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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 20 septembre 2024 7 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprises

Les attentes des Français doivent être respectées - Edwige Diaz (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Edwige Diaz, bonjour.

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Bien, alors, nouveau gouvernement, enfin.

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Michel Barnier a tapé du poing sur la table, il a imposé ses choix au Président de la République.

  • 1:36OuverteRéponse partielle

    M. Fénaud qui est d'accord avec vous sur la proportionnelle, je voudrais le rappeler.

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Vous pourriez s'encher le Premier ministre après son discours de politique générale ou pas ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Mais vous avez vu ce qu'a dit Michel Barnier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « il était temps puisque nous sommes tenus par un calendrier qui prévoit que tout début octobre doit être présenté le budget de la France au Parlement. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Michel Barnier continue de s'engager à respecter les électeurs du Rassemblement National. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Il a respecté les vétos de Marine Le Pen en ce qui concerne M. Bertrand et Dupont-Moretti, par exemple. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Les lignes rouges, c'est pas davantage d'immigration, le rétablissement de la sécurité, le redressement des services publics, la préservation du pouvoir d'achat des Français. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « La dissolution est inévitable et souhaitable, dit Laurent Jacobelli. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « nous sommes lucides. Et nous disons que ce gouvernement fait un peu de briques et de brocs, au sein duquel les futurs ministres, vraisemblablement, ne sont pas d'accord pour tout. »
  • 5:16PrésentateurFait
    « Edwige Diaz, ça veut dire qu'il sera déposé, retour à 62 ans, avec 42 annuités, c'est bien cela. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron est une question de justice sociale aussi. »
  • 6:08Invité politiqueChiffre
    « nous souhaitons que le nouveau Front populaire mette de côté le sectarisme qu'il caractérise et vote avec nous pour répondre aux attentes de près de 90% des Français. »

Temps de parole

  • Edwige Diaz68 %
  • Présentateur32 %

5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous avons avec nous Edwige Diaz qui est député Rassemblement National de Gironde, porte-parole, vice-présidente même du Rassemblement National. Edwige Diaz, bonjour.

0:08
Edwige Diaz

Bonjour, merci pour l'invitation.

0:10
Présentateur

Bien, alors, nouveau gouvernement, enfin. Michel Barnier a tapé du poing sur la table, il a imposé ses choix au Président de la République.

0:20
Edwige Diaz

Oui, enfin, gouvernement, il était temps puisque nous sommes tenus par un calendrier qui prévoit que tout début octobre doit être présenté le budget de la France au Parlement. Donc, il était temps de présenter un gouvernement. Bon, notre avis sur la question, disons que Michel Barnier continue de s'engager à respecter les électeurs du Rassemblement National. Il a respecté les vétos de Marine Le Pen en ce qui concerne M. Bertrand et Dupont-Moretti, par exemple. Mais, pour autant, on a quand même l'impression, et en tout cas, ce sont les messages que je reçois depuis hier vont en ce sens. C'est, finalement, on a revoté, mais pour qu'il n'y ait pas beaucoup de changements.

En fait, les LR étaient depuis le début de la législature précédente, c'est-à-dire depuis 2022, la béquille d'Emmanuel Macron. Et aujourd'hui, ce sont les macronistes qui deviennent la béquille des LR. Donc, on verra tout ce que ceci donnera. Moi, j'ai entendu hier, avec un peu d'inquiétude, les propos tenus par M. Fénaud, je crois, Modem, ancien ministre de l'Agriculture, qui disait qu'il y a quand même un certain nombre de points qui nous divisent, notamment sur l'immigration, l'insécurité, la proportionnelle aux élections législatives et la fiscalité. Donc, c'est vrai que tout ceci n'est pas tellement de nature à nous rassurer.

1:36
Présentateur

M. Fénaud qui est d'accord avec vous sur la proportionnelle, je voudrais le rappeler.

1:39
Edwige Diaz

Mais pas tous au sein de ce gouvernement. Donc, c'est vrai que nous, nous allons regarder avec attention, premièrement, le discours de politique générale du Premier ministre, et ensuite les textes qui seront proposés à l'Assemblée nationale.

1:51
Présentateur

Vous pourriez s'encher le Premier ministre après son discours de politique générale ou pas ?

1:53
Edwige Diaz

Oui, c'est ce que Marine Le Pen a indiqué. Elle a dit que, pour l'instant, il avait respecté notre condition principale, à savoir le respect de nos électeurs. Mais si jamais il s'aventurait à proposer des mesures qui ne sont pas attendues par les Français et qui ne correspondent pas non plus à nos attentes, en effet, nous ne nous interdisons pas de censurer ce gouvernement que nous mettons sous surveillance démocratique.

2:17
Présentateur

Vous le mettez sous surveillance démocratique, ça veut dire que dès le discours de politique générale, s'il y a censure derrière, vous votez.

2:25
Edwige Diaz

On ne s'interdit rien. On va l'écouter, on va attendre la composition du gouvernement. Quelles sont les lignes rouges ? Les lignes rouges, c'est pas davantage d'immigration, le rétablissement de la sécurité, le redressement des services publics, la préservation du pouvoir d'achat des Français. Donc, c'est pour ça que nous attendons avec impatience ces propos.

2:44
Présentateur

Mais vous avez vu ce qu'a dit Michel Barnier. Pas d'augmentation d'impôts pour les classes moyennes ni pour les Français qui travaillent. J'imagine que ça vous va. Améliorer le niveau de vie des Français. Améliorer le fonctionnement des services publics, particulièrement l'école et la santé. Garantir la sécurité. Maîtriser l'immigration. Encourager les entreprises et les agriculteurs. Ça où va tout ça ?

3:03
Edwige Diaz

Très bien. Donc maintenant, nous attendons une mise en adéquation des paroles et des actes. Je me permettrai juste de relever qu'il a réservé le ministère de la Justice à un élu dit vers gauche. Je crois que la France a besoin de mettre un terme au laxisme judiciaire. Et en tout cas, je pense qu'envoyer une personnalité de gauche au ministère de la Justice, c'est un très mauvais signal qui est envoyé aux délinquants français. Et puis surtout à nos forces de l'ordre qui ont besoin d'un soutien particulièrement appuyé de la part du ministère de la Justice et de l'Intérieur.

3:32
Présentateur

Nous pensons, Laurent Jacobelli, qui est aussi porte-parole du RN, dit, nous pensons qu'une dissolution est inévitable et souhaitable. Dire ça déjà, c'est ne pas laisser sa chance au gouvernement Barnier. Pourquoi ne pas laisser sa chance au gouvernement Barnier ?

3:48
Edwige Diaz

Vous voyez que déjà, on vient de la lui laisser. Parce que nous, contrairement au nouveau Front populaire, nous n'avons pas dit que nous censurerions ce gouvernement dès maintenant. Donc nous lui laissons sa chance parce que nous, nous sommes comme les Français. La dissolution est inévitable et souhaitable, dit Laurent Jacobelli. Dans un an, en fait, dès que la Constitution nous le permettra, parce qu'en fait, nous sommes lucides. Et nous disons que ce gouvernement fait un peu de briques et de brocs, au sein duquel les futurs ministres, vraisemblablement, ne sont pas d'accord pour tout. Et surtout, ne disposent pas d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Eh bien, tout ceci constitue un faisceau d'indices qui nous permet de dire que, en effet, ce gouvernement risque d'avoir une durée de vie assez courte. En tout cas, s'il ne se tient pas correctement, s'il n'apporte pas de réponses concrètes aux Français, nous nous dirons, ça suffit, ne perdons pas plus de temps. Retour aux jambes et nomination d'un nouveau gouvernement.

4:35
Présentateur

De toute façon, Michel Barnier n'envisage pas de vote de confiance, j'ai l'impression.

4:39
Edwige Diaz

Oui, on a été habitué avec Mme Borne. C'est regrettable, mais bon, écoutez, le principal, c'est que les choses avancent. Moi, je veux avoir une pensée pour nos chefs d'entreprise qui ont besoin de stabilité, qui ont besoin de visibilité, et aussi pour nos agriculteurs qui sont sur le point. Et moi, je suis bien concernée dans mon département de la Gironde, qui veulent terminer les vendanges, et qui sont sur le point de reprendre les manifestations, parce qu'ils n'ont pas été entendus, ils ont même été floués par le gouvernement Attal, et ils commencent à en avoir ras-le-bol, et on les comprend tout à fait.

5:06
Présentateur

Edwige Diaz, donc pas de vote de confiance, donc pas de censure. En revanche, votre texte sur l'abrogation de la réforme des retraites a été jugé recevable. Edwige Diaz, ça veut dire qu'il sera déposé, retour à 62 ans, avec 42 annuités, c'est bien cela. C'est tout à fait ça. C'est bien cela. Vous pensez qu'avec les finances, l'état des finances en France, c'est possible.

5:29
Edwige Diaz

Mais oui, parce qu'en fait, on nous parle toujours d'augmentation des dépenses proposées par le Rassemblement National. En revanche, les augmentations de dépenses sont relativement faibles, mais surtout, on ne parle jamais des mesures proposées par le Rassemblement National en matière d'économie.

5:43
Présentateur

C'est une baisse des recettes, par exemple, l'augmentation, la baisse de la TVA sur les produits énergétiques, c'est une baisse de recettes.

5:50
Edwige Diaz

Là, en l'occurrence, ce n'est pas à l'ordre du jour de notre niche parlementaire, mais nous, nous souhaitons qu'on diminue les dépenses.

5:55
Présentateur

Vous renoncez à ça ?

5:56
Edwige Diaz

Non, mais pour l'instant, nous ne sommes pas au gouvernement, donc il a fallu faire un certain nombre de choix pour cette niche parlementaire. Et oui, nous le disons, l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron est une question de justice sociale aussi. Et nous souhaitons que le nouveau Front populaire mette de côté le sectarisme qu'il caractérise et vote avec nous pour répondre aux attentes de près de 90% des Français.

6:17
Présentateur

Vous demandez ce matin au NFP de voter avec vous ?

6:19
Edwige Diaz

Oui, nous leur demandons depuis que nous savons que le 31 octobre sera la niche, la journée consacrée aux textes proposés par le Rassemblement National. C'est la première niche de cette législature, donc nous appelons la gauche à faire preuve de sectarisme. Et moi, je me désole quand j'entends Mathilde Panot, il y a quelques jours chez mon confrère, indiquer qu'elle ne voulait pas donner de victoire politique au Rassemblement National. Moi, j'appelle Mme Panot à donner une victoire politique aux Français face à Emmanuel Macron.

6:46
Présentateur

Merci Edwige Diaz d'être venue nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Merci Edwige Diaz d'avoir regardé cette vidéo !