Présidentielle 2027 : "Le moral des patrons est catastrophique en France !" (Jean-Michel Salvator)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quel est le moral des troupes ? Êtes-vous d'accord avec Patrick Martin sur le MEDEF ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Cette surtaxe sur l'impôt des grandes entreprises, ça passe ou ça casse ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon et sa proposition de brûler la dette, ça inquiète les patrons ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Patrick Martin propose une augmentation de 2% de la TVA, vous êtes d'accord ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Patrick MartinChiffre
« On a les entreprises les plus taxées au monde. »
- 3:30Patrick MartinFait
« 2027 sera soit le sursaut, soit la crise. »
- 4:30Jean-Michel SalvatorChiffre
« 82 % des patrons sont pessimistes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] 13h 14h Europe Info 13h40 allez la suite d'Europe info avec vous cher et vos débatteurs du jour Jean-Michel Salvator Jonathan Sou On parle du MEDF Oui c'est l'événement de rentrée du MEDF la rencontre des entrepreneurs de France la REF qui s'ouvre aujourd'hui sous le thème du courage les patrons qui auront en ont en auront besoin de courage en attendant et bien un débat demain en clôture avec les sept principaux candidats à la présidentielle qui évoqueront leurs idées pour l'économie. Alors à 8 mois de l'élection, ce rendez-vous annuel de cette organisation patronale prend une dimension très politique qui va se traduire par une affluence record. Patrick Martin donc Patrick Martin, on le rappelle, le président du MEDF a témoigné de l'inquiétude des entrepreneurs.
Il était l'invité de France Interre ce matin. C'est tellement facile pour les politiques, j'allais dire de tout bord, de faire supporter la charge aux entreprises. L'effort partagés, il pèse déjà beaucoup sur les entreprises.
On a les entreprises les plus taxées au monde. Alors, on peut dire c'est pas grave, c'est les actionnaires qui payent. Si je regarde le MEDF, simplement le MEDF, principale organisation patronale, on a 12 millions de salariés dans nos rangs.
Qu'est-ce qui se passe ? On n'embauche plus. Parfois on doit licencier.
On ne peut pas augmenter les salaires comme on voudrait augmenter les salaires. On ne sait pas faire les efforts auxquels on ne pourra pas échapper de réduction des dépenses. Dire que les entreprises doivent faire un effort supplémentaire et en réalité qu'elles supporteront une fois de plus l'intégralité de l'effort, c'est la branche sur laquelle on est assis.
Voilà Patrick Martin ce matin sur France Interre. Alors Jean-Michel Salvator, vous côtoyez le monde économique he je crois que vous conseillez quand même quelques entreprises. Quel est le moral des troupes ?
Êtes-vous d'accord avec ces mots de Patrick Martin, le président du MEDEF, qui disait "2027 sera soit le sursaut, soit la crise". En gros, ça passe ou ça casse ? Mais écoutez, le moral, il est catastrophique.
Catastrophique. Catastrophique. Et il y a Et on peut objectiver ce moral avec une enquête qui a été faite par Opinion Way auprès de 66000 patrons. 66000 patrons.
Et au terme de cette enquête, on découvre que 82 % des patrons 82 % des patrons sont pessimistes. 82 % des patrons. Or, ce sont les patrons qui embauchent.
Et là, Patrick Martin l'a dit sur France Interre, les patrons n'embauchent plus. Pourquoi ? Parce que ils ont le sentiment que la situation économique de la France est imprévisible.
Or, quand on dirige une entreprise, on a besoin d'un minimum de stabilité. On a besoin de savoir un peu où on va. Or là, il y a une instabilité fiscale, on ne sait pas ce qui va se passer, une instabilité euh sur euh sur les conditions économiques.
Et c'est vrai que depuis la dissolution, depuis 2024, euh les patrons ont vraiment le sentiment euh de bah de travailler sur des sables mouvants et et donc c'est vrai, ils sont très inquiets et ils sont aussi très inquiets par les programmes des deux favoris à la présidentielle. Alors Jean-Michel Salvator, je passe tout de suite dans un instant la parole à Jonathan SXO. Mais c'est vrai que cette histoire de surtaxe là sur l'impôt des grandes entreprises 3e année d'application ça ne devait durer qu'un an et ça j'imagine que chez les entrepreneurs, Jean-Michel Salvator, ça passe pas.
Oui, parce que si vous voulez, eux ce qui ce qu'il voient ces entrepreneurs, c'est que l'État euh les impôts n'ont jamais été aussi importants et à chaque fois qu'il y a un trou dans la caisse, au lieu de de se dire tiens, quelles sont les mesures courageuses qu'on pourrait prendre pour réduire les dépenses, à chaque fois on n'essaie pas de réduire les dépenses mais au contraire on les maintient et on crée un impôt supplémentaire. L'impôt dont vous parlez, c'est un impôt qui devait qui devait être totalement exceptionnel, qui avait été décidé par Michel Barnier lorsqu'il a été premier ministre. Il a été ensuite maintenu par François Bairou une deuxème année.
Et là, on voit bien qu'il va être maintenu encore par Sébastien Lecnu. Ça ressemble à quelque chose qui va durer dans cette histoire Jean-Michel. Et rappelez-vous, la CG devait durer 2 ans.
Jonathan Siksou pour faire tourner un petit peu la parole. Bon, j'imagine qu'il y a aussi une inquiétude particulière donc pour ces chefs d'entreprise. Lorsqu'ils entend Jean-Luc Mélenchon proposer de brûler la dette détenue par la Banque de France, redort-il Jean-Luc Mélenchon son blason auprès des chefs d'entreprise lorsqu'il nous fait ses saill pour appeler un chang ?
Absolument pas. pour une raison euh simple, c'est que en voulant euh brûler la dette comme vous dites, euh ce n'est que rajouter de l'instabilité à l'instabilité dont dont Jean-Michel vient de parler. Et cette même étude considérable, rappelons-le, oui, 66000 personnes, 66000 patrons de de sondé, c'est considérable comme comme étude d'opinion, et bien ils sont 66 % à redouter la faillite en 2027.
Donc effectivement, quand vous craignez euh la la faillite à ce point, euh vous n'embauchez pas, vous n'investissez pas euh davantage. Il y a aussi une autre réalité parce que il ne faut pas il faut arrêter d'écouter en fait le discours euh de de l'extrême gauche à ce sujet. Un patron n'est pas un milliardaire, loin de là, même s'il y en a.
Et un patron, est-ce que c'est forcément un méchant ? Alors et un patron n'est pas un méchant, on peut le rappeler aussi. Et les patrons connaissent également, les chiffres sont ont été publiés dans la presse ce matin, dramatique pour beaucoup d'entre eux. 33000 dirigeants de toutes petites entreprises, moins de trois salariés, 33000 personnes depuis le début de l'année, donc en 6 mois, sont désormais au chômage, ont perdu le leur emploi et même des des patrons de TPE, donc de pas de de TPE, de PME, pardon, de petites et moyenne entreprise.
C'est donc au moins 20 salariés et plus. Eux depuis le début de l'année, près de 700 ont perdu leur emploi également. Donc si vous voulez, c'est un secteur en crise aussi.
Ce qui donne aussi pour corroborer ce que vous dites très bien Jonathan SO, une hausse de 5 % sur un an des défaillances d'entreprise en France. C'est quasiment du jamais à vue si on met de côté les années Covid bien sûr. Alors Patrick Martin, le président du MEDEF, Jean-Michel Salvator, défend une augmentation de 2 % de la TVA qui permettrait d'augmenter les salaires nets et de générer une croissance très rapidement de de 300000 emplois.
C'est le chiffre qu'il avance. Patrick Martin, est-ce que vous pensez que en cétant de vache maigre pour les Français parce que la TVA c'est la taxe sur la valeur ajoutée, est-ce que vous vous êtes d'accord avec cette proposition de Patrick Martin et bien Jean-Michel Salvator ? Dites-nous tout.
Bah en fait Patrick Martin, il dit un peu la même chose que Bruno Lemire. Je sais pas si vous avez lu son interview dans dans le Parisien ce weekend. Le maire disait finalement aujourd'hui les dépenses de l'État sont financées par tous ceux qui travaillent. et le maire disait au fond, ça serait peut-être un peu plus logique de partager avec ceux qui consomment et dans ceux qui consomment, il y a aussi les il y a aussi les retraités évidemment.
Bon donc c'est évidemment que c'est une idée mais derrière tout ça si vous voulez le MEDEF a le sentiment que il y a pas un homme politique qui est prêt à proposer des mesures courageuses pour nous sortir de là où nous sommes. Alors 2 % ou pas 2 % sur la TVA en plus selon vous Jean-Michel quelle est la pertinence économique de cette proposition ? Ben ça c'est un vrai choix politique si vous voulez.
Évidemment que la gauche sera contre, les centristes seront partagés et la droite sera plutôt pour. Parce qu'évidemment c'est un impôt qui taxe tout le monde indifféremment. Alors que la gauche vous dira que c'est pas très juste que c'est pas très juste.
Mais c'est vrai que l' une augmentation d'un point ou de deux points de la TVA est extrêmement efficace parce que ça rapporte énormément d'argent. Or, on a besoin de beaucoup d'argent pour boucher les trous et c'est quasiment un dollar. C'est bah si c'est bon sur un paquet de pâtes sur un paquet de pâtes à 1,50 € bon il y a 5 % de TVA sur un paquet de patte je ne suis pas persuadé que 2 % change grand-chose.
Bah quand même mais sur sur un plein bah forcément ceux qui ceux qui sont à l'Europ près et il y a beaucoup de Français qui sont à l'Europe évidemment ça peut peser mais au-delà de ça si vous voulez euh le sujet me semble-t-il numéro 1 c'est pas d'augmenter les impôts, c'est pas de trouver des impôts supplémentaires. même si on voit bien qu'on sera sans doute obligé d'y passer, mais c'est de faire des économies parce que et alors sur quoi ? Sur quoi ?
Parce que 2 % ça ne fera pas l'unanimité sur la TVA. Lorsqu'on propose de d'imposer les plus riches, ça ne fera pas l'unanimité. Chacun défend son précaré.
La France, est-ce qu'elle est ? Pays irréformable. Comment vous voulez faire Jean-Michel Salvator ?
Non mais il y a plein d'idées. Moi c'est enfin je vais on va pas dans ce studio faire un plan de relance ou faire un plan de sauvetage de l'économie française mais il y a quand même des idées qui sont sur la table. Vousz pas croyez-vous sans une mise sous tutelle hein voilà de la part du de la BCE ou du FMI.
Bah écoutez, moi quand j'écoute euh la France insoumise et le Rassemblée nationale, je suis pas très rassuré. Et quand j'écoute Édouard Philippe qui pour l'instant est le favori du bloc central, nous expliquer qu'il faut encore augmenter les salaires des profs, je suis pas euh optimisme optimiste non plus. Donc, j'ai un peu le sentiment que euh chez nos élus, et on l'a vu d'ailleurs depuis euh la dissolution de de 2024, il y a une il y a une incapacité totale euh à proposer euh des économies, à proposer des efforts.
On l'a vu au Parlement, le seul sujet euh qui est débattu, [raclement de gorge] c'est l'augmentation des impôts. C'est toujours la même chose, mais il n'est jamais question d'efforts. Or, on ne s'en sortira pas si on ne fait pas d'efforts.