La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ? - C dans l’air - 07.01.2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:24OuverteRéponse directe
Pourquoi on ne sait plus prévoir ?
- 2:48OuverteRéponse partielle
On ne se dit pas qu'on va poser sa voiture et ne pas la reprendre ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Les gros problèmes aujourd'hui ont été sur le réseau routier.
- 4:50OuverteRéponse partielle
Pourquoi les consignes de prudence n'ont pas été respectées ?
- 6:10OuverteRéponse directe
Vous pensez à quelle partie du territoire ?
- 7:36OuverteRéponse directe
L'alerte neige-verglas, on ne sait plus exactement à quoi ça correspond. On en est où, maintenant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24C.RouxFait
« Le ministère des Transports a dit que l'épisode de neige avait été un peu sous-évalué par Météo-France. »
- 2:40C.RouxFait
« Dans les départements touchés, 1600 kilomètres de bouchons, des transports scolaires pas assurés, des lignes de train interrompues, des hôpitaux surchargés... »
- 4:07E.BrocardiFait
« Dès lors qu'on a un événement climatique qui arrive alors que tout le monde rentre de congés, est pressé de retourner dans le milieu professionnel et de ramener les enfants dans le cadre scolaire, il est évident qu'on en oublie les principes de prévention. »
- 5:30E.BrocardiFait
« de la manière dont elle est venue se coller au sol, il est évident que c'était prévisible pour des spécialistes, mais que ça a été mal perçu par l'ensemble de nos concitoyens. »
- 6:10E.BrocardiFait
« Toute la partie ouest, Vendée, Bretagne, Nord de la France... »
- 6:52N.BerrodFait
« 12 cm de neige en 48 heures... Par le passé, les épisodes de neige étaient fréquents à Paris, mais ils sont aujourd'hui plus rares. »
- 8:13C.NabédianFait
« lorsque la dépression va arriver sur la France, elle va devenir très puissante en très peu de temps. Elle va se creuser très rapidement. C'est pour ça qu'on appelle ça une bombe météorologique, avec des rafales très importantes. »
- 9:38E.BrocardiFait
« Principalement sur des chutes, des gens qui marchaient sur le trottoir et qui ont glissé sur des plaques de glace. Il y a aussi eu des accidents de circulation. »
- 12:29C.RouxFait
« Plus de 10 ans que les Deux-Sèvres n'avaient pas vu autant de neige, remplacée ce matin par un épais verglas... »
- 13:01C.RouxFait
« 5 personnes ont perdu la vie, dont 2 dans les Landes, dans une collision entre 2 autocars causée par le verglas. »
- 13:44C.RouxChiffre
« 300 t de sel vont être répandues en quelques jours, 10 fois plus que l'année dernière. »
- 15:09C.NabédianFait
« jusqu'à la fin des années 90, chaque année, on pouvait avoir des épisodes de neige assez intenses. Aujourd'hui, on est plutôt sur un taux de retour de 6 à 8 ans sur les régions. »
- 21:00N.BerrodFait
« Il faut trouver un juste milieu entre le principe de précaution, sans le pousser à l'extrême, et le fait que si on ne le prend pas, on risque des catastrophes. »
- 37:17C.RouxFait
« Le ministre des Transports a donné hier son explication pour justifier en partie les blocages. Une sous-estimation des chutes de neige par les services de Météo-France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Dispositifs médicaux. ... - C.Roux: Bonsoir. Bienvenue. Il y a la belle photo, la carte postale qu'on s'échange sur les portables et il y a la galère. L'épisode de neige qui traverse la France a mis une partie du pays à l'arrêt et a fait 5 victimes. Dans les départements touchés, 1600 kilomètres de bouchons, des transports scolaires pas assurés, des lignes de train interrompues, des hôpitaux surchargés... Voilà à grand trait le début de ce bilan de début de semaine sous la neige. Le ministère des Transports a dit que l'épisode de neige avait été un peu sous-évalué par Météo-France. Ce n'est pas la première fois que les prévisionnistes sont mises à l'amende. Des polémiques sur notre capacité à anticiper, préparer, informer face à des événements climatiques inhabituels. On annonce pour demain dans l'ouest et le nord du pays l'arrivée d'une tempête
déjà qualifiée de bombe météorologique. Pourquoi on ne sait plus prévoir? C'est une question et le titre de cette émission. Pour en parler, le commandant E.Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. N.Berrod, journaliste, chef adjoint du service santé et sciences au "Parisien-Aujourd'hui en France". Je renvoie à votre article d'hier. C.Nabédian, vous êtes journaliste spécialiste des questions climatiques et présidente de la Fondation
pour la nature et l'homme. Avec nous ce soir, G.Dansart, journaliste et directeur du site d'information Mobilettre, spécialiste des mobilités. Bonsoir à tous les quatre. Tous mes voeux. 2 images pour résumer ces dernières heures... La bataille de boules de neige à La Rochelle entre des policiers et des passants. C'est la magie autour de l'arrivée des flocons et de la neige. C'est une France de carte postale... Et puis, l'autre image, c'est celle des 1650 km de bouchons en France. C'est très étonnant car il y avait déjà eu un record lundi. Aujourd'hui encore, ça a créé des difficultés... Qui peut répondre? Ce qu'on a vécu lundi...
On ne se dit pas qu'on va poser sa voiture et ne pas la reprendre? - G.Dansart: C'est plus surprenant aujourd'hui que lundi. Lundi, tout le monde était peut-être encore sous le sapin de Noël ou en vacances. Il a pu y avoir un défaut de prise en compte des alertes de Météo-France, qui avaient peut-être été elles-mêmes un peu sous-estimées... Mais aujourd'hui, c'est plus surprenant car tout avait été fait pour prévenir: ne prenez pas vos véhicules, réduisez vos déplacements, privilégiez le télétravail pour ceux qui peuvent... Malgré tout, il y a eu des bouchons. On se pose la question de l'observation des consignes données.
Les gros problèmes aujourd'hui ont été sur le réseau routier. - E.Brocardi: C'est exactement ce qui s'est passé. Dès lors qu'on a un événement climatique qui arrive alors que tout le monde rentre de congés, est pressé de retourner dans le milieu professionnel et de ramener les enfants dans le cadre scolaire, il est évident qu'on en oublie les principes de prévention. Même si les messages ont été peut-être un peu trop timides, ils ont été mal reçus car on était concentrés sur une attache beaucoup plus personnelle
que sur le collectif. Le continuum de sécurité civile veut qu'à un moment donné, on suive les évolutions météo. Derrière, on doit pouvoir continuer à procéder à une adaptation de la distribution des secours, mais aussi dans le cadre d'une amélioration de l'information. Et l'information aujourd'hui... Les infrastructures autoroutières accueillent bon nombre de populations de différentes langues étrangères. Même au travers des transports autoroutiers, vous avez des conducteurs qui arrivent des différents pays d'Europe. Eux, de quelle manière ils accueillent
ce type d'information, pour éviter de se retrouver dans les bouchons? On a encore du travail à faire dans l'information et la captation de l'information. - C.Roux: On se dit que, finalement, on prend sa voiture et ça va passer. - G.Dansart: Les autorités elles-mêmes ont eu de retard à l'allumage lundi, notamment les préfectures. Quand la tempête de neige a été quasiment en train de se produire, tout le monde a dit à tout le monde: "Rentrez chez vous". Ca a fait une accumulation de voitures sur le réseau, qui ne peut pas absorber cette masse de véhicules. C'est un peu tout le monde qui a manqué de réactivité, en ce début d'année. - E.Brocardi: A un moment donné, les gens se sont dit
que ça allait quand même passer. de la manière dont elle est venue se coller au sol, il est évident que c'était prévisible pour des spécialistes, mais que ça a été mal perçu par l'ensemble de nos concitoyens. On ne peut pas leur en vouloir. Il faut leur expliquer qu'on risque de retrouver de tels épisodes. Sur un territoire national comme le nôtre, vous avez les Alpes, la Haute-Savoie, les Pyrénées qui sont habitués à ce type d'événements et qui savent s'adapter. Aujourd'hui, c'est sur une partie du territoire qui n'était pas du tout habituée à ce risque.
- C.Roux: Vous pensez à quelle partie du territoire? - E.Brocardi: Toute la partie ouest, Vendée, Bretagne, Nord de la France... Il y a aujourd'hui un sujet de conduite à tenir, à la fois de son véhicule et de son comportement vis-à-vis de cela. Ce n'est pas que tout le monde a mal fait, mais il y avait des choses à mieux anticiper, par les institutions, mais aussi par nos concitoyens. - C.Roux: On rappelle que le bilan est assez lourd. - N.Berrod: Oui, il y a eu 5 décès lundi, notamment dans des accidents dus au verglas. Les gens ont mal anticipé en Ile-de-France, surtout parce que c'est un épisode notable. Ca n'arrive pas tous les ans. 12 cm de neige en 48 heures... Par le passé, les épisodes de neige étaient fréquents à Paris, mais ils sont aujourd'hui
plus rares. Les gens oublient ce que ça peut entraîner comme galères, le fait de ne pas prendre sa voiture. En Charente-Maritime, 20 cm de neige lundi, quasiment 30 localement, c'est exceptionnel. C'est de plus en plus rare. C'est pour ça qu'on parle beaucoup de l'adaptation au changement climatique. On doit s'adapter aux températures plus élevées, mais peut-être faut-il aussi s'adapter à des épisodes de froid et de neige moins fréquents, mais qui peuvent exister. - C.Roux: C'est l'adaptation à ces phénomènes climatiques, mais c'est aussi la façon dont on communique sur les alertes oranges, les alertes météo qui sont désormais très régulières.
L'alerte neige-verglas, on ne sait plus exactement à quoi ça correspond. On en est où, maintenant? - C.Nabédian: La situation va s'améliorer. La perturbation est partie sur le Nord-Est, où il fait encore très froid. En Ile-de-France et sur le Nord-Ouest, un net redoux va se mettre en place. La neige n'a pas tenu au sol cet après-midi. Une tempête va arriver demain. Elle apportera du redoux, mais aussi beaucoup de pluie et de vent. - C.Roux: Pourquoi parle-t-on de bombe climatique? - C.Nabédian: Lorsque la dépression va arriver sur la France,
elle va devenir très puissante en très peu de temps. Elle va se creuser très rapidement. C'est pour ça qu'on appelle ça une bombe météorologique, avec des rafales très importantes. On pense que c'est sur le Cotentin et la Côte d'Opale qu'on aura des rafales à 120 ou 130 km/h. Même à l'intérieur des terres, en Ile-de-France, dans la soirée, on pourrait avoir jusqu'à 100 km/h, ce qui est gigantesque. - C.Roux: Question. Je ne sais pas si l'un d'entre vous a une réponse? Est-ce qu'il y a eu des naufragés?
- G.Dansart: C'est difficile à quantifier. Ca a été moins grave qu'en 2018, où il y avait eu plusieurs centaines de personnes bloquées dans leur voiture toute la nuit sur la N118. Beaucoup de gens ont eu du mal à rentrer chez eux. Les bus ont été interrompus quasiment intégralement, avec peut-être une conception un peu extensive du principe de précaution. On arrête tout pour la sécurité, mais ça laisse pas mal de gens en rade. Pas mal de trains ont aussi eu des difficultés. Donc il y a eu des naufragés... Pas de la route, dans le sens où on doit dormir dans sa voiture, mais dans le sens où il fallait du système D pour s'en sortir.
- C.Roux: Sur quels types d'interventions vous avez été appelés? - E.Brocardi: Principalement sur des chutes, des gens qui marchaient sur le trottoir et qui ont glissé sur des plaques de glace. Il y a aussi eu des accidents de circulation. Je tenais à rappeler qu'il y a eu encore une fois ce matin un accident de circulation dans les Bouches-du-Rhône. C'était sur une plaque de verglas, alors que le département était en vigilance jaune. Les critères, aujourd'hui, sont difficilement appréciables. Il y a un microcosme très ciblé. Le sujet aujourd'hui est d'être vigilant constamment. On intervient aussi pour tout ce qui est accidents de la circulation.
Il y avait surtout des fractures dues à des chutes. - C.Roux: Pourquoi les consignes de prudence n'ont pas été respectées? Pourquoi certains automobilistes ont pris le volant? Pourquoi les avions ne décollent pas avec 10 centimètres de neige? Où sont les saleuses? Des questions dans les esprits depuis lundi, depuis que la neige tombait massivement sur 38 départements. Ce soir, c'est l'heure du bilan. - Plus de 10 ans que les Deux-Sèvres n'avaient pas vu autant de neige, remplacée ce matin par un épais verglas... Alors, dans la ville de Niort, on fait attention à où on met les pieds. - Là, ça va.
J'ai monté la brèche, là... Je pense que je vais faire le tour. Ce n'est pas du tout dégelé. - Ce matin, c'est verglacé comme pas possible. Je suis tombé tout à l'heure. Beaucoup de mes collègues ont du mal à aller au travail. - En région parisienne, jusqu'à 6 cm de neige relevés et des axes routiers difficilement praticables. Alors, certains courageux ont pris leur vélo. - C'est mon moyen de locomotion préféré. Même avec un peu de verglas, si on roule sur les traces des voitures, ça passe. Je ne vais pas l'abandonner aujourd'hui.
- D'autres préfèrent mettre pied à terre. A Montmartre, entraide et patience pour les rares automobilistes qui ont tenté leur chance au volant. - Sur la route, il y a pas de problème. C'est là, dans le quartier! Je suis partie de Gentilly, je n'ai pas eu de problème, c'est dessalé. Le périph, on connaît. Mais ici, c'est une catastrophe. - Je croise les doigts pour arriver sain et sauf à la maison. Je vais aller tout doucement. - Jusqu'à 1600 km de bouchons ont été enregistrés au pic de la matinée en France. Voitures bloquées, poids lourds interdits à la circulation dans de nombreux départements, et hier, des accidents graves. 5 personnes ont perdu la vie, dont 2 dans les Landes, dans une collision entre 2 autocars causée par le verglas. 3 autres personnes sont blessées, en urgence absolue. - On a recueilli 58 personnes, blessés légers ou indemnes, mais choqués. On a mis en place un centre médical avancé
pour les accueillir dans de bonnes dispositions. - Pour éviter les drames, les 24 chasse-neige partent sillonner les routes des Deux-Sèvres dès 4h30 du matin. - C'est parti. - Dans son engin, Jonathan est parfois agacé par certains automobilistes. - Normalement, on ne doit pas doubler une saleuse, mais il y a des gens plus pressés que d'autres, donc ils nous doublent... On voit des gens inconscients. On les retrouve après sur le bas-côté, en train de galérer pour ressortir du fossé. -300 t de sel vont être répandues en quelques jours, 10 fois plus que l'année dernière.
C'est donc 10 fois plus cher pour le conseil départemental. Dans la cellule de crise, les agents espèrent un retour rapide à la normale. - Il faudra attendre demain, avec la remontée des températures en positif. La pluie pourrait potentiellement venir et, avec la chaleur de l'eau, faire fondre plus rapidement. - La gestion des intempéries, des aléas difficilement prévisibles qu'il faut pourtant anticiper dans des budgets toujours plus serrés. - Pour nous, élus, c'est se dire: "Comment on adapte nos investissements de la collectivité, quand on a un événement qui intervient une fois tous les 15 ans?"
C'est une vraie question pour nos arbitrages budgétaires. C'est des lames, des saleuses, des camions... - Ce sont des événements limités dans la durée. Il faut accepter que, quelques jours dans l'année, on puisse, à certains endroits, ne pas être ou être moins bien desservis. - Un nouvel épisode climatique est déjà attendu en ce début 2026. La tempête Goretti et des vents violents devraient frapper la France entre jeudi et vendredi. - C.Roux: Vous réagissez à ce reportage et aux moyens qu'on réclame
à chaque fois, des déneigeuses, des saleuses... - C.Nabédian: C'est vrai que jusqu'à la fin des années 90, chaque année, on pouvait avoir des épisodes de neige assez intenses. Aujourd'hui, on est plutôt sur un taux de retour de 6 à 8 ans sur les régions. Parfois, ce n'est pas arrivé depuis 15 ans, comme en Charente-Maritime. Pourquoi on investirait dans des saleuses pour de la neige qui arriverait 8 jours par an? On peut se dire aussi qu'on peut investir dans des pneus neige, à chaque hiver qui arrive. - C.Roux: Je vous coupe pour vous poser cette question. - E.Brocardi: C'est obligatoire dans les zones montagneuses.
Est-ce qu'il faut l'étendre? Probablement. C'est une mallette à mettre dans son coffre entre le 15 novembre et le 15 mars, qui permet de se sortir de certaines difficultés. C'est sûr que c'est dur de stocker 4 pneus chez soi. - C.Roux: Et ça coûte cher... - E.Brocardi: Pas plus cher que d'autres pneus, mais des chaînes, on peut tous en avoir. Néanmoins, le sujet reste aujourd'hui de savoir comment s'adapter à ces événements. Dès lors qu'un risque n'est pas récurent dans un département, on s'aide, avec d'autres départements, pour compléter les dispositifs.
- C.Roux: Mais est-on capable de faire face désormais à l'imprévu? Question. A chaque fois, on se dit que ce n'est que 10 cm de neige... On voit les aéroports, ils sont dans l'incapacité de prévoir qu'il va neiger? - E.Brocardi: Il y a l'arrêt et il y a le ralentissement. Parfois, on prend la décision d'arrêter avant de ralentir le système. Quand quelqu'un d'un certain âge attend son bus à 18h, parce qu'il doit rentrer de ses commodités personnelles ou parce qu'il vient épauler la famille pour garder un jeune enfant, à un moment donné, quand il n'y a plus de bus, il ne peut plus rentrer. Il devrait y avoir un ralentissement progressif jusqu'à l'arrêt signalé.
- C.Nabédian: Aujourd'hui, on est dans un système où on s'adapte plus au chaud qu'au froid. Il n'empêche que ça reste des moyens de transport qui permettent à des personnes de se déplacer, mais il faut assurer leur sécurité. Lorsque les avions ont été mis à l'arrêt dans les aéroports, c'était surtout pour prendre le temps de bien dégivrer les ailes. Ca demande beaucoup de moyens humains. Il faut s'occuper de tous les avions avant de pouvoir reprendre un avion en toute sécurité. - C.Roux: Ce n'est pas la neige qui ralentit le trafic aérien, c'est le froid? - C.Nabédian: Le froid, le givre, le fait que tout gèle et que ça peut provoquer des problématiques. - E.Brocardi: Quand vous avez des avions cloués au sol, ce sont des risques en moins pour les usagers et les passagers.
On ne peut pas se permettre de prendre un risque particulier par rapport à ça. Il y a aussi un jeu de patience et de compréhension du système aéronautique. C'est aussi le cas des autoroutes, avec les camions qui ont été mis de côté. - C.Roux: Cette vague de froid concerne toute l'Europe. On a vu que l'aéroport d'Amsterdam, qui est un gros hub aéroportuaire, a supprimé 800 vols à cause de la neige et du froid. - G.Dansart: Les perturbations s'expliquent. Par exemple, prenons le métro. On se demande pourquoi il ne roule pas, mais il y a des lignes de métro en partie aériennes. Et de plus en plus, car elles vont au-delà du périphérique
et se retrouvent en extérieur, comme le prolongement de la ligne 11 jusqu'à Rosny-sous-Bois. Quand il y a de la neige, ça impacte... - C.Roux: Pour le train, c'est pareil. - G.Dansart: Oui. Il y a des aiguillages qui ont gelé. Il y a aussi la disponibilité du personnel... - C.Roux: La question qu'on se pose ce soir, et on voit que c'est ce qui suscite à chaque fois un peu d'agacement et parfois même de la colère, c'est si on peut prévoir? Est-ce qu'on peut prévoir, décaler des départs? Est-ce qu'une communication a été faite par les sociétés de transport aérien, par la SNCF, par la RATP? Par toutes les sociétés de transport dans les 38 départements touchés? - N.Berrod: Il y a eu beaucoup d'anticipation hier pour aujourd'hui, il n'y en a quasiment pas eu dimanche pour lundi. Toutes ces entreprises se basent sur les prévisions météo. Le souci de la neige, la tenue de la neige au sol, ça fait partie, avec les orages, des événements météo les plus compliqués à prévoir. Météo-France a prévenu qu'un épisode neigeux allait arriver et traverser l'Ile-de-France. Lundi matin, tous les Franciliens ont pris leur voiture.
Aucun d'entre eux ne pouvait dire qu'il n'était pas au courant car ça a été annoncé à la radio. Aujourd'hui, l'événement neigeux a été mieux anticipé, mais lundi, les préfectures ont mis beaucoup de temps à réagir. - C.Roux: Comment vous l'analysez? On va parler du cas de Météo-France, car ce n'est pas la première fois que des responsables politiques ciblent des mauvaises prévisions ou des prévisions imprécises de Météo-France. Le retard à l'allumage, comment vous l'expliquez? C'est une spécificité française? - N.Berrod: Non. On parlait de la prévention sur les avions annulés, les trains qui circulent mal... Mais imaginez qu'il y ait un incident
sur un avion, une avarie technique, qu'il y ait des morts... Vous imaginez la polémique? Il faut trouver un juste milieu entre le principe de précaution, sans le pousser à l'extrême, et le fait que si on ne le prend pas, on risque des catastrophes. - C.Nabédian: On ne parle pas d'une semaine non plus... On parle de 2 jours compliqués. Il faut faire preuve de patience et accepter que ça peut prendre 1 ou 2 jours de décalage par rapport à ce qu'on avait prévu. - C.Roux: La patience, c'est peut-être le maître mot... - N.Berrod: Un épisode comme ça, comme ça devient de plus en plus rare, on n'est plus habitués à ce qu'on nous dise: "Il neige beaucoup et votre avion est annulé."
- C.Roux: Question. - G.Dansart: D'une certaine façon, on s'attend à ce que la puissance publique sécurise quasiment à 100 % les conditions de circulation. Effectivement, on en attend beaucoup. Dans certaines circonstances, et celles-ci le sont, il y a une part d'imprévu. On ne peut pas reprocher à Météo-France d'avoir dit que c'était 5 cm alors que ça allait être 7... Il faut être sérieux. Tout n'est pas absolument prévisible au millimètre près. Il faut en avoir conscience. Sinon, on porte à des degrés incroyables
les précautions et ça engorge tout. - C.Roux: Avec l'idée que, plutôt que de prendre un risque, on coupe l'ensemble du trafic, notamment sur les cars en Ile-de-France. Vous avez évoqué les conséquences dans la vie quotidienne, avec les interventions des pompiers sur des chutes. Je me tourne sur N.Berrod, qui a fait un papier très remarqué dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France", sur la marche du pingouin. Tous, en venant, je sais que vous avez vu ces images de personnes en chaussures de ville qui tentent de se frayer un chemin.
Il faut donc adopter la marche du pingouin? - N.Berrod: Voilà, avec les pieds en oblique, un peu accroupi et la mains éloignées du corps si jamais vous tombez. Vous avez l'air peut-être un peu ridicule, vous risquez moins d'arriver à l'hôpital pour une fracture. C'est ainsi qu'on marche dans les pays nordiques, quand il y a beaucoup de verglas. Ca permet de rester sur ses appuis et de ne pas glisser. On a parlé de la neige, mais le plus dangereux dans la rue, quand on marche, c'est le verglas. Quand vous avez de la neige qui devient un peu humide avec les températures qui regèle, elle se transforme en verglas. Ca devient des patinoires absolues, non seulement pour les voitures, mais aussi pour les habitants. - E.Brocardi: Une des mesures de sécurité aussi, quand on voit une personne assez âgée traverser la rue, alors qu'elle serait mieux chez elle, c'est de l'aider à traverser pour limiter les risques de chute. Ca fait aussi la preuve d'une solidarité certaine entre concitoyens. - C.Roux: Pourquoi nous en parlons ce soir? Parce que tout ça a des conséquences. Tous ces gens se retrouvent pris en charge par les pompiers et parfois par les urgences.
Nous sommes avec A.Ricard-Hibon. Merci d'être avec nous. Vous êtes médecin urgentiste au Samu francilien. Comment ça se passe dans les hôpitaux, à la suite de cet épisode neigeux qui a eu des conséquences avec des chutes, des accidents sur les routes? Avez-vous vu une affluence particulière depuis 48 heures? - A.Ricard-Hibon: Tout à fait. On a eu une affluence au niveau des services d'urgence et une augmentation des appels de 30 à 50 % au niveau du Samu, en fonction des territoires. Cette augmentation des appels au Samu est attendue et même souhaitée, pour que les patients qui ont des pathologies plus graves puissent rapidement être pris en charge. Et les patients qui peuvent être réorientés vers la médecine de ville peuvent l'être. La gestion des crises, ça fait partie de notre métier.
On sait s'adapter, se réorganiser de façon à prioriser le décrocher rapide et les appels avec signes de gravité, pour que ce soit pris en charge rapidement par les équipes du Samu. La difficulté, aujourd'hui, c'est aussi la triade malheureuse entre les intempéries, avec plus de pathologies liées aux chutes et de fractures des membres, la grippe toujours présente et la grève des médecins libéraux. Il y a aussi le désengagement des cliniques privées. Cette conjonction des 3 phénomènes fait qu'il y a une surcharge au Samu et au niveau des structures d'urgence.
C'est notre responsabilité, de prioriser les patients les plus graves, avec une réponse adaptée pour ceux qui ont vraiment besoin de structures d'urgence et de pouvoir être réorientés dans le temps et vers la ville, car on a des médecins présents dans les maisons médicales de garde, pour que certains patients ne viennent pas dans les structures d'urgence. - C.Roux: Le froid peut avoir des conséquences sur la santé, outre les chutes et les fractures? En venant ici, je voyais des joggeurs, alors qu'il fait très froid, qui couraient. Sans doute sont-ils en bonne santé, mais est-ce que c'est une prise de risque inutile?
Est-ce que le froid a des conséquences sur la santé, bonnes ou mauvaises? - A.Ricard-Hibon: Faire du sport même quand il fait froid, c'est plutôt bon pour la santé. Ca peut avoir des conséquences... - C.Roux: Allons-y, le footing sous la neige? - A.Ricard-Hibon: Oui, mais pas sur le verglas! Là, il y a des chutes avec des fractures. Il y a eu beaucoup de fractures de poignets et de chevilles cette nuit, lors de chutes, et pas que chez les personnes âgées. Il faut faire attention. Maintenant, il y a des conséquences. On peut avoir plus de crises d'asthme déclenchées par l'effort ou par le froid.
On peut aussi avoir des décompensations chroniques chez des patients qui ont des maladies cardiovasculaires ou des troubles respiratoires. - N.Berrod: Pour compléter ce que disait A.Ricard-Hibon, le froid peut aussi assécher nos muqueuses au niveau du nez et nous rendre plus susceptibles d'attraper tel ou tel virus. Ca peut favoriser une épidémie de grippe qui est déjà très corsée et qui entraîne depuis plusieurs semaines un afflux important de patients à l'hôpital.
- C.Roux: Selon France Travail, le froid peut avoir des bienfaits pour la santé. Ca favorise la circulation sanguine, c'est un antidouleur naturel et ça aide à brûler des calories. Ca améliore aussi la qualité du sommeil. Il n'y a pas que des inconvénients à cet épisode de froid. - A.Ricard-Hibon: Non. D'ailleurs, le froid fait partie de la vie. Les saisons sont une réalité. Ce n'est pas un scoop qu'il fait froid en hiver. Par contre, les conséquences de l'hiver sont anticipables. On appelle à ce qu'il y ait une anticipation, notamment chaque année sur l'augmentation des lits d'hospitalisation pour les patients
en aval des urgences. On souhaite aussi faire passer un message important: le service d'accès aux soins, qui est la réponse aux patients qui ont besoin d'une consultation en ville dans les 48 heures, devrait être considéré comme du service public. Lorsqu'il y a des grèves des médecins, il faudrait des réquisitions, au même titre que lorsque les médecins hospitaliers sont en grève. Dans tout service public, on doit un service minimum. Ce devrait être le cas aussi en ville. - C.Roux: On se demande ce soir si on ne sait plus prévoir. Quand on est à votre place, est-ce que c'est quelque chose
qui est de nature à vous mettre un peu en colère? Dire systématiquement... On peut ajouter aussi le plan grand froid, avec les SDF qui se retrouvent aussi pris en charge aux urgences. Est-ce qu'on apprend de nos erreurs? Est-ce qu'on peut faire mieux collectivement? Ca vous met parfois un peu en colère? - A.Ricard-Hibon: Vous touchez du doigt exactement ce que l'on dit. Ce n'est pas un scoop qu'il fait froid en hiver, qu'il y a la grippe, qu'on manque de lits... Et ce n'est pas un scoop qu'avec le grand froid, on n'attend pas 3 jours pour être en hypothermie, ce qui présente un risque vital.
Les services d'urgence ne sont pas des services d'hébergement pour les personnes exposées au froid. On doit avoir plus de places d'hébergement. Les solutions existent. On les a mises sur la table avec le ministère. On devrait pouvoir anticiper ça. Malheureusement, malgré les alertes, tous les ans, c'est pareil. On attend que la crise soit installée, que le froid soit installé, que les gens soient en hypothermie pour mettre en place le plan grand froid. On pourrait faire mieux, c'est une évidence. - C.Roux: E.Brocardi disait "et on attend la catastrophe"... - E.Brocardi: C'est vrai qu'aujourd'hui, le service public est en difficulté de manière générale. Ce sont des êtres humains qui sont derrière.
Quand on cherche à effectuer des économies, c'est toujours le service public qui est visé. Ce sont pourtant ceux qui vont absorber tous les risques inhérents à ce que l'on rencontre aujourd'hui en termes d'événements, avant qu'ils deviennent une crise. Aujourd'hui, l'humain et le service public se préparent aux événements pour éviter que ça se transforme en crise. L'accueil au niveau des urgences, comme nous au niveau des secours, ça doit être protégé pour que ces minima de réponses puissent être préservés dans le temps. Il faudra sûrement même l'augmenter avec les risques inhérents. - C.Roux: Merci d'avoir été avec nous.
G.Dansart, vous voulez ajouter quelque chose? - G.Dansart: Il faut épingler le manque d'anticipation de la puissance publique, mais je reste abasourdi par le fait que les médecins libéraux n'aient pas eux-mêmes suspendu leur mouvement. On peut être sévère envers la puissance publique, mais est-ce que c'est vraiment responsable de continuer un mouvement alors qu'il y a une succession d'épisodes, la neige, la grippe, la bronchiolite? Qu'est-ce qu'on aurait dit si les cheminots avaient fait grève et maintenu leur mouvement? Qu'est-ce qu'on dirait des pilotes ou d'un certain nombre
de services de secours? Et des médecins libéraux ont continué leur grève comme si de rien n'était. Un certain nombre d'entre eux ont pris la responsabilité d'être présents pour les cas les plus urgents, mais quand même, il y a un hiatus qui me semble vraiment dommageable. - C.Roux: Vous appelez à la responsabilité de chacun. - G.Dansart: A la responsabilité aussi des pouvoirs publics, qu'on soit fonctionnaire assermenté dans le privé, pour remplir des missions d'intérêt public. - N.Berrod: Et puis, le bon sens des habitants.
Ne pas prendre la voiture ni aller travailler, si on peut. - C.Roux: Justement, cette question... - N.Berrod: Bien sûr, on a aussi une part de responsabilité. Quand il y a des bouchons énormes, c'est que beaucoup de gens ont pris la voiture. Certains y sont contraints, mais certains auraient sans doute pu faire autrement. Il y a aussi une part de bon sens. Tout ne peut pas reposer sur les autorités. - C.Roux: On entend souvent "10 cm de neige et la France est à l'arrêt". Est-ce que c'est injuste, comme critique? - C.Nabédian: Ca se passe dans beaucoup d'autres pays dans le monde. - C.Roux: On n'est pas le Canada! - C.Nabédian: Au Canada aussi, les avions sont cloués au sol quand les températures ne permettent pas aux avions de décoller ou quand les tempêtes sont trop importantes.
C'est le cas aussi à New York, dans les zones où le froid et la neige sont fréquents en hiver. - E.Brocardi: Le ralentissement de l'activité, c'est un fait. On apprend aussi de nos collègues européens du Nord. Quand on parle aujourd'hui d'un kit de survie, qui évolue sur des sujets prégnants en termes de géopolitique, et qu'on essaie de l'instaurer en France, on nous regarde d'un point de vue moqueur. On a du mal à accepter ça... - C.Roux: Pourquoi, c'est culturel?
- E.Brocardi: Je pense, oui. On porte ces sujets de protection civile en France, au travers d'une meilleure éducation du citoyen face au risque. Cette culture-là, malheureusement, c'est prendre en compte la sécurité au titre du secours. Aujourd'hui, on a mis un niveau de sécurité qui a tendance à laisser tomber le niveau de secours. Typiquement, on filtre les entrées de certains établissements pour des raisons de sécurité, mais on n'a jamais pensé à mettre le secours au même niveau. Quand vous n'avez pas ce niveau de secours prégnant
au quotidien, bout d'un moment, vous oubliez les préceptes simples et basiques pour se protéger, pour être solidaire des autres... - C.Roux: Dans un épisode de neige comme celui-ci, on se dit qu'on va essayer de passer avec sa voiture, même si on n'a pas de pneus neige... Quel est le kit avec lequel on devrait partir? - E.Brocardi: On parlait tout à l'heure de la loi montagne. Face à des risques hivernaux, on doit toujours avoir dans son coffre, non pas forcément des chaînes, mais peut-être d'autres systèmes plus compacts, qui permettent de mettre des chaussettes autour des pneus. Il faut déjà écouter correctement les consignes. C'est comme dans le cadre des inondations... Si vous essayez de franchir les zones inondables et si vous passez des barrières d'interdiction, vous vous exposez à un risque. Aujourd'hui, c'est ce qui peut se passer. Vous avez les routes secondaires et principales qui ont été mieux déblayées et déneigées aujourd'hui, mais c'est aussi en fonction
d'un arrêté municipal de savoir que, devant chez soi, on doit aussi déblayer. - G.Dansart: Beaucoup de régions françaises se moquent un peu de ce qui s'est passé en Ile-de-France. Malgré tout, en Ile-de-France, on trouve 1 Français sur 5. - C.Roux: Là, on parle quand même de 38 départements. - G.Dansart: Dans les départements de l'Ouest, sur toute la façade ouest, il y a aussi une grande partie des Français. C'est un peu normal que ça fasse l'actualité. Ce n'est pas seulement une focale francilienne. - E.Brocardi: Les 38 départements qui ont été touchés, ce ne sont ni les Pyrénées, ni la Savoie, ni les Alpes. Pourtant, ceux-là sont bien préparés. - C.Roux: J'en viens à la polémique. Le ministre des Transports a donné hier son explication
pour justifier en partie les blocages. Une sous-estimation des chutes de neige par les services de Météo-France... Ce n'est pas la première fois que cette agence de l'Etat se retrouve prise pour cible. - C'est devenu presque une rengaine. A chaque épisode climatique sortant de l'ordinaire, les prévisions Météo-France sont pointées du doigt par les ministres. Exemple encore hier matin... - P.Tabarot: On a un événement qui a peut-être été sous-évalué
au niveau de Météo-France, qui annonçait 3 cm de neige et on sait que ça a été 8 en Petite Couronne. -2 ans plus tôt, autres chutes de neige, autre ministre des Transports. *-C.Beaune: Il y a eu cet épisode neigeux qui n'a pas été anticipé par Météo-France... - Et cela vaut aussi pour la pluie, en 2024, dans les Alpes-Maritimes. - Il y a eu une alerte jaune avec des villes complètement inondées, ensuite des alertes rouges avec juste quelques gouttes... - Les alertes sont-elles moins précises qu'avant? Elles doivent donner un niveau de risque à anticiper pour les pouvoirs publics, explique cet ingénieur. - Il est important de prévenir les partenaires de la Sécurité civile, que ce soit bien anticipé.
Là, c'était le cas. La prévision de neige a été faite dès samedi. Dès dimanche, il y avait des départements en vigilance orange, mais il y a toujours des gens pour pointer du doigt Météo-France, dire qu'il manque quelques centimètres de neige où quelques kilomètre heure de vent. On y est habitués. Météo-France a bon dos. - Les nuages s'accumulent au-dessus de l'institution fondée en 1955. Elle réceptionne les données de plus de 2500 stations de mesure et les compile avec des calculateurs parmi les plus puissants du pays. - Ils font des compilations et il y a environ 350 scénarios qui sortent. C'est là qu'entre en compte l'expertise humaine. Les prévisionnistes ont de l'expérience et ils savent quels sont les modèles, dans les simulations, qui seront les meilleurs. - Les bulletins de vigilance sont toujours rédigés par des humains. Ces dernières années, les coupes budgétaires ont conduit à une plus grande automatisation des prévisions affichées sur le site.
De nombreux bugs ont suivi. 28 degrés annoncés à Strasbourg en plein mois de décembre, de la neige prévue à Briançon alors qu'il fait 9 degrés, ou encore un temps sec en Normandie alors qu'il pleut depuis des heures. Faut-il y voir les symptômes de la diète imposée par l'Etat? En 20 ans, Météo-France a perdu près d'un quart de ses effectifs. Ce sénateur le déplore. - Le personnel commence à être stabilisé. On était arrivé à un point qui pouvait être un point de non-retour. Si on enlève des opérateurs, c'est plus compliqué d'être à la pointe. On a la chance d'avoir un des 3 meilleurs services météo au monde. On doit en prendre soin.
- La parole des météorologues remise en question de manière plus globale, parfois avec violence. - Ca fait plusieurs jours que la moitié sud de la France supporte des températures caniculaires. - L'été dernier, nous avions rencontré Guillaume en pleine préparation de son bulletin quotidien. Quelques jours plus tôt, un message posté sur les réseaux sociaux lui avait valu des menaces. - J'ai envoyé ce post. J'ai pris mes précautions... J'ai dit qu'une canicule généralisée était possible à la fin de la semaine prochaine. J'ai tout de suite reçu un nombre incalculable de messages qui, en gros, disaient que je faisais de la propagande sur le réchauffement climatique. Plus j'expliquais les choses, plus ça déchaînais les passions. La météo est devenue quasiment un sujet politique.
A partir du moment où vous êtes passionné de météo, vous faites de la politique, vous êtes écologiste, vous êtes de gauche. Les gens ont l'impression qu'on les manipule. - Pas assez précises pour les uns, trop alarmistes pour les autres, les prévisions météo quitteront peut-être le débat public en même temps que la neige, jusqu'au prochain épisode. - C.Roux: Est-ce que c'est une question de moyens? Est-ce qu'on ne sait plus prévoir? - C.Nabédian: J'ai trouvé la réaction du ministre des Transports un peu osée, d'attaquer Météo-France. Pour le coup, on le savait depuis le week-end qu'il allait y avoir cet épisode de neige.
On ne peut pas prévoir au centimètre près la neige qui va tomber dans tout le territoire. Ce n'est pas possible. La météo n'est pas une science exacte. Ils ont fait des fourchettes. C'est entre 3 et 7 centimètres. Il est tombé 8 cm... Ce n'est pas 1 cm qui a dû changer quoi que ce soit, même si ça a dû aggraver la situation. Ils avaient bien prévu cet épisode. La neige est un phénomène assez compliqué à prévoir. Ca peut se jouer à 1 ou 2 degrés près, différents niveaux d'atmosphère, selon si les couches sont chaudes ou froides. - C.Roux: Il y a cette idée que l'IA, la technologie,
les radars, les drones, qu'on a les moyens d'être plus précis aujourd'hui, non? - C.Nabédian: C'est un autre problème. Depuis ces dernières années, il y a eu une baisse des effectifs à Météo-France, près de 25 %. Il y a eu une baisse de moyens. 20 millions d'euros ont été enlevés du budget. Il y a une réalité: ils ont enlevé des chefs de département qui existaient. Dans chaque département, il y avait quelqu'un qui connaissait la typographie, la géologie et la géographie du climat. Lorsqu'il restituait son modèle météo, il pouvait, en connaissance du terrain, faire sa propre prédiction. - C.Roux: Les modèles d'IA ne compensent pas une connaissance empirique du terrain? - C.Nabédian: Pas encore, en tout cas.
La prévision s'est dégradée. On a pu le constater au début du nouveau modèle. C'était le système 3P. Ca permet d'automatiser beaucoup de tâches. Il y a eu beaucoup d'erreurs. - E.Brocardi: On dit souvent qu'il faut écouter les anciens et pas forcément la machine. On a une culture qui se transmet d'un homme à homme et qui disparaît pour des raisons évidentes de coupes budgétaires. On ne remplace pas ces individus. Il y a un tuilage dans le partage de l'expérience qui disparaît.
On n'est pas étonné à partir de là... - C.Roux: Mais sur de la modélisation de météo, des données qu'il faut traiter, on se dit, bêtement peut-être, que l'outil informatique, l'IA, ça peut nous rendre meilleurs. - C.Nabédian: Les supercalculateurs ont fait un travail énorme, mais par rapport aux probabilités. Avant, il y avait un modèle, avec une hypothèse et on se basait sur cette hypothèse. Grâce aux milliards et milliards d'informations que les supercalculateurs peuvent brasser, on a un problème de probabilité.
C'est avec la connaissance du prévisionniste, du terrain, de la situation, qu'il faut l'interpréter. Un prévisionniste m'avait dit en 99: "On n'a pas réussi à le prévoir parce qu'on était sur un modèle météo." Aujourd'hui, avec ce nouveau système, on aurait pu prévoir. - E.Brocardi: C'est comme dans le cadre des incendies. Vous avez beau avoir les meilleures modélisations créées par l'IA, on ne va pas éteindre le feu avec des ordinateurs. Derrière, il y a l'humain, avec ses connaissances. - N.Berrod: Il faut accepter qu'on ne pourra jamais savoir. On a beau avoir les modèles météo les plus performants, avec les IA, on aura beau recruter 300 personnes de plus à Météo-France, la neige, ça dépend de tellement de facteurs... C'est très compliqué. Ca dépend des températures dans les couches de l'atmosphère, de la température du sol, s'il a fait très froid les jours précédents... - C.Roux: Mais on est quand même meilleurs. - N.Berrod: Globalement, la prévision, depuis 50 ans, s'est améliorée. - C.Roux: Mais pas tant que ça? - N.Berrod: Pour les orages, parfois, un département est placé en vigilance orange. Il y a un orage qui tombe
dans une ville et le patelin d'à côté n'a rien eu. C'est parce que les orages sont très localisés. Donc c'est compliqué à prévoir. Ca se joue à quasiment rien. L'événement neigeux a été annoncé, anticipé, dès dimanche. On a été dans la fourchette haute des prévisions, mais l'événement en tant que tel a été anticipé. Il y a eu des ratés de Météo-France par le passé, par exemple, un énorme coup de vent ou un énorme orage qui a été mal anticipé, avec une vigilance rouge qui a été mise trop tardivement. Là, ce n'est pas entre 6 et 8 cm que la différence se joue. - C.Roux: On ne peut pas être très précis, je caricature, donc on dit à tout le monde "attention, vigilance orange" en se disant que mieux vaut un principe de précaution un peu étendu quitte à ce que les gens... - N.Berrod: Pas toujours. Quand Météo-France émet une vigilance orange, ce n'est pas à la légère. Au contraire. Parfois, ils sont accusés de ne pas avoir mis orange
ou de rouge. Ils répondent: "Si on en met dès qu'il y a un risque potentiel..." - C.Roux: Vigilance orange neige-verglas... Est-ce qu'on est assez informés? - N.Berrod: Ca, c'est pas la vigilance orange, c'est les autorités... - E.Brocardi: Les feuilles d'information, c'est parfois des posts Facebook difficiles à lire. Il y a des infographies qu'on ne comprend pas... Il y a un sujet de communication pur pour permettre de mieux interpréter les messages. - C.Nabédian: On a du mal à vouloir se dire... On pense que ça ne va pas forcément nous impacter. On préfère tenter notre chance. - G.Dansart: Il y a peut-être un déficit de confiance dans la parole publique de manière globale. Ca touche ces messages. Quand on dit à quelqu'un qu'il va y avoir des orages dans son département et que ça ne le touche pas, "Météo-France s'est encore planté", bah non!
Les informations ne peuvent pas être individualisées. - C.Roux: Comment travaillent spécifiquement les pompiers... Sur les transports, à la SNCF, dans l'aérien, à la RATP, est-ce qu'on prend juste les bulletins de Météo-France? Là, il y a un enjeu de transport majeur pour les usagers. Comment ça se passe? - G.Dansart: Il y a des activités de transport qui sont en permanence soumises à des questions de sécurité liées à la météo: le maritime et l'aérien.
Il y a des gros bataillons de Météo-France dédiés à ces 2 activités pour surveiller tout le temps et informer les aéroports et les compagnies aériennes et les navires de ce qu'il va se passer. Sur les transports terrestres, il y a moins d'urgence quotidienne. Même si les épisodes sont importants... Les efforts principaux, c'est l'aérien et le maritime. - C.Roux: Qui décide de dire aux usagers: "Différez votre départ"? - G.Dansart: C'est les préfectures. - E.Brocardi: Autour du préfet, il y a tous les membres nécessaires pour essayer de contenir ces événements... - N.Berrod: Il le fait sous l'autorité du gouvernement.
- C.Roux: Une bombe météorologique à venir dans le nord Et l'ouest du pays... Vous avez parlé de vent de plus de 100 km/h, y compris sur l'Ile-de-France. Prévoir, ça veut dire quoi? - C.Nabédian: Par rapport à l'évolution? - C.Roux: L'évolution de la mise en place des vigilances... Qu'est-ce qu'on peut anticiper? - C.Nabédian: On va avoir la confirmation... Il y a une possible vigilance demain. Elle va arriver dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle va s'attaquer par le nord-ouest de la France et ensuite, dans la nuit, traverser l'Ile-de-France et les Hauts-de-France.
Prévenir, ça veut dire que même si le spectacle peut être beau, aller voir les vagues déchaînées au bord de la mer, il ne faut pas y aller. Même si la vigilance orange n'est pas déclenchée, ça veut dire que moins de 50 % du département est concerné. Il y a un risque réel. La végétation a été impactée par la neige et peut-être plus fragile en plus. - C.Roux: Le message est passé. La neige sera-t-elle au rendez-vous en 2030? La question est au coeur des entreprises pour l'organisation des JO d'hiver que va accueillir la France. Malgré l'enthousiasme suscité par les JO,
des craintes s'accumulent: manque de neige, coût des installations, tensions dans l'organisation... - Une délégation tout sourire sur les pistes de Haute-Savoie... Une ministre des Sports comblée... - La montagne, ça vous gagne. - Qui fait la promotion des JO d'hiver sur son compte Instagram. Des coups de com qui cachent des montagnes de problèmes. L'enjeu principal: la météo. Ces skieurs de La Clusaz voient, année après année, la neige disparaître. - Ce qu'on a en début de saison, c'est exceptionnel. Avant, c'était la normalité.
Si ces conditions sont réunies, il y aura tout pour avoir de beaux Jeux. Par contre, si on a un manque de neige, ce sera problématique. - Je suis en questionnement si 2030 sera une bonne période. - La solution: la neige artificielle livrée par camion et parfois par hélicoptère. Elle est de plus en plus utilisée pour les Jeux d'hiver. 80 % de la neige à Sotchi en 2014, 90 % en Corée du Sud et 100 % à Pékin, en 2022. Une technique très gourmande en énergie et en eau.
Mais la ministre des Sports relativise. - M.Ferrari: Aujourd'hui, l'enneigement, on sait gérer. On a toutes les infrastructures qui existent. C'est important de le dire. Les infrastructures existent déjà. On a aussi un savoir-faire. La neige de culture, c'est très technique. On n'hypothéquera pas l'avenir de nos montagnes pour quelques semaines de compétition. - Pas de quoi convaincre les associations écologistes. - La montagne est en train de fondre. On continue à mettre des milliards vers des stations de ski,
vers un modèle économique qui est une impasse. On le voit avec les effets du changement climatique... Alors qu'on a un besoin impérieux d'activer une transition de notre modèle touristique, économique. - Le budget, c'est l'autre point sensible des JO 2030 dans les Alpes françaises. Plusieurs projets posent question, comme la rénovation de la piste de bobsleigh, 30 millions d'euros. L'aménagement des routes, 40 millions, ou encore la construction d'une patinoire pour 138 millions d'euros. Budget total: 2,1 milliards, pour un déficit estimé à 900 millions d'euros. A l'Assemblée nationale, ça a du mal à passer.
- Alors même que, partout ailleurs, on nous explique que la dette impose l'austérité, pour tout le monde, particuliers, collectivités, services publics, pour les Jeux, l'argent réapparaît, quoi qu'il en coûte. - Le gouvernement espère faire voter une loi accélérant les travaux, grâce à la levée des contraintes, notamment environnementales. - Vous dites que vous n'avez pas d'autres choix que d'utiliser un chemin glissant. En bonne Savoyarde, j'aime la glisse. - Mais les obstacles s'accumulent: retrait de plusieurs personnages-clés de l'organisation et la saisie d'une commission des Nations unies par un collectif d'opposants. Ils reprochent au gouvernement de ne pas avoir prévu de débat public sur l'organisation des Jeux. - 2,1 milliards de dépensés, mais zéro citoyen consulté. Ce n'est pas une situation normale. La France est signataire d'une convention qui protège le droit des citoyens d'accéder aux informations et de participer aux décisions qui ont un effet important sur l'environnement. - En attendant, les Jeux de Milan font aussi polémique en Italie.
Le coût final de 5 milliards d'euros est 3 fois supérieur aux premières estimations. - C.Roux: Nous demandons si on peut encore prévoir un... Il y a une chose qu'on ne pas prévoir, c'est la présence de la neige des Alpes en 2030. Ce sera un des sujets majeurs. On sait faire des Jeux d'hiver avec de la neige artificielle... - C.Nabédian: Mais dans ces cas-là, si c'est que de la neige de culture... Il y a 5 ans, on avait tous parlé des 29 degrés qu'il y avait fin décembre... Dans 5 ans, ce sera peut-être ça. On ne sait pas ce qu'il va se passer. Les vagues de froid seront de plus en plus rares. Aujourd'hui, toutes les stations de ski ont besoin de jusqu'à 40 % de neige de culture pour fonctionner. C'est gigantesque. Sans la neige de culture, il n'y a pas de ski possible.
On peut se demander quel est l'intérêt d'y aller. Les JO d'hiver d'Italie vont se lancer, qui devaient être les JO les plus écolos, qui devaient donner le pas pour la suite. On se rend compte que c'est tout l'inverse qui se passe avec ces retenues collinaires qui se développent en nombre, avec notamment une rivière sur la limite Italie-Suisse qui est asséchée. Ils sont en train de prélever 6 piscines olympiques par jour sur ce cours d'eau pour alimenter ces retenues collinaires et faire de la neige de culture. C'est la ressource en eau qui est problématique. - C.Roux: Je me tourne vers vous...
Je sais que vous adorez la montagne. - E.Brocardi: Vous parlez à un passionné... - C.Nabédian: J'adore aussi la montagne! - E.Brocardi: Quand on brosse ce tableau, on a l'impression qu'il y a un bashing avant que les JO ne commencent... Il y a un sujet fondamental: tous les acteurs qui sont dans la montagne actuellement, qu'ils soient moniteurs de ski, au service des populations, des petites villes ou des petits villages, ils ont tous un rôle économique à jouer. La France est une terre d'événements, de jeux, de champions.
Nous avons des équipes de France qui ont su montrer leur sujet... L'équipe de France a su montrer son adaptation dans ce domaine, et réadapter les JO permet de réamorcer l'utilisation de ce qui a été créé auparavant. Aujourd'hui, on dit que certains sites étaient à l'abandon... On cherche à les réutiliser. - C.Roux: C'est le passionné qui parle! - E.Brocardi: Désolé... - C.Roux: Question. - E.Brocardi: L'avalanche? - C.Roux: Non. - E.Brocardi: L'avalanche, évidemment... Non, c'est les risques liés à la circulation. Il y a aussi tous ces risques de fractures.
Il y a ce problème de chauffage inhérent à l'intérieur des domiciles. Qui dit neige dit froid. Parfois, il y a l'utilisation de mauvais appareils de chauffage créant des malaises, des risques de monoxyde de carbone. Il faut rappeler la bonne utilisation d'appareils thermiques pour se chauffer en intérieur. - C.Roux: Il y a aussi les étangs gelés... - E.Brocardi: Les paysages sont magnifiques, les enfants ont envie d'aller dehors et veulent braver certains risques, comme marcher sur des étangs glacés. On n'est pas au Canada. Il ne faut pas s'aventurer sur des zones marécageuses glacées.
- C.Roux: Vous avez fait des interventions sur ce sujet... - E.Brocardi: Notamment en Vendée. On a pu sauver un jeune de 13 ans qui s'était aventuré sur une plaque de glace. - N.Berrod: Avec des températures un peu en dessous et au-dessus de zéro, la neige peut devenir liquide et geler à nouveau. Ca peut entraîner du verglas. - C.Roux: Des bonnes chaussures et la marche du pingouin? - N.Berrod: Tout à fait. - C.Roux: Si vous prenez l'émission en cours, il faut revoir l'émission pour comprendre. Question. - C.Nabédian: Maintenant, l'été, il fait très chaud. Il va falloir se concentrer sur l'automne et le printemps... - C.Roux: Question.
- C.Nabédian: Non. - N.Berrod: Parfois, oui, et on le dit, mais là... - C.Roux: On ne peut pas les blâmer pour ne pas avoir prévu 7 cm au lieu de 8. - N.Berrod: Non. On aurait pu les blâmer s'ils n'avaient pas annoncé un événement neigeux important. - C.Roux: Question. - G.Dansart: C'est toujours le problème de l'information. On pense que l'information va à tout le monde. En fait, il y a tellement de canaux qu'il n'y a plus les sacro-saints JT de 20h...
- C.Roux: Ils existent toujours! - G.Dansart: Ils touchent moins de monde. Il y a une diffusion de l'information qui est différente. - C.Roux: Pardon, mais il y a les réseaux sociaux, les journaux... Il y a de l'information... - G.Dansart: Tous azimuts. La nature de l'information a beaucoup changé. - C.Roux: Il y en a trop? - G.Dansart: Elle a changé de nature. - E.Brocardi: C'est aussi la manière dont est diffusée ce message. On avait lancé sur Twitch une plateforme pour diligenter sur les risques de feux de forêt. On doit trouver un autre modèle d'information pour trouver les jeunes.
C'est toute une réadaptation qu'on doit travailler. On travaille avec des agences pour réadapter nos messages. - C.Roux: Sur Twitch? - E.Brocardi: Notamment. - C.Nabédian: Et les assureurs font le job. On a reçu un mail. - C.Roux: Question. - N.Berrod: A manger, à boire... - C.Roux: Question. Merci pour cette question. - C.Nabédian: Oui! La nature nous remercie d'avoir... - C.Roux: Il paraît qu'il n'y aura pas de moustiques. Bonne nouvelle. - C.Nabédian: En plus! - N.Berrod: Ca tue plein de petits insectes!
- C.Roux: Question. C'est la fin de cette émission. On retrouve l'équipe de "C à vous". - A.-E.Lemoine: Bonsoir. Au programme: les adieux des Français à B.Bardot, l'émotion de ses admirateurs, l'émotion des personnalités présentes. Son fils unique n'avait fait aucune apparition publique jusque-là. Les réactions de nos invités.