gauche anticlérical et droite identitaire dans le rejet de l'islam
voilà aujourd'hui où nous en sommes et pour preuve paraphraser jean jaurès ma conviction c'est qu'il voudrait mieux pour notre démocratie nous diviser sur des formules n'être que nous confondre dans des formules obscures
quinze amis je vais vous le dire mon projet sera sans équivoque il sera clair ainsi chacun pourra s'y opposer ou s'y rallier sans craindre la moindre des loyautés ou inconstance ma gauche est confiante comme votre gauche elle est confiante dans sa force elle est confiante dans la justice et la valeur des choix qu'elle porte ce sera une gauche confiante que nous incarnerons elle elle cette gauche-là n'hésitera pas alors sans doute vous aussi avait été sur vous surpris un matin par quelqu'un qui a la télé vous
disais hé ho la gauche et et moi même moi même j avoue pourtant j'étais parfaitement réveillé comme tous ceux qui la nuit debout débattait le jour marseille parfaitement réveillé et j'ai entendu à mon oreille quelqu'un me dire hey ho la gauche parce que je serai comme d'autres un homme de gauche léthargie qui est assoupi fatigué et qu'il faudrait me réveiller pour que je comprenne quoi pour que je comprenne ce que je n'ai pas compris que tout ce qui
se passe depuis deux ans est bon et quand ce n'est pas bon de tout ce qui se passe depuis deux ans et moins pire moins pire que nicolas sarkozy c'est ce qu'on revendique aujourd'hui fièrement dans les cabinets ministériels ou d'euros national du parti socialiste écouter le son premier secrétaire il a dû parler ou parle en ce moment ce consensus soit un peu plus dans les sections socialistes parce qu'on n'est pas très fier de n'être que moins pire mais qui ne voit pas dans cet argument le principal échec de ce quinquennat qui ne voit pas dans cet argument la marque évidente de ce qui est la raison d'être de la gauche faire moins pire que la droite
ça veut dire quoi accepter la fatalité d'une société qui se délite alors qu'elle n'a jamais été aussi riche et aussi éduquer c'est renoncer à la vocation de la gauche de faire de la recherche de l'égalité du progrès collectifs de la coopération de l'émancipation des individus des causes qui transcende exalte et glorifient l'action politique et démocratique il ya dans ce misérable argument je trouve faire ou un pire une blessure infligée à notre histoire collective
même même sans espoir la lutte est un espoir écrivait romain rolland les français sont lucides ils n'attendaient pas tous de nous et il n'attendait pas tous du président de la république il n'attendait même aucun miracle et dans une france qui était traversé par les peurs ils ont désespérément cherché le lutteur dans leur président de la république en vain et je le regrette ils ne l'ont pas trouvée la moitié des français jugent vivre aujourd'hui moins bien que ses parents deux français sur trois estiment que leurs enfants vivront moins bien que c'est peut-être moins pire mais c'est toujours moins moins d'emplois moins de droits moins de pouvoir d'achat pour
ceux qui ont déjà le moins hélas si dans certains domaines la gauche n'a pas interrompu de la marche du progrès dans d'autres domaines j'y reviendrai elle n'a pas interrompu la marche de la régression parfois même la taxe et elle a accéléré chacun ici voit bien que les chefs de la gauche au front économique et social a une résonance forcément bien plus intense que le même échec de la droite cinq ans plus tôt plastiquement on dira sans doute que la gauche n'a fait ni beaucoup moins bien ni bien mieux que la droite sur le plan de l'emploi et les quinquennat de nicolas sarkozy et de françois hollande s'achèveront l'un comme l'autre par des centaines de milliers de chômeurs en plus mais là où est la différence c'est que la droite échoue sur ses solutions
elle échoue sur son programme et nous nous aurons échoué parce que je dis nous et que c'est un échec collectif en tout cas de ceux qui ont fait confiance en françois hollande nous aurons échoué faute faute d'avoir tenté de changer de politique alors que nous avions été élu pour cela nous avons échoué a ajouté à l'échec économique et social une forme de défaite morale car regardons la situation en face nous avons placé l'extrême droite française dans la situation inédite et historique de conquérir le pouvoir par les urnes et ceci grâce au soutien des franges les plus populaires de l'électorat partie de 18% en 2012 le fn s'est installé à
depuis à plus de 25% et pourrait frôler selon les enquêtes d'opinion les 30% dès le premier tour des élections présidentielles de 2017 voilà le plus terrible des bills ont depuis quatre ans car ils placent la france et sa jeunesse en premier lieu devant un danger considérable face à ce péril rien ne serait pire je le dis et au le gouvernement de mettre la tête sous le sable murer dans le déni et l'arrogance