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interviewEurope 1· 23 avril 2026 23 min

"Bruno Retailleau est déjà en pleine campagne présidentielle" (Jonas Haddad)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jonas Adad. Bonjour à vous. Bienvenue sur Europe 1.

Un hommage était rendu ce matin à Montauban au sergent chef Florian Montorio. Tué samedi dans une embuscade au sud Liban. Une attaque attribuée par la France et l'ONU au Esbola.

Je vous propose d'écouter Jean- Noël Barre, le ministre des affaires étrangères qui ce matin dénonçait donc la responsabilité du mouvement chit. qu'il était l'invité de nos confrères de France info. S'agissant des circonstances de leur décès.

Et bien nous l'avons dit, c'est au cours d'une embuscade qu'ils ont été pris pour cible. Ils ont succombé à leurs blessures. Tout laisse à penser que la responsabilité de ce crime incombe au Esbola.

Nous avons exigé que les responsables de cet acte odieux puissent être arrêtés et traduits devant la justice et les autorités libanais nous ont assuré qu'elle donnait la priorité la plus élevée à cette enquête. Jean- Noël Barreot sur France info. Hier la France a perdu donc un deuxième soldat français de la finule au Liban.

Le caporal chef Anissé Gérardin mort des suites de ses blessures. Il avait été blessé samedi dans la même embuscade Jean-Noël Barreau qui a également parlé de de crime de guerre pour en ce qui concerne ces ces deux soldats français de de la finule qui ont été tués ce weekend. Pour d'abord rendre hommage à votre micro Capal chef Girardin et à sa famille.

Deuxièmement quand même prendre acte de l'évolution de nos rapports et de la du durcissement qui peut y avoir dans nos relations avec une un certain nombre de factions libanaises qui sont des factions terroristes. J'ai vu un certain nombre de responsables politiques utilisés au sujet du esbola le terme de combattant. Euh ce ne sont pas des combattants, ce ne sont pas des résistants, ce sont des terroristes dont l'objectif est d'abattre bien évidemment les pays qui sont autour d'eux, mais également tout ce qui est de près ou de loin perçu comme étant l'Occident.

Et je sais que par le passé, un certain nombre de personnes, notamment euh euh à gauche ou au centre gauche, avait euh des tolérances en se disant "Ben finalement, avec le Sebbola, on peut discuter." Et moi, j'ai l'habitude, en tout cas au sein de la droite républicaine, on a l'habitude de considérer que ceux qui veulent tuer nos soldats, on discute pas avec eux. Et donc, j'espère que ce sera un rappel pour la suite euh que ces gens-là ne sont pas des interlocuteurs ni fiables ni même envisageables.

Lorsque deux soldats français de la finule sont tués, lorsque trois soldats français en service sont tués depuis le début de cette guerre menée contre le régime islamique d'Iran depuis le 28 février dernier, est-ce que vous considérez que la France est engagée dans ce conflit, que la France est en guerre ? Malheureusement euh dans ce conflit euh nous n'avons rien déclenché euh mais j'ai l'impression que ce sont plutôt nos ennemis qui nous déclare quelque chose qui s'assimile à une forme un petit peu hybride de guerri pour l'instant. Donc ça c'est une réalité.

Euh maintenant, le chef des armées qui est le chef de l'État a depuis des mois et des mois joué l'apaisement vis-à-vis de ce conflit en expliquant bien que nous n'étions pas des cobiligérants. Euh mais euh ce n'est pas parce que nous sommes pas des cobligérants que nous devons être des passifs mais surtout des cibles potentielles. Souvent dans le temps de la guerre, on dit que si vous n'êtes pas en mouvement, la cible c'est vous.

Voilà. Et donc, il faut qu'on soit en mouvement pour démontrer que la France n'est pas totalement absente des discussions et que les gens dans cette région sachent que lorsqu'on s'attaque à un soldat français, la République peut-être brutale voire violente. Le langage du proche et du Moyen-Orient surtout en ce moment, c'est pas le langage de la faiblesse.

Ça veut dire que la stratégie, le positionnement de la France compte tenu effectivement que aujourd'hui le le le compteur a bougé, que trois soldats au total ont été français ont été tués depuis le début de cette guerre. La stratégie, le positionnement de la France doit changer. Le positionnement de la France doit changer.

C'est-à-dire qu'il faut retrouver ceux qui sont à l'origine de l'assassinat de nos forces armées, en tout cas de des trois personnes. Et il faut le leur faire comprendre que ça ne peut pas rester impuni tout simplement. Pourquoi est-ce que ça on ne l'entend pas aujourd'hui de la part du chef de l'État ?

On l'entend pas aujourd'hui de la part du du ministre des armées, de la ministre des armées parce que ils sont dans un exercice d'équilibriste diplomatique. Ce n'est pas mon cas. Je ne suis pas en responsabilité.

Ce que je vous dis simplement c'est que les Français commencent à en avoir assez de voir tomber des soldats au combat pour des gens qui en fait n'ont que mépris pour nous puisque tout ce qui est de près ou de loin à l'Occident leur est en détestation. Donc c'est pour ça que je pense que il faut qu'on soit beaucoup plus ferme ou en tout cas que notre puissance qui est souvent affichée par le chef de l'État qui aime bien faire des démonstrations de puissance bien elle soit effective parce qu'il y a rien de pire que la démonstration de puissance qui en fait n'est pas effective. Après on ne vous cro on ne vous croit pas.

Regardez quand Donald Trump parle de de déclencher la le feu nucléaire et la puissance de feu et qu'il ne le fait pas bah après on le prend moins au sérieux. Donc nous quand on attaque nos soldats, faut queen face les gens sachent que ça va être très dur pour eux. Donc il faut le faire vraiment.

Ça vous interroge le fait que ni l'adudent chef Arnaud Frion, tu es à Airbille, ni le sergent chef Floriant Montorio, tu au Liban, n'ai eu d'hommage rendu aux invalides, contrairement à ce que ce qui avait pu être fait pour des soldats français tués notamment en Afghanistan. Je sais pas vous dire, je suis pas je suis pas militaire ni responsable politique dans le domaine de la défense. Je connais pas la hiérarchie de ce genre de de sujet là.

Donc je moi quand je ne sais pas, je dis que je ne sais pas. C'est vrai que ça peut interroger mais je je sais pas qu'est-ce qui a présidé à cette décision. Euh dans l'actualité également, j'aimerais qu'on aborde également le le l'actualité nationale.

S'il vous plaît, on va revenir en France avec Bruno Rotaillot qui était en déplacement aujourd'hui à Nanterre. Euh le patron des républicains candidat désormais à la prochaine élection présidentielle s'est rendu dans le quartier Pablo Picasso, plaque tournante du trafic de drogue et épicentre des émeutes de l'été 2023. Euh il y a dévoilé une partie de son programme pour lutter contre le le narcotrafic.

Euh Bruno Rotaillot dit notamment que comme Alcapone, il faut frapper les narcotrafiquants au portefeuille. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Ça veut dire que concrètement aujourd'hui, ce ne sont pas des petits voyou, ce sont des capitalistes du crime organisé qui tiennent dans leurs mains des quartiers entiers dans lesquels certains euh de nos concitoyens, euh la plupart d'entre eux sont des victimes de ce train de vie.

Hm. Vous vous souvenez le chef de l'État avait parlé de son grand plan pour Marseille et en même temps qu'il avait fait son grand plan pour Marseille, on voyait des images hallucinante dans un pays comme le nôtre qui est une des grandes puissances mondiales de checkpoint à l'entrée de certains quartiers à Marseille. Est-ce que notre pays est condamné à la mexicanisation ?

Nous ne le croyons pas et nous pensons que on ne peut pas se réfugier derrière le fait de faire des plans. La réalité c'est qu'il faut reprendre la main politiquement d'un point de vue sécuritaire et d'un point de vue économique dans ces quartiers et leur expliquer que le business est terminé. Parce que un moment si nous laissons des enclaves si grandes aujourd'hui s'installer dans notre pays, il sera trop tard.

Alors, j'entends parfois des gens direent "Ah bah, on a qu'à mettre l'armée" et bien peut-être évitons d'arriver jusqu'à cette extrémité. Puisque je rappelle, on on avait la conversation juste avant que être dans l'armée, être un militaire, c'est de tuer sur ordre. Donc, c'est quand même pas rien.

Et donc, si on veut éviter d'arriver à ce niveau-là, si on veut faire en sorte que aujourd'hui on puisse libérer tous ces quartiers de cette emprise mafieuse, il faut qu'on tape au portefeuille puisque sont des réseaux structurés qui ne sont pas que des petits voyou. Oui, mais taper au portefeuille, ça coûte cher et ça va jouer sur le portefeuille aussi des des Français. Ça demande des moyens considérables lorsque Bruno Rotaillot parle de contrôler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les entrées, les sorties dans ces zones.

On fait comment ? Euh on ne fait que nous dire en ce moment qu'on a plus d'argent. On a plus d'argent pour baisser les taxes des carburants notamment.

Donc on fait concrètement, on fait comment ? Bah, on réalou des priorités. C'est-à-dire qu'il y a certaines choses qui effectivement ne pourront plus être maintenues.

On peut en parler he sur là où il y a des économies à faire et je vous assure que nos auditeurs savent très bien toutes les gabgis qui peut y avoir dans ce pays et on remet les moyens là-dessus parce que encore une fois, il n'y a aucune parcelle du territoire qui ne peut être laissée dans les mains de trafiquants qui sont des grands voyou. Quant au quant à la question de la faisabilité, et bien c'est très simple. Euh on se pose la question comment c'est possible qu'aujourd'hui des checkpoints dans notre pays qui sont tenus par des [raclement de gorge] des dealers des narcotrafiquants qui filtrent les entrées ?

Donc on se poserait la question de savoir si nous on peut le faire, c'est-à-dire la force légitime, c'est-à-dire la force de la République, là où les voyou arriveraient à le faire. Donc l'idée, c'est de libérer ces territoires. Et pour libérer ces territoires, il y a le verou judiciaire qu'il faut lever.

C'est-à-dire en gros pouvoir accorder des moyens effectivement à des parquets qui soient équipés pour le faire comme lorsqu'il y a des sujets qui sont liés au terrorisme et bien on met ça en priorité parce qu'il y a une grande menace aujourd'hui et que c'est en train d'arriver à un point de bascule. Mais là c'est tout vous écoutez c'est tout le modèle qu'il faut changer en fait. Oui parce que sinon il sera trop tard.

Voilà on est aujourd'hui un point de bascule. Donc soit on met aujourd'hui des moyens certains, soit demain ce sera pas des moyens certains. Ce sera l'entièreté du système qu'il faudra revoir.

Et et moi je préfère qu'on reste dans les bornes de l'état de droit tel qu'il est aujourd'hui que demain il y ait des affrontements qui soient beaucoup plus violents. Écoutez, on a quand même eu dans ce pays des émeutes urbaines et tout le monde sait, notamment les rapports l'ont établi, que les récentes émeutes urbaines qu'on pour certains ont déjà oublié, le calme est revenu lorsque les narcotraafiquants ont demandé que le calme revienne. Est-ce que c'est normal que nous soyons à la mercie en France de la décision de narcotrafiquant ?

Donc soit on on perce l'apsé aujourd'hui, soit il sera trop tard. La campagne présidentielle a déjà commencé pour Bruno Rota. Ah bah oui, elle a déjà commencé.

Elle a déjà commencé avec l'annonce aussi d'un meeting qui aura lieu le 20 juin au parc Floral et l'objectif c'est avant le 20 juin et avant l'été en réalité de dégriner un certain nombre de propositions pour sortir de ce que nous appelons l'impossibilisme. C'est-à-dire à chaque fois que vous voulez faire une réforme que ce soit en matière judiciaire, en matière financière, économique, sociale, on vous dit ça ça va être compliqué, là ça va être difficile. Et donc l'idée c'est de d'expliquer notre méthode pour sortir de l'impossibilisme.

Et ben vous allez nous en dire quelques lignes, quelques mots dans un instant dans la suite des grands entretiens d'Europe info. La suite d'Europe info, les grands entretiens politiques avec Michael d'Orient jusqu'à 15h. C'est dans un instant pour ce dernier quart d'heure d'émission avec notre invité Jonas Hadat, porte-parole des Républicains et vice-président de la région Normandie. 14h44 sur Europe. 13h [musique] 15h Europa Info.

Très bel après-midi, c'est la suite d'Europain Info. Les grands entretiens politique avec Michael d'Orient jusqu'à 15h pour cette dernière partie d'émission avec notre invité Jonas Hadat, porte-parole des Républicains et vice-président de la région Normandie. La campagne pour la présidentielle de 2027 a déjà commencé.

Pour Bruno Rotaillot, on en parlait il y a quelques instants. Un meeting sera organisé prochainement. C'est ce que vous nous disiez au parc floral de de de Paris.

Euh quelles seront les les grandes lignes aujourd'hui de ce programme qui sera présenté par Bruno Retaillot qui a été donc désigné officiellement candidat par le parti les Républicains le weekend dernier ? Alors Bruno Rotayou tout le monde le connaît sur l'aspect régalien. On en a dit un mot sur la lutte contre le narcotrafic et la régulation de l'immigration.

Mais il est en train d'égrainer aussi depuis quelques semaines un programme puissant en matière euh de justice sociale. Ce que j'appelle la justice sociale, c'est simplement de rendre aux actifs le fruit de leur travail. Aujourd'hui, lorsque vous êtes un actif, l'État perçoit beaucoup trop d'impôts, beaucoup trop de taxes, beaucoup trop de charges par rapport à ce qui revient dans votre portefeuille à la fin du mois.

Et donc ce que nous nous voulons faire c'est mettre en place un système dans lequel à la fin de l'année vous percevez un 13e voire un 14e mois en plus en baissant tout simplement les taxes qui pèsent sur le travail. Parce que aujourd'hui, et moi je le comprends quand les gens disent aujourd'hui "Oh, on va se contenter de faire le minimum, on va travailler quelques quelques heures et puis euh ça ira très bien parce que il n'y a aucun intérêt à travailler davantage." 2è proposition que nous faisons dans le cadre du travail, c'est de créer un compte social unique dans lequel comme vous avez votre numéro fiscal, vous avez votre compte social et vous n'avez pas le droit de recevoir davantage que 70 % du montant du SMIC en aide.

On plafonne toutes les aides à 70 % du SMIC. Pourquoi ? Parce que l'idée c'est de faire en sorte que ceux qui ne sont pas au travail soient incités à retourner au travail parce que sinon on n'y arrivera jamais puisque encore une fois et ça ce sont des chiffres très clairs, très nets, très précis.

En Europe, nous sommes l'un des pays qui travaillent le moins et donc comme on travaille le moins et bien tout le monde empathie. Donc voilà, ce sera le deuxième sujet qu'on mettra en place, c'est à la fois comment on maîtrise le régalien et comment on fait en sorte que demain on rende aux actifs le fruit de leur travail. Vous savez, c'est la figure bien connue de Nicolas.

C'est Nicolas qui paye celui qu'on assomme de taxes de normes euh et qui doit travailler pour financer ceux qui ne travaillent pas. Et donc on sera du côté des Nicolas. C'est Nicolas qui paye et ce sont des sujets qui avaient été mis sur la table également par Nicolas Sarkozi.

Il y a il y a il y a déjà une vingtaine d'années, on repend on se souvient pour faire référence à la première proposition don dont vous parlez, ça peut évidemment faire penser aussi à la défiscalisation des heures supplémentaires en France qui avait été proposé à l'époque par Nicolas Sarkozi. C'est vrai. Mais entre-temps, d'abord le pays et le monde a changé.

D'abord le monde a changé parce que les autres pays autour de nous travaillent beaucoup plus et ils sont devenus beaucoup plus productifs. Je rappelle souvent que à l'époque de Nicolas Sarkozi, la France avait un très bon taux de productivité. Donc on pouvait travailler moins parce que notre productivité était importante.

Aujourd'hui, notre taux de productivité a baissé. C'està-dire qu'en terme d'heure travaillée, on produit moins de valeur, d'accord, par rapport à nos voisins. Donc il faut qu'on augmente le volume de travail.

Donc c'estàd qu'il fallait travailler plus à l'époque de Nicolas Sarkozi, aujourd'hui faut travailler encore plus. parce qu'en fait malheureusement et et que nous avons pris beaucoup de retard avec le quinquena de Hollande et les deux quinquen d'Emmanuel Macron dans lequel nous avons décroché par rapport au reste de nos voisins. Et ce décrochage, il a des conséquences sur notre dette parce que comme nous ne sommes plus productifs et compétitifs, et ben comment on fait pour financer notre modèle ?

On emprunte de la dette. Donc en fait tout ça est un cercle vicieux qu'il faut casser. Et pour casser ce cercle vicieux, il faut que le travail paye toujours plus que l'assistad.

Qu'en est-il de ceux qui pensent qui pensaient avant notamment l'élection de de ce weekend, enfin la désignation de Bruno Rotaillot ce weekend par votre parti, qui pensait que une primaire ouverte et élargie aurait été un meilleur choix et qu'aujourd'hui la droite peut-être va se retrouver peut-être divisée ? Écoutez-moi, je pense qu'il faut d'abord respecter la démocratie dans un parti politique. Quand vous êtes adhérent d'un parti et que 15 % quasiment des adhérents vous disent qu'ils ne veulent pas de primaire, faut les écouter.

Et puis je regarde aussi ce qui se passe dans les autres partis politiques. J'ai cru comprendre qu'Edouard Philippe ne voulait pas de primaire, que bien évidemment si on regarde du côté du Rassemblement national, ils ne veulent pas de primaire que du côté de Gabriel Atal, ils ne veulent pas de primaire. Donc moi, je pose souvent la question aux gens qui parlent encore de primaire sur vos plateaux.

Euh euh vous allez le faire avec qui votre primaire ? Alors pas de primaire mais peut-être un candidat unique quand même. C'est ce que disait tout à l'heure Éric Chal qui était à votre place, directeur général euh de de l'UDI qui disait que lui il aimerait que finalement euh ou à la fin juste juste avant la ligne d'arrivée, on se retrouve qu'avec un seul candidat.

Ça veut dire une chose, ça veut dire que d'ors et déjà le sujet de la primaire est maintenant derrière nous. Voilà. Et ça c'est le cas depuis dimanche.

C'est-à-dire que tous les grands partis politiques qui pouvaient envisager cela, on close le sujet de la primire. Maintenant sur la question de la désignation d'un candidat, nous notre objectif c'est d'avoir un candidat qui est le candidat de la droite républicaine. D'accord, qui a cette vision là.

Et vous voyez que le déplacement de ce matin sur la question du narcotrafic et sur la question de de la libération de ces quartiers de l'emprise des narcotrafiquants, c'est quelque chose qui ne sera pas forcément porté par d'autres formations politiques qui ont parfois un petit peu peur de ces sujets-là. Donc on va faire entendre notre voix singulière jusqu'à l'élection présidentielle qui est le seul juge de départage. Une élection, c'est le moment dans lequel on fait euh le départage entre les différents candidats.

Écoutez ce que disait ce matin sur Sud Radio Robert Ménard sur ce sujet. Moi, j'ai plaidé depuis des années et des années pour l'Union des droites, mais ça va, au bout d'un moment, l'entêtement, ça finit par être de la connerie quoi, tu vois ? Parce que jamais ils se mettront d'accord.

Ils sont même pas foutus de se mettre d'accord. sur la méthode. Alors pour se mettre d'accord sur un non l'idée de leur renvoquer, de faire de Knafo à Gérald Arrmanin, ça vous séduisais dans l'absolu oui mais un ils ne seront pas d'accord de vous les voyez se ranger comme un seul homme derrière celui qui aurait gagné parce que le principe le principe d'une primaire c'est on se met tous autour de la table on vote on décide celui qui gagne on est d'accord avec lui.

Mais ça marchera jamais. Et vous savez pourquoi ça marchera jamais ? Parce qu'il y a un truc qui s'appelle les partis politiques.

Il faut aller chercher des gens en dehors des partis. Robert Ménard. Et alors il nous dit que ça fonctionnera pas à cause des partis politiques, à cause de l'ego aussi peut-être.

Les égos ? Non, je pense pas. Moi, je suis pas d'accord avec ce que dit Robert Ménard.

Les militants ce sont des gens qui choisissent pas en fonction des égos. Les militants ont choisi. Chez Renaissance, ils choisissent d'être avec Gabriel Atal.

Chez Horizon, ils choisissent d'être avec Édouard Philippe. Et chez Alors, vous dites que vous n'êtes pas d'accord avec lui. Toujours est-il.

Il dit que ça ne fonctionne pas. Le constat pour le coup c'est c'est c'est factuel. Ça ne fonctionne pas.

L'Union des droites ne fonctionne pas. Mais l'Union des droites, moi d'abord c'est quelque chose auquel je n'ai jamais cru. Et à côté de ça, comme les primaires en fait pour moi, l'Union des droites et les primaires ce sont des exposés de science pot.

C'est de la politique fiction. Donc ça occupe les gens, c'est bien. Ça occupe les médias, c'est bien.

Ça occupe monsieur Ménard, OK. Mais la question c'est comment on traite les problèmes des Français ? Le reste objectivement.

Et alors quand je le disais, on me disait mais arrête, faut quand même se pencher sur la question. L'Union des droites et les primaires, c'est de la politique fiction. La question c'est comment on répond au problème des Français ?

Et c'est pour ça que j'aime bien ce que dit Bruno quand il dit Retaillot, quand il dit "Je trace ma route" parce qu'un moment franchement si vous pouvez me donner quelqu'un au téléphone qui me qui vous qui nous explique "Ah ouais, moi mon délire dans la vie c'est les primaires au lion des droites, je connais pas." Les gens parlent en revanche de pouvoir d'achat, d'insécurité et de et de tout le reste. C'est tout le reste enfin franchement moi j'adore la politique mais il faut pas faire de la tambouille quoi.

Dernier sujet que je souhaitais aborder avec vous, Jonas. Jonas Adad à Paris près de 40000 livreurs souvent précaires alimentés alimente un un modèle économique de plus en plus contesté par d'autres chiffres. Jusqu'à 98 % de ces livreurs seraient des immigrés, parfois sans statut illégal.

Aujourd'hui euh euh plusieurs associations ont décidé de de porter plainte contre ces plateformes de livraison, hein, comme Uberit et et et des livres. Est-ce qu'on n'est pas aujourd'hui face à un modèle économique qui euh dépend structurellement de cette immigration euh euh précaire et et la plupart du temps illégale ? D'abord pour une plateforme comme pour un restaurant, avoir recours à l'immigration illégale, c'est de l'esclavage moderne.

Et c'est le cas notamment dans ces plateformes là, puisque c'est pas le cas pour toute la restauration, mais dans les plateformes où vous avez plus de 90 % des gens qui sont des travailleurs clandestins qui ne devraient pas être sur les plateformes, c'est de l'esclavage moderne. Et moi, j'ai d'abord et avant tout une pensée pour ces gens qui viennent en France, qui voient l'Eldorado et qui finalement terminent sous la pluie à pédaler pour aller livrer ceux qui sont installés confortablement dans leur canapé. Je exploité par des réseaux.

Aujourd'hui, on parle de réseau de personnes qui créent des comptes sur ces plateformes et qui louent leur compte à des sans papiers pour leur permettre effectivement de pouvoir travailler sur ces plateforme. Mais là où j'en veux beaucoup à un certain nombre de politiques notamment de gauche, c'est de ne pas contester cela parce que on vous dit vous savez c'est Manon Ari ou tous les autres qui vous disent "Ah oui, mais alors si les immigrés n'étaient pas là, comment vous feriez pour vous nourrir ou pour pour manger ?" Mais quelle est cette vision esclavagiste du monde ?

Ces gens-là ont droit à une dignité et ils ont le droit de postuler pour être légalement sur notre territoire. S'ils le sont retenus et bien ils seront légalement et ils travailleront, ils seront payés correctement. Pardonnez-moi Jeunesse Adad, mais est-ce que les gens de gauche là-dessus sont le seul problème ?

Parce que clairement tout le monde est au courant. Je disais tout à l'heure qu'un un film sur ce sujet était sorti en 2024 pour que le cinéma ce film c'est l'histoire de Souiman pour que le cinéma s'y intéresse. Le film est sorti il y a 2 ans, c'est que tout le monde est au courant.

Pourquoi est-ce que les pouvoirs publics ne ferment les yeux sur ce sujet ? Alors, non seulement il y a eu un film, mais ce film a été acclamé par tout cet écosystème culturel autour du cinéma qui pour le coup pleure des larmes de crocodile. Et même, je vais plus loin, il y a une étude d'un certain nombre de plateformes qui a démontré de quelle accointance politique sont les utilisateurs de ces plateformes.

Surprise, ceux qui utilisent le plus les plateformes de livraison à domicile sont des gens qui ont une obédience de gauche. Ça veut dire qu'on est dans l'hypocrisie la plus totale. Et vous pouvez vérifier ce que je vous dis.

On est dans l'hypocrisie à plus totale. Et donc bien évidemment comme sur la question du narcotrafic, comme sur la question de l'immigration légal ou illégale, il faut qu'on ait la plus grande fermeté sur ces plateformes pour que les personnes qui utilisent des des de ces ressources humaines qui sont en situation illégale soient fortement sanctionné. Et si les petits bobos de Centrre-ville n'ont pas leur sushis euh en en temps et en heure, et ben tant pis pour eux et qu'ils aillent pleurer ailleurs parce que là sera la vraie solidarité, c'est-à-dire de respecter la dignité de chaque être humain qui rentre dans notre pays, quelle que soit la façon dont il est rentré, parfois dans des conditions qui sont très dures, notamment en passant dans des dans dans des canaux de sauvetage.

Vous imaginez ces pauvres gens qui sont dans les canau sauvetage qui se retrouvent après sous la pluie à devoir livrer des gens qui ont de la commissération pour eux mais qui ont réacté profit de la plateforme de livraison Jonas. Je vous dire la vérité, ça m'est arrivé et lorsque j'ai vu notamment le film dont vous parliez et j'ai vu récemment aussi la la pièce de Michalique qui s'appelle passeport, et bien c'est des déclencheurs et c'est des déclencheurs. Oui.

Et je pense que c'est important que politiquement on essaie d'éviter ce genre de système. Merci Jonasad.