Sur les élections européennes et le RN
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le Premier Ministre la les élections européennes le RN phénomène majeur de cette élection tous les sondages le disent c'est pas un parmi d'autres c'est tous les sondage qu'on s'en réjouisse ou qu'on s'en inquiète alors cas d'école extrêmement précis aujourd'hui débattre ou non avec le Ren on a vu le débat euh Bardella àal vous Premier ministre est-ce que vous auriez débattu par exemple avec Monsieur Bardella d'abord débattre attendez d'abord on va on va remettre les choses à à l'endroit débattre dans une démocratie c'est bien h imaginez que je vous dise non non il vaut mieux pas débattre aucun sens la mémoire courte pardon je vous rappelle Jacques Chirac vra il y a 22 ans alors que là c'était une tradition de l'entre deux tours qui dit on ne débat pas Front national je ne le banalise pas c'est vrai c'était son c'était son choix en 2002 qui avait raison lui ou le gouvernement actuel bah je pense Queen réalité le monde a changé et que on peut toujours se dire que c'était mieux avant ou que c'était différent ou ça sera différent après mais la vérité c'est que le monde a changé ça veut dire pardon que le a changé la place duurn en France a changé monsieur Rbin elle a changé c'est pas moi qui l'ai décidé c'est les Français vous allez pas leur dire qu'ils ont tort vous pouvez leur dire que vous êtes pas d'accord avec eux vous pouvez leur dire que vous proposez autre chose mais vous allez pas leur dire que par définition ils ont tort enfin ça veut dire que c'est pas et c'est pas vous et C personnes sur ce plateau qui ont décidé qu'il y aurait vous AZ quand même l' de dire que l' RN a changé si on dit qu'il était infréquentable 20 la questione plus monsieur la question ne se pose plus le président de la République a choisi d'inviter des responsables de partis politique à Saint-Denis à la rentrée dernière il a invité le président du Front national il s'est mis au milieu des chefs de parti avec le président du Front national bon voilà la question ne se pose plus il y a quand même pardon pardon il y a quand même une surenchère parce qu' il y a eu ce débat et la même semaine Emmanuel Macron je pose la question est-ce que c'est une bonne chose selon vous dit et ben oui mais moi aussi allez je serais prêt à débattre avec Marine Le Pen alors je je permettez-moi de faire une différence que le premier ministre qui est le chef de la majorité il n'est pas candidat à cette élection c'est mais enfin est le chef de la majorité c'est à ça que ça sert un premier ministre notamment ça sert aussi à d'autres choses mais enfin c'est à ça que ça sert euh il est chef de la majorité que le chef de la majorité discute avec le chef d'un parti politique débattent avec le chef d'un parti politique ça me paraît pas scandaleux ça me paraît assez normal que le chef de l'État j'ai compris que le Président de la République avait choisi de lancer cette je sais pas si c'est lancé cette invitation en tout cas évoquer cette possibilité explique que dans un cadre par ailleurs électoral il il se propose de débattre avec un avec d'ailleurs une personnalité qui n'est pas un chef de parti qui est une personnalité politique qui se prépare sans doute à l'élection présidentielle mais enfin c'est c'est plus surprenant et et et c'est un peu plus surprenant je sais pas si c'est nécessaire c'est un peu plus surprenant voilà c'est un euphémisme pour quoi surprenant ça veut dire quoi surprenant bah c'est-à-dire que ça me surprend voyez je suis pas sûr que je suis pas sûr que j'aurais imaginé que spontanément que c'était une une bonne idée bon mais voilà c'est l'idée du président il a le droit de vouloir débattre est-ce que c'est le risque est-ce que c'est le risque risque de d'accréditer cette thèse qui qui accuse la majorité de d'utiliser en fait le RN de bien s'arranger du RN de considérer que le RN est une sorte de d'ennemis utile ça a servi mitteran en d'autres temps beaucoup disent ben voilà le la majorité actuelle pousse à fond pour mettre le RN allez sur devant de la scène alors je vais vous dire quelque chose que je crois profondément je pense que pendant très longtemps les forces politiques qui n'étaient pas le rassemblement national euh se sont non pas arrangés euh du tout mais euh se sont organisés en considérant que euh dès lors que au 2è tour de l'élection présidentielle c'est le candidat du Front national qu'on aurait à affronter on aurait une chance certaine parce que front républicain parce que bon euh pendant très longtemps en accompagnant ce mouvement la doctrine enfin plus exactement la la la tactique qui a prévalu euh pour lutter contre le Front national c'était d'insister sur deux moteurs le premier moteur c'était voyez comme il font peur le deuxième moteur c'était voyez comme ils sont incompétents mon sentiment je peux me tromper vous savez je beaucoup d'humilité en la matière mon sentiment c'est que jouer sur ces deux moteurs aujourd'hui ne fonctionnera plus alors qu'est-ce qui fonctionnera dire ce qu'on veut faire je pense qu'à la fin de la fin il faut prendre les institutions au sérieux il faut prendre la démocratie au sérieux et donc il faut dire ce qu'on veut faire on va parler de vos projets mais dans les C n'en est pas moins là on va parler d' projets notammentigration mais c'est bien ce que je vous dis le RN n'en est pas moins là on a l'impression que vous avez de la peine à trouver la prise on dit beaucoup vous l'avez dit que il y a un risque c'est le mot que vous utiliser que Marine Le Pen soit élu en 2027 or où est le danger exact expliquez-nous bien selon vous le RN il n'est plus pour le frxit il est plus pour la sortie de l'euro il n'est pas pour interdire l'avortement enfin il y a comme ça tout en série deur marqueurs d'extrême droite qu'il n'a pas ou qu'il n'a plus en quoi est-ce qu'il est dangereux selon vous expliquez-nous comme dirait Cano euh un sentiment soudain vous dites ils ne sont plus pour le frxit ils ne sont plus contre l'euro ils sont plus contre l'avortement ils sont plus peut-être j'ai même entendu Marine Le Pen dire que elle était euh qu'elle considérait que sur la Nouvelle-Calédonie que l'aspiration à à à à l'autodétermination et à l'indépendance était suffisamment vive et et pérenne pour que elle soit prise en compte c'est ce qu'on appelle des sérieux bouger euh des changements majeurs ils cachent leur jeux selon vous je sais pas je je fais pas de procès d'intention au gens moi je sais pas s'ils cachent leur jeu ce que je sais c'est qu'ils ont changé politiquement du tout au tout sur ces sujets et que ces changements sur ces sujets euh ne ne lasse pas de me surprendre hdard Philippe est-ce que j'ai le droit de vous taquiner vous-même pardon vous avez été recardien jupéiste filloniste premier ministre d'Emmanuel Macron en politique on a le droit de changer peut-être qu' le jeu remarque remarquezille fait qu'ils ont beaucoup changé vous avez dit que j'avais été rardien oui j'ai beaucoup aimé Michel rard je me suis engagé avec Michel rard quand j'étais 1988 19 vous avez dit que vous me taquiniez laissez-moi répondre vous avez raison de me taquiner mais laissez-moi répondre j'ai pas changé d'un yota entre 1988 et aujourd'hui quand je considère que la méthode de Michel était la bonne en Nouvelle-Calédonie je peux vous dire que sur ces 35 dernières années moi j'ai pas Madame Le Pen oui beaucoup sur ce sujet on pourrait en voir d'autres alors expliquez-nous là c'est pas du tout une question provocative c'est vraiment qu'on comprenne la logique selon vous si Madame Le Pen était élu en 2027 en quoi disons qu'est-ce qui serait vraiment dangereux pour le pays ou alors est-ce que c'est une alternance simplement problème de compétence d'incompétence ou est-ce qu'il y a vraiment un problème de de danger démocratique je je je je ne sais pas si je parlerai de danger je dirais que je vois des choses avec lesquelles je serai en très fort désaccord je vais vous en donner quelques exemples Madame Le Pen a indiqué plusieurs fois que elle considérait que la sécurité de notre pays serait mieux assurée si la France sortait de l'OTAN c'est pas pardon c'est pas une prise de position sur le taux d'imposition de telle chose ou c'est quelque chose d'extrêmement sérieux sortir de l'OTAN elle l'a dit beaucoup avant le début but de la guerre en en Russie je reconnais que depuis la guerre en Russie elle le dit moins elle a raison parce que qui pense que dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui cette volonté de sortir de l'OTAN d'être donc des acteurs solitaire de leur défense avait une chance quelconque de nous renforcer c'est c'est à mon avis une erreur majeure alors on peut être critique avec l'OTAN on peut considérer que un certain nombre de décisions stratégiques de l'OTAN sont contestables on peut même considérer que nous aurions atéré à l'intérieur de l'OTAN à renforcer le pôle européen ça j'en conviens parfaitement mais l'idée de dire que nous puissions à nous seuls en sortant de l'OTAN renforcer la sécurité française me paraît me paraît très contestable et probablement assez dangereux pour le pays est-ce pe vous donne d'autrre exemple monsieur Rbin Madame Le Pen a probablement pour marquer les esprits et et probablement parce qu'elle considère que c'est une position qui est plus populaire que celle que je défend et elle a raison elle a raison de penser que c'est plus populaire longtemps expliquer que si elle était élu l'objectif qu'elle portait c'était de revenir par exemple à la retraite à 60 ans je crois que maintenant elle dit 62 parce qu'elle s'est rendu compte que c'est très bien à dire mais que ça déclenche immédiatement des problèmes financiers budgétaires tels que la France n se retrouverait pas renforcé on va parler des problèmes budgétaires justement et financiers dans un un mot encore sur le RN le le risque ou la chance pour eux de du désir d'alternance est-ce que selon vous il existe souvenez-vous 81 mitteran qui dit sur l'économie beaucoup de choses un peu baroque qui est allié un parti le PCF qui a un grand passé de résistant mais qui a été aussi le parti du parc germansoviétique qui a de gros boulets qui est payé par régime totalitaire et cetera mais une partie de la bourgeoisie dit allez on y va l'alternance on a envie de changer est-ce que ça peut jouer pour le RN cette fois-ci mais je je je je pense que ça peut jouer ouais je je pense que d'ailleurs tout le monde le sait tout le monde le dit mais autour de vous c'est pas une question de son âge il y a une possibilité que le pays choisisse démocratiquement le Front national le rassemblement national vous connaissez très bien on par tout à l'heure la pâte du pays vous sonnez en tout sens le pays on était dans votre bureau il y a quelques mois une scène extraordinaire vous avez une carte vous appelez ça le comment s'appelle carte de bataillon une carte d'arleur vous sonnez vous mettez des petits j'ai fait mon service aillesure par que j'aiisnormément de ch et que quand on Estur on doit savoir lire une carte un arurit pas lire une carte il est foutu et vous bombardez avec beaucoup de non je bombarde pas c'est pas guerre mais simplement j'essaie de visualiser et de me souvenir aussi et de préparer aussi un certain nombre de déplacements pour essayer de comprendre le pays c'est vrai vous avez raison je me promène je me promène pas pour le plaisir même si c'est très agréable je me promène parce que je considère que quand que quand on on essaie de réfléchir à son pays quand on essaie d'imaginer ce qu'il faut faire pour son pays c'est quand même mieux de commencer par écouter mieux de commencer à aller un peu partout et avoir les initiatives avoir les problématiques avoir la façon dont on résout tel problème à tel endroit on général on s'en trouve plutôt on reparlera de ça et on verra où ça peut aboutir mais un mot encore sur le RN c'est-à-dire est-ce que vous constatez dans cette pérégrination ces gens on dit beaucoup les préfets chefs d'entreprise et Cera qui disent pourquoi pas allez on est tenté je vois une je vois une une un pays qui écoute et qui regarde le frontc National avec des yeux et des oreilles qui sont différents de celles d'il y a 20 30 40 ans et et et et qu'il faut et qu'il faut donc
Édouard Philippe