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InterviewValérie Pécresse· 2 février 2015 11 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJusticeÉconomie & entreprises

"L’union nationale n’est pas un chèque en blanc à la majorité"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On parle de terrorisme, laïcité et retour de Nicolas Sarkozy ce matin. Vous avez la presse à vos côtés. Est-ce une guerre Sarkozy-Valls sur fond de terrorisme ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a une gestion de crise que vous qualifiez de bonne, mais ses propositions vous semblent-elles à la hauteur ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de loi bouclier. Quelles mesures concrètes attendez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous évoquez le retour des djihadistes. Quelles mesures proposez-vous pour les empêcher ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous critiquez la réforme de l'éducation. Quel est votre Big Bang scolaire ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous mentionnez l'économie. Que pensez-vous des réformes de Macron et Valls ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Valérie PécresseFait
    « l'Union nationale c'est pas non plus un chèque en blanc à la majorité »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Radio Classique 7h30 9h la matinale de Radio Classique avec Guillaume durant l'invité politique sur Radio Classique et LCI il est 8h17 vous êtes sur Radio Classique et sur LCI et j'accueille Valérie PCR qui a été vous le savez ministre de l'Enseignement supérieur et ministre du Budget on va parler évidemment terrorisme laïcité et retour donc de Nicolas Sarkozi euh soir aux 20h de France 2 et puis évidemment des mesures de Manuel si vous avez l'impression que ce matin j'ai la presse à mes côté et donc à vos côté nous sommes face à une sorte de guerre Sarkozy Vals sur fond de terrorisme non pas du tout je crois qu'il faut il faut être lucide euh l'Union nationale c'est un état d'esprit mais l'union nationale c'est pas non plus un chèque en blanc à la majorité l'Union nationale c'est que l'opposition qui fait des propositions et l'opposition qui est aussi écouté par le gouverne et je croisaujourd'hui j'ai écouté le Premier ministre manuels ne revenons pas sur la gestion de la crise qui qui a été très bonne par le gouvernement mais revenons sur ses propositions et sur et sur ses discours moi j'ai entendu un diagnostic très choc trop choc à partel un diagnostic choc et des petits remèdes des petits remèdes des remèdes convenus toujours plus de moyens alors c'est nécessaire les moyens c'est nécessire de donner plus de moyens au renseignement plus de moyens à la justice et à la police mais est-ce que le plus de moyens sera une vraie solution moi je pense aujourd'huielle est où la vra solution mais mais enfin on a un élément de diagnostic qui est quand même partagé aujourd'hui c'est qu'il faut qu'on ait un virage à 180°r de notre politique pénale et surtout pour des des des la extrêmement dangereux qui sont tentés par enfin par de porter les armes contre leurs propre pays mais non mais pas du tout on a aujourd'hui un gouvernement et moi ce que j'attendais de ce gouvernement c'est qu'il propose une grande loi bouclier une grande loi bouclier qui apporte toute une série de réponses à tous les sujets qui sont sous-jacents au drames que nous avons vécu et quand je dis tous les sujets je vous parle à la fois de sécurité bien sûr mais de justice on ne peut pas dire aujourd'hui qu'on a répondu au problème si on n'aborde pas la question de la construction de nouvelle place de prison si on naborde pas la question d'une éventuelle R de sûreté des terroristes encore dangereux pour la société qu'on libère comme on a libéré monsieur Coulibali sans aucune sans aucune précaution et et sans suivi et sans suivi on ne peut pas parler on ne peut pas parler de mesures de sécurité si on empêche pas aujourd'hui les djihadistes de revenir à leur guise sur le sol français donc il y a toute une série de mesures qui sont des mesures que nous avons mis au débats et sur lesquels nous n'avons pas eu de réponse et et et une espèce de je pense vous connaissez la réponse qu'il s'agisse de Mera il y a plusieurs mois au Coulibali il y a quelques jours donc il y a une quinzaine de jours avant les attentats les gens vous disent on peut pas les surveiller 24/ 24 il faudrait qu'il y ait 20 personnes pour surveiller à longueur de journée ceux qui sont soupçonnés de terrorisme je vous donne les chiffres et en plus manuel Val ça dit hier ils sont maintenant 3000 vous rendez compte 3 moi je vous propose je vous propose de les empêcher de revenir et de voter une disposition qui disent que quand on s'en va pour porter les armes au djihad on est interdit pendant 2 ans de sur est revenu les deux frères sont revenus de terrain de terrain où ils ont été entraînés militairement à l'étranger donc on les connaissait on le savait on les a laissé rentrer est-ce que aujourd'hui il y a pas une réflexion à avir sur ce retour des djihadistes on vient d'apprendre qu'il y avait paraî-il une dizaine d'anciens militaires français peut-être des légionnaires de la Légion étrangère qui aujourd'hui sont dans les armées de daesh doivent-ils pouvoir revenir comme ils le souhait en France surtout qu'ils ne sont ils nt pas la nationalité français je pense qu'aujourd'hui il y a des mesures de protection moi j'attendais une loi bouclier j'attendais une loi qui nous donne le sentiment qu'on était protégé que surtout le gouvernement avait pris toute la mesure de l'étendue du problème et aujourd'hui ça n pas par-mi il a une sorte de paradoxe parce que vous dites finalement leur gestion de crise a été plutôt bonne mais la loi enfin ça manque d'ampleur la réponse c'est ce qu'a dit Nicolas Sarkozi par qu'il parle même de guerre de civilisation et en même temps vous n'avez pas l'air non plus enthousiaste par les propositions qui ont été faites parancien chef de l'État donc on sait pas très bien pardon je je défends les propositions aujourd'hui qui sont faites par l'UMP en matière de politique pénale notamment mais je pense qu'on peut en faire aussi d'autres sur l'école moi je pense qu'il faut aller ça va être la journée et bien et bien on va écouter ce que la ministre de l'Éducation nationale dira mais moi je pense qu'aujourd'hui sur l'école on ne peut pas faire sans un vrai Big Bang et le Big Bang il passe par quoi il passe par un diagnostic que tout le monde fait c'est que à un moment donné comme on a plus les de profess profur diplômé à mettre devant les élèves dans les écoles les plus défavorisées on va recruter à Pôle emploi des jeunes qui n'ont aucune formation pédagogique et qui sont des malgré nous de l'éducation nationale tant qu'on laissera cette situation perdurer c'est un scandale de la République on le sait on le connaît l'Académie de crétaille tous les ans c'est le psychodrame de rentrée donc aujourd'hui on a un sujet c'est quel est la différenciation salariale et de carrière qu'on veut mettre en place pour que les meilleurs profs aillent devant les élèves les plus en difficulté pour leur apprendre des choses aussi difficiles que la Choa que la laïcité que les principes républicains et si on ne fait pas ça ça serit pas ce Big Bang scolaire on arrivera à rien c'est pas parce qu'on mettra quelques volontaires dans les écoles qu'on arrivera à résoudre le problème de l'égalité des chances dans notre pays qui est crucial hein parce que s'il y a des sympathisants des sympathisants euh vis-à-vis du terrorisme c'est aussi parce qu'il y a des jeunes qui ne se sentent pas avoir leur chance de réussir dans la société française- que vous considéré que des cours d'instruction civique ou même des cours laïqu d'information religieuse peuvent finalement servir de rempart au terrorisme bah de toutes les façons il faut parler il faut parler de ces chosesl je vous parlais est- en parlant de la séparation de la loi enfin de de de 1905 entre l'Église et l'État on va empêcher les frères cui vous dé est-ce qu'il y a pas quelque chose d'irénique moi je pense qu'il faut je pense qu'il faut complètement révolutionner notre conception même de l'éducation civique moi qui ai fait réciter leur cours d'éducation civique à mes trois enfants je peux vous dire que c'est totalement théorique et puis et puis c'est c'est totalement théorique en revanche je pense que on devrait réfléchir à une pédagogie qui marche très bien et qui marche bien dans d'autres pays pédagogie du cas d'école c'est-à-dire on on met les jeunes les enfants dès leur plus jeune âge devant des cas concrets des cas concrets qui sont des problèmes par exemple vous êtes sur Internet vous voyez un appel à la haine et à la violence est-ce que c'est de la liberté ou est-ce que c'est interdit qu'est-ce qui est permis qu'est-ce qui est interdit et avec des cas concrets c'est comme ça qu'on apprendra principes républains aux enfants c'est pas en faisant en le faisant réciter la Lanie des différentes conventions débat le débat qui existe entre l'Islam et la République c'est un débat qui est révolution pédagique mais c'est un débat qui est fondamentalement justifié mais est-ce que franchement c'est du domaine de la pédagogie ce qu'on appelle maintenant le gangster terrorisme si vous voulez est-ce que c'est en faisant des d'éducation physique qu'on va empêcher des soldats de la Légion de se fondre dans une solidarité avec DAEs mais monsieur dur ce que vous êtes en train de dire c'est exactement ce que je dis je dis qu'il faut à la fois travailler sur l'école parce que malgré tout ça commence dès le plus jeune âge le désamour de la France le désamour du français le désamour des valeurs donc dès le plus jeune âge ça continue ensuite par une réponse économique moi j'ai pas entendu le mot économie dans la bouche de Manuel Vals ce qui me tracasse parce que la semaine prochaine nous avons une loi présentée par le ministre des Finances monsieur Macron qui est censé ranimer la croissance en France cette loi est une toute petite loi avec des toutes petites mesures c'est pas en libéralisant mais attendez c'est pas en libéralisant le commerce des aut le transport en autocar qu'on va ramener 2% de croissance en France on a la possibilité historique la semaine prochaine de se mettre tous autour de la table et de faire les vraies réformes que Manuel Vals monsieur repsamen monsieur Macron quand ils sont tout seuls dans le salle deainz les sociaux faire le contrat unique de travail réformer l'assurance chage dis tout qu' fa faire votons les amendements que nous allons proposer d'accord mais ils vont tous vous dire de toute façon une grande partie de ce que nous proposons n'a pas été fait par Nicolas Sarkozi point numéro 1 vous allez bien c'est un argument politicien et et point numéro 2 il y a un problème aujourd'hui qu'on voit bien à travers l'intervention de Nicolas Sarkozi et même dans le débat que vous évoqué sur l'économie c'est que une partie de la gauche celle qui est au pouvoir elle est sur votre terrain l'autorité manuel Vals et la libéralisation de l'économie mais sur le terrain mais sur le terrain par les mots pas par les actes quand monsieur Macron une semaine de sa nomination dit il faut en finir avec les 35 heur qu'il est nommé qu'il en veut plus en finir avec 35 he quand manuel Val dit il faut un contrat unique de travail parce que jean- Tyrol l'a dit parce que c'est nécessaire et que après il le fait pas quand REP s'amène ont encore une une majorité qui est un peu rétisante mais fondamentalement il a appelé à ce que les jeunes Françaisn milliardaires gu Guillaume mais c'est des mots tout ça et ben passons aux actes le problème c'est que on a un gouvernement qui est très fort dans les mots alors les mots ont une puissance hein dans le dans le discours politique bien sûr il a SAR c'est c'est c'est un Surget contre le mot apartide Guillaume durant bah oui mais le choc des mots la faiblesse des actes c'est exactement la situation dans laquelle nous nous trouvons et moi je vais vous dire je pense qu'il y a un après 7 janvier un après 7 janvier dans lequel il faut passer aux actes et l'opposition ne peut pas laisser le gouvernement procrastiner repousser les décisions qui sont urgentes nécessaires sur le plan économique sur le plan éducatif sur le plan judiciaire c'est pas possible on va pas laisser rentrer des djihadistes qui ont été entraînés personne souite personne ne souite et ben personne ne le souhaite mais personne ne s'y oppose monsieur casenu nous dit c'est pas possible ah oui mais alors il va falloir aller dialoger avec consid ce matin sil y a d'autres attentas ce sera la responsabilité du gouvernement actuel pas du tout je dis bah si c'est une accusation sur la faiblesse de les moyens qui sont mis en place c'est une manière de leur dire si ça recommment ce sera pour eux mais moi je suis pas dans cette logique d'accuser quiconque je suis dans cette log que les moyens n'existent pas j'ai pas dit que ça existe pas j'ai dit les moyens financiers c'est bien mais il y a des décisions très fortes puissantes qui sont efficaces pour prévenir écoutez je suis désolé il y a français qui est revenu du djihad il est allé dans un musée juif à Bruxelles et il a tué tout le monde alors moi je voudrais qu'on me dise est-ce qu'on a envie que les djihadistes reviennent je veux pas qu' envieerors si personne n'en a envie prenons les mesures qui s'imposent allons voir nos partenaires de Schengen expliquons-le qu'aux frontières il faut faire un bouclier de protection expliquons-le que il faut utiliser le la dérogation à la Convention européenne des droits de l'homme pour interdire temporairement le retour parce qu'il un danger d'une gravité suffisante prenons des mesures qui permettre que les français se sentent protégés aujourd'hui parce que moi je suis que dans une logique de et on en termineon est arrivé au terme et ben écoutez c'est le terme mais c'est vraiment important je pense pour tout le monde merci Valée PC d'être venu ce matin je rappelle que vous avez été donc ministre de l'Enseignement supérieur et évidemment aussi du budget bonne journée à vous on va retrouver nos amis de LCI évidemment et Sophie paulini sur l'antenne de Radio Classique