"Il y avait une volonté de renouveau" : Patrick Leclerc, maire de Landerneau, a été élu sénateur du Finistère
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
Bonjour Patrick Leclerc. Vous êtes en direct avec nous depuis nos studios à Brest. Félicitations déjà pour votre élection.
- 0:14OuverteRéponse directe
Maire de Landerneau hier, sénateur ce matin, le réveil est-il un peu différent ?
- 0:56OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous représenter le département ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Vous l'avez dit, il faut se référer à un groupe. Vous, vous êtes classé plutôt divers droite, mais plus précisément votre positionnement, c'est plutôt Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau. Vous allez siéger avec qui plus précisément dans le Sénat ?
- 2:39OuverteRéponse partielle
Votre liste a devancé de plus de 4 points, celle du sénateur sortant Les Républicains, Philippe Paul, qui était en place depuis 18 ans. Comment vous analysez ce changement ? Est-ce qu'il y a eu une envie de la part des grands électeurs ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Vous allez donc devoir démissionner. C'est un crève-cœur de quitter la mairie de Landerneau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:37Invité politiqueFait
« faire en sorte que le Finistère ne soit pas oublié, faire en sorte qu'on puisse tirer un peu la couverture vers nous »
- 3:53Invité politiqueFait
« il y avait une volonté de renouveau »
Temps de parole
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C'est l'heure de l'invité de la rédaction et on reçoit ce matin l'un des tout nouveaux sénateurs du Finistère avec vous, Laura Bleré. Bonjour Patrick Leclerc. Bonjour, bonjour à vous. Vous êtes en direct avec nous depuis nos studios à Brest. Félicitations déjà pour votre élection. Maire de Landerneau hier, sénateur ce matin, le réveil est-il un peu différent ?
Un petit peu. J'avoue que... Alors déjà il est plus tôt, puisqu'il a fallu que je vienne jusqu'à Brest pour cette interview. Et puis il y a eu une soirée un peu plus longue peut-être que d'habitude. Et puis plein de questions. Mais voilà, il va falloir atterrir et puis se mettre dans la peau du sénateur,
tout
en ayant un regard évidemment bienveillant sur Landerneau
et
son territoire. Parce que j'y suis encore maire, je suis encore
président
de l'intercommunalité, mais il va falloir assurer la transition.
On va revenir un petit peu là-dessus, mais se mettre dans la peau d'un sénateur. Vous allez donc faire votre entrée au palais du Luxembourg à Paris. Comment comptez-vous représenter le département ?
Bon, la mise en place des sénateurs, elle n
'est
pas aussi simple que cela. D'une part, l'installation a lieu jeudi. Alors moi j'étais assez serein, me disant, bon voilà, j'ai un peu de temps pour me préparer. Mais en fait, non, non, il faudrait presque que j'y sois dès aujourd'hui, parce qu'il y a l'installation un peu administrative. Ensuite, il y a l'appartenance à un groupe et puis des échanges évidemment sur la place dans ce groupe. En tout cas, moi, ma boussole, c'était ce que j'évoquais dans mes discussions avec les grands électeurs, c'est vraiment le Finistère. Donc c'est
faire
en sorte que le Finistère ne soit pas oublié, faire en sorte qu'on puisse tirer un peu la couverture vers nous et que j'accompagne les collectivités ici pour que les grands projets puissent se résoudre en plus de l'activité évidemment de sénateurs autour des lois qui seront à voter.
Vous
l'avez dit, il faut se référer à un groupe. Vous, vous êtes classé plutôt divers droite, mais plus précisément votre positionnement, c'est plutôt Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau. Vous allez siéger avec qui plus précisément dans le Sénat
?
Alors, normalement, mais il va y avoir des discussions qui vont se mener. Je pense que je vais aller vers le groupe qui s'appelle Les Indépendants, Républiques et Territoires. Bon, je côtoie déjà quelques sénateurs dans ce qui me permet de ne pas arriver en terre inconnue. En ce qui me concerne, en effet, je suis divers droite parce que je n'ai pas de carte dans un parti. Pour autant, alors, si je devais me situer, je serais
plutôt
entre Édouard Philippe et David Disnard plutôt que les autres noms que vous avez cités.
Très
bien. Votre liste a devancé de plus de 4 points, celle du sénateur sortant Les Républicains, Philippe Paul, qui était en place depuis 18 ans. Comment vous analysez ce changement ? Est-ce qu'il y a eu une envie de la part des grands électeurs
? Alors,
ce n
'est
pas simple d'analyser le résultat. Je pense qu
'il
y
a
eu un peu de vote utile, entre guillemets, entre notamment les deux listes à gauche. Il y en a une qui a été privilégiée. Je les voyais plus serrés que ça. Et puis, à droite, je pensais faire un score... Alors, je suis de nature optimiste.
Je
pensais faire un score un peu supérieur à celui que j'ai fait. On est, j'imagine, comme mes collègues, à compter combien on estime de voix dans chaque commune la veille du scrutin.
Vous n'êtes pas tout à fait satisfait, donc
?
Voilà, je suis élu et sénateur. Mais je pensais sincèrement faire un peu plus au vu des discussions, des échanges. Donc, je pense aussi qu'il
y
a eu... Alors, je ne
vais
pas dire une prime au sortant, mais il y a eu, évidemment, le travail effectué par les deux sénateurs sortants, Michel Canevette et Nadej Avey, qui a séduit aussi une bonne partie des grands électeurs, qui ont voulu qu'ils restent sénateurs. Et puis, ensuite, entre moi et Philippe Paul,
je
pense qu'il y avait une volonté de renouveau. Et dans ma campagne, ce que j'évoquais aussi, c'est qu'un sénateur, il doit être vraiment... Alors, je ne
dis
pas qu'il n
'a
pas les pieds sur terre, Philippe Paul, mais il doit vraiment être ancré dans le territoire. Et quand on est maire, quand on est président d'intercommunalité, on voit les conséquences des lois. Et donc, je revendiquais une candidature du terrain avec des élus aguerris.
Vous
l'avez dit en début d'interview, vous êtes aussi maire de Landerneau depuis 2008, président de la communauté d'agglomération du pays de Landerneau d'Aoulas depuis 2014. Vous allez donc devoir démissionner. Il
y a
une nouvelle passation qui va devoir se faire en raison de la loi sur le non-cumul des mandats. C'est un crève-cœur de quitter la mairie de Landerneau
?
Évidemment. 18 ans maire et 12 ans président de l'intercommunalité.
J
'y suis né. Pour autant, je resterai attentif. Je resterai conseiller municipal, d'une part, conseiller communautaire, d'autre part. Mais évidemment, on y a un peu pensé avant, parce que quand on se lance dans cette aventure, on y va pour gagner. Il faut déjà envisager la passation. Avec l'équipe
qui
est une équipe,
c
'est vrai que quand on élit un maire, on n'élit pas uniquement un maire. On élit une équipe. On a un programme qu
'on
veut défendre. Et là, l'équipe va continuer à fonctionner. Je fais souvent la comparaison avec le sport. L'équipe va changer. Les joueurs vont s'interchanger. Mais pour autant,
il s'agit de là
qui va vous remplacer
?
Oui. Alors, je ne
vais
pas l'annoncer officiellement, parce qu
'on
va essayer de le faire proprement.
On
va encore en rediscuter entre nous dans les jours qui viennent, puisqu'il faut que tout le monde soit en phase et que l'organisation soit bien établie. Mais oui, on en a parlé avant, bien évidemment.
Dernière question, très rapidement. Les élections municipales, c'était il y a six mois. Vous comprenez que certains de vos électeurs puissent se sentir floués ce matin
?
Je pense que c'est un bien grand mot. Certains me félicitent aussi. Je pense que ça va être une manière de servir le territoire d'une autre manière. Après, les élections sénatoriales sont un peu particulières. Il y a un renouvellement par moitié. Si j'étais élu dans le Morbihan, les élections auraient lieu dans trois ans. Donc, c'est plus simple pour un maire sortant. Pour autant, à un moment, il faut des personnes pour s'engager au Sénat. Et je pense pouvoir y apporter aussi ma pierre et faire en sorte que le Finistère, comme je le disais au début, soit bien défendu.
Très bien. Merci Patrick Leclerc. Merci d'avoir été notre invitant en direct sur ICB Rézizel.
Merci beaucoup,
Laura.
Merci à tous.