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Podcast / conversationBackseat· 8 février 2026 203 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

BACKSEAT - S05E12 - avec Clémentine Autain

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 32 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:25:45OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous expliquer cette primaire du Front populaire 2027 ?

  • 2:26:20RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette primaire et quels partis y participent ?

  • 2:27:04OuverteRéponse directe

    Pourquoi LFI n'a pas répondu à l'appel ?

  • 2:33:02OuverteRéponse directe

    Quelle est la place du programme dans cette primaire ?

  • 2:33:42OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous vous retiriez pour éviter de diviser la gauche ?

  • 2:34:21OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il en sera du programme à la fin de la primaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03non_speechFait
    « Dites-vous que la France insoumise est d'extrême gauche dis donc le ministère de l'intérieur qui dit ça. »
  • 17:41Pascal PouillerChiffre
    « On est la banque de plus de 70 ONG qui interviennent dans le monde entier, dans des territoires qui sont extrêmement difficiles. »
  • 23:14Pascal PouillerFait
    « On finance pas les projets. On s'est toujours refusé à financer les projets parce que c'est pas c'est pas notre engagement. »
  • 27:41Pascal PouillerFait
    « On est sur des montants très significatifs. Est-ce que vous pouvez euh disons euh pas contraindre mais mais mais dire à quelqu'un qui vous demande une entreprise qui vous demande un prêt, vous pouvez lui dire "D'accord, je vous accorde ce prêt" à condition que vous respectiez des engagements euh vis-à-vis de notamment la transition écologique, mais peut-être d'autres aussi. »
  • 37:10ÉmilienChiffre
    « 61 % des gens font confiance à leur mère selon le baromètre de la confiance du du CPOV de 2025. »
  • 41:50ÉmilieFait
    « C'est une commission d'enquête qui avait été souhaitée par Écoti et l'UDR, présidé aujourd'hui par Charles Henry à l'oncle. »
  • 43:45ÉmilieChiffre
    « Il est menacé ne serait-ce que dans le dernier budget puisque c'est moins 15 millions d'euros pour l'audiovisuel public. »
  • 46:50non_speechFait
    « La France insoumise est d'extrême gauche. Le ministère de l'intérieur qui dit ça. »
  • 48:43non_speechFait
    « Il n'existe pas de catégorisation politique officielle en France et heureusement. »
  • 1:43:34Fait
    « Depuis 2017, il est interdit d'être maire et sénateur en même temps. »
  • 2:27:20Chiffre
    « on a réussi en 4 jours à se mettre d'accord et ensuite alors que les européennes ça a été quand même son et lumière, tout le monde s'est insulté, on a réussi à se mettre d'accord et on a permis de lever l'espoir avec 9 millions d'électeurs et d'électrices qui sont venus déjoindre tous les pronostics. »
  • 2:27:43Fait
    « ceux qui ont répondu présent sont les écologistes debout de François Ruffin l'après le mouvement que je représente le Parti socialiste et ceux qui nous ont envoyé une lettre pour continuer à discuter, ce sont les communistes et ceux qui n'ont absolument pas répondu, ce sont les insoumis qui ont visiblement leur candidature déjà prête qui est Jean-Luc Mélenchon pour la 4e fois »
  • 2:28:22Fait
    « on est en plein dedans. Donc, j'aimerais qu'on sorte de là. Mais justement, c'est pas la gauche de 2022 ni même de 2024 parce que là effectivement il y a eu un nouveau Front populaire à l'Assemblée nationale mais en fait on voit déjà que l'Union ne tient pas dans l'assemblée. »
  • 2:29:49Fait
    « moi, je fais partie de celles et ceux qui ont voté la censure à chaque fois qu'elle a été proposée, qui ont pensé que le plus important c'était de garder notre cohérence et de ne pas avaler euh un budget moyennant quelques petits goodies, petites mesurettes, mais qui euh au final masque l'ensemble de l'épure du budget qui est le même que l'année dernière. »
  • 2:31:45Chiffre
    « Ma conviction, c'est que la gauche, elle doit être en conquête et arrêter d'intérioriser cette pensée dominante selon laquelle on aurait pas les moyens. Nous sommes la 7e puissance économique mondiale. »
  • 2:37:35Fait
    « on n'est pas en 2017, on est en 2026 et bientôt 27. Donc du chemin a été parcouru »
  • 2:42:17Chiffre
    « 76 % pour l'Union, c'est 76 % qui pensent qu'il faut une candidature unique des gauches et des écologistes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Dites-vous que la France insoumise est d'extrême gauche dis donc le ministère de l'intérieur qui dit ça. Qu'est-ce que nous on doit en penser de tout ça ? On s'en branle. On a un peu la gauche la plus conne du monde. Édouard Philippe, il lit son destin personnel à l'élection municipale au Havre. Est-ce qu'il peut perdre ? C'est pas totalement impossible. Moi, c'est mon c'est mon petit paris. Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur Vced. Bonsoir. Bonsoir le public. Merci d'être là. Ça [musique] fait plaisir de vous accueillir les amis.

Soyez les bienvenus dans cette émission exceptionnelle avec laquelle on commence [musique] dès maintenant avec un Bfort en partenariat avec le Crédit Coopératif. Nous accueillons sur ce plateau un tonner d'applaudissement pour Pascal Pouiller. Bonsoir Jean. Bonsoir à tous. Très heureux d'être avec vous ce soir. Pas merci d'être là. Pascal, tu es le directeur général du crédit coopératif il paraît. Bah ouais. Crédit. Directeur général du crédit coopératif c'est tu diriges la banque. Je dirige la banque. PDG président. Ah non, on a séparé le président et le directeur général. Le président c'est Jérôme Sadier. Il représente les sociétaires et moi je dirige la banque.

On va en parler parce que tu viens d'utiliser un mot important sociétaire. On va en parler avant avant ça, est-ce que tu peux nous parler un peu de toi ? C'est quoi ton parcours personnel ? Comment tu es devenu directeur général d'une banque ? Ah moi je suis devenu directeur général en commençant par l'informatique. Je suis ingénieur à l'origine. J'ai fait l'informatique et puis finalement je me suis rendu compte que l'informatique c'était important dans ce qu'on en faisait. La manière dont on emmenait les gens ce pourquoi on le faisait. Avec l'aïti c'était important.

Et puis euh je me suis intéressé au cœur du métier, comment on pouvait servir les clients, les sociétaires, qu'est-ce que ça a amené ? Et donc sur un programme d'évolution sur plusieurs années parce tout jeune, je suis allé effectivement vers la relation bancaire et progressivement la direction de la banque. Tu es un peu un alien dans le milieu non ? Que excuse-moi mais direct enfin directeur de banque c'est c'est un milieu très fermé, très spécifique avec des parcours. Toi, tu as fait de l'informatique quoi. Tu Moi, j'ai fait de l'informatique, j'ai des ressources humaines, j'ai fait de la finance et aujourd'hui je fais de la banque coopérative. Et je crois que c'est important.

Je sais pas si je suis un alien dans tous les cas, je suis très heureux de faire ce que je fais. Ben [rires] écoute euh non écoute très bien, on va parler du crédit coopératif. Euh on va parler du crédit coopératif, c'est pour ça qu'on est là. Avant ça, j'ai une question pour vous le chat. J'ai une question euh à laquelle je vous propose de répondre. Est-ce que c'est important pour vous la banque dans laquelle vous êtes ou est-ce que vous vous en foutez un peu ? Genre, vous êtes dans une banque parce que c'est celle de vos parents et que vous avez gardé votre compte ouvert depuis que vous êtes jeune ou parce qu'elles vont convient d'ailleurs, c'est possible.

Mais est-ce que c'est important pour vous ? Est-ce que vous y avez déjà réfléchi ou pas ? Euh euh je me tourne vers toi pendant que le chat répond. Euh c'est quoi une banque coopérative ? Une banque coopérative, c'est une banque qui appartient à ses clients sociétaires. C'estd que ce sont des sociétaires qui ont acheté des parts social, qui détiennent tout le capital de la banque et qui nous permet avec cet argent là de de d'assurer des prêts et de financer la de financer nos clients.

On a 130 ans, on a été créé à cette époque là pour accompagner les coopératives, accompagner les pêcheurs, accompagner les scopes, les gens qui se mettaient ensemble pour produire quelque chose ou pour développer un business qui avait pas de financeur à l'époque et qui sont dit "On va se mettre ensemble, on va amener un peu d'argent et comme ça on va collecter de l'argent et on va pouvoir le prêter." Mais on y reviendra. C'est vraiment tout le sens d'une banque coopérative. On est au service de sociétaire qui détermine ce qu'on doit faire, avec qui, pourquoi. Et là, on est là pour nous, on est là pour l'exécuter. C'est c'est intéressant.

J'ai vu que dans le chat, il y en a quand même beaucoup qui ont répondu très spontanément que oui, ça comptait pour eux euh la banque dans laquelle on est, son son peut-être son fonctionnement, son éthique, je ne sais pas. Mais en tout cas, ça compte. Je trouve ça intéressant de parler de banque coopérative parce qu'on a l'impression que les deux mots sont antinomiques. Est-ce que la banque c'est quand même le capitalisme, pardon, mais c'est quand même la prédation, c'est quand même le profit roi. C'est l'image que je m'en fais. Peut-être que je me plante. Alors que coopératif, comme tu l'as décrit, c'est démocratique, c'est participatif, c'est inclusif, c'est ouvert, enfin je sais pas.

Qu'est-ce que tu en penses ? Et moi, je vais dire que la banque c'est l'ascenseur social. Ça existe ça ? Bah ouais. C'est-à-dire bah c'est-à-dire que si tu as pas de banque, qu'est-ce que tu fais ? Je sais pas. Bah ta person, tu vas acheter un appartement, soit tu as des parents riches, soit tu peux pas. H tu veux créer un business, soit tu as un pote qui peut te permettre d'amener de l'argent, soit tu peux pas. tu veux te développer, il faut que tu trouves quelqu'un qui t'amène de l'argent. Ce qui a permis la banque et son développement et sa généralisation, ça était de permettre à des gens de d'acheter un bien, de se loger, d'assurer quelque part leur sécurité financière.

Ça a été ça, ce qui a permis aussi à des associations de trouver des fonds, à des coopératives de se mettre ensemble, à des entreprises de se développer. C'est ce que cela a permis. Quelque part, c'est ça notre rôle de banque. C'est comme ça qu'on le conçoit, c'est comme ça que je le porte. C'est aussi ce qui nous a permis dans ce lien avec le coopératif de se dire ça doit pas servir à n'importe quoi, ça a un sens. Ouais. Et ce sens-là, c'est de servir l'intérêt général. Qu'est-ce que tu répondrais à quelqu'un qui te dirait "OK, c'est bien gentil mais je vois pas la différence dans les services qui sont proposés." À la fin la banque, ça sert toujours la même chose. J'y mets mon salaire.

Oui, je peux avoir un crédit si j'en demande un. Mais bon, alors la banque c'est extrêmement simple. On a des gens qui nous confident l'argent. Ouais. Sur leur compte, sur un livret, sur et cetera. et nous on prête de l'argent avec ça. Ce qui différencie les banques entre elles, c'est que oui, vous pouvez déposer votre argent mais ce que vous savez pas, c'est ce qui vont en être fait. C'est vrai.

Ce que nous on garantit, c'est que on a la traçabilité, ce qu'on appelle le circuit de l'argent, c'est qu'on donne la garantie que il y a des éléments qu'on pas, on financera pas d'extraction pétrolière, on financera pas l'armement, on financera pas les jeux d'argent, on financera pas la prostitution et cetera et cetera. Donc il y a un certain nombre de secteurs comme ça qu'on exclut et au contraire on dit on va favoriser la transition environnementale, on va favoriser les coopératives, on va favoriser l'économie sociale et solidaire, on va favoriser la création d'emploi sur le territoire. Donc c'est pas banal de choisir sa banque, c'est vraiment de se dire à quoi sert mon argent.

Est-ce qu'il sert à financer n'importe quoi ou est-ce qu'il sert à financer ce avec quoi je suis bien et dans lequel j'aligne quelque part mes valeurs financières et mes valeurs personnelles ? Je suis d'accord avec toi en t'écoutant. Je je je me rends compte qu'en fait je sais pas du tout à quoi sert mon argent. Qu'est-ce que ma banque en fait ? Je ne suis pas encore au crédit coopératif. Euh mais du coup je je la question est importante et effectivement c'est côté éthique de de savoir à quoi sert mon argent, à quoi il ne sert pas. Donne-nous des exemples. Alors dis-nous un petit peu ce que le crédit coopératif fait de l'argent de ses clients sociétaires. Euh vous l'investissez dans quoi ?

Alors l'argent l'argent de nos sociétaires, il nous sert à financer ce qu'on appelle l'économie réelle et les euh les associations, les fondations, les euh les coopératives. Je vais prendre quelques exemples. C'est dire par exemple, nous sommes le premier financeur des coopératives, nous sommes l'un des acteurs majeurs du financement des ONG, nous sommes un des acteurs majeurs du financement des associations des associations. Nous sommes un acteur très important dans le financement de l'industrie au cœur des territoires. Bah ça crée de l'emploi, ça crée durablement. Donc c'est ce que l'on fait de manière constante.

On finance aussi le logement social, on finance les collectivités, on finance des projets. Voilà ce que l'on fait. Et on est l'un des un financeur important dans l'ENR. Je crois que c'est important pour nos développement futur. Les ENR sont les énergies renouvelables. Oui, tu n'as pas tort, c'est très important. Mais est-ce que est-ce que vous traitez différemment vos clients par rapport à une banque classique ?

Je veux dire, si si je galère un peu plus et que dans une autre banque, je pourrais pas avoir un crédit immobilier, est-ce que je pourrais l'avoir plus facilement chez vous parce que vous avez du cœur ou jeou je sais quoi, je sais pas, est-ce qu'il y a aussi une différence là-dedans ? Euh, il y a des secteurs que l'on finance qui sont, je pense, moins financés que d'autres ailleurs déjà, je pense qu'on est plus patient que certains et surtout on est attentif à notre tarification. C'est que si je veux rémunérer l'argent que que vous me déposez, il faut que je prête avec un taux d'intérêt. Néanmoins, je suis pas là pour développer de l'argent comme n'importe comment.

Et donc, on est très attentif à nos prix, on est très attentif à la manière dont on le fait. On est bien classé par le CLCV typiquement en 2024, en 2025. À chaque fois, on est très attentif à ça, à la manière dont on fixe justement nos prix. Est-ce que vous financez des projets dans le domaine du handicap ? On finance beaucoup de projets dans le domaine du handicap. Euh soit à travers des associations, je pense France Handicap qui est présent dans notre conseil. C'est aussi ça la coopération. C'està dire que on a un représentant de l'association, notre conseil, on finance l'association, on finance les projets.

On est l'un des principaux financeurs de l'UNAPI qui accompagne là aussi le handicap, ces 300 structures et on en finance plus d'une sur deux. On finance des projets autour de ces activités là. on avait choisi d'accompagner euh les Jeux paralympiques avec une athlète qui était en situation de cap, ça nous apparaissait comme quelque chose d'important. C'était Zakuda Dadi qui a un parcours extraordinaire. Donc je crois que c'est c'est vraiment quelque chose qui est au cœur de notre ADN, c'est de permettre inclusion des gens, c'est de permettre euh leur inclusion dans la société, dans l'entreprise, euh sur l'ensemble de nos valeurs.

Euh euh vous financez donc beaucoup de projets que tu as que tu as énuméré, disons d'intérêt général. Est-ce que vous cherchez la rentabilité quand même ? Alors moi j'ai besoin de rentabilité comme toute entreprise si je génère pas de rentabilité j'aurai des problématiques pour payer les salaires, pour payer les loyers de la banque pour fonctionner. Donc il faut que je sois équilibré. Après pourquoi une banque coopérative chercher à faire de la rentabilité ? Parce que l'argent il sert à essentiellement deux choses. Un à rémunérer ce qu'on appelle l'intérêt au part social. C'est les sociétaires qui nous confient de l'argent h on le rémunère et l'année dernière on la rémunérera à 2 %.

Le reste, on le met en réserve parce que quand une banque prête de l'argent, elle doit avoir un bout de capital en face en cas de risque de non cas de risque de non remboursement et cetera. Et donc le fait de mettre cet argent en réserve, il appartient à la collectivité des coopérateurs et il nous permet de continuer à prêter. Donc on n tire pas profit directement, il est mis à disposition de la coopérative pour servir son développement. Est-ce qu'on a forcément besoin des banques pour financer l'économie ? Est-ce qu'on pourrait pas s'en passer ? Alors, je pense que ceux qui ont essayé ont vu que c'était compliqué de s'en passer. Tu penses à qui ?

Je Bah, je pense par exemple à des sujets de de financement participatif. C'est c'est compliqué parce que ça veut dire qu'est-ce que font les banques ? Les banques, elles elles résolvent, alors je prendre un mot un peu technique qui est qui est la différence de de de connaissance de ce que sont les clients. Qu'est-ce que je fais quand je quand je prends je collecte votre argent et que je le finance ? Quelque part, je vous garantis le le fait que vous allez être remboursé, que si vous voulez votre argent demain, je vais vous le rendre. Si vous prêtez l'argent à votre voisin qui a un projet de business, h bah si tout va bien, il va vous le rembourser. Si tout va pas bien, vous l'aurez perdu.

Ouais. Et donc ça s'appelle l'asymétrie de connaissance. Et nous, on résout cette asymétrie là d'une part par la multiplication des financements parce queon gère le risque sur tous les financements et c'est nous qui prenons le risque quelque part. on vous garantit la liquidité euh de de vos de vos placements et de vos comptes de vos comptes de dépôt et on finance la Si vous le faisz en direct, oui, vous pouvez le faire mais c'est beaucoup plus risqué. Est-ce que vous avez des taux plus faibles que les autres banques ? On a des taux qui sont dans les marchés.

On prête souvent un peu plus long mais un peu plus long, ça veut dire sur plus long term sur bah ça dépend des projets mais on peut aller jusqu'à 20 ans 25 ans. On s'adapte un peu en fonction de ce qu'il en est. Et typiquement sur l'économie sociale, on est très souvent sur des financements qui sont euh à plus de 20 ans. Oui. OK. Euh parlons un petit peu du du fonctionnement euh du crédit coopératif. Tu en as parlé un petit peu rapidement tout à l'heure de cette démocratie. Pourquoi est-ce que vos clients s'appellent des sociétaires ? Ça vient d'où ça ? parce qu'ils achètent des parts sociales. Ah ! Alors, les parts sociales, c'est les morceaux du capital de la banque.

Et donc à partir du moment où ils deviennent sociétaires, ça veut dire qu'ils deviennent des coopérateurs de la banque et qu'à ce titre ils vont pouvoir s'exprimer par leur vote sur les décisions de la banque parce que on fonctionne suivant le principe un homme une voix, une femme une voix, enfin hein, chaque chaque sociétaire qui soit une personne physique, qui soit une association, une entreprise va pouvoir voter de la même manière, non pas en fonction de ce qu'il nous aura confié pour assurer notre développement mais en fonction du principe vraiment une homme une voix. Donc c'est c'est le principe de la coopération. C'est quoi la différence entre un sociétaire et un actionnaire ?

Parce que j'ai l'impression que ça ça se rejoint. C'est très différent. Un actionnaire dans une société dite capitaliste, il va voter en fonction du nombre d'actions qu'il détient. Vous détenez une action d'une banque capitaliste, vous aurez le droit à une voie. Vous détenez 100000 actions, vous aurez le droit à 100000 voix. Nous, c'est un homme une voix. Donc c'est fondamentalement différent. Deuxièmement, il y a pas de spéculation sur la part sociale. Que la part sociale, elle vaut 15, un peu plus de 15 €. Elle est valé 15 € hier, elle les voudront demain.

Il y a pas de variation du montant et on apporte une rémunération qui nous apparaît juste, qui est pas spéculative, qui permet juste de rémunérer les fonds qui nous sont confiés. Donc, on peut pas spéculer ni à la hausse, ni à la baisse sur une banque coopérative. C'est c'est vraiment fondamentalement différent. Comment vous vous organisez ? C'est quoi la la vie interne ? Tu sais dans cette émission, on parle de politique. Donc, on est assez habitué à discuter des partis politiques. Alors, comment ça marche ? Il y a des motions, il y a des élections, il y a une âgée, il il y a des primaires. Vous faites comment ? Alors, il y a pas de primaire mais [rires] il y a des élections. Ouais.

C'est un système très démocratique comme je disais, c'est un homme une voix. Le premier niveau de la démocratie, c'est l'assemblée générale. Donc c'est l'assemblée générale de nos coopérateurs qui sont amenés à voter tous les ans sur euh les la désignation des administrateurs, sur la l'arrêt des comptes, sur l'affectation du résultat, sur des éléments de politique et c'est eux qui donc désignent les membres du conseil d'administration qui désignent leur président, qui choisit leur directeur général et donc la politique qui est suivie. Donc c'est vraiment ce système là qui fonctionne.

Ça nous a permis aussi de le de les associer dans notre plan stratégique parce que c'est comme ça queon quand on a travailler. Il y a aussi un travail de fond sur qu'est-ce qu'on va faire. C'est pas juste un casting. Non, c'est pas qu'un casting. C'est aussi de dire quand on a voulu travailler sur nos plans stratégiques, bien évidemment c'est un travail qu'on a fait avec les administrateurs, qu'on a fait dans les territoires avec les représentants des des sociant à distance et on en a 20000 qui ont pris du temps. Ça peu près une demi-heure pour nous répondre. Qu'est-ce qui est important pour nous ? Qu'est-ce qu'il est moins ? Qu'est-ce que vous fassiez ?

Qu'est-ce qu'on vous pas que vous fassiez ? C'est vraiment ça qui nous a permis de de choisir nos orientations en fonction de leurs attentes. Et donc je rappelle que toi tu es le directeur général, ça veut dire que tu tu es un peu le premier ministre. Je suis désolé de le dire comme ça, mais tu appliques la politique qui a été décidée par les sociétaires qui ont voté, qui ont débattu, qui ont délibéré et qui ont tu "Tu as un plan d'action, tu dois avoir un plan pluriannuel." Exactement.

C'est ta feuille de route et c'est c'est ma feuille de route et le si tu veux prendre c'est exactement ça le le conseil d'administration ça serait la ça serait le parlement qui détermine ce que l'on va faire qui a un président alors qui qui est il pas séparation entre exécutif et législatif mais qui nomme l'équivalent d'un premier ministre comme tu le fais qui applique la politique et je suis là pour appliquer la politique et respecter la loi. Est-ce que est-ce que est-ce que est-ce que les sociétaires discutent aussi de la manière dont tout ça est organisé ? Ils peuvent aussi changer les règles, ils peuvent aussi faire évoluer la gouvernance.

Alors si si on doit modifier nos statuts, ce sont les sociires qui le votent. Ouais. OK. Et dans le même principe, un homme une voix. Après dans le dans le fonctionnement général de la banque, on est un des métiers les plus réglementés. J'ai un un collègue qui a dit qu'on avait 12000 pages de réglementation qui définit comment on travaille. Donc c'est par contre là très très structuré et très normé. D'ailleurs, du coup, ça m'intéresse parce que parce que vos vos sociétaires du coup, est-ce qu'ils se est-ce qu'ils se comportent en clients ou est-ce qu'ils se comportent en citoyen dans leur manière de penser leur vote parce qu'ils ont un intérêt financier direct à la à la décision ?

Ils sont sociétaires de la banque. Euh comment tu vois les décisions qui sont prises ? Est-ce que c'est eux par exemple qui vous demandent d'agir dans le domaine du handicap, de l'écologie, de la solidarité ? Moi, je pense qu'il se comporte en client, c'est qu'est-ce que je veux que la coopérative me délivre comme service ? parce que on délivre un service et une utilité. Donc c'est important qu'il a cette vision de client. C'est important qu' a cette vision. Tu dis de citoyen, moi je ça me va bien comme terme parce qu'on quand on est une banque engagée, avoir cette réflexion de citoyen disant qu'est-ce que je veux faire ? Qu'est-ce que je veux que ma banque fasse ?

Donc il y a il y a une projection plus importante en se disant c'est ma banque, j'en décide ce qu'elle veut faire et comment on le fait. Oui. Donc en disant typiquement on se pose la question sur ce que seront les les terrains dans lesquels on on veut mettre plus l'accent. On va voir comment on les sollicite pour qu'ils nous orientent, pour qu'on soit attentif à ce ce qui est important pour eux. Est-ce qu'il y a des projets que vous ne financez pas ? Vous avez une charte éthique ? Vous avez un truc qui vous empêche de financer euh je sais pas un projet d'extrême droite par exemple, est-ce qu'il serait non financé ?

Ah, je vais pas venir sur la politique tout de suite, je vais venir sur les projets. Oui, des projets qu'on finance pas. On on ne finance pas d'extrétrolière par exemple. C'est déjà bien. Voilà. On a depuis des années refusé tout financement d'extraction pétrolière, globalement d'extraction. On n' pas de d'accompagnement de l'extraction, on n' pas de fabrication de plastique, on n' pas euh alors après, on peut aller sur le terrain moral, on ne finance pas euh les jeux d'argent, on ne finance pas euh tout ce qui est lié au tabac, on ne finance pas et cetera et cetera. Voilà.

Et au contraire, on choisit des secteurs dans lequels on veut aller, que ce soit le social, que ce soit l'environnemental. Et donc, on a à la fois une politique de restriction et une politique d'accentuation par rapport à ce qu'on veut faire. et on accompagne euh politiquement les partis qui sont clients euh du crédit coopératif. Euh l'été dernier, on a appris que l'UJFP qui est une association juive antisionniste euh a vu ses comptes en banque au crédit coopératif fermés. Qu'est-ce qui s'est passé ? On est la banque de plus de 70 ONG qui interviennent dans le monde entier, dans des territoires qui sont extrêmement difficiles.

Euh ces 70 ONG, elles ont besoin d'une banque qui est capable d'intervenir précisément dans des territoires qui sont très compliqués. Hm hm. Donc on est très sensible à ce que sont ces associations, ce qu'elles font, comment elles le font et où elles le font. Et typiquement dans cet engagement là euh on met un peu de de ce qui fait la différence d'une coopérative, c'est que on c'est c'est un vrai engagement de passer de l'énergie, de mettre en place tout ce qui est beaucoup plus compliqué à faire que de verser de l'argent en Belgique quand vous allez dans des territoires qui sont très difficiles d'accès. Il faut qu'on soit sûr de respecter l'ensemble des réglementations.

Et il se trouve que on doit, je disais tout à l'heure qu'on est une des activités les plus réglementées, on doit strictement respecter la réglementation. Si je respecte pas la réglementation pour l'un ou si j'accepte que l'un à de notre point de vue ne respecte pas la réglementation qui nous est opposable, je mets en danger tous les autres. Et donc c'est absolument pas un jugement ni bien évidemment sur la cause palistinienne auquelle on est extrêmement sensible bien évidemment ni sur ce que fait l'association. Par contre, je me dois de respecter réglementairement l'ensemble des lois qui nous sont applicables.

Faute de quoi je n'aurai plus accès à un certain nombre de de circuits qui permettent d'accompagner toutes les autres ONG. Donc on l'a pris en Donc c'est la réglementation qui vous a contraint. C'est la réglementation qui nous contraint dans une manière très respectueuse de le de le faire en prenant le temps de le faire. Est-ce que vous soutenez des projets euh à Gaza ? Alors on soutient pas des projets à Gaza. On soutient des ONG qui interviennent à Gaza et je peux le citer parce qu'il m'a autorisé à le faire. On soutient typiquement handicap international qui a des flux qui vont à Gaza pour accompagner ma je dire heureusement cette terrible situation.

Et euh donc on a des des ONG qui interviennent à Gaza, dans les territoires palestiniens, dans d'autres territoires de guerre et il faut qu'on puisse le faire. Et si on veut le faire typiquement pour handicap international, il faut qu'on le fasse de manière très respectueuse des loisirs et le et et je comprends que tu n'as pas le droit sans l'autorisation des clients de dire qu'ils sont clients euh du crédit coopératif. Ça aussi c'est interdit, je le suppose. Donc secretaire donc tu peux tu peux pas en citer d'autres mais il y en a d'autres. Handicap international, le président s'est exprimé lors d'une l'une de nos assemblées générales et a pris la parole.

Donc je dis est-ce que je peux en parler ? Il m'a dit oui, je me suis exprimé publiquement. Donc il l'a fait. Il l'a fait dans la presse. Ça a été repris dans l'humanité. Vous pouvez aller lire l'article de l'humanité à ce propos. Alors tu peux nous parler de la traçabilité ? Ça consiste en quoi la traçabilité dans le secteur bancaire, dans le secteur disons de de l'alimentation. Je comprends la traçabilité. D'où vient la viande que je mange par exemple. C'est ça auquel je l'ai. Dans le secteur bancaire, ça veut dire quoi la traçabilité dans le secteur bancaire ?

c'est de dire "Je suis capable de de t'apporter la preuve que l'argent que tu me confies, il va répondre à ce que tu souhaite." Typiquement, tu me dis "Ce qui est important pour moi, c'est d'accompagner l'environnement" et ben, on va être capable de dire "Voilà les financements que l'on a fait avec les clients qui ont pris cette orientation là. Voilà les financements que l'on a fait, de quelle typologie de financement ?" J'ai pas le droit de dire l'ensemble des mes clients, même secret bancaire. Par contre, je peux dire ça a financé telle typologie de projet et telle typologie d'acteur. Tu me dis je suis attentif à la solidarité. Voilà la solidarité qu'on a accompagné.

Je suis attentif à l'emploi dans les territoires. Je vais dire ben voilà les entreprises, les typologies d'entreprises qu'on a accompagné soit nationalement et on est en train de travailler pour le faire localement. Donc être capable de dire sur un territoire voilà les l'argent qu'on a qu'on a collecté, voilà l'argent qu'on a placé. Donc quelque part faire ce lien entre ce qu'on collecte et ce que l'on prête. Tu veux dire que moi, client sociétaire du crédit coopératif, je peux flécher mon argent pour qu'il soit utile à des domaines particuliers ou à des secteurs particuliers ? Exactement. C'est ouf ça. Tu peux alors je peux pas dire que tu vas financer le biocope à côté de chez toi.

Non, tu peux pas aller jusque là dans je peux pas aller jusque là. Par contre, je peux te dire que l'argent il a accompagné euh pour tant de centaines de millions d'euros le développement de du photovoltaïque. Alors je je a il y a aussi la question, je trouve ça impressionnant, je savais même pas que ça existait. Euh il y a aussi la question du partage. Euh vous permettez à vos à vos sociétaires de faire des dons à des associations partenaires d'une certaine manière ? On permet à nos sociétaires de d'avoir ce qu'on appelle des livrets agir et des comptes agir qui ont deux rôles. Un qui permettent à chaque paiement d'affecter un microm à une association qui choisisse.

Et nous on accompagne cela par inversement à la création du compte. Et puis à chaque retrait, on a un petit plus. Et on a des comptes que l'on appelle des livrets de partage qui permettent à nos clients de dire "Mais moi, j'abandonne la moitié de l'intérêt de mes mes de mes placements et cette moitié-là je vais l'affecter, la tracer pour telle association." Donc nous, on va le faire et chaque année, on va verser la moitié de l'argent ou les microdons que vous avez donné et l'association vous enverra directement un reçu fiscal. Donc je peux partager une partie de mes euh de mes revenus de mes intérêts. C'est ça de tes intérêts ou de ou de ou à chaque fois que tu payes par carte bancaire.

Euh c'est impressionnant. Est-ce que est-ce que c'est mieux de faire ça ou de donner directement de l'argent à une association par est-ce que ça remplace d'ailleurs ? Moi je dis que c'est bien quand on peut faire les deux. Oui mais mais si tu dois faire un choix si tu peux faire un choix, je trouve que un le fait de le faire chaque paiement bancaire de quelques centimes à quelques dizaines de centimes, c'est à tasser un dollar. Ça permet de le faire sans sans avoir à faire un shake à la fin de l'année pour en disant je veux je vais attraper l'année fiscale. Donc c'est voilà.

Et puis l'engagement [raclement de gorge] qu'on a avec les associations, c'est que finalement l'année dernière on a donné autour de 6 millions d'euros. On est en train de le calculer très précisément. Ça permet de dire à des associations que tous les ans elles ont des sommes qui régulièrement vont venir vers elles et qui leur permettent d'assurer leur fonctionnement. On finance pas les projets. On s'est toujours refusé à financer les projets parce que c'est pas c'est pas notre engagement. On s'engage sur long terme d' finance patiente.

Donc ce qu'on veut c'est que une association, je vais en prendre une tiens comme à TDC carde, on lui dit bah voilà ce que nos sociétaires vous ont confié c'est cette somme là. Il sait que peu au prou avec la la d'année en année ça va monter un peu, ça va baisser un peu mais ça leur permet de financer leur fonctionnement d'assurer de porter ce qui est le leur mission et leur ambition. Tu as dit "On est une banque de la finance patiente." C'est intéressant comme expression. Euh euh ça veut dire que vous vous résistez à l'envie du court thermisme qu'on connaît beaucoup dans le monde de la finance quand même.

Ben c'estàd qu'on n'est pas là pour spéculer, qu'on n'est pas là pour aller dans les paris fiscaux. Quand je disais qu'on prête plus long, on est bien évidemment euh engagé sur du plus long terme. Donc on s'inscrit dans quelque chose où on veut délivrer quelque chose de régulier. On n'est pas là pour faire des coups ni dans un sens ni dans un autre mais au contraire de faire les choses respectueusement de ce que sont nos clients, de ce que sont nos sociétaires, de ce que l'on attend de nous et d'avoir des évolutions qui sont comme ça sur le temps long. On on le sait le le crédit coopératif c'est la banque des assos. C'est un peu le c'est un peu l'image qu'on en a.

C'est vrai beaucoup d'associations françaises ont leur compte au crédit coopératif. Le secteur associatif va mal en ce moment, on le sait. Il y a une il y a une il y a une perte des financements. Il y a c'est c'est terrible. Il y a beaucoup d'articles qui ont été rendus dans les journaux ces derniers mois avec le secteur associatif, notamment le mouvement associatif qui a tiré la sonnette d'alarme. Toi, tu es directeur général du crédit coopératif. Est-ce que tu le vois ça ? Est-ce que tu vois ces ces banques qui aujourd'hui je sais pas sont dans le rouge sur leur compte en banque ?

Alors, malheureusement, le secteur associatif mais en partie les l'économie sociale souffre de de deux choses, de la diminution des subventions très fortes dans certaines collectivités locales, très fortes de la part de l'État dans certains secteurs et de l'allongement des délais de paiement. C'estàd que quand un acteur public va dire "J'accepte de donner une subvention pour un spectacle, pour une association et cetera, entre le moment où il va le dire et le moment où l'argent va venir, il va il va se passer très longtemps." Et en face de ça, fort heureusement pour les salariés, il y a eu les grenelles de la santé, il y a eu des revalorisations salariales.

On se retrouve avec une diminution des revenus et une augmentation des charges. Ça a mis en difficulté un grand nombre d'associations. Et oui, on le voit malheureusement. Euh est-ce que ça met en danger le crédit coopératif lui-même ? Non, ça met pas en danger le crédit coopératif lui-même parce qu'on est attentif à ce que ce que l'on accompagne, comment on le fait, parce qu'on est une banque qui est solide. On est installé depuis 130 ans, donc on voilà et on travaille à accompagner bien évidemment ces acteurs. On peut pas se substituer à la à la subvention, c'est pas notre métier, je peux pas engager l'argent d'avant.

Mais mais par contre de se dire est-ce que je peux trouver une solution pour avancer de l'argent en mobilisant une créance ? comment on peut trouver des solutions peut-être en tous les cas en étant très à l'écoute de chacun de tu as des indicateurs qui te permettent de de mesurer cette cette crise du secteur associatif des des des banques des assos qui ferment donc donc qui ferment leur compte des associations qui demandent des délais de crédit supplémentaires, des délais de remboursement supplémentair des associations qui demandent euh à ne à effacer une partie de leur dette ce genre de choses. Ça tu tu le vois ça on commence à avoir des acteurs qui sont dans cette situationlà.

On peut avoir des structures de l'économie sociale. Je pense à des épades, je pense euh à l'accueil d'étranger, je pense au secteur culturel qui peut être en difficulté parce qu'il y a des politiques qui disent "Je ne subventionne plus telle activité culturelle." Donc oui, on a ce ce sujet-là et on voit que pour certains ben la solution c'est comme tu le dis de dire au lieu de rembourser sur 15 ans, je vais étaler sur 20 ans. Euh et c'est tout ce que l'on peut trouver avec eux. C'est la manière de d'apporter une réponse qui est à notre niveau. En tout cas, on y est très attentif.

Alors, dernier exemple, vous avez aussi des produits qui permettent d'inciter les entreprises à améliorer leurs pratiques durables. Comment une banque peut agir sur une entreprise comme ça ? Alors déjà en ayant des échanges avec les chefs d'entreprise pour les interroger sur la manière dont ils se projettent face à la transition environnementale face au sujet du réchauffement des économies d'énergie de la production d'énergie renouvelable mais aussi de l'eau. Comment leur activité est dépendante de l'eau ou pas, comment ils peuvent travailler au cyclage de l'eau.

Donc poser ce diagnostic là en disant comment sur les années qui viennent euh vous voyez votre résilience par rapport à ces changements-là. comment vous vous y engagez et de venir nous derrière soit avec des des partenariats dans l'économie sociale avec l'UDES par exemple, avec dans le le secteur classique avec d'autres partenaires pour leur amener des réponses et puis nous venir en financement avec une volonté de faire en sorte que d'ici 2030 % de nos financements aillent accompagner des financements green. Donc pour la transition environnementale, on prête 2 milliards 3 par an à peu près entre 2 milliards 3 et 2 milliards 5 pour la transition.

Non, au total, ça veut dire quand on sera en 2030 à 30 de ce que vous prêtez tous les ans de l'ordre de 2030, ça veut dire qu'on va flécher de l'ordre de 600 millions d'euros tous les ans pour accompagner la transition. On est sur des montants très significatifs. Est-ce que vous pouvez euh disons euh pas contraindre mais mais mais dire à quelqu'un qui vous demande une entreprise qui vous demande un prêt, vous pouvez lui dire "D'accord, je vous accorde ce prêt" à condition que vous respectiez des engagements euh vis-à-vis de notamment la transition écologique, mais peut-être d'autres aussi. Alors, on le on le fait de deux manières.

Ainsi, on considère que l'activité de l'entreprise est pas raisonnable au sens où on considère que il prend pas en compte le fait qu'il va être soumis à à un stress sur la disponibilité de l'eau ou que son il est trop dépendant de l'énergie et ça va être compliqué. Donc on le prend en terme de risque, on dit nous on naaccompagne pas parce on n'est pas prêt à le faire ou on essaie de le faire de manière plus intive. On vous amène à financer et on vous et on vient en complément avec des prêts. On sait aussi le faire avec des prêts que l'on peut bonifier en disant si vous engagez une transformation et si on on peut le mesurer en trou des indicateurs de mesure, on va diminuer le taux du crédit.

Donc vraiment venir dans la les prêt bonifié sur des indicateurs de développement durable ou de ou d'amélioration des pratiques des entrevistes. Je savais pas. OK. Ben c'est incroyable. Tout ça c'est cool. Mais est-ce que euh est-ce que vous êtes moins cher qu'une autre banque ? Ah à ton avis bah e non tu rigoles. C'est c'est spontanément. J'ai envie de répondre. Tout ça ça doit coûter un peu plus cher quand même.

Toute cette démocratie, toute cette ces engagements développement durable et tout, ça doit dire que les taux sont plus importants et que le hein non je sais pas ça nous coûte un peu plus cher ça effectivement on mobilise acteur on est présent sur les territoires mais bah je vais prendre deux classements. On a été classé en 2024 comme la banque la moins chère par CLCV. On est dans les triotes sur 2025 de la même manière par CLCV. On a une vraie volonté de d'être les plus accessibles possibles. Pour les moins de 25 ans, on est 1,50 € par mois. Pour les plus de 25 ans, on est 4 par mois. Voilà, on essaie vraiment d'être d'être au juste prix.

Je peux pas dire qu'on qu'on veut toujours être les moins chers. En tout cas, on veut être au juste prix, ce qui équilibre ce que l'on ce que l'on fait, ce qui nous permet d'être d'être un niveau de profitabilité qui là aussi est raisonnable. Où est-ce qu'on peut vous retrouver ?

Vous avez un site internet crédicoof.fr, f je suppose on a un site internet on a une appli qui est notée 4,7/ 5 euh [rires] non mais c'est important les notes d'application ou compte les notes d'application je sais qu'on y est tous attentifs he ou [rires] ça fonctionne ça fonctionne pas c'est bien évidemment important donc c'est site internet c'est 70 centre d'affaires sur le territoire qui sont dans toutes les grandes villes Google n'hésitez pas à pousser la porte du crédit coopératif d'à côté de chez vous merci beaucoup Pascal Pouiller d'être venu sur le plateau de Backed pour ce Bfort en partenariat Je te remercie. Merci beaucoup. Merci. Bonjour [musique] à toutes et à tous.

Bienvenue sur Back. Bonsoir. Bienvenue. Merci le public. Ça fait plaisir de vous accueillir sur le plateau de Backit. [musique] Merci de nous retrouver pour cette émission politique qui démarre à nouveau. On va parler de l'actualité de la semaine. On va recevoir [musique] une invité politique de premier plan et on va commencer tout de suite avec des chroniqueurs et chroniqueuses exceptionnels. Un tonner d'applaudissement pour Émilio Méletames et messieurs. Merci. Éilio, tu es grand reporter politique et écologie au journal L'humanité. Comment ça va ? C'est ça un peu aveuglé, je t'avoue là. Il y a le spotlight. Tu es très beau. Ouais, c'est vrai. Ça rend bien à l'image.

Je pas m'a forcé à m'asseoir ici. Alors [rires] c'est à ton tour mais ouais non ça va, ça va. Un peu un peu crevé. La fin des municipales là. Visement la fin des municipales. Tu sais que c'est pas tout de suite he. Va falloir dormir avant. Un mois. Ouais, un mois. Oh c'est vrai, c'est déjà un mois. Bah ah oui, c'est non. Ouais, un mois et 10 jours. Ouais. Incroyable. Euh et ben merci d'être avec nous Émilie. En tout cas, ça fait plaisir de t'avoir autour du plateau. On est également avec Émilien, mesdames et messieurs. Oui, c'est pas le même. Ça y est. Allez, bon courage, hein. Donc, dès le début de l'émission, j'ai réussi à intervertir Émilio et Émilien. Super, bravo.

Je t'ai juré de pas le faire. Émilien, tu es docteur en sciences politiques, spécialiste de la droite. Tout à fait, Jean-Louis. Euh [rires] euh voilà, j'avais noté dans le conducteur du journal bolchevique l'humanité. Tu l'as enlevé ? Dommage. Je l'ai enlevé. C'est pas moi qui Mais on règlera ça. Mais oui, oui, tu as raison. [rires] J'aime quand les choses sont dites quoi. Tu as raison. Non non, il faut dire les choses. Il faut il faut lever lever le voile sur ce qui se passe en coulisse de backsit, c'est important. Euh Émilien, comment vas-tu ? Ben très bien. Pour toi ? Bon, c'est bon pour moi. Voilà, si c'est bon pour toi, c'est bon pour moi. Bah écoute, tout va bien.

Bah, merci d'être avec nous en tout cas, Émilien. Et enfin, on est avec Lauren, mesdames et messieurs. Ma chère Lauren tu fais beaucoup de choses. Tu es condatrice du média dans l'arène. Tu es condatrice de l'association Cité des Chances. Tu es chroniqueuse pour Backsit et pour la fondation pour la mémoire de l'esclavage. Tu es coordinatrice de l'association médiation nomade, conseillère municipale à Fusse et aussi euh candidate aux élections municipales de Bagnolet. Ouais, exactement. Comment tu vas avec tout ça là ? Tu tu arrives à dormir ? C'est comment ? tu avir moins de que nous [grognement] en ce moment là, c'est un peu c'est un peu compliqué là, surtout avec la campagne.

C'est des tractages tôt le matin, c'est des portes à porte, des meetings, des réunions machin. Donc un peu un peu fatigué mais après c'est ma passion donc Ah non mais let's go franchement ah c'est pas moi qui vais te donner de qui veut dire de faire l'inverse ? Certainement pas. Merci d'être avec nous ma chère Laore. Mesdames et messieurs, on commence directement cette émission avec les cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches.

32:56
Non speech

[musique]

33:00
Locuteur

Bah tiens, on va commencer avec toi ma chère Laorine. Alors comme ça tu es candidate. Yes ! Je sais que effectivement puis on avait fait une émission dédiée sur les élus locaux, j'avais dit que je ne remplais pas. Euh mais bon, les circonstances ont fait que voilà, on est encore venu me chercher, on m'a encore forcé. Voilà, je suis Il y a des gens dans le chat qui disent "Ben, tu avais tu avais pas dit que tu voulais arrêter ?" Bah bah finalement, non.

Mais en fait, enfin déjà, il y a il y a le contexte euh bah de l'extrême droite euh là, tout ce qui se passe avec ICE euh même en France en réalité, enfin c'est un contexte assez inquiétant et et même au niveau des services publics, c'est de moins en moins financer et cetera. Donc voilà, ça c'est des combats qui me qui me tiennent à cœur et que j'ai envie de de continuer de mener. Et puis bah après, il y avait aussi un contexte géographique qui faisait que bah j'habitais plus à Fausse en fait euh bah dû à plein de trucs familiaux, travail et compagnie. Donc voilà, mais en fait je me suis dit bah enfin je vais pas aller rejoindre un collectif parce que je venais d'arriver à Bagnoler.

Ça, je, je me sentais pas assez légitime par rapport à ça, mais on est venu chercher donc voilà, je je tu trop demandé qu'est-ce que je dis on [rires] a besoin ça c'est professionnel de la politique he franchement comme ça les parachuter [rires] légitime donc conseil municipal non mais après voilà j'ai les engagements que j' que j'ai toujours eu donc enfin que j'ai toujours eu ça fait 10 ans là maintenant euh donc voilà et puis ça s'est super bien passé avec le collectif surtout euh beaucoup de de propositions antiracistes euh pas mal d'autres choses pour pour les enfants euh ce qui me tient ce qui me tient vraiment à cœur.

Et puis aussi bah une liste d'union aussi avec les écolos les écologistes maintenant et la France insoumise et l'Assemblée des quartiers. Et l'Assemblée des quartiers. Ouais. Et justement bah, j'allais faire un petit focus sur c'est quoi l'assemblée des quartiers parce qu'il y avait ça aussi qui m'avait manqué pendant mon précédent mandat, c'était que ben vu que j'étais dans un un conseil où il y avait plein de parties de gauche, il y avait du coup bah le PC, donc Parti communiste, PS, parti socialiste, enf en vrai, il y avait tout le monde. Il y a génération non, il y avait pas génération mais il y avait la France insoumise aussi.

Enfin voilà, il y avait vraiment un peu toute la gauche mais en fait en tant que bah non encarté [grognement] bah en fait je trouvais que parfois il manquait un peu une organisation pour bah pour me soutenir déjà moi personnellement mais aussi euh parce que ça pèse en fait d'avoir un collectif derrière soi qui négocia avec le national et compagnie et donc j'ai rejoint l'Assemblée des quartiers. Donc c'est pas un parti euh en gros c'est un collectif de militants issus de quartier populaire euh qui est présent en fait un peu dans toute la France. Là ils sont dans des listes bah à Bagnolé mais aussi à l'Orient, à Toulouse, à Créteille, à Nant. Enfin voilà, on est un peu on est un peu partout.

Euh le but c'est de porter des valeurs fortes donc antiracisme, solidarité et qui est clairement ancré à gauche. Donc voilà, n'hésitez pas à voir. Il y a des il y a plein d'événements de l'Assemblée des quartiers, notamment une université chaque année qui est très très intéressante, que je vous recommande. Donc voilà un petit peu pour mon actu. Bah c'est cool. Non mais bravo Lauren, bravo pour cette candidature déjà c'est très chouette. On espère que tu vas être élu. On espère que tu vas être élu. Tu sais, on en a déjà eu des chroniqueuses élu sur backsite et voilà les meilleurs qui nous quittent à chaque fois parce que voilà, trop de boulot. Tu comprends Jean, je t'aime bien et je peux pas.

Voilà, [rires] c'est symp pour ceux qui restent en tout cas. Merci. Heureusement, il candidaton personne votera jamais pour vous. rigole. J'ai toujours gagné mes élections. De quoi ? De délégué. Voilà. Super. [rires] Et ben merci Lauren. Bravo à toi pour cette campagne. Tu continueras à nous en parler sur backsite. On est curieux évidemment de comment ça se passe. Émilien, tu veux nous parler de quoi aujourd'hui ? Je vous parler de démocratie locale puisque peut-être que vous savez que les élections municipales c'est dans moins de 6 semaines. Incroyable. Peut-être que Backat n'en parle pas assez. Euh et se trouve que bah ça a plutôt bonne presse en fait les élections municipales.

C'est celle qui mobilise le plus d'électeurs après évidemment la présidentielle. Et puis les maires finalement ils ont une bonne image. Ils ont plôt la confiance de leurs administrés. 61 % des gens font confiance à leur mère selon le baromètre de la confiance du du CPOV de 2025. Donc c'est seulement 40 % pour les députés, 23 % pour le président de la République à l'époque, ça être encore moins maintenant. Euh le conseil municipal, c'est en fait une instance qui censé être plutôt proche des citoyens, moins partisan, moins conflictuel, enfin moins politique quoi. Et puis le maire, c'est plutôt un grand chef de famille, tu vois, qui œuvre dans l'intérêt de la commune.

Bon, il se trouve que ce récit qui explique bon aussi en particulier français cette confiance là, bah il est aussi produit par les élus eux-mêmes en fait. manière de se protéger de l'alternance et de la conflictualité qu'il y a au niveau national, de présenter la toute contestation opposition comme une atteinte à l'harmonie locale et puis de valoriser finalement le lien personnel entre administré et maire. C'est aussi une question d'instrumentalisation de l'opposition entre l'État et les collectivités locales.

La poétiste Anne Cécile Douiller par exemple, elle met elle parle de de de d'exemples de mères qui ont pris durant la crise de Covid des arrêtés des arrêtés de couvre-feu qui étaient objectivement illégaux juste pour pouvoir en fait mettre en lumière auprès de leurs administrés l'opposition entre bah leur mère qui les protège, il fait attention à eux et puis le méchant état, la justice qui les en empêche dans un pays hyper centralisateur.

Euh cette dépolitisation, c'est aussi le reflet d'une forme d'élitisme municipale avec euh des maires et adjoints qui sont souvent des notables locaux, des médecins, pharmaciens, patrons, grands agriculteurs, responsables du club de foot, enfin n'importe quoi qui a un peu de prestige. C'est souvent des hommes, 80 % des mères. Alors, il y a une petite loi qui vient de passer pour les petites communes. Donc, ça va changer au moins la compétition des listes, mais en tout cas pour les mères, ça reste très peu paritaire.

des hommes âgés avec une bonne situation matérielle et sociale qui partagent une vision plutôt technocratique de l'action publique territoriale qui a été diffusé notamment par les collaborateurs territoriaux qui viennent de master qui ont été formés dans ce sens-là et qui ont été formés une bonne gestion de l'attractivité du territoire enfin ces modordes qu'on retrouve un peu un peu partout et qu'on retrouve notamment dans les intercommunalités qui sont des endroits un peu plus à l'abri du regard citoyen médiatique qu'on peut faire nos affaires entre entre élus et dans un livre paru en septembre dernier des élus en campagne.

Le poétiste Julian Michi montre aussi comment est-ce que l'affaiblissement des liens entre la gauche et les milieux syndicaux et associatif aussi participé à à dépolitiser la vie politique locale. Et enfin, un dernier mot sur le caractère consensuel de la vie politique locale. Oui. quiconque a déjà parlé à des élus ou à des candidats euh à aux élections municipales ou même assister à un conseil municipal ou régional, c'est que la démocratie locale peut être très violent et je parle même pas des questions de violence exercée à l'encontre des élus ou des infinités qui sont déclarées assez euh assez élevé.

Euh l'opposition local qui est bah limitée par le mode de scrut hein, la prime majoritaire, elle est souvent marginalisée, voire même moquée pendant les les conseils. Un mention spécial au conseil de région présidé par Laurent Voquet, un sacré d'elle. Euh les copaes municipales peuvent tourner au concours de boules puantes, hein, ça commence à se voir. Euh rumeurs infondées, attaque à dominem, à personn entre concurrents et des sujets aussi peu politisés à priori que euh la piétinisation d'une rue ou euh la réflection d'une cours d'école peuvent devenir aussi conflictuell qu'une réforme des retraites. Et en fait, la démocratie c'est du conflit.

C'est du conflit régulé, civilisé, mais c'est quand même du conflit. Il faudrait peut-être apprendre à dépasser le mythe de la politique à politique et voir que bah la politique enfin qu'il y a des conflit de valeur, d'intérêt et de vision du monde aussi dans les réités quotidiennes qui sont pris en charge par la démocratie locale. Merci Émilien pour cette carte blanche sur un sujet intéressant. Effectivement, ça démystifie cette prétendue le caractère calme de la démocratie locale par opposition à démocratie nationale. Si vous croyez que ça gueule à l'assemblée mais que ça gueule pas en conseil municipal, allez assister à un conseil municipal. C'est c'est impressionnant.

Il y a des suspensions de séances, parfois pas toujours, mais quand ça gueule, ça gueule fort. C'est violent, il y a des boules puantes, c'est voilà. Bah c'est comme tu l'as dit, c'est la démocratie. Merci beaucoup Émilien. Mon cher Émilie, je me tourne vers toi. De quoi tu veux parler toi ? Bah au début, je voulais lui vous parler du match du cremelin, le film au ciné mais bon comme Usul l'a fait la semaine dernière. Oh là là ! faire. Il a raison, c'est de la merde. Propagande du CIA. Pas le clou non plus. C'est bon. Euh non.

Du coup, je me suis j'ai cherché un autre divertissement sympa et je me suis dit devant quoi je prendrai mon pop-corn et la commission d'enquête sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale. Franchement, si vous avez du temps à perdre, si vous vous faites chier, ça va pas, vo il fait gris, il flotte, vous mettez sous un plide et vous mettez les vidéos de de cette commission d'enquête. C'est quand même le spectacle. C'est assez affligeant pour la pour la Vous avez le lien dans votre si vous voulez. Ouais, allez-y. Franchement, vous plaît attendez quand même qu'on a fini l'émission pour y aller.

Et donc, c'est une commission d'enquête qui avait été souhaitée par Écoti et l'UDR, présidé aujourd'hui par Charles Henry à l'oncle. Euh, c'est le rapporteur Charles qui le rapporteur pardon présidé par un horizon qui s'appelle Jérémy Patrieletus. Et donc, c'est Tick et Tac qui se foutent sur la gueule en permanence qui parce que Charles Loncle en fait, il fait n'importe quoi. Il se sert en de cette commission d'enquête pour deux choses. La première c'est à son compte personnel émergé comme un comme un personnage. Il a fait la une du JDD. Non. débat public, il est dans la ligne du JD News. L'homme qui valait 4 milliards, c'est comme ça qu'ils l'ont appelé.

Euh euh [raclement de gorge] Ouais, ça fait rire. [rires] Ça fait rire mais c'est pas très marrant. On en reparlera. On reparlera. Ouais. Mais justement et la deuxième c'est parce que c'est une offensive claire contre l'audiovisuel public. Euh c'est pas une commission d'enquête neutre. Ça elles le sont jamais he neutres les commissions d'enquête. Mais là, c'est on connaissait l'arrière-pensée avant même qu'elle ne démarre euh au point que de toute façon depuis des mois et des mois l'extrême droite euh ne cible que l'audiovisuel public, enfin particulièrement l'audiovisuel public ou ce qui serait un repère de dangereux gauchiste, voir d'extrême gauche.

Euh et euh donc on on le voit dans ces dans ces auditions, il y en a une qui m'a particulièrement marqué mais plutôt du bon côté. Oui, je vais citer Roseline Bachelot. Alors, qui le cru ? Roseline Bachelot et qui le cru aussi qui s'est mis à défendre de à Corséam le dev. Elle a fait référence à une phrase euh qu'avait déclaré un ancien patron de de TF1 qui était sur la pub. Aujourd'hui, il disait à propos de TF1, on vend du temps de du temps de de cerveau humain disponible. Voilà. À Cocaola à Coca-Cola. Voilà.

Donc pour expliquer en gros à quoi servait la télévision aujourd'hui parce qu'en fait les gens ils sont là pour faire du biz et c'était pour elle la phrase qui justifiait le l'existence même du du service public. Et ben elle a raison Rosine Bachelot le service public c'est important c'est important pour le pluralisme parce que ça permet aussi de boucher des trous de tout ce que le le la presse, les médias privés ne veulent pas faire. C'est-à-dire de la culture de la culture de des des émissions politiques même si elles sont peu suivies, c'est important. Il y a des il y a des jeux l'audiovisel public, ça parle à tout le monde, c'est beaucoup de chaînes.

Et il est menacé ne serait-ce que dans le dernier budget puisque c'est moins 15 millions d'euros pour l'audiovisuel public. 6 millions pardon en plus pardon c'est 15 millions supplémentaires. Ah ! On arrive à 8, on arrive à la fin à des à des couples qui sont stratosphériques qui y mettent vraiment en danger le device public et tout ça fragilisé par la macronie parce que je vous le rappelle, il les avaient supprimé la redevance télévisuelle euh celle qu'on payait tous euh lorsqu'on avait une télévision chez soi et qui était directement fléchée vers l'audiovisuel public.

désormais, c'est les députés et le le gouvernement qui fixe la la barre du budget et donc nécessairement ça ouvre la porte à des pressions politique sur l'audiovisuel public, notamment sur ses rédactions et c'est inadmissible. Donc je déconnais quand je disais que c'était regardé avec du pop-corn parce qu'en vrai sur la forme, elle est drôle cette commission d'enquête, c'est quand même le SB, c'est vraiment n'importe quoi.

et et on a c'est pas terminé parce qu'on nous promet que Patrick Sébastien va venir, que maintenant c'est Vincent Boloré qui va débarquer non pas pour être questionné sur l'offensive de ses propres médias mais parce qu'il est actionnaire de Banijet qui est une société de production qui travaille notamment avec France Télévision et à laquelle appartient Nag et comme il le Charles Aloncle a une obsession avec Nagi, il veut absolument dégager Nagi de l'audiovisuel public, il s'est dit tiens on va on va inviter Vincent Boloré. Donc voilà, euh regardez ça, c'est important parce qu'en fait c'est une question démocratique qui a qui y a derrière.

Euh il y a du besoin de de l'audiovisuel public et il y a aussi besoin des médias indés. Sans ça, on n'est pas vraiment informé. Merci beaucoup Émilio pour cette carte blanche. Il faudra qu'on en reparle de cette commission d'enquête parce que quoi qu'on en pense, elle aura quand même changé une partie du paysage de l'utilité même d'une commission d'enquête de son de son utilisation par un camp politique en particulier. C'est assez spectaculaire ce qui se passe et c'est dramatique. On avait eu de chef d'œuvres parce qu'and j'ai pas mentionné celle sur le lien entre les parties et à l'islamisme mais en gros c'est la même tonalité hein. Ouais. Oui oui oui. Non mais c'est c'est à peu près ça.

Alors avant ça il y avait eu Benala qui avait fait beaucoup parler d'elle mais c'était un peu différent. Là on est vraiment rentré dans un usage clair par l'extrême droite des commissions d'enquête et c'est et c'est grave ici. Moi aussi j'ai une carte blanche ce soir aussi. Ouais. Non c'est oui parce que j'avais envie en plus j'ai même écrit un truc et tout. Non non mais non parce que je dites-vous que la France insoumise est d'extrême gauche dis donc. Mais oui mais oui mais ça y est. Bah attends, on l'a appris on l'a appris euh ce matin avec la publication d'une circulaire du ministère de l'intérieur. Lundi. En réalité, c'était lundi la circulaire ? C'était le 2 février. Ouais. Ah ouais.

Ben et ce matin qu'on l'a pris parce que les insoumis ont dégainé. Ouais. D'accord. Et ben écoute, moi je l'ai appris ce matin par les insoumis euh au réveil. J'étais en mode ça pique quand même. Euh la France insoumise est d'extrême gauche. Le ministère de l'intérieur qui dit ça euh ils ont le sens de l'humour parce que ils disent ça au moment où Jean-Luc Mélenchon va visiter une usine d'armement chez d'assau et au moment où il sera biboche avec les patrons de petites entreprises. Euh mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

En fait, le ministère de l'intérieur en France, c'est lui qui organise les élections via les préfectures et en lien avec les mairies et ben, ils organisent les bureaux de vote, ils organisent les agents, la mobilisation des agents publics, les panneaux d'affichage, tout ça, tout ça. Voilà, c'est le ministère de l'intérieur qui s'occupe de l'organisation des élections. C'est aussi les préfectures qui s'occupent de compiler les résultats des élections dans tous les bureaux de vote et de faire remonter tout ça à Paris pour officialisation des résultats.

justement ces résultats compilés qui sont présentés par les préfectures avec des nuances politiques qui sont accollées à chaque liste candidate. Là, on parle des élections municipales mais c'est valable pour toutes les élections. Droite, donc c'est des nuances droite, gauche, centre, divers droite, divers gauche, extrême droite, extrême gauche, tout ça, tout ça. C'est ce nuancier de catégorisation des candidats qui vient d'être mise à jour par le ministère de l'intérieur pour les municipals. Et c'est là qu'on voit que LFI apparaît désormais dans la nuance extrême gauche alors qu'avant ils étaient dans la nuance gauche.

Cette circulaire de Laurent Nugèz va évidemment être attaqué en justice par la France insoumise. Adrien Clouet a annoncé un recours qui va être voilà qui va être déposé et c'est la Cour suprême de l'ordre administratif qui s'appelle le Conseil d'État qui tranchera à la fin pour dire si il faut effectivement considérer pour le ministère de l'intérieur qu'elle affi est d'extrême gauche ou pas. Bon courage au conseillers euh d'État. qui vont devoir trancher pour savoir si la rupture est une révolution comme les autres. Euh vous avez 3h, enfin vous avez moins de 3h parce que ça c'est pour bientôt. Euh qu'est-ce que qu'est-ce que qu'est-ce que nous on doit en penser de tout ça ?

On s'en branle et c'est ça que je voulais vous dire, on s'en branle euh y compris vous. Est-ce que vous êtes déjà allé sur le site du ministère de l'intérieur pour consulter les résultats d'une élection ? Non mais toi tu es chercheur en s politique casse pas les couilles. [rires] Les êtres humains normaux et normalement constitués, ils apprennent les résultats des élections à la télévision, dans les journaux, sur Twitch ou via les réseaux sociaux. Vous n'êtes pas, à ce que je sache, préfet. Vous n'êtes pas fonctionnaire de l'administration préfectorale chargé d'organiser les élections. Donc ça ne vous concerne pas cette circulaire. Vous êtes libre.

Vous êtes libre de ne pas respecter ces décisions du Conseil d'État. Non, vous n'êtes pas tenu par les décisions du Conseil d'État sur la question des nuances politiques. Euh, il n'existe pas de catégorisation politique officielle en France et heureusement heureusement euh vous, moi, les journalistes, les politiques, nous sommes libres d'utiliser les catégorisations qui nous conviennent. Vous considérez que le PS de droite, vous avez le droit. Vous avez le droit, c'est libre. C'est pas ce que considère le Conseil d'État, mais on s'en fout. Vous avez le droit de le considérer.

Vous avez le droit de le dire, vous avez le droit de le défendre, vous avez le droit de l'argumenter et de le tweeter. Zemour considère que le Pen est de gauche, il a le droit. Moi, je considère que c'est une connerie, mais c'est son truc. Je m'en fous. Révolution permanente considère que le NPA se droitise, il a le droit. C'est comme ça. Les Macronistes considèrent qu'elle est fier d'extrême gauche, ils ont le droit. C'est leur truc. J'ai le droit de pas être d'accord avec eux d'ailleurs. Et heureusement, vous n'avez pas besoin de déposer une demande en préfecture pour vous considérer de droite ou de gauche. Vous faites ce que vous voulez. Euh, j'en suis où ?

Vous faites ce que vous voulez et les autres font ce qu'ils veulent. Il y a des chercheurs, il y a des historiens, il y a des politistes, il y a des journalistes qui sont libres de travailler et d'éclairer les clivage dans le jeu politique, de nous nourrir de leur réflexion pour nous aider à nous y retrouver. C'est leur job. Heureusement qu'ils sont là. L'extrême gauche en France, ça existe. Ça existe depuis longtemps. Elle a une histoire, elle a des idées, elle a une pensée, elle a des doctrines, elle a des représentants des organisations, des partis, des syndicats, des associations.

Et non, la France insoumise n'appartient pas à cette famille politique euh même si elle a des liens avec elle. Voilà, ça c'est ma c'est ma vision des choses, c'est ma grille de lecture et vous avez le droit de pas être d'accord si vous ne voulez pas être d'accord. Au final, cette circulaire est est purement administrative. Les nuances politiques ne servent à rien. J'ai toujours pas compris pourquoi le ministère de l'intérieur continuait à tenir à jour ce nuancier. C'est censé, je cite, aider la lisibilité des résultats des élections pour les citoyens. Ça aide personne, ça fout le bordel. Euh, tout le monde s'en cogne. Arrêtons avec cette mascarade.

Laissons les candidats s'étiqueter eux-mêmes. On se démerdera pour lire les résultats des élections. On n' pas besoin du ministère de l'intérieur pour ça. Merci. Voilà. C'est vulgaire quand tu écrit quand même. Tu as vu quand je suis énervé ? Ouais, c'est quand il écrit, il est hyper vulgaire. Euh voilà, chers amis, je vous propose qu'on enchaîne et qu'on reprenne. Pourquoi j'ai fermé mon doc ? Quel con. Pardon, excusez-moi. Ah, il y a plus d'émission. Eh, [rires] je vais appuyer. Tuas envie de répondre. Bah ouais, non, enf je suis pas totalement d'accord. Je comprends quand tu veux dire qu'on qu'on s'en fout.

En réalité, il y a quand même enfin ce qui se passe là, c'est quand même une opération de de manœuvre politique qui vise à ostraciser un camp politique, en tout cas à mettre dos à dos et les fires renvoyés aux extrêmes, tout comme le Rassemblement national. Donc quand même si à la fin Oui, mais du coup ça c'est quand même important de le dire. C'est quand même important de le dire. Et la deuxième chose, c'est un c'est un petit enjeu quand même sur la comptabilisation des résultats à la fin. en par mais contabilisation par qui ? Ben parce que parce que les médias vont pas vérifier les 36000 communes, ils vont arrêter un seuil de 10000 par divers gauche.

Si tu es classifié dans extrême gauche ou divers gauche, ça n'a pas la même chose. Tu le bloc gauche à la fin, il est pas compté de la même façon et en fait ça sert à appuyer en tout cas sur des sur des sur des divisions. Voilà parce que dans le même temps en fait il y a Lfi qui est passé dans le le bloc extrême rouge et il y a un autre mouvement qui est passé inaperçu. C'est celui qui dans qui est passé du bloc droite au bloc centre pour gonfler les résultats. C'est l'UDI. C'est l'UDI. Ouais. Voilà. Et donc quand même faut enfin voilà c'était au moins pour parler de cette manœuvre. C'est ça a toujours été une tambouille politique ce fucking nuancier.

Moi on me pète les burnes avec ça depuis des années parce que le [rires] Non mais c'est vrai le Conseil d'État a décidé que machin était de gauche, que machin était droite et cetera. À chaque fois je dis mais on s'encogne de ce que dit le conseil d'État. Est-ce que est-ce que est-ce que tu es d'accord avec ma conclusion qui est de dire venez on arrête un jour d'accorder des nuances politiques par le ministère de l'intérieur à qui que ce soit. Est-ce qu'on peut pas laisser juste les candidats s'étiqueter eux-même d'ailleurs, ils s'étiquent déjà catégorie administrative.

et ben voilà, c'est au candidat de se démerder, de se mettre là où ils veulent et c'est à nous et c'est au journalistes de faire le taf, de vérifier, de checker et cetera pour apporter une lisibilité des C'est pas au ministère de l'intérieur de faire ce taf. C'est ça qui me gêne. Mais quel que soit le ministère de l'intérieur, pareil le jour où la gauchera au pouvoir. C'est je veux pas qu'il commence à étiqueter pour savoir qui qui sait qui est de droite ou d'extrême droite. Bah non, en fait, c'est ça qui me gêne, tu vois. Ouais, mais du coup, à la fin, comment tu comptes les résultats ?

C'estd que comme maintenant particulièrement au municipal, plus personne se met d'étiquettes parce que surtout faut apparaître dépolitisé. On parle des communes de plus de 15000 habitants, je crois. Certes, mais euh la commune de plus de 15000, tu peux le faire faire par un média ou par faire faire par un média. Donc effectivement, les gens qui ont pas d'étiquettes au niveau local, moi j'ai aucun problème pour les petites communes, je trouve ça très bien. [grognement] Moi je trouve mais à réfléchir. Non mais bon, moi je vous ai donné mon point de vue, c'était une carte blanche à la base mais je vous ai donné mon point de vue et et merci pour les nuances que tu as apporté mon cher Émilio.

Je vous propose qu'on enchaîne et qu'on parle du quiz à la con. C'est parti pour le quiz à la con.

53:41
Non speech

[musique]

53:44
Locuteur

Non mais de toute façon c'est déjà qu'Éilien gagné. Oh là là ! Oh les passions triste les rangaines. [rires] Je te ferai ça pendant 1 an quand on aura on sera la date anniversaire. J'arrêterai. Alors à la con cette semaine quatre questions seulement. On va faire on va faire plus court que d'habitude. On a appris on a appris quand même que la tectonique revenait à la mode. Euh donc on fait un quiz à la con spéciale tectonique. Où où t'informes-tu ?

Mais alors sur internet tu sais [rires] moi j'ai vu sur TikTok hein, il y a des petites vidéos et tout vidéos mais il y a aussi il y a des jeunes qui découvrent qui ont pas connu qui ont pas connu le droit à son spécial Britney Spears et nous on tape la tectonique et ben parce que ça nous a ambiancé. C'est peut-être pour ça qu'on a envie d'enchaîner sur la question sur la tectonique. Première question de ce quiz à la con. Où est née la tectonique d'après vous ? Où est né la tectonique ? Est-ce que c'est à Ringis ? Est-ce que c'est à Nice ? Est-ce que c'est à Montrevel en Bresse ou est-ce que c'est à Évreux ? Eroti qui fait de la tectonique. J'ai tellement envie que ce soit.

Ah c'est possible. Mais qui se passe ta main dans les cheveux à un moment donné ? C'est pas possible. Ouh là mais en fait tout tout Oui oui oui. La violence quoi. Euh pardon ça m'a rendu violent. Euh qu'est-ce que tu nous dis ? Non je sais plus. Moi je dis évreux au hasard. Mais oui je sais pas c'est c'est ça semble bien un truc qu'on fait à Évreux quoi. Tu tu quand tu t'ennuies un peu à Évreux. Après, je me dis peut-être qu'ils sont ils s'ennuie plus à Montrevel. Mais tu sais pas en fait hein, je sais pas. Ouais, tu connais mon enresse ? Moi je connais pas non plus. Il a un petit cassé dans patoche.

C'est rien que c'est on s'emmerde parce que si je me rappelle les vidéos de l'époque au collège qui est je que ça ressemblait à à Hvreu ? Je suis pas sûr hein. Est-ce que ça ressemblait à Ringist ? Qu'est-ce que ça ressemble à plus ? Bon mais ringiste, est-ce que c'est un gars un magazinier tu dans la boucherie qui s'est dit à un moment donné je vais faire la petite danse et tout. Ringis, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est le marché international de Ringis. C'est le lieu euh d'achat et de vente de gros de produits frais euh de tout le nord de la France à qui a remplacé les Halles de Paris en fait qui centré. Ils ont mis ça.

C'est c'est une c'est aussi une vraie ville dont les gens doivent en avoir marre d'être réduit à ça. Mais c'est vrai, c'est comme Orlie, c'est comme c'est comme ils en mars. Il y a un petit centreville arrangiste qui est très sympa. Il y a une petite fromagerie tout à fait délicieuse. On et voilà. Euh moi je dirais vos réponses s'il vous plaît. Ah ouaisreux. Moi je suis évreux. OK, let's go. Réponse D pour Émilien. Les autres euh rang moi je dis évreux toujours. Évreux pour Laoren. Toi tu es contractuellement obligé de direux, c'est ça ? Non, même pas. [rires] Non, non, même pas. Je crois que tu connaissais. D'accord. OK. Mais oui. Et toi Émilio, tu dis ring ?

Je dis ringist mais sans aucune démonstration à faire. Voilà la bonne réponse. Alors le chat a répondu quoi ? Attendez. Chat a répondu Oh là c'est serré. 37 % majorité relative pour la réponse A. La bonne réponse c'était la réponse A. Félicitations le chat. Oui, la tectonique est né ring la tectonique est né à Ringis au célèbre club Métropolis. C'est la plus grande boîte de nuit d'Île-de-France très très fréquentée dans les années 2000. Allez les gens démonstration tectonique. Ou là non. Ou là non. Et pourtant j'avais l'âge à l'époque mais déjà à l'époque ça me cringeait donc voilà.

Ouais ouais c'est né à c'est né à Rangis la tectonique et puis après après ça a connu un développement phénoménal. Question 2. Quelle personnalité politique a dansé la tectonique sur le plateau de Cyril Anouna ? Oh oh purée ! Oh là là ! Quelle angoiss ! C'est Golen Royal. Réponse A. C'est Golen Royal sans déconner. Mais voilà. Non mais c'est bon, tu as fait le coup à la con. Dis-le. C'est très possible ça. Réponse B, Jean-Pierre Rafarin. Oh ! Lui ! Réponse C, Jack Lang ou réponse D, Rachida Dati. Ah, Rachid Dati tectonique, e j'ai envie. Oui oui, un truc un peu genre je suis je suis je suis jeune de il y a longtemps et c'était avant ou après les éboueurs du coup ? Non c'est ça.

Je sais qu'elle met des suites maintenant et tout mais je la vois pas avec des vans tu vois. Je mais tu parles de Dati ? Ouais. Ouais plutôt les escarpes je suis d'accord avec toi. Oui oui c'est plus pourquoi sur ununa enfin je je suis dépité après si Jack Lang je pense qu'il a il a d'autres problèmes euh on a la date ou pas ? C'est important. Peut-être pas important. Bah j'hésite à vous la donner. J'ai pas envie de vous la donner. Je sais pas si c'est important ou pas. Contraient sera assez fou pour faire ça. Mais moi je dirais Rachida, tu vois mode parce que des fois des fois elle a envie de montrer un peu culture rap.

Alors bon dans sa tête tu vois est-ce qu'il y aurait pas eu un petit court-circuit et qui mène la tectonique ? Moi j'ai bien envie de voir Jack Lang. Ah ouais, dans la vie dans la Non, je l'ai déjà, je l'ai vu, je l'ai vu, je suis allé il y a pas très très longtemps à l'Institut du monde arabe. Ouais, il est temps qu'il passe la main Jack hein. Et pas oui, pas que moi j'en ai qu'on le dit à gauche qui se calme. Bref, c'est Genan Royal là trop sérieuse pour faire ça. C'est Gen Royal. Alors, c'est Goyan Royal, elle a dansé avec Jamel de B sur le plateau de Canal Plus grand journal. Le grand journal.

Ah oui, c'est vrai, elle était candidate à la présidentielle et un de issu de ça dans les couch pardon pour la la culture sur du diams ou c'est une époque c'est si vous saviez si vous saviez la présidentielle 2007 c'était une époque moi j'écoute toujours du jams he vous croyez euh allez vous répons Jack Lang allez ouais moi je dis C comme Jack Lang réponse C pour Éiliio comme Émili Dati pour Emilio et pour Laoren le chat a répondu c'est Golen Royal et c'est mais pas que c'est elle la bonne réponse vous allez l'avir Ah oui, tout de suite. Allez, j'ai peur. Oh oh là, mon dieu. Et la vidéo qui plante évidemment, sinon c'est pas drôle. Voilà. Dans la vraie vie non plus, il bouge pas, hein.

C'est c'est pas ça la tectonique, hein. Ah oui, parce que [acclamation] c'était j'aurais dit gauche. Oh là là. Oh quel ! Oh mon dieu. Voilà voilà. C'était en 2015, c'était déjà bien ringar à l'époque. Euh je rappelle des réponses. Vous aviez donné quoi comme réponse tous les deux ? C'était une fois avait répondu Jackang. Jack Lang félicitation. Euh 3è question de ce quiz à la con. Hop hop hop. Jack Lang dont on pardon excusez-moi, je reviens mais Jack Lang dont on a beaucoup entendu parler en ce moment parce que son nom est apparu dans les Epstein Files. Il a exclu de démissionner de la présidence du monde arabe. On l'a appris aujourd'hui.

De l'Institut du monde arabe parce que j'ai dit quoi ? Le chef du monde arabe quoi. [rires] C'est faut pas déconner. Il y a beaucoup de gens qui sont Ouais. Non non. Institut du monde arabe. Effectivement. 3è question de ce quiz à la con. Quel est le nom Quel est le nom de DJ de Pierre SarkoZi le fils de Nicolas SarkoZi ? C'est lequel ? Quel est son nom de DJ ? Est-ce que c'est Mose ? Est-ce que c'est CSPur ? Mango ? Est-ce que c'est Technogo ? Oh ! Ou est-ce que c'est Fiberar ? Mais alors qu'est-ce qui fait plus de droite ? Est-ce que du coup c'est le fils ? C'est pas celui qui a fait les les pades à la défense tout ça. C'est c'est pas celui qui a menton. C'est un le troisème.

Celui qui a menton c'est le petit dernier. Il a Jean Sarkozi qui a essayé de se lancer en politique. Il y a Julia Sarkozy mais bon elle on il y a il y a Jean Sarkozi qui a essayé de se lancer en politique et Pierre Sarkozi qui lui pour ce qui concerne a toujours refusé qu'on parle de lui de sa vie privée de machin. Il il a même dit à des journalistes à l'époque quand son père était président de la République et il dit vous me foutez la paix. Vous me vous me parlez pas, vous me prenez pas en photo, je n'existe pas, je vis ma vie, je dégage. D'ailleurs, je crois qu'il a vécu à l'étranger bonne partie du temps. Voilà. Mais il a quand même été DJ et ça a quand même été remarqué. D'accord.

Euh il a il a été producteur de rap, il a fait Ouais. Donc la question c'est c'était quoi son nom de DJ ? M pour c'est c'est Oui. Oh là là, Technog, c'est angoissant quand même. Loi techno, c'est quand même angoissant. Enfin, techno c'est le seul truc qui a du sens là. Bon, il a dû je sais pas en même temps un nom DJ ça a jamais de sens hein. Un séjour au Népal qui a mal tourné. Enfin voilà, moi je dis D. Ah ouais, Fber ça me Ouais, je sais pas peut-être. Enfin avec le l'ours en mode Kenny West, il a été producteur de rap, j'en sais rien en vrai. En vrai, c'est au hasard là. Oui, là ça va ça va [rires] très loin.

Euh je sais, je veux dire la B je pourrais voyez, je je sens un trip un peu Ouais. Ça veut dire la B sans doute rien. Mes excuses j' essaient de me présentre quelqu'un mais voilà quel c'est grave une ville et tout de gens tu sais pas. Ah oui dans en heur et Loir. Ouais moi je vais répondre rangis exceptionnel exceptionnel j'en ai plus parmi nous c'est pas grave. Non non non je suis en train de checker le conducteur de l'émission pour constater qu'on est qu'on est pas si en retard que ça à savoir. Bah oui bah c'est et pourtant on a eu que commence à être en retard là. Euh alors, dites-moi euh ben la dites-moi vos réponses, s'il vous plaît. Donc moi, j'ai dit D. Voilà, réponse D.

Faudber pour euh Laoren, j'ai dit B, cals pour réponse B pour euh Émilien. Et Émilio, tu en penses quoi ? Euh, allez, je vais dire la A pour pas faire comme tout le monde. OK, réponse A. Réponse Mo le chat a répondu. Réponse A. La bonne réponse c'était la réponse A. Bravo Éilio. Quelle connaissance du monde politique tu as. Ouais, non mais c'est impression. C'est c'est étonnant ça. Pierre Mosé est connu sous le nom de DJ Moset. Pierre Sarkozy pardon est connu sous le nom de DJ Moset son nom d'artiste. Il continue à se produire en France et à l'étranger. On vous passe un extrait de son titre Don't let the B die sorti en 2023.

1:03:15
Non speech

[musique] [musique]

1:03:23
Locuteur

On dirait les musiqu les musiques que tuentend dans les dans les dans les cabines d'C chez Zara. Ouais, grave. Ça s'appelle ça s'appelle la French Touch. Il y a quand même on retrouve des sons tr punk et tout. Non non, c'est c'est pas mal. C'est pas mal. Et ce sera peut-être la prochaine bande son de back, vous ne savez pas. Ou là, je déconne. Je suis pas sûr que je reviendrai alors parce que là 4e et dernière question de ce quiz à la con. Où a lieu le prochain championnat d'Europe de coupe Mulet ? Oh non, attends, on parle de tectonique finalement. Faut aborder les sujets. Pas du coup, je le dirai pas. Est-ce que c'est à la maison des métallo à Paris ? Il y a plus de politique là.

Est-ce que c'est à Chevilli la rue dans le Val de Marne ? Est-ce que c'est à Chigier dans la Creuse ou est-ce que c'est à Aras dans le pas de Calais ? En fait, je sais pas. D'après vous, où a lieu le futur championnat d'Europe de coupe mulet ? On parle bien du championnat d'Europe he de la coupe de France. Attention, confondez pas, confondez pas. Ça fait trop cliché là. Tu te dis qu'ils ont cherché le ils ont fait un rapprochement entre coupe mulet et le nord de la France. Ouais, en fait c'est ce que je me suis dit aussi par exemple même maison des métallos, je trouve ça fait c'est trop gros.

Après le problème c'est que chez dans la Creuse que tu as des gens mettons de l'Estonie qui vont venir jusqu'au dans la Creuse pour montrer leur coupe mulé et pourquoi pas. Bah ça les dépaysera pas. Oui, d'accord. Mais je veux dire, il y a pas de gar. Enfin, pardon, mais mais ils font ce qu'ils veulent là quand on a la passion de la de la coupe mulet, il faut voilà quand c'est un engagement profond. Oui, quand c'est vraiment des convictions. Enfin voilà, c'est c'est la famille. Oui, oui, ça tu as raison. Mais euh alors que che la rue, moi je dis B. Il a quand même la question c'est pourquoi il y en a trois qui sont faux.

Il y a quand même la production qui s'est dit on va mettre ces trois là. Il y a une raison peut-être dans leur vie, tu vois. Oui oui oui. La la raison c'est de te faire galérer. D'accord. C'est ça l'idée, c'est ça le projet, c'est ça la volonté. Et tu sais que ces gens sont payés hein avec les dons des avec les dons des followers. Tout à fait. Avec nos impôts. Continuez à soutenir backsit hein. Oui oui avec l'argent de d'ami de Monchalin. Enfin c'est c'est complètement dingue gouvernement. Donc moi je vais dire Aras quand même. Toi tu vas dire Aras. Et à un moment donné, c'est il y avait quand même une coupe du d'Europe avant mais qui était qui était en Belgique.

Et donc là, j'étais dépisé de ne pas avoir la Belgique. Donc je me dis bon, ils sont pas allé très loin, ils sont allés à la race. Donc réponse D pour Émilien. Les autres euh moi je dis B. Allez, je sais pas pourquoi parce que les autres par élimination. Chevili la rue. OK. Moi je suis Laoren. Allez et toi Emiliio ? Tu suis Laoren ? Réponse B également pour Éilo. Mais là comme j'ai gagné tout depuis le début, vous avez entendu si on se rappelle qui est la personne qui avait gagné 100 % la dernière fois. Bon bref hein. Ouais ouais ouais ouis on les connait on les connait trichur. Enfin ouais évidemment bien sûr Magouille et compagnie tout simplement. Le chat commence déjà à m'accuser hein.

Regarde. Le chat a répondu réponse D. Euh la bonne réponse mesdames et messieurs c'était la réponse C. Chigier dans la Creuse. Oui oui oui oui oui. Chigier. Euh pour la 4e fois, l'Euromulet car c'est le nom de la compétition se déroulera à Chigier les 5 et 6 septembre prochain. Euh et parfois ça a aussi lieu en Belgique. Mais quel rapport avec la tectonique ? Bah la coupe mulet faisait partie des coupes de cheveux euh des danseurs de tequ ceint les ceintures d'amis à carreau noir et blanc aussi.

Oui, pour moi les les on pas trouvé de championnat d'Europe de ceinture de ceinture en Oui, pour moi c'est les cheveux en pointe la tectonique mais bon voilà donc on espère vous voir euh nombreux notamment toi Émilio à cette Euromulet cheigné les 5 et 6 septembre prochain Mulet enchanté Émilio Mulet ah j'adore exceptionnel Emilio qui gagne ce quiz à la con avec tris points bravo Émilio bravo extraordinaire bravo euh chers amis avant d'attaquer l'actualité de la semaine je voulais vous parler à nouveau d'une initiative qui a été lancée par un collectif d'acteurs du monde de de la santé, de la protection sociale.

C'est des syndicats, des associations, des collectifs, des fédérations et cetera qui se sont réunis pour réinventer collectivement et assurer l'avenir de notre modèle de protection sociale. L'objectif, c'est de faire émerger des propositions concrètes dans la perspective de l'élection présidentielle 202 pour peser sur les candidats. La première étape de cette initiative, c'est une grande consultation citoyenne en ligne à laquelle tout le monde peut participer. C'est jusqu'au 17 février. On vous met le lien dans le chat et pour ceux qui nous regardent en replay sur YouTube, on vous met le lien dans la description.

On en reparlera sur notre plateau le 12 mars prochain puisqu'on recevra en Bfort les acteurs de ce de ces états généraux de la santé, de la protection sociale. Mais d'ici là, c'est à vous de jouer. Euh allez-y, vous avez jusqu'au 17 février. Lancez-vous sur leur site internet pour participer à la discussion et les aider à peser. Euh, on enchaîne pour parler de l'actualité de la semaine. C'est parti pour l'actu de la semaine. Alors, on va commencer avec le procès en appel du rassemblement national. L'avenir politique de Marine Le Pen se joue en ce moment au tribunal. On est en plein procès des assistants parlementaires d'euros députés Front National. Procès en appel.

La justice reproche à Marine Le Pen et au Rassemblement national ainsi qu'à 10 autres cadres du mouvement d'avoir payé euh les salaires du parti avec de l'argent du Parlement européen qui aurait dû servir à autre chose. Le préjudice s'élève à 3 million d'euros, je crois, 3,2 million d'euros pour le Parlement européen. Pour rappel, Marine Le Pen a déjà été condamné en première instance le 31 mars dernier à 4 ans de prison et 2 ans dont deux fermes, 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 100000 € d'amende. Mardi dernier, le parquet a requis en appel une peine similaire contre Marine Le Pen.

Il s'agit pas il s'agit pas encore d'une condamnation, je vous le rappelle, nous ne sommes qu'à qu'à l'étape des réquisitions du parquet. La décision finale de la cour d'appel est attendue pour le mois de juin prochain. On peut déjà s'interroger sur les conséquences de tout ça. Émiliot, est-ce qu'il y a une différence entre la décision en première instance et les réquisitions du procès en appel ? Oui, il y en a une. J'ai dit que c'était similaire mais si c'est un peu différent. Il y en a une petite qui en fait a pas énormément d'impact à priori même s'il y a un débat de juriste, c'est qu'il n'y a pas d'exécution provisoire.

C'est ça qui avait fait le débat lors de la première condamnation il y a un peu moins d'un an. C'est-à-dire qu'elle avait été condamnée à 5 ans d'inéligibilité avec exécution prisorire. C'est-à-dire que s'il y avait des élections qui avaient lieu 3 jours plus tard, elle ne pouvait pas concourir aux élections à moins de faire un référé liberté devant le Conseil constitutionnel qui lui permette de voilà de de le faire. Bon, a priori euh là on nous dit que il n'y en a pas. Alors, les juristes sont pas sont pas tous d'accord sur est-ce que ça ça l'empêche de façon immédiate d'être candidate ou pas parce qu'elle va se pourvoir si jamais le le le juges suivent les réquisitions de de l'accusation.

Elle va se pouvoir a priori en cassation. C'est la dernière étape pour contester le jugement. Et en l'occurrence euh visiblement le le recours ne serait pas suspensif en cassation euh sur ce mais c'est la décision de première instance qui continue à s'appliquer. Voilà. OK. Euh et donc euh en fait pour l'instant surtout en fait le parquet a requis la même chose finalement qu'en premier instant sur les faits en fait puisque ça n'aurait pas changé grand-chose basé sur les mêmes arguments qui savoir qu'elle aurait établi un système enfin elle aurait prolongé un système mis en place à partir de 2004 par son père Jean-Marie Le Pen au Parlement européen euh lorsqu'elle a repris le parti en 2011.

Euh système qui faisait en sorte que des donc des assistants parlementaires euh travaillent pour le RN plutôt que pour euh pour leur leur eurodéputés, notamment Julien Odoule à l'époque parce que lui il y a carrément un mail où il demande euh est-ce que vous faites excuse-moi Marine je veux pas déranger mais euh je peux essayer de rencontrer euh la l'assistante la députée européenne pour laquelle je travaille et accessoirement découvrir le Parlement européen donc on en est on en est là euh OK on en est là il y a aussi la question de la durée de l'inéibilité qui va pouvoir jouer très important.

Ah mais je voulais ajouter sur sur la cassation euh hier j'écouté France info et en gros ce qu'il disait c'est que ils ont accéléré le calendrier judiciaire pour que même si elle se elle se pourvoit en cassation ce soit rendu en fait en gros avant la présidentielle d'ici la fin de l'année. Ils nous ont dit non. Ouais. Donc du coup, il y a un monde où elle arrive quand même à à s'en sortir. C'est quand même un trou de souris parce que donc si le parquet euh si la vie du parquet la la les réquisitions du parquet sont euh sont suivies, donc 5 ans d'inéligibilité, ça fait qu'elle ne pourra pas a priori être candidate.

Elle ne le sera, c'est ce qu'elle avait dit elle-même d'ailleurs, que si l'inéligibilité est égale ou inférieure à 2 ans parce qu'en fait ça courrait de du 31 mars 2024 euh 25 pardon jusqu'au 31 mars 2027. Donc ce qui lui laisserait la possibilité d'être candidate puisque la présidentielle aura lieu a priori entre avril et mai. Il y a aussi la question de la peine de prison. Un an, elle a été condamnée à 2 ans ferme et 2 ans avec surcis dans la première euh dans la première instance. Là, la réquisition, c'est un an ferme et trois surcis. Ouais. Et trois et 3 ans avec surcis. Est-ce qu'on imagine une candidate à l'élection présidentielle avec un bracelet électronique au pied ?

Bah pardon, moi pour la droite, tout est possible. Enfin, c'est comme François Fillon qui disait "S'il était mis en examen, il se présenterait pas et cetera." Au final, il a continué. On l'a eu des fans de Sarkozy qui lui crient "Sarkozi, je t'aime même s'il va en prison." Moi franchement, je me dis elle serait elle serait quasiment prête à tout. Surtout que enfin, je la vois pas se présenter chaque année en 2032 et compagnie, je sais pas faire beaucoup de math mais moi je le je pense que elle serait capable. He est-ce que c'est matériellement possible en fait ? Euh parce que quand on Non, mais je sais pas, c'est c'est une vraie question. Moi je j'ai pas la réponse.

Comment tu fais un meeting à Marseille si tu dois être à Paris à 18h ? Ah oui oui, ça dépend les les conditions du bracelet. Tu imagines ce que l'administration pénitiaire va devoir gérer ? Elle-même elle-même il avait répondu euh alors pour bien connaître l'univers des journalistes politiques de de l'extrême droite, Marine Le Pen avait fait quelques confidences. Elle avait dit que s'il y avait un bracelet électronique, a priori, elle ne serait pas candidate. Mais tout [raclement de gorge] peut bouger, hein, parce que Oui, c'est ça. Parce qu'après entre ce qu'ils disent ce qui comme François Fillon l'avait déjà dit avant, mais c'est bon, c'est surprenant.

Encore une fois, à partir de maintenant, il y a que des spéculations. On attend la décision de la cour d'appel qui interviendra en juin prochain. Mar les gens, ils disent avec un hologramme dans le Ouais, voilà. Non, mais ça tu fais en visau, tu fais un meeting en viso, excusez-moi, je suis chez moi avec [rires] ses chats et tout en jogging en dessous et tout. Le RN et Marine Le Pen ont changé de stratégie pour ce procès en appel. Apparemment, ça a bougé. Vous avez vu ça ? Ouais, ouais, ouais. En fait, en gros, en premier instant, ce qu'il disait c'est "Mais non, on a elle a dit Marine Le Pen en sortant d'une audience, nous n'avons rien volé". J'ai bien retenu cette petite phrase.

Euh et là en fait pour bah pour le procès enfin pour la deuxème instance du coup euh il y a un de ses avocats qui dit en gros je vous la fait courte en fait ils avaient pas vraiment conscience de faire de commettre un délit et en plus le Parlement européen les a laissé faire alors qu'il savait qu'il le faisait. En gros, c'est ça ce qu'il a dit.

Mais euh du coup, mais moi pour moi, il y a cette stratégie de euh en fait de de d'admettre à moitié parce que vu que la peine a été extrêmement sévère et que là bah elle joue en fait le je pense pas en tout cas qu'elle joue le fait d'être euh blanchi, enfin innocenté, mais que il faut juste qu'elle ait une peine moins sévère et compris pas de d'exécution provisoire. surtout que euh en fait un des un des éléments qui avait été dit en première instance, c'était que bah en fait il y avait le fait qu'elle ne reconnaissait pas du tout les faits et du coup qu'elle ne se rendait pas compte de la gravité.

Donc là je pense qu'il y a voilà, il y a une petite stratégie pour se dire bon bah peut-être on l'a fait, on l'a même peut-être fait en vrai mais c'est pas notre faute, c'est la faute du parlement parce qu'il conteste en fait il joue sur il y a deux ressorts pour contester un délit. Il doit il doit y avoir la matérialité des faits et l'intention fait il n'y a pas d'intention de commettre un délit. Euh de fait le c'est c'est c'est comme c'est comme quand tu es de bonne foi. Voilà quand tu quand tu expliques à l'agent qui te contrôle que tu avais pas vu le feu ou que enfin tu c'est en fait c'est une bonne fois. J'ai pas voulu faire un délit, je suis désolé. Exactement.

Donc elle elle dit en fait c'est ça participe de sa défense pour effectivement réduire sa peine parce qu'elle doit démonter l'existence a priori quand même enfin quand on a suivi un peu ce qui s'est écrit enfin les les réquisitions un système c'estd que on parle de dizaines de personnes c'est j'ai une phrase c'est le le Figaro qui avait écrit ça décidément ce soir je cite Rosine Bachelot et le Figaro que se passe-il pleut aujourd'hui pour ça et c'est le Figaro qui avait écrit ça euh donc elle remet en cause le fait qu'il y un système.

Donc elle dit "Bah voilà, je savais pas, on savait pas qu'on faisait un D, donc ça on peut pas avoir mis en place un système." Euh mais sauf qu'il y a un truc qui est assez difficile pour elle à contrer, c'est-à-dire que ce système ne n'aurait pas existé, sauf à conclure que chaque prévenu avait dans son coin mis au point la même fraude présumée avec le même mode opératoire et les mêmes protagonistes. Donc, je souhaite bon courage à Marine Le Pen pour essayer de convaincre qu'il y avait pas d'intentionnalité à ce moment-là parce qu'à priori, en plus, il y a une réunion.

C'est ce que dit une un des participants en juin 2014 où Marine Le Pen aurait donné pour consigne à chaque eurodéputé de ne garder qu'un seul assistant parlementaire, le reste allant à servir à financer. Elle a dit que le règlement du Parlement européen était trop long. Elle a dit que c'était trop long. Ben elle a pas dit trop compliqué aussi. Il y en a il avait oublié parce qu'il avait changé de femme, il avait changé de chien, il avait déménagé donc du coup il pouvit il se souvenait plus. Véridique. Non mais oui mais est-ce que tu as déjà changé de femme et de chien et d'appartement ? Bah non.

Donc tu [rires] sachant que le le règlement du Parlement européen est moins moins compliqué, moins long que celui du Parlement français. Donc je ne sais pas ce qu'elle fait actuellement de ce le la juge lui a répondu mais vous êtes avocate, vous n'ignorez pas le droit. On est resté longtemps. Ouais. En tout cas, prendre un magistrat pour un con n'est pas une bonne stratégie de défense, je vous le dis, ça vous ça vous réussira jamais en justice. Et je vous je vous conseille parce que quelqu'un qui a suivi le procès de de bout en bout, c'est Laurent Valdiguet qui est grand reporter spécialiste justice chez Marianne.

Il était sur le plateau de quotidien hier soir si vous voulez prolonger, avoir un vrai spécialiste parce que lui il a suivi et le premier le premier procès et le et le second qui est qui est en cours et il fait partie de ceux qui maîtrisent le mieux le dossier avec évidemment les autres Rebeca notamment ceux du monde et de celui de mon collègue Florent Ledu de l'UA qui qui le suit beaucoup aussi. Alors on parle beaucoup de Marine Le Pen parce que bah parce qu'elle est en tête dans les sondages et parce que et parce qu'elle a déjà été candidate et déjà deux fois au second tour de l'élection présidentielle. Y a-t-il d'autres candidats à l'élection présidentielle ? trois fois au second tour ?

Non, deux fois au second tour. Mais trois fois candidat et deux fois au second. Oui, trois fois candidate. Y a-t-il d'autres candidats suspectés à l'élection présidentielle qui qui ont des qui ont rendez-vous avec la justice d'ici à la présidentielle ? J'ai pas l'impression. Non, je crois que Jean-Luc Mélangon, il y avait pas l'histoire de ces coup de campagne. Non, il y a une information judiciaire qui a été ouverte pour des faits de de de là aussi détournement de fond public du Parlement européen pour payer des assistants parlementaires, mais dans une ampleur qui n'a rien à voir avec ce qu'a fait Marine Le Pen.

On parle, je crois, de deux ou trois contrats, pas plus, des des dates litigieuses, des trucs comme ça. C'est pas un système organisé par le parti. En tout cas, de ce qu'on en sait à ce stade. Après, peut-être que cette information judiciaire donnera lieu à l'ouverture d'une instruction. Mais après, Éric Zem a rendu avec la justice tous les deux mois. Ah ouais. Mais je crois récemment c'est pas ça qui voilà une première fois le modèle s'est réglé. François Berou qui avait eu bien fichi mais François Beou n'avait pas été n'avait pas été condamné. Après François Bairou sera-t-il candidat à élection présidentielle ? C'est chose. On espère on espère on espère fort. Mais sinon sinon non.

Il y a quelqu'un dans le chat qui dit potentiellement Bardella. Oui. Euh effectivement, on en parle peu mais Bardella a réussi à échapper au coup de filet de la justice euh là dans ce procès Marine Le Pen, mais c'est pas tout à fait terminé pour lui parce que la justice continue à se pencher sur son cas à lui. Vous souvenez de l'affaire de l'agenda une révélation de libération révélation de libération. Donc pareil, est-ce que la justice va faire quelque chose entre aujourd'hui et la présidentielle ?

L'affaire de l'agenda, c'est Jordan Bardella qui avait racheté à postériori un agenda qui l'avait rempli pour en gros enfin c'est ce que dit Libé pour falsifier un document qui montrait qu'il était bien assistant parlementaire et qu'il avait bien travaillé par qu'il a rempli un agent enfin de choses inventé oublié ta question. Non non, je demandais non. La question c'était est-ce qu'il y a d'autres candidats qui sont qui qui vont d'ici la présidentielle avoir rendez-vous avec la justice ou avec des enquêteurs à ce stade on en connaît pas d'autres et on verra, on suivra. À la mairie de Paris, il y a quelqu'un qui a peut-être un procès au mois de septembre.

Alors, une fois une fois qu'elle aura été maire de Paris, elle sera directement dans le bureau des enquêteurs en train de bon [grognement] enfin non directement au tribunal pardon parce que l'enquête est finie. On parle bien de Rashida Dati affaire à suivre. Bah tiens, d'ailleurs, parlons des élections municipales, elles auront lieu les 15 et 22 mars prochain. On continue avec le RN d'ailleurs, Émilio Émilien plutôt, excuse-moi. Ça va, on a l'habitude. Pas facile. Émilien, c'est quoi la strate du Rassemblement national pour ces municipales ? Parce que ils en ont eu plusieurs par le passé des strates. Ils ont tenté des trucs qui ont pas toujours réussi. C'est quoi là la stratégie du RN ?

stratégie, c'est de gagner les élections. Euh c'est-à-dire que bon, le le RN, c'est un parti qui de tout temps presque était très peu présent localement. Encore aujourd'hui, ils ont du mal à fixer des cadres localement et cetera. En fait, là où ça marche, 10 et 15 communes aujourd'hui. Voilà, là où ça marche, c'est en fait là où il y a des députés effectivement, il y a des endroits où ils commencent à engrainer des députés qui sont a premier tour maintenant. Enfin voilà où ça ça se passerait bien. Ils aimeraient bien avoir bah des petites communes finalement derrière.

Donc il visent Eric Sioti vise Visn vise lance papier de médiap qui est sorti euh hier je crois sur voilà les espoirs de Bruno Clavet qui est qu'on appelle localement monsieur Slip parce qu'il a fait des des photos de Slip. [grognement] Euh il était dans le slip mais voilà c'est pour ça comme Julien Odoule qui était en dehors du slip mais bon voilà.

Ah bon benah voilà ben du coup on peut pas l'appeler monsieur voilà mais qui donc un ancien mannequin qui a été après salarié de la mairie des nains Baumont qui fonctionne un peu comme un genre de de de petit de petit incubateur de notable RN qui en fait son après sont envoyés dans la région dans le bassin minier pour devenir candidat et donc il avait fait que ce Bruno Clavet qui est maintenant député que [grognement] 20 % avant mais maintenant il y a des vraiment un espoir de pour lui de remporter cette mairie de lance dans un contexte évidemment euh économique et politique assez assez compliqué et tout comme leur la valette à à Menton contre Louis à Toulon pardon.

Oui, c'est c'est Alexandra Maçon à Menton. Euh Oh bah ah oui, contre avec maçon contre le contre le fils Sarkozi. Ils espèrent vraiment avoir alors bon évidemment le but c'est aussi d'obtenir, on en parlera peut-être après des élus pour avoir des sénateurs mais le but c'est vraiment je là pour la première fois ils envisagent [grognement] un grand nombre de mairies. Ils ont déjà plusieurs symboles dont évidemment perpignan qui a priori sera continuera d'être d'être d'être d'être pris par lui à Lio. Mais oui là il y a vraiment une idée d'implantation et surtout ils envoient des députés.

Donc là vraiment ils envoient des figures connues, locales un peu expérimentées pour faire campagne en espérant que ça marche. On on verra bien ce qui se passe. Il y aura-t-il un franc républicain et compris au niveau municipal ? On ne le sait pas encore. C'est la grande question encore à ce stade. Puisqu'on parle de ces municipales, imaginez-vous le 22 mars 2026 au soir, la gauche est sonnée. Faute d'accord, Paris Lyon-Marseille ont basculé à droite. Les métropoles de la vague verte de 2020 ne sont plus écologistes. Il y a peu de conquêtes auxquelles se raccrocher. C'est ainsi que démarrait un très bon papier écrit dans l'huma par Émilio Mélet. Tu peux nous expliquer ?

Il a pas l'air concerné par la écrit ça moi. Il a écrit ça. C'est pas mal comme accroche d'article. J'ai bien aimé l'accroche de l'article. En vrai, c'est un scénario. Voilà, c'est un scénard qu'on peut très très bien s'imaginer. C'est une catastrophe pour la gauche ces élections municipales. Parignon, Marseille ont basculer à droite. Le symbole est fort. La gauche a très peu conquis de nouvelles de nouvelles mairies. Est-ce que ce scénario peut se réaliser ? Le scénario est aujourd'hui clairement sur la table.

C'estd qu'il y a trois les trois grandes villes, les trois plus grandes villes du pays qui sont aujourd'hui dirigées par la gauche, Paris, Lyon, Marseille euh ont un vrai risque de basculer à droite voire à l'extrême droite pour le cas de Marseille. Par ailleurs, dans nombre de mairies où les écologistes étaient tête de liste de rassemblement de la gauche en 2020, c'est très compliqué. C'est le cas à Strasbourg, c'est le cas à Poitier, c'est le cas bah Lyon mais du coup c'est c'est déjà cité où Jean-Michel Holas effectivement peut les sondages en tout cas le donnent largement largement devant.

Euh l'un des principaux enjeux au de la gauche, c'est en fait un enjeu relativement défensif aujourd'hui euh qui est celle d'essayer de conserver un maximum des grandes villes. Il y a il y a aujourd'hui une majorité euh de de ces grandes villes euh qui sont à part Nice et Toulouse, grosso modo, toutes les villes toutes les grosses villes sont à gauche. Euh et le V le Havre mais après c'est des villes de Angé des tailles plus des des villes plus petites. Donc pourquoi c'est possible ? Et ben parce que la gauche est divisée euh et que la gauche était déjà divisée en 2020. Sauf que la France insoumise pesait beaucoup moins dans ces dans ces municipalités.

Aujourd'hui, quand on regarde les sondages, dans à peu près tous les cas, elle dépasse a priori les 10 %, c'est le seuil pour se maintenir dans un deuxème tour. Euh et donc [raclement de gorge] la question c'est par la suite, c'est liste donc plutôt d'union de la gauche euh souvent tiré par le PS mais où il y a souvent les où il y a les écologistes, les communistes et les socialistes et d'un côté les insoumiches caricature parce qu'il a dans beaucoup de cas c'est c'est relativement différent. Bref, mais euh est-ce qu'elles vont fusionner parce que c'est possible de fusionner pour garder qu'une seule liste euh de gauche ?

Or, on a nombre de socialistes qui refusent les alliances avec la France insoumise. C'est le cas à Marseille, c'est le cas à Paris. Et donc l'Alliance est pas souhaité des deux côtés. Alors au non, la France insoumise tend toujours la main. Mais ils sont ils sont plus malins. Du coup, ils laissent le le le mistigri de la de la désunion aux socialistes qui disent "Ah, non, on travaillera pas avec les socialistes." Manuel Bompard a dit "Partout où nous arrivera en tête, nous tendons la main et c'est-à-dire qu'ils attendent qu'on leur tende la main là où ils sont arrivés." Ouais. Second, c'est les stratégies d'avant premier tour évidemment. Pourquoi ils ont fait ça les insoumis ?

Pourquoi ils sont candidats partout euh ou quasiment partout ? déjà un parce que les socialistes ne voulaient pas d'eux sur les listes et la deuxième chose c'est que eux-mêmes lorsque c'était possible par exemple c'est le cas c'était le cas où Aavre qui où la liste est menée par Jean-Paul lecock un communiste, ils auraient pu rejoindre la liste mais c'est le cas ailleurs aussi parce qu'ils savent qu'ils vont se vendre plus cher au deuxème tour c'est qu'ils peuvent espérer avoir plus de postes pour fusionner parce que le ils savent que la liste en face a envie de gagner ou ne pas perdre la ville et donc ils peuvent obtenir davantage.

Mais donc ce qui fait qu'on est face à un scénario où on a peut-être la gauche la plus conne du monde et qui fait que en fait elle peut se faire des crochepied toute seule comme à Marseille parce qu'on dit qu'il y a un risque de victoire à Marseille. Donc c'est Franck Alisio, le RN qui menace de prendre la ville parce qu'il est à touche touche dans les sondages avec Benoît Paillant le socialiste qui est ma sortant. Euh et ben en fait quand on fait le cumul gauche à Marseille, il il n'y a aucune chance en théorie que l'extrême droite chope la ville. qui sont au moins 15 points devant et pourtant parce qu'il pourrai ne pas arriver à s'entendre et bien euh c'est d'autres qui pourraient gagner.

Donc la droite et l'extrême droite vont peut-être emporter largement ces élections municipales faute euh bah à cause pardon ou plutôt grâce à la division de la gauche. Après la gauche vise quand même des villes hein. Oui oui il y en aura quelquesunes. On va en parler. On va en parler. Lauren comment ça se passe chez toi ? Tu tu le sens aussi cette ambiance de merde de division de la gauche ou pour vous ça se passe bien ? Euh ben nous en fait c'est totalement la division de la gauche parce que en fait à Bagnolé il y a il y a pas de liste de droite en réalité. Bon, il y a une liste à partisane.

Bon, je vais pas juger mais bon pour moi déjà quand on se s'identifie pas c'est que clairement généralement on est de droite mais en fait le la configuration c'est que du coup il y a pas de liste de droite mais du coup il y a une liste dont à laquelle j'appartiens qui est soutenue donc par l'Assemblée des quartiers par les écolos par la France insoumise qui se présente face au maire sortant qui est socialiste, qui a fait deux mandats et qui a été rejoint récemment par les communistes communistes qui étaient pourtant dans l'opposition donc en En fait, moi je me je me mets à la place de gens qui suivent pas forcément les les municipales de très près et de quel accord de je sais pas quoi et cetera parce que bon, nous on a la tête dedans.

Voilà. Donc c'est à n'en plus rien comprendre. Mais moi ce que j'essaie de dire aux gens aussi, c'est que à l'échelle, bon après en vrai aussi à l'échelle nationale, mais surtout à l'échelle locale, il y a beaucoup des questions de personne et de pratique du pouvoir. C'est-à-dire que là par exemple, on est face au mer sortant, bah c'est aussi parce que bah il y a eu un passif qui fait que bah on n'est pas d'accord avec la manière dont est géré la mairie. Est-ce que sur le sur le enfin est-ce que ça veut dire qu'ils sont moins de gauche et cetera ? On peut toujours se revendiquer plus de gauche et cetera, mais il a aussi une question de comment on pratique le pouvoir.

Pour moi, il y a il y a beaucoup beaucoup ça dans dans pas mal de villes. Donc après, les partis au niveau national essayent d'imposer leur vision. Et par exemple nous avec donc dans notre liste la France insoumise à l'heure actuelle en tout cas aujourd'hui je vous parle donc jeudi 5 février n'est pas soutenu par la France insoumise nationale. Donc le groupe local a décidé de s'allier. Ça, il y a pas de souci. Ils ont besoin d'autorisation du national pour soutenir. Bah pour le logo par exemple, ils ont l'obligation enfin ils [raclement de gorge] ont il faut qu'ils aient qu'il faut qu'ils aient l'autorisation. Polvanier ils centralise tout et il décide un peu de la stratégie.

Ah ouais genre les groupes locaux de la France insommise peuvent pas décider comme des grandes qui soutiennent avec qui il s'agent dire à Montpellier le groupe local il avait décidé que c'était pas Nathalie Oziol la candidate et puis au Nacio, ils ont décidé que ce serait elle. OK. C'est c'est eux qui détiennent en tout cas le logo. Enfin le droit d'utilisation du logo. Donc oui c'est ça. Donc juridiquement non mais c'est quelqu'un dans d'autres parties au demeurant c'est pas c'est c'est déjà arrivé. Enfin tu sais quand tu as une fédée qui décide un truc ou oui mais tuas tu as souvent des maèes qui ont fait des conneries donc ils sont pas resoutenus par ils se présentent quand même.

Ils ont plus ils ont plus le logo. Ouais. Ouais effectivement. Hm hm. Euh OK. OK. Intéressant. Euh euh mais en parlant de de division toujours euh du coup par exemple là je sais pas si vous avez vu, il y a eu euh un enfin les insoumis je pense en trollant disent qu'il y a une purge chez les écolos en ce moment. Ouais, ouais, ouais. C'est vrai. Bah, ça y ressemble quand même hein. Ils ont écarté des gens qui ont suspendu suspendu jusqu'à la fin des municipales. C'est ça. Et en fait, en gros euh si je vous résume, attendez, je retrouve dans mes notes. Donc, il y a eu une tribune le 26 janvier qui s'appelait municipale 2026 à la sociale à l'écologie. préférons l'écologie de rupture.

Donc clairement euh il y a eu plus de enfin plus de 500 cadres de des écolo qui s'opposaient à une alliance nationale avec le Parti socialiste. Euh donc après, il y en a qui disent "Oui, c'était forcément pour aller chez la France insoumise." Bah moi, j'ai envie de dire ça dépend des contextes. Jurisprudence Claire le jeune. Ouais.

Attends, rappelle rappelle-la moi clair le jeune, tu sais notre ancienne collègue, elle était chez les chez elle enfin chez les écolos qui est parti était chez les jeunes écolos pardon effectivement pour pour Miluche juste et euh du coup clairement euh suite à la signature de cette tribune donc 500 personnes je vous le rappelle, il y a eu un mail du bureau politique des écolos qui a été envoyé pour dire bon bah en gros c'est soit vous retirez votre signature soit vous êtes suspendu. qu'il y en a sur les 500, il y en a que une trentaine qui ont gardé.

Attends, mais il y avait pas une histoire comme quoi sur les 500 signataires, il y en avait qu'une centaine qui était effectivement membres des écolos. Oui, ils ont pas il y avait pas tout parmi les 500 signatures av beaucoup plus ou qui n'ont jamais sur les que sur les 100 il y en a pas il y en a un paquet qui ont retiré d'eux-même leur signature. Et après il y a jamais d'accord national chez les écolos parce qu'en fait eux ils appliquent le principe de subsidarité.

nous le répète à longueur de temps, il fait qu'en fait c'est les là en l'occurrence c'est les groupes locaux qui décident en théorie euh des des alliances qui fait que dans certains cas euh euh les écolos soutiennent les socialistes mais dans d'autres cas j'ai plus les le les villes en tête ils soutiennent des pas si par exemple à à Limoge où c'est Damien Modet il soutiennent ils soutiennent un insoumis c'était c'était l'anego impossible entre un parti qui laisse ses ses acteurs locaux décidés pour eux-même et un autre parti à côté qui lui décide à Paris de qu'il soutienne ville par ville Ils parlent pas la même langue hein quand ils font des noogo c'est terrible.

Ouais clairement parce qu'il y a enfin souvent un décalage entre ce qui se passe localement et euh bah décider sur son tableur Excel OK nous on a nos intérêts de partie donc ceci cela. Donc euh voilà c'est pour moi c'est un triste un triste spectacle. Euh et je trouve que pour ça on a un peu la gauche la plus conne du monde parce que ça fout un peu la honte quand même. Euh la gauche a quand même la capacité de faire basculer des villes. Tu étais à l'Orient Émilio récemment. Ça se passe comment là-bas ? Ouais.

l'Orient, ça fait partie des villes effectivement que vise la gauche au même titre que Saint-Étienne, Osser, Montmarsan, Limoge, je vais Nimî, Beauvet, Le Havre et cetera et l'Orient une c'est c'est particulier euh parce qu'en fait c'est une ville de gauche l'Orient. Euh et en fait ce que je vous le scénario que je vous décrivais tout à l'heure et ben il est arrivé en 2020 à l'Orient.

Euh c'est-à-dire que euh il y avait deux listes de gauche au 2e tour, ce qui fait que Damien Gérard qui était le mieux placé à gauche qu'un aujourd'hui député écolo, il avait perdu la ville à 200 à 342 voix euh parce qu'il y avait une liste euh une autre liste de gauche qui a avec lequelle il n'avait pas pu fusionner. Euh alors là, est-ce qu'on se retrouve dans le même scénario ? Et ben c'est un scénario évidemment de même nature puisque là il y a trois listes de gauche au premier tour.

Une liste du Parti socialiste, une liste de la France insoumise et au milieu un rassemblement de 11 formations mené par Damien Girard et avec le Parti communiste avec Génération l'Assemblée des quartiers, on en parlait du 56 euh qui qui les soutient. Euh et donc l'enjeu à l'Orient maintenant que on Damier Gérard a priori va sortir en en tête de la gauche et il y a eu un seul sondage mais il le monre il montre qu'il est largement euh favori euh parmi la gauche, c'est de ne pas recommencer le scénario euh de 2020.

Et du coup, j'étais en campagne, j'ai journée, j'ai j'ai suivi une journée en campagne samedi avec Damien Gira et c'est ce que disent énormément de gens notamment sur les marchés sur les tractages. Mais arrêtez vos conneries, il on peut pas refaire la même connerie. N on n'en peut plus de la droite. C'est un maudi, hein, qui avait chopé la la ville, Fabrice Ler qui était ancien qui a été éphémère, ministre de la pêche et de la maire de Michel Barnier. Euh de la maire du Gan Barn, était pas de la il était pas ministre de la maire de Bernier. Ministre de Oui, pardon. Oui. OK.

Il a il [grognement] y a a et euh et donc voilà, l'idée c'est que d' eux ils axent beaucoup leur campagne sur le logement parce que c'est une un des sujets prioritaires sur C municipal sur le rapport à la mer et pas celle de Barniier, celle l'Atlantique enfin l'océan en l'occurrence [rires] euh en tout cas le sur les les la question des des mobilités et donc et donc c'est une un des points qu'il faudra surveiller sur la carte.

Euh un truc qu'il faut rappeler qui est important les amis, c'est que les élections municipales sont un scrutin de liste et que dans un scrutin de liste, en tout cas c'est le cas pour les élections municipales, il est possible de fusionner des listes au second tour euh y compris enfin non rien de y compris d'ailleurs, mais à partir du moment où vous faites plus de 10 % des voix, vous pouvez si vous le voulez vous maintenir au second tour mais c'est pas obligatoire. Vous pouvez préférer fusionner votre liste avec la liste du copain d'à côté pour former une nouvelle liste euh de candidats euh qui fera, on l'espère en tout cas, le cumul du nombre de voix des deux au premier tour.

Deuxième chose qu'il faut que vous ayez en tête quand on parle des municipales, c'est très important. Il y a aux élections municipales une prime majoritaire. Ça veut dire que la liste arrivée en tête, qu'elle soit majoritaire, absolue ou pas, obtient automatiquement 25 % des sièges du conseil municipal. Et ça, ça change tout. Non, c'est c'est 50 50 % 50 % J'ai dit quoi ? 25 25 Ah non, 25 c'est 25 c'est la région, c'est aux élections régionales. Pardon, je confonds les collectivités territoriales, tu te rends compte ? Euh c'est 50 % des sièges du conseil municipal. C'est énorme. En fait, ça garantit qu'il y a une majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Et donc les autres candidats [rires] au conseil conseil municipal, mais c'est moi, on est tous crevés ce soir. Il y a que toi. Non, mais vous avez un truc qui fait qu'en gros tu gagnes la mairie de voix et ben tu as 50 % des sièges quand même. Voilà. Et après, tu as la proportionnelle dans ce qui reste. Ah mais heureusement, on se comprend avec le chat, ils ont compris ce que je voulais dire. Toujours est-il que il faut que vous ayez ces deux éléments en tête quand on parle des municipals, c'est pas des présidentiels, c'est pas non plus des législatives, les règles sont différentes et donc là où je veux en venir, c'est que ça implique des comportements d'acteurs spécifiques.

Il y a des listes qui estiment que même si ça fait un peu division, ça vaut quand même le coup de se présenter de manière autonome pour essayer d'arriver à plus de 10 % des voix au second tour et ainsi peser dans une ego pour fusionner parce que ceux qui font moins de 10 % ils ont rien. 5 mais personne n'intérêt à fusionner avec ceux qui sont en dessous de 10. Ouais, clair. Oui, c'est vrai. Euh, exactement. Donc euh gardez ça en tête.

Tout ce qu'on est en train de dire et là notamment nos discussions sur les divisions de la gauche sont à lire avec ces règles du jeu-là qui font que il y a peut-être beaucoup de postures aujourd'hui, notamment des postures de gens qui jurent que jamais ils ne feront de fusion de liste, que jamais ils ne feront alliance avec machin et tout. On verra le soir du second tour parce que vous allez voir qu'il va se passer ce qui se passe à chaque fois. Le ton va changer. En fonction des résultats. On va voir des gens mettre de l'eau dans leur vin, expliquer que bon, ce serait quand même trop dommage que la ville, elle bascule dans l'autre camp. Hm.

Venez, on se parle entre adules, on se téléphone, on se met autour d'une table, on discute, on fusionne nos listes. Ça ça va avoir lieu dans beaucoup de mairies. Il va falloir être attentif à ça. Euh le rassemblement au second tour, c'est un truc qui qui est qui arrivera. Donc alors je me permets de dire que tu n'avais pas tort pour Paris Lyon Marseille qui la réforme du mode de scrutin. 25 à Paris. Ces gens des trois villes là vont élire à la fois donc leur maire d'arrondissement et leur maire de la ville. Donc ils ont deux bulletins et donc c'est 25 % d'office qui fait que après on se répartit 75 % de résistance.

Ce qui veut dire que les personnes qui n'ont pas au moins 33 % des voix n'ont pas nécessairement de majorité. Je me disais bien que je disais pas complètement une connerie mais c'est parce que je suis un ancien de la mairie de Paris donc forcément ça euh Émilien, comment tu peux expliquer, je suis curieux, comment tu peux expliquer la bonne implantation locale des républicains [grognement] versus sa relativement faible implantation nationale ? L'implantation, ça veut rien dire. Mais tu vois ce que je veux dire ? Petit score au niveau national et grosse implantation locale, comment ça se fait ? J'ai de de le dire comme ça. C'est tout simplement l'inertie.

C'est-à-dire que donc on est on partait d'une situation, on va dire vers 2012, dans les années 2010 où donc le républicain était un parti dominant à droite et cetera. Ils avaient donc à la fois énormément de députés, énormément de de d'élus locaux. Les députés sont effondrés notamment que la concurrence macroniste et celle du RN. Sauf que au niveau local, bah on reconduit plus facilement les maires qu'on reconduit un président de la République. Euh l'implantation locale à la fois de d'ensemble donc Renaissance et de et du RN était quand même relativement faible avec peu d'investissement de ces parties dans cette stratégie locale.

qu'on avait des mes qui avaient pas une énorme opposition à à droite et en fait ce qui fait que bah tout comme ça a beaucoup joué dans ce cas pour beaucoup de de mairies aujourd'hui en 2020 l'opposition c'était essentiellement gauche droite ou il y avait des mairies évidemment ça s jouer Perpignon et cetera mais souvent en fait on s'est retrouvé avec des des seconds tour on avait la gauche contre la droite notamment avec la droite alliée souvent lrumem plus LR et donc et ce qui fait que voilà on a on a aujourd'hui encore beaucoup de cadres locaux, sachant quand même que on peut noter que il y a quand même beaucoup de gens qui sont barrés des républicains au niveau local, hein.

Il y a beaucoup de gens qui ont préféré soit devenir d'hivers droite, le plus gros étant Jean-Luc Moudin à Toulouse. Euh et puis beaucoup de gens ont rejoint Horizon, Estrosie, Béchu à Anger. Euh, il y a même de van de Reince. Voilà. Il y a même Oui. Arnaud Robinet, il y a même Oui. Arince Catherine, je ne sais plus elle était la métropole. Tout à fait. Ça veut dire mais mais ce serait intéressant à regarder aussi comme résultat. C'estàd que si les si Horizon ou si Renaissance se vente d'avoir gagné des mairies, faud peut-être regarder le nom du mec qui a gagné. Si ça se trouve c'est juste un ancien DLR et qu'il a toujours ma c'est tout. Voilà.

Sachant que bon les gens qui reviennent après qui sont candidat bon bah finalement quand vous avez en fait des gens même s'ils ont perdu la mairie mais qui étai pour beaucoup LR bah ils peuvent le rester donc ce qui fait que les viviers de recrutement aujourd'hui sont aussi plus importants chez LR qu'ils peuvent l'être chez Renaissance et on voit que en fait les listes elles sont souvent menées ces listes de coalition centre droite elles sont souvent menées par des gens qui sont soit LR soit Horizon et ce qui c'est eux qui vont être je pareil HAS a été plutôt approché par LR avant d'être approché par par Renaissance.

On file des investitures pareil à Louis Sarkozy qui est plutôt à Menton qui plutôt affilié à LR que à ensemble. Donc c'est c'est vrai que c'est ces gens-là qui sont recrutables et finalement comme en fait les élus locaux au sein de la Macronie bah c'est les gens d'horizon globalement c'est tous les gens qui sont engagés autour de Philippe et ben c'est qu'ils ont pas beaucoup investi ça.

Il y a pas beaucoup de députés par prenaissance bon d'abord qui restent et [grognement] puis qui vont après se se porter candidat au municipal Antoine Armand AC mais sinon c'est à peu près voilà donc c'est c'est c'est très faible contrairement à LFI au RN qui eux se sont dit bon là c'est le moment on y va et on implante. que finalement quand on a des alliés à droite qui peuvent nous servir en fait de relais au niveau local, bon bah pourquoi se priver ? C'est très compliqué de parler des élection municipal dans une émission comme backse parce que il y a 36000 communes en France.

Il y a 36000 élections différentes avec des avec des avec des dynamiques locales spécifiques, avec des passifs, avec tu l'as dit tout à l'heure dans ta carte blanche aussi des ambiances locales qui expliquent parfois des dynamiques particulières. Mais il y a aussi un élément qui revient souvent et je sais que le chat le le mentionne régulièrement, c'est la question du Sénat. euh la question du Sénat parce que le Sénat, comme vous le savez, les sénateurs et les sénatrices sont élus euh par des grands électeurs dont les maires sont le plus gros bataillon et de très très loin.

Euh les maires et les délégués du maire euh c'est eux qui font le gros des élections et c'est en ça d'ailleurs que le Sénat est représentatif des territoires euh puisqu'il est élu par les élus des territoires. Est-ce qu'à ce stade c'est encore trop tôt pour faire des projections vers les élections sénatoriales qui auront lieu en septembre dernier ? D'ailleurs, je vous le rappelle, avant les présidentiels, avant la présidentielle. Est-ce que c'est encore tôt ? Est-ce que c'est déjà intéressant de se pencher dessus ou est-ce qu'on s'en fout ? C'est tôt.

Par contre, c'est vrai qu'on verra en réalité le vrai succès de certains partis uniquement au sénatorial, notamment, on en parlait tout à l'heure, le Rassemblement national parce que la France insoumise aussi et la France insoumise mais surtout le RN. Pourquoi ? parce que ils vont présenter, je crois 600 listes sur 36000 communes, ce qui est pas anormal pour un parti de de cette taille, mais aussi ils font une stratégie d'entrisme dans les dans beaucoup de listes.

C'est-à-dire qu'il vous donnent une charte avec des gens, leur dit "Non, non, mais on va on va pas vous mettre l'étiquette erine, par contre, filez-nous votre voix pour les sénatoriales ou sur votre liste." Non mais on vous réclame pas la tête de liste, on vous met personne en face mais prenez nos tr qu nos tr qu sur votre liste et en gros l'idée c'est comme ça de gagner un nombre relativement important d'élus municipaux et donc on aura la vérité des prix à la fin quand on saura à peu près les équilibres puisque ils votent par les la circonscription au au sénatorial c'est le c'est l'échelle du département et par exemple on avait une surprise aux dernières sénatorial je crois que c'est en scène et marnne oui où du rox avait été élu alors qu'il n'y a aucun un maire euh du Rassemblement national là-bas.

Euh donc ça ça on le verra. Et aujourd'hui quand on discute avec les sénateurs qui ne sont donc pas les RN notamment les sénateurs de gauche mais je crois l'entendre aussi chez les sénateurs de droite tout le monde est à peu près persuadé que le Rassemblement national aura un groupe au Sénat à partir du mois de septembre. C'est que c'est que je crois que c'est que 10 sénateurs pour faire un groupe. C'est ils en ont trois actuellement. Ils en ont trois. Alors après, il y a aussi eu des sénateurs par le passé qui ont quitté le RN pour rejoindre Stéphane Ravier pour rejoindre en conquête.

Peu importe effectivement, peut-être que pour la la première fois depuis le 19e siècle, on va avoir une extrême droite au Sénat. Euh qu'est-ce que je voulais dire ? Euh on en reparlera sur le rôle du Sénat et tout. J'ai vu quelqu'un dans le chat a parlé de cumul des mandats. Il y a plus de cumul des mandats. Euh depuis depuis 2017, il est interdit d'être maire et sénateur en même temps ou maire et député ou président de conseil départemental ou régional. tout fonction exécutive au niveau toute fonction exécutive locé mais c'est tout on ne pouvait être que conseillé. Euh parlons aussi de ces députés qui se présentent aux élections municipales. Il y en a un paquet.

Le journal Leem Monde a fait un un constat intéressant dans un article que je vous invite à lire. Euh il a fait le constat que 90 députés vont tenter leur chance aux élections municipales. En 2020, il y en avait que 63. Qu'est-ce qui explique ça ? Qu'est-ce qui explique que des députés euh se disent que leur avenir se jouera peut-être plus au niveau local qu'au niveau national ? Vous en pensez quoi ? Alors moi je je pense pas que ce soit vraiment une fuite en fait des députés. Je pense qu'il y a une vraie stratégie parce que finalement qui alimente ces 96 90 députés c'est le RN avant tout et LFI en LFI. Ouais.

qui sont des partis peu implantés localement et qui profitent d'avoir des gens qui ont une assise électorale importante pour aller qui bah le RN par exemple dans le nord-est ou dans le sud-est qui LFI en scè Saint-Ni ou à c'est à Roubet David Guot euh pour s'implanter évidemment pour eux c'est c'est sûr que être premier dans sa ville qu'on peut par ailleurs une fois qu'on est implanté gardé pendant on ne sait combien de mandats sans avoir trop d'incertitude alors qu'on peut être dégagé n'importe quand on est député, c'est plus confortable mais c'est quand même aussi une stratégie globale de de dire qu'on va enfin se notabiliser.

On sait que les deux partis en fait avaient beaucoup négligé ça. Lfiit que bon bah c'était un parti national quoi pour gagner l'élection présidentielle enfin surtout présidentielle présidentielle même particulièrement. Là, on commence à dévier en se disant bon et puis les militants locaux aussi aimeraient bien avoir à un moment donné des villes, des élus pour les pour les soutenir. Ils en ont actuellement très peu et donc oui, c'est une vraie stratégie de se dire enfin est-ce que les filles pourraient gagner des villes ? Mais je crois qu'il y a une deuxième chose.

Il y a une deuxième chose qui est à mon sens la conséquence de la de la dissolution de 2024 euh pour éviter la bascule à l'extrême droite euh d'un certain nombre de circonscriptions, c'est des notables locaux, notamment des des maires euh qui ont décidé de d'être candidat à l'élection et dont certains ont pu l'emporter. Ah. Et donc euh ensuite envie de mener la bataille de la municipale dans un premier temps peut-être en étant que simple conseiller municipal et on sait par des tours de pass-p comment ça peut se passer dans certaines communes. Du jour où il est plus député, hop, il redevient maire. OK, c'est intéressant.

Effectivement pour pour être précis en l'occurrence la France insoumise en 2020 avait adopté une strate qui était un peu différente. On était 2 ans après le mouvement des gilets jaunes et ils avait décidé d'apporter leur soutien à beaucoup de listes citoyennes à participer à des dynamiques citoyennistes au niveau local. Ça avait clairement été un échec. Cette stratégie n'avait pas fonctionné 17 députés donc ils avaient pas beaucoup de gens. Ils étaient pas très nombreux mais nationalement je te rappelle qu'il pesait quand même déjà beaucoup. On était on tutoyait les 20 % voir on les dépassait à la présidentielle donc voilà. Bon cette strate avait pas marché clairement ça fonctionnait pas.

les électeurs avaient pas voté pour ces listes citoyennes. Euh et de toutes les façons, c'était assez assumé de la part de la France assoumise à l'époque. Il parlait d'enjamember les municipales en disant nous notre élection c'est la présidentielle de 2022, le reste quand ça voilà ça marche une là c'est différent. Là c'est différent. La France insoumise a effectivement une stratégie euh euh alors tu as raison, ils ont beaucoup plus de députés. Entre-temps, il y a eu des alliances NUPES et NFP. La France soumise a décédé d'envoyer aussi des gros poissons mine de rien dans les élections et ça c'est pas rien.

Il y a il y a de Logu, il y a à Aroubet on a parlé de David Guirot de David Guirot Sopia Shikiro à Paris c'est c'est intéressant d'envoyer alors que le Rassemblement national envoie des gens relativement méconnus du grand public je veux dire est-ce que ça Non mais c'est une question que je vous pose. Est-ce que ça marche d'envoyer des des gens connus nationalement qui font des plateaux télés aux élections municipales peut être variable parce qu'on sait que voilà, je sais pas la notabilité en fait nationale ne vaut pas parfois juste une un bon maire qui est bien reconnu comme tel.

Après juste j'ai une petite chose sur LI, je pense qu'il y a aussi le fait que ils ont constaté au fil du temps notamment depuis 2022 que il y a des endroits où en fait ils sont giga dominant notamment dans l'électorat de gauche. Donc là c'est vraiment clair que en scène Saint-Nie dans les c populaires, c'est vraiment eux. Euh et donc il se je pense qu' c'est ils ont c'est aussi logique de se dire bon ben finalement euh puisqu'on est si domino à gauche et qu'on voit bien que euh en fait le PS est quasiment plus rien niveau national, pourquoi est-ce que ce serait pas nous quoi ?

Je pense qu'il y a qui pe jouer notamment pour déloger des mers de gauche c'est le cas en scène Saint-Denis euh où il présente quasiment des listes systématiques contre les maires sortants de gauche. C'est pas le cap exactement partout mais Édouard Philippe lui il lit son destin personnel à l'élection municipale au Havre. Est-ce qu'il peut perdre ? C'est pas totalement impossible. C'est mon euh c'est mon petit paris des municipales. J'ai envie de prendre des risques. Euh, il avait gagné largement, on va le dire, en 2020, quasiment 20 points d'écart entre lui et Jean-Paul Leco qui est le député communiste.

Euh mais il sortait de Matignon où il il avait une côte de popularitaire, rappelez-vous, assez gigantesque. On était en plein en plein épisode Covid. Euh et donc il avait cette aura là. On est Et il y avait le Covid. Et oui, le Covid. Ouais.

et on est euh 5 ans plus tard euh 6 ans plus tard pardon et la situation a un peu changé pour Édouard Philippe qui là promet au à vrai euh qu'il va être maire du mais en même temps il leur dit dans la minute où vous mélisez euh moi je vais je une campagne présidentielle à faire et puis bon euh voilà je donc je suis pas sûr que d'un point de vue local ce soit hyper hyper accepté euh et ensuite il y a une deuxième inconnue dans l'équation qui est celle du Rassemblement national En 2020, c'était un duel entre Jean-Paul le coc et Édouard Philippe. Là, aujourd'hui, les fort probables qu'Avre le Rassemblement national dépasse le seuil des 10 % et soit qualifié au deuxème tour.

Et donc, on ne sait pas dans quelle mesure Édouard Philippe va être renié par le vote d'extrême droite. Et donc, c'est avec ces deux dynamiques, je me dis que c'est pas totalement impossible qu'Edouard Philippe perde perd cette mairie. Surtout qu'il y a peut-être des gens qui ont voilà, ils ont vraiment peut-être pas envie de le voir président de la République. Il se dit bah c'est un bon maire, on a envie de le garder chez nous hein ou pas. Et j'ai beaucoup aimé ça. Il a présenté un genre d'affiche de campagne où slogan c'est le Havre point exclamation. Ouais. Et alors je vous je vous encourage à aller sur X aussi pour voir la tagline là. Enfin ce qui ce qu'il a ce qu'il a mis ensuite.

Je voudrais je vais pas le déformer mais allez voir sur son compte X. J'ai pas tout compris. Si vous si vous y voyez plus clair le chat, merci de nous en vous vous verrez que mes trips ont un goût d'eau salé. Ouais, c'est ça. Attends, qui a dit ça ? Édouard Philippe. Je vous avais dit au bord de la mer. Donc apparemment ça lui a remplit l'estomac. Et pensez vouloir dire quoi ? Je comprends pas. C'est un gars du coin quoi. C'est peut-être c'est un appel à l'aide. Je sais pas. C'est peut-être une expression qu'on dit dans les docs du Havre voilà. Et que nous on en sait rien parce qu'on vit ici, on [grognement] a juste pas la ref. Mais OK.

Euh en Paul en face donc c'est Jean-Paul le coque ou candidat d'union de la gauche euh sans LFI sans LFI qui présente une candidature ou pas ? Euh ben il y avait la Oui. Présente une candidature. Il y a une rumeur autour de Mdine mais bon c'est une c'était un papier du point qui c'est une info du point. Oui une info du point. Donc après je pense que s'il était candidat 5 février, il l'aurait déjà dit. Mais lui il a répondu, il a justement il a cité un des articles en disant je suis déjà maire du Havre. Euh ce qui est euh je veux pas dire mais c'est un peu vrai.

Et euh donc a priori enfin a priori Jean-Paul le coque sortira largement devant en tête ce sera le coque c'est vraiment l'opposant local historique. Oui oui historique. Oui. Qui est communiste en l'occurrence pardon j'ai pas précisé il est communiste. Euh [grognement] est-ce que selon vous ces élections municipales vont être un test avant la présidentielle ou est-ce que vous pensez que c'est plus prudent de décorré les élections locales des élections nationales ? Moi, j'ai déjà expliqué mon point de vue au chat dans mes streams habituels, mais vous qu'est-ce que vous en pensez ? Ah moi j'ai pas vu ton stream, mais du coup je vais fout de ce que j' pens [rires] toi.

Moi je pense que c'est un je pense que c'est un test parce que de ce que je vois en tout cas dans les médias, je sais que c'est une étion qui est difficile à couvrir et cetera, mais là on va en parler d'ailleurs avec les mentin tout à l'heure, tout le monde est en mode fond à fond présidentiel, c'est dans 15 mois et cetera. Donc je pense que chaque enfin surtout les parties qui sont pas assez implantées dans le municipal euh enfin dans les villes sont en train de jouer la carte. Bah voilà, on a de l'implantation locale.

Regarder aussi ce qu'on fait dans ces villes parce que là on voit que la France insoumise a fait en fait un espèce de de je sais pas enfin je sais pas comment on appelait ça une espèce de conférence en gros ils ont présenté un peu leur les mesures phare la cantine gratuite et cetera donc je pense que peut-être il y a il y a une volonté de démontrer ce qu'ils peuvent faire au au niveau local pour dire voilà ça on peut le faire aussi au niveau national. Moi je pense que c'est plutôt c'est plutôt comme ça qu' qu'il le voit. Mais après, je peux me tromper. Après quoi ?

Au-delà du des résultats eux-mêmes qui effectivement on sait très bien qu'il y aura ça sera décorilé effectivement on aura beaucoup plus de voter ici qu'on en aura jamais voilà dans les prochaines années au niveau national. Pareil pour le PS. Euh après, je pense que c'est avant tout un un enjeu pour le récit médiatique qui se construira après. Alors par LFI mais je pense surtout par le RN servira de vous voyez bien, ils ont enfin réussi, on voit bien le le battage qui a été fait autour de l'élection euh anticip enfin partielle de Antoine Valentin qui est député maintenant UDR de Haute Savoie qui a qui a fait un triomin du milliard d'extrêmement.

et et surtout les journaux je vois notamment les jour de droite en font un genre de nouveau héros en nous expliquant que ils ont dépassé enfin ils ont brisé le plafond de des élections partielles. Donc ça y est c'est le reste c'est c'est déjà gagné quoi. Et je pense qu'il y a un récit comme ça, imaginer qu'il réussisse à avoir, je sais pas moi, Toulon ou quoi que ce soit, ça serait déjà un signe que ça y est, c'est on est bon pour ça et donc il y a plus qu'à. C'est certain effectivement, tu as raison dans le récit, c'estàdire que le le soir des municipales à 20h, on va avoir des partis politiques et des responsables politiques qui triomphent. J'en peux j'en peux plus d'avance.

Non, mais voilà. Non, mais c'est après, ils ont le droit, c'est le jeu, c'est comme ça. Ils se félicitent des villes qu'ils ont gagné. Ils ne disent pas un mot des villes qu'ils ont perdu. Ils disent encore moins de mots des villes qu'ils auraient pu gagner mais à cause des divisions, ils pas gagné. Voilà. Et puis par ailleurs le grand vainqueur c'est l'abstention aussi. Voilà. Une petite nuance quand même sur il parle pas des villes qu'ils ont perdu.

Si la gauche demain perd Paris Lon Marseille et de et d'autres villes, je souhaite bon courage au candidat de gauche pour y aller en 2027 parce que la petite musique ça va être effectivement les insoumis qui vont dire "Ah mais vous voyez sans nous vous pouvez pas gagner. Euh c'est bien la preuve qu'on est qu'on est incontournable". et les autres diront "Mais regardez la France la France, c'est à cause d'eux qu'on a perdu parce qu'ils ont pas voulu ils ont pas voulu nous faire nous faire de la place." Donc en fait le résultat non mais ça va être de toute façon quoi qu'il arrive ça va être assez l'ambiance à gauche en sortie municipale va être assez dégueulasse.

Mais on en parlera après avec Clémentine d'ailleurs. C'est pour ça que j'ai pas compris pourquoi leur fameuse primaire il la mettait pas tout de suite après les municipales pour soit profiter de la vague et de et de pouvoir surfer dessus soit au pire y mettre un stop et qu'on c'est trop tôt parce que c'est trop tôt.

on en parlera après mais je je enfin sincèrement si tu perds Paris L Marseille c'est même pas la peine d'aller à la présidentielle et ou alors ça fait un effet ça fait un électrochoc peut-être que c'est un moment la gauche se dit ben puttin mais si on est vraiment pas électrochoc gauche en général c'est plutôt pour faire de la réanimation qu'autre chose he donc c'est bon non c'est c'est c'est intéressant moi j'ai j'ai toujours dit qu'on vivait dans un dans un espèce de monde politique un peu un peu un peu un peu bizarre un peu décorrélé entre une une une situation locale où on a la persistance de partis historiques, notamment PS et les Républicains qui sont bien implantés, qui ont des mairies, qui font des alliances au niveau local pour se maintenir la le PS avec les écolos et les communistes et cetera.

Et puis on a des challengers, on a des partis qui cartonnent au niveau national euh qui eux font littéralement la structure et l'architecture de la politique nationale. La France insoumise, Renaissance, le Rassemblement national qui ont du mal à s'implanter au niveau local mais qui marchent très bien dans les élections notamment présidentielles. Euh est-ce que pour autant est-ce que pour autant le le élections municipales seront enfin est-ce qu'il sera impossible d'en tirer des conclusions générales ? Je pense pas. vous l'avez dit tous les trois et je suis assez d'accord avec vous. On débriefera tout ça évidemment sur le plateau de backsit parce qu'on va suivre on va suivre tout ça.

Lauren ouais. Non mais moi je voulais juste ajouter que enfin là effectivement on parle de qu'est-ce que ça veut dire pour les partis et cetera parce que malheure enfin moi en tout cas pour moi malheureusement c'est aussi beaucoup les partis et leurs intérêts qui régissent la vie politique en France. Mais il faut pas oublier que il faut enfin en tout cas en tant qu'électeur et électrice faut regarder qu'est-ce qui se passe dans vos villes. Quels sont les bilans des mères qui sont en place actuellement.

Euh regarder aussi bah pour en tout cas moi c'est pas mon cas dans 93 mais là où il y a l'extrême droite parce qu'en fait euh on se rend pas compte mais au niveau municipal on a énormément de de de pouvoirs. ils peuvent euh j'en sais rien moi, euh appliquer des arrêtés pour empêcher euh je sais pas les les gens du voyage pour enfin voilà, il y a il y a énormément de choses qui peuvent qui peuvent faire et en fait bah c'est si même pas en plus c'est même pas 6 ans cette année, ce sera 7 ans euh du coup pour les pour les prochains mandats municipaux. Donc 7 ans au pouvoir c'est long.

7 ans, ils peuvent faire énormément de coûts budgétaires pour soi-disant euh des associations aussi euh locales. Euh ils peuvent euh enfin voilà augmenter des tarifs peuvent pour certains trucs et cetera. Ils peuvent ils peuvent littéralement discriminer euh à l'échelle municipale. Donc vraiment renseignez-vous euh directement dans vos villes. Généralement là quasiment tout le monde est en campagne, vous avez des tracks dans vos boîtes au lettes. Regardez ce qui est dit. Regardez les réseaux sociaux.

Euh il y a il y a des commentaires souvent en dessous des euh des des bah des postes de des différents candidats qui peuvent vous éclairer ou non d'ailleurs parce que des fois c'est juste des rageux. Regardez qui était au pouvoir dans vos villes les ces ces dernières années, ces 30 40 dernières années parfois. Regardez qui était dans le dans l'opposition euh dans le dernier mandat municipal. Enfin voilà, vraiment intéressez-vous à ce qui se passe clairement dans vos villes parce que bah ça vaut le coup vraiment ça vaut le coup et ça et c'est super intéressant, il se passe plein de choses et tout. Vraiment plongez-vous là-dedans et n'hésitez pas à vous impliquer.

Mesdames et messieurs, je vous propose qu'on continue avec une chronique exceptionnelle. C'est parti pour les Ah non. Ah oui ! Ah oui ! Ah ouais ! Ah oui oui oui [musique] oui. Ah le petit polo là. Bonsoir à toutes et tous. Bonsoir Edou. Bonsoir. Comment vas-tu Oh, mieux que le monde. Mieux que le monde. Alors, j'ai répondu ça. [rires] Continue répond, ça fait toujours plaisir. De quoi veux-tu nous parler aujourd'hui ? Edoui ? Ah ben d'une affaire bien embrouillée et en même temps clair, l'affaire Epstein. Alors, vous connaissez la stratégie du poulpe ? Quand un poulpe se sent menacé, il jette un nuage d'encre pour qu'on ne voit rien et qu'il s'échappe.

Alors, c'est ce que l'administration trumpiste vient de faire. En deux temps et avec un peu de retard, elle a débloqué une masse informe, immense de documents sur ce criminel sexuel. Mais ces façons de dire tous les chats sont gris, on s'y retrouve plus, on sait plus quel est l'essentiel de l'accessoire. Un tel fréquente un tel et un fréquente un tel. Donc du coup tout le monde ce sont des criminels. L'inverse de ce que serait une enquête, une enquête de police judiciaire, on recoupe, on vérifie, on voit les témoignages, on voit les documents. L'inverse [raclement de gorge] de ce que doit faire le vrai journalisme.

Pas les fausses additions où on croit simplement ce qu'on pense, on regarde de près. Et évidemment, l'administration trumpiste a fait ça pour que tout le monde soit embarqué, qu'on jette toutes sortes de noms et qu'on l'oublie. Lui qui est comme Epstein, quelqu'un qui a été rattrapé pour des crimes, des délits sexuels. Quelqu'un qui a fait son argent de manière pas propre, quelqu'un, on l'a souvent dit ici, qui n'a pas de limite, qui est vorace en tout. Alors, on va essayer d'y voir clair ce qui est ce que doit essayer de faire le journalisme. D'abord, un rappel pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi.

Jeffreystein est un criminel sexuel qui a été retrouvé mort le 10 août 2019 dans sa prison de New York. 10 ans auparavant en 2008-2009, il avait été confondu pour déjà des délits et des crimes sexuels et il avait fait de la prison et il avait été inscrit sur le fichier des délinquents sexuels. Retenez bien la date, 2008-2009, c'était public. Depuis d'autres témoignages, des dizaines de témoignages sont arrivés et ont été vérifiés par les enquêteurs de femmes souvent mineures, de jeunes femmes qui ont attesté de de violence sexuelle, d'abus sexuel, de viol, voire de prostitution auxquelles elles ont été contraintes. Du coup, en 2019, il a été à nouveau arrêté pour trafic de mineurs.

Il risquait la prison à perpétuité. Il avait des complices dont l'un était en France, Jean-Luc Brunel, détenteur [raclement de gorge] d'une agence de mankina et poursuivi à son tour pour proxénétisme et qui lui, c'est de plus vérifié que pour Epstein, s'est vraiment pendu de la santé à Paris le 19 février 2022 alors qu'il était mis en cause. Une autre complice cette même année 2022, Chiselen Maxwell, descendant d'un autre escroc bandit dont on reparlera peut-être Robert Maxwell, un britannique. Et bien elle, elle a été condamnée cette même année 2022 à 20 ans de prison. Voilà le paysage. Alors maintenant, quoi s'agit-il et comment ne pas tout mélanger ?

Comment ne pas faire du epchin dont la pratique était de compromettre tout le monde ? C'était le roi du comprom. 2 jours avant sa mort en prison, il a fait un testament où il y a près d'une cinquantaine de noms dont le nom d'une personne que Mediapart a révélé, je vais y venir, Caroline Lang, la fille aînée de l'ancien ministre Jack Langle. Façon de compromettre toutes sortes de gens dans ce testament. Évidemment, cet argent a été mis sous séquestre et n'a pas été versé aux personnes.

Alors donc le journalisme doit faire le tri, doit nous amener à y voir clair pour éviter ce confusionnisme qui est une façon de ne plus de ne plus s'y retrouver et au fond de perdre nous-même la raison exactement comme ce type d'escroc essaie de le faire. C'est ce qu'a commencé à faire Mediapart, vous le savez, avec de nouvelles informations à venir sous peu, en soulevant à partir du cas de Jack Lang et de sa fille Caroline Lang en montrant qu'en 2016, rappelez-vous les dates, en 2016, ils avaient accepté une société offshore aux îles vierges américaines, un paradis fiscal sous prétexte d'acheter des œuvres d'art avec Jeffrey Epstein. 2016, la date est significative.

Un an avant, il y avait eu les Panama Papers qui, à partir d'une société spécialisé dans touses ces pratiques de criminalité financière montrait l'ampleur du crime à l'abri de ces paradis fiscaux et de ces sociétés offshore. Et puis pour ce qui est de la France, rappelez-vous, en 2013, 3 ans avant, il y avait eu l'affaire qu'aussac. Ouais. Et donc on peut se dire mais comment des gens censés informés ont pu accepter cette générosité de monsieur qui dit "Ah bah tiens, on va faire une société offshore et aujourd'hui plaider la naïveté." C'est quoi une société offshore ?

Gabriel Zucman qui traque toute cette richesse qui est volée par les plus riches du monde à notre détriment pour ne pas payer d'impôts. Et ne pas payer d'impôts, c'est empêcher qu'il y ait des hôpitaux qui marchent, des écoles qui marchent, des routes qui fonctionnent, des commissariats en bon état et ainsi de suite, hein. C'est une criminalité, hein. L'évasion qu'il préfère appeler optimisation fiscale, c'est évidemment une richesse volée. Quand on est riche, on se doit au pays à l'ensemble de la collectivité qui vous a permis de vous enrichir et donc on doit payer ses impôts. Alors à quoi ça sert ces sociétés écran ?

À déconnecter les richesses de leur véritables détenteurs, à créer une opacité pour les très très grandes fortunes qui leur permet d'acquérir et d'agir avec un immense pouvoir mais en secret sans qu'on les repère. Et très concrètement avec la financiarisation et toutes les techniques automatiques que permet la révolution numérique, cela a permis de démultiplier et et de révolutionner ce qui commençait à être démasqué. Les comptes en Suisse, une vieille tradition de la bourgeoisie française, mettre de l'argent en Suisse, mais c'était compliqué, fallait passer la frontière, fallait presque très matériellement le faire.

Et du coup, la Suisse a été un peu démasquée et la Suisse a du coup interdit ce qu'on appelait les comptes numérotés qui permettaient de cacher le détenteur. Et du coup bah désormais les comptes ah bah ce compte c'est une société écran et société écran ça veut dire coquille vide et donc on ne sait pas qui est derrière et la police judiciaire ne peut pas trouver derrière. Mais ces sociétés écran au prétexte évidemment de s'enrichir et que ni vu ni connu pourrait-on dire et d'avoir beaucoup de puissance, elle permettent autre chose, que tout l'argent se mélange et que l'argent n'ait vraiment pas d'odeur.

Et donc en clair de mélanger son argent avec des personnes peu recommandables et des personnes dont l'argent vient de toutes sortes de trafic réellement criminel et assumé comme tel. Et puis troisièmement, c'est évidemment, je l'ai dit, la façon de ne pas payer d'impôts. Je rappelle que il y a un impôt sur les société. Quand vous êtes dans un paradis fiscal, l'impôt sur les sociétés c'est zéro. Alors, tout ça ne concerne qu'une petite minorité de la population mondiale. Les Panama Payer se l'ont montré, c'est 0,01 %. C'est les ultra riches, hein. C'est ceux qui euh se croient tout permis aujourd'hui et qui ont des pouvoirs politiques à leur service.

Qu'il s'agisse de Trump, qu'il s'agisse de Poutine et qu'il s'agisse de bien d'autres. Au fond, c'est le monde des oligarques. Nous en avons chez nous des dictateurs. Nous avons beaucoup d'apprentis dictateurs qui attendent d'avoir le pouvoir et puis des criminels qui se mélangent à tout cela. Le cœur de l'affaire Epstein soulevé par ce fil tiré par Mediaappart autour du cas de Jack Lang. C'est cela. C'est ce capitalisme criminel, ce capitalisme du désastre, ce capitalisme où tous les crime se mélange avec d'abord l'idée que l'on a le droit de tout faire pour s'enrichir, pour dominer.

De fait, Epstein fréquentait l'extrême droite américaine, Steve Banon, quand il se fait photographier avec Jacques Lang devant la pyramide du Louve, il envoie sa photo à qui ? à Steve Banon qui est un des fascistes américains qui lui dit waouh et l'autre lui répond bah oui c'est le pouvoir français parce qu'ils avaient une fascination pour cette ville et puis il fréquentait évidemment Trump énormément et depuis très longtemps et avec un Trump qui lui-même avait ses pratiques tout à fait condamnables.

Le New York Times a fait une enquête pour faire tomber un peu le mythe Epstein, le mythe de quelqu'un qui serait un financier redoutable, qui aurait des compétences mathématiques qui lui ont permis de s'enrichir. C'était tout simplement un escroc. Sa fortune vient du vol, mais le vol fait par quelqu'un qui ajoute le charme. Et donc je séduis tout le monde, j'accepte tout le monde, j'invite tout le monde, y compris un intellectuel leader pour la gauche radicale dans le monde, Noam Chomski. Je les prends tous dans mes filets et puis le mensonge, je trompe.

Le premier moment où il commence à s'enrichir, il se fait repérer par la boîte financière qu'il avait embouché au début des années 80 et le patron découvre qu'il a menti sur ses diplômes. Et là, il désarme le patron avec beaucoup de charme. Il dit "Mais vous savez, vu là d'où je viens, bah j'aurais jamais été embauché si j'avais dit la vérité." Et donc l'autre se dit "Bah c'est désarmant, je vais lui donner un coup de pouce." Et voilà. Voilà comment il s'est enrichi.

Et évidemment à partir du moment où la fortune arrive, c'était la même chose avec Trump qui avait des liens avec la mafia, avec la mafia américaine qui avait l'avocat le plus terrible qui était l'avocat des gangs mafieux de New York et qui a eu aussi des liens avec la mafia russe à partir du moment où il avait des difficultés financières. La mafia, je disais russe, elle était encore soviétique. Et donc tout ça fonctionne comme cela. Et évidemment pour certains milieux financiers, sinon la plupart, l'argent n'a pas d'odeur. Deux banques ont totalement parié là-dessus. JP Morgan et la Dutch Bank qui ont été ensuite au cœur euh des la crise financière de 2008.

Je vous raconte tout ça pour qu'on garde le cœur de cette affaire et de ce qu'elle nous révèle. Certains commencent à se faire des romans. Évidemment, c'est une histoire tellement folle qu'on peut se dire "Bah oui, agent secret." Alors, certains disent agent russe puis d'autres agent israélien. En fait, l'enquête de New York montre qu'il y a aucune trace qui prouverait qu'il était un agent secret. Est-ce que ça veut dire que les services secrets n'en ont pas profité ? Bien sûr qu'ils en profitent. C'est leur métier. C'est leur métier de fréquenter les criminels. C'est leur métier de glaner des infos. C'est leur métier de chercher de quoi compromettre des gens.

Et cela peut concerner aussi bien les services israéliens que les services poutiniens. Tout ça marche ensemble. Mais ce n'est pas le cœur de l'affaire. Le cœur de l'affaire n'est pas le légendaire, le romanesque qui essaie de nous faire perdre la réalité. Le cœur, c'est ce capitalisme, ce capitalisme mafieux, ce capitalisme sans limite, ce capitalisme du pouvoir de l'argent et qui va de pair avec le pouvoir sur les corps, le pouvoir sur les richesses.

C'est pour ça que derrière la criminalité politique qu'incarnent les idéologies d'extrême droite, de haine, de racisme, de xénophobie, d'islamophobie, d'antisémitisme et Dieu sait si cette affaire sert aussi de levier pour tout le complotisme antisémite, le confusionnisme qui attise les haines. Et bien derrière ce tout cela, il y a fondamentalement ce capitalisme du désastre. Ce n'est pas un complot. l'affaire Epsteign. Euh ce n'est pas une histoire avec une quelqu'un qui tiendrait une marionnette. C'est le produit de notre monde. C'est la face effroyable de notre monde qui est devant nous.

J'ai souvenir en vous parlant de ça de ce que me racontait un magistrat antimafia, le dernier des grands magistrats antimafia de Palerme, Roberto Scarpinato. Il est aujourd'hui sénateur de la République italienne. Il se souvient que dans des écoutes quand le mur de Berlin est tombé, un mafieux en Sicile est en téléphone avec un autre qui est à Prahe en Tchécoslovaquie et il dit bah c'est la débandade, il se passe tout un monde s'effondre là-bas. Et l'autre lui dit, le capot du mafia lui dit "Achète tout, achète tout, c'est ton heure. L'heure de la mafiosisation du monde. L'heure où tous les crimes vont se mélanger.

Escarpinato qui est un littéraire du coup faisait parler un mot, l'obscène, l'obscénité. Car tout ça est évidemment obsè. Ces crimes sont obsèes. Cet enrichissement est obsè. Cette violence est obsène, c'est type impunité est obsè. Obsen ob senum en latin. Or la scène, ce qui est obscène, c'est ce qu'on ne voit pas. Et c'est là où il faut soutenir le journalisme d'enquête qui vous révèle ce que on ne veut pas que vous voyez. Merci. Merci beaucoup Edou Penel pour cet éduito [applaudissements] et merci de nous apporter ces clés de compréhension d'une affaire dont on va encore longuement parler. Merci à toi.

Chers amis, avant de faire une pause dans cette émission, j'ai quelques petites choses à vous dire et une annonce à vous faire par ailleurs. La première chose que je voulais vous dire, c'est participer au financement de cette émission Backseitat. Soutenez Backsit, cette émission, on l'a fait pour vous. On va continuer à la faire pour vous. Euh on a devant nous des élections municipales, des élections sénatoriales, des élections présidentielles qui vont arriver. Soutenez-nous, aidez-nous à continuer à faire cette belle émission et euh à vous euh voilà, à vous informer aussi nous à notre manière avec notre ton et notre et notre angle chaque semaine.

Deuxième chose, je vous rappelle que nous arrivons à Bordeaux. Backseit sera à Bordeaux le 5 mars prochain comme je vous l'ai déjà annoncé avec le festival imprimé qui nous accueille. Nous sommes partenaires du festival imprimé, festival de médias indépendants. Il ne reste que quelques places. Dépêchez-vous, il y en aura pas pour tout le monde. Venez nous voir à Bordeaux le 5 mars. Et ensuite une annonce, chers amis, nous serons à Toulon avec Libération, avec Frontal, le secteur de libération qui s'occupe de la lutte contre l'extrême droite, de l'information contre l'extrême droite. Euh nous serons à Toulon le 19 février, c'est dans 15 jours seulement.

Voilà, monter au front, c'est l'objectif qu'on se donne avec l'IB en partenariat. On vous l'annonce ce soir, une émission spéciale euh la cellule frontale, la cellule spécialiste de l'extrême droite du journal Libération et backsit. On veut vous offrir une émission euh spéciale sur la montée de l'extrême droite à l'occasion des élections municipales. On va faire un focus spécial sur l'extrême droite au niveau local. On va parler de la montée de l'extrême droite en général aussi et surtout on va parler des acteurs et des actrices qui luttent contre. Pour assister à cette émission spéciale, on vous met le lien de la billetterie with Event dans le chat.

N'hésitez pas à cliquer euh et euh voilà, on vous annoncera tout ça, les suites la suite des détails de cette émission, ça viendra plus tard. Prenez vos places, venez nous voir à Toulon, que vous habitiez à Toulon, à Nice, à Marseille, à Avignon, si vous habitez à Brest, à Strasbourg, à Lille, venez aussi. Voilà, venez à Toulon, ça nous fera plaisir de vous voir. Donc voilà, faites passer le message à vos potes qui habitent à Toulon. Dites-leur qu'il y a un bon plan qui arrive backsite avec l'IB à Toulon. Merci les copains. On marque une pause de 10 minutes dans la 2e partie de cette émission. Nous recevons notre invité politique cette semaine, la députée Clémentine Notin. À tout à l'heure.

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur [musique] Baxit. Bonsoir. Bienvenue le public. Merci d'être là les copains. Merci d'être avec nous chers amis. Bonsoir le chat. Vous êtes avec nous sur le plateau évidemment. Bonjour à celles et ceux qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui nous écoutent en podcast. Très heureux de vous retrouver les amis dans cette deuxième partie de l'émission Baxat. Nous allons recevoir notre invité politique euh la députée et candidate à l'élection présidentielle Clémentine Notin. Mais avant, une chronique que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour l'is d'Adelle.

2:16:03
Non speech

[musique]

2:16:07
Locuteur

Bonsoir. Bonsoir à tous. Salut. Ça vaut ? Bah ça va super. Ça va super. Mais j'ai j'ai un petit coup de gueule à passer. Ouais. La semaine dernière, je suis allé jouer mon spectacle à Toulouse. Alors public merveilleux mais j'ai toujours un passage d'actu local dans mon spectacle. Et là bah il se passait pas grand-chose à Toulouse. Non. Bah du coup je me suis débrouillé, tu vois. J'ai parlé des municipales et le lendemain, une info de portée nationale Toulouse, il se coince un ob dans la nu. Ah je l'avais vu celle-là. Pardon ? Tiens, toute la France a suivi le feuilleton. Comment ? Pourquoi est-ce qu'il a explosé ? Est-ce qu'ils l'ont sorti ? C'est moi j'ai une autre question.

J'ai une autre question. La première guerre mondiale, c'était à Verdin. Comment il s'est retrouvé à Toulouse ? Lobus. C'est vrai ça va. Bah ouais, c'est je pose des bonnes questions. C'est [rires] la première question qui te vient mais absolument c'est la première question qui m'est venue et qui n'avait pas déjà été traité par tous les médias. Euh [rires] bon et tout est bien qui finit bien enfin enfin pardon, tout est chelou qui finit sans explosion. Euh il va il va mieux et en plus il n'a pas été inculpé. Et oui parce que ça aurait pu être une infraction. Alors pas la stimulation de la prostate. Non non, je vous rassure les amoureux de la spééo, tout va bien.

Mais non, c'est de faire quelque chose qui peut le faire avec quelque chose qui peut potentiellement exploser. Donc une grenade dans le cucu. Oui. Mais que si la grenade est neutralisée. Voilà. D'accord. Faites ça bien. Faites ça bien. Peur quand tu as commencé ta phrase. Ouais. Grave. [rires] Euh voilà. Et donc tout ça s'est produit le lendemain de de mon spectacle. C'est du sabotage. Donc la prochaine fois que quelqu'un veut se mettre un souvenir de conflit mondial dans le fondement, qu'il le fasse avant que je vienne jouer dans leur ville.

Et d'ailleurs, j'en profite pour vous dire que mon spectacle était complet à Toulouse et que j'y retourne les 22 et 23 mai, le 21 mars, je suis à Saint-Étienne, le 1er avril à Lille. Info dans le dans le chat sur le spectacle, tout ça, tout ça. Et donc en attendant, prenez soin de vos séans. Euh sans transition cette semaine, [rires] plus transition. Les bureaux parisiens du réseau social d'Elon Musk ont été perquisitionnés dans le cadre d'une enquête du parquet de Paris pour cybercriminalité. Et en exclu, on a les image de la réaction d'Elon Musk. [rires] Et alors, d'ailleurs en parlant d'Elon Musk en pleine diffusion du dossier Epstein, Epstein, je sais pas comment on sait pas.

Bref, Elon Musk aurait affirmé ne jamais être allé sur l'île et puis les dossiers sont sortis. [rires] C'est vrai, c'est vrai. Il y a jamais foutu un pied. Et c'est presque même pire parce que c'est pas faute d'avoir essayé. On a retrouver les emails. Musk a littéralement imploré le pédo criminel en chef là de l'inviter sur l'île. Tu as vu ? Ouais. Et Mis Skin Musk, il était tellement dégoûté de se faire refouler qu'il a quand même expliqué. Non mais moi, j'ai pas besoin d'Epstein pour passer des soirées avec des filles très jeunes. [rires] Quoi ? Mais non.

Non, il a dit ça mais non [souffle coupé] Donc euh là collectivement, j'aimerais qu'on ait une pensée pour l'attaché de presse d'Elon Musk. Voilà. Et son burnout. Ouais. Ah non, c'est son problème he vraiment. [rires] Tu es pas empathique. Je pensais pour les vices avec les proches de Musk rarement. Ouais. Alors dans ces dossiers dans ces dossiers il y a quand même beaucoup beaucoup de noms. Le monde entier est cité et d'ailleurs j'ai un scoop.

J'ai tapé Jean Massier et figurez-vous bah que rien rien on n pas c'est déce on n'est pas dans les gens qui comptent alors qu'il y a des Français dedans hein vous savez qu'il y a dedans Jack Lang et franchement je trouve que ça aurait été décevant que Jack Lang n'y soit pas qu'il ne soit en tout cas pas cité dans une affaire de pédocriminalité parce que [rires] pardon je reprends ma phrase. Jack Lang qui n'est pas cité dans une affaire de pédocriminel c'est comme Pierre Ninet qui n'est pas dans un film en 2026 louche. Voilà, [rires] elle aurait été meilleure pas coupée mais bref, c'est pas grave. Maintenant, c'est le point municipal.

Alors, il y a un candidat qui fait un peu parler de lui, l'ancien ministre qui droguerait des femmes pour les violer. Joël Guerriot. Ah non, non, non, non, non. Joël Guerriot, c'est le sénateur qui drogue des femmes pour les violer et qui a fait appel. Non, non, là, je te parle du ministre droguerait des femmes pour les violets. Dam Abad. Oui, voilà, c'est lui. C'est lui. C'est ça. Et bien et bien, il se présente sur une liste à Oyonax et quand Mediaparté euh ses accusations est allé l'interroger sur cette candidature tout à fait banale hein pour quelqu'un de mis en examen, il a répondu ceci : "Je sais pas qui c'est qui vous a envoyé.

J'espère juste que c'est pas l'extrême droite parce que face à nous, on a aussi des gens extrêmes et c'est pour ça qu'on se barre. On se qui vous a envoyé. Alors, il y avait un gros indice, un gros indice rouge avec écrit médiia part dessus. Même Carla Bruni, elle s'est repéré la bonnette, tu vois. [rires] Donc donc Méia Part est d'extrême droite. Voilà, envoyé par Extrême droite. Moi je connais pas tant que ça notre collègue Edou Plenel qui était là tout à l'heure, mais au regard de sa carrière et de ses chroniques, moi je l'aurais pas mis de ce côté-là de l'échiquer, tu vois. Et si ça peut aider, regardez ça stache. Non franchement c'est pas une moustache de droite.

Martinez Bové Magnum que des gens qui aiment [rires] Magnum. Tu as pas fait de montage photo pour ça ? C'est dommage. [rires] Dommage. Mince la prochaine fois. Autre élection les présidentielles. Bah tout le monde est candidat là. Enfin enfin tout le monde j'ai regardé la liste et gens une fois encore tu n'y es pas [rires] mais quelle quelle déception faut faire quelque chose. La présidentielle 2027 c'est l'inverse des fichiers Epstein. Tout le monde veut être dedans. Alors vous recevez Clémentine Autin pour qu'elle nous parle de son programme mais il y a aussi Ruffin, Philippe Tondolier, Gluxman, Bertrand, Lissenard Vok Hollande Mélange Rousell.

[souffle coupé] Ah ouais il va fallir le Stade de France hein pour moi. Non je rigole, c'est bon. [rires] Merci de nous le dire. Et attends attends attends, il y a des annonces de dernières minutes parce que ce matin même un nouveau candidat est apparu comme un Pokémon dans les hautes herbes. Le socialiste Jérôme Gege. Il a annoncé ce matin qu'il est candidat hors primaire pour une vraie gauche qui ne serait pas comme la fausse gauche qui croit être la vraie gauche mais que en fait c'est vrai vraiment c'est nous la gauche. Ça doit être ça. Ouais. Voilà. Petit quiz. Qui a dit une primaire fait confiance dans le peuple de gauche car elle est collective et démocratique.

Qui peut en avoir peur avant de se soumettre au votes de tous les Français ? Clémentine, Jérôme Gege, Jérôme Geg Mais oui. Et c'est là que tu vois que Jérôme Gage est socialiste, il se trahit lui-même. [rires] Pourquoi pourquoi tous ces gens pensent qu'ils ont les qualités requises pour la fonction présidentielle ? Je je me pose sincèrement la question. Et bien celui qui nous l'explique le mieux, c'est Michel Eddouard Leclerc, patron des magasins. Lecler, voilà. Merci Jean. Lecler euh qui lui-même n'exclut pas d'être candidat parce que il n'est pas plus con qu'un autre. Ouais, il l'a vraiment dit, hein, à la radio sur France Interogan.

Euh alors, absolument, ça c'est quand même le meilleur programme. Évidemellement, [grognement] c'est peut-être vrai, Michel n'est peut-être pas plus con que les autres, mais est-ce que c'est vraiment ça le critère évidemment pour candidater à la présidentielle ? Moi, je croyais que c'était un mélange d'abnégation, d'exemplarité, de sens de l'intérêt général, mais non, il suffit de savoir-faire, c'est laasset. Alors, désolé hein pour les porteurs de chaussures à scratch ou les Salomons. Votre ambition présidentielle s'arrête maintenant. Ce soir, vous recevez Clémentine Autin, [raclement de gorge] député de SC Saint-Denni, LFI. Ah non, pardon, Clémentine a quitté le groupe. Euh non non.

Et c'est pas la première fois que elle vit une rupture pour différents artistiques puisqu'elle a déjà vécu son départ d'aba Cadabra. Oui. Son groupe de reprise de chansons d'abas en français quoi. Ouais. Vous avez pas tous l'info, j'ai l'impression. Si si. Émilien, tu veux ?

Oui oui oui oui tu veux en parler ou la chanson était bien d'ailleurs [rires] c'était des reprises de chanson bah je le fais rapidement mais de abas en français c'était jeune Clémentine Autin qui qui avait 10 ans parce qu'elle a commencé sa carrière dans la chanson et je pense qu'il faut le le dire absolument et là c'était je pense pour la chanson Monz mon nez mon nez euh voilà avec Plastique Bertrand euh très bien mais si jeune et déjà si fermement indépendante Michel Drucker qui a présenté sa première apparition télé à Didelle Celle-là un jour, elle sera grande et on en reparlera. Et ben, il avait raison Michel parce qu'on en reparle ce soir. Ouais, absolument.

Aujourd'hui, elle se déclare candidate. Elle sait donc faire ses laasset et [rires] et dit vouloir tenir le discours d'une gauche décomplexée et et ça je trouve que c'est une bonne formule gauche décomplexée. C'est ça claque, tu sais. Ça se retient tout de suite comme si on l'avait déjà entendu quelque part. Ouais. Ouais. Ouais. Ouais. Ouais. Gauche décomplexée, ça veut dire qu'il y a une gauche complexée. Je Non, c'est quoi un gauchiste complexé ? C'est une vraie question. C'est c'est quelqu'un qui est syndiqué en cachette et qui assume pas de devoir augmenter les salaires. C'est ça. Le demande à Jérôme Gu.

C'est [rires] Elle est donc candidate et elle sort un manifeste demain matin avec les grands points de son programme. Alors ça ça a pas dû être facile he quand même parce que vous avez déjà essayé de construire un programme similaire à LFI sans dire que c'est LFI parce que vous êtes plus avec LFI parce que vous êtes pas d'accord avec LFI mais qui est très proche quand même du programme de LFI parce que LFI son problème c'est pas le programme quoi. Voilà. [rires] Bon ben c'est pas facile et ça se voit parce que Clémentine Autin veut un renouveau démocratique. Concept quand même innovant et très original. Elle souhaite aussi augmenter les salaires. Idée de fou.

[rires] Elle est décomplexée la Climentine he franchement. Et elle veut aussi une nouvelle coalition internationale. Et vu les forces en présence, j'ai envie de dire il y a plus cas. Elle résume tout cela en disant qu'elle veut défendre la vie meilleure. Et ça ça c'est disruptif. Ça change des programmes de gauche qui veulent une vie pas ouf ou une vie bof bof. [rires] Donc Clémentine est de gauche ou décomplexé ? Oui. Reste plus qu'à voir si elle peut être d'une gauche peut-être un peu plus précise. Voilà, je vous laisse l'interroger. Merci beaucoup Adelle pour cet avis d'Adel. Merci pour cette chronique et n'hésitez pas à aller voir Adelle en spectacle évidemment où qu'elle se produise.

Chers amis, sans transition, je vous propose qu'on accueille notre invité politique, la députée de SC Saint-Ni, candidate à l'élection présidentielle, Clémentine Notetin.

2:25:41
Non speech

[musique]

2:25:45
Locuteur

Bonsoir. Bonsoir Clémentine Autin. Bonsoir Clémentine. Merci d'être avec nous sur le plateau de de Backat. Je suis ravi d'être avec vous. Ravi, tu étais déjà venu pour la saison 1 de l'émission à l'époque. On était tout petit nous comme émission. J'étais même pas là. Et euh tu étais même pas là et du coup, c'était vachement moins bien. Il y avait il y avait que Gen mais euh mais voilà donc et Usul qui était là. Tu reviens euh Clémentine, tu as beaucoup de choses à nous dire. On va parler de ce que tu proposes en tant que candidate à l'élection présidentielle. Mais avant, tu as décidé de passer par la primaire du Front populaire 2027.

Je voudrais que tu nous parles un petit peu de de cette primaire. C'est quoi ce ce cette primaire ? Elle vient d'où ? Et c'est quoi votre espace politique à vous, à toi et aux autres candidats de cette primaire ? H c'est une initiative qui a été prise par Lucy Casté qui était cette personnalité qui a été choisie par le Nouveau Front populaire pour être notre premier ministre.

Emmanuel Macron a décidé autrement et elle a pris une initiative en juillet dernier de demander à toutes les organisation parties prenante du Nouveau Front populaire de venir construire le projet la candidature pour 2027 en partant du principe que dans le paysage politique actuel alors que nous avons une vague néofasciste qui souffle fort rassemblement national qui est aux porte du pouvoir l'urgence à gauche c'est d'être capable d'être uni et de se présenter au fran française et aux français avec une proposition politique comme on l'avait fait avec le NFP où je rappelle que on a réussi en 4 jours à se mettre d'accord et ensuite alors que les européennes ça a été quand même son et lumière, tout le monde s'est insulté, on a réussi à se mettre d'accord et on a permis de lever l'espoir avec 9 millions d'électeurs et d'électrices qui sont venus déjoindre tous les pronostics.

Donc Lucy Casté, elle a invité tout le monde. Tout le monde n'a pas répondu présent. Voilà, c'est ça le résultat final, c'est qu'il tout le monde n'a pas tout le monde a été invité, tout le monde n'a pas répondu présent.

Donc ceux qui ont répondu présent sont les écologistes debout de François Ruffin l'après le mouvement que je représente le Parti socialiste et ceux qui nous ont envoyé une lettre pour continuer à discuter, ce sont les communistes et ceux qui n'ont absolument pas répondu, ce sont les insoumis qui ont visiblement leur candidature déjà prête qui est Jean-Luc Mélenchon pour la 4e fois et qui n'entendent pas se réinscrire dans une démarche unitaire, ce que personnellement je regrette. Pour le coup, ils ont toujours refusé cette démarche unitaire pour une campagne présidentielle.

On peut pas leur reprocher de pas avoir répondu à un truc auquel Mais si, on peut leur reprocher parce qu'on peut penser que la situation politique d'aujourd'hui n'est pas celle de 2012, ni de 2017, ni même de 2022 et qu'on est en 2027 et que nous avons l'acquis de la NUPES, l'acquis du Nouveau Front populaire et une responsabilité historique, absolument historique. Moi je veux pas qu'on soit la gauche Don Lookup. Vous connaissez Don Lookup ? Ouais. Voilà le film hein. Donc c'est c'est les présidents, les grands chefs, tout ça, ils sont en train de de d'être dans leur guéger entre eux.

Ils se regardent, ils se bouffent le nez entre eux et ils voi pas qu'il y a un astéroïde qui est en train d'arriver et qui va se projeter et tout détruire. Mais justement, voilà, on est en plein dedans. Donc, j'aimerais qu'on sorte de là. Mais justement, c'est pas la gauche de 2022 ni même de 2024 parce que là effectivement il y a eu un nouveau Front populaire à l'Assemblée nationale mais en fait on voit déjà que l'Union ne tient pas dans l'assemblée.

Donc certes, il y a pas la majorité absolue absolue mais déjà si même sans la majorité absolue donc moins de gens normalement on se dirait on s'entend plus déjà là ils s'entendent pas donc enfin pour moi dans la configuration actuelle de l'assemblée je pense que c'est assez normal que la France insommise veu pas veuille pas se s'inscrire dans la primaire en fait.

Alors, moi je pense que c'est à moitié vrai, c'est-à-dire qu'il y a un sujet sur lequel on s'entend pas du tout et le désaccord est réel, c'est la stratégie par rapport au budget puisque moi, je fais partie de celles et ceux qui ont voté la censure à chaque fois qu'elle a été proposée, qui ont pensé que le plus important c'était de garder notre cohérence et de ne pas avaler euh un budget moyennant quelques petits goodies, petites mesurettes, mais qui euh au final masque l'ensemble. de l'épure du budget qui est le même que l'année dernière. Donc moi, je suis pas d'accord avec cette stratégie.

Les socialistes pensent que c'était mieux d'aller négocier et discuter et au final n'ayant pas vraiment de solutions alternatives dans la situation en cas de dissolution, leur stratégie était d'aller chercher ce qu'on pouvait aller chercher. C'est un vrai désaccord sur ça. Les socialistes, ils ont leur place dans cette primaire. C'est un désaccord stratégique sur le reste de nos votes avec les socialistes. Faut être honnête. Je veux dire quand il y a la taxe duman, il la vote. Quand il y a la taxe sur les mun les multinationales que j'ai proposé, il la vote.

quand il y a il y a enfin ce que je veux dire c'est que si on commence à regarder sur le fond aussi d'un certain nombre de de votes, moi j'ai le sentiment que par rapport à d'autres périodes et nous sommes plus proches que à l'issue de l'air de l'air Hollande où là effectivement c'était absolument incompatible et surtout encore une fois j'insiste c'est-à-dire qu'on ne comprend pas cette démarche d'union si on ne voit pas la menace d'extrême droite et ce que serait la France si le Rassemblement national arrivait au pouvoir. Et moi c'est ça qui me motive, c'est ça qui me fait dire qu'on ne peut pas rester dans les deux gauches irréconciliables.

Les socialistes restent des socialistes, les autres reste aussi comme moi, voilà, tel que tel que je je suis et j'ai toujours été. Mais je pense que nous à situation nouvelles, stratégie nouvelle. Justement, vous vous parlez du Parti socialiste et qui a en gros pas de désaccord irréconciliable. Il y a pas si longtemps, j'ai intervie pour sur la chaîne Twitch de LUMA Olivier Fort. On lui demandait quelles sont les grandes mesures que porte le Parti socialiste, les grandes conquêtes sociales qu'il fallait utiliser pour arriver au pouvoir et convaincre les gens de voter pour vous.

Et Olivier Fort en substance répond franchement, vous avez vu l'état des de nos finances, c'est pas trop l'heure des concadres sociales. Vous vous êtes OK avec ça ? Non, d'ailleurs, je l'ai écris dans mon dans mon manifeste qui paraît demain, je pense exactement l'inverse ou dans l'interview que j'ai donné aujourd'hui à Libération. Je pense exactement l'inverse. C'est-à-dire que et donc c'est conciliable. Ma conviction, c'est que la gauche, elle doit être en conquête et arrêter d'intérioriser cette pensée dominante selon laquelle on aurait pas les moyens. Nous sommes la 7e puissance économique mondiale. Nous avons des capacités humaines considérables dans notre pays.

Et euh si on sort de ce qu'on appelle la politique de l'offre, hein, c'est-à-dire cette politique qui fait que sans arrêt on abaisse le prétendu coût du travail alors que le travail est une richesse, qu'on abaisse la dépense publique alors que c'est ce qui nous permet de faire vivre l'égalité, l'universalité et nos nos principes en fait républicain de nous faire avancer, de faire avancer le progrès humain.

Donc si on sort de ça qui en plus nous met dans le rouge viif budgétaire cette politique c'est complètement dingue [grognement] de la part de ceux qui nous font des leçons sur la dette la dette la dette et bien moi je pense qu'on a des marges considérables et que nous pouvons au contraire nous projeter dans une société qui n'est pas faite que de régression et avec le sentiment que nos enfants vont vivre moins bien que nous et dans mon manifeste j'en propose un certain nombre dont la sécurité sociale de l'alimentation qui est par exemple une proposition qui nous projette pas simplement à vouloir conserver notre sécurité sociale, nos conquêtes issues notamment du Conseil national de la résistance, mais de dire bah tiens, pourquoi on créerait pas carrément une nouvelle branche de la sécurité sociale ou je propose aussi sur l'école de sortir un peu des logiques.

On y viendra tout à l'heure. On reparlera de de tes propositions là. Là, on parlait vraiment de la primaire. Bah oui, enfin du pardon mais je j'insiste le programme du NFP déjà c'est trop pour les socialistes. Alors la tout enfin il faut il faut dépenser il faut ils vont ils vont pas être d'accord hein. Et ben c'est c'est l'objet de la discussion par j'ai une question après làdessus.

Et puis par ailleurs, s'il y a une primaire, ça veut dire aussi que bah toutes celles et ceux qui sont là, qui nous regardent, les insoumis, les communistes, les socialistes qui ont rompu avec l'air Hollande, les écologistes et puis surtout des syndicalistes, des activistes pour le climat, des antiracistes, des antifascistes. Enfin, ça fait beaucoup de monde dans ce pays qui peut se dire "Saisons-nous de cette primaire et faisons en sorte que sorte victorieux ou victorieuse de cette primaire une personnalité qui incarnera une gauche franche." C'est ce que je propose. C'est le sens de ma candidature. C'est quoi la place du programme dans cette primaire là ?

Est-ce que donc vous êtes dans le manifeste et dans l'interview que vous avez sorti, vous sortirez euh donc vous vous évoquez des grands objectifs de réorientation des politiques publiques et vous évoquez que le programme viendra dans un second temps. Donc il y a votre programme et j'imagine qu'il y aura quand même quelque chose de vaguement commun à cette primaire du du Front populaire donc qui je suppose n'est pas sans rien avec le programme du NFP. Mais ça viendra quand ? Est-ce qui s'imposera au candidat candidate et surtout quand ? Parce que finalement, on est comme à 15 mois des présidentiels.

Une une campagne c'est ça commence très tôt euh et surtout si on met beaucoup de temps à choisir la personne. Euh et donc qu'est-ce qu'il en sera en tout cas de ce de ce programme là ? Alors, on a une date pour la primaire, c'est le 11 octobre et le travail est enclenché sur le le programme. En tout cas, la plateforme commune, ce qui n'empêchera pas chaque candidature de développer ses ses propres sa propre vision, ses propres propositions et il est bien évident qu'à la fin des fins, celui ou celle qui gagnera imprimera aussi le la dynamique générale. Donc on aurait dû, c'est mon avis, commencer d'abord par cette plateforme, la rendre publique et ensuite donner la date.

Bon, c'est pas exactement ce qui s'est passé. On a commencé par la date, on a commencé par la procédure et on est en cours de travail sur le programme. Mais si on voulait avoir plus de garanties, ceux qui sont par exemple inquiets des garanties programmatiques, ben je crois pas que c'est en se mettant en dehors que ça va nous aider, c'est en rentrant dans le processus. C'est c'est ça qui va garantir qu'on aura la meilleure proposition politique et qu'on ne ressombrera pas dans les airements encore une fois de de la période Hollande et je dirais même plus profondément de toute la social-démocratie en Europe des 40 dernières années.

C'est c'est cet échec là dont la gauche doit sortir pour se reprojeter à nouveau en dehors de ces politiques néolibérales productivistes pour avoir un autre imaginaire et d'autres propositions concrètes qui permettent d'améliorer le quotidien des Françaises et des françaises. Moi je pense que c'est possible. Tu parles des années Hollandes et c'est intéressant parce qu'il y a eu une primaire à gauche en 2017. Il y a eu une primaire qui a dû trancher la question de savoir qu'est-ce qu'on fait du quinquena Hollande ? Est-ce qu'on est-ce qu'on rond avec ou est-ce qu'on continue avec ?

Euh les électeurs, le peuple de gauche, en tout cas ceux qui ont voté à cette primaire ont décidé qu'il fallait arrêter, qu'il fallait soutenir Benoît Amont, un frondeur à l'époque. Et ça a provoqué le départ de François de Rugie et de Manuel Vals qui ne pouvait pas raisonnablement soutenir Benoît Amont inversement au demeurant. Si François Drugi Emmanuel Vals avait gagné cette primaire, beaucoup de gens, y compris probablement Benoît Amont n'aurait pas soutenu sa candidature à l'élection présidentielle. Qu'est-ce qui empêche votre primaire aujourd'hui de pas refaire ce scénario ?

Est-ce que tu penses vraiment que si François Ruffin ou toi vous remportez cette primaire, vous allez être soutenu par Jéom G, Carol Dalga et les autres ? Et inversement, si quelqu'un du du PS plutôt de la droite du Parti Socialiste gagne cette primaire, tu vas vraiment le soutenir. Tu vois, c'était aussi la question qui était posée pour la candidature de Zor Mamdani à New York puisqu'il y avait des candidats qui étaient vraiment pas sur la même ambiance de gauche. Il a gagné et d'ailleurs il y a un des candidats non non il y en a un qui a qui s'est présenté contre lui, il a été ratatiné pardon. Il a été [raclement de gorge] ratatiné.

Donc en fait la personnalité qui sort gagnant ça lui donne de l'élan et Benoît Amont quand il a gagné certes ensuite il s'est réinscrit dans l'histoire du Parti socialiste et Jean-Luc Mélenchon les courbes se sont se sont en fait inversé je pense que sa victoire a en réalité aidé la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ça a indiqué aussi un sens cette rupture avec la Hollandie. Ils ont préféré peut-être l'original euh qui était à ce moment-là la candidature de Jean-Luc Mélenchon et on était tout ça aussi facilité la fuite vers la République en marche. Oui, mais on était on était tout près de de du bilan. On était dedans. On était dedans.

[raclement de gorge] Donc là, il faut se rendre compte que on n'est pas en 2017, on est en 2026 et bientôt 27. Donc du chemin a été parcouru et précisément toute une série de personnes qui continuent à penser que il faut une politique d'accommodement, que il faut ne pas déranger. C'est la moitié du Parti socialiste aujourd'hui quand même l'essentiel sont allés chez les Macronistes et c'est pourquoi j'ai confiance dans le vote du Parti socialiste qui probablement aura lieu en avril ou mai après les élections municipales et qui vont trancher cette questionlà.

Et la question qui va être posée au socialistes, c'est est-ce qu'ils se ré à gauche et donc ils font la primaire avec nous en prenant d'une certaine manière le risque pour eux de ne pas être la candidature ou est-ce que ils s'isolent au risque de rejouer le scénario d'Annie d'Alg en faisant 1,67 % à la présidentielle ? Ça la question qui rou c déjà la question qui été posée lors de la lors du congrès qui a eu lieu au mois de juin et on est retombé sur un scénario à quasiment 5050. Euh donc ça ça montre aussi que les les le le le Parti Suis au Parti socialiste et le Parti socialiste a à régler ses problèmes.

Est- qu'on est d'accord que c'est quand même un peu déterminant pour la suite de la primaire. Oui, mais je pense que je pense qu'une majorité, c'est mon avis, je pense qu'une majorité décidera de se réancrer à gauche. Que feront les autres ? Est-ce qu'ils seront pas contents qu'ils iront bouder, qu'ils finiront parir une candidature comme comme je comme François Hollande ? Je doute que Raphaë Gluxman soit candidat si le Parti socialiste ne le soutient pas. C'est ma conviction. Je peux me tromper. Je l' dit ici, je pense qu'il n'ira pas. Est-ce que François Hollande du coup prendra le costume ? Peut-être, pourquoi pas ? C'est l'or. J'ai envie de dire c'est pas mon sujet majeur.

Mon sujet majeurme, c'est comment on fait pour avoir une gauche qui crée de la dynamique populaire, qui se rassemble et qui peut accéder au second tour ce qu'on a pas réussi à faire les dernières fois. On n pas réussi même juste à accéder au second tour, ce qui est quand même impréalable pour pouvoir empêcher l'extra. Tu parles de l'accession au second tour, je trouve ça intéressant. Aujourd'hui, le mieux placé pour accéder au second tour, c'est Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi tu le soutiens pas ? Euh, d'abord c'est dans ça dépend des sondages pour accéder au second tour. Parfois aujourd'hui, c'est Raphaël Bluxman. Deuxièmement, je ne crois pas les sondages de l'instant téé.

La politique c'est en dynamique. Donc si on avait regardé les sondages de 1 an avant les précédentes présidentielles, Jupé aurait été premier ministre, aurait été pardon président de la République, Bairou aurait été pour ce qui est de la gauche, Jean-Luc Mélenchon part aux alentours de 10 15 et monte petit à petit jusqu'à 20. On le sait, c'est une dynamique, c'est c'est une machine de campagne. La France Insouise, tu la connais de l'intérieur d'ailleurs la connais de l'intérieur mais cette fois-ci est-ce que ça va fonctionner ? Je sais pas.

Euh est-ce que euh d'autres éléments aussi puisque vous regardez les sondages, il y a aussi d'autres éléments sur la structure du vote autour de Jean-Luc Mélenchon et de son image qui peuvent laisser penser que ça va pas fonctionner forcément de la même manière cette fois-là. Et puis ça dépend de ce qu'il y a à côté. Si effectivement aucune offre ne se dégage, aucun rassemblement, aucune dynamique, effectivement il peut essayer cette fois-ci d'espérer aller au second tour.

Mais s'il y va, est-ce que vous pensez ici sérieusement que vu euh euh ce que une majorité de Français pense de ce qu'est le profil actuel de Mélenchon et de la France insoumise, il a une chance de gagner face à l'extrême droite ? C'est quand même un vrai sujet.

Quo quoi qu'il en soit, est-ce que vous pensez que le fait d'avoir concentré beaucoup d'énergie sur des clivages et des clivages parfois où il s'est isolé de la gauche et même isolé des insoumis, celles et ceux qui nous regardent peuvent être en sympathie avec le programme de la France insoumise et penser que on a besoin dans le même temps de clarté sur la démocratie, sur l'antisémitisme, sur le régime chinois, sur le régime de Maduro. Ça fait beaucoup de monde ça au sein des insoumis ou même ceux qui se sentent pas insoumis mais qui ont de la sympathie.

Je suis pas persuadé parce que le la dynamique de votre utile reste quand même très puissante en faveur de Jean-Luc Mélenchon à gauche par traumatisme répété y compris de non ils on mar de perdre les électeurs de gauch ils en ont marre de perdre et voilà Émilien Lauren TV moi j'allais demander bon OK la politique c'est en enfin c'est dynamique et cetera admettons on est allé à 6 mois de l'élection présidentielle il y a trois candidatures il y a Raphaël Guxma d'un côté Jean-Luc Mélenchon et le ou la candidate qui sortira de la primaire potentielle.

Est-ce que vous vous retiriez pour éviter justement de diviser encore plus la gauche pour pouvoir et enfin et permettre à l'extrême droite de gagner ? En fait, en réalité le le processus de primaire, il est précisément pour éviter qu'il y ait les deux gauches irréconciliables. Mais il y en a qui veulent pas y aller. Donc comment on peut ben d'accord. Bah donc faut pas me dire à moi qu'est-ce que vous faites si vous arrivez pas à à faire que on n pas ces deux gauchers réconcilables. Je suis compte. Donc la question faut la poser à ceux qui veulent absolument faire revenir ces deux gauchières réconciliables, c'est-à-dire la droite du Parti socialiste et la mélanchonie.

Mais le reste, ça fait beaucoup de monde. Une enquête d'opinion, il y en a eu deux, deux sondages qui ont été faits sur les électeurs du Nouveau Front populaire et les électrices du Nouveau Front populaire. 76 % pour l'Union, c'est 76 % qui pensent qu'il faut une candidature unique des gauches et des écologistes. Donc c'est pas je suis pas marginal ce que je suis en train de raconter, c'est majoritaire dans le peuple de gauche. C'est pas du tout marginal. Donc moi je me bats pour ça. Alors après si on échoue, ben je pense qu'on aura un scénario de la défaite. Je ne veux pas de ce scénario de la défaite. Et je ne je vais même dire autre chose.

Je ne supporte plus cette espèce d'ambiance fataliste, un peu de mélancolie gauche. Toute façon, c'est comme ça. On peut pas faire autrement et cetera. Mais purée, il y a l'extrême droite en face. Il y a le clan Le Pen qui est là. Et nous, on est à regarder nos divisions, nos divergences, à se dire que c'est pas possible.

Quand je vois le bilan de Trump, quand je regarde ce que fait Mélanie, quand je vois ce qui se passe en Hongrie avec Orban, et ben moi franchement, je me dis que il y a un moment donné, il faut se retrousser les manches et y aller et essayer de tout faire pour créer une dynamique populaire qui soit centrale, qui porte le cœur de la gauche et qui permette de marginaliser les deux franges qui veulent absolument reconstituer deux gauches irréconciliables qui pour le coup créent un boulevard pour l'extrême droite.

C'est justement sur cette émulsion populaire organisationnellement souvent les primaires c'est une affaire de parti même quand il y a des qui s'y greffent c'est la primaire de la primaire du PS primaire des écolos donc vous il y a pas vraiment il y a des partis qui pourraient venir en entier dedans d'autres c'est plus compliqué organisationnellement qui qui vont être les forces vives pour créer de l'intérêt avoir ces 2 millions de personnes que vous voudriez venir dans le voter et qui après feront la campagne qui ce sera est-ce que ce sera l'mitant des partis est-ce que vous voudriez recruter des des des citoyens motivés soyent motivés et comment vous voulez faire en terme d'organisation quoi non mais si c'est que les militants des partis honnêtement c'est déprimant d'abord parce que les partis représentent malheureusement aujourd'hui très peu de monde.

Je le regrette parce que je pense que on peut pas se satisfaire du fait que ce que j'appelle les médiation c'est frite et c'est vrai aussi pour les syndicats et je pense que ça n'est absolument pas une bonne chose. Et ce qui est certain, c'est que notre affaire ne peut fonctionner que si, comme je le disais tout à l'heure, des syndicalistes, des activistes, des féministes, des militants LG LGBTQ, enfin bon, je vais pas faire toute la liste, mais des citoyennes et des citoyens aussi qui sont épris de de justice, de démocratie, des gens qui viennent en aide, j'en ai vu plein des jeunes au migrant à Dinquerque ou euh ou ailleurs.

Bref, je pense que il y a beaucoup de monde dans ce pays qui ne veut pas de la bascule dans le fascisme et qui espère que le camp de l'émancipation humaine va être capable de dessiner un projet de et de de rouvrir une espérance. Je pense la primaire, c'est pas qu'un vote, c'est aussi du coup une organisation avec des militants des activ. Exctement. Exactement. Et moi, j'appelle à ce que tout le monde s'en empare. Elle sera ce qu'on décide d'en faire. Elle peut être rabou grriis, terminée sur une candidature qui ne crée pas de la dynamique populaire comme elle peut faire exactement l'inverse.

Ça été le cas pour pour Tobira pour la Mais toira, ça n'a rien à voir en fait parce que il y avait pas de candidat officiel. Donc on peut, c'est très difficile à comparer. La seule chose que je me dis c'est voilà une candidate enfin une campagne pour une primaire qui n'avait pas de candidat qui s'est faite au dernier moment qui avait aucun parti qui la soutenait et qui avait quand même 500000 votants. Je me dis c'est c'est fou 400000 oui mais c'est énorme. Non mais je veux dire c'est c'est complètement dingue. Donc on se dit qu'il y a quand même une une appétence des citoyennes des citoyens du peuple de gauche pour être voilà décider aussi.

Et après tout, s'il y a ces deux gauches, pourquoi on demande pas au peuple de d'en décider ? Moi, j'ai confiance. Moi, j'ai confiance parce que je suis convaincu que le cœur de la gauche, il se il se situe du côté de ma proposition politique et pas dans un flanc soit sectaire d'un autre et trancier, soit et et bon, je refais pas la liste, mais avec un certain nombre de choses qui moi me posent problème aujourd'hui dans la France insoumise et ni du côté d'une gauche molle à l'au de rose qui nous ramènerait en arrière. Je n'y crois pas.

Mais euh il se trouve Clementtinoting j'étais à Bieu au moment où vous avez lancé ce processus début juillet de primaire et déjà tout le monde disait qu'il ne fallait pas une primaire rabouie, qu'il fallait que la société civile s'en empare. Il y a vous vous en avez parlé he la base militante qui doit s'emparer selon vous primaire mais il y a aussi une question de casting parmi les personnes qui sont candidats. Aujourd'hui on a l'impression qu'on se retrouve avec une galerie de chefs de parti. Vous l'êtes pour pour l'après. François Ruffin l' pour debout. A priori Olivier Fort a très envie d'y aller pour le Parti socialiste. Marine Tandelier pour les écolos.

Donc en fait là pour l'instant on a l'impression que les potentiels électeurs de cette primaire n'auront le choix contre des chefs de parti. Donc en fait contre des contentre des partis et donc la ligne de certains partis. Comment ils font ? Euh comment elle ferait parce qu'on va citer des femmes un peu euh des Sophie Binet des Cécile Duflot si jamais l'envie leur prenait de euh de de de participer et pour pas vous que vous soyez tout le temps enfermé entre appareil. Bien euh moi je je redoutais ça et je voulais surtout pas que ce soit les chefs de parti qui euh enfin que ce soit exactement ce que ce que vous avez décrit. C'est un gar entre chef de parti.

Bon euh la première qui a décidé euh d'être la candidate de son parti, c'est Marine Tondelier. Moi, je suis pas désignée par l'après. Je n'ai pas voulu ça justement. J'ai j'ai posé ma candidature. Après l'après dans ces instances décidera si euh le mouvement veut soutenir une candidature et si c'est moi. Mais je ne me suis je c'est précisément pour cette raison aussi que je n'avais pas envie de faire dans ce sens-là. Euh les socialistes, ils ont pas du tout tranché encore de savoir s'il y aurait plusieurs candidats socialistes ou un seul candidat socialiste. Donc on nen sait rien.

Mais je je suis vraiment pour qu'on essaie d'éviter la guerre entre euh soit le Parti socialiste, soit les écolos, soit debout, soit l'après, mais que on essaie de chercher quelle est la personnalité qui peut quand même incarner le tout, faire vivre ce pluralisme et correspondre encore une fois à ce qui est le à ce qui est le cœur de la gauche. Alors ça nous amène sera pas scrutin majoritaire, s'il y a une sorte de scrutin préférentiel. Non, ce sera quoi le mode de scrutin Ouais, c'est ça. Donc d'abord, il y a le je viens en mode de scar mais il y a le casting parce qu'en fait là ça pose la question du ticket d'entrée pour pouvoir être candidat. Ouais. Il est pas encore totalement bouqué.

[grognement] Alors d'abord ce sont des élus qui peuvent signer pour le président ou la présidente de la République par les candidats à la présidentielle officiellement. des conseillers généux des députés et des parlementaires. Donc c'est un peu plus large c'est 500 mais tous et toutes pourront désigner deux voire trois et on est plutôt en ce moment sur trois candidats. Donc ça ça ça quand même ça apaise un peu les choses hein. C'est c'est c'est du coup c'est moins la guerria, ça apaise un petit peu les choses. Et deuxième élément le mode de scrutin que moi j'appelle de mes vœux parce qu'il n'est pas encore complètement tranché.

C'est plutôt du côté du choix majoritaire au préférentiel ce qui s'est passé là encore une fois à New York et qui qui attise moins les grands clivages et qui oblige un peu tout le monde à aller euh chercher euh un profil de rassemblement euh de celles et ceux qui vont qui vont donc ça me paraît bien mais 500 c'est beaucoup même avec trois possibilités queous par exemple ben je je je pense qu'elle pose une question qui est juste je le dis je pense qu'elle pose une question qui est juste est-ce qu'il faut ajouter un autre mode de désignation possible en disant bah c'est 100000 par c'est soit ça soit 100000 parinages citoyen par exemple et bien moi je pense qu'il faut continuer à chercher pour à la fois que ce soit pas la foire c'est-à-dire qu'il y a pas non plus 25 ou 50 candidats parce que ça serait quand même ça ça ça ça ça ça serait la confusion mais je pense que c'est bien si on peut avoir des profils qui ne sont pas que des chefs de parti en tout cas moi j'y suis favorable euh venons-en à tes propositions à toi dans cette primaire dans cette candidature donc que tu portes candidature à l'élection présidentielle quand même c'est pas rien via une primaire.

Certes, tu publies demain ton manifeste qui est intitulé La vie meilleure. C'est quoi ce manifeste ? C'est un programme, c'est avec un projet. Non, explique-moi la différence entre les trois parce que c'est pas c'est pas clair. Alors, un programme, c'est très précis, c'est-à-dire que ce sont des mesures qu'on va faire pendant un quinquena sur lesquelles on s'engage, des propositions concrètes et avec des priorités et un financement précis.

Là, et je pense que c'est important dans la période, ce que j'ai voulu faire, c'est de dire quel est mon horizon, quelle est la société dans laquelle j'ai envie de vivre et ce vers quoi euh j'ai envie d'emmener euh de nous emmener d'emmener la France et et et comment je veux transformer le quotidien des Françaises et des Français. Et je pense que cette démarche est très importante au-delà de telle telle telle proposition. Alors à l'intérieur, en réalité, je crois qu'il y a quelque chose comme 70 propositions concrètes. Donc en fait, il y en a plein.

Mais je vise pas l'exhaustivité, je vise plutôt l'exemple, c'est-à-dire voilà, je dis donc il y a trois choses dans mon dans mon texte, dans mon manifeste, dans ma vision. Il y a d'abord un objectif, c'est-à-dire je propose de changer les objectifs des politiques publiques. Aujourd'hui, j'estime que ce que fait le ce que font les gouvernements, c'est de satisfaire les besoins du capital de sa croîte, c'est-à-dire en fait de contribuer à la marchandisation de la société et ça ça ne permet pas de satisfaire les besoins authentiques que nous avons. Et donc moi, je veux que les politiques publiques satisfassent les besoins authentiques parce que c'est ça qui nous permet d'être libre.

Donc ça veut dire quoi ? Oui oui, des marchandisés, c'est absolument anticapitaliste. C'est c'est clair. Mais on passe pas d'une société capitaliste à une société non capitaliste comme ça en claquant des doigts. Et c'est pourquoi je pense que la démarchandisation est un élément pour faire avancer pour pour combattre en fait les les les logiques de profil. Peut-être que nos viewers ils savent pas, ils comprennent pas bien marchandisation concrètement, ça implique quoi ?

plus de services publics, plus de protection et de solidarité et de sécurisation de nos vies et aussi euh d'augmenter alors elle plaisantait tout à l'heure sur l'augmentation euh des salaires et du SMIC, mais ça fait partie d'une meilleure répartition entre le capital et le travail. Donc ça c'est pour moi très important mais ça suffit pas parce que ce que je constate aujourd'hui c'est que tout dépend de nos vies sont marchandisé et et le capitalisme qui nous avait promis la prospérité n'est pas capable de faire que des choses assez simples qui nous permettent d'être libre, c'est-à-dire avoir un toit sur la tête, pouvoir manger sainement, avoir accès à l'éducation, à la santé, à la culture.

Et bien tout ça est entravé par le marché qui en fait des systèmes à deux vitesses et creuse les inégalités. On le voit avec des chiffres qui sont totalement éloquents, hein. Quand on on accompagne ces politiques, ce que fait ce que fait l'État aujourd'hui, et bien ça conduit à une explosion de la pauvreté. On n' pas vu cette pauvreté d'aujourd'hui depuis 30 ans. Euh les plus grandes fortunes qui sont passées de 200000 euh euh pardon 200 milliards d'euros euh de comment dire de de patrimoine à 1200, c'est c'est considérable et donc si on veut contrarier ça, il faut démarchandiser. Donc ça c'est c'est l'objectif.

Il y avait Benoît Amont qui avait le le revenu universel comme proposition choc phare qui a fait parler y compris sur les plateaux télé. Ça, il a eu au moins ce mérite-là dans cette campagne présidentielle, c'est d'imposer cette idée. Toi, c'est quoi ton idée phare dans cette primaire ? Alors euh la démarchandisation, c'est plus un concept qu'une idée. Non, je je je termine jeas je termine juste sur en deux phrases pour dire que l'objectif satisfaire les besoins authentiques de la population, une méthode, transformer l'État en profondeur pour que l'esprit public soit guide en fait le sommet de l'État.

Alors qu'aujourd'hui, on voit bien que il y a un brâge total entre le privé, le public et qui servent plus l'intérêt commun, ils se servent. Et 3è élément, l'ambition de sécuriser nos vies. Et on pourra y revenir tout à l'heure, mais c'est quelque chose de très important parce que on a une insécurité. Donc la proposition, il y a plusieurs propositions qui je pense sont innovantes. Il y en a une qui intéresse particulièrement et j'ai particulièrement développer l'année dernière quand je j'ai fait une tournée de en France et beaucoup de meetings.

J'ai beaucoup développé cette idée de sécurité sociale de l'alimentation parce que je trouve qu'elle raconte la société dans laquelle j'ai envie de vivre. Alors c'est quoi ? parce que c'est pas si simple he sécurité sociale de l'alimentation comme ça. [grognement] Euh moi je suis pour faire de l'alimentation une priorité nationale. Je pense que c'est vraiment un sujet énorme. On a aujourd'hui un français sur 6 qui mange pas à sa façais sur de qui n'est pas satisfait de ce qu'il mange, de ce qu'on mange. Et on est face à une insécurité alimentaire. Euh cette semaine euh on dépose une proposition de loi cadum sur le cum collègue Benoît Bito qui est paysan.

Euh parce que le cum bah c'est [raclement de gorge] un métal lourd qu'il y a dans l'alimentation et qui euh génère euh des cancers et cetera. Donc il faut réglementer. Bon ça c'est sur la sécurité euh de l'alimentation. Donc il faut intervenir. Et comment on peut intervenir massivement ? Et bien, on crée une nouvelle branche de la sécurité sociale et sur notre carte vitale carte vitale du coup ou on a sur la carte vitale on a de l'argent en fait dessus mettons une somme 150 € qui vient de cotisation. Donc on peut discuter d'où viennent ces cotisations, quelle est la part salariée, quelle est la part employeur, quelle est peut-être aussi la part qu'on peut prendre sur les revenus du capital.

Et cette somme est mutualisée, socialisée. Et on a des comités citoyens qui sont fléchés par bassin de territoire et qui disent que cet argent, on peut le dépenser auprès de tel producteur, de tel commerce parce qu'ici on va trouver la nourriture saine, de qualité et de préférence aussi avec beaucoup de circuits courts.

Donc c'est une manière de transformer en fait en profondeur notre système d'alimentation pas avec d'échec pour les pauvres mais avec quelque chose qui est universalisant parce que tout le monde aura droit qui serait plus facile à utiliser a priori quand on est dans un centre-ville où on a une possibilité d'accès à des produits que à des produits plutôt qui peuvent être plutôt variés que lorsqu'on est isolé on n pas de mobilité. Alors, ça c'est pas tout à fait juste parce que quand on est par exemple dans des territoires ruraux, on a aussi plus facilement accès directement au producteur. Donc en fait, ça marche pas tout à fait comme ça.

Et puis en réalité, faut-il encore que ce soit pas de l'agro de l'agroindustrie. Oui, mais oui, bien sûr, bien sûr. Mais tout le monde en fait, même quand on habite en ruralité, on est tous reliés à la ville et souvent on fait nos courses à la ville. Donc euh et par ailleurs, s'il y a ces cartes-là, ça va permettre de développer aussi euh ces commerces qui vont pouvoir s'installer parce que elles auront un déboucher avec cette carte, avec cette somme.

Donc je pense que c'est vraiment quelque chose qui peut transformer notre rapport à l'alimentation et faire vivre des agriculteurs qui sont les plus vertueux pour l'environnement mais pour notre santé aussi plus qualitatif puisque cet argent cette masse considérable d'argent sera réinjectée directement au profit des paysans les plus les plus vertueux. Donc ça ça va aider à la transformation de notre modèle agricole. Moi, j'ai deux questions en une. Euh en fait, quand bon, j'avoue, j'ai pas tout lu le manifeste, mais de ce que j'ai compris, enfin, je trouve que ça ressemble beaucoup euh au programme du nouveau du Nouveau Front Populaire qu'il y avait en 2024, je m'en cache pas.

Donc déjà, la première question, c'est du coup c'est quoi la différence entre vos mesures et celle du NFP ? Et la deuxième chose, c'est que enfin, je pense qu'il y a, j'ai l'impression qu'il y a une volonté de votre part de faire consensus donc sur des trucs comme la taxe dumane, là la sécurité sociale de l'alimentation et cetera qui j'entends sont des bonnes positions, il y a pas de souci.

Mais euh de ce qu'on voit en tout cas dans les élections, les gens et notamment le peuple de gauche ont envie pas un truc justement mou qui fait sécurité sociale qui fait qui fait consensus mais sans enthousiasme mais ont plutôt envie bah comme ça s'est passé justement pour Zoran Mamdani d'un truc de un programme et une candidature de rupture et en plus et du coup si justement il y a il y a à mon sens en tout cas une primaire où on a euh plein de candidats et cetera et on va globalement généralement ce qui ce qui ressort, c'est quelqu'un qui fait plutôt consensus, d'accord ?

Mais du coup, qu'est-ce qu'on fait à ce moment-là du report de voie sur euh bah soit euh du coup au niveau pour la droite du PS, donc du coup généralement plutôt macroniste et de l'autre côté plutôt mélanchonniste et cetera. Donc en fait, enfin pour moi, en fait, à chaque fois, on aura trois euh trois blocs en fait en plus de de celui de de la droite et l'extrême droite qui fait que bah en fait numériquement il gagne. Donc voilà.

Donc si je dois résumer ma question, c'est quelle est la différence entre votre programme et celui du nouveau Front Populaire et comment faire en fait finalement pour que ce soit une candidature enthousiasmante, une candidature de rupture et pas un truc mou comme ce qu'on a connu ?

Alors, il y a une je vois une petite contradiction, si vous me permettez, dans vos questions parce que euh vous dites euh "Ah bah votre programme, on dirait celui euh du Nouveau Front Populaire, mais en quoi votre programme est un programme de rupture Donc euh moi je pense que d'abord la différence c'est que le NFP c'était un programme, pas un projet comme je le propose hein, c'est pas le même nature de texte et je ne me cache pas en effet de vouloir opérer un certain nombre de ruptures. Donc mon projet c'est clairement un changement en profondeur des politiques telles qu'elles sont conduites. Donc je vois pas très bien ce qu'il y a de mou.

Je pense que c'est plutôt euh quelque chose de de voilà, c'est une gauche franche qui assume qu'il va falloir faire des changements qui sont des changements substantiel. La taxe du elle est consensuelle mais tant mieux. Oui, minimum, je veux dire, j'ai envie de gagner dans le pays. C'est un minimum syndical. C'est une clé d'entrée pour une grande réforme de la fiscalité. Parce que moi derrière la taxe du Zukman, j'ai pas que la taxe Zucman. J'ai plein d'idées. Je pense même qu'il faut euh enfin poser la question de l'héritage dans notre pays. Il y a 9000 milliards d'euros qui vont être transmis des des mouomers euh à des retraités globalement.

Donc il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et que la question de l'héritage dans une France qui est en train de redevenir la France des héritiers, il faut qu' aussi qu'on s'en parle de ça. Faut qu'on s'enle de l'attaque sur les multinationales. C'est pas très consensuel. Je la propose la taxe sur les multinationales, elle peut rapporter 26 milliards d'euros mais il s'agit quand même d'imposer les multinationales. Donc quand même une confrontation importante avec euh j'ai envie de dire, je sais pas comment on pourrait les appeler, mais euh euh l'oligarchie tout simplement.

C'est très important quand je propose une loi anticoncentration dans les médias, ça suppose aussi une très forte confrontation avec l'oligarchie. Donc je l'assume absolument et mais j'assume à la fois de vouloir un changement en profondeur et de chercher des mesures qui peuvent être consensuelles dans le pays parce qu'il faut gagner. Et donc je vois pas de contradiction entre les deux et je pense même que ces propositions euh souvent d'ailleurs il y a il y a il y a une inadéquation entre l'offre politique et nos propositions. Quand on voit nos propositions, toutes celle du NFP, est-ce que vous êtes capable d'en citer une tiens qui vous a branché enthousiasmé ?

une seule mais sincèrement c'était compliqué. Attends mais non mais c'est une vraie question parce que vous dites c'est c'est super le programme du NFP ça m'a fait rêver. Est-ce que vous avez une proposition les les ultra riches ? Bah d'accord. Bon la tax du mais vous avez dit tout à l'heure ou ça c'est consensuel. Est-ce que vous avez autre chose qui vous a marqué que que vous avez retenu comme super proposition ? Franchement non. Voilà. Et ben moi je vous dis ma sécurité sociale de l'alimentation, vous allez vous en souvenir et je vais vous en donner une deuxième dont vous allez vous souvenir.

Pour l'éducation, je pense qu'il faut totalement changer le système de financement de notre de notre éducation nationale. Euh financer comment ? Il faut revoir euh il faut revoir le système. Ouais. Et bien moi, je veux le faire sur euh ce qu'on appelle l'IPS qui est l'indice de position sociale dans lequel vous mettez le privé dedans. Alors l'indice de position sociale, c'estàd de financer en fonction de la sociologie d'une certaine manière des parents, des élèves, donc des élèves. Et plus vous avez des catégories sociales euh en difficulté, plus vous donnez de l'argent à l'établissement, moins vous en avez. Mais ça s'appelle les réseaux RP et R plus. Pas du tout.

les réseaux rep, c'est un système justement qui géographique donne plus d'argent pour des zones géographiques en fonction d'un certain nombre de critères assez assez précis. ou moi je pense qu'il faut le faire intégralement sur l'ensemble des établissements et intégrer le privé dedans.

Et je vous assure que si vous mettez le privé avec les critères de l'indice de position sociale, vous allez voir que ça va être vraiment autre chose et qu'on va arrêter de subventionner en fait des établissements qui euh euh qui sont privés et surtout dans lesquels vous avez essentiellement des élèves dont les parents ont beaucoup beaucoup d'argent, position sociale et culturelle favorisée et qui n'ont pas besoin prioritairement de l'argent public. Donc, je veux que l'argent public aide les établissements et les élèves qui en ont le plus besoin. Et je vous assure que cette mesure, elle peut transformer considérablement l'éducation nationale.

Bon, elle n'est pas dans le nouveau dans le programme du nouveau Front populaire, mais c'est pas grave. Enfin, je veux dire, on peut être d'accord avec l'essentiel du programme du nouveau Front populaire et trouver que cette idée que je propose sur l'éducation est une bonne idée ou que la sécurité sociale de l'alimentation qui n'est pas dans le programme du nouveau front Popel est aussi une idée qui peut, vous voyez ce que je veux dire, qui peut qui peut emmener et enthousiasmer. Sur le travail, tu tu dis que tu souhaites que le CDD ne soit plus la norme. Tu veux une généralisation du CDI, tu veux moins de contrat cours, tu veux moins de casser le code du travail.

Je veux qu'on arrête de casser le code du travail. Ça suff ça suffit. Ah bah recréer des normes. Arrêtez de faciliter toujours les ruptures de contrat. Encore le MEDEF qui propose le CPErte pas. C'est la fen c'est la fenêtre pardon c'est la fenêtre d'Overton. Donc il en a encore ouvré ouverte une. C'est pour ça tout à l'heure elleironisée aussi sur la gauche décomplexé. Mais c'est un peu ça aussi la gauche des complexés, c'est arrêter d'intérioriser euh vous voyez ce que je dire, d'être tout le temps sur la défensive en fait, c'est d'aller sur l'offensive. Donc oui, je veux que le CDI redevienne la norme du contrat de travail et j'aimerais aussi qu'on parle de la structure de l'emploi.

Aujourd'hui, il y a beaucoup beaucoup d'auto-entrepreneurs. C'était la promesse de Macron. vous allez être plus libre hein, vous allez être plus libre avec euh d'auto entrepreneur. Je pense que on en est un peu revenu. Donc comment on arrive à articuler cette aspiration à sortir de la subordination, à être plus autonome dans son travail sans se faire totalement avoir en terme de cotisation sociale, en terme de de revenus et ça ça c'est l'équation que la gauche a mon sens à a à résoudre. Et si je peux me permettre de dire d'un mot quelque chose qui me tient à cœur justement sur la notion de liberté parce que vous aurez remarqué que l'extrême droite reprend ce mot de liberté tout le temps.

Ouais. Ravier Miley, le président argentin tous ses fins de meeting il termine et il dit "Et vive la liberté bordel !" Hm. Sauf que la liberté qu'il nous vendent, qu'il nous propose c'est la liberté des marchés financiers. C'est la liberté euh de jouir euh pour les dominants. Euh c'est la liberté euh du pouvoir de l'oligarchie, mais c'est certainement pas la liberté en vérité. Et je [grognement] pense que il faut qu'on on se on reprenne ce terme-là, ce flambeau de liberté et qu'on dénonce le le le détournement qui en est fait par l'extrême droite. Je pense que c'est quelque chose de très important.

tu l'avais un peu abordé tout à l'heure mais du coup toutes ces propositions enfin voilà c'est des propositions de gauche de gauche ça m'étonne pas mais du coup comment vous allez faire pour tenir en fait parce que face en face il y a bah une oligarchie une concentration des médias et cetera et on a beau dire ce qu'on veut oui la le le ou la présidente de la République a énormément de pouvoir mais il y a le capitalisme en face donc comment on va comment vous allez faire si jamais vous gagnez la primaire pour bah tenir en fait face à ça.

Et ben d'abord c'est pas moi je suis pour que on sorte de la monarchie présidentielle qu'on entre dans une nouvelle République et dans laquelle on donne du pouvoir on donne du pouvoir aux citoyens on donne du pouvoir aux salariés dans l'entreprise on on transforme le rapport au médias qui est quand même un vrai vrai problème. Moi je je le dis souvent mais pour moi une des premières réformes d'une gauche au pouvoir ça doit être cette loi anticoncentration. C'est c'est un préalable absolu, y compris pour qu'on se réapproprie les termes du débat et qu'on arrête de se voir déverser ce venin raciste, cette vision ultralibérale des choses, c'est insupportable en fait.

Et donc ça ça le pluralisme dans les bénéas est une clé aussi pour changer les conditions du débat public.

Si vous donnez plus de pouvoir aux salariés dans les entreprises, si euh la politique et le sommet de l'État n'est plus au service de cette oligarchie mais décide de de voilà de se reprendre en main euh que on va réglementer, que on va investir dans les services publics, que la bifurcation écologiste, on va s'en donner les moyens, euh on va planifier, on va s'organiser, on peut reprendre du pouvoir sur nos vies et et je crois sincèrement que c'est possible et c'est pas simplement le président ou la présidente de la République qui doit en décider, c'est aussi la majorité que nous devons construire à l'Assemblée nationale, mais mais cette majorité pour donner du pouvoir aux citoyennes et aux citoyens.

En tout cas, moi c'est ça que je veux faire parce que c'est que le nombre hein, je veux dire pour pour être face à eux, face à à ces ce pouvoir de la finance notamment, ce pouvoir des milliardaires, ce pouvoir des multinationales, euh la seule chose c'est le nombre, c'est nous toutes et tous. Et c'est pourquoi je pense que commencer par se diviser entre nous n'est pas la meilleure méthode quand on voit l'ouragan, le pouvoir euh face auquel nous devons nous voilà nous Émilien euh nous mettre en mouvement. Dans l'actualité, on a une multiplication de de scandales concernant l'enfance. Euh la plus grave, si on peut dire, étant celle qui concerne le périscolaire parisien.

pas sur la question dans les municipal mais même vous avez été adjointe à la jeunesse je crois de de Bertand la petite [raclement de gorge] enfance mais c'est différent mais mais en tout cas vous avez été dans la partie de mun socialiste donc j'imagine que vous êtes un peu intéressé au moins à la question vous évoquez dans votre projet une loi 4 sur les violences aux femmes important est-ce qu'il y aura aussi quelque chose concernant la violence intrafamiliale envers les enfants je sais que c'est quelque chose qui vous intéresse aussi. Est-ce que il y a quelque chose de prévu là-dessus ? Euh oui, évidemment, il faut agir. Enfin, je veux dire, le mitou des enfants.

H euh c'est quelque chose qui me touche énormément et je pense qu'il nous touche toutes et tous et qui suppose d'agir. Donc c'est on a plusieurs leviers pour agir. Le premier, alors on n pas le droit de parler de de Paris, mais c'est clair que l'encadrement et la formation des personnes qui encadrent, c'est fondamental. Donc plus vous précarisez les personnes qui encadrent la petite enfance, plus euh bah en fait vous prenez des personnels qui sont pas formés qui et c'est ça une voilà la société dans laquelle on est. Voilà la société dans laquelle on est qui ne protège pas.

Donc quand je dis sécuriser nos vies, évidemment que ça commence par l'enfance où c'est pas possible de d'avoir du lait du lait où on sait même pas quand on achète une bouteille si c'est pas ça va pas nous contaminer. ou quand on met nos enfants à la crèche ou dans le périscolaire de pas avoir la garantie qu'il n'y aura pas de violence sexuelle. Bah c'est c'est c'est pas possible. Donc il faut y mettre des moyens. C'est indispensable. Et pour dégager ces moyens, je propose une grande réforme de la fiscalité.

Euh je propose que les aides aux grandes entreprises, on l'a vu avec le fameux la fameuse commission au Sénat notamment présidée par mon collègue admirable Fabien Gay que il y avait 211 milliards d'euros qui étaient donnés sans contrepartie aux entreprises aux grandes et notamment aux grandes pas que mais notamment aux grandes. Bon là aussi on a des marges de dégager des marges pour investir dans ce qui est fondamental à nos vies et là quand on parle de ça ben c'est fondamental à nos vies. Éilio, euh je change totalement de sujet. Quand on parle de présidence de la République, c'est une grande part, c'est aussi les relations internationales.

Euh on voit qu'aujourd'hui euh avec l'arrivée le retour de Trump au pouvoir depuis euh euh depuis 1 an, un ressenti ressenti 8, hein, et euh et ce qui se passe de l'autre côté avec Poutine et compagnie, euh c'est compliqué. Euh et je vous ai déjà entendu parler des relations internationales notamment sur ce qui se passe à gauche. En gros, si je caricature entre un uneophilie un peu béate plutôt socialiste ou luxman et de l'autre côté vous parlez vous dénoncer le campisme euh c'estàd de rester sur en défense d'un camp plutôt que de principe que vous imputez à la France insoumise entre les deux. Il y a un chemin. Il est étroit. C'est quoi pour vous ?

Je pense même que c'est le seul chemin possible aujourd'hui. La gauche, elle a été clivée pendant longtemps entre d'un côté les atlantistes comme comme Raphaël Gluxman mais d'autres c'est-à-dire qui parti socialiste qui au fond était très attaché à l'alliance avec les États-Unis et de l'autre côté une gauche très opposée hein la la puissance américaine sur nos vies mais au nom de la dénonciation de l'impérialisme américain pouvait avoir tendance à être dans une forme de de campisme c'est-à-dire de penser que les ennemis de mon ennemi américain sont mes amis, hein.

Donc ça donne quand Donald Trump capture Maduro, on dénonce Donald Trump, on a bien raison puisqu'il s'assoit sur le droit international et ce qu'il fait est juste édifiant et intolérable, mais ça n'empêche pas normalement de dire qu'on est pas pour autant en soutien au régime de Madoro. Et c'est ça où je pense qu'il y a une nouvelle période parce que de la même manière que quand Poutine euh envahit l'Ukraine, on peut pas avoir des pudeurs de gazelle au nom du fait que mais attention, on est quand même euh opposé à l'impérialisme américain. Donc d'un seul coup, si on on voilà, on se met euh à être contre Poutine, c'est pas clair. Moi je propose et bien moi je pense qu'il faut sortir de ça.

On n plus dans ce monde là. On est dans un monde où ce qu'il faut, c'est être aligné sur les principes uniquement. Les principes. Les principes c'est quoi ? C'est le droit international, c'est la souveraineté des peuples, c'est la coopération, c'est le partage des richesses et des ressources. Dans quel cadre de coopération ? Premier cadre de coopération, l'échelle européenne qui pour moi n'est pas l'Union européenne nécessairement. Je pense qu' en ce moment, on a plus à voir avec les Britanniques que euh avec la Hongrie de Orbane ou l'Italie de Mélonie.

Donc la France pourrait prendre une initiative pour chercher à avoir une nouvelle coalition fondée sur ces principes et après ou en même temps, j'ai envie de dire même si le mot est totalement gavodé, il faut aller chercher des pays du sud. Moi, je reproche à la France de ne pas avoir fait, comme d'ailleurs ont fait très bien les Chinois ou les Russes, de s'intéresser au pays du sud et à voir comment on nou des liens de coopération. pour faire face à Trump, Poutine, Netaniaahu et j'en passe. Si vous croyez qu'on va s'en sortir juste dans les frontières françaises à s'intéresser que à nos affaires françaises et euh ça va pas marcher.

Donc il faut qu'on trouve des cadres qui dépassent la France, même si je voudrais que la France déjà se fasse pas vassaliser et une parole forte et retrouve du rayonnement en tant que tel sur la scène internationale. Ce qui passe de mon point de vue par le fait que si on défend ce projet dont je parle, ce partage des richesses, des ressources, la bifurcation écologiste indispensable et cetera, il faut qu'on soit au moins capable nous de la mettre en œuvre. Euh et pour l'instant, c'est pas du tout le cas. Mais vous envoyez beaucoup des alliés potentiels à l'échelle européenne ? Non, non, en dehors justement. Bah oui, il peut y avoir des des alliés à l'échelle européenne.

Je pense à l'Afrique du Sud, je pense au Brésil, je pense mais bon, on va pas faire la liste et puis on n'est pas obligé d'avoir une coalition avec des pays du sud. Il y a des moments sur certains combats euh on va être allié avec tel ou tel. Il faut refondre les institutions en usienne. Je pense que tout le monde sera d'accord avec ça. On a besoin d'une grande refte.

Bien là, je pense que les pays du sud, même à ceux avec lesquels on a des désaccords très importants sur le plan politique, peuvent être des aides pour sortir du droit de véto, pour refonder le conseil de sécurité, pour voir comment se donnent les moyens que le droit puisse être réellement appliqué, que la Cour pénale internationale puisse agir. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? Ouais, on oui, je je je crois que c'est possible et en tout cas c'est le seul chemin, il y en a pas d'autres. Il y a pas d'autres chemins.

Alors moi ma question en fait c'est aussi pourquoi pourquoi annoncer enfin vous l'aviez déjà un petit peu annoncé mais pourquoi sortir ce manifeste maintenant en remettre une couche en fait sur la présidentielle alors que en fait on est à un mois et quelqu des municipales. On parle de démocratie justement tout à l'heure on parlait de petite enfance. C'est euh c'est une échéance qui est ultra importante. Et bah moi ce que je vois dans les médias c'est que bah on parle présidentiel parce que justement il y a des annonces de présidentiel à chaque fois.

Donc en fait vraiment je me demande pourquoi maintenant est-ce que ça pouvait pas attendre un mois et quelques enfin je vraiment je con vois là encore si je puis me permettre pardon une petite contradiction c'est-à-dire que vous nous dites depuis tout à l'heure oh là là mais c'est très tard comment on va faire on est un an et moi je pas donc je pense qu'on est si c'était un peu voilà il y a toujours pas de programme c'est tard ça arrive on entend beaucoup ça quand même hein que c'est tard il y a que lui donc je pense [rires] alors peut-être vous êtes pas d'accord entre vous c'est Oui, on a mais voilà, on a on a une spécificité qui est que les municipales ont lieu un an avant la présidentielle.

C'est vrai que on est sur des des échéances qui qui sont très rapprochées et je pense que si on veut réussir la présidentielle, il faut aussi s'en préoccuper à temps et je pense qu'il n'est pas trop tard surtout quand on est candidat comme moi, candidate dans le cadre de la primaire qui arrive en octobre d'avancer aussi sur ça et je pense que ça peut aussi nourrir enfin je veux dire c'est pas contradictoire avec des initiatives enfin des campagnes municipales. En tout cas c'est pas mon état d'esprit. en estat d'esprit, c'est que ce soit plutôt cumulatif et entraînant que en opposition.

Après, j'entends mais vous faites quand même partie d'un d'un parti politique, même si vous prenez un peu vos distances. Euh moi, j'arrive pas vraiment à comprendre la stratégie de l'après euh au niveau des municipales. Par exemple, moi je suis à Bagnolet euh donc il y a Alexis Corbier qui a soutenu le PS mais d'entre dans d'autres villes enfin voilà en fait on narrive pas vraiment à comprendre c'est quoi votre stratégie pour les municipales parce que c'est bah je répète c'est une échéance importante. Alors moi je pense qu'on a une stratégie globalement sur l'ensemble du territoire assez cohérente.

On est dans des listes d'unions à peu près partout d'union large à [raclement de gorge] le cas de bag le cas de bagnolet donc on compte les logos j'entends bien le cas de bagnolet le cas de bagnolet moi je pourrais raconter aussi chez moi d'autres d'autres problèmes qu'on a donc après une stratégie elle a un axe global et elle peut pas se se comment dire s'apprécier uniquement sur une ville il faut regarder ce que fait l'après dans l'ensemble de la France ouais mais moi je trouve globalement cohérent. Alors après, il peut y avoir telle ou telle ville, soit où j'ai pas d'avis parce que j'ai pas le nez sur l'ensemble des municipales.

Donc je je me permettrai pas d'avoir donc j'ai confiance dans Alexis Corbière, il a pris cette position et voilà et enfin et l'après donc ça c'est pour Bagnoler. Mais je veux qu'on regarde l'ensemble des villes de France et globalement moi je suis assez fière du mouvement auquel j'appartiens. C'est l'union c'estàdire là où il y a le plus de logos. Non, c'est pas une histoire de logo. C'est pas une histoire de logo. C'est aussi en cohérence avec ce qu'on fait nationalement dans Front Populaire 27.

C'est cohérent avec la menace de l'extrême droite dans un certain nombre de villes et ce qu'on veut construire sur une année entre les municipales et tout de suite derrière les élections présidentielles et législatives qui viennent. Donc moi, je nous trouve plutôt cohérent. Plutôt cohérent. Quand même cohérent. On arrive à la fin de cette interview. Quelles sont les prochaines étapes pour cette primaire populaire 2027 ? On attend la décision du Parti socialiste d'y participer ou pas. Est-ce qu'on aura d'autres annonces qui vont être faites par l'organis ? Il y a quoi ? Il y a un comité d'organisation.

Alors, on se voit toutes les semaines en réalité et ce depuis bagneuse, c'est-à-dire depuis juillet dernier. Donc, on avance au fur et à mesure. C'est évident que pour l'instant, il peut y avoir de l'incertitude parce qu'il y a pas eu le vote des socialistes, parce que le Congrès du Parti communiste n'a pas n'a pas eu lieu et donc je dirais que la primaire est pas encore consolidée. Donc voilà, moi je suis heureuse d'être là aussi pour essayer d'entraîner et on aura des étapes au fur et à mesure mais ça va aller assez vite parce que c'est quand même le 11 octobre la proposition de date de vote qui est arrêtée.

Merci beaucoup Clémentine d'être venu sur le plateau de Backseit pour répondre à nos questions. Je te remercie. Merci à vous. Je te laisse quitter le plateau. On va conclure l'émission. Ça marche. Et euh on va conclure l'émission avec les chroniqueurs et chroniqueuses. Euh il va pas y avoir beaucoup d'émissions backse avant les élections municipales parce que là pendant 15 jours, il y aura une pause sans émission. Puis on va avoir des émissions en délocalisation notamment à Toulon avec nos amis de Libération, de frontal de Libération comme je vous l'ai annoncé tout à l'heure. Euh bon, ça va ? Vous vous êtes comment là ? Ou là là ou là [rires] non mais un peu à ce pointl un peu rincé hein.

C'est un peu rincé mais c'est long backsite hein. Même pas ça c'est que en fait je pense que c'est à l'image de du climat politique en fait. Enfin qu'on y comprend plus rien quoi. Non dis pas ça. [rires] Non y comprend qu'il a on sent un côté blocage quoi. Je pas voir comment on va s'en sortir en fait. Ouais puis le désespoir la fatigue l'usure. Il pleut aujourd'hui. Zul. Ouais. Leul du Ouais. Ouais. Usul. Terrible. Euh non mais ouais. Non mais j'ai à suivre. Qu'est-ce que où est-ce que qu'est-ce qu'on où est-ce qu'on peut retrouver ? Quelles sont vos prochaines actu ? C'est le moment si vous voulez faire de la pub pour un truc, profitez-en. Quel quel numéro de vote ?

Non mais va quand même pas. Mais du coup avec dans l'arène, on continue nos nos épisodes de podcast. On a pris un peu de retard sur nos vidéos, c'est ma faute à cause de mon fo du temps. Voilà mais il y a plein d'épisodes qui arrivent. Là, il y a un un épisode qui était ultra important sur l'outre mer sur le fait que bah en fait, il y a une rupture d'égalité par rapport à bah aux outresem quoi, enfin au territoire d'Autre mer. Euh il y a un épisode là qu'on a tourné aujourd'hui euh qui est sur une danseuse qui a donné des cours de danse euh en Palestine occupé. Euh donc voilà enfin on a plein plein d'épisodes.

Il y a Léa d'ailleurs qui va venir euh dans euh dans dans l'arène pour nous parler de euh la starification des luttes à travers son nouveau livre. Donc voilà suivez dans l'arène ou tapez mon nom vousz et plein d'épisodes qui arrivent. Bah trop bien. Merci Lauren. Courage pour ta campagne aussi. Merci merci. Émilien, on te retrouve où ? Bah sur Blue Sky, bon depuis dernier rinoceros, on a plus trop le droit de faire la pub de du réseau [rires] diabolique. Donc je respecte la ligne du parti. Très content que sur BL Sky. Voilà. Donc donc Blue Sky quoi c'est ça suffit. J'ai dit choses parfois plus intelligentes que dans l'autre.

C'est pas un gage de grande qualité non plus mais voilà donc c'est ça suffit. C'est moi ça me suffit en tout cas. Et ben je te remercie Émilio. N'hésitez pas à suivre Émilio. Non non mais il partage des articles et tout. C'est Oui mais pourquoi Émilio ? Quoi ? C'est J'ai dit quoi ? C'est un très bon prénom Émilio [rires] là. Mais démerdez-vous, vous pouvez pas changer de prénom les gars ? Bah je sais pas, on m'a donné ce Je sais pas, j'y suis attaché quoi. Mais [rires] non mais j'ai Bon bref, je vous aime d'amour. Émilio mon cher ami, où est-ce qu'on te retrouve ?

Euh comme d'hab dans tous les titres de LUMA de façon très concrète, le reportage à l'Orient est paru euh hier ou non aujourd'hui ? Aujourd'hui, il est dans le print d'aujourd'hui. Donc surtout, vous pouvez le retrouver sur le site internet. Vous avez un reportage à Saint-Brévin aussi dans les municipales et sur la chaîne YouTube de Luma un entretien avec Adrien Clouet sur justement la classification par le ministère de l'intérieur de LFI à l'extrême gauche. Donc les nuances, vous pouvez aller voir tout ça et puis et puis voilà. Et ben n'hésitez pas à lire les excellents articles d'Émilien. C'est [rires] fait exprès. C'est fait exprès. C'est fait exprès. Bien joué.

Était tendu mais c'est bien joué. Moi je vais je vais prendre un petit peu de repos en famille ce weekend. Je vous retrouve lundi en direct sur ma chaîne Twitch. D'ici là, financer backsit. Merci à toutes celles et tous ceux qui regardent en replay sur YouTube. Je lis tous vos commentaires, ça m'intéresse. Merci le public, merci la régie, merci à tous. C'est la fin de cette émission. Salut tout le monde.