Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (3 novembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« Le 14 juillet, le Président de la République annonçait que la France était prête pour la deuxième vague. »
- 2:00Invité politiqueFait
« Le 27 janvier, j'ai demandé la fermeture des frontières avec la Chine envers certains pays contaminés, des contrôles systématiques. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Dès le 24 février, j'ai demandé des masques pour toute la population et des masques FFP2 gratuits pour les soignants, les personnes vulnérables. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Dès le 24 février, nous avons demandé la réouverture des hôpitaux récemment fermés qui seraient aptes à recevoir rapidement des patients, comme le Val-de-Grâce à Paris. »
- 3:02Invité politiqueFait
« Dès le 24 février, nous avons proposé d'ouvrir des lits supplémentaires de réanimation en faisant appel aux dizaines de milliers d'infirmières et de médecins qui ont fui l'hôpital faute de salaire suffisant. »
- 3:17Invité politiqueChiffre
« Vous avez préféré accorder 5 milliards d'euros de supplémentaires à l'Union européenne alors que cet argent aurait dû compléter les efforts du Ségur de la Santé pour faire revenir les soignants à l'hôpital. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« Selon la CFE-CGC, il y aurait 34 000 postes d'infirmières vacants en France et 180 000 professionnels qui n'exercent plus ce métier, notamment parce que le salaire moyen est de 20% inférieur à la moyenne européenne. »
- 3:43Invité politiqueFait
« Dès le 27 février, je vous ai proposé d'utiliser les lignes de production de la pharmacie centrale des armées pour produire des molécules utiles contre l'épidémie. »
- 3:54Invité politiqueFait
« Enfin, le 27 avril, je vous ai alerté sur les risques d'effet boomerang du déconfinement et demandé de vous inspirer des meilleures pratiques des gouvernements étrangers. »
- 4:46Invité politiqueFait
« Savez-vous que le 29 août, le gouvernement a pris un arrêté pour remettre au travail les personnes vulnérables qui ont des maladies graves comme le cancer, le diabète, l'obésité ? »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan95 %
- ?5 %
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La
parole est à monsieur Nicolas Dupont-Aignan.
Madame
la Présidente, Madame la Ministre, chers collègues,
le
gouvernement demande une nouvelle fois que le Parlement prolonge ses pouvoirs exceptionnels pour lutter contre l'épidémie.
Mais
comment pourrions-nous vous accorder de tels pouvoirs au nom du peuple français alors que nos concitoyens n'ont plus confiance en vous après tant d'échecs, de contradictions, de mensonges ?
Comment
pourrions-nous vous accorder notre confiance alors que vous faites le choix de tuer notre pays par des mesures incohérentes et inefficaces plutôt que de tuer le virus par des mesures ciblées et intelligentes
? Le
14 juillet, le Président de la République annonçait que la France était prête pour la deuxième vague
et
nous voilà confinés comme au Moyen-Âge. Vous culpabilisez les Français de plus de votre propre incompétence. Comment pourrions-nous vous suivre alors que depuis le début vous installez un faux débat entre le gouvernement qui prétend être le seul qui lutte contre l'épidémie, qui prétend être le seul à se soucier des victimes et les oppositions qui seraient toutes soi-disant irresponsables
?
Assez de ce chantage émotionnel que vous utilisez pour manipuler l'opinion. Nous voulons tous lutter contre l'épidémie. Nous sommes tous solidaires des familles des malades et des victimes et nous sommes tous admiratifs du courage des soignants.
En
revanche,
nous
pouvons avoir des avis divergents sur les moyens de vaincre cette épidémie. Or, votre manipulation politicienne, celle du ministre M. Véran, souvent est destinée à salir ceux qui ne sont pas d'accord avec vos mesures. Et c'est donc intolérable car
vous
n'écoutez jamais les propositions ou les remarques précises, concrètes des oppositions pour faire améliorer les choses.
Je
vais vous donner des exemples.
Le
27 janvier, j'ai demandé la fermeture des frontières avec la Chine envers certains pays contaminés, des contrôles systématiques. Vous nous avez traité de tous les noms pour finalement improviser des contrôles partiels et inefficaces. Encore aujourd'hui, par pure idéologie, vous refusez la fermeture des frontières nationales avec nos voisins européens.
Dès
le 24 février, j'ai demandé des masques pour toute la population et des masques FFP2 gratuits pour les soignants, les personnes vulnérables.
Encore
aujourd'hui, vous n'avez pas de masques FFP2 à distribuer aux médecins de ville, aux agents des EHPAD, aux retraités vulnérables.
Dès
le 24 février, nous avons demandé la réouverture des hôpitaux récemment fermés qui seraient aptes à recevoir rapidement des patients, comme le Val-de-Grâce à Paris. Pourtant, les ARS ont continué, oui c'est la vérité, à donner des instructions de fermeture de lits, je peux vous citer l'Essonne, et des lits de réanimation à Nantes.
Dès
le 24 février, nous avons proposé d'ouvrir des lits supplémentaires de réanimation en faisant appel aux dizaines de milliers d'infirmières et de médecins qui ont fui l'hôpital faute de salaire suffisant.
Vous
avez préféré accorder 5 milliards d'euros de supplémentaires à l'Union européenne alors que cet argent aurait dû compléter les efforts du Ségur de la Santé pour faire revenir les soignants à l'hôpital.
Selon
la CFE-CGC, il y aurait 34 000 postes d'infirmières vacants en France et 180 000 professionnels qui n'exercent plus ce métier, notamment parce que le salaire moyen est de 20% inférieur à la moyenne européenne.
Dès
le 27 février, je vous ai proposé d'utiliser les lignes de production de la pharmacie centrale des armées pour produire des molécules utiles contre l'épidémie. Jamais de réponse à nos courriers. Enfin, le 27 avril, je vous ai alerté sur les risques d'effet boomerang du déconfinement et demandé de vous inspirer des meilleures pratiques des gouvernements étrangers. Vous citez toujours les pires élèves européens, mais vous ne citez pas les bons. Alors je vous ai proposé 5 mesures, 5 orientations. La première, mieux contrôler les frontières nationales. Ce n'était pas encore fait correctement il y a à peu près 1 ou 15 jours. Une semaine ou deux semaines.
La production nationale massive de masques FFP2. Le dépistage rapide, accompagné d'un véritable traçage et isolement. Le renforcement de notre capacité hospitalière. J'en ai déjà parlé. Il y a notamment les infirmières de réanimation qui sont parties en retraite au cours des trois dernières années qui pourraient être rappelées, moyennant sur la base du volontariat bien sûr, moyennant une prime. Enfin, scandale des scandales mes chers collègues. Savez-vous que le 29 août, le gouvernement a pris un arrêté
pour
remettre au travail les personnes vulnérables
qui
ont des maladies graves comme le cancer, le diabète, l'obésité et qu'il a fallu qu
'on
fasse un recours devant le Conseil d'Etat. Et encore le 9 octobre, le représentant du gouvernement au Conseil d'Etat a argumenté pour qu
'on
ne remette pas les arrêts maladie pour ces personnes vulnérables. Et c'est finalement le Conseil d'Etat qui le 15 octobre a remis le gouvernement devant ses responsabilités. Mais pour les conjoints des personnes vulnérables, vous n'avez toujours pas rétabli l
'arrêt de travail.
Alors, il y
a
un moment, vous demandez l'Union Nationale.
Mais
faut-il encore être digne de l'Union Nationale ?
Les
Français estiment que vous faites fausse route, ne supportent plus vos mesures privatives de liberté, votre incohérence. Et il y a un moment, vous feriez bien d'écouter les conseils de ceux qui vous demandent d'agir autrement.
La
discussion générale est close.
Nicolas Dupont-Aignan