“Oui, on redoute de la violence” : Sébastien Lecornu s'exprime sur le 17 octobre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on doit s'attendre à une convergence des luttes ? Est-ce que vous redoutez ces manifestations attendues samedi ? Quelles sont les remontées que vous avez à ce stade ? Est-ce qu'on risque de voir des violences dans les rues en France ce samedi ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas un mouvement lycéen mais un mouvement de violence urbaine ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Faut-il faire la part des choses entre les violences urbaines et les revendications des lycéens ?
- 2:11OuverteRéponse partielle
Quelles sont les mesures prises pour répondre aux revendications des lycéens ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Est-ce que la convergence des luttes est un mot politique ?
- 3:31FerméeRéponse directe
Est-ce qu'on redoute de la violence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Chiffre
« on est à 92 ou 93000 contributions sur la plateforme. »
- 4:14Fait
« on est en train de tout mélanger et donc la condamnation de la violence, elle n'est pas que politique ou morale, elle permet aussi de reprotéger le cadre d'expression du mécontentement par ailleurs. »
- 6:54Chiffre
« on n'est pas loin d'un d'un peu moins de 1000 policiers gendarmes blessés, moins de 300 en dessous, hein, enseignants, proviseurs, blessés. »
- 8:18Fait
« on a appelé ce corps de réserve tout de suite. Mais c'est une réponse immédiate. »
- 8:57Fait
« une part des élites de ce pays, y compris les élites politiques, sont dans un déni sur la démographie. »
- 8:57Chiffre
« C'est je où où sont nos écoles demain avec 1,6 million d'élèves en moins d'ici 2035 ? »
- 10:23Fait
« Les premières lectures des textes économiques et financiers au mois d'octobre et au mois de novembre ont toujours été des premières lectures dans lequel les formations politiques marquent des engagements, défendent des sensibilités. »
Temps de parole
- ?100 %
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Vous avez parlé des agriculteurs. En ce moment, il y a toujours des manifestations lycéennes qui se poursuivent et on s'attend à d'autres mouvements, notamment ce samedi 17 octobre. Est-ce que on doit s'attendre à une convergence des luttes ? Est-ce que vous redoutez ces manifestations attendues samedi et d'ailleurs à ce sujet ? Quelles sont les remontées que vous avez à ce stade ? Est-ce qu'on risque de voir des violences dans les rues en France ce samedi ? Il y a plusieurs questions dans votre question. Bon déjà, regarde des informations qui nous sont remontées dans la matinée, je ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine dont d'ailleurs, l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours.
Singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteille, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire et dans lequel il y a pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable. Ce matin, autant que ces derniers jours des tirs de mortiers avaient lieu de la rue vers les lycées, on a même eu des intrusions de personnes qui sont allées tirer au mortier dans les lycées. Bon, je pense que maintenant les mots, j'invite aussi la classe médiatique à être techniquement précis dans les mots qu'on emploie, c'est pas un mouvement lycéen. C'est faire injure d'ailleurs aux lycéens qui ont voulu témoigner une angoisse, un mécontentement ou demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux. Je faut faut vraiment faire la part des
choses entre les violences urbaines qui ne trouvent pas de cadre légal et d'acceptation par définition d'un cadre de revendication. Donc ça, il faut le faire parce que ça serait aussi jeter l'eau probe sur les lycéennes et les lycéens qui ont exprimé un mécontentement. Donc voilà, il faut le dire, je l'ai dit hier au Sénat, on a globalement quelque chose comme 200 lycées sur les 3700 que compte le pays dans lequel il y a une violence qui qui s'enquisse qui pas d'ailleurs toujours une violence qui vient des lycéens ou de jeunes qui de gens qui sont du lycée concernés mais qui viennent évidemment de l'extérieur. Donc ça malheureusement c'est un problème d'ordre public. Est-ce qu'en même temps il faut oublier les revendications des lycéenses et lycéens de France ? Non. Et d'ailleurs, on est à
92 ou 93000 contributions sur la plateforme. Vous avez vu hier qu'on a commencé à faire un système d'annonce euh sur les réponses que l'on peut donner. On va saisir les conseils régionaux parce que beaucoup de questions bâtimentaires qui méritent l'UR d'être objectivé parce que tout ça enfin il y a pas un lycée qui ressemble plus à un autre. Bon, donc euh il faut aussi territorialiser tout ça. Le ministre est revenu sur la question euh des remplacements. J'ai ouvert moi-même un débat sur la question du nombre de professeurs au regard de la chute du nombre d'élèves, c'est-à-dire au fond le débat démographique. C'est un beau débat hein politique qui dépasse d'ailleurs à mon avis euh les semaines qui viennent. C'est pratiquement un débat de présidentiel la démographie hein.
Retraite assurance maladie de l'autre côté école. Bon donc non enf moi je je reste évidemment très très ouvert à ça. Ensuite samedi. Bon enfin je le rappelle parce que parfois sur les réseaux sociaux voit des choses un peu curieuse parfois aussi d'ailleurs dans dans les médias c'est c'est une démocratie. Donc il y a un cadre de droit qui protège justement les citoyennes et les citoyens lorsqu'ils veulent exprimer un mécontentement. C'est vrai du droit de grève, c'est vrai du droit de manifester. Donc par définition, un certain nombre de mouvements, la France insoumise, le nouveau parti anticapitaliste, le syndicat, la CGT ont commencé à rentrer en contact avec les préfectures, notamment à Paris pour faire des déclarations de manifestation, mais c'est bien leur droit. Et d'ailleurs,
même si je ne suis pas d'accord avec eux, je me battrai jusqu'au bout, comme dirait l'autre pour qu'ils aient toujours ce droit. Pourquoi d'ailleurs faut-il le faire cette déclaration ? parce que ça permet au mieux au service de l'État d'organiser la protection des manifestants parce queà votre question, est-ce qu'on redoute de la violence ? Oui. Oui. Vous voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays, en tout cas ces derniers temps, dans lequel des mouvements violents de l'ultra gauche, notamment parfois de l'ultra droite en l'espèce ces derniers jours de l'ultra gauche qui s'insère justement dans les cortèges et notamment qui donne une violence épouvantable dans les fins de cortège. C'est pour ça que je me suis aussi un peu fâché par deux fois
récemment à l'Assemblée nationale et au Sénat. parce qu'en fait on est en train de tout mélanger et donc la condamnation de la violence, elle n'est pas que politique ou morale, elle permet aussi de reprotéger le cadre d'expression du mécontentement par ailleurs. Alors ensuite, convergence des luttes, ça c'est un mot très politique. Vous avez bien le droit d'ailleurs, je fais aussi de la politique. Moi, je je suis enfin je je le weekend, je suis la ville dans lequelle je suis élu, dans lequelle j'ai grandi, à Vernon dans l'heure. Enfin, je je vois bien quand même hein le il y a des angoisses. Euh euh on est dans une forme de moment de permacrise, euh des guerres, euh des incertitudes sur euh euh le pouvoir d'achat, l'inflation. Euh c'est pour ça qu'on a aussi pris des mesures inédites
sur euh le carburant, le sentiment qu'une crise pousse une autre. Euh c'est sûr que il y a un moment de fatigue dans le pays. Je le je le ressens profondément. Bon après que la classe politique ou que certains mouvements politiques veulent récupérer cette fatigue pour le transformer en carburant électoral, ça n'a échappé à personne. Et d'ailleurs, c'est leur droit et je pense que les Françaises et les Français seront pas dupes. Après, il y aura une grande journée de mobilisation aussi hein, c'est le 18 avril prochain, je le dis, mais on fait comme s'il y avait pas un grand rendez-vous démocratique qui structure quand même la vie du pays depuis 1962, c'est-à-dire l'élection au suffrage universel direct du président de la République. Et au fond, c'est aussi à la campagne
présidentielle de démarrer pour être complètement transparent avec vous parce que pour une population pour des concitoyens, concitoyennes qui ont des aspirations de long terme, c'est aussi à l'élection présidentielle de donner aussi avoir une espérance et une vision. Pour notre part, j'ai toujours été clair, le gouvernement se déconnecte de la campagne présidentielle. Ça n'empêche pas qu'on fait du mieux que l'on peut et plus d'ailleurs pour répondre à toutes les crises telles qu'elles surgissent. On l'a vu avec le drame épouvantable de Liana. On a fait cette loi intégrale qui est une première réponse dont je note que trop peu de personnes parlent dans le débat public. C'était seulement en mai et en juin dernier. Nous sommes en train de répondre sur les sujets de
sécurité civile avec Laurent Lunais. se rappelle les incendies Landes, Gironde. Quand on parle de ce sujet aujourd'hui, ça n'intéresse presque plus personne dans le débat public parce que tout le monde parle des lycées. Quelque chose me dit que lorsqu'il y aura peut-être moins d'actualité sur les lycées, qu'on voudra parler du fond sur les lycées, on aura du mal à parler du fond dans les lycées dans le débat public. C'est un peu malheureusement aussi notre système politico-médiatique. Enfin, moi je veux dire aux Françaises, aux Français que comme on n pas d'agenda électoral, on n'est pas obligé de raconter n'importe quoi aux gens. C'est une grande liberté. Euh ça permet d'être responsable et de dire que l'ensemble des graves difficultés que le pays peuvent connaître, les ministres sont
complètement mobilisés pour y répondre avec beaucoup de sérieux. Après, une fois de plus, c'est une démocratie. Donc les gens veulent manifester, c'est bien leur droit, mais dans le respect de l'état de droit précisément et en refusant la violence, je le redis, on n'est pas loin d'un d'un peu moins de 1000 policiers gendarmes blessés, moins de 300 en dessous, hein, enseignants, proviseurs, blessés. Enfin, faut aussi défendre le service public et celles et ceux qui le rendent. C'est aussi ça un grand pays. Enfin, je pense qu'on est encore un grand pays, un grand peuple. Faut aussi qu'on se comporte comme tel. Bonjour, monsieur le premier ministre. Renault de la FP. Euh vous avez répondu la semaine dernière aux inquiétudes euh des Français sur les carburants. Vous
répondez aux inquiétudes des agriculteurs aujourd'hui. Euh pourquoi attendre pour répondre aux inquiétudes des lycéens qui manifestent depuis 3 semaines ? Et d'autre part, trouvez-vous que le débat budgétaire part bien avec la avec le refus des députés de plafonner un abattement pour les retraités ? Alors, deux questions différentes. Bon, on n'attend pas pour répondre aux préoccupations des lycéens. Après, vous voyez bien que euh les revendications sont très disparates et que d'ailleurs même nous et vous, médias et politique, euh, vous auriez bien du mal à lister deux ou trois chantiers très précis. Quand le ministre de l'éducation nationale, ce qui d'ailleurs a fait réagir dans le pays, a déployé ces 3000 enseignants pour faire des
remplacements, les Français se sont dit "Mais pourquoi ils attendent seulement maintenant ?" et cetera. Bon, la réalité c'est qu'en fait ce sont des réservistes qui font les remplacements en général en période hivernale et on a appelé ce corps de réserve tout de suite. Mais c'est une réponse immédiate. Ça permet aussi aux françaises et aux Français de comprendre comment fonctionne le ministère de l'éducation nationale qui est un gros ministère avec des gens absolument remarquables qui sont engagés. Enfin, c'est une grosse structure de pardon, j'ai renvoyé à fin octobre mi-novembre, c'est pas l'année prochaine ou la Saint-Glinglin euh des moments dans lequels on peut changer la copie budgétaire d'un budget qui augmente d' 1,2 milliard d'euros l'année prochaine dans la manière notamment
d'attraper le sujet de la démographie, vous disais-je. Je peux pas dire que la classe politique se soit beaucoup emparée de ma proposition. Tout simplement parce qu'une part des élites de ce pays, y compris les élites politiques, sont dans un déni sur la démographie. Alors, c'est vrai de la question des retraites, c'est vrai de la question du vieillissement de la population pour les dépenses maladies et c'est vrai de l'école. Bon, et ça, moi je veux traiter ce sujet avec Édouard Gefray parce que pour avoir présidé un département rural, c'est aussi une question d'aménagement du territoire. C'est je où où sont nos écoles demain avec 1,6 million d'élèves en moins d'ici 2035 ? C'est un beau sujet. Bah moi je propose que ce débat on commence à l'avoir dès maintenant. Donc non, on y
répond. Après, vous ne me referez pas, je je ne ferai jamais n'importe quoi. Donc, on voit bien le système où il faut tout de suite alimenter les bandeaux des chaînes info, les réseaux sociaux pour tout de suite donner l'impression qu'on donne du sucre rapide. Je me refuse à tomber là-dedans et j'essaie de le plus sérieux possible dans la manière de de répondre à ces questions. Ensuite, le débat parlementaire. Faut pas non plus inquiéter ni les Français, ni le monde économique, ni les marchés financiers. Les premières lectures des textes économiques et financiers au mois d'octobre et au mois de novembre ont toujours été des premières lectures dans lequel les formations politiques marquent des
engagements, défendent des sensibilités. Ce test, on n jamais vu de compromis apparaître en octobre ni en novembre. et vous le savez puisque l'année dernière c'est en décembre et en janvier que ces compromis sont apparus. Donc je pense qu'il faut aussi expliquer qu'on fasse notre travail de d'expliquer aux françaises et aux français mais aussi au monde économique, je jette le pavé dans la mar et au monde financier évidemment dans un moment dans lequel les taux d'intérêt sont plus élevés. Bah faut expliquer comment ça fonctionne notre système. Première lecture, on se compte. En décembre, il faudra trancher autour de compromis qui fonctionne. Voilà. Donc je pense que il faut le faire avec beaucoup de d'ouverture d'esprit et et beaucoup de calme. Merci beaucoup.
Merci à toutes et à tous. Merci beaucoup. M.
Sébastien Lecornu