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Podcast / conversationINA Ça se discute · 1 juin 2026 28 minComplaisantDivertissementInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Humour politique : les confidences d'André Santini chez Delarue | INA Ça Se Discute

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Les gens aiment les politiques quand ils sont proches. L'humour peut-il aider ?

  • 0:39OuverteRéponse directe

    L'humour du candidat donne-t-il de bons résultats en campagne ?

  • 1:21OuverteRéponse directe

    L'humour en politique est-il en déclin ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    L'humour est-il la politesse du désespoir ?

  • 2:49OuverteRéponse partielle

    Avez-vous pu faire une plus grande carrière si vous aviez été plus sérieux ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Être drôle nuit-il à une carrière politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Aujourd'hui, les gens, ils aiment les politiques quand ils sont proches. Dès qu'ils s'éloignent, ils les traitent de pourris, de vendu, tous pareil. »
  • 0:39Fait
    « Le maire, il reste vraiment quelqu'un de crédible et d'efficace. »
  • 2:06Fait
    « L'humour c'est la politesse du désespoir. »
  • 3:22André SantiniFait
    « J'ai été ministre deux fois, ancien ministre au pluriel. Ça s'est pas mal passé d'ailleurs. »
  • 3:56André SantiniFait
    « Être drôle, c'est très bien. Je crois qu'on a vite le seuil de Peter. »
  • 5:18André SantiniFait
    « Je sais pas, je pouvais pas faire mieux que premier joueur mondial donc extrêmement clair. »
  • 9:45André SantiniChiffre
    « Sur les 52 évadés, 53 ont été pris. »
  • 10:28André SantiniFait
    « Vous attribuez un mot de coluche au dis qu' propos à propos des communistes. Donnez-leur le Sahara dans 5 ans, il leur faudra acheter du sable ailleurs. »
  • 16:22Fait
    « Lorsque nous rions, il se passe quelque chose de magique dans notre cerveau. Nous fabriquons nous-mêmes toute une série de substances qui nous permettent de nous sentir bien, notamment ces fameuses endorphines. »
  • 27:17André SantiniFait
    « On est en train de changer complètement la nature du discours politique. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Aujourd'hui, les gens, ils aiment les politiques quand ils sont proches. Dès qu'ils s'éloignent, ils les traitent de pourris, de vendu, tous pareil. Le maire, il reste vraiment quelqu'un de crédible et d'efficace. [musique] Suisini, bonsoir André Santini. Peut-être que vous souhaitez commencer cette émission par remercier quelques milliers d'yens qui ont fait que vous pouvez être avec nous ce soir, dès ce soir, dès lundi, le lendemain des municipales. Oui, parce que le CSA autrement m'interdisait d'être présent. D'accord. Donc les ICéens, ce sont les habitants des Moulino qui vous ont donc élu dès le premier tour hier soir. Bonne nouvelle, j'imagine. Très bien.

Meilleur score encore très bon que que le précédent il y a 6 ans. Oui. Vous êtes bien content ? C'est ça l'humour. Ouais. Très bien. Mais justement vous est-ce que vous pensez que l'humour du candidat donne des bons résultats en période de de campagne électorale ? Ah je suis persuadé que ça joue beaucoup. D'abord parce que je suis moi-même déjà très drôle. C'est-à-dire que rien que quand les gens me voient, ils ont envie de rire, ils sont de bonne humeur. On dit toujours un bon gros, on dit jamais un bon maigre. Ouais. Et en politique, ça compte. En politique, il faut être grand et ou gros au choix.

Si on est les deux comme monsieur Ca triomphal, rappelez-vous l'image de Cole avec Mitteran, ça faisait quand même un peu viens, on va se promener avec Chirak, ça va un peu mieux quand même hein. C'est on sent que la France remonte là. Mais après, il faut je crois être capable de prendre de la distance et en politique ça devient de plus en plus rare. J'espère qu'on en parlera parce que il y a de plus en plus d'énarqu partout. Il y a de moins en moins de tout bib d'avocats qui avant avaient le sens de la répartie de du mot drôle féroce ou en même temps favorable et je regrette la disparition de Robert André Vivien qui était une de nos gloires mais maintenant je me sens un peu seul. Oui.

Vous avez Gatas qui est pas très loin de vous d'autres encore. Edgar Fort également nous a quitté. J'imagine que Edgar Fort et Robert André Vivien sont pour vous deux maîtres en en politique et dans dans l'art de l'exercice. C'est vrai qu'on ne connaît pas beaucoup de musculaire drôle. Euh c'est le clown quoi qui est complet et et le clown est un peu comme le politique, il est triste. On dit que l'humour c'est la politesse du désespoir. Et c'est vrai que ça nous permet d'éclater. Nous qui vivons toujours en collectivité hein, c'est c'est extraordinaire. Euh quand on se retrouve, on a envie de rigoler mais de soi. Et c'est la la vraie définition de l'humour.

Et ça nous permet de recharger les batteries parce que dès qu'on replonge dans le groupe, vous m'avez fait venir ce soir en faisant tiens, il va nous faire marrer. Moi, je vais dans les meetings et les gars crient "Ça y est, il va nous faire rire." Mais ils veulent pas savoir que j'en ai marre moi aussi de de faire rire les gens. Et quand je rencontre des vrais problèmes, je peux pas les faire rire parce que quand il y a une femme qui est qui est expulsée, un gosse qui trouve pas de travail, mais je vais pas leur raconter des bêtises. Donc il faut quand vous rentrez le soir à la maison, vous vous pleurez devant temps d'incompréhension de la part de Non non, je ne pleure pas.

Euh je ne pleure pas parce que je suis malheureusement euh euh professionnel, c'est-à-dire que je dois prendre de la distance, mais en même temps, j'essaie de régler très vite le problème parce que euh nous ne sommes pas fiers de ne pas régler toutes les questions qui nous sont soumises. Est-ce que vous auriez pu faire, et elle n'est pas terminée, monsieur Sentini, loin sans faux, une plus grande carrière si vous aviez été plus sérieux, vous pensez ? Ah, ça c'est une bonne question. Tout le monde me dit euh s'était à vous voir dans on s'était à vous voir dans le gouvernement Jupé par exemple. À chaque fois chaque fois gouver chaque fois moi je suis ministre jusqu'à une demi-heure avant.

Euh alors après, je sais pas ce qui se passe. Il y a toujours un clown qui arrive qui me bouscule. Non, j'ai été ministre deux fois, ancien ministre au pluriel. Ça s'est pas mal passé d'ailleurs, mais ça c'est redoutable. Quand vous réussissez, on vous vire. À la communication, vous êtes pas resté longtemps hein. Ah, j'ai fait quelques temps quand même. Ça s'est bien passé. J'ai attiré plein de journaux dans ma commune, ça m'a servi. Voyez, j'appelle Saramas et le crotin. Il y a l'équipe aujourd'hui et d'autres encore. Il y a il y a tous les journaux. On fera fera l'inventaire. Il se reconnaîtront sans doute mais c'est vrai que ça nous nuit. Être être drôle, c'est très bien.

Je crois qu'on a vite le seuil de Peter. On peut être maire très populaire, travailler, être député, se débrouiller. Mais alors après, on il faut se méfier. Et je pense que ceux qui se méfient de nous, c'est plutôt les politiques du milieu qui ont toujours peur de se prendre une giffle ou un coup de pied en passant. que les gens qui nous font confiance qui eux aiment bien, ils disent "Ah ben vous vous parvent, ça fera pas sérieux dans le tableau, vous pensez ?" Oui, oui, ils se méfient eux-mêmes parce que c'est vrai que les journalistes viennent toujours me voir pour l'accroche du journal, pour euh pour la chute. Euh j'ai j'ai quelques petits ennemis quand même qui sont ramassés des coups.

Emmanueli par exemple quand ben le Ah non non pas le TBI Corse non le le socialiste, il m'en a voulu longtemps quand il a eu ses problèmes pour le financement du PS et j'avais dit que quand il était président de l'Assemblée pour Fabius la garde républicaine disait garde à vous et pour lui elle disait garde à vue. C'était pas forcément forcément négatif mais il l'avait mal pris. Est-ce que monsieur Lastas aurait fait une plus grande carrière d'après vous l'inastas si vous aviez été plus sérieux plus concentré ? Non, je pense non non je je pense que je fais une carrière très très bonne même en rigolant écoute comme ça et je regrette pas parce que c'est seulement comme ça que je me vois.

Et il a été premier mondial comme ça. Est-ce que vous savez que monsieur Sentinier était un grand cour automobile aussi ? Je sais pas, je pouvais pas faire mieux que premier joueur mondial donc extrêmement clair. Je pense de voir d'autres performances sportives donc celle d'André Santini très bon donc en en coureur automobile associé à un autre grand coureur qui travaille sur une autre chaîne et que nous saluons, Christophe de Chavan. C'est dans coucou. On va vous pousser. On va vous pousser. Il faut bien vous tenir sans vous tenir sur les côtés. [rires] Ça va char. Non non non. Alors faites attention au doigt car si jamais nous allons heurter une paroie vous risquez de vos doigts.

Tenez-vous plutôt à la petite couverture pas si vous êtes dessus. Alors attention attention attention attention attention les pieds. Oh là ça fait prendre ça fait prendre poussez poussez monsieur ça va ? Oui oui très bien très bien. Jusqu'à maintenant faut tourner faut tourner pardon pardon à lazy gagné on a gagné. Vous avez bien ri Albert. Ah ou

6:33
Non speech

[applaudissements]

6:35
Locuteur

est-ce que est-ce que ne pas avoir peur du ridicule, sen pas avoir peur du ridicule, est-ce que ça rapproche de ces de ces électeurs, de ces concitoyens ? C'est pas c'est pas le ridicule. C'est d'abord moi j'aime bien faire le clown. C'est naturel. Si vous vous n'aimez pas, vous allez pas vous forcer. Euh mais est-ce que c'est à toute fin utile quand même ? Non, mais avec les gens, je peux me permettre beaucoup de choses. Quand je m'étais fait piéger par de Chaval, j'étais rentré euh d'une mission euh à l'étranger et alors le l'émission était prévue et je ne la connaissais pas. C'était le début de Vous pensez que Do Chavan allait vous interroger sur le GAT ou non ?

Non, pas tout à fait mais à l'époque c'était pas encore pas encore répandu. Et alors je vois mon collaborateur qui me dit "Vous savez que vous faites de chavan ce soir ?" Je dis "Oui, oui, mais j'ai pas encore vu son émission. C'était le nouveau le nouveau format et il me dit "Oui, vous verrez, c'est très sympa, il vous aime bien." Oui aussi, moi aussi je l'aime bien. Et puis il me dit "Il y aura une course de lit." [rires] Alors, j'étais en train de signer des trucs. Je dis "Une course de lit, c'est quoi ça ?" "Une course de lit ?" Il dit "Mais c'est une course de lit." Oui, j'ai bien compris mais qu'est-ce qu'on fait ? On court en lit, on pousse des lits.

Oui, enfin c'est Alors là, j'ai senti qu'il y avait quand même Ça vous coûte des voix ça ou ça vous rapporte des voix plutôt de faire une chose comme celle-là ? Je crois que je peux me permettre n'importe quoi. C'était limite hein comme coup et en plus il fallait presque se mettre en pyjama ou en chemise de nuit, je sais pas quoi. Mais tous les gens qui ont regarder cette émission euh me disait après dans la rue "Monsieur le maire, on vous a vu l'autre jour chez de Chavane." Et c'est vrai que ça commence en sentiment de proximité de on on ne peut pas être sacralisé, vous voyez, il faut être aujourd'hui les gens ils aiment les politiques quand ils sont proches.

Dès qu'il s'éloigne, il les traite de pourri, de vendu, tous pareil. Le maire, il reste vraiment quelqu'un de crédible et d'efficace. Pour le Masure qui qui interroge politique mais qui a été aussi au service politique des gendes politiques, faut dire que la plupart 90 % des hommes politiques se prennent excessivement au sérieux. Ça c'est vrai. Il y en reste 10 % qui ont encore un petit peu de distance.

Je me souviens de Michel Deard qui était ministre socialiste, je lui demandé "Est-ce que vous voyez encore Mitéran relativement souvent Il y a il y a 99 % des ministres qui aur dit oui oui j'ai régulièrement des entretiens que le chef de l'état parce que je suis resté très proche et cetera et cetera sous-entendu je suis quelqu'un de très important et lui il m'a répondu oui je le vois régulièrement à la télé il y a très peu de gens qui il y a très peu d'hommes politiques qui ont qui ont cette capacité à à distance à avouer que il voit jamais le chef de l'État un ministre ne voit jamais le chef de l'État il y en a peu qui osent l'avouer le mercredi qui qui d'autre Bruno il y en a pas beaucoup au début dans dans l'entourage de de Mitteran quand il est arrivé en 801 Il y avait des gens comme Michel Vel, Hubert Vedrine et cetera qui étaient des vrais gamins.

Il y avait une ambiance de potage à l'Élysée au tout début puis après c'est devenu de moins en moins politiqu politiques qui qui déconnent pour parler français. Il y en a pratiquement plus. Ceux qui sont qui participent à l'oreille en coin par exemple qui ont été récompensés par les trois oreilles. Donc ben j'en ai deux ici, nous en avons deux. Nous avons donc André Sini le prix de l'humour politique, les fameuses petites phrases sur Arpaillanche notamment. Oui, c'était ça ou Saint-Louis l' rend compris d'ailleurs pourquoi ce mot n'avait pas été fait plus tôt quand j'avais dit Saint-Louis rendait la justice d'un chaîn et Arpaillan je la rends comme un gland.

Bon tout le monde a rigolé alors que je crois que c'est parce que Coluche avait un petit peu démitifié le mot gland. On pouvait l'employer équivoque mais pas trop mal. Et les gens m'avaient dit "Tu vas un peu fort avec Arpaillange." 3 jours plus tard à l'Assemblée, il répondait aux questions d'évasion et il dit "Sur les 52 évadés, 53 ont été pris." Bon, ça a été le hurlement de rire dans le dans l'hémicycle et le le rire remontait des bancs et les gars me disaient "Tu avais raison." Donc il a fallu que il montre son vrai jour. D'ailleurs, j'ai contribué à sa carrière puisqu'il s'est retrouvé premier président la cour des comptes, ce qui n'est pas mal. C'est grâce à moi.

Vousz dans dans votre bouquin et à mon avis d'après mes mes enquêtes, vous faites une petite erreur. Vous attribuez un mot de coluche au dis qu' propos à propos des communistes. Donnez-leur le Sahara dans 5 ans, il leur faudra acheter du sable ailleurs. En fait, c'est un propos qu'il avait dit sur les éarques. Ah oui, mais enfin le vous avez glissé là entre et communistes. Compatible, j'ai bien vérifié hein parce que comme ça sert au journalistes, j'ai fait ça pour rendre service aux journalistes. Ça leur donne des citations avant de parler. C'est Jean-Michel Dagel qui vous a dit ça qui a travaillé avec lui de très près c'est les anarc.

Bah c'est confirmé par carton jaune je suis désolé c'est moi confusé. Est-ce que les hommes politiques vous font rire hors du cadre des guignoles ? Euh ouais mais certains politiciens mais c'est malgré eux c'est parce qu'ils sont trop grottesques quoi. C'est euh c'est pas le humour qui vous font rire par le par leur esprit il y en a très peu. C'est c'est très ambigu l'humour en politique Le Pen par exemple il lui arrive d'être marrant quand c'est le premier à avoir comparé Rober un nain de jardin par exemple ça il faut le dire. Alors, il est marrant. Ouais, officiellement, mais il fout les rieurs de son côté. C'est ambigu. Hitler aurait fait du trampoline par exemple.

Peut-être qu'il aurait raflé encore plus de voix et d'assentiments. Je je cite un exemple extrême, c'est pas pour euh monsieur Santini, je dis ça, mais il faut faire gaffe quoi. Parce que l'humour en politique, ça peut être aussi un élément de de pouvoir de séduction du populot et ça peut confiner la démagogie. Alors, je sais pas, moi ce qui m'intéresse c'est le tempérament d'un type. Donc, Santin me fait marrer parce qu'il est drôle naturellement. Il se force pas, il est marrant. C'est une bonne nature. Donc là, d'accord, on peut rigoler mais il y en a d'autres. C'est c'est très ambigu.

Donc poser la question peut-être à monsieur Nastas qui vient d'un pays qui n'a pas toujours connu la démocratie au choses que c'est rien sur la Roumanie. Alors Chaouescou sur sur une mobylette, [rires] ça aura pu être drôle mais bon c'était Chaoueskou quoi. Ouais, c'était plutôt le droit des écoutes téléphoniques et tout ce qu'on a connu. Monsieur Gatas voulais dire un mot sur l'humour en politique. Ah bah l'humour en politique euh moi je connais mal la politique. Je suis dans des milieux où on ne fait pas beaucoup d'humour en général. Par exemple, cet après-midi, un exemple factuel, n'est-ce pas ? Nous avions une séance sous la coupole à l'académie en habitiv.

Nous sommes déguisés en perroquet comme vous le savez, ça n'incite pas tellement à l'humour. Je viens pour descendre de ma voiture et j'étais avec mon habit compassé, le gilet compassé, le le petit nœud blanc, l'épée, les gants et le bicorn. Avec ça, on peut bouger. Impossible de sortir de ma voiture. Je me suis dit, tu sortiras pas. Et j'ai bataillé pendant un moment jusqu'à ce que je m'aperçoive que j'ai oublié simplement de détacher ma ceinture. [rires] Ça crée un moment d'hilarité, je pas mais sortir d'une berline avec une épée quand même c'est déjà dans le métro c'est pas très pratique. [rires] Et vous avez déjà pris le métro, monsieur G ? avec ma cape en cachantieusement tout ça.

Mais vous savez cette histoire d'épée, ça l'air d'être un amusement cette épée, mais elle est très lourde. Et il faut que vous ayez des bretelles rigides car si vous avez des des bretelles élastiques, le pantalon tombe. [rires] C'est ce qui est arrivé au chat d'Iran le jour de son inaugur de son intronisation bah il avait une très lourde épée, des bretelles élastiques, son pantalon tombait tout le temps et son net de camp remontait le pantalon toutes les 5 minutes. Alors nous faisons très attention. Nous avons des bretelles rigides et on fait bien attention avant de les attacher. Mais à l'académique est un endroit réputé, sérieux, un peu compassé. On s'amuse beaucoup.

Le jour où j'ai été élu en 89, mon voisin me dit Gatas, quel était votre votre prédécesseur au CNPF ? Je lui dis s'appelait François Crac. Oh alors je suis au premier stade. Je dis au premier stade de quoi ? Bah, il me dit de la déchéance humaine et de la déchéance académique. [rires] Et je a plusieurs stades. Il me dit quatre stades. C'est inquiétant ça. Vous dites [grognement] qu'au premier stade et les autres dit vous allez voir. Premier stade, on oublie les noms propres. Deè stade, on oublie les noms communs. 3è stade, on oublie de fermer sa braguette. Et 4è stade, on oublie de l'ouvrir. [rires] Quelle horreur ! Quelle [grognement] horreur !

14:12
Non speech

[applaudissements]

14:18
Locuteur

André, est-ce que est-ce que les [applaudissements] est-ce que les hommes politiques vous font rire aujourd'hui et qu'est-ce qu'ils pensent de vous globalement ? En quelques en quelques mots, faites pas comme Yvon Gatas qui qui parle très bien, mais quand on donne la parole, il la rend plus. [rires] Qu'est-ce qu'il pense de moi ? Euh je crois que je suis j'essaie de ne pas avoir d'ennemis, des adversaires. Oui. Euh là, on vient de terminer une campagne, par exemple. Euh je n'attaque jamais, je ne parle jamais des autres. Et quand je les rencontre, je sers la main. Et ça crée un climat mais vous piquez quand même. Est-ce qu'on peut piquer sans vraiment faire mal ?

Ah non, on pique, on pique, c'est une façon de d'argumenter. Il suffit de bien repérer de bien repérer le détail parce qu'on est très observateur quand on fait de l'humour. On écoute d'abord, c'est une qualité en politique et on observe. Et vous ne pouvez être précis que si vous êtes ex. Il ne faut jamais dire quelque chose de d'imprécis comme par exemple dire de de Raymon Barc jogging quand il tourne ses pouces. Oui, mais ça c'est une histoire corse, c'est pour mon ami. Euh une histoire a toujours une histoire. En Corse deux amis se rencontrent et puis ils se mettent à fumer et l'un sort son petit appareil en rouleur.

Il dit "Qu'est-ce qui t'arrive ?" Il dit "Je me suis remis au sport." H bon et quand je voyais Raymond Bar à côté de moi qui dort beaucoup moins qu'on ne le dit, c'est mon compagnon de chambre mais quand même de chambre de députés. Doucement, doucement parce qu'il est encore en ballotage lui en l'occurrence Bruno Mazur. Quand il ne dort pas, de temps en temps, il fait comme ça. Alors c'est là que j'ai dit tiens quand il dort pas ou il se tourne les pousces et je me dis il a attaqué son jogging.

Et cette histoire a beaucoup plu au journalistes et le soir même, je participais à une réunion qui animait Raymon Bar et j'ai vu arriver Raymond Bar tout doucement qui me dit "Alors, Sentini, on fait son jogging." Et j'ai vu qu'il avait lui aussi beaucoup d'humour. pour ce que les gens ne savent pas c'est Bonsoir monsieur Challeur, vous êtes médecin généraliste à Genève, vous avez signé il y a un an un livre qui s'intitule Rire pour guérir. Vous donnez pas mal de conférence à travers le monde pour expliquer mais très biologiquement les vertus du rire accompagné souvent d'un d'un clown. Parlez-nous de cette secrétion d'endorphine. Oui, tout à fait. C'est quelque chose d'extraordinaire.

c'est que lorsque nous rions, il se passe quelque chose de magique dans notre cerveau. Nous fabriquons nous-mêmes toute une série de substances qui nous permettent de nous sentir bien, notamment ces fameuses endorphines. Et c'est une révolution en médecine parce que l'idée est la suivante, quand on a mal, plutôt que de faire une piqû de morphine, on peut apprendre aux gens à fabriquer leur morphine eux-mêmes en riant. Ce sont les endorphines. Et il y a maintenant des hôpitaux très sérieux qui ont des clown. Et quand quelqu'un souffre, avant de chercher une seringue, on va chercher le clown. parce que le clown qui fait rire la personne va lui permettre de fabriquer elle-même ses médicaments.

Et c'est un c'est vraiment quelque chose de passionnant, c'est un nom très savant, ça s'appelle la psychoneuroimmunologie mais c'est la la réalisation que des émotions négatives comme la peur, la colère, si nous les gardons à l'intérieur peuvent nous rendre malades et inversément des émotions positives comme la joie et le rire peuvent nous permettre d'entrer dans une euphorie extraordinaire. Rendez-vous compte du problème. Aujourd'hui, il y a des gens qui dépensent des fortunes pour acheter de l'héroïne. Ça coûte cher et ça les rendrait malade alors qu'ils ne savent pas qu'ils pourraient la fabriquer eux-mêmes en riant.

Et il ne faut pas croire que rire, c'est forcément avoir une raison pour rire. On peut très bien rire simplement pour se faire du bien, pour se décomprimer, mais sans sans rien entendre de drôle pour cela. Non. Par exemple, vous êtes un peu tendu, plutôt que de vous précipiter sur une cigarette ou un verre de whisky, vous pouvez simplement inspirer et expirer en faisant quelques respirations en sacade et le rire va venir. Montrez-nous ça. Vous inspirez et vous expirez en faisant par exemple [rires] et au bout d'un moment, le rire devient de plus en plus naturel. Au début, c'est un peu difficile [rires] mais après un moment, vous découvrez que vous arrivez à rire facilement comme un enfant.

Et plus vous riez, plus vous sécrétez votre et plus vous vous sentez euphorique du matin jusqu'au soir. Mais on disait déjà en 2000 avant Jésus-Christ que les femmes gegent plus vite que les femmes tristes. C'est vrai. Et puis si on a de la difficulté à rire, on peut utiliser des accessoires. Par exemple, on peut s'acheter un petit nez rouge. Alors quand on met son nez rouge, quoi qu'on dise, même des choses très sérieuses, ça devient forcément drôle. Et on fait rire tout le monde en disant des choses dramatiques. Simplement avec un petit accessoire de chos. Monsieur, vous j'imagine que vous-même vous vous secrêtez beaucoup. Non, pardon.

[rires] Excusez-mo dez moi vous savez, j'étais quelqu'un qui souffrait beaucoup de cette grave maladie moderne qui s'appelle le sérieux. C'est une maladie, ça rend les gens très malades d'être trop sérieux parce qu'on s'ennuie et quand on s'ennuie, le cerveau secrè de l'adrénaline qui nous rend de plus en plus malade. Et j'ai découvert qu'on peut même si on n'est pas comique apprendre à rire toujours plus. Et puis quand on ne peut pas vraiment rire parce que il y a des gens trop séots, on peut au moins sourire.

Et le simple fait de sourire, un petit sourire de rien du tout suffit pour que vous vous sentiez déjà mieux parce que votre cerveau va fabriquer tous [rires] ces médicaments qu'autrement vous devez acheter à la pharmacie. Monsieur est médecin, monsieur donne des conférences dans le monde entier devant du personnel médical qui [rires] qui vient avec un avec un [raclement de gorge] clown généralement qui s'appelle Kinou. Kinou. Tout à fait. C'est un clown qui a découvert parce que lui était un clown un jour il est tombé malade et il a découvert que s'il faisait bien rire les gens, il ne savait pas rire lui-même. Alors il a en quelque sorte réappris à rire à rire juste pour se faire du bien.

Et il s'est guéri mais il est devenu un grand propagateur du rire dans les hôpitaux. Très sérieusement, on trouve de plus en plus de de clown dans les dans les hôpitaux qui viennent notamment voir les enfants, mais pas seulement les enfants pour les aider à les accompagner dans les aussi. On s'aperçoit que si les gens avant un conseil d'administration ou un moment difficile prennent un moment pour faire sortir leurs émotions en faisant les pitres, en jouant, en faisant les fous comme à la récréation, les enfants savent si bien le faire. Cela permet de détendre l'atmosphère et de se sentir beaucoup mieux.

La communication est bien vous imaginez, ils vont Gatas complètement drogués par ses endorphines en train d'essayer de prendre une décision dans un conseil d'administration. C'est terrible ça. Il va faire n'importe quoi après. Écoutez, il y a des [rires] endroits très sérieux comme des banques suisses où les gens avant de travailler font une petite séance de rire pour se défouler.

Et chez les Japonais, les Japonais, justement, dans les grandes entreprises japonaises, il y a des salles de défoulement, des endroits où on peut aller pour sortir ses émotions, pour crier, hurler, rire, commené exactement parce que les les Japonais sont je vais pas faire de caractéristiques générales, mais [rires] sont ils ont compris que nous avons nous avons autant besoin de lâcher nos émotions que d'aller aux toilettes. Et pour cette raison, ils ont des salles de défoulement émotionnel, les endroits où on peut aller crier, pleurer, taper sur des effigies du patron. Enfin, on peut faire tout sortes de choses folles pour faire sortir ces émotions.

Parce que vous savez, les émotions refoulées font beaucoup de dégâts. Dans notre [grognement] société, il y a tous ces gens qui gardent toutes l'émotion à l'intérieur qui finissent par tomber malades. Et ceux qui font sortir l'émotion en tapant sur quelqu'un sont des délinquents. Ce n'est pas la formule. Mais on peut faire en sorte que par le rire ou par des jeux, on fasse vider ses émotions sans faire de mal à Vous êes visiblement un bon médecin vous, monsieur ? Oui, tout à [rires] fait. Son propre médecin. Il est son propre médecin. Tout seul. Non, mais là, ce qu'il dit sur les japonais, il faut quand même pas [rires] pousser. C'est le sommet de l'aliénation.

C'est les mecs, il sont surexploités, pas forcément pognon, mais cadence de travail et cetera. Ils vont rigoler dans une salle. C'est comme les vomitoires, la fête de la bière en [rires] Allemagne. Il rit, tape sur un patron factiste et après il retourne se faire chier au boulot. Faut y aller molo. C'est là où on voit l'ambiguité du rire à quoi ça sert. Alors c'est vrai dans les il y a des équipes de clown et tout qui font un travail extraordinaire mais il y a aussi il faut pas pousser. Le mec est en face terminale tout [rires] le mec est en train de crever. Bon ben non monsieur vous n'allez pas vous n'allez pas jusqu'à dire que le que que le rire fait guérir.

Vous dites que ça ça aide à retrouver la voie de la guérison. Pas dans tous les cas. Il faut savoir qu'il y a des études très sérieuses où l'on a pris des groupes de malades qui ont la même maladie, le même traitement et un des deux groupes rit en plus, fait sortir ses émotions. Et bien ce groupe guérit beaucoup plus vite que ceux qui n'ont pas le rire. Donc le rire n'est pas une médecine qui doit remplacer les médecines classiques mais c'est un très utile complément. Alors dites-nous comment retrouver le rire quand on n pas un clown dans son service médical monsieur l'exercice en lui-même l'idée c'est qu'il faut se faire à la maison. comment on faisait quand on avait 1 an ou 2 ans ?

Quand on a de l'émotion, quand on est petit, on la laisse sortir. Alors l'idée c'est de s'isoler parce qu'on ne peut pas faire ça en public et puis de prendre un moment pour faire sortir l'émotion en riant, en pleurant, ce secour dans tous les sens, en tirant la langue, en faisant toutes les grimaces qu'on n' pas pu faire depuis des années et en faisant cela quelques instants, on se sent merveilleusement bien. Voilà, un médecin qui est venu jusque jusque chez nous, il est vraiment tout de la Suisse, monsieur médecin, nous avons vérifié dans l'ordre des médecins suisses et monsieur, excusez-nous, soyez pas soyez pas vexé. Oui, tout à fait. Ah, d'accord.

[rires] Ça suffit Albert, vous critiquez les Japonais, vous allez vous fâcher que les Suisses sont beaucoup plus proches de vous que les Japonais. Méfiez-vous ? Non non, j'ai rien dit. Bon, quelqu'un veut réagir sur cette façon de concevoir la médecine ? Monsieur Sentini, vous avez un bon médecin ? [grognement] Oui. Qui essaie de me faire maigrir. [rires] Alors, ça marche. Ça marche pas très bien. Mais c'est intéressant ce qui est dit là. Je suis très content que on redécouvre le rire. Ce qui m'inquiète, c'est un peu les méthodes euh un peu forcé, un peu artificielles. Oui. L'idée sympathique, la manière. Mais la manière, c'est difficile. Oui.

Moi, je quand j'ai pas envie de rire, c'est pas en ouvrant la bouche et en rotant que je vais y arriver. Quand vous êtes [rires] quand vous êtes fâché, monsieur Sini, vous ne devez pas être exactement ce qu'on appelle un sucret, j'imagine. Avec quand je suis fâché, quand vous avez de l'humour, vous ne vous fâchez jamais. On a raison parce que vous vous maîtrisez. Moi je je touche souvent du bois, voyez. Je décharge l'énergie magnétique et puis je pense mais qu'est-ce que je fous là ? Bon sang de bon dieu et ouais et le gars continue à déconner devant vous. Vous ne vous fâchez pas, vous dites intéressant, on regarde comme un insecte.

Et le débat à ce moment-là c'est et là c'est plus grave, c'est le mépris. On ne doit jamais mépriser quelqu'un. Voyez ça c'est terrible. Et je crois que c'est la frontière entre le l'humour, l'ironie et la cruauté ou le sisme. Oui, mais il faut respecter l'autre. Voyez, moi c'est c'est vraiment ma règle élémentaire. Au moment où vous dites celui-là, j'en ai par-dessus la tête, je vais le dehors ou vraiment vous dites tiens, tu sors de tes gons. Et ça, vous ne pouvez le le constater que si vous avez vraiment de l'humour.

Euh monsieur monsieur Gataz, vous qui avez dirigé une grandes entreprises, quand on n' pas de contact direct avec tous ces collaborateurs, est-ce qu'on peut vraiment installer un climat euh d'humour dans toute l'entreprise ? Oui, vous savez, c'est un état d'esprit qui règne, qui peut descendre. Tous les Français ont d'humour, les salariés dans leur travail par bonheur aujourd'hui ont une ambiance beaucoup plus conviviale, une plus grande liberté surtout. Et l'humour une autre qualité, c'est égalitariste. On rit de la même façon. Ce sont les muscles qui contractent la même façon. On rit de la même façon et quand on fait rire quelqu'un surtout son chef c'est un atout extraordinaire.

Faut faire rire les gens. Pour terminer sur derrière son chef ou son client j'imagine aussi c'est bon pour le chef sur son client comme l'a dit mon voisin monsieur Alain et il a gagné. Il v le monsieur Yvon. Oui on s'appelle comme ça. Monsieur Alain monsieur Yvon. Oui monsieur à côté. Un jour, [rires] un jour euh on au CNPF euh on venait de parler du GAT, vous savez le le le l'accord général pour le trafic mondial. Et puis euh mon voisin se rassier à côté de moi et je lui dis il venait de déplorer que les Français ne connaissent pas le gâ et je lui dis moi avec mon nom euh je connais le gâte de A à Z. Il a pas bouché s'appelle Gataz. Oui. Voilà. Alors il a eu il était complètement coincé.

Alors je lu dit save que mon patronyme Gatas il a toujours pas bougé. Alors, j'ai remis cette pentrée dans ma poche et puis un jour, j'ai sorti un américain, un sénateur américain. Il s'est effondré de rire, il a tré une joke très amusante. Il a pas pu terminer son repas tellement, il riait. Et quand je suis allé aux États-Unis en délégation, l'ambassadeur voire quelques ministres américains et bien on s'est rassemblé au milieux de la pièce et il m'a accueilli en disant "Je suis heureux de connaître le français qui connaît lui le gâte de A à Z." C'était une joke qu'il avait chez lui. Voyez-vous ?

Est-ce qu'on rigole pas plus facilement chez les politiques américains que chez les politiques françaises ? Si ils sont beaucoup plus simples et on peut se permettre une joke, une plaisanterie qui est pas toujours de mise en place mais ça vient vous savez en Amérique on fait pas un discours si officiel soit-il sans commencer par une joke par joke. Oui, c'est ça. Il y a aussi des professionnels qui sont chargés de de truffer les discours de plaisanterie. Donc c'est pas du tout spontané tout ça est totalement équip. Vous avez des niggres vous Bruno ou pas ? trava côté spontané, je me méfie beaucoup. Il y a il y a des gens qui ont de l'humour, il y en a qui en ont jamais.

Donc effectivement, ils peuvent apprendre par cœur des trucs et enfin la phrase avec quand même la verve, le chaloupé de Ronald Rean. Oui, ça sort, ça percute. Monsieur Sini, vous avez du boulot visiblement à l'Assemblée. Oui, mais je je revenais sur ce que disait Gatas. C'est vrai que quand vous étudiez les discours Alain Yvon, il y mite quand on regarde les discours des États-Unis puisque nous allons de temps en temps en mission, ils débutent tous par une blague, n'est-ce pas ?

Ils arrivent avec le discours sérieux et puis ils disent "Oh tiens, je vais vous raconter la dernière de tout cela est préparé par des des amuseurs d'Hollywood d'ailleurs carrément et ils ont après fait par les speech writers le vrai discours." Et alors quand je travaille moi avec mes collaborateurs qui préparent les éléments, je dis "Voyez, vous êtes vraiment des nuls parce que vous préparez la partie sérieuse mais pour ce qui est drôle qui va être retenu par les journalistes, vous êtes complètement plat." Il faut bien qu'il vous laisse un peu de travail.

et quand à l'assemblée j'ai un truc à lire, je fais exprès d'emmerder le public pour qu'ils attendent enfin que je lève les yeux et que je balance la petite flèche, la petite pointe et c'est tragique et comme maintenant c'est l'audiovisuel qui rythme, ce n'est plus la presse écrite, et bien on est obligé de dire la petite chose qui va être reprise par mesure ou reprise dans le flash de telle radio. Donc on est en train de changer complètement la nature du discours politique. Et je ne parle pas de la pensée puisque il y a longtemps vous le savez bien qu'elle a disparu. Cheoui aussi, il commence toujours par un joke puisqu'il commence toujours en disant on va baisser le chômage.

[rires] [raclement de gorge]

28:09
Non speech

[musique]