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interviewFrance Inter — Le téléphone sonne· 26 avril 2022 36 min

Et maintenant la revanche des législatives ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Inter, 18-20, Fabienne Sintès.

0:09
Invité

Recherche majorité, désespérément, c'est toujours le cas avant les législatives, encore plus depuis qu'elles sont couplées avec la présidentielle. Mais enfin, cette fois, il se passe des choses bien au-delà. Et Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon mettent une insistance énorme sur ces législatives, surfant sur le thème du président mal élu, qui ne trouvera pas de majorité. Et tout cela a commencé à se jouer alors que les bulletins de la présidentielle étaient encore chauds. Alors, les scénarios. Le premier, Macron rafle la mise contrairement aux espoirs des uns et des autres. Et on est parti comme en 2017. Scénario numéro 2, majorité, oui, mais relative.

LR ne s'est pas fondue dans La République En Marche, mais servira de meilleur allié, avec un point d'interrogation. C'est ce qui se joue en ce moment chez les Républicains, qui comptent sur leur ancrage local pour faire un score meilleur qu'à la présidentielle. Mais est-ce qu'on s'allie déjà de fait aux marcheurs pour sauver sa peau ? Est-ce qu'on joue sa propre carte ? Scénario numéro 3, la gauche l'emporte et impose une cohabitation. Jean-Luc Mélenchon a incontestablement une force d'attraction. Mais c'est précisément ce qui divise la gauche. Unité et ralliement, c'est pas pareil. Le PS aussi, malgré sa bérésina récente, a un ancrage local.

Et certaines thématiques, le style même France insoumise n'est pas du goût de toute la gauche. Dans tous ces scénarios, il y a une place importante pour le Rassemblement national, qui va évidemment présenter des candidats partout, et fait lambiner les zémouristes, qui de vous à moi est de bonne guerre, vu le scud qu'Éric Zemmour a envoyé dans le plexus de Marine Le Pen avant 20h30 dimanche. On peut imaginer qu'Emmanuel Macron a aussi en tête ces différents scénarios, et que son choix de Premier ministre la semaine prochaine, sans doute, dira sur quel scénario il fait lui-même des paris. Et puis il y a ce chiffre aussi que je remets sur le tapis, on en parlera.

Plus de 60% des Français souhaiteraient une cohabitation, et on va y réfléchir ensemble. C'est le téléphone sonne ce soir, soyez les bienvenus. Bonsoir Victor, vous êtes à Limoges, et vous êtes le bienvenu.

2:04
Locuteur non identifié

Ah tout au bout, tout au bout, d'accord.

2:05
Invité

On vous écoute, est-ce que vous êtes là Victor ? Oui bonjour. Voilà, vous êtes tout au bout, tout au bout de la ligne, on vous écoute.

2:10
Locuteur non identifié

Oui bonjour, merci pour mon appel. Alors rapidement, je vais, voilà, je sors d'un magasin, et je fais des cours. Et voilà, je voulais simplement dire qu'il y a peu d'espoir qu'il y ait quelque chose de neuf, dans la mesure où les socialistes sont partis avec armes et bagages, chez Macron, il faut le dire, Marisol Touraine, Isabelle Guigou, Manuel Valls, et Deladoé, j'en passe. Oui, puis j'arrive. Et puis finalement, donc, je ne vois pas comment on va pouvoir sortir par le haut du chapeau, je suis très pessimiste, mais enfin, surtout réaliste, surtout réaliste.

2:47
Invité

Eh bien écoutez, merci beaucoup Victor, vous pouvez reprendre vos courses là où vous les avez laissées. Merci beaucoup pour cette entrée en matière, pour discuter ensemble autour de ces questions, et jusqu'à 20h. Bruno Cotteret, c'est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes politologue, chercheur au Cévi-Pof, Rémi Lefebvre est là aussi, bonsoir. Bonsoir. En duplex depuis France Bleu Nord, on salue nos amis de France Bleu, on les remercie, vous êtes professeur de sciences politiques à l'université de Lille, vous avez notamment écrit, faut-il désespérer de la gauche, c'est textuel, et puis Anne Souhaitement est là également. Bonsoir Anne. Bonsoir.

Journaliste politique, bien sûr à France Inter, c'est la droite que vous avez suivi, que vous suivez toujours, pendant ce processus électoral. L'un et l'autre, Bruno Cotteret, ce que nous dit Victor, en creux, c'est bon, on parle de beaucoup de choses, mais à la fin, il ne va finalement pas se passer grand-chose. Est-ce que vous aussi, vous avez ce sentiment-là ?

3:30
Locuteur non identifié

Oui, ben effectivement, il traduit, Victor, un des sentiments qu'il y a dans une partie de l'électorat, qui est que finalement, il y a une partie de la gauche qui d'après lui, a fait déjà le choix d'Emmanuel Macron, donc il n'attend pas grand-chose des élections législatives. Il a sans doute le sentiment que c'est déjà plié, peut-être comme en 17, si je puis dire, pour La République en marche, que ça va donner le même scénario.

Et ça traduit entre les lignes, quand même, l'une des problématiques de ces futures élections législatives, qui est, est-ce qu'elles vont intéresser les citoyens ou est-ce qu'ils vont avoir le sentiment que finalement, la grande élection est passée, entre guillemets, et puis que derrière, rien n'a, pas beaucoup de choses à attendre.

4:09
Invité

Et c'est marrant parce que ce sont les premiers avertissements qu'on a dit juste après les élections, Bruno Cotteres, en disant oui, il y a tous ces discours sur le troisième tour, etc. Mais de fait, il y a deux choses qui sont presque mathématiques. Un, très souvent, le président a une majorité pour lui et deux, très souvent aussi, le taux d'abstention est très important pour les législatives à suivre. Oui,

4:30
Locuteur non identifié

depuis 2002, le fait que les élections législatives suivent de quelques semaines à peine l'élection présidentielle, on a constaté à chaque fois, et notamment il y a cinq ans, une très forte baisse de la participation. Il y a cinq ans, c'est plus de 20 points de participation qu'on va perdre entre la présidentielle et les législatives. Ça a un effet mécanique sur la qualification pour le deuxième tour aux élections législatives. et puis on sera amené à en parler. Et puis symboliquement, il y a une problématique qui est vraiment difficile. Le législateur, c'est-à-dire celui qui fabrique la loi, c'est le Parlement. Un morceau du Parlement important, c'est l'Assemblée nationale.

Et donc c'est vrai que si les Français se désintéressent de celui qui fabrique la loi dans une démocratie, ce n'est pas un point de détail. Le Parlement, l'Assemblée nationale en particulier, c'est vrai qu'il y a tellement d'attention qui est concentré sur l'élection présidentielle qu'on a tendance à un peu oublier ce point très important voté pour le Parlement et l'Assemblée nationale qui va fabriquer la loi ultérieurement.

5:30
Invité

Rémi Lefebvre, est-ce que vous avez, vous, le sentiment que tout ce discours qu'on a entendu, et j'ai même envie de dire avant même le deuxième tour, quand Mélenchon arrive en disant « Élisez-moi Premier ministre », est-ce que vous avez le sentiment que cette dynamique-là, elle existe, elle est encore là ? Est-ce qu'il y a plutôt, est-ce que vous sentez plutôt une tendance à ce que ça fasse un peu ? Qu'est-ce que vous en dites ? Comment vous voyez les choses ?

5:53
Locuteur non identifié

Écoutez, vous avez décagé trois scénarios. Si le scénario à ce stade le plus plausible, évidemment, comme l'a dit Bruno Cotteres, c'est le scénario 1. Pourquoi ? Parce que les électeurs du camp qui a perdu l'élection présidentielle ont tendance à se démobiliser. Et je dirais d'autant plus dans le cas de la gauche qu'à gauche, les milieux populaires, les jeunes, les personnes issues de l'immigration qui ont beaucoup voté pour Jean-Luc Mélenchon ont une propension à s'abstenir qui est beaucoup plus forte que par exemple les électeurs de Macron qui, eux, sont très légitimistes et iront voter pour donner au président réélu une majorité.

Donc, globalement, il y a une espèce de loi d'airain en fait aujourd'hui de l'élection législative depuis 2002. C'est que l'élection législative est ce qu'on appelle une élection de confirmation en fait du scrutin présidentiel. Alors, attention, il n'y a rien de mécanique en politique, rien n'est écrit.

Donc, effectivement, la stratégie tant de Jean-Luc Mélenchon dès avant le deuxième tour et de Marine Le Pen, c'est d'ouvrir cette perspective et de politiser, d'ouvrir un troisième tour de scrutin, d'autant plus évidemment qu'Emmanuel Macron donne l'impression qu'il a été mal élu, qu'il y a eu beaucoup de votes par défaut au deuxième tour et donc il projette Jean-Luc Mélenchon, la gauche, dans cette perspective du deuxième tour. Donc, on ne peut pas vraiment dire ce qui va se passer mais c'est sûr que c'est a priori improbable.

C'est un priori improbable et la stratégie de Jean-Luc Mélenchon c'est quand même aussi une stratégie très très subtile qui est de dire voilà, au mieux j'obtiendrai le maximum de députés pour la France insoumise et peut-être pour les partis de gauche avec qui je vais faire union si l'union, si l'alliance électorale qui est en train d'être négociée aboutit à quelque chose. Donc, c'est aussi une stratégie de remobilisation de l'électorat pour conjurer une tentation à l'abstention qui est structurellement forte dans l'électorat de gauche. Ah non, Anne Fletmont. Alors, je voulais juste ajouter quelque chose sur le RN.

Hier, il y a Sébastien Chenu qui est député qui intervenait sur je crois que c'était sur LCI chez nos confrères et qui disait ce qui accrédite votre thèse le scénario 1 est le plus possible qu'il ne misait même pas sur une possibilité pour le RN d'avoir la majorité. Donc, déjà, ils le disent et 2, sur l'abstention effectivement, je pense qu'on peut le dire tous les partis aujourd'hui le savent et le disent ils savent que l'abstention sera record ce qui peut être une chance pour certains partis les LR

8:11
Invité

mais on y reviendra peut-être un peu plus. On va y revenir évidemment. Je voudrais d'abord qu'on écoute Simon puisqu'il reste sur la France insoumise. Bonsoir Simon.

8:18
Jean-Luc Mélenchon

Oui, bonsoir. Voilà, moi j'appelle pour donner un avis concernant la France insoumise. Je trouve que la gauche se parle actuellement. C'est bien que Jean-Luc Mélenchon tende la main et que les partis essaient de se parler. Néanmoins, il ne faut pas que ça dure trop longtemps. La réussite de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle justement, ça a été de parler programme, programme, programme et de ne pas parler tambouille, tambouille, tambouille. Et voilà, à mon avis, moi je suis un électeur de gauche depuis longtemps.

Je pense que si on veut espérer faire quelque chose de législatif, même si ce n'est pas la majorité, parce que ça c'est difficile, mais au moins une centaine voire 150 députés, il faut donner l'avis, se concentrer sur le programme, sur le programme et ne pas partir dans des discussions internes qui dureraient trop longtemps.

9:03
Invité

Et Rémi Lefebvre, on a l'impression que ça a commencé un peu comme ça, puis ça commence déjà doucement, je n'ai pas envie de dire dégénérer parce que n'exagèrement rien, mais ça commence déjà à être difficile. Et au fond, le sentiment que j'ai, vous allez me dire si je me trompe, c'est qu'on est en train de confondre unité et ralliement, en fait. Et les mots ont un sens quand même en politique. Être uni, c'est une chose, se rallier, donc se mettre derrière une barrière, une bannière, c'est autre chose et semble-t-il, c'est là que le bas blesse.

9:31
Locuteur non identifié

Oui, alors bon, Jean-Luc Mélenchon a quand même changé de stratégie. Par rapport à 2017, en 2017, il était parti sabre au clair, aucun dialogue avec les forces de gauche, au bout du compte, LFI s'était planté puisque LFI a fait 11% législative alors qu'elle partait 19% au présentiel. Donc là, je pense que Jean-Luc Mélenchon est plus réaliste, plus conciliant, mais en même temps assez ferme. C'est-à-dire que, comme le dit Simon, il ne veut pas une tambouille de lutte de place, il veut profiter aussi de cette séquence de rassemblement potentiel pour clarifier idéologiquement la situation.

Donc effectivement, c'est un ralliement, c'est clair, c'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon estime, alors on peut juger qu'il est excessif, mais qu'il y a eu une clarification idéologique avec sa victoire très nette sur les forces de gauche au premier ton de l'élection présidentielle et il estime que l'Union doit se faire sur cette base-là.

Alors, toute la difficulté, c'est qu'effectivement, dans les 22% d'électeurs qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour, évidemment, il y a des électeurs qui ont voté utile pour porter Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour et donc, il y a évidemment tout le problème de cette interprétation de savoir si Mélenchon est propriétaire de ses voix du deuxième tour. Et donc, il ne faut pas non plus que Jean-Luc Mélenchon donne l'impression de considérer qu'il est complètement propriétaire de ses voix et de trop humilier aussi des partenaires qui existent.

Voilà, donc l'exercice est très très compliqué et en même temps, Jean-Luc Mélenchon, et je termine là, il a besoin des électeurs de gauche pour accroître son groupe parlementaire qui est aujourd'hui quand même assez faible, 17 députés. Donc, il y a ce jeu de poker menteur, de négociation. Je rassure Simon, à mon avis, dans quelques jours, ça sera terminé.

11:19
Invité

Vincent est à Bayeux et voici ce qu'il nous demande sur franceinter.fr. C'est pour vous, Bruno Cotteres. Il dit, au vu de la physionomie du premier tour, un paysage politique divisé en trois blocs assez équilibrés avec des visions très différentes, n'est-il pas possible d'avoir des législatives avec une assemblée sans majorité et un pays donc rendu ingouvernable ?

11:37
Locuteur non identifié

Sans doute que ce sera un scénario, le scénario d'avoir des élections législatives qui seraient à l'unisson de l'élection présidentielle et qui reconstituerait au fond ces trois blocs. Mais il y a une différence quand même très importante entre ces deux élections. L'élection présidentielle, c'est une élection dans une circonscription unique. La France, les élections législatives, c'est dans 577 circonscriptions et donc ça rend déjà le jeu extrêmement différent d'une élection à l'autre.

C'est une élection, effectivement, on l'a dit tout à l'heure, où l'effet d'entraînement de l'élection présidentielle sur les élections législatives est quand même assez important et c'est la raison pour laquelle il est assez peu probable qu'on ait à l'issue des élections législatives une sorte d'assemblée nationale ingouvernable avec l'impossibilité d'obtenir une majorité de sièges. Les effets du scrutin majoritaire à deux tours sont très importants et permettent une formation politique. Rappelons qu'en 2017, la République en marche obtient à l'issue du deuxième tour un peu plus de 30% des suffrages exprimés, presque 40% pardon, et qu'elle obtient une très large majorité de sièges.

Donc il y a des effets du scrutin majoritaire qui sont quand même très importants et qui garantissent à celui qui est dans la dynamique, dans les circonscriptions, généralement une majorité assez nette.

13:00
Invité

Alors en même temps, en souhaitement, majorité, majorité, ok, majorité relative, c'est autre chose. Ça veut dire qu'il faut, pour pouvoir gouverner, s'allier un groupe ici, un morceau de groupe là, c'est peut-être aussi ce qui peut se passer. Qu'est-ce qu'on dit au fond chez LR ? Ça devient assez compliqué à lire en ce moment. En fait, c'est ce qu'on disait tout à l'heure dans le scénario numéro 2. Est-ce qu'on s'allie tout de suite ou est-ce qu'on décide qu'on garde son indépendance et on sert de groupe tampon en quelque sorte au cours de la législature ?

13:26
Locuteur non identifié

Alors, il y a à peu près autant de scénarios que de LR. Ok. C'est vraiment très compliqué. En gros, si vous voulez, alors ce qui est vrai, c'est que Christian Jacob, aujourd'hui, qui a essayé d'expliquer que la droite allait vraiment avoir ces candidats qui ne seraient que de droite et pas des candidats qui pourraient ensuite aller chez Macron, a quand même dit nous serons une opposition responsable quand il y aura certains textes qui nous sembleront être les bons, on pourra les voter. Ils l'ont fait déjà depuis 2017, mais il l'a redit. Donc ça, c'est peut-être effectivement ce scénario sur certains points, on peut se mettre d'accord.

Après, moi, j'ai plutôt l'impression qu'aujourd'hui, vous avez des gens qui essayent d'avoir une clarification LR, soit ils veulent être dans l'opposition, soit ils veulent tout de suite partir. On est un peu dans ce ventre mot, en ce moment, c'est quelques jours où ça va se décider. Vous avez plusieurs élus, certains sont députés, mais d'autres non. Vous avez des grands élus, des présidents de région, par exemple, qu'on dit par temps et qui devraient sortir du bois, c'est en tout cas ce qu'on dit du côté de la majorité, et ils sont étonnamment silencieux. Cela irait, a priori, directement chez Emmanuel Macron. Ce qui est compliqué,

14:33
Invité

c'est que pour comprendre et pour être un vrai groupe à part et notamment pour LR, il faut se construire une identité. Il faut connaître quelle est son identité en face de La République En Marche et évidemment du reste de la droite qui est la droite plus extrême. C'est exactement ce que Valérie Pécresse n'a pas réussi à faire pendant cette campagne-là, montrer l'identité d'LR. Est-ce qu'on en est toujours là au fond pour les législatives ? Et du coup, qu'est-ce qu'on dit aux électeurs qui auront le choix entre un candidat LR et un candidat La République En Marche ?

14:57
Locuteur non identifié

Oui, alors ce problème d'identité, on le retrouve dans les critiques qui sont formulées à l'égard de la campagne de Valérie Pécresse. Vous en avez certains qui expliquent, comme Aurélien Pradié, le numéro 3 du parti, qu'elle n'a pas fait une campagne assez à gauche alors qu'il est de droite, assez social, en n'insistant pas assez sur le pouvoir d'achat, que la droite a une identité chiraquienne à défendre, parler des questions de handicap, vraiment des questions sociales et d'autres qui disent qu'au contraire, elle n'a pas été assez sur le régalien et qu'elle a fait une campagne trop centriste. Donc on voit bien qu'aujourd'hui à LR, le logiciel idéologique, il n'est pas clair du tout.

En fait, ils ne savent plus trop où ils habitent. Enfin, je pense que Bruno Cotteresse est d'accord avec moi.

15:33
Invité

Il y avait 100 députés à LR, Bruno Cotteresse, sans me tromper, et 30 députés socialistes. Et au fond, dans la même problématique, est-ce qu'on peut imaginer que parce qu'il y a l'ancrage local, la perte du nombre de députés est nettement moins importante et ne reflète absolument pas les moins de 5% de Valérie Pécresse et les 1,7% d'Anne Hidalgo ?

15:51
Locuteur non identifié

Oui, ce n'est pas impossible qu'on ait plus de députés socialistes ou de députés républicains qu'en proportion de leurs candidats à la présidentielle. Effectivement, il y a 577 députés français. Donc c'est vrai que si on prenait 5% de ces 577, ça ferait tomber le chiffre très bas de l'ordre de 25, 26, 30 maximum. Alors c'est vrai qu'il faut déjà les avoir. quand même 5, 30 députés. Ce n'est pas complètement évident quand on a une formation politique qui a subi un revers absolument considérable à l'élection présidentielle. Ça ne donne pas envie aux militants de se mobiliser. Les électeurs, les sympathisants ont le moral un peu à la baisse. Mais il y a en même temps un fort ancrage local.

Il y a pas mal de députés sortants. Vous l'avez dit du côté des Républicains en particulier. C'est vrai que l'élection législative, c'est pour ça que c'est toujours important de rappeler que ce n'est pas la même élection. C'est 577 élections dans des circonscriptions. Eh bien, l'ancrage local, l'ancienne, cet ancrage local, le fait d'avoir eu des responsabilités déjà dans cette circonscription. Certains députés ont été maires de la grande ville de la circonscription. Ils ont été conseillers départementaux. Donc, ils ont accumulé de la notoriété, de l'image, un label dans la circonscription.

Et ce qui fait qu'on ne peut pas faire un décalque parfait de l'élection présidentielle vers les élections législatives. C'est l'argument majeur de Christian Jacob. On n'arrête pas de parler de cet ancrage territorial. Là, tous les députés, ils sont retournés dans leur circonscription. Ils ne font que du terrain. Ils font toutes les cérémonies possibles et imaginables. Je voulais juste revenir sur une petite formule que vous avez eue tout à l'heure. Vous disiez Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ne sont pas propriétaires des voix qu'ils ont recueillies. C'est Bruno Cotteres qui a eu cette phrase.

C'est exactement ce que disent les LR des voix Macron qui sont venues des électeurs de droite en disant que ces voix-là, elles ne sont pas des voix propriétaires de Macron. Ce sont les nôtres qui sont partis. On peut retourner les chercher dans ces 577 élections locales.

17:41
Invité

Du côté des socialistes, semble-t-il, les socialistes ont dit nous on a 30 députés on veut les conserver. Donc on veut dans ces 30 circonscriptions-là être en tête et mener là-dedans. Est-ce que ça vous paraît réaliste, encore une fois, au vu des résultats de l'élection présidentielle ?

17:58
Locuteur non identifié

Je ne sais pas. Ça dépend quels critères on prend en compte. Effectivement, au regard de moins de 2% d'Anne Hidalgo, ce n'est pas très légitime. Au regard par contre du nombre d'élus locaux, de maires, de présidents de conseils départementaux ou de présidents de conseils régionaux, effectivement, le niveau aujourd'hui des socialistes n'est pas à 2%. C'est toute l'ambiguïté de cette élection législative qui est à la fois une élection nationale, il s'agit bien de produire des législateurs, et en même temps une élection territoriale puisqu'il y a la circonscription. Je voudrais quand même dire néanmoins que je pense que cet ancrage local, tendanciellement, il a tendance à baisser quand même.

Parce qu'il ne faut pas le fantasmer. Il y a tout ce discours sur la proximité, le terrain, etc. Mais quand on regarde aujourd'hui les députés, d'abord, ils ne peuvent plus cumuler. Ils ne peuvent plus cumuler depuis 2017. On ne peut plus être député-maire. Et l'ancrage local des députés était très largement fondé sur ce cumul de responsabilités. Alors, on peut encore être conseiller municipal, conseiller régional, conseiller départemental, mais je pense que ce facteur ancrage local, il est mis en avant, évidemment, par Christian Jacob, c'est normal, c'est ce qui lui reste, à LR, c'est l'ancrage des élus. Il est mis en avant par les socialistes. Mais je pense qu'il joue de moins en moins.

On l'a vu quand même aussi avec les députés de La République En Marche qui ont été élus sur la foi du président, sur l'image du président et pas du tout sur l'ancrage local. La vie politique tend à se déterritorialiser du point de vue national. Et de moins en moins aux élections nationales ou locales nationales, mais ce poids du local, il joue, je pense, tendanciellement de moins en moins. Il joue encore, peut-être dans certaines circonscriptions, je pense par exemple des circonscriptions comme Boris Vallaud dans les Landes, une espèce de bastion du PS où il y a encore beaucoup de militants, etc. Là, ça peut jouer.

Mais à mon avis, ça joue de moins en moins et globalement, le scrutin législatif se nationalise.

19:51
Invité

Est-ce qu'on a une idée, Bono Cotteres, du nombre de néo-députés, ceux qui sont arrivés avec la vague de 2017, qui ont envie de rempiler réellement, donc qui ont aimé l'expérience ? Est-ce qu'il va y avoir un nouveau brassage de nouvelles têtes réellement à La République En Marche ou est-ce que ce sont majoritairement des gens qui vont rempiler ? Est-ce qu'on sait ça ?

20:11
Locuteur non identifié

C'est en train de se discuter. Il y a déjà un certain nombre de personnalités qui ont annoncé qu'elles ne voulaient pas se représenter, qu'elles voulaient revenir à leur vie d'avant, une vie professionnelle antérieure à leur élection au Parlement. Les indications qu'on a, c'est qu'il y a quand même beaucoup de députés qui ont envie de rempiler. Beaucoup étaient des novices en politique. Ils n'en sont qu'à leur premier mandat. Il y aura sans doute du déchet. Il y avait une majorité qui était importante. Il y aura sans doute du déchet parmi les députés qui étaient fraîchement élus en 2017.

On n'a pas d'indication pour le moment précise venant de La République En Marche de son nombre de députés sortants qui ont envie de se représenter. On sait simplement une information qui était apparue hier que visiblement l'exécutif a envie de regarder de près à la loupe les investitures. Et donc ça traduit sans aucun doute du côté de l'exécutif qu'on a sans doute en tête quelque chose qui est de réserver certaines circonscriptions à des partis ou à des mouvements politiques soit proches alliés soit potentiellement de nouvelles prises. On avait parlé pardon Anne vous vouliez ajouter quelque chose.

Et d'éviter je pense de la part de la Macronie certains profils dont on s'est beaucoup moqué ces dernières années ces fameux députés internet qui ont été utilisés comme un argument par pas mal de formations politiques pour s'opposer à cette majorité godillot.

21:33
Invité

Alors justement il y a beaucoup de questions sur la majorité godillot et le fait qu'au moins si quelque chose change mais vous nous direz si notre auditeur là sur franceinter.fr a tort est-ce qu'on va se retrouver réellement avec ce même profil en fait de majorité godillot c'est-à-dire des gens effectivement très inexpérimentés enfin en tout cas le même profil là au moins ils ont pris 5 ans puis il y a une suite à cette question qui dit est-ce que c'est pas plus mal au fond si la majorité est moins grande et moins importante et s'il faut jouer avec différents groupes et notamment à droite est-ce que c'est pas ce qui obligerait Emmanuel Macron à mettre un peu d'eau dans son vent et être un peu moins tout seul au pouvoir Anne Souhaitemont est-ce que c'est une chose envisageable dans la stratégie du vote

22:11
Locuteur non identifié

c'est compliqué alors ce qui est sûr c'est que les électeurs de droite il y en a beaucoup qui nous disaient là quand on faisait les meetings ou qu'on suivait en déplacement moi je vais voter Emmanuel Macron mais au législatif je ne voterai pas forcément Emmanuel Macron donc cette volonté de redressement on l'entendait beaucoup après honnêtement ça c'est très très compliqué à dire et sur la composition de la majorité il y a autre chose c'est qu'en fait et ça c'est un gros problème à LR aujourd'hui on a beaucoup investi on connait à peu près tous les candidats c'est qu'en fait c'est pas du tout vrai dans tous les autres partis chez En Marche on n'a pas encore une image très claire de qui sera où est-ce qu'il y aura des candidats partout ou pas parce que justement il peut y avoir volonté de ne pas gêner un LR qui pourrait être macro-compatible donc en fait on a une configuration qui n'est pas très claire pour l'instant ce qui complique considérablement la tâche des sondeurs et il y a quelque chose

22:56
Invité

qu'il faut qu'on réexplique peut-être d'ailleurs Bruno Cotteres c'est la fameuse règle des 12,5% des inscrits qui changent beaucoup de choses évidemment dans cette élection

23:03
Locuteur non identifié

oui aux élections législatives pour se qualifier pour le deuxième tour il faut avoir fait au moins 12,5% des inscrits et ce point de détail est très important parce qu'on a vu au cours des dernières élections législatives que la participation chutait beaucoup et donc plus la participation va chuter plus il faut faire beaucoup en pourcentage des votes exprimés pour remplir cette condition de 12,5% des inscrits si on a 50% d'abstention ça met la barre à 25% des exprimés ce qui est très important il y a pas mal de candidats dans les circonscriptions il y a beaucoup de circonscriptions dans lesquelles on peut avoir 8, 10, 12 candidats et donc pour arriver à passer ce seuil de qualification pour le deuxième tour ça peut être très compliqué pour les mouvements politiques récents pour ceux qui n'ont pas beaucoup d'implantations on peut penser par exemple s'il y avait des candidats du mouvement d'Éric Zemmour reconquête il n'y a pas d'implantation pour le moment il n'y a pas d'historique donc c'est très difficile de se qualifier au deuxième tour en 2017 il n'y avait pas une triangulaire aux élections législatives et donc on voit que ça ça peut agir fortement sur le résultat final

24:07
Invité

on a d'ailleurs une question dans ce sens là sur France Inter.fr et qui dit si le Rassemblement National n'obtient pas un nombre de sièges en accord avec son résultat à la présidentielle que pourrait-il se passer ? Est-ce qu'on peut répondre

24:18
Locuteur non identifié

à cette question ?

On va avoir encore le même problème d'une assemblée qui est quand même assez peu représentative des forces politiques en présence et c'est un peu la même chose avec Éric Zemmour vous pouvez très bien avoir un groupe enfin un non-groupe RN pas suffisant pour avoir donc ça ça a quand même un impact énorme en termes de vie parlementaire ça veut dire qu'ils ne peuvent pas défendre les lois qu'ils sont dans les non-inscrits donc ils sont tirés au sort une fois tous les je ne sais pas deux trois semaines pour prendre la parole Marine Le Pen sur plein de textes très importants elle était la première opposante nationale elle n'avait pas voix au chapitre à l'Assemblée Nationale et reconquête ils ont très peur de ça à cause de cette fameuse règle des 12,5% et certains vous disent il est tout à fait possible qu'Éric Zemmour qui a fait quand même 7% qui est arrivé 4ème n'ait aucun député est-ce qu'on sait s'il se présente d'ailleurs Éric Zemmour s'il a une circonscription pour lui ou pas on a réponse à cette question et bien justement Éric Zemmour m'a répondu aujourd'hui en me disant qu'il me confirmait qu'il hésitait donc je ne peux pas vous dire mais il ne sait pas d'accord et on ne sait pas où du coup où est son hésitation C'est plus gros score en gros c'est en Ile-de-France c'est dans le Var il y a notamment la circonscription la 4ème je crois de Saint-Tropez où je crois qu'il a fait 22% et dans les Alpes dans les Bouches-du-Rhône Alpes-Maritimes pardon donc ça pourrait être là mais on ne sait pas beaucoup plus pour l'instant

25:30
Invité

Rappelez-le tant que vous êtes là Antoine est là bonsoir Antoine

25:34
Locuteur non identifié

Oui bonsoir On vous écoute Oui alors moi je voulais intervenir justement à propos de ce que vous étiez en train de dire actuellement moi je me rappelle un peu j'ai 25 ans mais j'avais voté en 2017 je me souviens des élections de 2017 et du fait qu'Emmanuel Macron avait tout de suite une majorité absolue à l'Assemblée alors qu'en fait il était dans une configuration aussi au 2ème tour il avait bénéficié du vote barrage et qu'au 1er tour on avait à peu près 4 forces politiques à égalité et là je me dis dans l'hypothèse où Emmanuel Macron aurait aussi une majorité absolue à l'Assemblée je me dis est-ce qu'il n'y a pas un risque paradoxalement de fort blogage politique et institutionnel c'est-à-dire en termes de représentativité je pense que ça pose sérieusement un problème et je me demande comment est-ce qu'on pourrait sortir de cette situation par le haut est-ce qu'il faut changer de république est-ce qu'il faut modifier les institutions je pense qu'il faut faire des choses parce que je pense qu'à moyen à court terme ça ne pourra pas durer éternellement ainsi il y aura forcément un moment où la question de la représentativité de l'Assemblée va nécessairement se poser

26:39
Invité

et ça Rémi Lefebvre c'est une conversation qui existe ce que soulève notre ami auditeur évidemment alors évidemment ça ne peut pas se faire à très court terme mais oui ça peut être un souci on est d'accord est-ce que ça veut dire c'est la crainte d'un certain nombre de gens que le troisième tour ce n'est pas tellement un troisième tour législatif c'est un troisième tour social c'est un troisième tour dans la rue en fait si la représentativité de l'Assemblée nationale n'a rien de conforme avec ce qu'on dit les urnes à la présidentielle

27:04
Locuteur non identifié

et bien oui là on touche le malaise institutionnel que connaît la France qui est extrêmement profond il y a des distorsions de représentations qui sont assez extraordinaires dans cette Assemblée nationale depuis longtemps d'ailleurs c'est-à-dire qu'une force politique comme la République en marche ou Emmanuel Macron qui a obtenu un peu plus de 25% des voix au premier tour se retrouve avec une majorité parlementaire pléthorique par les mécanismes par les effets du mode du scrutin de l'abstention et il y a un vrai problème c'est-à-dire qu'aujourd'hui c'est pas normal qu'effectivement une force politique radicale comme l'extrême droite que la gauche alors on va voir ce que ça va donner soit qu'on le risque d'être aussi mal représenté et c'est ça aussi le problème c'est que cette Assemblée nationale elle va être aussi la photographie elle est censée être la photographie de la société française l'enceinte parlementaire est censée permettre la délibération des sensibilités politiques qui existent dans le pays et cette Assemblée et ce vote aux élections législatives est de moins en moins à l'image en fait de la société j'entendais même d'ailleurs que certains responsables de la République en marche craignaient en fait une majorité trop large c'est-à-dire qu'ils ont peur pour deux raisons d'abord parce que ça va donner évidemment l'impression d'un déni de démocratie qui va renforcer l'idée finalement que ces institutions ne sont pas démocratiques et puis bon ça risque aussi de poser des problèmes parce qu'une majorité trop large c'est difficile à gérer surtout qu'on va être dans un deuxième quinquennat qui va être celui de la succession d'Emmanuel Macron donc il y a plein de luttes de pouvoir qui risquent de se déployer à l'Assemblée nationale et donc là je pense qu'on touche à nouveau évidemment les contradictions de notre système institutionnel il y a évidemment aujourd'hui un débat qui s'installe c'est celui sur la proportionnelle dans les faits rien n'interdit à Emmanuel Macron de décréter la proportionnelle il me semble pour la prochaine élection législative alors évidemment changer les règles du jeu comme ça à quelques semaines de l'élection législative c'est...

29:07
Invité

la prochaine dans 5 ans c'est-à-dire pas celle-là on est d'accord

29:09
Locuteur non identifié

je pense que juridiquement il aurait la possibilité à vérifier de changer tout de suite les règles évidemment ça ne se fera pas mais donc s'il change les règles puisqu'apparemment il se prononcerait pour un scrutin portionnel il faudra attendre encore 5 ans pour effectivement qu'on ait une meilleure représentation des diverses forces politiques à l'Assemblée Nationale

29:29
Invité

très rapidement avant de retourner au standard Bruno Cotteras il pourrait le faire dans la foulée s'il le voulait ?

29:33
Locuteur non identifié

il pourrait le faire effectivement certains évoquent l'idée de réforme institutionnelle évoquée rapidement parce que la demande du côté des citoyens est très forte que la situation comme Rémi Lefebvre vient de le rappeler est quand même très difficile en 2017 il y a des coefficients de ce qu'on appelle nous de disproportionnalité c'est-à-dire la disproportion entre le nombre de votes recueillis et le nombre de sièges finalement tenus qui sont quand même très impressionnants je rappelle quelques chiffres on exprimait en 2017 au deuxième tour si je prends le parti de Jean-Luc Mélenchon c'est 5% des votes 17 députés la République en marche c'est 43% mais c'est 308 306 députés donc voilà on voit qu'il y a des effets de déformation qui sont très importants et notre système de représentation politique ne peut pas rester comme ça

30:21
Invité

Hervé bonsoir

30:22
Présentateur

oui bonsoir

30:23
Invité

on vous écoute Hervé

30:24
Présentateur

oui alors juste avant de poser ma question sur le nerf de la guerre l'argent je voudrais juste faire un petit point sur les élections le premier tour où tout le monde était vent debout contre M. Macron et le soir même des résultats du premier tour tout le monde est pour M. Macron que ce soit M. Mélenchon que ce soit M.

Jadot que ce soit Mme Pécresse je les mets tous à la poubelle et je voterai pour le Rassemblement National qui est le seul parti qui finalement reste debout maintenant j'en viens à l'argent est-ce que vous pensez que ces alliances tout ça est-ce que ça va tenir le coup puisque tous et peut-être que les gens ne le savent pas mais les élections législatives financent les partis politiques à hauteur d'environ 1,40€ 1,50€ par vote par électeur donc tout leur discours qui est de dire et blabla on va faire une alliance et blabla on va pas en faire à la fin il n'y en aura pas parce qu'il leur faut le pognon le flouze l'argent le nerf de la guerre

31:22
Invité

pensez-vous d'autant que dans certaines formations politiques il y en a besoin c'est le moins qu'on puisse dire qu'est-ce qu'on pense de ça Bruno Cotteres

31:29
Locuteur non identifié

c'est un rappel très net et un peu cru mais très réel à une dimension fondamentale effectivement des élections législatives qui explique en partie les stratégies des différents acteurs c'est vrai alors il faut des conditions quand même pour obtenir 1,40€ par vote il faut être présent dans un certain nombre de circonscriptions avoir fait un nombre minimum de votes dans un certain nombre de circonscriptions mais c'est vrai qu'il y a une dimension qui est vitale pour des organisations politiques notamment celles qui ont été percutées de plein fouet par la règle du moins 5% à la présidentielle pas de remboursement ou pratiquement pas de remboursement public

32:01
Invité

et qui n'ont toujours pas fini de renfouer leur caisse si je ne m'abuse d'un côté comme de l'autre je voudrais qu'on écoute Stéphane question rapide il y aura une réponse rapide bonsoir Stéphane

32:09
Locuteur non identifié

oui bonsoir Fabienne vous m'entendez ? oui je vous entends très bien

32:13
Invité

allez-y

32:13
Locuteur non identifié

oui je voulais savoir ce que vous pensez de ce que va faire Edouard Philippe parce que vous parlez beaucoup des républicains mais avec son parti Horizon est-ce que vous ne pensez pas qu'il a déjà une stratégie en place et peut-être qu'il a cogité avec Emmanuel Macron ?

32:27
Invité

tiens c'est à vous que je lui ai demandé ça est-ce qu'il a déjà cogité ?

32:30
Locuteur non identifié

bah oui oui il cogite évidemment Edouard Philippe mais c'est un peu compliqué parce que lui il voudrait être assez indépendant Emmanuel Macron lui n'est pas forcément dans une optique à laisser des petits partis comme ça qui pourraient pulluler autour d'en marche même si démocratiquement ce serait peut-être plus facile à avaler ce qui est intéressant c'est que chez les LR qui envisagent de passer chez Macron peu nous disent dans les députés là qui transiteraient via Horizon alors qu'on l'avait beaucoup présenté comme une sorte de sas possible pour les LR aujourd'hui à Horizon vous avez plutôt des élus locaux mais qui ne sont pas députés donc ça c'est quand même quelque chose qu'il faut avoir en tête

33:06
Invité

une question sur l'appli pareil question rapide réponse rapide quid des transactions entre Macron et Sarkozy pour les législatives ? c'est ce qu'il est Nicolas Sarkozy je vous vois sourire

33:16
Locuteur non identifié

c'est évidemment un grand sujet à droite alors ce qu'il faut savoir c'est que longtemps Nicolas Sarkozy a été une sorte de valeur refuge à droite et de personnage évidemment dernier président de droite qui a été une valeur d'autorité aujourd'hui il y a un très net divorce c'est son non-soutien de Valérie Pécresse ses déclarations en off dans la presse notamment dans le Figaro à plusieurs reprises n'ont pas beaucoup plu c'est le moins qu'on puisse dire et alors là ces annonces un peu ces prises de position il faut absolument travailler avec Emmanuel Macron il aurait dit à des élus qu'il avait déjà dealé et tout ça tout ça a été plutôt démenti par les faits aujourd'hui et c'est pas du tout la ligne à droite

33:56
Invité

il nous reste à peine une minute Rémi Lefebvre une question pour vous sur franceinter.fr puisqu'on a évoqué et surtout Jean-Luc Mélenchon l'idée d'une cohabitation cette question d'institution est-ce que confronter une majorité qui ne lui plaît pas Emmanuel Macron peut dissoudre immédiatement ?

34:11
Locuteur non identifié

Pardon de vous piéger Je ne suis pas sûr dans la mesure où il y a une assemblée qui vient d'être élue je ne pense pas qu'il puisse dissoudre immédiatement politiquement en tout cas il ne le ferait pas concrètement je pense que il pourrait le faire au bout de quelques mois ou de quelques années éventuellement je pense que politiquement il ne le ferait pas ce scénario est improbable il n'est pas totalement exclu concrètement il peut y avoir aujourd'hui quand on regarde le total de gauche au premier tour il était supérieur au score d'Emmanuel Macron le problème c'est évidemment que la politique ce n'est pas de l'arithmétique on ne mélange pas tous les candidats comme ça donc ce scénario est peu probable pour reprendre vos trois scénarios du point de départ de notre conversation après la vie politique est improvisible il peut y avoir aussi une forte mobilisation voilà donc ça va être c'est ce qui va donner l'intrigue des semaines qui viennent

35:08
Invité

et peut-être le sel même merci beaucoup merci vraiment à tous merci de vos très nombreux appels je voudrais qu'on rejoigne Rebecca Manzoni qui nous attend au 104 bonsoir Rebecca

35:16
Locuteur non identifié

bonsoir Fabienne

35:18
Invité

mais qu'est-ce qui se passe au 104 Rebecca ça a l'air bien

35:20
Locuteur non identifié

alors des musiciens sont installés sur la scène le public est installé aussi la preuve écoutez bonsoir tout le monde donc vous voyez on est prêt on est prêt pour cette soirée totalement exceptionnelle puisque vous allez entendre Bernard Lavillier comme jamais vous ne l'avez entendu puisque ses chansons ont été réarrangées pour qu'il soit accompagné par l'orchestre philharmonique de Radio France

35:49
Invité

et on vous envie vraiment venez avec grand plaisir très joyeux concert à tous